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La phrase complexe : la circonstancielle  

1. Problème de définitions  
Les propositions circonstancielles sont nommées telles sur le parallélisme qui est établi avec les 
compléments circonstanciels (préposition + nom// préposition + que +proposition).  

1.1.Niveau Sémantique  
Ce sont des propositions subordonnées qui expriment les circonstances qui rendent possible ou 
accompagnent l’action principale. Cette définition pose problème car :  
- La liste est difficile à limiter : temporelle, finale (but), causale, consécutive, hypothétique, 
concessive.  
-  Certaines  nuances  n’expriment  pas  une  circonstance,  par  exemple,  la  comparaison  (le  rôle  de 
la  comparaison  est  bien  plutôt  de  mettre  deux  propositions  en  relation  par  le  biais  de 
l’analogie ou de la proportion).  
- Parfois enfin des nuances sont difficiles à établir, par exemple il peut y avoir confusion entre 
cause et temps.  

1.2.Les limites de l’ensemble   

La classe des circonstancielles comprend :  


- des propositions commençant par une conjonction de subordination simple ou composée, avec 
un verbe à l’indicatif ou au subjonctif, certaines parfois admettent un verbe à l’infinitif - des 
propositions participiales, assimilables aux circonstancielles  
- des relatives sans antécédent introduites par un adverbe relatif, et à valeur de complément 
circonstanciel : Va où tu veux !  
-  des  formes  plus  rares,  comme  les  propositions  introduites  par  une  double  conjonction  :  Fais 
comme  si  ​tu  étais  chez  toi  !,  ou  par  une  préposition + conjonction : un livre ​pour quand ​on 
est triste.   

1.3.Niveau fonctionnel  
Pour définir et expliquer les sub. Circonstancielles, on se fonde :  
- d’une part sur le parallélisme avec l’adverbe. Cependant, l’adverbe n’existe pas pour toutes les 
relations évoquées (condition, conséquence).  
- D’autre part, sur le parallélisme, avec le complément circonstanciel, mais certains CC ne sont 
pas représentés par les propositions (peu pour le lieu, rien pour la manière).  
- Enfin, rien ne correspond aux corrélations de conséquence (tellement …que) ou de 
comparaison.  

1.4.Niveau formel  
Les  propositions  circonstancielles  sont  des  réponses  à  des  questions  portant  sur  les  groupes 
nominaux  ;  la  relation  est  paraphrasable  par  une  coordination,  ou  une  juxtaposition,  et  les 
circonstancielles ont la même mobilité que le CC.   
Leur fonction est donc toujours d’être complément circonstanciel.  
On distinguera dans l’étude : 
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- Les propositions circonstancielles non conjonctives, i.e. ​les participiales ​régies par un verbe 
au participe présent ou passé, sans mot subordonnant.  
- Les propositions ​circonstancielles conjonctives​, donc introduites par une conjonction de 
subordination (quand, lorsque, si, comme, que, afin que, parce que, puisque….)  

2. Les propositions participiales  

a. ​[Son état s’aggravant], le médecin le fit hospitaliser.  


b. ​[La décision prise], il s’y rendit en chantant.  

2.1.Problème de définition  
En l’absence de mot subordonnant, il est nécessaire d’argumenter pour prouver que le groupe 
participial est d’une part dans un rapport de subordination, d’autre part a un statut propositionnel 
:  

2.1.1. Pourquoi peut-on dire que les groupes participiaux de type (a) et (b) ont un statut 
subordonné ?  
Il  faut  remonter à la définition première de subordination, applicable à toute subordonnée : une unité 
linguistique  est  dite  ​subordonnée  ​à  une  autre  ​quand  elle  en  reçoit  sa  fonction  sans  réciprocité​, 
alors  que  ces  unités  linguistiques  seront  dites  coordonnées  quand, ayant dans une unité plus large la 
même  fonction  syntaxique,  elles  sont  placées  sur  le  même  rang.  Le  caractère  unilatéral  de 
dépendance  se  reconnaît  au  caractère  dissymétrique de l’opération d’effacement : ​est subordonnée 
la seule unité qui peut s’effacer sans altérer la complétude de l’énoncé​.   
Ce critère d’effacement n’est toutefois pas suffisant :  

c. ​Le médecin, [reconnaissant son patient tout nu dans la rue], le fit immédiatement interner.  
Le  groupe  mis  entre  crochet  ne  peut  faire  phrase  à  lui  tout  seul,  et  il  peut  s’effacer.  Mais  ici 
l’effacement  concerne  un  groupe  de  mots,  participe  présent  épithète  de  «  médecin  »,  et  non  une 
proposition. Le critère d’effacement n’opère pas que pour les propositions.  
2.1.2. Pourquoi ces groupes participiaux ont-ils un statut de proposition ?  
Ces groupes participiaux ont un statut de proposition parce que les substantifs « état » et « décision 
» n’ont pas d’autre fonction dans la phrase que celle que leur donne le participe :  
-  «  son  état  »  n’a  d’autre  fonction  que  «  sujet  »  de  «  s’aggravant  »,  avec  toutes  les  réserves qui 
s’imposent  touchant  à  l’emploi  de  ce  terme  avec  les  modes  non  personnels  (cf.  proposition 
infinitive)  
- idem pour « la décision » « sujet » de « prise »  
Inversement, dans les phrases suivantes, on ne peut pas parler de propositions participiales :  
d. ​Les enfants sortant ​de l’école chantaient à tue-tête.  
e. ​Il revint sur ​la décision prise​.  
En effet, « les enfants » (d) et « la décision » (e) sont respectivement sujets ou agents de « 
chantaient » et CC de « revint » ; ce n’est donc pas la forme participe qui leur donne leur fonction. 
Dans les phrases (a) et (b), si le participe peut définir à lui tout seul la fonction de son support 
substantif, c’est qu’il exerce le rôle cohésif de tout centre verbal de proposition, définissant la 
fonction grammaticale des autres groupes. Et cela signifie donc que le groupe participial est bien 
proposition. 

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Règle d’identification : on parlera de proposition participiale lorsque le support substantif du 
participe ne possède pas d’autre fonction que celle qui lui est donnée par le participe.  

f. ​Il y en eut dont on esquivait le choc et qui perdant l’équilibre, allaient s’étaler dans la 
boue, ​le cavalier roulant sous sa monture​. (​Le Grand Meaulnes​, Alain Fournier)  

3. Les circonstancielles conjonctives  

3.1. Définition  

- Leur ​fonction ​est d’être ​complément circonstanciel ​dans la phrase.  


- Le mot subordonnant a deux rôles :  
∙ ​il a un rôle subordonnant  
∙ ​il exprime une relation logico-sémantique entre les deux propositions.  

3.2.Les principales relations logico-sémantiques sont d’ordre  

∙ ​temporel (antériorité, postériorité, simultanéité) : avant que, après que, pendant que, 
…+ IND  
Or, ​quand je revins au matin​, tout avait repris son aspect normal. ​Les filles du feu,​ Nerval 
∙ ​causal : parce que, puisque, comme, non que (négation d’une cause) + IND  

Je  ne  pouvais  croire  que  j’avais  rêvé,  ​puisque  Barbara  avait  vu  comme  moi  l’homme  aux  deux 
chevaux  noirs  ​et  ​qu’elle  en  décrivait  l’ajustement  et  la  tournure  avec  exactitude​.  ​Récits 
fantastiques​, Gauthier.  

∙ ​consécutif : si bien que, au point que + IND (sauf si négation ou doute)  


Toutes  ces  paroles  étaient  entrecoupées  de  caresses  délirantes  qui  étourdirent mes sens et ma raison 
au  point  que  je  ne  craignis  point  pour  la  consoler  de  proférer  un  effroyable  blasphème​,  et  de 
lui dire que je l’aimais autant que Dieu. ​La morte amoureuse,​ Théophile Gauthier.   

La conséquence est marquée par la fréquence des ​corrélations​, avec des adverbes ou des adjectifs 
dans la principale + que (si … que, tel … que) qui introduit la subordonnée.  

∙ ​final : afin que, pour que, (confusion avec la conséquence), le but est une 
conséquence ​voulue ​+ SUBJ   

Il lui recommanda de la mettre sous une pierre avant d’entrer au château, ​afin que si on le fouillait 
on ne trouvât rien​. ​Les filles du feu​, Nerval.  

La crainte, en tant que but négatif est exprimée par : de peur que, de crainte que, pour que … ne … 
pas …  
Elle ouvrait les portes pour donner de l’air, pour que rien ne fût moisi ​quand le jeune ménage 
reviendrait​. ​Les filles du feu,​ Nerval.  

∙ ​Concessif : quoique, bien que, encore que, … +SUBJ 

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Quoique je fusse dans un trouble extrême​, rien ne m’échappait. ​La morte amoureuse,​ Théophile 
Gauthier.  

Dans la concession, l’un des deux faits qui existent ou auraient pu exister aurait dû ou devrait 
empêcher la réalisation de l’autre.  
Sans que​, ​même si​, ​quand même,​ ​lors même que,​ peuvent être assimilés à la 
concession. ​Bien que e​ t ​quoique p​ ermettent l’ellipse du verbe : ​Bien qu’âgée​, elle est 
très jolie.  

∙ ​conditionnel : si, à moins que, pour peu que, pourvu que, quand + COND., selon 
que, suivant que, au cas où  
Si je ne t’aimais pas tant​, je pourrais me résoudre à avoir d’autres amants. La morte amoureuse,​  
Théophile Gauthier.  

Les trois systèmes hypothétiques les plus fréquents sont :  


- si + présent … futur : hypothèse envisagée comme probable (potentiel latin).  
Si c’est trop loin​, chez Fromentin, dit l’homme, je vais vous laisser la voiture. ​Le Grand Meaulnes​, 
Alain Fournier.  
- si + imparfait … conditionnel : hypothèse envisagée comme réalisable à l’état actuel des 
choses   
Si aujourd’hui, par hasard, il n’en donnait que deux…​il remonterait aussitôt dans sa chaire et 
s’apercevrait de l’absence de Meaulnes. ​Le Grand Meaulnes​, Alain Fournier.  
- si + plus-que-parfait … conditionnel passé : hypothèse portant sur un fait du passé qui s’est 
révélé faux (3/4 irréel du passé latin)   

Ah ! ​si je n’eusse pas été prêtre​, j’aurais pu la voir tous les jours. ​La morte amoureuse,​ Théophile 
Gauthier.  

(Attention ici, on trouve le SUBJ. P-q-P après ​si ​au lieu de l’IND. : c’est un décalque de la langue 
latine ; le tour ne survit que dans la langue littéraire ou archaïsante).  

∙ ​comparatif : comme, ainsi que, de même que, d’autant plus que, tel/autant/aussi/si 
…que  

Les bois de cette contrée sont ​aussi b​ eaux ​que ceux de la campagne romaine​. ​Les filles du feu,​  
Nerval.  

Certaines relations peuvent être complexes :  


∙ ​comparaison + hypothèse : comme si  
[…] je les vois défiler ​comme si j’étais un de ces appareils de prise de vues au ralenti qui 
photographient le gracieux développement des plantes​. ​Le paysan de Paris​, Aragon.  

∙ ​concession + hypothèse : même si, quand bien même, quand + conditionnel  


Monsieur  l’Endormi,  fit-il  avec  des  révérences  et  des  inflexions  de  voix  gouailleuses,  vous  n’avez 
plus  qu’à  vous  éveiller,  à  vous  habiller  en  marquis,  ​même  si  vous  êtes  un  marmiteux  comme  je 
suis​. ​Le Grand Meaulnes​, Alain Fournier. 

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3.3.Les types de mots subordonnants se classent en quatre catégories :  

∙ ​la conjonction ​que ​en emploi v​ icariant​, c’est-à-dire comme substitut d’une 
conjonction de sémantisme plein :  
Quoique ​toutes ces visions fussent involontaires ​et ​que ​je n’y participasse en rien, je n’osais pas 
toucher le Christ avec des mains aussi impures. ​La morte amoureuse,​ Théophile Gauthier.  

∙ ​les locutions conjonctives composées avec ​que ​(lorsque, après que, bien que …) 
Viens, pauvre bête que je t’embrasse encore une fois ​avant qu​’on t’emporte. Denis Diderot. 
(Attention, premier ​que ​vicariant, ​avant que ​: deuxième locution)  

∙ ​les conjonctions autres que que ​: quand, si, comme …  


∙ ​les locutions conjonctives n’intégrant pas que ​: même si, quand bien même, …  
A ces quatre types, il faut ajouter les ​formules corrélatives​, qui se distinguent des précédentes en ce 
qu’on  ne  peut  pas  considérer  ces  subordonnées  comme  des  compléments  de  phrase,  car  elles  sont 
très  peu  ou  ​pas  mobiles​.  De  plus,  soit  les  propositions  sont en état d’​interdépendance ​(on ne peut 
supprimer ni l’une ni l’autre indépendamment), soit l’une des propositions ​dépend d’un adverbe​.   
J’avais ​si ​affreusement froid ​que ​je me recroquevillais sous ma couverture. ​L’étranger,​ Albert 
Camus.  
Tout s’est passé ensuite avec ​tant ​de précipitation, de certitude et de naturel, ​que ​je ne me souviens 
plus de rien. ​L’étranger​, Albert Camus.  
3.4.Le mode en circonstancielle  

∙ ​L’indicatif  ​concerne  une  partie  des  temporelles,  des  causales  et  des  conditionnelles.  La 
subordonnée  décrit  alors  ce  qui,  précédant  ou  accompagnant  le  fait  principal  en conditionne 
la  ​réalisation ​; elle décrit la ​situation ​dans laquelle s’est produit, se produit ou se produira le 
fait principal.  
∙ ​Le subjonctif ​concerne les propositions qui ouvrent une ​perspective​, une « vue à distance » 
souvent ​subjective​, à partir du fait principal. Elles décrivent ainsi ce qui est à venir : - soit par 
anticipation (avant que)  
- soit en ajoutant une intention (afin que)  
- ou un souhait (pourvu que)  
Elles peuvent enfin décrire une situation liée au fait principal, mais ​niée ​(non que) ou ​déniée ​dans sa 
valeur de cause (bien que).   
4. La dépendance paratactique  
La  relation  logique  entre  certaines  propositions  peut  être  ​implicite​,  c’est  ce qui définit la ​parataxe​. 
En  ​l’absence  de  morphème  démarcatif​,  le  caractère  dépendant  de  la  proposition  se  reconnaît  à  la 
présence d’éléments de suspension et d’appel. Il peut s’agir : 
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∙ ​de marques ​morpho-syntaxiques ​: présence à l’initiale d’un verbe au conditionnel ou au 
subjonctif, parallélisme d’adverbes.  
∙ ​de marques ​formelles ​: inversion de sujet  
∙ ​de marques ​lexicales ​: locutions ou adverbes  

4.1. Marques morpho-syntaxiques  

a. Présence du conditionnel ou du subjonctif  

1a. Il aurait moins de travail, il sortirait plus.  


1b. Il aurait moins de travail, il ne sortirait pas plus.  
2. Donnez-lui moins de travail, il sortira davantage.  
Les trois énoncés signifient une relation hypothétique : en (1b) elle est plus précisément hypothético 
concessive = même si, quand bien même). Au lieu de recourir à un mot subordonnant (on dit 
hypotactique), « S’il avait moins de travail, il sortirait plus », la formulation est ici paratactique. La 
relation logique demeure implicite. L’énoncé prenant la forme d’une simple juxtaposition, on peut se 
demander si l’on est toujours dans le domaine de la subordination, ou si ces cas ne relèvent pas de la 
coordination.   
De fait en, en (2), on peut faire apparaître ​une conjonction de coordination 
: 2a. Donnez-lui moins de travail ​et i​ l sortira plus.   

Aussi certains grammairiens ont-ils parlé de « coordination sans subordonnant ». Il faut cependant 
noter que l’insertion d’une conjonction de coordination en (1a) et en (1b) est impossible sans une 
complète révolution syntaxique, la coordination fait disparaître la dépendance mutuelle des deux 
segments  
1c. Il aurait moins de travail (1) ​et ​il sortirait plus (2).  
C’est  donc  vers  la  ​subordination  ​que  nous  renvoie  cette  dépendance  des  segments.  C’est  avec  la 
formulation hypotactique que se vérifie pleinement le rapport de dépendance unilatérale : « S’il avait 
moins  de  travail  »  ne  peut  former  un  énoncé  complet,  alors  qu’avec  la  formulation  paratactique,  la 
relation  est  moins  de  dépendance  unilatérale  que  d’​interdépendance  réciproque​,  chacun  des  deux 
segments  étant  solidaire  de  l’autre.  On  traitera ces formulations paratactiques de l’hypothèse dans le 
cadre  de  ​la  subordination  sans  mot  subordonnant,  ​en  précisant  qu’il  s’agit  d’​un  système 
corrélatif​.  
Remarque : on distinguera l’expression corrélative d’une relation hypotético-concessive de son 
expression par ​subordination inverse​, où apparaît un morphème conjonctif ​que ​:  
1d. Il aurait moins de travail ​qu​’il sortirait plus.   

b. Structure parallèle avec deux adverbes  


1f. ​Plus ​on le poussait à travailler, ​plus ​il éprouvait le besoin de sortir.  

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On  peut  appliquer  à  cette  relation  de  ​conséquence  ​le terme de ​corrélation​, à cette différence que le 
système  corrélatif  est  ici  marqué  par  le  parallélisme  de  deux  adverbes  (et  non  un  adverbe  + 
conjonction).  
4.2.Marques formelles : inversion du sujet  
1g. Aurait-​il ​moins de travail, il sortirait davantage.  
1h. Aurait-​il ​moins de travail, il ne sortirait pas davantage.  
2. Tentait-​il ​de sortir, ses parents le rattrapaient.  
3. Dût-​il ​passer par la fenêtre, il était décidé à sortir.  
4. Fût-​ce ​au prix de son dessert, il était décidé à sortir.  
5. N’était ​sa détermination​, il n’aurait pu passer par la fenêtre.  
Dans  cette  série,  il  y  a  absence  de  mots  subordonnants.  La  relation  est  incontestablement  une 
relation  de  dépendance  unilatérale  (cf.  critère  de  l’effacement)  et  nous  situe  dans  le  domaine  de  la 
subordination. Nous avons toutefois quitté la parataxe stricto sensu.   

Ce qui atteste de cette subordination, à défaut de mot subordonnant, c’est une marque morpho 
syntaxique, à savoir ​l’inversion du sujet​, qui est en français un signe constant d’incomplétude de 
l’énoncé (comme par exemple dans l’interrogation qui attend une réponse) :  
- en 1a, on a une relation ​hypothétique  
- en 1b, 3 et 4, une ​hypotético-concessive  
-  en  2,  on  n’a  pas  le  conditionnel  ni  le  subjonctif,  donc  nous  quittons  l’hypothèse  pour  la 
dénotation  de  ​faits  réels​.  Un  ​rapport  d’implication  ​subsiste  entre  les  deux  ensembles, 
doublé d’une relation temporelle (chaque fois que)  
- le cas 5 est particulier. Lorsqu’il y a deux substantifs coordonnés, on constate une hésitation  de 
l’orthographe  :  N’était/N’étaient  sa  détermination  et  son  courage.  C’est  le  signe  d’une 
semi-lexicalisation ​du tour :   
∙ ​quand il est accordé, il reste une forme verbale,  
∙ ​quand il n’est plus accordé, il rejoint la classe des prépositions (= sauf) : cf. la 
lexicalisation totale de certains participes qui deviennent préposition (excepté).   

4.3.Marques lexicales  
On ​aurait beau ​vouloir l’arrêter, on n’y réussirait pas.  
En l’absence de mot subordonnant, la subordination peut recevoir une marque lexicale, sous la 
forme de ​avoir beau +INF​.