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EXAMENS DE L’ANNEE UNIVERSITAIRE ​2017 - 2018 ‫​اﻟﺠﺎﻣﻌﯿــــﺔ اﻟﺴﻨــﺔ اﻣﺘﺤﺎﻧـــﺎت‬

L. Oueslati, R. GMIR  
Session : semestre mai 2018  
‫اﻟﺪورة‬:  
Niveau : LFF 3  
‫اﻟﻤﺴﺘﻮى‬:  
Module : Langue   ‫اﻟﻮﺣﺪة‬:  
Epreuve de : Syntaxe   ‫اﺧﺘﺒﺎر ﻓﻲ‬:  
‫ اﻗﺘﺮح اﻟﻤﻮﺿﻮع‬:‫ اﻟﻀﺎرب‬:‫اﻟﻤﺪة‬: 
Durée : 2 heures Coefficient : 3 Sujet proposé par : 

‫اﻟﻤﻮﺿﻮع‬: : Sujet

Dans un commentaire syntaxique, analysez les propositions subordonnées du texte 


suivant.  
Le grand jour, arrivant par les vitraux tout unis, éclaire obliquement les bancs rangés en travers 
de  la  muraille,  ​que  tapisse  çà  et  là  quelque  paillasson  cloué,  ayant  au-dessous  de  lui  ces  mots  
en  grosses  lettres  :  «  Banc  de  M.  un  tel.  »  Plus  loin,  à  l’endroit  ​où  le  vaisseau  se  rétrécit​,  le 
confessionnal  fait  pendant  à  une  statuette  de  la  Vierge,  vêtue  d’une robe de satin, coiffée d’un 
voile  de  tulle  semé d’étoiles d’argent, et tout empourprée aux pommettes comme une idole des 
îles Sandwich ; enfin une copie de la ​Sainte Famille, envoi du ministre de l’Intérieur,​  dominant 
le  maître-autel  entre  quatre  chandeliers,  termine  au  fond  la  perspective.  Les  stalles  du  chœur, 
en bois de sapin, sont restées sans être peintes.   
Les  halles,  c’est-à-dire un toit de tuiles supporté par une vingtaine de poteaux, occupent à elles 
seules  la  moitié  environ  de  la  grande  place  d’Yonville.  La  mairie,  construite  ​sur  les  dessins 
d’un  architecte  de  Paris​,  est  une  manière  de  temple  grec  ​qui  fait  l’angle,  à côté de la maison 
du    ​pharmacien​.  Elle  a,  au  rez-de-chaussée,  trois  colonnes  ioniques  et,  au  premier  étage,  une 
galerie  à  plein  cintre,  ​tandis  que  le  tympan  [qui  la  termine]  est  rempli  par  un  coq  gaulois, 
appuyé d’une ​ p​atte sur la Charte et tenant de l’autre les balances de la justice​.   
Mais  ​ce  qui attire le plus les yeux​, c’est, en face de l’auberge du ​Lion d’or​, la pharmacie de M. 
Homais  !  Le  soir,  principalement,  ​quand  son  quinquet  est  allumé  et  que  les  bocaux  rouges  et  
verts  [qui  embellissent sa devanture] allongent au loin, sur le sol, ​leurs deux clartés de couleur, 
alors,  à  travers  elles,  comme  dans  des  feux  du  Bengale,  s’entrevoit  l’ombre  du  pharmacien, 
accoudé  sur  son  pupitre.  Sa  maison,  du  haut  en  bas,  est  placardée  d’inscriptions  écrites  en 
anglaise,  en  ronde,  en  moulée  :  «  Eaux  de  Vichy,  de  Seltz  et  de  Barèges,  robs  dépuratifs, 
médecine  Raspail,  racahout  des  Arabes,  pastilles  Darcet,  pâte  Regnault,  bandages,  bains, 
chocolats  de  santé, etc. » Et l’enseigne, ​qui tient toute la largeur de la boutique​, porte en lettres 
d’or  :  ​Homais,  pharmacien​. Puis, au fond de la boutique, derrière les grandes balances scellées 
sur  le  comptoir,  le  mot  ​laboratoire  s​ e  déroule  au-dessus  d’une  porte  vitrée  ​qui, à moitié de sa  
hauteur, répète encore une fois ​Homais,​ en lettres d’or, sur un fond noir​.  
FLAUBERT, Gustave, ​Madame Bovary ​Deuxième Partie, Chap. I, p.147-149  
 

Commentaire :  

Nous  sommes  en  présence  d’un  extrait  de  la  Deuxième  Partie  de  ​Madame  Bovary  ​de 
Gustave  Flaubert.  Dans  cet  extrait,  nous  allons  étudier  la  phrase  complexe  par  subordination. 
En  nous  basant  sur  sa  définition,  nous  allons  avoir  un  commentaire  en  deux  parties,  une 
première  réservée  à  la  proposition  subordonnée  relative  et  une  deuxième  à  la  proposition 
subordonnée circonstancielle.  
Nous parlons de phrase complexe quand, d’une part, elle est apte à constituer un 
énoncé complet et d’autre part, elle comprend un constituant – la proposition – qui a lui-même 
la structure d’une phrase. Ce constituant est en relation de dépendance (le cas de la 
subordination) ou d’association (les cas de juxtaposition ou de coordination) avec une autre 
structure de la phrase.   
Dans  notre  commentaire,  nous  allons  aborder  uniquement  la  phrase  complexe  par 
subordination.  Les  propositions subordonnées contenues dans notre passage sont soit relatives, 
soit circonstancielles.  
Il  existe  deux  sortes  de  propositions  relatives  :  les  relatives  avec  antécédent  (dites 
adjectives)  et  les  relatives  sans  antécédent  (dites  substantives).  La  relative  adjective  est  une 
expansion  du  groupe  nominal  (désormais  GN),  elle  est  dite  adjective  parce  qu’elle  fonctionne 
comme  un  adjectif,  il  est  souvent  possible  de  la  substituer  à  l’adjectif  (exemple  1  :  ​Le  grand 
jour,  […],  éclaire  obliquement  les  bancs  rangés  en  travers  de  la  muraille, ​que tapisse çà et là  
quelque  paillasson  cloué, ayant au-dessous de lui ces mots en grosses lettres : « Banc de M. un  
tel.  »​   /  […]  les  bancs  rangés  en  travers,  tapissés  çà  et  là  par  quelque  paillasson  cloué,  […]). 
Elle  est  le  plus  souvent en fonction d’épithète de l’antécédent. La relative adjective est classée 
selon l’antécédent du pronom relatif, défini ou indéfini.   
Nous  comptons,  dans  cet  extrait,  sept  propositions  subordonnées  relatives  adjectives 
dont  deux  sont  emboîtées  dans  les  propositions  circonstancielles  (ces  propositions  emboîtées 
ne  seront  pas  étudiées  dans  le  commentaire).  Elles  sont  toujours  introduites  par  un  pronom 
relatif  simple  ou  composé.  Ce  pronom  assume trois rôles, celui d’introduire la subordonnée (il 
marque  le  début  de  la  proposition),  celui  de  se  substituer  à  un  GN  antécédent  (​que,​   dans 
l’énoncé  1  ci-dessous,  est  le  substitut  de  l’antécédent  ​muraille​),  et  celui  d’avoir  une  fonction 
syntaxique  dans  la  subordonnée  par  rapport  à  son  verbe  (​où,​   dans  l’énoncé 2, est complément 
circonstanciel du verbe ​se rétrécit​).   
Les relatives sont :  

1.  Le  grand  jour,  […],  éclaire  obliquement  les  bancs  rangés  en  travers  de  la  muraille, ​que  
tapisse  çà  et  là  quelque  paillasson  cloué,  ayant  au-dessous  de  lui  ces  mots  en  grosses  
lettres : « Banc de M. un tel. »  
2. Plus loin, à l’endroit ​où le vaisseau se rétrécit​, le confessionnal fait pendant à une 
statuette de la Vierge, […].  
3. La mairie, […], est une manière de temple grec ​qui fait l’angle, à côté de la maison du  
pharmacien​.  
4. Et l’enseigne, ​qui tient toute la largeur de la boutique​, porte en lettres d’or : ​Homais, 
pharmacien​.  
5. Puis, […], le mot ​laboratoire ​se déroule au-dessus d’une porte vitrée ​qui, à moitié de sa  
hauteur, répète encore une fois ​Homais,​ en lettres d’or, sur un fond noir​.  
Nous avons trois relatives adjectives avec antécédent défini, il s’agit des énoncés 1, 2 et 4. 

Les énoncés 1 et 4 contiennent des relatives explicatives. Ces relatives sont supprimables :  
1a. Le grand jour, […], éclaire obliquement les bancs rangés en travers de la muraille, 

Ø​. Elles peuvent faire l’objet d’une proposition indépendante introduite par ​et ​:  

4a. Et l’enseigne porte en lettres d’or : ​Homais, pharmacien,​ ​et tient toute la largeur de la 
boutique.​   

Elles peuvent, enfin, avoir une valeur circonstancielle :  

1b.  Le  grand  jour,  […],  éclaire  obliquement  les  bancs  rangés  en  travers  de  la  muraille,  ​sur 
laquelle  tapisse  çà  et  là  quelque  paillasson cloué, ayant au-dessous de lui ces mots en grosses 
lettres : « Banc de M. un tel. »  

La  relative  de  l’énoncé  2  est  déterminative,  c’est-à-dire  qu’elle  sert  à  identifier  le  référent  de 
son  antécédent  et,  de  ce  fait,  elle  n’est  pas  supprimable.  En effet sa suppression rend l’énoncé 
incomplet  ou incorrect : ​Plus loin, *à l’endroit, le confessionnal fait pendant à une statuette de 
la  Vierge,  […]​.  L’énoncé  est  ici  incorrect  :  il  faudrait  préciser  de  quel  endroit  il  s’agit,  il 
faudrait  l’identifier.  Outre  le  test  de  la  suppression,  les  autres  tests  appliqués  sur  la  relative 
explicative  se  trouvent  bloqués,  celui  de  sa  substitution  par  une  proposition  indépendante 
(Plus  loin,  à  l’endroit,  le  confessionnal  fait  pendant  à  une  statuette  de  la  Vierge,  *​et  le 
vaisseau  se  rétrécit  à  l’endroit  ​[…]),  ou  par  une  circonstancielle  (Plus  loin,  à  l’endroit,  le 
confessionnal fait pendant à une statuette de la Vierge, *​où le vaisseau se rétrécit​) […].  

Par ailleurs, nous comptons deux propositions avec antécédent indéfini, il s’agit des exemples 
3 et 5. Dans les deux énoncés, la relative est essentielle, elle n’est pas supprimable :  

3a. *La mairie, […], est une manière de temple grec ​Ø.​   
5a. *Puis, […], le mot ​laboratoire s​ e déroule au-dessus d’une porte vitrée ​Ø.​   

En  effet,  nous  parlons  ici  de  relative  «  essentielle  »  et  non  de  relative  déterminative,  car 
l’antécédent  est  indéfini  et  quand  il  est  indéfini,  il  n’est  pas  logique  et  cohérent  de  parler 
d’identification de référent.   
Il  existe  donc  une  différence,  d’une  part,  entre  les  relatives  explicatives  et  les  relatives 
déterminatives  et  d’autre  part  entre  les  relatives  déterminatives  et  les  relatives  essentielles 
quoiqu’elles partagent le critère de la suppression.  

La  proposition  subordonnée relative peut être substantive quand elle n’a pas d’antécédent. Elle 


joue  le  même  rôle  que  le  substantif,  elle  peut  donc  avoir  toutes  les  fonctions  du  substantif, 
nous avons un exemple dans cet extrait :  

6. Mais ​ce qui attire le plus les yeux,​ c’est, en face de l’auberge du Lion d’or, la 
pharmacie de M. Homais !  
Dans cet exemple la relative est introduite par l’ensemble ​ce + que ​(certaines grammaires 
parlent de relative périphrastique, considérée comme semi-substantive) quand le pronom  

 
démonstratif ​ce ​est considéré comme l’antécédent du relatif ​qui​. ​Ce ​est ici cataphorique dans la 
mesure où il annonce le substantif ​La pharmacie q​ ui figure à la fin de la phrase :  

6a. Mais ​la pharmacie de M. Homais q​ ui attire le plus les yeux ​est en face de l’auberge du 
Lion d’or ​!  

Le pronom relatif ​qui e​ st sujet du verbe ​attire.​ Cependant il est possible d’avoir une deuxième 
analyse où l’ensemble ​ce ​+ ​qui f​ orme un tout et est le substitut de ​la pharmacie :​   

6b. Mais ​la pharmacie attire le plus les yeux,​ elle est en face de l’auberge du ​Lion d’or​, la 
pharmacie de M. Homais !  

Ce  qui  e​ st  sujet  du  verbe  ​attire​.  Mais  toute  la  relative est substantive, elle peut être remplacée 
par  un  GN  équivalent  :  ​Mais  ?l’attirance  des  yeux,  …I​ ci  la  formulation  n’est pas bonne, mais 
c’est  juste pour montrer que la relative peut être remplacée par un substantif. Cette relative a la 
fonction  d’une  apposition  mais  elle  n’est  pas  supprimable  (l’apposition  est  une  fonction 
assumée par des GN non essentiels) :  

6c. *​Mais Ø c’est, en face de l’auberge du Lion d’or, la pharmacie de M. Homais !  

Sa suppression est impossible vu que nous avons une construction corrélative : ce qui … c’est 
…  
La  relative  est  soit  adjective  soit  substantive.  L’adjective  est  soit  supprimable  soit  non 
supprimable,  ce  qui  nous  permet  de  reconsidérer  la  définition  des  notions  d’ajout  et 
d’expansion.  La  substantive  est  généralement non supprimable ce qui nous permet de revoir la 
notion de subordonnée liée à la notion d’accessoire.  

Cette notion d’accessoire se trouve liée à un autre type de subordonnée, à savoir la proposition 
subordonnée adverbiale en fonction de complément circonstanciel. Cette subordonnée joue le 
même rôle que l’adverbe et a les mêmes fonctions syntaxiques que lui. Elle vient compléter 
une autre proposition, ou la phrase en entier, et elle est donc le plus souvent accessoire 
puisqu’elle introduit une information en surplus. Nous comptons trois propositions 
subordonnées circonstancielles :  

7.  Elle  a,  au  rez-de-chaussée,  trois  colonnes  ioniques  et,  au  premier  étage,  une  galerie  à 
plein cintre, ​tandis que le tympan [qui la termine] est rempli par un coq gaulois, appuyé  
d’une patte sur la Charte et tenant de l’autre les balances de la justice​.  
8.  Le  soir,  principalement,  ​quand son quinquet est allumé et que les bocaux rouges et verts  
[qui  embellissent  sa  devanture]  allongent  au  loin,  sur  le  sol,  ​leurs  deux  clartés  de 
couleur,  alors,  à  travers  elles, comme dans des feux du Bengale, s’entrevoit l’ombre du 
pharmacien, accoudé sur son pupitre.  
La proposition circonstancielle (8) est introduite par la locution conjonctive ​tandis que q​ ui 
exprime, ici, l’opposition. Elle est, tout comme l’adverbe, déplaçable : 

 
7a.  ​Tandis  que  le  tympan  [qui  la  termine]  est  rempli  par  un  coq  gaulois,  appuyé  d’une  patte 
sur  la  Charte  et  tenant  de  l’autre  les  balances  de  la  justice,​   elle  a,  au  rez-de-chaussée,  trois 
colonnes ioniques et, au premier étage, une galerie à plein cintre.  

Elle peut aussi être supprimée sans que le sens de la phrase ne soit affecté :  

7b. Elle a, au rez-de-chaussée, trois colonnes ioniques et, au premier étage, une galerie à plein 
cintre.  

La  proposition  subordonnée  circonstancielle  (9)  est  introduite  par  la  conjonction  de 
subordination  ​quand  ​qui  exprime  le  temps  (la  simultanéité  par  rapport  au  verbe  de  la 
principale).  Dans  cette  phrase,  nous  avons  deux  propositions  circonstancielles  de  temps 
coordonnées  au  moyen  de  la  conjonction  de  coordination  ​et  ​(voir  l’énoncé  ci-dessus),  la 
deuxième  étant  introduite  par  la  conjonction  de  subordination  ​que,​   qui  peut  remplacer  la 
conjonction de subordination ​quand ​:  

7c.  Le  soir,  principalement,  ​quand  ​son  quinquet  est  allumé  et  ​quand  ​(=  que)  les  bocaux 
rouges  et  verts  [qui  embellissent  sa  devanture]  allongent  au  loin,  sur le sol, leurs deux clartés 
de couleur, […].  

Les deux subordonnées coordonnées peuvent être déplacées :  

7d.  Le  soir,  leurs  deux  clartés  de  couleur,  alors,  à  travers  elles,  comme  dans  des  feux  du 
Bengale,  s’entrevoit  l’ombre  du  pharmacien,  accoudé  sur  son  pupitre,  principalement,  ​quand 
son  quinquet  est  allumé  et  que  les  bocaux  rouges  et  verts  [qui  embellissent  sa  devanture] 
allongent au loin, sur le sol.​   

Elles peuvent être supprimées sans que le sens de phrase ne soit affecté :  

7e. Le soir, leurs deux clartés de couleur, alors, à travers elles, comme dans des feux du 
Bengale, s’entrevoit l’ombre du pharmacien, accoudé sur son pupitre.  

Il faut, bien évidemment, préciser que les circonstancielles ne sont pas essentielles sur le plan 
syntaxique et sémantique, mais elles ont un rôle sur le plan pragmatique.  

Au terme de cette analyse, nous pouvons dire que la phrase complexe par subordination 
contient  un  constituant  ayant  la  structure  d’une  phrase.  Ce  constituant  est  ce  qu’on  appelle  la 
proposition  subordonnée  qui  peut  appartenir  à  différentes  catégories  grammaticales  telles 
l’adjective,  la  substantive  et l’adverbiale. L’adjective est assimilable à l’adjectif, la substantive 
au substantif et l’adverbiale à l’adverbe. Certaines subordonnées se trouvent être essentielles (à 
prendre  au  sens  premier),  telle  la  relative  adjective  déterminative  et  essentielle  ou  la  relative 
substantive.  Ce  trait  essentiel  va  à  l’encontre  du caractère accessoire qui est en rapport avec la 
notion d’ajout, d’expansion, avec la notion de subordination.   
La  définition  de  la notion de subordination est donc à revoir, car quand nous parlons de 
subordination,  de  dépendance,  c’est  généralement  lier  à  la  notion  de  supplémentaire, 
d’accessoire, or certaines subordonnées substantives, que nous n’avons pas vu dans ce  

 
commentaire, ont un statut d’argument essentiel dans le prédicat du verbe principal, nous 
pensons au subordonnées conjonctives complétives.