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Chapitre III Conception des systèmes d’informations (MLD-R)

1- Historique : 1
Le modèle relationnel a été proposé pour la première fois par E.F Codd dans son article intitulé « A relation
model of data for shared data banks » , les objectifs de ce modèle ont été déclaré comme suit :
 Permettre une haute indépendance de données.
 Etablir des fonctions solides pour traiter les problèmes de cohérence et de redondance des données.
 Permettre l’utilisation de langage de manipulation de données orientées vers les ensembles.

2- Terminologie :

Relation : une relation est une table avec des lignes et des colonnes.
Attribut : un attribut est une colonne nommée de la relation.
Domaine : un domaine est un ensemble de valeurs admissibles pour un ou plusieurs attributs.
Tuple : un tuple est une ligne dans une relation.
Degré d’une relation : est le nombre d’attributs qu’elle contient.
Cardinalité d’une relation : ou le cardinal est le nombre de tuple qu’elle contient.
Base de données relationnelle : une collection de relations normalisées portant des noms des relations
distincts.
Exemple d’une relation : la relation Personnel

Num-personnel Prénom Nom Fonction Genre Date-de-naissance Salaire Num-Filiale


EP21 Jean Blanc Gérant M 01/10/1980 30000 F005
EM37 David Bertnard Assistant M 10/03/1985 15000 F003
EM14 Marie Brière Superviseur F 24/03/1983 28000 F007

Les attributs : Num-personnel, Prénom, Nom, Fonction, genre, Date-de-naissance, Salaire, Num-filiale.
Domaines : genre (M,F), Fonction (gérant, assistant, superviseur, ….), salaire entre 12000 et 100000.
Degré=8.
Cardinalité=3.

3- Relations des bases de données relationnelles :


Pour comprendre la vraie signification du terme relation nous devons revoir quelques notions de
mathématiques.
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Soient les deux ensembles 1 = {2,4} et 2 = {1,3,5} , le produit cartésien de ces deux ensembles
2
1 × 2 est constitué de toutes les combinaisons d’éléments dont le premier provient de E1 et le
deuxième de E2.
1 × 2 = {(2,1), (2,3), (2,5), (4.1), (4.3), (4.5)}
Tout sous ensemble de ce produit est une relation :

1 = {(2.1), (4.1)}

1 = {( , ) ∈ 1, ∈ 2 = 1}

2 = {(2.1)}

2 = {( , ) ∈ 1, ∈ 2 =2× }
L’application de ces notions permet de définir une relation de la BD comme suit :
Une relation est un sous ensemble du produit cartésien d’une liste de domaines D1×D2×….Dn
Exemple :
Soient les domaines
Jour : D1= {1,2,…….31}
Mois : D2= {1, 2, 3,……12}
Année : D3= {….., 1900, 1901,……2012, 2013, 2014}
Evénement : D4=chaine de caractères.
La relation histoire est définie par le produit D1×D2×D3×D4
Histoire
Jour Mois Année Evénement
05 07 1962 Indépendance de l’Algérie
06 08 1945 Bombardement atomiques d’Hiroshima

3.1- propriétés des relations :


Une relation a les propriétés suivantes :
 Une relation a un nom distinct de ceux de toutes les autres relations du schéma relationnel.
 Chaque cellule de la relation contient exactement une seule valeur atomique.
 Chaque attribut a un nom distinct.
 Les valeurs d’un attribut font, toutes, partie du même domaine.
 Chaque tuple est distinct, il n’y a aucun tuple en double.
 L’ordre des attributs n’est pas significatif.
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 L’ordre des tuple n’a en théorie pas de signification.


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3.2- clés d’une relation :


Superclé : un attribut ou un ensemble d’attributs qui identifie d’une façon unique un tuple au sein d’une
relation (il se peut qu’une superclé comporte des attributs supplémentaires qui ne sont pas nécessaire
pour l’identification)
Clé candidate : est une superclé telle qu’aucun sous ensemble d’elle-même n’est une superclé.
Une clé candidate C pour une relation R a deux propriétés :
L’unicité : dans chaque tuple de R, les valeurs de C identifient de façon unique ce tuple.
L’irréductibilité : aucun sous ensemble de C n’a la propriété d’unicité.
Une relation peut connaitre plusieurs clés candidates.
Quand une clé est constituée de plus d’un attribut elle, elle est dite clé composite.
Exemple : soit le schéma de relation suivant :
Filiale ( Num-filiale, rue, ville, code-postal)
Les attributs : {Num-filiale, code-postal, ville} et {Num-filiale, code-postal} peuvent identifient de
façon unique les tuples de la relation.
{Num-filiale, code-postal} est une clé composite peut être décomposée en deux clés candidates : {Num-
filiale} et {Code-postal}
Clé primaire : est la clé candidate choisie pour identifier de façon unique les tuples au sein de la
relation.
Les clés candidates qui n’ont pas été choisies comme clé primaire sont appelées clés alternatives.
Exemple : si on choisie Num-filiale comme clé primaire de la relation Filiale, Code-postal devient une
clé alternative.
Clé étrangère : un attribut ou un ensemble d’attributs d’une relation qui correspond à une clé candidate
d’une autre relation.
Quand un attribut apparait dans plus d’une relation, son apparition représente généralement une
association entre ces relations.
Exemple :
Filiale ( Num-filiale, rue, ville, code-postal).
Personnel (Num-personnel, prénom, Nom, Fonction, Genre, Date-de-naissance, salaire, Num-filiale).
Num-filiale est une clé candidate de la relation Filiale et est une clé étrangère de la relation Personnel.
Nous dirons que la relation Filiale est la relation de référence.
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3.3. Représentation de schéma de BDD-R : 4


La convention habituelle pour la représentation d’un schéma relationnel consiste à donner le nom de la
relation suivi des noms des attributs entre parenthèses, normalement la clé primaire est soulignée.
Le modèle conceptuel ou le schéma conceptuel est l’ensemble de tous les schémas de ce type pour une
base de données.
4. contraintes d’intégrité relationnelles
4.1. La contrainte NUL (valorisation) : représente pour un attribut une valeur actuellement inconnue.
4.2. Intégrité d’entité : dans une relation aucun attribut d’une clé primaire ne peut être nul.
4.3. Intégrité référentielle : si une clé étrangère existe dans une relation, sa valeur doit soit correspond
à la valeur d’une clé primaire dans sa relation de référence soit être totalement nulle.
4.4. Contrainte de domaine : les valeurs d’un attribut doivent tous appartenir au domaine spécifique à
cet attribut.
4.5. Contraintes générales: les règles supplémentaires spécifiées par les utilisateurs.
5. Règles de passage du MCD au MLD relationnel:
 Règles de passage des objets du MCD aux tables du MLD :
Règle 1 : tout objet (entité) du MCD se transforme en table dans le MLD.
Règle 2 : toutes les propriétés de l’objet deviennent les attributs de la table.
Règle 3 : L’identifiant de l’objet devient la clé de la table.
 Règles de passage des relations du MCD aux tables du MLD :
La traduction des relations du MCD en tables dans le MLD se fera selon les cardinalités de cette relation dans
le MCD :
Cas 1 : cardinalité de type (x, 1), (x, n)

Objet 1 Objet 2
(x, 1) (x, n)
Relation

Règle :
Les objets deviennent des tables.
Les propriétés des objets deviennent des attributs dans les tables.
Les identifiants des objets deviennent des clés des tables.
L’identifiant de l’objet 2 (dont la cardinalité est (x, n)) devient clé étrangère de la table Objet 1(dont la
cardinalité est (x, 1)).
Les propriétés de la relation deviennent des attributs de la table objet1.
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Exemple :
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MCD : Client Commande
Num-cl (1,n)
(1,1) Num-cde
Passer
Nom
Date_cde
Prénom

MLD :

Cas 2 : cardinalité de type (x, n), (x, n)

Objet 1 Objet 2
(x, n) (x, n)
Relation

Règle :
Les objets deviennent des tables.
Les propriétés des objets deviennent des attributs dans les tables.
Les identifiants des objets deviennent des clés des tables.
La relation entre les objets devient une table.
L’identifiant de la relation devient la clé de la table qui la traduira dans le MLD.
Les propriétés de la relation deviennent des attributs de la tanle qui la traduira dans le MLD ;
Exemple :
MCD : Commande Produit
(1, n)
Contient (1, n)
Num-cde Code-prod
Qué-cde
Date-cde Des-prod

MLD :
Cas 3 : cardinalité de type (x, 1), (x, 1)

Objet 1 Objet 2
(x, 1) (x, 1)
Relation
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Règle :
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Les objets deviennent des tables.

La relation entre les objets devient une table.

L’identifiant de la relation devient la clé de la table qui la traduira dans le MLD.

L’identifiant de l’objet 1 devient clé étrangère dans la table associée à l’objet 2.

L’identifiant de l’objet 2 devient clé étrangère dans la table associée à l’objet 1.

Exemple :
MCD
Commande Facture
(0, 1) (1, 1)
Associé
Num-cde Num-fact

Date-cde Date_fact
MLD :

Cas 4 : cas de la relation réflexive :

Objet 1 (x, 1)
Relation
Identf1

(x, 1) (x, n)

Règle :
L’objet devient une table.
Les propriétés de l’objet deviennent des attributs de la table.
L’identifiant de l’objet devient une clé de la table.
L’identifiant de l’objet devient une clé étrangère.

Exemple :
MCD : Employé (0, 1)
Conjoint
Num-E

Nom-E

Prénom-E
(0,1)

MLD :
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Exemples d’application :
Traduire les MCD suivant en MLD relationnels :
1) MCD :

Objet 1 Objet2
(1, 1) (1, n)
Relation1
Ident1 Ident2

Propriété1 Propriété2

(1, 1)
(0, n)

Relation2

MLD :

2) MCD :
Objet 1 Objet2
(0, n) (1, n)
Relation
Ident1 Ident2

Propriété 1 Propriété 2
(0, n)

6. Normalisation d’un schéma relationnel :


Le processus de normalisation consiste à remplacer une relation donnée par certaines projections
(schémas issus de la décomposition) afin que la jointure (la reconstitution) de ces projections permette
de retrouver la relation initiale sans perte et sans redondance de données.
La normalisation permet aussi de mettre en évidence les schémas relationnels indésirables et définir les
propriétés des schémas désirables.
Les formes normales :
1ière forme normale 1FN :
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Une relation est dite en 1FN si tout attribut est atomique (non décomposable).
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Exemple :
Soit la relation élève suivante :
Elève (Num élève, nom, prénom, liste_notes).
Liste_notes est un ensemble de valeurs.
Décomposition :
Elève (Num élève, nom, prénom).
Note (Num élève, Matière, Note) ;
2ième forme normale 2FN :
Une relation est dite en 2ième forme normale si :
 Elle est en 1FN.
 Si tout attribut n’appartenant pas à la clé ne dépend pas d’une partie de la clé (dépend de la
totalité de la clé).

Exemple : soit la relation Commande définit comme suit

COMMANDE (date, no_cli, no_pro, qte commandée, prix Unitaire).

La relation commande n’est pas en 2 FN car le Prix unitaire d’un produit dépend que de son numéro
alors que la clé est composée de la date, no cli et no produit.

Décomposition :

COMMANDE (date, no_cli, no_pro, qte commandée).

PRODUIT (no_pro, prixUnitaire)

3ième forme normale :

Une relation est dite en 3ième forme normale si :


 Elle est en 2 FN.
 si tout attribut n’appartenant pas à la clé ne dépend pas d’un attribut non clé.

Exemple : soit la relation voiture suivante :

VOITURE (matricule, marque, modèle, puissance).


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elle n'est pas en 3FN car la clé matricule, et la puissance dépend de (marque, modèle).

Décomposition
VOITURE (matricule, marque, modèle)

MODELE (marque, modèle, puissance)