Vous êtes sur la page 1sur 6

Notes compte rendu histoire du genre

3000-5000 signes

Le compte rendu d’une publication doit obligatoirement présenter cette publication, en


explicitant son contenu et en développant ses idées originales. Une présentation classique du
contenu d’une publication en sciences sociales consiste à indiquer sa problématique (les
questions auxquelles elle entend répondre), à situer cette problématique dans un contexte
scientifique plus large (une discipline, une thématique de recherche, un débat ou une
controverse, une question de société…), à présenter la méthode mise en œuvre pour répondre
à ces questions, puis à restituer l’argumentation et les principaux résultats. Le compte rendu
doit pouvoir être lu par toutes les personnes qui s’intéressent aux sciences sociales, y compris
celles qui ne sont pas spécialistes du sujet traité dans la publication recensée. De ce fait, le
rédacteur doit jouer un rôle de « passeur » et, pour cela, s’efforcer d’être compréhensible par
tous. Il convient donc d’expliciter les notions complexes, de fournir autant que possible des
exemples concrets et d’éviter l’utilisation d’un langage trop conceptuel ou abstrait.

Préface (5-10)

Retournement, de politique du sexe, influence de la politique sur sexe à influence du


sexe et des conceptions de genre sur la politique au sens large.
Quand histoire politique (colonialisme, nationalisme), simplement dire que mobiliser
catégories genre, avancées comme immuables. Ne pas penser interactions, notamment au
niveau de la genèse. Evolutions représentations genre pas seulement lié à science mais aussi à
politique.
Contrairement Thomas Laqueur, penser dialectique politique/science, comment les
deux participer à former l’autre.
Jusqu’au XVIIe, différence H/F selon corps femme = malade, notion de
tempérament, maladie homme = provisoirement féminisé, corps homme = santé.
Lesbiennes, prostituées, nymphomanes = anomalie, femmes trop masculines (exception
confirmer règle).
Au XVIIIe, changement. Importance population pour nation, insister sur
procréation, attention particulière corps femme, devient aussi défini par la santé.
Redéploiement du tempérament pour différencier FR et colonies. D’un tempérament
fonction du sexe ou température, on passe à tempérament trait national héréditaire, non
acquis. Colons aucun risque de se pervertir. Nation, plus roi avec diversité sujets mais
réunion de frères, importance corporéité. Schéma race dans entrailles maternelles.
A l’âge classique, santé et tempérament conférer significations corps sexués. Remet
en cause Laqueur, pour qui distinction en fonction perception médicale corps femme
comme version inférieure corps homme, organes externes retournés vers l’extérieur.
Dorlin, plutôt santé qu’apparence physique. Difficulté d’une notion de santé féminine,
car catégorie sain/malsain, par le biais tempérament, fonctionne comme sexualisation
des corps et domination.
Emergence idéal corps féminin bonne santé, changer rapport pouvoir. Olympes de
Gouge, DDFC, « sexe supérieur en beauté comme en courage, dans les souffrances
maternelles », pas une féministe différentialiste, mais avancer égale santé corps F/H, égalité
des corps en nature. Importance de la procréation, justifier place représentation politique.
Utiliser question raciale pour promouvoir femmes blanches. Ne pas comprendre
qu’homme indigène soit favorisé par rapport à femme blanche vis-à-vis droits politiques. Idée
d’importance du corps femme maintenir vitalité nation. Mélanges raciaux subvertir distinction
tempérament stricte blanc/noir. Résistance des Caraïbes noirs de Saint Vincent.
Dynamiques de pouvoir au sein du monde médical. Campagnes XVIIe médecins
pour disqualifier sages femmes. Remettre en cause idée que médecins en voie
professionnalisation remplacer savoir populaire et féminin défaillant. Pour Dorlin,
plutôt lutte pour lieu de savoir, le corps des femmes, pas savoirs de nature différence,
plutôt accès à un même savoir, autrefois secret des femmes.
Expropriation corps des femmes dynamique plus large. Corps femme représenter corps
nation, donc objet d’un contrôle important mais aussi respect. Féminisme se développer au
sein de cette tension entre domination et reconnaissance de la valeur du corps féminin.
Politique sexuelle est politique de la nation, et inversement.

Introduction (11-16)

Sexe et race = signifiants, multitude de différences physiques, chaque culture désigner


certaines qui importent, qui fondent une distinction et domination. Colette Guillaumin.
Projet : continuer et renouveler cette perspective.
Première ligne directrice : sexe et race pas traités de façon analogique, mais
rapport génétique, engendrement réciproque. Travaux Black Feminism.
Deuxième : accent sur remise en cause et transformation des rationalités de
domination plutôt qu’inertie, importance de l’espace polémique.
Rationalités contraignantes aussi pour dominants eux-mêmes (prostituées masculines ?
esclaves vigoureux ?) car contradictions gênantes.
Productivités incohérences, mutations de genre, fabrication corps sexués et racisés
(prostituées entre hommes et femmes pour exclure, femmes esclaves sec et ardent légitimer
viol, exclure maternité).
Philosophe et historiennes sciences, séquences courtes, périodes riches
reformulation. Mais longue durée, étude dispositif sur temp long.
Différence Foucault histoire des sciences politique/histoire des sciences tout court.
Adopte la première perspective. Histoire racisme et sexisme moderne par le biais
nosopolitique (sain/malsain), classifications nosopolitiques et politiques médicales
(natalisme, contrôle corps et reproduction, eugénisme).
Matrice de la race, tout un ensemble de principes présider à genèse race et sexe,
moule théorique du sexe utilisé pour race, relèvent d’une même rationalité politique :
notion tempérament et nosopolitique qui y est attachée.
Critique épistémologie historique, pas de sciences de l’Homme sans médecine des
femmes. Corps femmes premiers objets investigation scientifique, reléguées objet de savoir,
de même avec esclaves, corps pathologiques de façon endogène.
Impact de cette racialisation su généalogie de la Nation. Anthropologisation du
politique. Genèse sexuelle et coloniale de la Nation FR.
Ouverture et fermeture sur histoire des vaincus : philosophes de l’égalité, esclaves
résistants.

I< Les maladies des femmes

1< Le tempérament

La fabrique du sexe
« Querelle des Sexes » 16e/17e, physiologie et pathologie, tempérament. Galien,
isomorphisme, internes/externes. Réfute interprétation Laqueur galénisme = Galien pense un
seul sexe en nature, utilisation genre depuis Antiquité, jusqu’au 17e, sexe sociologique.
Tempérament utilisé âge classique différencier ontologiquement H/F. Froid, chaud, sec,
humide. Equilibre, éviter excès. Chaud, vie. Froid, mort. Aristote associer F froideur et
humidité, être mutilé. Systématisation 12e. Faire femmes typiquement flegmatique (froide,
humide), constamment malades. Praticabilité de la théorie humorale, réputation efficacité,
inertie du thérapeutique par rapport au théorique. Mépris thérapeutique corps femme.
Deux conclusions : tempérament vision cohérente corps maladif femme fondé sur
économie fluides (1). Inégalité naturelle santé, tempérament utilisé de façon constante
pendant siècle alors que médecine humorale abandonnée, corpus traité maladie femmes
maladie des femmes (2). Santé domination genre, ambiguïté notion santé féminine.

La philosophie de l’égalité des sexes


17e Poullain de la Barre, idée confusion ce qui relève coutume/social et ce qui relève
nature. Tempérament = éventail possibilités. Opposé à Marin Cureau de la Chambre.
Gabrielle Suchon, dénaturaliser corps féminin. Maintien femme dans faiblesse pas du fait
nature maladive mais raisons socio-politiques. Lutte intellectuelle vaine.

2< La maladie a-t-elle un sexe ?

Engorgées, suffoquées, possédées


Corpus maladies féminines, important du 17e au 20e, pic début 19e. Maladies des
femmes d’Hippocrate. Image du vase (engorgement, asséchement, rétention, flux immodérés).
Matrice, siège de la maladie. Déséquilibre inhérent femme. Utérus, autonome et animal.
Femmes plus susceptibles emprise diable, sorcières.

L’hystérie : protée ou chimère ?


Fureur utérine =/= suffocation matrice. Liées abstinence sexuelle.
Changements conception maladie : de nature pathogène femmes à groupe de maladies
dont caractère sexuel et lien tempérament pas évidents.
Perception hystérie comme un caméléon. Seule maladie pour laquelle nosographie
inefficace. Hystérie mode pathogène d’un corps, maladie est le corps. Associé corps féminin.

3< Des corps mutants – prostituées, Africaines et tribades

Un précédent : les « mules du démon »


Incohérences discours théologique (femme dangereuse et vicieuse) et discours
médical/philosophique (femme frigide). Classe à part des prostituées femmes viriles, jugées
infécondes, monstrueuses mais nécessaires, exclues de la féminité.
Articulation tempérament/sexualité.

Furieuses et fricatrices
Création nymphomanie 18e. Autre forme d’hystérie, la fureur hystérique. Plus souvent
pour F. Attribué à tempérament chaud qui conduit sexualité débridée, attribuée au continent
africain. Pratiques homosexuelles féminines. Excision clitoris contenir pulsions. Inversion des
genres et de sexualités. Rejet. Débats autour hermaphrodites. Masturbation, clitorisme.

4< Fureur et châtiments


De la fureur à la nymphomanie
Création et perfectionnement d’un type spécifique de nymphomane, rôle de la couleur
et pilosité. Contre modèle « vraies femmes » fragiles et vaporeuses. Femmes du peuple
désirables, exclues féminité.

Reféminiser les Européennes


Violence morale et physique. Par le froid. Contradictions Bienville entre masturbation
et homosexualité féminine, soin fureur hystérique et règles morales. Médecins remplace
homosociabilité féminine, prendre distance intime. 19e, classement des déviances, déposséder
corps féminin de sa puissance et capacité subvertir ordre social. Sexualité pathologique hors
norme du corps noir. Vénus hottentote. Plus excitant mais méprisé.

II< L’engendrement de la Nation

5< Les vapeurs de la lutte des classes

Les vigoureuses paysannes : un modèle transitoire de santé


Remplacement humeur par fibre fin 17e. Rôle des solides, reliés par fibres. Tension
nerveuse des femmes. Ressorts et éléments sympathiques. Etablir juste milieu entre trop
tension (fureur utérine) et pas assez (hystérie). Raulin critique femmes noblesse/bourgeoisie,
mode de vie. Idéal paysanne. Causes sociales avant tout maladies.

Domestiques nymphomanes et bourgeoises hystériques


Bienville, cas nymphomane outrepasser barrières sexes et classe. Domestique la plus
froide plus chaude que l’aristocrate la plus chaude. Seules femmes hystériques (aristocrates)
pouvoir atteindre juste milieu.

6< La naissance de la « mère »

L’élaboration d’un concept de santé féminine


Milieu 18e santé devenir objet politique à échelle royaume. Pas encore norme de santé
corps femme. Conception corps femme comme représentation du malsain poser problème
quand développement pluralité de typologies maladie femme et émergence concept santé
féminine. Morbidité de la femme enceinte, 3e sexe. Désormais, santé dans la régularité,
horloge biologique. Règles symboles travail matrice. Milieu 18 e, politique de santé, Henri
Bertin. Cours d’accouchement remplacent traités maladies femmes. Faire en sorte que
grossesse plus considérée maladie. Volonté encourager natalité. Promotion mère pour santé de
l’enfant. Pas améliorations conditions accouchement notables. Souplesse naturelle des F pour
accoucher. Vrai femme, mère, mêmes caractéristiques de fragilité qu’au siècle dernier.

La rhétorique féministe des médecins natalistes


Emile, Rousseau. Réponse médecin, critique des femmes de noblesse et mode de vie,
sa faire elles-mêmes du mal, paradoxalement reconnaître qu’inégalités d’origine sociale.
Médecine suppléer à la nature et non combler maux culture. Même conception santé F/H,
autour concepts rapprochés guerre/donner la vie, Raulin. Référence maternité Gouges pas
différentialiste mais rappel importance et indistinction Etat de nature, vertueux, égalitaire.
Virey, virilisation de l’épouse pour la distinguer déviant.

7< Epistémologie historique des savoirs obstétriques


Matrones et sages-femmes
16e peine de mort si pas baptiser et cacher grossesse, subordination matrones,
institutionnalisation sage-femme. Surveillance hommes de l’art (médecins). Procès sorcellerie
matrones. Passer dénonciation morale à technique fin 17 e. Sages-femmes obligées entrer
institution, rendre compte Eglise et médecins. Prérogatives limitées. Economiquement
dépendantes. Eglise, H, contrôler savoir secret femmes + mettre terme techniques avortement.

Secrets des femmes vs science obstétrique


Théoriciens besoin d’une perspective empirique qui leur était inaccessible. Hommes
de l’art inutiles voire dangereux, méfiance des sages-femmes. Captation lieu savoir (lit
accouchement) et redistribution du savoir en direction sages-femmes avec coloration morale
et judiciaire. Objectivation plus avancée du corps F par science médicale, qui est aussi
principal outils politique nataliste. Rationalisation questions population.

8< Le lait, le sang, le sol

Une démiurge monstrueuse : les nourrices


Triptyque : génitrice, sage-femme, nourrice, bouleversé au 18e pour faire place gestion
sociale reproduction. Importance choisir bonne nourrice. Risque nourrice : ne pas créer
attachement, pervertir, transmettre maladie, échange enfant. Au-delà sang, tempéraments
susceptibles d’améliorer ou ternir enfant.

Du dépeuplement à la dégénérescence
18e, naturalisation allaitement, institutionnalisation nourrices. Peur nourrices
populaires des campagnes, lien avec dépopulation. Inégalité sociale anthropologique, lutte des
classes ancestrales, dégénérescence physique de l’homme. En appeler aux Mères. Critique
mercantilisme et dépopulation. Maris trop faibles face à leur femme.

Hybridité des peuples et marchés aux esclaves


Nourrices et généralisation croisement des races. Vandermonde, projet eugénique
(génétique, climat). Rôle Etat engendrer Nation saine, gens privilégier beau parti plutôt que
bon.
Notion de race relève zootechnie, comparaison homme/animal dans sélection reproduction.
Souci de la race en raison importance politique prise par tempérament. Esclavage eugénique,
traite femmes orientales, réputées beauté.

III< La fabrique de la race

9< La Nation à l’épreuve de ses colonies

La question de l’autochtonie
Congruence récits marché esclaves Caucase et traite négrière. Thème sexualité
femmes et unions populations reviennent toujours. Dualité colonies, avantages et
inconvénients. Zone expérimentation. Echec politique ESP. Ecarts populations
blanches/noires colonies. Se détacher tutelle royale, devoir domination à statut de population
supérieure, corps social, pouvoir naturel et ontologique. Se donner un tempérament national,
indépendant du climat. Figure Mère incarne traits nationaux.
Du corps colonial au corps national
Produits luxe Amériques amollir femmes. Peur vieillissement de la Nation,
compétition européenne. Injonction aux femmes bourgeoises d’enfanter après Révolution.
Plus des sujets mais des frères.

10< Généalogie du racisme

L’émergence du concept moderne de race


Bernier, 17e, 4 grands groupes, critères physiques, transcendent autres distinctions,
classement beauté des femmes, lié à traite. Tempérament, instrument naturalisation
différences anthropologiques. Féminisation des peuples inférieurs, faiblesse.

Du tempérament de sexe au tempérament de race


Sexe instrument domination. Colonisé, faible sexuellement, jeunesse et manque de
virilité. Faiblesse Indiens dû à présence européens, tirer conclusion sur nature des peuples.
Tempérament pour minimiser influence du climat (contrairement à Buffon).
Tempérament = principe endogène de discrimination, naturalisation de la différence.

11< Les maladies des Nègres

Médecine coloniale et médecine esclave


Zone torride réputée pathogène. Lié médecine gens de mer. Survirilisation des
esclaves pour justifier mauvais traitement et supériorité homme blanc. Pourtant meilleure
résistance des Noirs au climat des colonies. Justifier esclavage par vigueur et résistance noirs.

L’esclavage, un régime de santé


Bonne santé relative à milieu, corps africain adapté aux colonies. Régime esclavagiste
sain pour les Noirs. Définir corpus maladies propres Noirs. Tétanos, décrit comme
nymphomanie féminine. Paresse et libertinage, à discipliner. Mal vénérien, jugé
caractéristique Négresses, tempérament chaud. Considérées comme mauvaises mères.
Stigmatiser absence instinct maternelle quand politique populationniste. Hiérarchie des
Mères. Créer idéal femme blanche par dénigration femme noire (exclusion féminité).

De la pathologisation à la Racialisation
Avec écart blanc/noir se creuser, question métissage importante. Acheminer des
femmes blanches, de basse condition. Meilleure réputation des F créoles. Peur multiplication
des nuances et esclavage descendants blancs. Recruter les mulâtres dans milices pour les
contrôler. Incorporer sans reconnaître. Mulâtresse vouée à la prostitution. Exclusion Nation :
ni fils, ni mères.
Volonté génotechnique, fabrication d’un peuple. Créer de l’identité. Importance
gestion sociale reproduction. Production identité à partir corps. Pratiques nobiliaires et
héritage colonial. Colonies laboratoire conception citoyenne exclusive, restrictive et
naturaliste.

Epilogue
Naturalisation conflit et résistances des esclaves, rendre moins menaçants.