Vous êtes sur la page 1sur 54

SYSTÈME D’INFRORMATION GÉOGRAPHIQUE

Emna Guermazi
guermaziemna@ymail.com
CHAPITRE 0: INTRODUCTION

Emna Guermazi
guermaziemna@ymail.com
SIG- DÉFINITIONS

• Un SIG est système informatique permettant, à partir de diverses sources, de


rassembler et d'organiser, de gérer, d'analyser et de combiner, d'élaborer et de
présenter des informations localisées géographiquement, contribuant
notamment à la gestion de l'espace.
(Société française de photogrammétrie et télédétection,1989)

• Un SIG et un ensemble d’équipement informatiques, de logiciels et de


méthodologie pour la saisie, la validation, le stockage et l’exploitation de
données, dont la majorité est spatialement référencée, destiné à la simulation
de comportement d’un phénomène naturel, à la gestion et à la décision.
(Collet ,1990)
GÉOMATIQUE

le terme géomatique = géographie + informatique  permet de tirer le


meilleur parti de chacun de ces deux domaines

• Une discipline ayant pour objectif la gestion des données à référence spatiale et
qui fait appel aux sciences et aux technologies reliées à leur acquisition, leur
stockage, leur traitement et leur diffusion
(Société française de photogrammétrie et télédétection,1989)

• Ainsi, les informations géographiques sur une carte numérique sont traduites
sous formes de points, de lignes ou de polygones aux quels sont rattachées des
bases de données descriptives, donnant de l’information additionnelle sur
chacun des éléments.
SIG- DOMAINES D’APPLICATIONS

• Gestion des installation et des réseaux (assainissement, eau potable, transport,


électricité)
• Télécommunications : planification cellulaire, localiser abonnés dans le réseau fixe
• Etudes urbaines: localisation, planification des transports, sélection de sites,
sélection d’itinéraires, etc.
• Affaires : études de marchés, analyse de la concurrence et des tendances du
marché
• Santé : épidémiologie, répartition des services de santé, etc.
• Environnement : suivi des changements climatiques, biologiques, morphologiques,
etc.
• Ressources naturelles : gestion des ressources en eau, modélisation conservation
des eaux, potentiel minier, etc.
LES SYSTÈMES D’INFORMATION À RÉFÉRENCE SPATIALE (SIRS)

• Un SIRS est un outil remplissant plusieurs fonctions


1. Acquisition ou saisie de données
2. Validation de données
3. Gestion et traitement
4. Analyse spatiale et thématique
5. Représentations de données, de sorties numériques, graphiques,
cartographiques
6. Couplage avec des logiciels de simulation ou de réalisation de scénarios
CARTOGRAPHIE NUMÉRIQUE ET SIRS

La carte
• modèle graphique et synthétique de l’espace géographique, l’information se
communique par les symboles graphiques (sémiologie graphique)
• Le support : document papiers
• La carte est une source d’information

Les SIRS
• L’écran devient l’interface graphique
• Base de données consultables par langages structurée (SQL)
• Les cartes sont un produit
LA POSTE DE TRAVAIL

Un ordinateur performant:
Bonne capacité de mémoire
vive (RAM), mémoire de masse

Scanner, imprimante Base de donnée sécurisée


TYPOLOGIE DES REQUÊTES

• Inventaire localisé : Qu’y a-t-il à ce point/ à cette zone?


• Recherche critériée : Où trouve-t-on tel genre de tel phénomène
• Analyse spatiale: quelle est la forme, la structure ou l’organisation fonctionnelle
de..?
• Analyse temporelle : qu’est ce qui a changé depuis..?
• Modélisation : Que se produisait-il si..?
• Aide à la décision : quelle est la meilleur façon de…?
EXEMPLES DE REQUÊTES

• Implantation d’une nouvelle ligne de métro?


1. Chercher le meilleur emplacement en se basant sur un certains nombre de
critères (analyse multicritères)
2. Quelles sont les critères qui entre en jeu pour ce choix
3. Pondération

Facteurs de Sous-Facteurs de Critères Critères


décision décision d'exclusion d'appréciation
Facteurs de décision Sous-Facteurs de Critères d'exclusion Critères
décision d'appréciation
Accessibilité Liens avec d’autres *
ligne de transport
Offre de place *
parking
Environnement Espace vert à créer *
Infrastructure *
existante

Mobilité Largeur des voies * *

Espace de * *
stationnement
Aspect social Nombre de * *
voyageurs potentiels

desserte des zones *


d'urbanisation future

Déserte pôle urbain *


CHAPITRE 1:
MODÉLISATION DE L’ESPACE GÉOGRAPHIQUE

Emna Guermazi
guermaziemna@ymail.com
DÉFINITION DE L’ESPACE GÉOGRAPHIQUE

L’espace géographique se définit comme l’étendue terrestre utilisée et aménagée


par les sociétés en vue de leur reproduction au sens large, soit non seulement pour
se nourrir et s’arbitrer, mais dans toute la complexité des actes sociaux. Il
comprends l’ensemble des lieux et leur relations.

(Brunet R., 1992)

Le géographe français Jean Tricart a défini la zone géographique comme


«l’épiderme de la Terre », qui peut être analysée en fonction de son système spatial
(l’emplacement) ou de son système environnemental (l’écologie).

 L’espace géographique contrôlé sous un ordre administratif prend la désignation


de « territoire » et peut être constitué de différentes entités, telles que les
municipalités, les provinces ou les régions.
REPRÉSENTATION

Plan d’aménagement urbain

Carte au 1:5 000 Carte au 1:2 000


QU’EST CE QUE L’ON MODÉLISE?

• Un état de l’espace géographique: occupation du sol, pédologie, distribution


spatial des sols,..

• Un état d’un phénomène naturel ou social: conditions météorologique,


démographie,..

• Relations entre objets, entités dans l’EG


NOTION DE MODÈLES ET DE SYSTÈME
• Un modèle : est une simplification de la réalité
La réalité Le modèle

Complexité, variété d’informations Identification des éléments significatifs, des relations


entre les éléments
 Simplifier la réalité pour la rendre compréhensible

• Un système : est ensemble d’éléments liés entre eux par des relations qui
forment un ensemble d’interactions.
Les système sont des outils pour l’explication des localisations et de la
différenciation de l’espace.
• Interdépendance: le système est approché par représentation simplifié, en
d’autres termes, par des modèles
CATÉGORIES DE MODÈLES

• Modèle descriptif:
photographie du système à un temps donné

• Modèle prédictif:
modèle permettant de décrire l’évolution probable du phénomène
Apprendre du passé pour prédire le futur
Exemple: évolution de l’indice foliaire des cultures, rendement des cultures

• scénarios:
- lorsque l’évolution est difficile à formuler au moyen des modèles mathématique
- hypothèse d’évolution compte tenu de références historiques similaires ou de
l’expérience d’un expert (impact économiques d’un projet de tracé routier, impact
des changements climatiques sur l’évolution du volume d’eau stocké dans les
barrages)
MODÉLISATION CARTOGRAPHIQUE

• Représentation graphique des éléments de la réalité


• Créer une carte qui doit satisfaire l'utilisateur et le demandeur
• La carte est un vecteur d'information qui permet à l'utilisateur d'accéder
facilement aux informations qui l'intéressent

• Fonctions
• Reconnaissance des lieux
• Représentation spatiale d’objets ou de classe d’objets
• Représentations d’inventaires thématiques et de leur distribution
dans l’espace
• Représentation de phénomènes dynamiques
MODÉLISATION EN SIRS

• Les éléments de l’espace géographique sont modélisés dans leur géométrie et


dans leurs propriétés
• Les SIRS sont une base de données
• Les mises à jour se réduisent aux seules informations qui ont changé

 L’une des méthodes les plus utilisées pour la modélisation des SIRS est la
méthode MERISE (MEthode pour Rassembler les Idées Sans Effort)

• Crée en 1978-79 par Peter Chen et Hubert Tardieu, qui a pour but la conception
de Système d'Information (SI) par la modélisation Pour projets de toutes tailles

• La méthode MERISE est basée sur la modélisation entité-relation et le formalisme


associé est bien adaptée à la construction de bases de données relationnelles
(Van Bergeijk et al., 1998)
ÉCHELLE CARTOGRAPHIQUE ET DOMAINE D’APPLICATION

1:100 au 1:2’000

1:5’000 au 1:10’000
• Construction
d’ouvrages
• Plan d’ensemble 1:25’000 1:50’000 1:100’000
• Cadastre souterrain
• Plan
d’aménagement
• Inventaire locaux • Cartes topographiques
• Aménagements régionaux
• Grands inventaire
GÉO-RÉFÉRENCEMENT
• Les SIRS héritent la géoréférence cartographique
• Ils intègrent parfois des documents issus de différentes cartes

• Une géoréférence (ou référence spatiale) : consiste à l'établissement de la


relation entre des coordonnées spatiales sur une carte plan et les coordonnées
connues dans la réalité. L'ensemble des géoréférences permet d'établir un
géoréférencement

• Un système de coordonnées est un système de référence utilisé pour mesurer les


distances horizontales et verticales sur une carte planimétrique
Les systèmes de
Le Système de Coordonnées
coordonnées projetées
Géographiques (planes)

3 Dimensions 2 Dimensions

Les coordonnées sont déclinées à La localisation d’un élément s’exprimer


l’aide de deux valeurs angulaires : sous la forme de coordonnées
Longitude, Latitude. cartographiques: X, Y.
Exprimés en degré ou en grade Exprimés en: Mètres, Kilomètres, Miles,
Miles nautiques, Pieds ..

Projection

cartographique

1ére approximation : le géoïde


2éme approximation: l’éllipsoïde de révolution
LE GÉOÏDE ET L’ELLIPSOÏDE
• Le géoïde: est la surface équipotentielle de pesanteur, passant par l’origine du
nivellement, c'est à dire ajustée au niveau moyen des mers. C’est une surface
irrégulière mathématiquement non définissable,

• L’ellipsoïde: est une surface géométrique permettant de représenter assez


fidèlement la forme du géoïde. Il s’obtient en faisant tourner une ellipse par
rapport à un de ses deux axes.
LES ELLIPSOÏDES UTILISÉS
Les trois ellipsoïdes les plus utilisés sont : Hayford, GRS80, Clarke 1880 IGN

CLARKE: a= 6378,249km; b=6356,515km


Hayford: a=6378,388km; b=6356,91km
GRS80: a=6378,137km; b=63567,52km

Système Ellipsoïde associé


géodésique
NTF Clarke 1880 IGN
ED50 Hayford 1909
WGS84 IAG GRS 1980

Coefficient d’applatissement : f=(a- b) /a

Les nouvelles cartes tunisiennes sont élaborées à partir de ellipsoïdes de


CLARKE, les nouvelles cartes françaises aussi. Mais ellipsoïdes le plus utilisé est
celui de Hayford qui a été retenu comme internationale.
DATUM: SYSTÈMES DE RÉFÉRENCE GÉODÉSIQUE

Datum: définit par son ellipsoïde de révolution mais également par sa position de cet
ellipsoïde par rapport au centre de la terre

Les datums permettent d’ajuster au mieux l’ellipsoïde à la surface de la terre, en


fonction de la courbure locale de celle-ci et de la possibilité de mesurer des positions
de proche en proche.

En pratique, il faut choisir dans quel système nous allons créer notre base de
données. Actuellement, il n’existe pas de SIG qui puisse travailler dans le même
temps avec plusieurs systèmes géodésiques. En fait, il y a deux solutions, soit:

• utiliser un système « global », comme le WGS84, ce qui permet de s’affranchir du


problème de conversion des données GPS.
• utiliser un système national, qui facilitera l’intégration des cartes existantes. Par
contre il faudra effectuer la transformation de toutes les données du GPS qui sont
nativement dans le système WGS84.
DATUM: SYSTÈMES DE RÉFÉRENCE GÉODÉSIQUE

Exemples de systèmes locaux, nationaux


ED50 (European Datum 1950):
• Point fondamental : POSTDAM
• Ellipsoïde associé: HAYFORD 1909
• Représentation plane associée: Universal Transverse Mercator (UTM)

La nouvelle Triangulation de la France (NTF 1950):


• Point fondamental : croix du Panthéon (Paris)
• Ellipsoïde associée : Clarke 1880 IGN
• Représentation plane associée: Lambert zone I, II, III, IV
• Méridien origine: Paris

Systèmes globaux
Système WGS84 (World Geodetic System 1984)
Ce système a été mis au point par le département de la défense des États-Unis à
partir de coordonnées de points par observations Doppler sur satellites.
Caractéristiques:
Exactitude de l’ordre du mètre; ellipsoïde associé IAG-GRS80; projection courante
associé: UTM
SYSTÈMES DE COORDONNÉES ET PROJECTIONS CARTOGRAPHIQUES

 Le système de coordonnées géographique permet de représenter la position des objets sur


la surface de la terre

 Les coordonnées sont exprimées en latitude (de -90 Sud à +90 Nord) et longitude (de -180
Ouest à +180 Est)

 Latitude et longitude sont des mesures des angles en degrés-minutes -secondes


SYSTÈMES DE COORDONNÉES ET PROJECTIONS CARTOGRAPHIQUES

Pour se repérer sur terre on utilise des cercles qui forment une sorte de quadrillage

 Les parallèles sont les lignes avec latitude constante


 Les méridiens sont les lignes de longitudes, le méridien principal passe par
Greenwish en Angleterre il est égal à zéro
 Le parallèle avec latitude Zéro passe par l’équateur
TYPE DE PROJECTIONS CARTOGRAPHIQUES

La projection cartographique est une transformation mathématique faisant


correspondre un point de l'ellipsoïde à un point d'un plan.

La projection est définit par la transformation d’un espace en trois dimensions sur
une carte en deux dimensions. Les formules de projection sont des expressions
mathématiques qui convertissent les données d’un emplacement géographique
(latitude et longitude), sur une sphère ou un ellipsoïde, en un emplacement
représentatif sur une surface plane.

Toutes les projections introduisent quelques distorsions: la forme, la surface, la


distance ou la direction

Type de projection
• Conforme: respect des directions, Exemples: projection Lambert, UTM,
• Equivalente: respect des surface, Exemples: projection de BONNE
• Equidistance: respect des distance, assez rares

La majorité des cartes sont issues d’une projection conforme


TYPE DE PROJECTIONS CARTOGRAPHIQUES
La projection cartographique est une transformation mathématique faisant
correspondre un point de l'ellipsoïde à un point d'un plan

a) projections cylindriques, b) projections


coniques ou c) projections planes ou
azimutales

Aspect: normal, transverse, oblique


EXEMPLE DE PROJECTIONS CARTOGRAPHIQUES

PROJECTION DE MERCATOR

Projection cylindrique conforme (Gerardus Mercator, 1569)

• Cette projection conserve les angles mais elle ne respecte pas les surfaces
• Beaucoup utilisée dans la marine à cause de sa précision pour les voyages
marins
PROJECTIONS CARTOGRAPHIQUES

PROJECTION DE MERCATOR

une distorsion s’accroît au fur et à mesure de l'éloignement de l'équateur vers les pôles.
Une carte de Mercator ne peut ainsi couvrir les pôles : ils seraient infiniment grands.
Tel est le cas du Groenland qui parait avoir la même taille que l’Afrique alors que cette
dernière est 14 fois plus grande
SYSTÈMES DE COORDONNÉES ET PROJECTIONS CARTOGRAPHIQUES
PROJECTION U.T.M (Transverse Universelle de Mercator)

Projection cylindrique conforme transverse est une application spécialisée de la


projection de Mercator transverse
Pour éviter de trop grandes distorsions, le monde est divisé en 60 fuseaux, larges
de 6 degrés en longitude, d’Est en Ouest.
Les régions polaires utilisent le système de coordonnées UPS (Universal Polar
Stereographic).

Représentation fidèle des petites formes


Distorsion minimale à l'intérieur de chaque zone UTM
SYSTÈMES DE COORDONNÉES ET PROJECTIONS CARTOGRAPHIQUES

PROJECTION CONFORME CONIQUE (Lambert)


Les méridiens sont des droites convergentes, et les parallèles sont des arcs de
cercle centrés sur le point de convergence des méridiens.

Le cône est :
• soit tangent à l'ellipsoïde de référence en un point défini par un méridien de
référence et un parallèle de référence de latitude, qui est aussi l'angle au sommet
du cône.
• soit sécant à l'ellipsoïde selon deux parallèles, dits alors parallèles automécoïques

(Mulhousien Johann Heinrich Lambert, 1772)


SYSTÈMES DE COORDONNÉES ET PROJECTIONS CARTOGRAPHIQUES

Critères de choix d’une projection

• Besoins de l'application: angles, distances, surfaces

• Taille de la zone: détermine l'importance des distortions

• Localisation de la zone:

– basse latitude: projections cylindriques

– latitude moyenne: projections coniques

– régions polaires: projections azimutales

• Forme de la zone:

– N-S -> cylindrique transversale

– E-O -> conique


SYSTÈMES DE COORDONNÉES ET PROJECTIONS CARTOGRAPHIQUES

PROJECTION TUNISIENNE

Les cartes tunisiennes sont issues de deux types de projections:


• La projection UTM: WGS84, zone 32 Hémisphère Nord (32N)
• La projection conique conforme de Lambert: deux zones, le Nord et le Sud

Projection UTM Projection Lambert- Nord Tunisie


Fuseau 32 Ellipsoïde CLARKE 1980
Ellipsoïde CLARKE 1980 Méridien central 9,9°
Méridien central 9° Est Parallèle d’origine 36°
Parallèle d’origine 0 (équateur) 1er parallèle standard 34,42306°
2éme parallèle standard 37,56611°
TRANSFORMATION/CONVERSION DES COORDONNÉES

Système de projection : Lambert conforme conic


Ellipsoïde : Clarke Français 1980
Sphéroïde : Carthage
• https://twcc.fr/ Parallèle 1 : 33,75
• Global Mapper Parallèle 2 : 38.25
Longitude de référence : 9,9
Latitude de référence : 36
False_Easting : 500000 (X0)
False_Northing :300000 (Y0)
CONVERSION COORDONNÉES UTM:
DEGRÉS DÉCIMAUX  DEGRÉS, MINUTES, SECONDES

1° = 60’ = 3600’’

DMS  DD DD  DMS

dd= d + m/60 + s/3600 Exemple 1: 34,53°N

Exemple: 9° 59’ 50’’ 34,53° = 34 degré + 0,53 degré

DD : 9,997222222° 0,53° = 0,53 * 60 = 31,8 min

0,8’ = 0,8* 60 = 48’’


DMS: 34° 31’ 48’’

Exemple 2: 9,66° E
DMS: 9° 39’ 36’’
CHAPITRE 2:
GPS- GLOBAL POSITIONNING SYSTEM

Emna Guermazi
guermaziemna@ymail.com
Généralités
Le GPS est une invention militaire, au début appelé NAVSTAR. Le premier satellite a
été lancé en 1978, mais tous les satellites Navstar ne sont pas entrés en orbite, donc
c’était encore en cours. Les GPS sont devenus complétement fonctionnels au Etats
unis en 1995. Les meilleurs signes de qualité n’été utilisé que pour des fonctions
militaires, jusqu’ à l’année 2000 lorsque ils sont devenu accessible gratuitement à
tous les civils. Aujourd'hui le GPS est géré par les forces aériennes américaines (U.S
AIR FORCE).

L’usage de ce système par tous les autres pays que les États-Unis est souvent
considéré comme une dépendance qui ne plaît pas toujours (pour des raisons
géopolitiques). Ainsi, différents états prévoient leur propres système de
positionnement par satellite :
•La Russie a son système Glonass (premier satellite entré en orbite 1982);
•La Chine a son système Beidu ( être déployée en 2000 et sera complétement
opérationel en 2020)
•L’Europe met actuellement en place les satellites du système Galiléo (opérationnel
en 2020).
•L’Inde et le Japon ont également en projet leur système régional.
Applications

Applications militaires
• le pointage de cibles, le parachutage, la coordination des
déplacements, la localisation de mines,...

Applications civiles
• compagnies d’ambulances, les services de polices,
les compagnies de taxis, donner un itinéraire, calculer le
trajet le plus rapide, trafic aérien, …
Composition
Le GPS se compose de trois segments :
 Segment spatial : les satellites en orbite autour de la Terre
 Segment contrôle : les stations de contrôle au sol
 Segment utilisateur: les récepteurs GPS des utilisateurs
Segment spatial
Le segment spatial se compose de 24 satellites formant la constellation GPS. Sur ces
24 satellites 21 sont opérationnels pour servir au système de positionnement par
satellites, les 3 restant sont dit de « secours ». Ils sont activés au cas ou un des
satellites opérationnels ne fonctionne plus.

Les satellites n'ont qu'une fonction: envoyer des signaux radio à destination des
récepteurs et des stations de contrôles. Ces satellites émettent en permanence des
ondes radio-électriques sur deux fréquences différentes L1 et L2.
Deux codes sont issus de ces signaux, ils sont appelés codes pseudo-aléatoires:
- Le code P (Precise code) sur les fréquences L1 et L2, généralement réservé à
l’armée américaine (longueur d’onde 30m),
- le code C/A (Coarse/Acquisition Code) sur la fréquence L1 (longueur d’onde 300m).
Chacun des satellites émet ses propres codes pseudo-aléatoires C/A et P.
Segment spatial
Le récepteur GPS a en mémoire la liste complète des codes afin d’identifier les
satellites dont il reçoit les signaux. La précision maximale pouvant être obtenue par
le code C/A (seul accessible) est de l’ordre du mètre. C’est pourquoi, parallèlement,
à ces codes, les GPS utilisent aussi la phase de ces ondes radio-électriques afin
d’améliorer la précision.

Ces ondes électromagnétiques contiennent des informations à destinations des


récepteurs et qui sont:
• L'heure d'envoi de l'onde
• L'éphéméride des satellites (position du satellite en fonction du temps)
• Des informations sur l'état de fonctionnement du satellite,
• Des paramètres qui permettront de réduire les imprécisions dues à la
traversée des différentes couches de l'atmosphère.
• Ces ondes contiennent d'autres informations qui permettront un calcul de la
position Optimale.
Segment spatial
Ils suivent une orbite quasi-circulaire de rayon 26 600 km environ (soit une altitude
de 20 200 km) qu'ils parcourent en 11 h 58 min 2 s

La répartition des satellites se fait sur 6


orbites de rayon 20200 km (=altitude). On
a 4 satellites par orbite (4x6=24).

Ces orbites sont inclinés de 55° par rapport au plan équatorial et


sont espacés de 60° entre elle.

Une telle configuration permet au récepteur de capter les signaux


d'au minimum 5 satellites et au maximum 8 satellites.

 Orbitron est un logiciel de prévisions et de poursuite de satellites pour


radioamateurs, mais aussi l’usage d'observation. Il peut aussi être utilisé par les
professionnels de la météo, des communications, et astrologues.
Principes
Les stations de contrôle et les satellites communiquent ensemble et permettent
ainsi des corrections d'horloge, de trajectoire.

La station de contrôle principale de Colorado Springs envoi les éphémérides au


satellites de la constellation G.P.S.

Les satellites du système G.P.S émettent en continue des ondes pouvant être
capté par les récepteurs.

Le récepteur, une fois les informations captés, est capable de calculer seul sa
position.

Les satellites envoient continuellement des ondes contenant toutes les


informations nécessaires au récepteur GPS pour calculer sa position: comment le
récepteur utilise t-il ces informations?
Comment ça fonctionne?
Le positionnement GPS fonctionne grâce à la trilatération (similaire à
la triangulation, mais n’utilisant qu’un calcul de distances, sans calcul d’angles).

1. Mesure de la distance du récepteur par rapport à un satellite


• le satellite envoie des pulses avec des informations indiquant le temps de départ et
sa localisation dans l’espace
• Quand le signal arrive au récepteur (GPS) lui il enregistre le moment auquel le ce
signal arrive
• Le signal se propage à la vitesse de la lumière, soit l'équation :
Distance (km)= Temps de trajet (s) x Vitesse de la lumière (km/s)

Vitesse de la lumière = 300 000 km/s


Temps de trajet = temps d’arrivée – temps de départ
La durée du trajet de l’onde peut varier de 67 à 86 millisecondes selon que le
satellite se trouve pile au dessus du récepteur ou presque à l’horizon.
D'où l'utilité d'avoir des horloges très précises dans le récepteur et les
satellites.

Exemple:
L'onde à mis 70 millisecondes à parvenir au récepteur. Mais si le récepteur à compter
71 millisecondes au lieu de 70 millisecondes! Combien sera l’erreur?

(0,071 -0,070) x 300 000) = 300 km d’erreur !!!


2. Calcul de position: la trilatération

Le signal voyageant à la vitesse de la lumière permet de déduire la distance d du


satellite. Soit une position sur un cercle centré sur le satellite

On a pour trouver la position de l'utilisateur une équation à 3 inconnues : X, Y, Z,


Pour résoudre une équation à 3 inconnues, il est nécessaire d'avoir au moins 3
satellites qui donneront chacun une partie de la solution.

1 Satellite = localisation sur une sphère


2 Satellites = localisation sur l’intersection de 2 sphères
3 Satellites = intersection de 3 sphères soit 2 points dont 1 improbable
4éme variables temps!!

Les satellite sont équipés d’un système d’horloges atomiques parfaitement


synchronisées et précises.
Chaque satellite génère son propre code qui doit être reconnu par le récepteur.
Celui-ci calcule alors ce que l'on nomme le déphasage (la différence entre le signal
émis par le satellite et ce même signal reproduit par le récepteur).
Ainsi les résultats des calculs dépendent de la précision de l’horloge, puisque le
code doit être généré simultanément par le récepteur et le satellite. Pour pallier aux
décalages d'horloge des récepteurs GPS, il est nécessaire d'utiliser les mesures
d'un 4ème satellite pour ajuster l'erreur de son horloge.
Erreurs possibles et corrections
Les principales sources d'erreurs sont :

 les couches atmosphériques (troposphère et ionosphère) : elles peuvent


engendrer des erreurs sur les résultats de localisation ; le signal radio peut être
retardé ou accéléré quand il traverse ses couches.

 Les erreurs du système tel que des problèmes de trajectoire des satellites
(erreurs d’éphéméride) ou les erreurs d’horloge

 Une autre source d'erreur vient de la proximité potentielle des satellites : plus les
satellites sont proches les uns des autres, plus il est difficile de déterminer avec
précision l'intersection des sphères.

 l'erreur de trajet multiple provient de la réflexion des ondes sur le paysage,


particulièrement en milieu montagneux, qui augment la durée de trajet des
ondes.

 Les éphémérides: en effet, lors du calcul de la position, le satellite est en


mouvement, alors que le récepteur calcule sa position en fonction de la
position fixe qu'il obtient des satellites. On a donc un très léger décalage
entre la position calculée et la position réelle lorsque le récepteur est en
mouvement.
Erreurs possibles et corrections

Ces erreurs peuvent être en partie corrigées par le type de récepteur employé et par
la méthode de la correction différentielle ( DGPS)
Le GPS différentiel : le DGPS

Le principe de la correction différentielle repose sur le fait que 2 récepteurs peu


éloignés l’un de l’autre observent les mêmes satellites ainsi les erreurs observées
sur les 2 GPS sont identiques. L’un de ces récepteurs est statique, il est appelé
station de référence. Il est placé sur un point de coordonnées connues, ce, qui
lui permet de déterminer les corrections (PRC, Pseudorange corrections) à
appliquer sur les mesures de distances aux satellites. Les PRC calculées par la
station de référence pour chaque satellite sont la différence entre les distances
observées à l’instant t et les distances calculées à partir des coordonnées
connues de la station et celles des satellites.
Quand est ce que se système ne marche pas?
• Lorsque on n’est pas en vue de ciel: bâtiment, forêt
• Montagne : signaux bloqué par les falaises

Alors comment fonctionne la géolocalisation sur votre smartphone??

• Géolocalisation par GPS (satellite): exploite la puce GPS, précise, mais consomme ++ énergie
• Géolocalisation par GSM: à partir des antennes relais, rapide, mais peu précise
• Géolocalisation par Wifi: exploite la position connue des réseaux wifi, rapide, précise, mais ne

marche pas dans les zones rurales

 les smartphones combinent ces technologies pour avoir la meilleure précision possible
et pour minimiser la consommation de la batterie du téléphone