Vous êtes sur la page 1sur 138

Les entreprises n’ont jamais eu autant d’équipements informatiques, et leur nombre ne fait

qu’augmenter. Bonne nouvelle pour vous, vous n’allez pas manquer de travail ! Pour
optimiser vos actions et vous faciliter la tâche, vous aurez vraiment intérêt à être rigoureux sur
votre gestion de parc informatique.

En quoi consistent les responsabilités du gestionnaire du parc informatique ? Quelles sont


les bonnes pratiques associées ? Les pièges à connaître et les compétences à posséder pour
accomplir au mieux votre mission ? Et surtout, comment effectuer cette gestion de parc dans
GLPI ?

Dans ce cours, nous allons voir ensemble les enjeux de la gestion de parc en entreprise, ainsi
que les responsabilités du gestionnaire. Puis nous installerons ensemble, pas à pas, le logiciel
de gestion de parc GLPI, ainsi que son plugin FusionInventory qui vous permettra
d'accélérer la remontée d'informations depuis votre parc.

Nous verrons ensuite comment choisir les équipements que vous devez inventorier, puis
comment les organiser et gérer vos stocks dans GLPI.

Enfin, nous apprendrons à gérer administrativement et financièrement votre parc


informatique.

Vous êtes prêts à découvrir la gestion de parc informatique ? Alors rejoignez-moi !

À la fin de ce cours, vous serez capable de :

 identifier les responsabilités et les outils du gestionnaire de parc informatique ;


 inventorier et organiser le matériel informatique dans GLPI ;
 mettre en place la gestion financière et administrative du parc.

Prérequis :

Pour pouvoir correctement installer les outils GLPI et FusionInventory, ce cours nécessite
d'être à l'aise avec l'utilisation du shell Linux, et d'avoir quelques notions de fonctionnement
des réseaux TCP/IP.

Avant de commencer, voici un peu de contexte pour comprendre quel rôle vous aurez dans ce
cours. Ce rôle nous permettra de rendre concret chacun des concepts que nous aborderont !

AstroCookie est une entreprise de fabrication de repas pour les astronautes. Elle est
constituée de plusieurs sites dans la région Occitanie, dont deux grands sites sur les villes de
Toulouse, sa maison-mère, et Montpellier. Ainsi que de petits sites répartis dans les villes de
Castres, Burlats et Lacaune, afin d’être au plus près des fournisseurs de l’entreprise.

Le réseau se présente de la façon suivante :


Structure du réseau de l'entreprise AstroCookie

Toulouse, siège de l’entreprise mais également lieu d'implantation du service Desk, dont vous
faites partie, est le site principal d'AstroCookie. C'est là que sont localisés la direction, les
finances, le service juridique, ainsi que le data center de l’entreprise.

Le site de Montpellier, futur grand site d’implantation, est le pied-à-terre dans l’est de la
région. Il contient un service logistique important, ainsi qu’une équipe de recherche et
développement. Un petit service Desk y est également implanté pour pouvoir répondre au
plus vite aux sollicitations des utilisateurs sur place.

Les petits sites de Burlats, Castres et Lacaune sont des usines de fabrication au plus près des
fournisseurs locaux de votre entreprise. La maintenance informatique y est gérée directement
par Toulouse qui effectue donc des déplacements ponctuels.

Par la volonté de votre DSI, vous êtes désormais le nouveau gestionnaire de parc
d'AstroCookie.

Votre rôle s’organisera autour de 4 responsabilités :

L’inventoring

L’inventaire des équipements informatiques de votre entreprise est désormais votre


principale activité. Avoir une base de données avec une liste détaillée de tout le matériel vous
permettra d’éviter la disparition d’équipement à votre insu (qu’il soit oublié dans un placard,
perdu, ou volé).
La continuité de service matériel

Vous devrez vous assurer que l’équipement ait correctement été réceptionné par le
fournisseur, par exemple. Où se trouve-t-il ? Est-ce qu’il est nécessaire de le remplacer et si
oui, dans quelles circonstances et quelles conditions ? Y a-t-il assez d’encre pour assurer le
bon fonctionnement des imprimantes ? Ce sont là vos capacités d’organisation et de gestion
de stock qui sont attendues.

La gestion administrative du parc

Bien que proche du second point, il s'agit toutefois des services associés à vos équipements
pendant leur fonctionnement. L'équipement est-il sous maintenance ? Possède-t-il une
garantie ? Si oui, jusqu'à quand court-elle ? La gestion administrative du parc est donc votre
capacité à connaître votre parc et à anticiper son évolution.

L'évolution financière du matériel

Il s’agit là de connaître le coût, l’amortissement choisi, ainsi que le budget associé aux
équipements inventoriés. En entreprise, tout est affaire de finances. Connaître
l’amortissement d’un équipement vous indiquera le bon moment pour un remplacement, et
ainsi vous assurerez la bonne maîtrise des dépenses liées aux achats et aux réparations de
matériels.

Quels sont les constituants du parc informatique ?

Que faut-il inventorier ?

Avant de commencer l’inventaire des équipements de votre entreprise, il vous faut décider
pour quels équipements vous avez besoin de connaître l’historique. C’est une étape
importante où vous devrez vous poser les bonnes questions. Quels sont les risques sur mon
parc ? Quel est le but de l’inventaire ? Quel est le coût (en temps, notamment) pour
inventorier chaque équipement ? Quels inventaires de quels équipements seront utiles pour
mon entreprise ?

Dans notre exemple, il sera nécessaire d’inventorier tous les ordinateurs, téléphones et
imprimantes. Mais également, vous aurez certainement intérêt à prendre en compte les
claviers et souris si vous préférez rester rigoureux, notamment quant à la gestion des budgets.
De plus, vous aurez besoin d’inventorier et de suivre les consommables, comme les
cartouches d’encre par exemple, puisque vous gérez les parcs informatiques de plusieurs sites
et que cela vous permettra de vous assurer du bon fonctionnement des services d’impression.

Pour mieux s’y retrouver, séparons les divers types d’éléments du parc en 3 catégories : les
équipements clients, les équipements réseau, et ceux d’impression.

Voyons donc plus en détail chaque catégorie :

Les équipements clients

Il s’agit des équipements finaux utilisés par vos collaborateurs. Ils regroupent :
 les ordinateurs (tours ou ordinateurs portables) ;
 les moniteurs (attention, ils sont dissociés des tours) ;
 les logiciels, les périphériques (du clavier à la souris, en passant par la tablette
graphique) ;
 les téléphones, les tablettes, etc.

Les équipements réseau

Il s’agit des équipements qui permettent la communication ou l’exploitation des données sur
un réseau informatique. Nous y retrouvons :

 les matériels réseau. Switches, routeurs, bornes WiFi, etc. ;


 les baies. Ce sont les baies de brassage ou baies serveurs. Sous forme de grosses
armoires métalliques, elles concentrent les équipements réseau ;
 les châssis. Il s’agit d’un appareillage permettant d'accueillir les serveurs sous forme
de lames ;
 les PDU. Pour terminer, les PDU (pour Power Distribution Unit), sont les dispositifs
permettant de délivrer de l'électricité dans les salles serveurs. 

Équipements d’impression

Les équipements d’impression regroupent les imprimantes, mais aussi les cartouches et
toners.

Maintenant que vous avez fait le tour des équipements concernés, je vous invite à prendre un
peu de temps pour revoir les règles de base de nommage et d’adressage, afin de  vous
retrouver facilement dans la gestion de votre parc !

Organisez votre parc grâce aux plans de nommage et d’adressage

Les plans organisationnels

Afin de vous y retrouver dans votre inventaire et de rapidement savoir où se trouve chaque
équipement, il est utile d’établir une convention de nommage, ainsi qu’une convention
d’adressage. En définissant clairement ces conventions, vous vous simplifierez grandement
la vie pour la suite !

Nous allons donc détailler 2 plans organisationnels :

 le plan de nommage : il permet de donner un nom à chacun des équipements ;


 le plan d’adressage : il permet de donner une adresse IP à chaque équipement
connecté au réseau.

Voyons donc quelques conseils pour élaborer vos plans avec le plus d’efficacité possible !

Élaborez un plan de nommage

Chaque équipement informatique sur un réseau doit posséder un nom unique appelé  NBT
(“NetBIOS Over TCP/IP”). Dans le monde de l’informatique, vous entendrez souvent  le
terme de “Nom NetBIOS”.
Pour illustrer notre plan, prenons l’exemple d’un poste appartenant à votre réseau.
L’équipement s’appelle “LPCAS-1018-008”. Connaissant votre convention de nommage,
vous pouvez savoir immédiatement qu’il signifie “Laptop - Castres - Octobre 2018 - 008”.

Vous êtes donc informé :

 du type d’équipement, donc du type de maintenance nécessaire si l’équipement a un


problème ;
 du lieu de présence de ce même équipement, permettant de le situer géographiquement
;
 de la date d’achat permettant à terme une analyse de l’obsolescence de l’équipement,
en rapport au temps d’amortissement ;
 d’un numéro signifiant qu’il s’agit du 8e ordinateur acheté ce mois-là.

Exemple de plan de nommage

Lorsque vous établissez un plan de nommage, vous devrez alors modifier le nom
NetBIOS des machines. Dans l’idéal, indiquez le nom sur l’équipement lui-même, avec une
étiquette, par exemple.

Élaborez un plan d’adressage

Le plan d’adressage a le même objectif que le plan de nommage, mais appliqué à l’adresse de
chacun des équipements. L’objectif est de donner une adresse assez explicite à chaque
équipement pour être capable d’en déduire des informations de localisation.

Pour rappel, une adresse IP est constituée de quatre octets divisés en un numéro CIDR d’un
côté, et un numéro de machine de l’autre.

Ce découpage s’effectue dans l’adresse IP grâce au masque de sous-réseau qui permet de


connaître où s'arrête la partie CIDR et où commence la partie numéro de machine.
Dans la mise en place d’un plan d’adressage, l’objectif est avant tout de conserver une
cohérence pour toutes les adresses IP. Nous pourrions imaginer ceci :

 le 1er octet commun à l’ensemble des postes informatiques ;


 Le 2e correspondant à un lieu géographique ou un site particulier ;
 Le 3e octet correspondant à un numéro de bureau ou d’open space ;
 Le 4e et dernier octet correspondant au numéro de machine. 

Ainsi, dans mon exemple, l’adresse IP suivante : 10.3.32.1 pourrait représenter les
informations qui suivent :

 10 - numéro commun à l’ensemble des postes de l’entreprise (octet obligatoire) ;


 3 - site de Castres ;
 32 - bureau n° 32 ;
 1 - poste informatique numéro 1.

Le masque de sous-réseau choisi par l’administrateur réseau étant /16.

Exemple de plan d'adressage

En réalité, comme spécifié plus haut, il est difficile de mettre en place un plan d’adressage.
Le plus souvent, comme dans votre nouvelle position chez AstroCookie, vous aurez à faire
avec un plan déjà existant organisé par l’architecte réseau. Il est donc urgent de discuter au
plus tôt avec lui pour comprendre s’il a souhaité intégrer en amont un plan d’adressage. Il sera
aussi nécessaire d’avoir une bonne coordination avec lui pour qu’il puisse vous aider à
organiser efficacement votre parc dans le futur. La communication est primordiale !

Combinez les plans pour une organisation optimale


Combiner les deux plans vous permet plus facilement et plus rapidement d’aller repérer le
matériel concerné. Lorsqu'un PC aura une panne, il vous transmettra son nom (par exemple
LPCAS-1018-008) et son adresse (par exemple 10.3.32.1). Dans cet exemple, j'aurai donc les
informations suivantes :

« J’ai une panne sur un Laptop (LP) situé sur mon site de Castres (CAS), acheté en octobre
2018, le 8e acheté ce mois-là, étant situé sur mon réseau principal (10) à Castres (3), bureau
n°32 (32), poste numéro 1 (1) »

Bien entendu, vous devrez adapter au mieux votre logique à votre sauce, selon les
particularités de votre parc.

Un second exemple ? Exercez-vous à le faire vous-même. Vous avez un ordinateur qui est sur
le site de Toulouse, bureau 11, poste 14. Il a été acheté en juillet 2015, et c’était le 49e acheté.
Le numéro du site de Toulouse, lui, est le 18. Quels seront son adresse IP et son nom, selon le
modèle utilisé ci-dessus ?

Une réponse possible selon notre exemple précédent pourrait être :

 nom :  DKTOU-0715-049 ;
 IP : 10.18.11.14.

En résumé

Ce premier chapitre s’achève, et vous avez vu comment :

 définir le périmètre de vos nouvelles responsabilités en tant que gestionnaire de Parc ;


 identifier les éléments inventoriables d’un parc informatique et leurs définitions ;
 mettre en place un plan de nommage et d’adressage.

Dans le prochain chapitre, nous allons voir ensemble comment gérer plus efficacement
votre parc informatique avec l’aide d’un logiciel plusieurs fois éprouvé, et recommandé par
de grandes entreprises et ministères : GLPI, et son agent dédié FusionInventory.

Dans le premier chapitre, nous avons vu ensemble comment sélectionner les équipements
informatiques à inventorier, ainsi que la manière de le faire.

Dans ce chapitre, il est temps de découvrir l’outil qui nous permettra de réaliser cet
inventaire. Nous allons voir ensemble comment GLPI, un des outils de gestion de parc
informatique les plus utilisés dans le monde, va vous simplifier la vie.

Nous verrons comment GLPI va vous accompagner dans la gestion de votre parc, organisant
par le biais d’un système de croisement de bases de données, des fiches techniques, des
équipements et des logiciels que vous avez en gestion.

Nous verrons également comment s’organise la gestion des licences, des abonnements, des
fournisseurs? ainsi que celle des finances du service Informatique.
Qu’est-ce que GLPI ?

GLPI pour « Gestion Libre de Parc Informatique » est un outil ITSM (IT Service
Management) qui centralise les informations de gestion de parc, notamment l’inventaire, le
ticketing (orienté assistance aux utilisateurs) et de gestion administrative et financière.

GLPI est un outil open source sous licence GPL (General Public License) V3 maintenu par
Teclib, l’un des acteurs majeurs de la tech française. En cela, il est libre d’être installé,
modifié et copié dans votre système d’information.

La gestion de parc vue par GLPI

GLPI est, par essence, architecturé autour du référentiel ITIL.

Pour en savoir plus sur le référentiel ITIL, vous pouvez lire le cours Mettez en place les
bonnes pratiques ITIL lors de vos déploiements.

Lors du précédent chapitre, nous avions vu ensemble comment classer un parc informatique
en trois rubriques. GLPI inclut cette organisation.

Avant de mettre en place, dans le prochain chapitre, notre propre serveur, sachez que Teclib
met à disposition une démo gratuite pendant 45 jours sous inscription, directement en ligne.

Allons-y !
Écran de connexion à la version de test en ligne de GLPI

Voici l’écran de connexion. Ce dernier précise, dans la version démo, les identifiants par
défaut des différents profils pouvant se connecter sur le serveur :
 le compte Admin permet d’administrer le serveur ;
 le compte Normal permet de consulter GLPI comme un utilisateur de votre réseau ;
 le compte Post-Only permet de simuler la vision sur serveur sous sa forme Helpdesk.

Ces comptes ne sont pas ceux par défaut sur un vrai serveur GLPI. Les utilisateurs par défaut
dans GLPI sont : GLPI, Tech, Normal et Post-Only. Sur le serveur de test, seuls les comptes
ci-dessus sont accessibles !

Pour finir sur cette première page, vous pourrez choisir la langue de votre serveur. La langue
est propre à chaque utilisateur, ce qui permet une utilisation de GLPI à l’échelle
internationale, sans être obligé de standardiser une langue.

À présent, connectez-vous sur la session Admin (mot de passe : admin). Choisissez la langue
de votre choix et cliquez sur Post !

Félicitations, vous venez de vous connecter sur votre serveur GLPI !


Page d'accueil de GLPI

Pour accéder à un équipement du réseau, cliquez sur la rubrique Parc dans la barre de menu,
puis sur le type d’équipement que vous cherchez.
Menus de
GLPI

En cliquant sur une rubrique, on ouvre une liste d’objets inventoriés. En cliquant sur Logiciel,
vous verrez apparaître la liste de tous les logiciels déjà inventoriés, ainsi que les informations
qui les concernent.
Liste des logiciels inventoriés dans GLPI

Si vous cliquez sur un objet en particulier, une fiche de description s’ouvre (ici, la fiche
d’Acrobat Reader). Nous aurons l’occasion dans un prochain chapitre de découvrir le menu
de gauche plus en détail.

Fiche descriptive du logiciel Acrobat Reader


Gagnez du temps grâce à FusionInventory

Il y a une certaine complexité à inventorier un parc manuellement. Cela implique bien souvent
de courir après les machines, maintenir à jour les équipements inventoriés et surtout, choisir
quelle information est pertinente ou pas.

Heureusement, il existe un outil pour vous faciliter la tâche : FusionInventory.

FusionInventory est un plugin (s’intégrant dans GLPI) et un agent d’inventoring, permettant


d'automatiser la remontée d'informations depuis les postes à inventorier de votre parc, vers
votre serveur GLPI.

Il tend à remplacer le tout aussi bon OCS Inventory dans GLPI, en simplifiant les requêtes
directement dans le serveur GLPI.

Je ne vous ai pas encore parlé d’OCS Inventory ? Eh bien, c’est un autre serveur qui se
synchronise avec GLPI pour remonter le parc automatiquement.

OCS Inventory nécessite une synchronisation entre sa base de données et celle de GLPI,
grâce à un plugin de synchronisation. C'est seulement après cette synchronisation que l'on
peut consulter les fiches machines sur GLPI. Cela rend son utilisation fastidieuse et
“ressourcivore”.

FusionInventory, lui, agit directement avec GLPI sans être obligé de passer par un serveur
tiers. Le plugin Fusion étant fusionné dans GLPI, les interactions sont donc en direct. On
considère donc que FusionInventory est le client du serveur GLPI.

Reprenons schématiquement :
Remontée des informations avec OCS Inventory et GLPI

Dans l’exemple ci-dessus, voici comment s'effectue la remontée d'informations :

Agent OCS → Serveur OCS → Plugins OCS dans GLPI → Serveur GLPI.

Avec FusionInventory, l’architecture est plus simple :


Remontée des informations avec FusionInventory et GLPI

Avec FusionInventory, voici la chaîne de remontée d'informations :

Agent FusionInventory → Plugins FusionInventory dans GLPI → GLPI

Maintenant que vous avez compris comment fonctionne l’architecture client–serveur de


Fusion, vous vous demandez certainement... à quoi ça sert, un agent d’inventoring ?

Ça sert simplement à inventorier l’ordinateur (composants et logiciels) automatiquement à


votre place !

Nous verrons plus tard dans le cours que FusionInventory n’intègre pas seulement des
fonctions d’inventaire, mais également des fonctions de déploiement, de Wake on Lan
(allumage par le réseau) et de découverte du réseau, en utilisant des protocoles spécialisés.

FusionInventory est donc un “agent” que l’on installe sur un ordinateur ou un serveur.

L’agent se synchronise avec le plugin FusionInventory installé dans GLPI, pour recueillir les
informations d’inventaire et envoyer des instructions. Dans ce sens, le plugin se comporte
comme un intermédiaire direct entre GLPI et l’agent Fusion.

Une fois la remontée d’inventaire effectuée par l’agent vers le plugin, ce dernier s’occupe de
créer ou de modifier une fiche dans la partie PARC de GLPI !

Vous trouverez ci-dessous un résumé des différents dialogues (simplifiés) entre GLPI,
FusionInventory Plugin et FusionInventory Agent (client).
Dialogues entre GLPI, FusionInventory et la BDD

En résumé

Dans ce chapitre, nous avons vu ensemble comment gérer un parc informatique grâce à
GLPI, et vous avez pu avoir un premier contact avec l’interface. Voici un petit résumé de ce
que vous devez retenir :

 GLPI est un logiciel libre qui  permet (entre autres) de gérer un parc informatique ;
 pour accéder à la fiche d’un équipement dans GLPI, cliquez sur Parc, puis
sélectionnez le type d’équipement que vous cherchez et, enfin, sélectionnez
l’équipement dans la liste ;
 FusionInventory est un plugin qui s’intègre dans GLPI et qui facilite la remontée
d’informations vers le serveur.

Maintenant que nous avons découvert GLPI et FusionInventory, nous verrons dans le
prochain chapitre comment monter un serveur GLPI sur Linux Debian 9. Nous aborderons
également les protocoles nécessaires pour que FusionInventory fonctionne correctement, et ce
que ces protocoles apportent comme fonctions supplémentaires à l'accomplissement de votre
tâche !

Maintenant que nous avons vu le fonctionnement de GLPI, il est temps de mettre en place
votre propre serveur.

Nous commencerons, dans ce chapitre, par l’installation du serveur GLPI. Puis, dans le
chapitre suivant, nous installerons le plugin FusionInventory, ainsi que l’agent associé.
Préparez votre machine à recevoir GLPI

Dans ce cycle d’installation, nous allons utiliser une machine virtuelle Debian 9 montée sur
un VirtualBox. De plus, l’installation d’un serveur LAMP sera nécessaire.

Voici les propriétés de la machine virtuelle que nous utilisons :

 Debian 9 - 64 Bit ;
 1024 MO de RAM ;
 8 GO de disque dur.

Si vous n’êtes pas à l’aise avec le langage de terminal Bash de Linux, aucune inquiétude ! Je
vais vous guider pour l’installation, nous allons la faire ensemble pas à pas.

Le # devant chaque ligne signifie que vous devez être connecté sur le terminal avec le compte
root.

→ Mettez à jour la liste des paquets et les paquets eux-mêmes :

# apt-get update && apt-get upgrade

→ Installez Apache2 :

# apt-get install apache2 php libapache2-mod-php

→ Installez PHP :

# apt-get install php-imap php-ldap php-curl php-xmlrpc php-gd php-mysql


php-cas

→ Installez MariaDB :

# apt-get install mariadb-server


# mysql_secure_installation

(Répondez “Y” à toutes les questions)

Concernant le mot de passe créé, c’est le compte root du MariaDB. N’oubliez pas de
conserver votre mot de passe, nous en aurons besoin plus tard.

→ Installez les modules complémentaires au bon fonctionnement de GLPI :

# apt-get install apcupsd php-apcu

→ Redémarrez les services :

# /etc/init.d/apache2 restart
# /etc/init.d/mysql restart

→ Créez la base de données qui nous permettra ensuite d’installer GLPI :


# mysql -u root -p

À la demande du mot de passe, donnez celui que vous venez de conserver :

MariaDB [(none)]> create database glpidb;


MariaDB [(none)]> grant all privileges on glpidb.* to glpiuser@localhost
identified by "votre-mot-de-passe";
MariaDB [(none)]> quit

Entrez le mot de passe de votre choix à la place de "votre-mot-de-passe" en gardant les


guillemets. Pensez également à le conserver !

Ici, le  MariaDB [(none)]>  représente le prompt de MariaDB. Cela signifie  que vous n’êtes
plus en train de contrôler Linux via le Shell, mais via MariaDB.

→ Pour plus de simplicité dans l’avenir, on installera phpMyAdmin, qui va vous permettre
de gérer la base de données en interface graphique :

# apt-get install phpmyadmin

Choisir Apache2 en appuyant sur la barre espace, et répondre NON à “créer la base avec
db_common".

Maintenant que votre serveur est fonctionnel, nous allons pouvoir procéder à l’installation de
GLPI.

Installez GLPI en ligne de commande

L'installation de GLPI est très rapide, elle se passe en deux temps.

Une première installation en ligne de commande nous permet de récupérer les paquets
GLPI sur le serveur miroir. Pour cela, entrez les 3 commandes suivantes :

# cd /usr/src/
# wget https://github.com/glpi-project/glpi/releases/download/9.3.3/glpi-
9.3.3.tgz
# tar -xvzf glpi-9.3.3.tgz -C /var/www/html

Ensuite, une fois que l’on aura téléchargé et décompressé ces derniers, nous attribuons les
droits au serveur LAMP d’agir sur les fichiers, et nous pourrons enchaîner sur l’installation
graphique. Pour cela, entrez la commande suivante :

# chown -R www-data /var/www/html/glpi/

Au moment de l'écriture de ce cours, GLPI est en version 9.3.3.

Configurez GLPI via l’interface web

Une fois l’installation en commande terminée, il faut désormais ouvrir votre navigateur favori
et taper dans la barre d’adresse l'IP de votre machine, suivie de /glpi.
Dans mon exemple, je suis en  192.168.1.43, donc j'utilise
l'adressehttp://192.168.1.43/glpi.

Si votre installation a correctement été effectuée, vous arrivez sur la page suivante :
Page d'installation de GLPI

Appuyez sur [OK] après avoir choisi votre langue préférée (anglais par défaut). Une fois
validé, vous arrivez sur le menu suivant :
Conditions générales d'utilisation de GLPI

Là encore, après avoir consulté les CGU et validé, vous pouvez cliquer sur [Continuer]. Dans
le menu suivant, nous allons pouvoir cliquer sur [Installer].
Début de l'installation de GLPI

Sur le menu suivant, nous vérifierons que tous les paquets sont correctement installés.
Liste des paquets et vérification de leur installation

Si un paquet n'est pas validé, c’est qu’il vous manque une dépendance. Le plus souvent, ce
problème se règle en tapant le nom de l’extension précédé par “php-”

Exemples :

 s’il manque l’extension CAS, la commande est la suivante →  # apt-get install


php-cas
 s’il manque l’extension CURL, la commande sera →  # apt-get install php-curl
 etc.

Concernant la dernière erreur, c’est une alerte de sécurité qui informe qu’en tapant le nom des
sous-répertoires dans l’URL du site, on a la possibilité de naviguer dans les fichiers via
l’interface web ; ce qui est, vous vous en doutez, une faille de sécurité. Pour notre serveur
d’essais, ça n’a pas d’importance, mais en production vous devrez verrouiller les sous-
répertoires en y ajoutant un fichier .htaccess.

Cliquez sur [Continuer].


Étape 1 - Configuration de la connexion à la base de données

Sur cette fenêtre, nous allons associer GLPI à sa base de données créée précédemment sur
MariaDB.

Les informations sont les suivantes :

 serveur SQL (MariaDB ou MySQL) → localhost ;


 utilisateur SQL → glpiuser ;
 mot de passe SQL → Le mot de passe que vous avez défini précédemment.

Cliquez ensuite sur [Continuer].

Si tout est OK, vous devriez voir la fenêtre suivante avec la base de données “glpidb”
apparaître. Vous devez la sélectionner pour la suite.
Étape 2 - test de connexion à la base de données

Une fois fait, cliquez sur [Continuer] et surtout attendez l’initialisation de la base. Cette
opération peut prendre du temps. Ne cliquez pas plusieurs fois sur [Continuer], au risque
de créer deux fois la base de données !
Étape 3 - Initialisation de la base de données

Une fois sur cette étape, votre Base de données est synchronisée avec le serveur GLPI, qui
pourra écrire ses informations dedans.

Vous pouvez cliquer sur [Continuer].

Puis, approuvez ou non la récolte de données à l’étape 4 et cliquez sur [Continuer].

Vous pouvez faire un don à l’équipe GLPI en étape 5, ou encore cliquer sur [Continuer].
Étape 6 - Installation terminée

Nous finissons donc avec l’étape 6.

Elle confirme l’installation de GLPI et vous donne les logins et mots de passe des comptes par
défaut. Prenez-les en note, ils vous seront utiles pour vous connecter.

En cliquant sur [Utiliser GLPI], vous avez désormais accès à la page de connexion du serveur.
Connexion à GLPI

Félicitations, GLPI est désormais fonctionnel !

Vous pouvez vous connecter avec le compte “glpi” par défaut pour la suite de notre
installation.

En résumé

Dans ce chapitre, nous avons vu ensemble comment installer GLPI sur votre serveur de
gestion de parc. Vous avez installé GLPI en 3 temps :

1. Préparation du serveur. Pour permettre à GLPI de bien fonctionner, vous avez


installé plusieurs librairies sur votre serveur au préalable.
2. Installation du logiciel. En quelques lignes de commandes seulement, vous avez
téléchargé et compilé les sources de GLPI, puis vous avez attribué les droits au serveur
LAMP.
3. Configuration graphique. Une fois le logiciel GLPI installé, vous l'avez configuré
via son interface web.

Dans le prochain chapitre, nous installerons ensemble le plugin et l'agent


FusionInventory, afin d'automatiser la remontée d'informations par la suite.

Votre serveur GLPI est désormais fonctionnel !

Dans cette partie, nous allons voir comment procéder à l’installation du plugin
FusionInventory et par la suite, nous verrons comment installer l’agent Fusion sur les
machines du parc.

Installez et configurez le plugin FusionInventory

Installez le plugin

Le plugin est téléchargeable sur le site Internet dédié aux plugins, à cette adresse.

Ce site contient plein d’autres plugins, dont FusionInventory. N'hésitez pas à faire le tour des
plugins, vous trouverez peut-être quelque chose qui vous sera utile et vous permettra de
personnaliser ou d’améliorer GLPI.

À l'écriture de ce cours, FusionInventory est en version 9.3+1.3. Si vous travaillez sur une
autre version, n’oubliez pas de vérifier, sur le site dédié à FusionInventory, la compatibilité de
l’agent et de GLPI ! → http://fusioninventory.org/

Il est temps de retourner sous Linux !

Chargez donc votre shell en compte root et commençons l’installation.

→ Mettez à jour votre système :

# apt-get update && apt-get upgrade


→ Retournez dans le répertoire des sources et téléchargez le plugin FusionInventory :

# cd /usr/src
# wget https://github.com/fusioninventory/fusioninventory-for-
glpi/archive/glpi9.3+1.3.tar.gz
# tar -zxvf glpi9.3+1.3.tar.gz -C /var/www/html/glpi/plugins 

→ Attribuez les droits d'accès au serveur web :

# chown -R www-data /var/www/html/glpi/plugins

→ Préparez la compatibilité du répertoire pour être visible dans GLPI :

# cd /var/www/html/glpi/plugins
# mv fusioninventory-for-glpi-glpi9.3-1.3/ fusioninventory/

Finalisez l’installation sur l’interface web

Revenons à présent dans GLPI. Connectez-vous avec le compte glpi (le super administrateur
du serveur) :
Connexion à GLPI

Une fois connecté, rendez vous dans la rubrique suivante : Configuration > Plugins :

Menu principal de GLPI

Si les manipulations sur Linux sont correctes, vous devriez voir apparaître la fenêtre suivante :
Page Plugins de GLPI

Si vous la voyez ainsi, c’est que le plugin FusionInventory est prêt à être installé dans GLPI.
Cliquez sur [Installer] pour continuer.

Comme dans chaque interaction avec la base de données, certaines opérations peuvent être
longues, selon la configuration de votre machine. Prenez votre mal en patience, car une
interruption momentanée de l’installation pourrait avoir des conséquences néfastes pour la
suite.

L’installation est faite dans la base de données. Vous pouvez cliquer maintenant sur le bouton
[Activer].

Ça y est ! Le plugin FusionInventory est installé. Il ne nous reste plus qu'à le configurer.

Configurez le plugin FusionInventory

Rendez-vous dans : Administration > FusionInventory.

Nous voici enfin dans le menu de configuration !


Menu de configuration du plugin FusionInventory

Dans l’onglet “Général”, vous aurez accès aux différentes options de configuration.

Par défaut, votre FusionInventory est tout à fait fonctionnel tel quel ! Toutefois, sachez que
vous pourrez y configurer le délai de contact des agents, ou même encore les modules (outils)
de Fusion actifs par défaut.

Résolvez le problème de la crontab

La première chose qui est censée nous sauter au yeux, c’est le message d’alerte du cron de
GLPI. Il est dû à une absence de cron.php du GLPI dans le cron de Linux.

Pour rappel, la crontab sous Linux est la table qui gère les actions automatiques. Pour que
GLPI puisse fonctionner “automatiquement” malgré son aspect de site en PHP (qui ne réagit
donc que quand il y a une requête), on intègre un fichier cron.php qui va envoyer
automatiquement une requête toutes les minutes sur le serveur, pour simuler la présence de
quelqu’un sur la page.

Pour résoudre ce souci, faites la manipulation suivante dans le shell de Linux en compte root :

# crontab -u www-data -e

→ Sélectionnez le choix 1, si vous êtes néophyte sur Linux. Un fichier s’ouvre.

→ À la fin de celui-ci, ajoutez la ligne suivante et enregistrez ensuite :

*/1 * * * * /usr/bin/php5 /var/www/html/glpi/front/cron.php &>/dev/null

→ Une fois fini, on relance le daemon du cron :

# /etc/init.d/cron restart

Retournez ensuite sur la page web de GLPI et allez dans le menu : Configuration > Actions
Automatiques.

Dans la liste (souvent en page 2), cherchez l’action automatique nommée TaskScheduler  :


Le TaskScheduler dans les actions automatiques

Cliquez dessus pour ouvrir le menu et cliquez ensuite sur le bouton [Exécuter] :
Fiche GLPI du TaskScheduler

Si vous retournez dans : Administration > FusionInventory, le message d’erreur en jaune


devrait avoir disparu !

Installez et configurez FusionInventory Agent

Pour rappel, l’agent Fusion est un agent logiciel qui s’installe sur les postes clients de votre
parc informatique.

Vous pourrez télécharger le client en cliquant ici.

L’agent est compatible sur plusieurs plateformes :

 macOS ;
 Linux ;
 Windows ;
 AIX ;
 Solaris ;
 HP-UX ;
 BSD ;
 Android.

Vous remarquerez que, bien qu’il soit disponible sur Android, FusionInventory Agent n’est
pas disponible sur iOS.
Les différentes versions de l'agent FusionInventory

À la rédaction de ce cours, la version de l’agent et en 2.4.2.

Cliquez donc sur le système d’exploitation de votre choix. Pour la suite, nous utiliserons le
client Windows, puisque nous installons l’agent sur un poste Windows.

Pour télécharger l’agent Fusion 2.4.2 pour Windows (64 bit), cliquez sur ce lien de
téléchargement.

Une fois le téléchargement effectué, exécutez l’installation de l’agent en mode Administrateur


(clic droit > Exécuter en tant qu’administrateur), et procédons ensemble à l’installation !
Exécutez l'installation en mode Administrateur

La première fenêtre est le choix de la langue. Choisissez celle que vous voulez, puis cliquez
sur [OK].

Vous arrivez ensuite sur l'écran de bienvenue. Cliquez sur [Suivant] :


Installation de l'agent FusionInventory

La seconde fenêtre est un rappel de la licence. Là encore, pensez à lire les licences avant de
les accepter. Cliquez ensuite sur [Suivant].

La fenêtre suivante ouvre un choix des outils inclus dans FusionInventory, que l'on va pouvoir
installer.
Licence d'utilisation de FusionInventory 

Soyons honnêtes, même si nous n’utilisons pas tous les outils en premier lieu, il vaut mieux
effectuer une installation complète. Dans “Type d’installation” sélectionnez l’option
“Complète” et cliquez sur [Suivant >] :
Choix du dossier d'installation de FusionInventory Agent

L'écran suivant vous propose l’installation de l’agent Fusion dans un répertoire par défaut.
Vous pouvez changez la destination des fichiers d’installation en cliquant sur le bouton
[Parcourir…]. Une fois votre choix arrêté, cliquez sur [Suivant >].

Nous allons à présent pouvoir choisir la destination d’envoi des résultats d’inventoring.

En effet, une fois que l’agent Fusion a fait son inventaire, il doit envoyer ses résultats à votre
serveur. Pour ce faire, vous devez indiquer la destination, comme dans l’exemple ci-dessous.
Pour personnaliser votre manipulation, remplacez l’adresse IP de l’exemple par la vôtre :
Choix de l'adresse d'envoi des résultats d'inventaire

En cas de doute sur la syntaxe, vous avez deux lignes explicatives en dessous qui vous
expliquent comment écrire cette dernière.

Une fois que vous avez terminé, cliquez sur la case “Installation rapide” (n’affiche pas les
autres options Windows), et cliquez sur le bouton [Installer].

Une fois l’installation terminée, cliquez sur [Suivant >] puis sur [Fermer].

Testez l’installation de FusionInventory et GLPI

Pour tester l’installation, nous allons vérifier que la synchronisation avec GLPI via le plugin
Fusion s’effectue correctement.

Une fois votre agent installé, ouvrez un navigateur web sur le client et tapez l’adresse
http://localhost:62354 

Si votre agent est correctement installé, vous devriez voir un résultat similaire apparaître :
Page d'accueil de l'agent FusionInventory

Vérifiez que toutes les informations soient correctes. Si tout est OK, cliquez sur le lien Force
an Inventory.

Un serveur web sur mon client !?

Eh oui, c’est la ruse utilisée par les équipes de FusionInventory pour faciliter l’administration
de l’agent sur les clients. Ainsi, l’administrateur, n’importe où sur le réseau, a juste besoin de
taper l’adresse IP du client avec le numéro de port 62354 pour pouvoir accéder à cette fenêtre
et ainsi forcer l’inventaire d’un poste.
Ce serveur web ne rentre pas en conflit avec un potentiel autre serveur du même type. En
effet, un serveur web classique aura tendance à prendre les ports 80 et 443, alors que
FusionInventory Agent utilise le port 62354 pour son serveur web.

Nous pouvons à présent retourner dans l’interface web de notre serveur GLPI pour constater
la présence de l’agent.

Pour ce faire, cliquez sur Administration > FusionInventory. Puis, dans le sous-menu, sur
Général > Gestion des Agents :
Interface de gestion de l'agent FusionInventory sur le serveur GLPI

Vous trouverez alors la liste des agents remontés dans FusionInventory. Vous devriez y
retrouver votre machine !
Liste des machines remontées par FusionInventory

La seconde vérification consiste à aller dans le menu : Parc > Ordinateur et de constater la
présence de votre machine dans la liste des éléments inventoriés !

En résumé

Ce chapitre conclut la première partie de notre cours. Vous savez désormais ce que sont le
rôle d’un gestionnaire de parc et ses principales responsabilités. Vous avez vu comment
utiliser GLPI pour mettre en place cette gestion de parc. Enfin, nous avons installé ensemble
GLPI et le plugin FusionInventory, ainsi que son agent côté client.

Vous avez maintenant une vision claire du fonctionnement de GLPI et FusionInventory :

 l’agent FusionInventory, installé sur la machine cliente, permet de remonter les


informations vers le serveur ;
 le plugin FusionInventory, installé sur le serveur GLPI, permet de traiter et stocker
les informations pour les rendre disponibles au serveur GLPI ;
 le serveur GLPI, lui, permet de consulter et visualiser les informations du parc
informatique grâce à son interface web.

De plus, n’oubliez pas que pour finaliser l’installation du plugin FusionInventory, il vous
faudra réinstaller le fichier crontab, afin d’automatiser le fonctionnement du serveur.

Dans la prochaine partie, nous verrons ensemble, grâce à GLPI, comment :

 choisir ce qu’il faut inventorier et pourquoi ;


 organiser les éléments de l’inventaire ;
 gérer les stocks et les consommables.

Organisez votre gestion de parc

Vous vous êtes préparé à votre nouveau poste chez AstroCookie. Vous avez maintenant
intégré la structure et découvert l’architecture du système d’information et du parc
informatique. Or, vous vous rendez compte qu’aucun outil de gestion de parc informatique
n’est mis en place, aucun inventaire du parc n’a été fait !

Vous décidez donc de mettre en place cet outil grâce à GLPI. Pour cela, il vous faudra :

 décider de ce que vous voulez inventorier ;

 faire l’inventaire des éléments du parc ;

 organiser l’inventaire ;

 gérer les consommables.


Mais tout d’abord, vous devez comprendre que chaque logique organisationnelle dépend
d’un contexte d’entreprise spécifique. Or, ce contexte varie énormément d’une entreprise à
l’autre. Ne cherchez donc pas un guide de la parfaite organisation, car il n’existe pas !

Gardez également en tête qu’un concept d’organisation valide aujourd’hui ne le sera pas
forcément demain. Cela dépendra des évolutions majeures dans votre réseau, comme un
rachat ou une fusion avec une autre entreprise.

Dans ce chapitre, nous allons commencer par voir ensemble les différents types
d’équipements, et comment choisir ce que nous voulons inventorier.

Nous verrons également comment consulter l’information collectée dans GLPI et vérifier son bon
fonctionnement.

Enfin, vous apprendrez à rendre des comptes précis à votre direction avec l’outil de
statistiques de GLPI.

Pourquoi faire l’inventaire de votre parc ?

L’inventaire est le point de départ de toute gestion de parc informatique, puisque vous ne
pourrez gérer votre parc que si vous avez une manière de savoir de quoi il est constitué à tout
moment.

Par exemple, en tant que gestionnaire du parc informatique de la société AstroCookie, vous
devrez vérifier que tous les collaborateurs aient la possibilité d’imprimer des documents
quand ils en ont besoin. Pour cela, l’inventaire des imprimantes vous permettra de savoir si
chaque bureau a accès à une imprimante, si les stocks sont présents sur place et s’ils ont accès
à une imprimante d’urgence en cas de panne (comme l’imprimante d’un autre étage par
exemple).

Grâce à cet inventaire, vous pourrez même anticiper la surutilisation d’une imprimante. En
gardant un suivi précis des stocks, vous pourrez également automatiser la commande de
nouvelles cartouches ou de papier.

Il peut arriver que votre DSI vous impose d’effectuer un inventaire avec des demandes
précises sur quoi inventorier. Mais bien souvent, elle vous fera confiance et ce sera votre rôle
d’évaluer si cet inventaire est pertinent, et surtout comment le faire. C’est pourquoi il vous
faut être capable de différencier les types d’éléments du parc, et d’identifier ceux qu’il sera
utile d’inventorier.

Choisissez ce que vous inventoriez

Tout d’abord, interrogeons-nous sur l’intérêt d’effectuer un inventaire complet. Avant


d’inventorier un parc informatique, posez-vous toujours les trois questions suivantes :

Est-ce que cet équipement vaut la peine d’être importé ?

Vous vous rendez compte au moment de l'inventaire que vous avez des équipements qui ne
servent à rien ; c'est le moment de vous en débarrasser ! Car oui, un équipement inutile
nécessite quand même un entretien et donc du temps, pour finalement un résultat qui n’est pas
à la hauteur. Vous détestez faire quelque chose d’inutile ? Nous sommes dans ce cas de
figure, donc évitez d’inventorier des équipements inutiles.

Pour l’exemple : inventorier des souris ; inutile, sauf si on fait une gestion à flux tendu…
Inventorier l’ordinateur “old school” du placard : inutile, car sorti du stock de l’entreprise
depuis longtemps !

Est-ce que cet équipement est important pour la gestion de mon parc ?

Encore une fois, ceci dépend grandement du contexte de l’entreprise et des objectifs de
l’inventaire.

Un équipement de moindre importance peut être négligé dans l’inventaire si vous courez
après le temps. À quoi bon remonter chaque souris, par exemple ?

Si votre DSI souhaite connaître chaque consommable pour avoir une idée du nombre de
ramettes de papier consommées par imprimante, je vous annonce que vous allez passer un
temps monstre à gérer ce flux d’information.

Dans un tel cas de figure, par expérience, n'hésitez pas à démontrer qu’une telle gestion de
stocks est potentiellement inutile s’il n’y a pas de suivi concret et sérieux.

Heureusement pour vous, chez AstroCookie, des choix d’inventoring raisonnable ont été pris.
Seuls les postes informatiques, les imprimantes, les téléphones IP et les cartouches
d’imprimante auront nécessité à être inventoriés.

Est-ce que cet équipement va rester ici plus d’un an ?

L’idée, cette fois, est de se demander si inventorier un équipement qui va partir à la benne
dans moins d’un an est réellement pertinent.

Chez AstroCookie, vous avez pris la décision de ne pas inventorier les ordinateurs à moins de
6 mois de leur réforme. A contrario, les imprimantes, quel que soit leur âge, devront être
inventoriées. Quoi qu’il en soit, ne vous souciez pas d’équipement dont la durée de vie est très
fortement limitée dans le temps. La gestion de parc se fait sur du long terme.

Ainsi, en répondant à ces trois questions, vous aurez une idée de votre périmètre d’action.
Une petite méthode infaillible est de faire une liste claire de ce que vous voulez inventorier et
de répondre à ces trois questions. Si la majorité l’emporte, alors oui, cet équipement
mérite votre attention !

Choisissez votre méthode d’inventaire

Pour effectuer un inventaire, vous allez pouvoir utiliser deux méthodes que je vous propose de
découvrir ici.

Inventoriez manuellement votre parc

La première méthode (la plus basique) est de créer les fiches manuellement. Vous créez la
fiche de l’équipement et saisissez les informations par vous-même. C’est une méthode longue
et fastidieuse, d’autant plus qu’elle impose une vérification de toutes les informations que
vous souhaitez inscrire dans la fiche. Ça risque de représenter un temps très conséquent, de
plusieurs dizaines de minutes par poste inventorié. C’est une méthode qui ne peut être
intéressante que pour des parcs de quelques postes à quelques dizaines.

Inventoriez dynamiquement votre parc avec FusionInventory

La seconde méthode (la plus technique) est d’utiliser FusionInventory.

Si l’équipement est un poste informatique sur lequel l’agent FusionInventory est installable,
alors procédez à l’installation de l’agent comme vu dans le chapitre 4 de la première partie.

L’avantage de cette solution c’est que vous gagnez beaucoup de temps dans la création des
fiches. L'inconvénient est qu’il y aura parfois un flux trop important d’informations, et qu’il y
a obligation pour vous d’avoir un lien réseau entre le client et le serveur.

Si l’équipement est un équipement informatique où l’installation de l’agent Fusion est


impossible, nous devrons procéder à un Scan Nmap et ensuite un Scan SNMP, via un agent
déjà installé sur un poste.

Nous verrons dans le chapitre 3 comment fonctionne FusionInventory pour scanner le réseau.

Consultez le contenu du parc informatique

Maintenant que vous avez tracé le périmètre de ce qu’il faut inventorier, et décidé de la
méthode d’inventaire, votre équipement est censé être présent dans la rubrique Parc de
GLPI.

GLPI ne répondra pas au pourquoi ni au comment, mais vous donnera le contenu de chaque
élément inventorié dans les détails. Jetons à présent un coup d’œil sur une fiche technique.

Pour cela, rejoignez-moi dans Parc > Ordinateur.

Si vous n’avez aucun ordinateur inventorié, je vous invite à consulter le chapitre 4 de la partie
1 de ce cours, afin de procéder à l’installation de FusionInventory sur un poste client
Windows. Sinon, vous pouvez créer une fiche d’ordinateur manuellement.

Consultez les ordinateurs

Dans le menu Parc > Ordinateurs, vous trouverez la liste des ordinateurs de votre parc
comme ci-dessous :
Liste des ordinateurs du parc informatique sur GLPI

C’est dans la fiche ordinateur que vous retrouverez toutes les informations relatives à un
ordinateur. Vous pouvez évidemment les modifier. Vous y retrouverez autant des
informations techniques sur le produit lui-même, que des informations sur l’historique (le
ticketing, les problèmes rencontrés, etc.).

Consultez les logiciels

Afin d’avoir une vue d’ensemble sur les logiciels présents dans votre parc, vous pouvez
cliquer sur Parc > Logiciels et vous obtiendrez la liste des logiciels du parc :
Liste des logiciels du parc informatique sur GLPI

Prenons la fiche du logiciel Adobe Acrobat Reader DC, logiciel massivement utilisé par les
employés d'AstroCookie pour tous les traitements et lectures de PDF. C'est un logiciel pour
lequel il est impératif de surveiller le fonctionnement, la présence sur tous les ordinateurs et
surtout les mises à jour !

La plupart des contrats passés entre AstroCookie et ses clients nécessite l’utilisation de ce
format PDF. Vous devez donc vous assurer qu’il est correctement installé sur chacun des
postes.
Fiche descriptive du logiciel Adobe Acrobat Reader DC

Dans GLPI, les fiches de logiciels se présentent de la même manière que les fiches
d’ordinateurs.

La fiche logiciel vous donne toutes les informations relatives au logiciel en question et sa
présence sur le parc informatique. Elle vous permet de voir où est installé le logiciel sous
forme de liste, avec quelle version, etc.

Vous pourrez ainsi vérifier directement depuis la fiche Logiciel si les machines ciblées d’AstroCookie
ont bien le logiciel installé, sans être obligé d'éplucher chaque fiche Machine dans la rubrique
Logiciel.

L’ensemble des menus est structuré autour de cette logique d'enchevêtrement de fiches, avec
des liens transversaux permettant ainsi de connaître “qui” est lié à “quoi”.

En résumé

Dans ce chapitre, nous avons vu comment choisir ce qu'il vous faut inventorier pour vos besoins
précis et dans le contexte de votre entreprise.

Nous avons également fait un premier tour des premières fonctionnalités de gestion de parc de GLPI.

Dans le prochain chapitre, nous verrons ensemble comment bien organiser votre parc dans
GLPI.

Organisez les éléments de l’inventaire

Nous avons vu qu’une remontée d’information automatique créera de nombreuses fiches Produits.
FusionInventory remonte des informations complètes vers GLPI qui remplit les fiches
automatiquement, permettant ainsi un large panel de résultats pouvant vous servir. Or, nombre de
ces informations ne vous seront pas utiles et risquent de vous gêner plus que de vous rendre service.

Par exemple, si votre parc possède plusieurs versions d’un même logiciel, vous aurez deux fiches
distinctes créées.

Vous aurez également tous les logiciels KB (correspondant aux mises à jour Windows) qui seront
inventoriés, alors que la plupart du temps, la gestion des mises à jour Windows est gérée par un
serveur WSUS. Ainsi, inventorier les KB devient inutile.

Nous allons voir à présent comment utiliser le dictionnaire pour éviter les doublons de fiches, et
comment classer les équipements par lieu ou par entité (ou habilitation).

Évitez les doublons grâce aux dictionnaires

Le dictionnaire d’importation de GLPI est un ensemble de règles qui permettent de regrouper


en une fiche plusieurs objets identiques. 
Par exemple, chez AstroCookie, tous les postes utilisent WinRAR pour compresser et
décompresser des dossiers. En tant que bon gestionnaire de parc, vous inventoriez donc tous
les logiciels de vos utilisateurs, dont WinRAR, afin de savoir où ce logiciel est utilisé et en
quelle version.

Or, vous avez fait les mises à jour du logiciel vers la nouvelle version 5.60? mais uniquement
sur le site de Toulouse? sur lequel vous êtes basé. Les postes des autres sites sont donc encore
sur la version 4.80.

Vous ne voulez pas avoir deux fiches distinctes pour le même logiciel, juste parce que la
version n’est pas la même !

Pour éviter ce problème, les dictionnaires vous permettent de créer des règles qui
fusionneront les fiches dès qu’elles y détectent un mot clé prédéfini. Vous éviterez ainsi
d’avoir deux fiches pour un même logiciel dans Parc > Logiciels !

Voici les étapes pour mettre en place une règle de dictionnaire /

1. Créez une nouvelle règle.

2. Définissez les critères.

3. Définissez l’action à exécuter.

4. Testez la règle.

Créez une règle de dictionnaire

Ouvrez donc votre GLPI avec un compte administrateur (glpi), et rendez-vous dans le menu
Administration > Dictionnaires > Logiciels. Puis, cliquez sur [+] afin de créer une nouvelle
règle :

Ajo
ut d'une nouvelle règle de dictionnaire
Afin de mieux vous y retrouver, donnez un nom parlant à votre règle ; ça vous aidera,
croyez-moi.

Création d'une nouvelle règle Logiciel

Choisissez l'opérateur logique “et” afin que la règle ne s’applique que si tous les critères
sont valides. En choisissant “ou”, elle s’appliquerait si au moins un des critères était validé.

Tant que la règle n'est pas prête, laissez-la "inactive". De plus, comme pour le nom, écrivez
un commentaire pour décrire votre règle.
Une fois la fiche complète, cliquez sur [Ajouter].

Définissez les critères de la règle

Une seconde page s’ouvre ; c’est la deuxième partie, qui va nous permettre de configurer la
règle en détail.

1. Dans le menu Critères, cliquez sur [Ajouter un nouveau critère].

2. Cliquez ensuite sur la liste déroulante et sélectionnez Logiciel.

3. Dans la seconde liste, sélectionnez l’option Contient.

4. Écrivez ensuite "Winrar".

5. Pour finir, cliquez sur le bouton [Ajouter].


Ajout d'un nouveau critère

Le critère étant choisi, nous pouvons ajouter d’autres critères complémentaires qui devront
TOUS être vérifiés, puisque nous avons choisi l'option "et".

Définissez l’action à exécuter

Dans le menu Action, nous allons pouvoir choisir une action à exécuter lorsque les critères
sont validés :

1. Cliquez sur [Ajouter une nouvelle action].

2. Dans le menu déroulant, sélectionner Logiciel.

3. Dans le second menu, laissez Assigner.

4. Dans le champ de saisie, écrivez "WinRAR".

5. Finalisez votre action en cliquant sur [Ajouter].


Ajout d'une nouvelle action

Testez votre règle

Avant d’activer une règle que vous venez de créer, je vous conseille fortement de la tester !
En effet, une règle mal créée pourrait avoir des conséquences fâcheuses pour le rangement de
vos fiches.

Pour poursuivre notre exemple, rendez-vous dans le menu : Accueil > Administration >
Dictionnaire > Logiciels, puis ouvrez la règle que vous voulez tester (dans notre cas, la règle
WinRAR).

1. Cliquez sur le bouton [Tester].

2. Dans le logiciel, écrivez par exemple : "WinRAR 5.4.1".

3. Cliquez ensuite sur le bouton [Tester].

Le test s’effectue, puis le moteur vous indique que votre règle est exécutée lorsqu’un logiciel
avec le nom “WinRAR 5.4.1” est trouvé. C'est bien ce que nous voulons, bingo ! Il vous
indique également quelle est l’action déclenchée. L’effet final sera donc d’avoir une seule
fiche pour toutes les versions différentes de WinRAR !

La simplification des fiches ne signifie pas que le versioning disparaisse. Vous trouverez dans
l’unique fiche de WinRAR toutes les versions du logiciel remontées depuis votre parc !

Une fois vos tests faits et validés, n’oubliez pas d’activer votre règle en cliquant sur “Oui”
dans la rubrique “Actif” de la règle !

Gérez les lieux et les entités

Les lieux et les entités vont vous permettre de classer des équipements par emplacement
géographique, mais également par habilitation.

Différencions donc les deux termes :

 lieu. C’est un emplacement géographique. Il n’a d'intérêt que pour l’être humain qui
consulte la fiche, lui permettant de localiser l’équipement ;

 entité. C’est un périmètre logique permettant d’isoler les équipements et utilisateurs


lui appartenant. Les utilisateurs appartenant à une entité, donc, n’auront pas accès aux
équipements des autres entités. 

Ajoutez des lieux

Vous pouvez gérer vos lieux dans le menu suivant : Configuration > Intitulés > Lieux.

Créez un nouveau lieu en cliquant sur le [+] tout en haut.


Le champ Comme enfant de vous permet de définir un lieu parent déjà existant. Par exemple,
“Bâtiment A” comme enfant du “Campus de la Borde Basse”.

Vous pouvez par exemple créer un lieu pour le site de Lacaune de l’entreprise AstroCookie.
N’oubliez pas de cliquer sur [Ajouter] !

Associez maintenant ce lieu à un ordinateur : allez dans Parc > Ordinateur, puis sélectionnez
l’un de vos ordinateurs et allez dans la section Lieu.

Dans l’exemple ci-dessous, nous visualisons correctement les dépendances de lieux.

Définition du lieu d'un ordinateur

Vous pouvez alors indiquer que l’ordinateur en question se trouve sur le site de Lacaune.

Ajoutez des entités


À la différence des lieux, qui ne sont qu’une simple information géographique, les entités
vont vous permettre de créer des règles discriminantes destinées à verrouiller un utilisateur ou
un technicien dans son seul périmètre d’action.

Par défaut dans GLPI, l’ensemble des utilisateurs sont dans la même entité. Cela signifie
qu’ils ont une vision globale du parc informatique.

Cependant, il sera préférable, pour des raisons de sécurité, ou de simplicité, de verrouiller


chaque utilisateur, technicien et administrateur dans une entité qui ne lui permettra de voir
qu'une partie du parc.

Par exemple, chez AstroCookie, vous voudrez certainement verrouiller l’accès aux éléments
du parc de Toulouse. Ceci permettra d’éviter que tous les gestionnaires des autres parc aient
accès, par exemple,  aux informations relatives au poste du PDG, ultra confidentielles.

Voici une possible organisation des entités du parc informatique :

 un gestionnaire de parc ayant pour responsabilité le parc national ;

 un service Desk pour Toulouse, Castres, Lacaune et Burlats, composé de 2 entités :

o Toulouse avec son technicien associé ;

o Castres, Lacaune et Burlats avec un technicien itinérant responsable des 3 ;

  un service Desk pour Montpellier.


Structure des entités du parc informatique

Vous pouvez accéder à la répartition de ces entités en allant dans le menu Administration >
Entités. Là encore, vous pouvez créez des entités et des sous-entités correspondant à votre
organisation.
Menu Entités

Dès à présent, si un ordinateur est dans l’entité Root entity > Montpellier, alors le gestionnaire
du parc de Montpellier pourra y avoir accès, mais pas celui de Castres.

Attribuez vos équipements à une nouvelle entité

Une fois vos entités créées, il vous faudra associer vos équipements à une entité (autre que
Root entity, entité par défaut).

Dans notre exemple, nous allons transférer nos machines dans l’entité Montpellier :

 rendez-vous dans Parc > Ordinateur ;

 cochez toutes les machines que vous souhaitez transférer, puis cliquez sur le bouton
[Actions] > [Ajouter à la liste des transferts], et cliquez sur [Envoyer] ;
Ajout de l'équipement à la liste de transfert d'entités

 sur la nouvelle fenêtre, sélectionnez l’option "Mode de transfert : Complete" ;

 cliquez ensuite sur Root entity, sélectionnez votre entité (dans notre cas ce sera
Montpellier) et cliquez sur [Exécuter].
Transfert des équipements d'une entité à l'autre

Attendez que le transfert se fasse (opération un peu longue…). Une fois que l'écran ci-dessous
apparaît, c’est bon ! vous avez fini la migration !

Transfert effectué ! 

Utilisation des tags et règle d’importation

Les tags, ou étiquettes, permettent de marquer des machines afin d'effectuer plusieurs actions
automatiques, comme par exemple les classer dans des entités.

Pour automatiser le classement dans une entité grâce aux tags, il faut :

1. Configurer une règle d'importation dans GLPI.

2. Ajouter le tagFusion à l'équipement.

Configurez la règle d'importation dans GLPI

Dans notre exemple, nous souhaitons relier automatiquement une machine à un lieu
géographique. Nous allons donc créer une règle qui prend tous les équipements présentant
l'étiquette "MPL" et les ajouter au lieu Montpellier.

Rendez-vous dans : Administration > FusionInventory > Règle > Règle de lieu.
Liste des règles de lieu de FusionInventory

Cliquez sur le [ + ] pour créer une nouvelle règle !

La logique est à présent la même que lors de la création de la règle de dictionnaire, vue
précédemment. Il s’agit de nommer la règle puis de créer les conditions, suivi des actions à
effectuer si les conditions sont vérifiées.

Remplissez à présent les fiches selon vos critères. Appelons la règle “Montpellier”, et
ajoutons une description et des commentaires permettant de savoir ce que fait la règle.
Ajout d'une nouvelle règle de lieu

Cliquez sur [Ajouter].

1. Dans Critères, cliquez sur [Ajouter un nouveau critère].

2. Dans la première liste, sélectionnez Étiquette FusionInventory, afin de lier au tag


FusionInventory de l’équipement.

3. Dans la seconde liste, sélectionnez Contient.

4. Dans le champs de saisie, “MPL”.

Nous aurions également pu utiliser le nom ou l'adresse de la machine. Encore une fois, d'où
l'intérêt d'avoir une bonne convention de nommage et d'adressage !

Configurez maintenant l'action à effectuer :

1. Rendez-vous dans le menu [Actions] → [Ajouter une nouvelle action].

2. Dans la première liste, sélectionnez Lieu.

3. Dans la seconde liste, sélectionnez Assigner.

4. Dans la troisième liste, sélectionnez Montpellier.

5. Cliquez sur [Ajouter].

Là encore, il vous faudra tester cette action via le moteur de règle, en prenant par exemple le
nom de l’étiquette de votre équipement.

Et n’oubliez pas d’activer votre règle une fois testée !

Ajoutez le tag FusionInventory sur la machine cliente

Pour ajouter les tags dans FusionInventory, si vous ne l’avez pas fait pendant l’installation,
vous devrez passez par la base de registre. Dans notre cas, nous ne l’avons pas fait à
l’installation (dans la partie 1), nous devons donc le faire ici via la base de registre :

 pour ce faire, dans Windows, cliquez sur le menu Démarrer et cherchez “Regedit” ;

 ouvrez Regedit et rendez-vous à l’adresse suivante :


Ordinateur\HKEY_LOCAL_MACHINE\SOFTWARE\FusionInventory-Agent

 vous y trouverez une clé de registre, en bas de la liste nommée “Tag”. Double-cliquez
dessus et ajoutez vos tags séparés d’une virgule. Nous concernant, nous ajouterons le
tag "MPL".

Et voilà ! N’oubliez pas de redémarrer votre ordinateur à la suite de cette manipulation !


Est-il nécessaire de vous rappeler que toucher à la base de registre de Windows est risqué ?
Soyez vigilant dans vos manipulations. Au pire, en cas de doute, sauvegardez d’abord votre
base de registre avant de la modifier.

Si vous avez correctement géré votre règle d’import, GLPI va détecter l'étiquette via
FusionInventory Agent, et classer la machine dans le lieu géographique "Montpellier".

Obtenez des rapports statistiques sur votre parc

Ça y est ! Vous avez fait l’inventaire des équipements de votre parc. Vous avez classé vos
équipements sur GLPI et tout organisé grâce aux lieux, aux entités, et même automatisé ce
classement grâce aux tags.

Il est temps de montrer votre travail à votre hiérarchie ! Votre direction vous demandera
régulièrement des statistiques et documents expliquant clairement les constituants du parc
informatique.

Pour cela, vous pouvez produire un Rapport directement depuis GLPI dans le menu Outils >
Rapports.

Le “Rapport par défaut”, comme vous pouvez le voir ci-dessous, vous donnera l’information
globale des remontées du parc (différents types d’équipements, logiciels, etc.). Ainsi, vous
aurez une vue d’ensemble de ce à quoi ressemble votre parc informatique.
Chaque liste d’inventaire (Menu > Parc) peut être enregistré et exporté en format PDF. Ainsi,
vous posséderez une liste exhaustive des éléments de votre inventaire.

C’est pas un peu léger pour mes stats ?

Il est vrai que le menu par défaut des statistiques et rapports est plutôt faible. Il existe
toutefois, dans les plugins de GLPI, deux plugins nommés “Plus de Rapports” et “More
Reporting”. Ces derniers vous permettront d’obtenir un ensemble de statistiques, et même de
personnaliser vos rapports.

N'hésitez pas à les installer et à vous plonger dans la documentation dédiée !

 Additional Reports ;

 More reporting GLPI plugin. 

En résumé

Ça y est ! Vous en savez plus sur comment organiser votre parc. Vous avez vu comment :

 créer des règles de dictionnaires, afin de fusionner des éléments du parc ;

 créer des lieux et des entités, afin de classer les équipements de votre parc, leur
attribuer une position géographique et gérer les accès ;

 automatiser l'organisation du parc grâce aux règles de lieux et aux tags


FusionInventory ;

 Créer des rapports, afin de communiquer le contenu du parc.

Dans le prochain et dernier chapitre de cette deuxième partie, nous verrons comment gérer les
imprimantes ainsi que les cartouches.

Gérez vos imprimantes et leurs consommables

Vous avez la maîtrise de vos ordinateurs, ainsi que des équipements annexes. Vous avez appris à
classer ces éléments selon des règles établies dans le dictionnaire et l’import de FusionInventory.

Dans ce chapitre, nous verrons comment gérer les imprimantes, leurs cartouches, ainsi que
les consommables.

Gérez vos imprimantes

Il y a deux façons d’inventorier des imprimantes :

1. Manuellement, en remplissant sa fiche à la main.

2. Automatiquement, par un scan réseau via l’agent FusionInventory.


Ajoutez manuellement les imprimantes au parc

Pour ajouter manuellement une imprimante, comme tout équipement, cliquez sur [ + ] dans Parc >
Imprimante, et remplissez la fiche technique de votre nouveau produit. Il y a de nombreuses
informations ; vous n’êtes pas obligé de toutes les remplir, mais ça vous donne un ordre d’idée du
temps que cela peut vous prendre si vous souhaitez faire une gestion de parc assidue.

Cependant, les informations sur le fabricant et sur le modèle sont des informations
obligatoires !

Une fois vos informations saisies, cliquez sur [Sauvegarder].

Ajoutez automatiquement vos imprimantes

Déclarez les réseaux existant

Avant de pouvoir ajouter vos imprimantes automatiquement, il vous faut déclarer les réseaux
existant. La manipulation est simple, mais toutefois nécessaire pour un bon fonctionnement de
l’intégration au réseau.

Pour déclarer un réseau dans FusionInventory, rendez-vous dans : Administration > Fusion
Inventory > Réseau > Plages IP > [ + ].

Dans le menu de création, remplissez la fiche concernant le réseau de votre entreprise.

Création d'une plage IP sur GLPI

Voici pour l’exemple la plage IP du réseau de Montpellier de l’entreprise AstroCookie. Pour


finaliser, cliquez sur [Ajouter].

Créez la tâche de scan du réseau

Nous allons à présent créer la tâche qui permettra de scanner le réseau.

1. Rendez-vous dans Administration > Fusion Inventory.

2. Dans le sous-menu, rendez-vous dans Tâches > Gestion des Tâches.

3. Cliquez sur le [ + ] pour créer votre nouvelle tâche, et appelez-la “Scan Réseau”.

4. Cliquez ensuite sur [Ajouter].

Configurez le job du scan

Votre tâche est créée, il vous faut maintenant la configurer ! Pour cela, nous allons utiliser un
job qui permet d’exécuter une tâche.

1. Allez au menu [Configuration des jobs].


2. Cliquez sur [Ajouter un job].

3. Nommez votre job. Sélectionnez, dans la liste des méthodes du module, l’option
“Découverte réseau” et cliquez ensuite sur le bouton [Ajouter].

À présent, deux parties grisées, “Cible” et “Acteur”, apparaissent :

Création d'un job de scan réseaux


 Cibles : correspond à la cible visée par le job (dans notre cas, le réseau à scanner).

 Acteur : correspond à l’agent FusionInventory qui va exécuter le job.

Ajoutez une cible à votre job

GLPI a besoin de déléguer les jobs qu’il crée. Pour ce faire, il prépare ses ordres et les envoie
à des agents FusionInventory installés sur les machines clientes.

Cliquez maintenant sur l'icône [+] blanche à côté de Cibles > Plage IP > Sélectionner votre
réseaux (rappelez-vous, nous avons créé plus haut le réseau de Montpellier).

Finalisez en cliquant sur [Ajouter cible].

Ajoutez un acteur à votre job

Il est temps de finir notre tâche en lui assignant l’acteur qui va exécuter le job pour GLPI.

1. Cliquez sur le [+] blanc à côté de [Acteurs].

2. Type d’acteur : Agent.

3. Sélectionnez ensuite dans la liste déroulante l’agent qui exécutera votre job.

4. Cliquez sur [Ajouter acteur].

5. Finalisez en cliquant sur [Mettre à jour].

Ajout
d'un acteur au job de scan réseau

Activez le job de scan


Maintenant que le job est créé, il est temps de l’activer :

1. Allez dans Gestion des tâches, sur la fiche du job.

2. Cochez Actif.

3. Cliquez sur [Sauvegarder].

Voila ! Le job est actif, regardons ensemble son état.

Rendez-vous à présent dans le sous-menu Tâches > Supervision / Logs. Normalement, vous
devriez voir ceci, c’est-à-dire rien...

Sous interface web, afin de voir l’avancée d’une tâche, il est nécessaire de rafraîchir la page
pour voir l'évolution des tâches. Par expérience, je vous conseille de régler l'intervalle de
rafraîchissement sur 5 secondes.

Ac
tivation du job de scan

C’est normal, car il est temps de lancer l’exécution des tâches automatiques, afin que
l’agent soit informé de la demande du job !

Le gestionnaire des actions automatiques

Pour que le gestionnaire de tâches automatiques fonctionne, il vous faudra exécuter le Task
Scheduler une première fois pour qu’ensuite, cela soit pris automatiquement en compte.

Pour cela, vous aurez besoin d'avoir correctement installé le cron, comme vu dans le chapitre
4 de la partie 1.

Pour vérifier que le task scheduler fonctionne :


 rendez-vous dans Configuration > Actions Automatiques ;

 dans la liste des actions automatiques, cherchez la tâche nommée Taskscheduler ;

 cliquez sur la fiche, puis sur le bouton [Exécuter].

Exécutez la prise en charge d’un job par l’agent FusionInventory

Pour activer et vérifier l’état de l’avancement d’un job, il faut aller sur la tâche et cliquer
sur le bouton [Forcer le démarrage], après s’être assuré que le job est bien actif !

Forcer le démarrage d'un job

À présent, vérifions l’effet du démarrage :

 retournez dans Administration > Fusion Inventory ;


 ouvrez le sous-menu Tâches > Gestion des tâches ;

 Cliquez sur votre tâche, puis sur le troisième menu de la fiche, Exécution des jobs ;

 Le statut est désormais en Préparé (pensez à dérouler pour avoir plus de détails).


Exécution d'un job

N’oubliez pas de mettre l’intervalle de rafraîchissement sur 5 secondes !

Notre serveur étant prêt à envoyer le job, il faut désormais que le client communique avec le
serveur pour être informé qu’un job l’attend.

Voici le processus :

1. L’agent remonte l’inventaire vers le serveur.

2. Le serveur enregistre les modifications et informe des jobs à accomplir.

3. L’agent réceptionne le job, s'exécute et remonte les informations au serveur.

4. Le serveur réceptionne les résultats du job et les enregistre.

Il va donc falloir déclencher manuellement, pour un effet immédiat, l’inventaire de la


machine.

Pour ce faire :

1. Ouvrez le serveur web de l’agent Fusion, grâce à l’adresse IP de la machine cliente et


au numéro de port (62354), ex :  http://192.168.1.40:62354/.

2. Cliquez sur Force an Inventory.


Une fois l’inventaire transmis à distance, le serveur devrait exécuter le job. Vous pourrez
consulter les résultats du job en revenant sur le menu Exécution des Jobs de la tâche.

La tâche est désormais passée en En cours. Vous pouvez encore cliquer sur le nom de l’agent
pour avoir plus de détails !
Job de scan en cours d'exécution

Une fois le job terminé, le résultat passe en Succès (en vert) ou en Erreur (rouge) en cas d'échec dans
le job !
Succès du job

Les machines inventoriées apparaîtront désormais dans GLPI !

Gérez vos cartouches et consommables

Inventorier les cartouches d’encre

Nos imprimantes étant présentes, nous allons pouvoir y associer des cartouches pour une
gestion optimale !

Vous pouvez remplir de nouvelles fiches de cartouches dans Parc > Cartouches > [ + ] avec
le type d'imprimante correspondant, le modèle de la cartouche, les informations de gestion,
etc. Voici un exemple, après ajout de 10 cartouches :
Liste des cartouches

Associez une cartouche à une imprimante

Une fois vos cartouches créées, vous pouvez les associer à une imprimante :

1. Rendez vous dans Parc > Imprimantes.

2. Dans la liste, sélectionnez l’imprimante cible.

3. Dans la rubrique Cartouches, cliquez sur la fiche de votre imprimante.

Si vous avez correctement rempli les fiches, les cartouches correspondant à vos imprimantes
s'afficheront automatiquement dans la liste.

Sélectionnez la cartouche souhaitée, le nombre et cliquez sur [Installer].

Remplacez une cartouche usée

Toujours dans la même fiche, une fois que vous avez remplacé physiquement la cartouche de
l’imprimante, il est temps pour vous de la retirer du stock dans GLPI.

Pour ce faire, retournez dans la fiche de l’imprimante (Parc > Imprimantes), et après avoir
cliqué sur l’imprimante cible, cliquez à gauche, dans le menu de la fiche, sur [Cartouches] :

1. Sélectionnez la cartouche et cliquez sur le bouton [Actions].

2. Dans le menu déroulant, sélectionnez Fin de vie.

3. Cliquez sur [Envoyer].

Maintenant que la cartouche est en fin de vie, vous pouvez cliquer sur [Installer] pour
installer une nouvelle cartouche dans l’imprimante ! (Même manip que celle que nous avons
vue précédemment).

Gérez vos consommables

Les consommables sont des équipements informatiques ou électroniques à courte durée de


vie ou tout simplement des fournitures de bureau.

Gérés de la même façon que les cartouches, les consommables ont une rubrique qui leur est
dédiée.

Dans notre exemple, nous allons créer un stock de ramettes de papier pour nos imprimantes
du site de Montpellier.

1. Rendez-vous dans Parc > Consommables > [ + ].

2. Une fois la fiche complétée, cliquez sur [Ajouter] et retournez dans la liste des
consommables.
À présent, vous pouvez cliquer sur votre fiche de ramettes de papier et remplir, comme
précédemment, pour les cartouches, les informations complètes.

Vous voilà avec une gestion de stock complète !

En résumé

Dans ce chapitre, nous avons vu comment inventorier les imprimantes et les consommables du parc
informatique d'une entreprise :

 vous avez inventorié manuellement des imprimantes ;

 vous avez inventorié dynamiquement les imprimantes du parc grâce au scan réseau,
avec FusionInventory ;

 vous avez géré les consommables et cartouches.

Dans la prochaine et dernière partie, nous verrons comment gérer administrativement et


financièrement le parc informatique de l'entreprise.

Découvrez la gestion administrative et financière de parc informatique

Bienvenue dans cette troisième et dernière partie de notre cours de gestion de parc informatique.
Nous avons vu ensemble 2 de vos 4 responsabilités principales en tant que gestionnaire de parc
informatique :

 l’inventoring. Nous avons vu ensemble comment effectuer l’inventaire de votre parc


informatique, manuellement et automatiquement avec FusionInventory ;

 la continuité de service matériel. Vous avez appris à organiser votre parc afin de


mieux vous y retrouver et vous assurer de son bon fonctionnement. De plus, vous
assurez maintenant la fluidité de l’utilisation et du renouvellement des consommables
d’imprimante.

Désormais, il nous faut voir ensemble comment assurer le suivi administratif ainsi que financier des
éléments de votre parc :

 la gestion administrative du parc. Nous verrons au deuxième chapitre comment


assurer le suivi des licences logiciels, des fournisseurs et des contrats ;

 l'évolution financière du matériel. Au troisième et dernier chapitre, nous aborderons


la manière de gérer un budget dans GLPI.

Pour commencer, dans ce premier chapitre, il nous faut voir ensemble comment se déroule le cycle
de vie d’un équipement dans votre parc informatique. Nous verrons également comment l’orienter
au maximum vers le respect de l’environnement, et éviter le gaspillage.

Maîtrisez le cycle de vie d’un équipement du parc


Pour pouvoir gérer correctement chaque équipement de votre parc, de l’achat de l’équipement
à sa fin d’utilisation, il vous faut maîtriser son cycle de vie. Voyons ensemble les 5 grandes
étapes de ce cycle.

Cycle de vie d'un équipement sur le parc informatique


Identifiez le besoin de vos utilisateurs

Tout achat de nouvel équipement commence par l’expression d’un besoin de la part des
futurs utilisateurs. Votre rôle sera de récolter les demandes et de les comprendre pour savoir
ce qu’il faut acheter pour votre parc. Vous devrez également confronter ces demandes aux
contraintes financières fixées par la DSI.

Demandez un devis à vos fournisseurs

Une fois le besoin et le budget identifiés, vous devrez trouver un ou plusieurs fournisseurs et
leur demander un devis. Vous choisirez alors le devis correspondant le mieux à vos
contraintes et à vos besoins.

Achetez et mettez en service votre équipement

Une fois le devis validé, vous pourrez commander le produit et le réceptionner, puis le mettre en
service sur votre parc. Ceci pourra demander du temps d’installation, mais aussi de formation de vos
collaborateurs à l’utilisation de l’outil.

Attention à bien vous accorder en amont avec votre fournisseur sur les délais de livraison. Si
vous commandez régulièrement des équipements, vous risquez de travailler en flux tendu et
donc d’avoir besoin de connaître précisément la date de livraison de chaque produit. Sinon,
vous serez rapidement dépassé ! Il vous faut donc valider cette date avec votre prestataire au
moment de la commande.

En entreprise, entre la commande et le règlement de cette commande il peut y avoir un délai


de facturation. Le plus souvent, les entreprises règlent leurs fournisseurs entre 30 et 45 jours
après la commande.

Sur cette question, la loi dit que le délai ne peut pas dépasser 60 jours net ou 45 jours fin de
mois, si c’est précisé en amont du contrat d’achat.

Prenons un exemple :

Vous émettez votre commande le 10 décembre. Deux cas de figure :

 60 jours calendaires : vous devez régler votre facture pour le 8 février au plus tard.

 45 jours fin de mois : vous devez régler votre facture pour le 15 février au plus tard.

Faites attention à toujours être dans les règles lors de vos paiements. Au-delà des pénalités par
jour de retard, vous risquez une amende de 75 000 à 2 millions d’euros ! N’hésitez pas à en
discuter avec votre service Comptabilité qui est là pour ça.

Inventoriez votre nouveau matériel

Une fois l’équipement mis en service, et régulièrement (au moins une fois par an), vous
devrez faire l’inventaire de votre parc pour pouvoir identifier vos nouveaux éléments.
Ceci vous permettra également de faire le point sur l’existant et donc de savoir quels
équipements nécessitent de la maintenance, une mise à jour, ou un remplacement. C’est donc
grâce à cet inventaire que vous faites passer certains équipements à l’étape suivante : la
réforme.

Réformez vos équipements en fin de vie

À la fin de son cycle, l’équipement disparaît du parc informatique. Cependant, il garde toutes
ses informations dans GLPI ! Il est réformé. Vous devrez alors choisir que faire de cet
équipement. Pour cela, plusieurs options s’offrent à vous :

 vous pouvez jeter votre équipement. Bien souvent, ça vous demandera un peu de
logistique et d’organisation, car il faudra amener l’appareil à la déchèterie, ou le faire
emporter, ou alors le déposer en point de collecte ;

 vous pouvez le démonter afin d’en récupérer les pièces détachées pour les réutiliser
plus tard. Ceci pourra être bien utile lors de pannes partielles d’autres équipements !

 vous pouvez faire le choix du Green IT et faire don de votre appareil à des
associations, des écoles, ou directement au personnel de votre entreprise.

La date de réforme correspondra alors à la date de retrait de l’équipement du parc informatique.


Attention à ne pas confondre avec la date de dernier inventaire physique, correspondant à la
dernière fois à laquelle vous aurez pointé physiquement la présence de votre équipement.

En résumé

Dans ce chapitre, nous avons vu ensemble quel était le cycle de vie d'un équipement informatique
en entreprise. Ce cycle se déroule en 5 étapes :

1. Identification du besoin des utilisateurs.

2. Demande d'un devis aux fournisseurs.

3. Achat et mise en service de l'équipement.

4. Inventaire du nouveau matériel.

5. Réforme des équipements en fin de vie.

Dans le prochain chapitre, nous verrons dans les détails comment gérer administrativement
les équipements et logiciels inventoriés. Nous verrons comment ajouter un fournisseur, des
contacts et des contrats. Nous terminerons par l'utilisation de la GED intégrée à GLPI, ainsi
que le fonctionnement des licences et abonnements.
Gérez administrativement votre parc

Maintenant que vous avez une meilleure compréhension de l’ensemble des phases par lesquelles va
passer chaque équipement informatique sur votre parc, il est temps de voir ensemble comment
assurer ce suivi administratif grâce à GLPI.

Nous découvrirons en premier lieu le fonctionnement des licences logiciels. Ainsi, nous
verrons comment se gèrent les licences pour des produits propriétaires comme la suite Office.
Par la suite, nous verrons la gestion des fournisseurs, des contacts et des contrats. Pour
conclure ce deuxième chapitre, nous verrons le fonctionnement des outils complémentaires de
GLPI comme la gestion des documents (GED) permettant de consulter les contrats, par
exemple, directement depuis notre outil d’ITSM.

Gérez vos licences logiciels

Créez une licence logiciel

Maintenant que le parc informatique de votre entreprise est clairement inventorié et organisé,
votre DSI souhaite lister les licences et suivre leur utilisation. En effet, des licences
comme Microsoft Office 2016 sont soumises à un strict comptage, car elles sont onéreuses.

Créer une licence nécessite que le logiciel concerné soit listé dans la partie Parc > Logiciels.
Si vous n’avez pas Office 2016 installé sur votre ordinateur, vous pouvez créer la fiche
manuellement pour la suite du cours. Si Office est installé, FusionInventory devrait l’avoir
remonté automatiquement.

Rendez-vous, à présent, dans Gestion > Licences > [+] pour créer une nouvelle licence :
Nouvelle licence

Vous aurez alors un ensemble d’informations à saisir. Sachez que, encore une fois, le champ
“enfant de” vous permet de désigner le logiciel comme enfant d’un autre, comme par
exemple une licence Word de la suite Microsoft Office.

Le “nombre” correspond au nombre de licences disponibles à attribuer à des postes. Ce


nombre sera automatiquement décrémenté lorsque vous attribuerez le logiciel à un autre
ordinateur, vous permettant de facilement vérifier que vous êtes en règle sur le nombre de
postes par logiciel.

Comme d’habitude, aucun champ n’est obligatoire, mais il sera plus facile de suivre votre
gestion si vous saisissez un maximum d’informations.

Une fois cette page remplie, cliquez sur [Ajouter].

De retour dans la liste des licences, votre licence Office qui apparaît ! Vous pouvez retourner
sur la fiche pour accéder désormais aux détails de la licence.

Sur cette fiche, vous retrouverez de nombreuses informations qui vous seront utiles pour
vérifier l’assignation et l’état de vos licences : un résumé des informations, la liste des
ordinateurs auxquels est rattachée la licence, le contrat associé, etc.

Associez une licence à un logiciel

Une fois que vous avez créé votre logiciel et votre licence, vous pouvez procéder à
“l’installation” de la licence logiciel pour l’ordinateur concerné. Ceci va permettre
d’associer un exemplaire de la licence à l’ordinateur en question. Ouvrez la fiche de
l’ordinateur où nous allons installer Microsoft Office 2016.

Dans Parc > Ordinateur > Ouvrez votre ordinateur. Dans le sous-menu, allez dans
“Logiciels”.
Attribution d'une licence à un logiciel

Dans la liste déroulante (entourée en rouge ci-dessus), sélectionnez le logiciel Office 2016 et
cliquez sur le bouton “Installer”.

Vous pouvez à présent retourner dans Parc > Logiciels et ouvrir la fiche du logiciel concerné.

Dans le sous-menu “Installations”, nous voyons la présence des licences logiciel !


Liste des ordinateurs sur lesquels sont installées les licences

À quoi ça sert tout ça ?

Bien sûr, il ne s'agit pas d'installer réellement les logiciels sur les ordinateurs depuis GLPI. En
fait, ça permet simplement de décompter le nombre de licences utilisées quand vous avez un
compteur de licences. Si votre entreprise a acheté 10 licences et que le logiciel est installé sur
12 postes, vous êtes dans l'illégalité !

Que dit la loi ?

L’article L335-3 du code de la propriété intellectuelle définit l'illégalité de copie et


d’utilisation sans l’accord de son auteur. Une licence logiciel étant un “contrat” entre le
créateur et l’acheteur, autorisant ce dernier à utiliser la propriété du créateur. Toute
violation constitue une violation du droit d’auteur, exposant votre entreprise à de très lourdes
sanctions :

 pour une personne physique, 2 ans d’emprisonnement et 150 000 € d’amende ;

 pour une personne morale, la fermeture de l’établissement, 7 ans de prison et 750 000
€ d’amende !

En tant que gestionnaire de parc, vous avez la responsabilité du respect des licences en
entreprise. Pour faire simple, vous êtes co-responsable avec votre DSI, s’il y a acte de
piratage logiciel. S’il y a sanction de l’entreprise par une autorité légale et que vous aviez
caché cette utilisation, l’entreprise peut se retourner contre vous, à commencer par un
licenciement pour faute lourde. Donc ne plaisantez pas avec ça, vous risquez gros !

Gérez vos fournisseurs, contacts et contrats

Afin de suivre les fournisseurs de vos logiciels et matériels, ainsi que les contrats que vous
avez avec eux, GLPI vous permet de créer des fiches Fournisseur, des fiches Contact,
correspondant à votre contact dans l’entreprise prestataire, ainsi que des contrats associé à
ces contacts.
Structure Fournisseur > Contact > Contrat

Ajoutez un fournisseur

Les fiches Fournisseurs vous permettront d’avoir une vue d’ensemble sur les contrats que
vous avez avec chaque prestataire.

Pour en créer un nouveau, allez dans Gestion > Fournisseurs > [+].


Création d'un nouveau fournisseur

Créons un fournisseur au nom de DELL, que nous pourrons utiliser pour la suite.

Ajoutez un contact à votre fournisseur

Le contact correspondra à la personne de l’entreprise fournisseur qui traitera avec vous.


Vous pourriez avoir plusieurs contacts par fournisseur. Par exemple, chez Microsoft, vous
pourrez avoir un contact pour les logiciels de bureautique et un pour les ordinateurs.

Pour créer votre contact, allez dans Gestion > Contacts > [+].

Une fois notre contact créé, nous pouvons retourner dans la fiche de ce dernier, et nous rendre
dans le sous-menu Fournisseurs pour l'associer à un fournisseur.
Attribution d'un contact à un fournisseur

Dans ce sous-menu, vous pourrez choisir, dans la liste des fournisseurs, celui auquel notre
contact est associé (dans mon exemple, Dell), et cliquer sur [Ajouter].

Le lien est désormais effectif !

Ajoutez un contrat avec votre contact

Afin de savoir quels contrats vous avez et le contact associé à chacun, vous pourrez entrer
des fiches de contrat décrivant les termes de chacun de ces contrats dans GLPI.

Pour créer un nouveau contrat, rendez-vous dans le menu Gestion > Contrat > [+]. Nous
allons pouvoir créer un contrat que nous associerons ensuite à notre fournisseur.
Création d'un nouveau contrat

Sur cette fiche du contrat, vous retrouverez notamment le préavis en cas de rupture du
contrat, la périodicité (donc la durée du contrat) et le type de reconduction.

Vous pouvez également spécifier des heures d’intervention ; par exemple, si vous avez une
garantie de temps de rétablissement, vous pouvez saisir ici les horaires auxquels votre
fournisseur pourra intervenir sur votre parc (5 jours ouvré ? 24/24 7J/7 ?).

Une fois les informations saisies, cliquez sur [Ajouter].

Une fois sur la liste, vous pouvez cliquer sur le contrat listé et finir de remplir la fiche. Vous
pourrez alors entrer les coûts associés au contrat, ainsi que le fournisseurs, en sélectionnant
celui que vous avez créé plus haut.

Il est temps de voir le résultat de nos manipulations, en vérifiant que le contrat et le contact
sont bien associés au fournisseur.

Retournez dans Gestion > Fournisseurs > Sélectionnez votre fournisseur pour naviguer
ensuite dans les deux sous-menus : Contacts et Contrats. Vous constaterez ainsi que le
fournisseur est bien associé au contact et au contrat. 

Gérez vos documents électroniquement avec GLPI

Tout ce que nous avons vu jusqu’à présent dans GLPI consistait à créer des fiches rassemblant
plusieurs informations, mais jamais des documents eux-mêmes. Or, il vous sera utile
d’associer à une fiche contrat le contrat lui-même, signé par tous. Pour cela, vous pourrez
utiliser la fonctionnalité de gestion électronique des documents de GLPI.

Pour importer un nouveau document dans GLPI, rendez-vous dans le menu Gestion >
Documents > [+]. Comme tout élément répertorié dans GLPI, les documents ont eux aussi
besoin d'une fiche !
Création d'une nouvelle fiche Document

Le type MIME est le type de média du document. Il existe dix types de MIME :
Application, Audio, Example, Font, Image, Message, Model, Multipart, Text et Video.

En revenant dans la rubrique Documents, vous verrez apparaître votre document. Vous
pouvez alors lier ce document à n'importe quel objet dans GLPI.

Par exemple, si le document est une facture d’ordinateur, nous pourrons l’associer à
l’ordinateur en question. Pour cela, rendez-vous dans Parc > Ordinateur > Ouvrez la fiche de
l’ordinateur > Sous-menu Documents. Vous pouvez sélectionner la fiche du document
précédemment créé. 

En résumé

Dans ce chapitre, nous avons vu comment fonctionne l’administration d’un parc informatique !

 Vous avez créé et géré des licences logiciels en les associant à des ordinateurs,
permettant ainsi de suivre automatiquement le nombre de licences disponibles ;

 vous avez créé des fiches pour vos fournisseurs, vos contacts chez ces fournisseurs et
vos contrats avec eux, et vous les avez associés les uns aux autres ;

 vous avez créé des fiches pour gérer vos documents directement sur GLPI, comme
vos contrats ou vos factures ;

 nous avons également vu vos devoirs et les points de vigilance du cadre légal que
vous aurez à respecter tout au long de votre carrière.

Dans le prochain et dernier chapitre, nous verrons ensemble comment gérer les finances de
votre parc informatique dans GLPI. Vous ferez connaissance avec le jargon du monde de la
gestion financière, mais pas de panique ! je vous guiderai tout du long.

Gérez financièrement votre parc

Dans ce dernier chapitre, nous allons élaborer ensemble une grande part de la gestion
financière dans GLPI. Nous verrons comment créer un budget et comment lui associer des
équipements ou logiciels.

Je ne vais pas prétendre faire de vous un comptable ou un gestionnaire financier en un seul


chapitre, ceci est un métier à part entière. Mais je vais tout de même vous aider à comprendre
la langue de vos collègues du service Finances.

Découvrez la notion d’amortissement

Pour gérer un parc d’un point de vue financier, vous avez besoin de quelques petites astuces
de compréhension et des termes associés. Notamment, il vous faut comprendre ce qu’est
l’amortissement.
L’amortissement désigne la répartition du coût d’achat d’un équipement sur sa durée
d’utilisation. Ceci permet de répartir les coûts, et donc les impôts, lors de l'acquisition de
nouveau matériel.

Par exemple, lorsque j’achète un ordinateur à valeur de 600 €, je peux décider de l’amortir sur
3 ans. Je peux également décider du type d'amortissement :

 linéaire. En l'amortissant linéairement, je rembourserai chaque année 200 € de la


somme totale ;

 régressif. En l'amortissant de manière régressive, je choisis de ne pas amortir le même


montant chaque année. Par exemple : 300 € la première année, puis 200 € la suivante
et 100 € la dernière.

Quel que soit le cas de figure, au bout de 3 ans, le coût initial de l'ordinateur est entièrement
amorti (200€ x 3 ou 300€ + 200€ + 100€).

Cette notion d’amortissement est importante dans la gestion financière, car elle aura un
impact sur les budgets du service. En effet, si trop d’équipements sont en cours
d’amortissement, il sera compliqué de négocier du budget pour acheter du nouveau matériel.

En pratique, une entreprise amortit le plus souvent sur 3 ans, contre 5 ans dans la fonction
publique.

Ne paniquez pas, c’est votre direction ou le service financier qui vous donnera le type
d’amortissement et la valeur du coefficient !

Créez et gérez votre budget dans GLPI

La direction Informatique vous a donné un budget à respecter pour le parc informatique de


Montpellier : 80 000 € pour les dépenses en logiciels pour les 3 années à venir. C’est votre
rôle de créer ce budget dans GLPI, afin de le suivre facilement.

Rendez-vous dans Gestion > Budgets > [+].

Entrez toutes les informations relatives à votre budget : le montant, le nom du budget (par
exemple “Logiciels internes 2019”), le lieu, etc.

Pour un budget, il est important de préciser une date de début et de fin.


Création d'un nouveau budget sur GLPI

J’ai également créé un budget pour les achats informatiques sur l’année. J’ai donc deux
budgets créés. Nous allons pouvoir distribuer tout cet argent dans notre parc !

Allez dans Parc > Ordinateurs > Gestion > [Activer les informations administratives et
financières].

Maintenant que vous avez créé vos budgets, vous pouvez associer chaque ordinateur et
chaque logiciel à un budget. Ceci vous permettra également de remplir les informations du
cycle de vie de l’ordinateur.
Informations administratives et financières d'un ordinateur

Ici, je peux donc remplir chaque section :

Cycle de vie du matériel

L’ordinateur a été acheté le 1er juin 2018. Il a été reçu et mis en service ce même jour. Pour
l’instant, pas de date de réforme !

Informations financières et administratives

L’ordinateur m'a coûté 800 € avec une extension de garantie de 40 € pour 3 ans
supplémentaires. L’amortissement est linéaire et sur 3 ans. Le taux du coefficient
d’amortissement est de 1,25.

Le budget correspondant est celui des achats informatiques de 2018 ; j’ai donc choisi le
budget préalablement créé nommé “Achat informatique 2018”.

La criticité business représente l'importance et l'urgence de ce matériel par rapport au


fonctionnement de l'entreprise, ou à l'atteinte de ses objectifs. Ici, la DSI considère que sans
cet ordinateur, l’utilisateur concerné ne pourra pas rendre ses dossiers commerciaux pouvant
aboutir à un gros contrat. Il est donc critique.

Informations sur la garantie

La garantie court à partir de la date d’achat, jusqu’à 56 mois. Une fois les informations
entrées, n’oubliez pas de bien cliquer sur le bouton [Sauvegarder].

En retournant dans Gestion > Budgets > “Achat informatique 2018”, nous pouvons voir que
le budget s’est vu associer l’ordinateur, déduisant un montant de 800 €.
État du budget après association de l'ordinateur

Et dans le sous-menu Éléments, nous retrouvons l’ordinateur Math-Lenovo.


Détail des ordinateurs associés au budget

Félicitations, vous savez à présent créer un budget et y ajouter des éléments !

Générez des rapports pour votre direction

Grâce à GLPI, vous pourrez donner des statistiques globales sur les dépenses du service
Informatique. Cette fonctionnalité permet de simplifier la budgétisation de fin d’année.

Pour proposer ce genre de rapports à votre directeur financier ou à votre direction


Informatique, rendez-vous dans Outils > Rapports.
Générer un rapport sur GLPI

Dans le menu déroulant, deux rapports nous intéresseront :

 le rapport de vision globale de la valeur du parc ;

 un rapport résumant les dépenses en consommables.

Rapport de vision globale de la valeur du parc

Avec le rapport Informations financières et administratives du matériel, vous obtiendrez le


coût du matériel et vous aurez donc une idée de la valeur d’immobilisation corporelle.

Voyons le rapport généré par l’ensemble des manipulations faites pendant ce cours.

Nous retrouvons donc la valeur, ainsi que la valeur nette comptable. Le résultat est bien
entendu exportable, pour envoyer tout cela par courriel au service Finances.

Rapport résumant les dépenses en consommables

Grâce au rapport "Autres informations financières et administratives (Licences, cartouches,


consommables)", vous pourrez afficher dans un rapport le total de consommables dépensés.

Les consommables ne faisant pas partir des valeurs d’immobilisation matérielle, car étant voués à
être consommés rapidement, ils font partie d’une autre rubrique (Consommables). Ils représentent
tout de même une grande part de la dépense financière courante d’un SI.

Dans cette rubrique, vous pourrez donc générer le rapport sur les dépenses et l’envoyer au service
financier pour vos bilans !

Générez des rapports avec plus d’informations

Comme vu dans le chapitre 2 de la partie 1, n’oubliez pas qu’il existe des plugins GLPI permettant de
créer des rapports avec plus de détails et plus d’informations, ainsi que des graphiques et visuels plus
explicites :

 Additional Reports ;

 More reporting GLPI plugin. 

Un dernier mot

C’est la fin de ce cours sur la gestion de parc informatique avec GLPI ! J’espère qu’il vous a plu et que
vous y avez trouvé tout ce dont vous aurez besoin pour votre projet professionnel. Sachez que ça a
été un plaisir pour moi de développer ce cours et de vous accompagner dans votre apprentissage.

N’oubliez pas que le rôle de gestionnaire de parc est au cœur des métiers de l’informatique,
puisqu’il est à l’intersection de tous les services. Vos responsabilités sont multiples, et c’est sur vous
que repose la qualité de l’expérience utilisateur en entreprise, dans son utilisation des ressources
informatiques.

Vous êtes désormais prêt pour le dernier quiz que vous trouverez à la suite de ce cours !

À très bientôt sur OpenClassrooms !

Vous aimerez peut-être aussi