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Mécanique des sols

TP N° 02
NOM : GUICI
Limites d’atterberg et indice de plasticité
PRENOM : HOCINE
GROUPE : 02 sous groupe 02

Etude théorique :

En mécanique des sols, on distingue différentes classes de sols ; c’est ainsi, les sols
pulvérulents sont les sables fins qui se présentent sous l’aspect de poudre.

Les argiles par contre, se forment les pâtes dans lesquelles chaque grain est relié aux grains
voisins par des forces de cohésions dues à la présence des couches absorbées.

On appelle cohésion, l’aptitude que possède le sol à maintenir ses grains reliés les uns aux
autres. Les sols doués de cohésion sont appelés sols cohérents, on distingue le cas de l’argile. Les
sols qui n’ont pas de cohésion ou qui ont très peu de cohésion entre les grains sont appelés grenus
ou pulvérulents, on distingue le cas du sable.

Le comportement des sols pulvérulents est quasi- indépendant de leur teneur en eau. Ce
dernier, par contre, joue un rôle fondamental dans le comportement des sols cohérents. Les sols
cohérents auront une consistance liquide si la teneur de l’eau est élevée, pâtes si la teneur de l’eau
est modérée, et solide si la teneur de l’eau est très faible.

 A l’état liquide, les grains de sol sont indépendants et ne se touchent pas. Leurs mouvements
relatifs sont très aisés.
 A l’état plastique (pâtes) les grains sont rapprochés et ont mis en commun l’eau absorbée
qui agit comme un sachet en plastique dans lequel les grains peuvent se mouvoir sans s’écarter.
 A l’état solide, les grains se sont encore plus près les uns des autres, ils arrivent même au
contact en quelques points en chassant l’eau absorbée. Les frottements internes sont alors
importants.

Par humidification (augmentation de la teneur de l’eau) ou par séchage (diminution de la teneur


de l’eau) le sol cohérent passera d’un état de consistance à un autre de manière progressive.

Néanmoins Atterberg, ingénieur agronome suédois, a défini en 1911, des teneurs en eau limites
qui sépares le passage du sol d’un état de consistance à un autre. Ces teneurs en eau particulière
sont appelées limites de consistance ou limites d’Atterberg

La limite de liquidité notée WL :

Par définition, la limite de liquidité est la teneur en eau (exprimée en %) qui correspond à
une fermeture en 25 chocs.

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La limite de plasticité notée Wp :

Par définition, la limite de plasticité est la teneur en eau du cylindre qui se brise lorsque son
diamètre atteint 3 mm. Cette teneur en eau doit être déterminée immédiatement après le test selon la
procédure décrite lors de la détermination de WL.

l’indice de plasticité (Ip) :

Cet indice marque l’étendue du domaine plastique, c'est-à-dire la différence entre la limite
de liquidité WL et la limite de plasticité WP.
Ip=WL –Wp

Principe de détermination des limites de consistance :

La limite de liquidité :

La limite de liquidité se détermine en utilisant l’appareil de casagrande. On étend sur une


coupelle une couche d’argile dans laquelle on trace une rainure au moyen d’un instrument en forme
de V. on imprime à la coupelle des chocs semblables en comptant le nombre de chocs nécessaires
pour fermer la rainure sur 1 cm, on mesure alors la teneur en eau de la pâte, bien entendu, tout
l’appareillage est rigoureusement normalisé. Toujours est – il que, l’expression a prouvé qu’il existe
une relation entre le nombre de chocs N et la teneur en eau W. la représentation de cette relation est
une droite en coordonnées semi- logarithmiques lorsque le nombre de chocs est compris entre 15 et
35 pour le même intervalles des valeurs de N, la formule suivante permet de déterminer la limite de
liquidité à l’aide d’une ou deux mesures seulement.
0 ,121
N 
WL   
 25 

Matériels utiliser :

 Appareil de gasagrande
 Coupelle
 Spatule
 Bascule électronique
 L’outil à rainure en V
 Four électrique

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Manipulation :

Détermination de la limite le liquidité WL :

Pratiquement nous avions suivi le même processus pré expliqué. C’est ainsi que nous
aurions à chercher la limite de liquidité pour notre échantillon. Nous étendons sur une coupelle du
mortier un échantillon de sol ayant passé à travers d’un tamis de 0,40 mm, dans laquelle nous
avions imprimé une rainure au moyen de l’outil en V.

Plaçons cette coupelle sur l’appareil de casagrande en lui imprimant une série de chocs
(coups) réguliers à raison de deux chocs par seconde. Comptons le nombre de coups N pour que les
lèvres inférieures de l’entaille se touchent sur 1 cm de long.
Nous avions repris l’opération 4 fois de suite avec des teneurs en eau différentes.

A l’aide de la spatule prélevons quelques grammes du mortier à l’endroit où les lèvres se


sont refermées de 1 cm. Plaçons ce mortier dans une tare afin de le peser sur une balance
électronique. Cette opération ayant été repris 4 fois de suite alors ces pesés vont nous donner les
poids total secs. Connaissant le poids de la tare nous pouvons calculer :

 Poids de l’eau (Pe) : Pe = (poids total humide)-(poids total sec, Ps)


 Ps = (poids total sec)-(poids de la tare)
 Teneur en eau (W) : W = (poids de l’eau)/ (poids sec).

Les résultats obtenus sont donnés dans le tableau suivant :

N° de nombre Poids
Poids Poids poids Poids Teneur
la de coups total
total sec de la tare de l'eau du sol sec en eau %
tare (n) humide
1 18 45,50 40,40 26,20 5,10 14,20 35,92
2 22 47,40 41,70 25,40 5,70 16,30 34,97
3 30 52,50 45,50 25,10 7,00 20,40 34,31
4 33 53,00 45,90 24,20 7,10 21,70 32,72

Commentaire du tableau :

Les quatre essais réalisés pour déterminer la limite de liquidité avec les résultats ci- dessus
mentionnés, nous ont donné quatre valeurs différentes de la teneur en eau ; alors :

 La valeur de la teneur en eau obtenue au premier et deuxième essai en 18 et 22coups est


respectivement de 35,92 % et 34,97% ces teneurs en eau inférieurs à la teneur en eau correspondant
à la limite de liquidité obtenue avec 25 coups.

Ce qui veut dire que le mortier (échantillon) était plus ou moins liquide.

 lorsque nous avions diminué la teneur en eau au troisième et quatrième essai a obtenue les
teneurs en eau comme suit 34,31% dans le troisième essai et de 32,72% dans le quatrième essai. Ce
qui veut dire que le mortier (échantillon) était plus ou moins sec.

Pour déterminer la teneur en eau limite correspondant aux 25 coups il se fait de tracer la droite en
coordonnées semi- logarithmiques.

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Détermination de la limite de plasticité WP :

La limite de plasticité WP est inférieur a la limite de liquidité WL. Il faut donc laisser sécher
l’échantillon un peu plus. Quand sa teneur en eau est correcte, faire une boulette de mortier grosse
comme une noisette et en faire un cylindre en le roulant sur la plaque de marbre propre, lisse et
sèche. Ceci se fait à la main, ou en utilisant une plaque plane, par un mouvement alternatif
d’environ un aller et retour par seconde.

Le cylindre terminé doit avoir de 10 à 15 cm de longueur.

Dans la pratique, procéder ainsi :

 Confectionner le cylindre de 3 mm.


 S’il se brise avant d’atteindre le diamètre, la teneur en eau est trop faible.
 S’il ne s’est pas brisé, le soulever en son milieu de 15 à 20 mm. La limite de plasticité est
atteinte si la rupture se produit pendant ce soulèvement.
 Si la rupture ne se produit pas, laisser la teneur en eau diminuer.

On a effectué deux essais avec des teneurs en eau différentes, dans les deux cas le cylindre se
brise lorsque il atteint 3mm de diamètre.

Les résultats obtenus sont donnés dans le tableau suivant :

    1er Essai 2emme Essai


N° de la tare 1 2
Poids total humide 23,90 23,30
Poids total sec 23,30 22,90
Poids de la tare 21,50 21,40
Poids du sol sec 1,80 1,50
Poids de l'eau 0,60 0,40
Teneur en eau % 33,33 26,67

Conclusion :

Nous pouvons dire que pour tout projet de construction, que se soit une route, un pont ou un
bâtiment, l’étude complète s’avère nécessaire d’où une bonne connaissance de ce sol. La
reconnaissance du terrain en place est donc un des préliminaires indispensables ; l’un des moyens
les plus sûres est de prélever des échantillons autant que possible intacts.
Il faut dans tout les cas compléter cette indication par une analyse granulométrique et une
détermination de la limite d’Atterberg. Ces renseignements permettant à l’ingénieur d’identifier les
sols et par conséquent se faire une idée de leur comportement.

Nous pouvons conclure que les sols cohérents (sols fins) passent d’un état de consistance à
un autre de manière progressive en jouant sur la teneur en eau. Plus la teneur en eau est grande, plus
le nombre de coups est petit.

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Les limites d’Atteberg permettent de classer les sols fins. C’est ainsi pour notre sol, d’après
le graphe de la limite de liquidité est 34,6 % et la limite de plasticité est 30 %. Ce qui nous donne un
indice de plasticité égale à 4,6 %

Limite de liquidité WL % Limite de plasticité Wp % Indice de plasticité IP %


34,6 30 4,6
D’après le diagramme de casagrande on peut dire que l’échantillon est un limon peu
plastique (Lp)

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