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Facultés des sciences économiques et

gestion de Sousse

Sujet :

Choix de financement

Présentée par : Sarra Jday


1er Année mastère techniques comptables financières
Au fur et à mesure que le chiffre d'affaires d'une entreprise se crée, une large
part est déjà allouée. Notamment aux secteurs dotés d'une grande force d'inertie,
comme les salaires, les charges, les dépenses d'énergie, les loyers, les impôts.

Les financiers décideront d'attribuer le reliquat à tel secteur comptable. Par


exemple, financer ses investissements, son désendettement, faire des offres
promotionnelles, acheter un sous-traitant,etc.

Le choix de financement dépend aussi de l'équilibre financier de l'entreprise, et


de critères de rentabilité du capital attribué à un secteur plutôt qu'un autre.

I. Les sources de financement :

L’entreprise doit financer ses investissements en matériel, équipements, locaux


et d’autre part son besoin en fond de roulement. L’entreprise doit chercher des
ressources :

Dans l’activité de l’entreprise :

C’est la capacité d’autofinancement :

À l’extérieur : emprunt, apport de capital, crédit-bail.

LA CAPACITÉ D’AUTOFINANCEMENT

Les sources de financement

L’AUGMENTATION DE CAPITAL
1) LA CAPACITÉ D’AUTOFINANCEMENT :

C’est ce qui reste dans l’entreprise une fois qu’elle a décompté toutes ses
charges décaissables (c’est à dire qui donneront lieu à une dépense) de tous ses
produits encaissables (c’est à dire qui donneront lieu à une recette). Elle permet
à l’entreprise de rémunérer les associés, accroître les investissements etc. On la
calcule de la façon suivante CAF = Résultat + Dotations aux amortissements et
provisions – Reprises sur amortissement et provisions. Dans les exercices que
nous traiterons il n’y aura jamais de reprises donc pour nous : CAF= Résultats +
Dotations aux amortissements et aux provisions.

2) L’AUGMENTATION DE CAPITAL :

Dans ce cas les fonds propres ne sont pas remboursés, mais sont rémunérés par
un dividende théoriquement de durée illimitée. Exemple 100000 € rémunérés
par un dividende de 8%.

3) L’EMPRUNT :

L’emprunt peut-être un emprunt auprès d’un établissement de crédit ou un


emprunt obligataire (divisé en parts égales appelées obligations et proposées au
public par l’intermédiaire des banques). Les emprunts indivisibles peuvent être à
taux fixe ou variable, de durées différentes etc. En général, les banques prennent
des garanties : hypothèque, caution etc. Les intérêts versés représentent une
charge décaissable venant diminuer le bénéfice imposable et par conséquent
l’impôt dû.
Exemple : Soit une entreprise dont le résultat imposable est de 100 000 €.
L’impôt est donc de 100000 €*33 1/3 soit 33 333 €. Supposons maintenant que
cette même entreprise effectue un emprunt avec des intérêts à verser égaux à 10
000 € la première année. Le résultat imposable devient égal à ___________€ et
l’impôt à ___________ €. La différence d’impôt est égale à _________ € soit en
fait le montant des intérêts multiplié par le taux d’imposition
(__________________________). De la même façon les dotations aux
amortissements du bien acquis sont génératrices d’économies d’impôt. 1 Marie-
pascale Delamaire d’après une publication du réseau Certa
http://www.reseaucerta.org

4) LE CRÉDIT BAIL :

C’est un contrat de location assorti d’une promesse de vente. Le contrat est


passé entre une banque ou une entreprise le crédit bailleur qui est propriétaire du
bien et une entreprise commerciale ou industrielle qui est le locataire. En fin de
contrat, le locataire peut renouveler le contrat ou acheter le bien au prix fixé. Les
biens financés apparaissent dans les annexes et non pas au bilan et ne sont
amortissables. Il n’y a pas de dépenses initiales pour l’entreprise mais les loyers
sont des charges décaissables qui viennent diminuer le bénéfice et donc l’impôt.

II. Les différents modes de financement :

Il existe deux grands modes de financement :

- ceux dont l'origine provient des associés de la société, ou de l'entrepreneur lui-


même pour une entreprise individuelle. On parle alors de fonds propres (ou de
quasi-fonds propres pour certains d'entre eux). Entrent aussi dans cette catégorie
les subventions liées à un investissement perçues par l'entreprise ;
- ceux dont l'origine est externe, qui proviennent principalement des organismes
financiers.

1 - Les fonds propres et les quasi-fonds propres

Ce sont des sources de financement qui regroupent les apports en capital et en


comptes courants faits par les associés créateurs, mais aussi les subventions
d'investissement.
Ces capitaux sont présentés, au niveau du bilan de l'entreprise, au passif. Du fait
de leur place dans le bilan, en haut du tableau du passif, on parle de
financements de haut de bilan.

Le capital social

Le capital social n'existe que dans les sociétés. Il correspond à la somme que les
associés ont décidé de consacrer de façon définitive à la constitution de leur
société. Il s'agit donc de fonds qui sont destinés à rester de manière durable dans
l'entreprise, et non à être remboursés à ceux qui les ont apportés. Ceux-ci ne
pourront récupérer leur mise initiale qu'au jour de la liquidation de la société, si
un boni peut être dégagé, ou par le biais d'une vente des titres, parts sociales ou
actions, qu'ils ont reçus en échange de leurs apports, voire plus
exceptionnellement par le biais d'une réduction de capital.
Point important : le capital social peut être souscrit sans être totalement libéré.
Par la souscription, l'associé s'engage à verser les fonds. À ce titre, la loi prévoit
selon les types de sociétés des délais et des modalités pour éventuellement
différer le montant des apports effectivement libérés. En principe, le délai
maximal de libération du capital souscrit est de cinq ans.
La part de capital initial est versée sur un compte bancaire ou chez un notaire au
jour de la signature des statuts. Puis, lorsque la société est immatriculée

en principe sous deux à trois semaines - ces fonds sont débloqués et deviennent
totalement disponibles pour servir à financer les investissements ou les besoins
d'exploitation de la nouvelle structure.

Dans une entreprise individuelle, il n'y a pas de capital social mais un compte de
l'exploitant : les apports de fonds et, par la suite, les retraits faits par l'exploitant
apparaissent dans ce compte qui peut, à la différence du capital social, fluctuer
dans les deux sens. L'exploitant n'est en effet pas contraint, sur un plan
strictement juridique, de laisser ses apports dans son entreprise.

Les comptes courants d'associés

Les comptes courants d'associés sont destinés à recevoir les sommes mises à la
disposition de la société par ses associés de façon temporaire. Ils sont donc
destinés à être retirés à plus ou moins long terme. C'est pourquoi on parle de
quasi-fonds propres et qu'ils figurent parmi les dettes au passif du bilan.
Seuls les associés peuvent être titulaires de comptes courants. En effet, la loi
régissant les opérations bancaires interdit à toute personne non associée de
prêter des fonds à une société.
Dans une entreprise individuelle, il n'y a pas de compte courant, le compte de
l'exploitant étant destiné à recevoir les fonds apportés temporairement par le
chef d'entreprise.
Il faut savoir que les comptes courants d'associés peuvent faire l'objet d'un
engagement de blocage sur un certain temps et pour un certain montant. On
parle alors de comptes courants bloqués. Cet engagement est souvent souscrit à
la demande des banques qui souhaitent que les associés s'engagent à laisser à la
disposition de la société, pour une durée définie, une somme d'argent.
Dans tous les cas, ces comptes peuvent être rémunérés, même si le taux d'intérêt
déductible est plafonné.
En cas de difficultés de l'entreprise, les titulaires de comptes courants entrent
dans la catégorie des créanciers chirographaires, c'est-à-dire des créanciers qui
ne bénéficient d'aucune garantie de paiement. D'ailleurs, bien souvent, en
pratique, ces fonds sont partiellement ou totalement irrécouvrables lorsque
l'entreprise connaît des difficultés majeures.

Les apports de sociétés de capital-risque

Ces apports représentent des apports en capital, mais ils sont effectués avec des
objectifs différents de ceux des associés.
Il s'agit d'apports au capital social, et non en compte courant, faits par des
sociétés dans le but de revendre à plus ou moins long terme leur participation.
Les sociétés de capital-risque ont donc pour objectif de réaliser des profits grâce
à la valeur prise par l'entreprise au cours de son développement. Il s'agit
généralement de filiales spécialisées d'organismes financiers. On trouve
également, au niveau des conseils régionaux, des sociétés ayant cet objet. Elles
ont alors pour but de favoriser le développement économique local.
Enfin, certaines sociétés de capital-risque sont créées par des chefs d'entreprise
qui regroupent des fonds pour investir dans de nouvelles structures et les aider à
se développer : on parle de business angels. Ceux-ci sont plus animés par une
volonté d'aider de jeunes entreprises à démarrer que de réaliser une plus-value
sur les titres souscrits, bien que celle-ci leur soit indispensable pour miser par la
suite sur d'autres entreprises nouvelles. Généralement, un système de parrainage
accompagne cet apport de fonds.

Les investissements des sociétés de capital-risque ne profitent en principe qu'à


des projets d'une certaine ampleur, nécessitant des besoins financiers importants,
bien souvent dans des secteurs innovants (NTIC, nanotechnologies, par
exemple).

Les subventions d'investissement

Ce sont des fonds qui sont versés à titre définitif, généralement par des
collectivités territoriales, sans obligation de remboursement ; ils aident au
financement d'investissements, contrairement aux subventions de
fonctionnement qui servent, elles, à financer des charges d'exploitation telles que
les aides à l'embauche.
Les subventions sont inscrites en capitaux propres au passif du bilan.
Elles ne sont pas destinées à être remboursées, mais sont définitivement acquises
à l'entreprise, sauf si celle-ci ne satisfait pas à toutes les conditions qui sont
stipulées pour leur octroi. Ainsi, par exemple, il existe parfois des obligations
d'embaucher dans certains délais en contrepartie de l'obtention d'aides.

Sur le plan comptable et fiscal, ces subventions font l'objet d'une intégration au
résultat au même rythme que l'amortissement du bien dont elles financent
l'acquisition. Ainsi, lorsqu'elles financent l'achat d'un bien amorti sur une durée
de cinq ans, chaque année, l'entreprise intégrera en produit 20 % de la
subvention reçue dans son compte de résultat.

2 - Les financements externes


L'emprunt bancaire

L'emprunt bancaire correspond à une somme mise à la disposition de l'entreprise


par un organisme financier, avec obligation de la rembourser selon un
échéancier préalablement défini.
En contrepartie de son financement, l'organisme prêteur perçoit des intérêts
rémunérant l'apport de fonds et les risques pris.
Il est généralement accompagné de la prise de garantie(s) qui limite les risques
du prêteur en cas de difficultés de remboursement.
Les emprunts figurent au passif du bilan de l'entreprise.

Comment calculer les échéances d'un emprunt ?

Le tableau suivant permet de calculer les échéances d'un emprunt.

Convertisseur de capital emprunté en échéances annuelles


Nbre d'années 2,00% 2,50 % 3,00 % 3,50 % 4,00 % 4,50 %
du prêt

1 1,020 1,025 1,030 1,035 1,040 1,045

2 0,515 0,519 0,523 0,526 0,530 0,534

3 0,347 0,350 0,354 0,357 0,360 0,364

4 0,263 0,266 0,269 0,272 0,275 0,279

5 0,212 0,215 0,218 0,221 0,225 0,228

6 0,179 0,182 0,185 0,188 0,191 0,194

7 0,155 0,157 0,161 0,164 0,167 0,170

8 0,137 0,139 0,142 0,145 0,149 0,152

9 0,123 0,125 0,128 0,131 0,134 0,138

10 0,111 0,114 0,117 0,120 0,123 0,126

11 0,102 0,105 0,108 0,111 0,114 0,117

12 0,095 0,097 0,100 0,103 0,107 0,110

13 0,088 0,091 0,094 0,097 0,100 0,103

14 0,083 0,086 0,089 0,092 0,095 0,098

15 0,078 0,081 0,084 0,087 0,090 0,093

Exemple : un emprunt de 45 000 € est souscrit pour une durée de 7 ans au taux
de 3 % assurances comprises. L'échéance annuelle sera de : 45 000 x 0,161 = 7
245 €.
L'emprunt aidé

Certains organismes octroient aux jeunes entreprises des prêts favorisant la


création. Ces prêts, liés à des conditions relatives à la personne du créateur, sont
parfois accordés en accompagnement de financements bancaires. Ils permettent
de les compléter et sont souvent pris en compte par les organismes de crédit au
titre des apports du créateur. Ainsi, ils sont assimilés aux fonds propres et font
partie des 30 % d'apports régulièrement exigés pour obtenir des fonds externes.
Ces prêts peuvent être octroyés par les collectivités territoriales (région,
municipalité...), Pôle Emploi ou des associations souhaitant favoriser la création
d'entreprises et le développement économique.

Le crédit-bail

Le crédit-bail, appelé également location avec option d'achat (LOA), est


sensiblement différent de l'emprunt, bien qu'il serve en principe à financer le
même type de biens. En effet, lorsqu'elle finance un investissement par le biais
d'un emprunt, l'entreprise en est propriétaire dès le premier jour. En contrepartie,
elle devient débitrice de la banque. Dans le cadre d'un crédit-bail, pendant toute
la durée du contrat, l'entreprise n'est pas propriétaire du bien. Il s'agit d'une
simple location assortie d'une promesse de vente à l'issue de la période de
location. L'organisme financier possède donc le bien, le loue à l'entreprise et
s'engage à le lui vendre après une certaine période selon des conditions
prédéfinies. En général, la valeur résiduelle, correspondant au prix d'achat final,
représente une somme dérisoire.
Inconvénient pour le preneur du crédit-bail : il n'est pas propriétaire de son
matériel. En revanche, cette technique offre certains avantages par rapport à un
financement classique :

 elle procure une meilleure garantie à la banque, car celle-ci n'est pas
totalement dessaisie du bien. C'est d'ailleurs la raison pour laquelle, au
sein des organismes financiers, un financement par crédit-bail n'est pas
pris en compte à la même hauteur qu'un emprunt dans les ratios d'analyse
de risques. Le crédit-bail permet ainsi d'accroître les capacités de
financement de l'entreprise ;
 elle ne pénalise pas le bilan de l'entreprise puisqu'elle ne figure pas dans
les dettes. Elle a donc l'avantage de rendre le niveau d'endettement moins
apparent ;
 les échéances de loyers passent intégralement en charges alors que dans le
cadre de l'emprunt, seulement les intérêts. Toutefois, avec l'emprunt, le
bien financé, propriété de l'entreprise, est amorti. Et cet amortissement
vient en diminution du résultat de l'entreprise.

Aujourd'hui, les coûts du crédit-bail et de l'emprunt sont souvent identiques ou


très proches.

La location financière

Il s'agit d'un contrat de location pure, c'est-à-dire sans option d'achat. S'il en
existe une, on se situe dans le cadre d'un contrat de crédit-bail. La location
financière est également appelée location longue durée.
Par ce type de contrat, un fournisseur, parfois par le biais d'un organisme de
crédit, met à la disposition de l'entreprise un bien, tout en conservant la propriété
et sans prendre d'engagement de le vendre à l'issue du contrat.
Cette location peut être assortie de services tels que l'entretien et l'assurance du
matériel loué, situation fréquente pour les véhicules par exemple.

Le découvert autorisé

Il est également appelé facilité de caisse.


Par un découvert, la banque autorise l'entreprise à prélever, pendant une durée
déterminée et dans une certaine limite, un montant qu'elle met à sa disposition.
Le solde du compte bancaire est donc négatif pendant toute la durée d'utilisation
des fonds par l'entreprise.
Ce type de financement, qui n'est pas adossé à un bien et est donc difficile à
garantir, est rarement mis en œuvre dans le cadre d'une création d'entreprise. Il
est toutefois utilisé pour faire face au financement de la taxe sur la valeur
ajoutée grevant les investissements. En effet, la banque octroie alors une facilité
de caisse dans l'attente du remboursement du crédit de TVA par le Trésor public.

Le crédit fournisseurs

Le crédit fournisseurs constitue une facilité de trésorerie. En effet, il consiste en


l'octroi par les fournisseurs de délais de règlement.
Mais dans le cadre d'une création, les partenaires ne connaissent pas la nouvelle
entreprise. Ils n'acceptent donc pas toujours de lui accorder des délais de
règlement. Au contraire, ils exigent parfois un paiement comptant, tant qu'ils
n'ont pas testé la fiabilité des nouveaux dirigeants. Lors de la préparation de son
projet, le créateur doit donc prévoir de négocier l'obtention de délais de
règlement auprès de ses futurs partenaires.
D'autant que, comme nous l'avons déjà observé dans l'étude du besoin en fonds
de roulement, l'entreprise devra souvent octroyer des délais de règlement à ses
clients.

Exercices :

Exercice 1
Pour développer son activité, l’entreprise SDT achète un nouvel équipement
dont les caractéristiques sont les suivantes :
-Dépenses engagées -Prévisions
- Prix d’achat : 250 000 D
(HT) -Durée d’exploitation : 5 ans ;
- Frais d’installation : 47 000 -Mode d’amortissement :
D (HT) Linéaire ;
- Frais de formation du -Chiffre d’affaires annuel : 315
personnel : 20 000 D 000 D (HT) ;
-Charges variables : 40% du
(HT) ; chiffre d’affaires
- Augmentation du BFRE  en
première année: (HT)
-Charges fixes (hors
amortissements) : 70 700 DH
30 000 D. par an ;
-Valeur résiduelle (nette
d’impôts) : 24 300 D.
Travail à faire :
1- Déterminez le montant du
capital investi.
2- Sachant que le taux d’actualisation est de 10%, étudier la rentabilité de cet
investissement sur la base : du délai de récupération actualisé ; de la Valeur
Actuelle Nette (VAN) ; de l’Indice de Profitabilité (IP) et du Taux Interne de
Rendement (TIR) ;
Corrigé :
1. le montant du capital investi
Il comprend les charges engagées pour entamer le projet d'investissement: _ le
prix d'achat hors taxes des équipements
_ Les frais d'installation
_ Les charges de formation du personnel qui s'occupera de l'équipement
_ L’augmentation du BFR sachant que cette augmentation est récupérée en fin
de période
et ce montant de la variation du BFR ne
doit pas être amorti.
Capital investi= 250000 + 47000 + 20000
+ 30000 = 347000
2. Détermination des cash-flows
Cash-flows= recettes -dépenses= Résultats nets + Dotations aux Amort
+(Récup de la variat du BFR+Valeur résiduelle nette d'impôt) DOTAT aux
AMORTISSEMENT= (I-VARIATION DU BFR)/5
Années 1 2 3 4 5
CAHT 315000 315000 315000 315000 315000
CV 126000 126000 126000 126000 126000
CF HORS
AMORT 70700 70700 70700 70700 70700
DOTAT aux
AMORT 63400 63400 63400 63400 63400
RAI 54900 54900 54900 54900 54900
IS (30%) 16470 16470 16470 16470 16470
RESULTAT
NET 38430 38430 38430 38430 38430
AMORT 63400 63400 63400 63400 63400
CAF
d'exploitatio
n 101830 101830 101830 101830 101830
Récupérat du
BFR 30000
Valeur
résiduelle 24300
Cash-flows 101830 101830 101830 101830 156130
(1,1)-t 0,909 0,826 0,751 0,683 0,621
CAHS-
FLOW 92572,7272 84157,0247 69551,260
ACTUAL 7 9 76506,38622 96944,4462
92572,7272 176729,752 322787,39
CF cumulés 7 1 253236,1388 419731,845
VAN = - I+ CF actualisés 72731,8445
cumulés = 7
Donc, le projet est rentable car la VAN est positive
Détermination du délai de récupération
Il se situe entre la 4ème et la 5ème année; car les CF actualisés cumulés
égalisent le capital investi
Délai de récup = 4+ ((347000-
322787,398)/96944,4462)= 4,24975749
Autrement dit, le délai est 4 ans et 3
mois (0,24975749X12= 2,99708994
INDICE DE
PROFITABILITE
IP=CF actualisés
cumulés/I =1+VAN/I 1,209601858
Le projet est donc
rentable
TAUX INTERNE DE
RENTABILITE
LES CF sont une fonction décroissante du taux d'actualisation. Pour diminuer
ces CF et atteindre le capital investi, on suppose par itération que le taux
d'actualisation = 14%
Années 1 2 3 4 5
Cash-flows 101830 101830 101830 101830 156130
(1,14)‐t 0,877 0,769 0,675 0,592 0,519
CAHS‐
FLOW
ACTUAL 89324,5614 78354,8784268732,349560291,534681089,0296
CF cumulés 89324,5614 167679,4398236411,789296703,324377792,354
On trouve que les CF cumulés actualisés
s'approchent de 37400
Prenons
t=15%
Années 1 2 3 4 5
CASh‐flows 101830 101830 101830 101830 156130
(1,15)‐t 0,870 0,756 0,658 0,572 0,497
CAHS‐ 88547,82609
FLOW
ACTUAL 76998,1096466954,877958221,633 77624,2037
CF cumulés 88547,82609165545,9357232500,814290722,447368346,65
CUMUL
DES CF
T=14% actuel= 377792,354
CUMUL
DES CF
T=TIR actuel= 374000
CUMUL
DES CF
T=15% actuel= 368346,65
DONC, le TIR est entre 14 et 15% SOIT 14,401%
Exercice 2 :
Un investissement « X » de 150.000 D dont la durée économique est de 4 ans,
permet d’obtenir les cash-flows suivants :
Année 1 : 40.000 D Année 2 : 70.000 D Année 3 : 80.000 D Année 4 : 60.000 D
Le taux d’actualisation est de 13%.
1. Calculez la VAN du projet.
2. Le projet est-il acceptable à un taux de 20% ?
3. Déterminer le TRI de l’investissement.
Corrigé :
1)   La VAN du projet est :
Le projet est donc rentable.
2)   Le projet est-il acceptable à un taux de 20% ?
Le projet est rentable à 20%. 3) On calcule TRI par itération :
On calcule VAN au taux de 23%.
20% + 7.175
X 0
23% - 2006
C’est le taux pour lequel la VAN est nulle. Pour que le projet soit acceptable, il
faut que le taux de rentabilité minimum exigé par l’investisseur soit supérieur à
22,34%.
Exercice 3 :
Soit un projet d’investissement dont les caractéristiques sont :
Dépenses d’investissement : 180.000 DH
Cash-flows généré annuellement : 60.000 DH Durée : 5 ans
Calculez le TRI de cet investissement et le comparez avec un autre projet dont
les dépenses d’investissement est de 227.500 DH, les cash-flows sont de 70.000
DH et la durée de 5 ans.
Corrigé :
Projet 1 :
D’après la table financière (table 4) :
Dans la table 4, on cherche le TRI dont la durée est de 5 ans et la valeur actuelle
est de 3.
D’après la table 4, le TRI est de 20%.
Projet 2 :
D’après la table 4, le TRI est de 16,25%.
Commentaire : le projet 1 sera retenu parce qu’il a un taux supérieur à celui du
projet 2.
Note : Le délai de récupération est calculé quand il y a une visibilité de cash-
flows où l’entrepreneur veut récupérerson capital.
.
Exercice 4 :
L’entreprise OMEGA projette de lancer un investissement dont les
caractéristiques sont les suivantes: Montant: I= 100 000 DH;
Durée: 5 ans; Amortissement linéaire;
Résultats (marges) avant frais de financement (en milliers d):
Année 1 2 3 4 5
Marge 40 45 50 55 60
Actuellement, l’entreprise dispose d’un capital de 1 000 000 réparti en 10000
actions.
Elle projette de réaliser les bénéfices nets suivants (sans investissements
supplémentaires) en milliers d:


Travail à faire:
Choisir sur la base du critère du bénéfice net par action, entre les modes de
financement suivants:
1. Autofinancement 50%; augmentation de capital 50% (500 actions)
2. Crédit-bail 100%; loyer annuel 35000 d.
Corrige
Les valeurs sont en milliers de D
1. Autofinancement 50% et augmentation du capital 50%
ANNEE 1 2 3 4 5
marge 40 45 50 55 60
AMORTISSE 20 21 22 23 24
RAI 20 24 28 32 36
IS 6 7,2 8,4 9,6 10,8
BENEFICE NET DE
L`inv 14 16,8 19,6 22,4 25,2
BENEFICENET sans
Inve 60 65 70 70 70
BENEF GLOBAL 74 81,8 89,6 92,4 95,2
BENEFICE PAR
ACTION 7,048 7,790 8,533 8,800 9,067
BENEFICE PAR ACTION= BENEFICE GLOBAL*1000/NOMBRE
D`ACTIONS
NOMBRE D`ACTIONS= 10000 (anciennes)+500(nouvelles)=10500
2. CREDIT‐BAIL
FRAIS DE FINANCEMENT= LOYER ANNUEL= 35000; PAS
D`AMORTISSEMENT
NOMBRE D`ACTIONS= 10000
ANNEE 1 2 3 4 5
marge 40 45 50 55 60
LOYERS 35 35 35 35 35
RAI 5 10 15 20 25
IS 1,5 3 4,5 6 7,5
BENEFICE NET DE
L`inv 3,5 7 10,5 14 17,5
BENEFICENET sans
Inve 60 65 70 70 70
BENEF GLOBAL 63,5 72 80,5 84 87,5
BENEFICE PAR
ACTION 6,35 7,2 8,05 8,4 8,75
BENEFICE PAR ACTION= BENEFICE GLOBAL*1000/NOMBRE
D`ACTIONS
Par comparaison des 2 tableaux, on constate que l`autofinancement offre un
bénéfice par action supérieur au crédit bail.