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Correction des exercices chapitre 1 L’origine du génotype des individus

Exercice 7 Raisonner avec rigueur

a. Le gène « Indian hedgehog » est localisé sur le chromosome X.

Faux car la brachydactylie touche aussi bien les hommes que les femmes ; si le gène était porté par le
chromosome X, les filles ne pourraient être atteintes que si le père leur transmet un allèle muté et est donc
lui-même atteint, ce qui n’est pas le cas pour IV2, IV6, IV9, IV10. Le gène est donc localisé sur un autosome.

b. L’allèle muté du gène est dominant.

Exact, car des personnes atteintes sont présentes à toutes les générations, et toutes les personnes atteintes
ont un parent atteint. Si l’allèle était récessif, cela supposerait qu’à chaque génération, un individu atteint a
pour conjoint un hétérozygote, ce qui est très improbable.

c. Si l’allèle muté est dominant, III4 est homozygote.

Faux, car III4 a obligatoirement hérité d’un allèle normal provenant de sa mère II5, non atteinte.

d. Si l’allèle muté est dominant, IV11 est homozygote.

Exact, car IV11 n’est pas atteinte de brachydactylie, elle ne possède donc pas d’allèle muté, donc seulement
deux exemplaires de l’allèle normal.

Exercice 8 Mettre en relation des connaissances et des informations tirées d’un document

Les chevaux Palomino étant hétérozygotes, l’étalon comme la jument produiront en égales proportions
deux types de gamètes, de génotypes (D1/) et (D2/), qui se rencontreront au hasard pour constituer la
descendance.

On peut donc dresser l’échiquier de croisement suivant, dont les quatre cases sont équiprobables:

On obtiendrait donc 25 % de chevaux à robe rougeâtre, 25 % à robe cremello, et 50 % à robe palomino.


Exercice 9 Formuler une hypothèse

On peut formuler l’hypothèse que l’allèle muté «yellow» est dominant mais que le fait de posséder cet
allèle à l’état homozygote est létal (incompatible avec la vie). Les souris «agouti» sont homozygotes pour
l’allèle normal, et les souris «yellow» sont hétérozygotes. Tous les zygotes issus de deux gamètes porteurs
de l’allèle «yellow» ne se développent pas.

On peut donc dresser l’échiquier de croisement suivant :

Il y a donc bien 2/3 de naissances de souris [Yellow].

Exercice 10 Exprimer mathématiquement

Compte tenu des informations données, chaque parent peut produire 2n gamètes génétiquement
différents, qui se rencontreront au hasard pour constituer par fécondation les cellules-oeuf.

Le calcul donne donc : 240 x 240 = 1,2 x1024.

Exercice 11 Interpréter des résultats et en tirer des conclusions

Puisque le deuxième croisement (gris) x (gris) donne des plantes à graines blanches, l’allèle « blanc » est
récessif par rapport à l’allèle «gris», dominant.

Dans le croisement (gris) x (blanc), le second parent est donc homozygote pour l’allèle «blanc».

Par conséquent le premier parent est hétérozygote puisque la descendance n’est pas homogène

(proportions 50% / 50%). Ceci signifie que dans le second croisement les deux parents sont hétérozygotes,
puisque les proportions finales obtenues sont 75 % / 25 %.

Le croisement (blanc) x (blanc) ne donne que des plantes à graines blanches, les deux parents sont
homozygotes pour l’allèle «blanc».
Exercice 12 Proposer des hypothèses

La présence d’yeux de couleurs différentes (marron / bleu) est commune chez le husky, la question porte
donc sur l’oeil gauche de l’animal, dont l’iris majoritairement bleu présente un secteur marron.

L’hypothèse principale est que cette particularité est due à une mutation : toutes les cellules de l’iris gauche
qui ont cette couleur constituent un sous-clone dérivant d’une cellule mutée.

Une autre hypothèse peut être une modification de la régulation d’un des gènes responsables de la
pigmentation de l’iris : le changement ne porte donc pas sur le gène lui-même, mais sur les séquences
régulatrices qui contrôlent son expression.

Enfin, une cause non génétique accidentelle modifiant le fonctionnement cellulaire (lésion, traumatisme,

hémorragie, glaucome…) peut aussi être invoquée.

Raisonnement scientifique (p. 42)

Exercice 13 La myopathie de Duchenne

L’arbre généalogique A révèle que l’allèle responsable de la maladie est récessif, puisque des enfants
atteints naissent de parents non atteints. Il indique aussi que le gène DMD est très probablement localisé
sur le chromosome X, puisque les malades sont tous de sexe masculin. Ceci implique que les mères des
malades sont hétérozygotes pour le gène DMD et possèdent un allèle normal et un allèle muté. C’est ce
que montre le test FISH du document B pour la mère II4 :

elle possède bien deux chromosomes X (identifiés par la sonde fluorescente jaune), dont l’un ne possède
pas la partie centrale du gène DMD (un seul chromosome X est coloré par la sonde fluorescente rose).
Quand ce chromosome présentant la délétion est transmis et que l’enfant est un garçon, ce dernier ne
possédant qu’un seul X développe la myopathie de Duchenne.

L’individu IV2 est malade : sa mère III5, qui porte le foetus, est hétérozygote (et donc vectrice de la,
maladie). Le risque qu’elle transmette le chromosome porteur de la mutation est donc de 50 %.

Si l’enfant recevant ce chromosome est un garçon, il sera atteint ; s’il s’agit d’une fille, elle ne sera pas
atteinte puisqu’elle héritera de son père un chromosome X porteur de l’allèle normal.

Le risque d’être atteint dépend du sexe du foetus et est de 50 % pour un garçon alors qu’il est nul pour une
fille.

À noter que dans cette famille, l’allèle muté est présent chez l’aïeule de première génération I2 et a été
ensuite transmis par II4 et II5.

Exercice 14 Analyser un croisement de drosophiles

1. Si la couleur des yeux était déterminée par un seul gène, la drosophile F1 obtenue serait hétérozygote, et
son phénotype indiquerait que l’allèle «rouge foncé» est dominant par rapport à l’allèle «blanc» récessif. Le
croisement test devrait donc donner 50% de drosophiles à yeux rouges foncés, et 50 % de drosophiles à
yeux blancs.
2. Deux gènes sont impliqués (bw et st), et les proportions obtenues lors du croisement-test révèlent que
ces deux gènes sont localisés sur des chromosomes différents (indépendants, voir unité 4 p. 26-27).

• Génotype de F1 : (bw+// bw , st+//st)

• Génotype du deuxième parent : (bw// bw , st//st)

L’échiquier de croisement expliquant les résultats obtenus est le suivant :

Prépa Bac (p. 43-45)

Épreuve écrite

Exercice 15 Méiose et diversité génétique

Idées maîtresses à développer :

• Brassage intrachromosomique :

– a lieu pendant la prophase 1;

– phénomène de crossing-over (en s’appuyant sur le document proposé) : des contacts ont lieu entre
chromatides de chromosomes homologues appariés (chiasma), conduisant à des échanges de portions
homologues de chromatides ;

– ceci aboutit à l’obtention de gamètes présentant de nouvelles combinaisons d’allèles (qui ne peuvent être
obtenues autrement) ;

– observable dans les résultats de croisements-tests de dihybridisme montrant des individus à phénotypes
parentaux en proportion plus importante que ceux à phénotypes recombinés.

• Brassage interchromosomique :

– a lieu en métaphase 1 / anaphase 1 ;

– on note une position aléatoire des chromosomes homologues de chaque paire par rapport à l’équateur
en métaphase ;

– ceci conduit à une disjonction aléatoire des deux chromosomes de chaque paire, toutes les paires se
comportant de manière indépendante ;
– ceci aboutit à 2n distributions possibles des 2n chromosomes d’une cellule ;

– observable dans les résultats de croisements-tests de dihybridisme montrant des individus à phénotypes
parentaux en proportion égale à ceux à phénotypes recombinés.

• Les deux brassages ayant lieu successivement leurs effets se multiplient, ce qui explique la grande
diversité des gamètes produits par un individu.

Exercice 16 L’hérédité liée au sexe

Idées maitresses à développer :

• Les particularités de transmission sont liées au fait que les hommes et les femmes n’ont pas le même
nombre de chromosomes X.

• Chez les hommes, l’allèle récessif d’un gène localisé sur le chromosome X s’exprime toujours.

• De ce fait dans le cas d’une maladie génétique associée à un gène localisé sur X (cas présenté sur le
document) :

– les malades sont exclusivement de sexe masculin (très rarement des femmes, jamais dans ce cas car le
génotype homozygote est non viable) ;

– les mères d’un enfant malade sont hétérozygotes et sont vectrices de l’allèle muté ;

– pour un couple dont la mère est vectrice, le risque d’avoir un enfant atteint dépend du sexe de celui-ci
(risque nul pour une fille, de 50 % pour un garçon).

Il est possible de s’appuyer sur d’autres exemples (daltonisme, myopathie de Duchenne) ou encore sur
l’exemple historique de la mutation white chez la drosophile.

Raisonnement scientifique

Exercice 18 Une visualisation directe des effets de la méiose

Problématique

Comment expliquer l’origine des différents types d’asques chez Sordaria ?


Compréhension globale

Les différentes répartitions dépendent de la survenue d’un crossing-over lors de la première division de la
méiose et de la localisation de celui-ci.

– En l’absence de crossing-over entre le centromère et le locus du gène : obtention d’un asque 4/4 (asques
désignés par les astérisques du bas de la photo)

– Crossing-over entre deux chromatides entre le centromère et le locus du gène : obtention d’un asque
2/2/2/2 (exemple de l’asque désigné par un astérisque en haut de la photo)
– Autre cas de crossing-over entre deux chromatides entre le centromère et le locus du gène : obtention
d’un asque 2/4/2 (exemple de l’asque désigné par un astérisque du côté droit de la photo)

Pour chacun des cas présentés, l’inversion de position initiale des deux chromosomes conduit à l’inversion
de la disposition finale des couleurs des spores dans l’asque.