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Chapitre 4 Mesures des Distances (Longueurs).

Quatrième Chapitre
MESURES DES DISTANCES (LONGUEURS).
4.1 Introduction.
Touts les systèmes de projection déforment les longueurs. En effet on ne peut aplatir
une surface courbe sur un plan horizontal sans remarquer ces déformations. Mais par contre
si on considère cette distance comme un coté d’un angle qui est conservé par les systèmes
conformes alors les projections des distances seront des distances dans les mêmes directions
à échelles réduites. En topographie, toutes les mesures des longueurs doivent se faire
horizontalement quelque soit la forme du terrain.

4.2 Mesures directes des longueurs.


Une mesure directe se fait par un contact direct de l’instrument traditionnel avec la
distance à mesurer. Pour une mesure horizontale des distances il faut veiller à ce que les
chaines de mesure des distances soient maintenues horizontalement. Ces distances seront
représentées graphiquement à l’aide d’échelle.

4.2.1 Instruments de mesures des Longueurs.


4.2.1.1 Chaines
Depuis l’antiquité l’être humain n’a cessé de faire des mesures de longueurs. Il avait
besoin de déterminer les tailles les hauteurs. Pour répondre à ces besoins, au début il utilisait
les parties de son corps comme instruments de mesure telle l’Empan, le bras et le pied. C’est
ainsi que pour limiter les propriétés et avec les distances qui devenaient plus importantes
qu’il utilisa le pas normal d’un homme. Pour les distances entre les agglomérations ce pas fut
lié au facteur temps pour dire qu’entre la ville A et l ville B il y’a une journée de marche. La
découverte de la chaine de mesure sous ces différentes formes donne alors un grand essor à
au système de mesure des distances. Celui qui utilise ces chaines s’appelle l’arpenteur.

Figure (4.1) : Ancienne chaines d’arpenteur (10m)


[https://www.google.com/search?tbm=isch&sxsrf=ACYBGNT4RarU8mOLZCmNZ_t]
NB ! Ces photos sont prises d’un site de Vente d’Antiquités

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Les chaines d’aujourd’hui ou rubans ont connu un grand développement aussi bien dans
leurs matériaux de fabrication qu’en performance de légèreté et de portées plus longues.
Certaines chaines sont en acier enroulé autour d’un croisillon qui sert d’axe de rotation à une
manivelle d’enroulement et le système ainsi conçu est complété par un poignet pour le
transport tel qu’on peut le voir sur la figure (4.2). Sur la même figure (4.2) on peut voir un
autre type de chaine en plastique enroulée dans une boite qui sert d’abri et facilite le
transport. Les deux chaines mesure 50 m. ces chaine existent aussi sur des formes différentes
et mesures moindres mais le principe d’enroulement est le même.

Figure (4.2) : Chaines en Acier (A) et Plastique (P) d’arpenteur (50m) [coll.TAB 2019]

4.2.1.2 Accessoires avec Chaine


Les chaines de mesure des distances nécessitent quelques fois des accessoires afin que la
possibilité de l’appréciation de lecture soit possible comme les fils à plomb figure (4.3).

Figure (4.3) : Type de fil à plomb du topographe [coll.TAB 2019]

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Pour respecter l’horizontalité de la mesure avec la chaine on est obligé en cherchant un


niveau horizontal d’éloigner la chaine du point sur terrain alors l’intervention du fil à plomb
vient la perpendiculaire partant du point désiré et se dirigeant vers le sens de la verticale pour
rencontrer la chaine qui est horizontale au point de lecture. Le processus est montré sur la
figure (4.4)

Figure (4.4) : Assistance du fil à plomb pour la lecture sur chaine [coll.TAB 2019]

4.2.1.2 Mesure par Odomètre.


L’odomètre ou la roue mesureuse légère numérique est un appareil de mesure directe
des distances. Qu’on va décrire à partir de sa figure (4.5) réelle car c’est un appareil
disponible à l’université.
Poignée de guidage

Touche de Freinage

Tige de raccordement ‘ Rabattable

Clip à encliqueter

Compteur Numérique avec affichage

La Roue mesureuse

Soutient ou support

Figure (4.5) : ODOMETRE (ROUE MESUREUSE) [coll.TAB 2019]

Comme on peut le voir aussi sur la figure (4.6) l’odomètre est équipé d’une aiguille de
marquage (A) et d’un poignet (P) qui sert au déplacement de l’appareil une fois le clip (C)
encliqueté.

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C
Compteur Numérique avec affichage

Figure (4.6) : ODOMETRE (suite) (ROUE MESUREUSE) [coll.TAB 2019]

Son fonctionnement est simple, il suffit de démarrer d’un point de départ à zéro et faire
rouler la roue directement sur la distance à mesurer et le compteur électronique affichera
automatiquement sur son écran la valeur de mesure atteinte.
Sur la figure (4.7) on peut voir le mode de fonctionnement de l’appareil qui possède
une touche de freinage lui permettant d’arrêter la roue le comptage avec. Le compteur est
conçu pour garder une mesure en mémoire ou même cumuler des mesures de distances
partielles.

Figure (4.7) : Mode de mesurage de distance avec odomètre [coll.TAB 2019]

4.2.2 Piquetage des distances mesurées.


Le piquetage c'est-à-dire le repérage des distances mesurées est un système de marquage des
débuts et fins des distances. Ce marquage doit se faire généralement pour une bonne
visibilité des bornes de distances cette condition est donc la base du choix du système de
marquage à utiliser :
 On utilise le crayon du maçon pour un marquage sur béton ou mur.

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 La peinture peut aussi être utilisée pour le marquage.


 Pour les chainages sur un terrain vierge, on utilise des ficelles métalliques (tiges)
pointues de 25 à 30 cm de longueur, appelés aussi piquets servant à marquer les
termes de chaque portée.

4.2.3 Jalonnement.
Le jalonnement lors d’une opération de mesurages direct de distance est un système de
marquage provisoire qui aide aussi bien au repérage des points limites des différentes
distances à mesurer qu’à favoriser l’alignement. En posant un jalon au départ et un autre à
l’arrivée il nous sera facile de vérifier l’horizontalité de mesuré exigée.

4.2.4 Pratiques de Mesurage direct d’une longueur.


En utilisant l’un des instruments cités précédemment on dit que la pratique du mesurage
de distance est directe. On va donner dans ce paragraphe quelques cas de cette pratique à
savoir :

4.2.4.1 Cas d’un Terrain plats.


On sait qu’un terrain parfaitement plat n’existe pas néanmoins tout terrain à faible pente
peut être considéré comme tel. On peut pratiquer notre mesurage soit :

 Par distances partielles AB, BC, CD, DE et EF


Le mesurage d’une grande distance peut se faire par les mesurages et marquages des
distances partielles. La procédure consiste à déplacer successivement l’origine de la chaine
de sorte que le point final de la présente mesure devient alors l’origine de la mesure suivante.
On peut par ailleurs schématiser le déroulement de cette mesure par la figure (4.8)

Figure (4.8) : Mesure par distances partielles

 Par distances cumulées : AB, AC, AD, AE et AF


La pratique dans ce cas diffère de la première par le fait que l’origine de la mesure doit
rester fixe au point de départ. On dit que toutes les mesures effectuées ont la même origine.
Au contraire de la première mesure par distances partielles cette mesure offre l’avantage de
l’alignement néanmoins elle présente un inconvénient très probable celui de l’absence de
chaine de longueur pouvant couvrir la très grande distance et on sera alors obliger de
retourner à la première méthode. On peut constater cette remarque sur la figure (4.9).

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Figure (4.9) : Mesure par distances cumulées

Application :
On peut illustrer sur la figure (4.10), l’exemple de relever des trottoirs de bateaux avec la
notation des cotations partielles et cumulées. Une vérification peut s’opérer en aller retour de
la mesure afin d’éviter les fautes :

0 9,20 14,80 31,70 37,70 52,80 58,60 78,40 84,90 97,30

5,60 16,90 6,00 14,50 6,40 19,80 6,50 12,40

97,30 88,10 82,50 65,60 59,60 45,10 38,70 18,90 12,40 0


Bateau

Figure (4.10) : Application de Mesure par distances partielles et cumulées.

Remarque :
 Une autre application de ce procédé peut être citée : c’est le cas d’une implantation
d’une série de façades d’immeubles situés sur le même alignement tout en notant au
passage l’emplacement de chaque porte.

4.2.4.2 Cas d’un Terrain accidenté.


Suivant l’état du terrain accidenté et l’importante de sa pente un choix approprié du
procédé de mesurage s’avère nécessaire. On peut voir dans ce qui suit quelque procédé
appliqués.

 Par calcul de pente


Dans ce cas, il est exigé que la coupe du terrain entre les deux points A et B soit
rectiligne et que l’on ait la possibilité de mesurer l’angle de pente α. On procède par le
mesurage direct de la distance inclinée réelle et la distance horizontale à porter sera alors la

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projection du segment [AB] mesuré sur l’horizontale représentée sur la figure (4.11) par la
demi-droite [AH). On obtient alors la distance par la relation trigonométrique suivante :

D= L cosα

A α
D
H
Figure (4.11) : Mesure par calcul de pente

 Par Ressauts successifs (Escalier)

Ce procédé consiste à choisir une distance « d » qui nous permet de réaliser


l’horizontalité de la chaine et de reporter la mesure de cette longueur fixée « d » en passant
pas à pas d’une portée à l’autre par un « rappel » vertical au fil à plomb et par des piquets
marquant les pas de distance « d ». En utilisant la propriété de divisibilité de deux nombres
naturels on peut exprimer la distance totale D en fonction des pas d comme suite :

D=kxd+r
Dans cette expression :
k : représente le nombre de fois de pas d
r : est le reste de distance inférieure à d et qui nous sépare du point d’arrivée B

Sur la figure (4.12) est schématisée cette opération qui ressemble à un escalier d’où
l’appellation Ressauts successifs.
A

D
B
Figure (4.12) : Mesure par Ressauts Successifs

Remarque :
 Ce procédé, qui évite les calculs est généralement le plus employé notamment
dans les levés à très grandes échelles.
 Il exige cependant une habileté professionnelle certaine pour être précis.

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 On peut le pratiquer dans le sens montant ou descendant, ce dernier est


hautement préférable.

Applications :
 Cas d’un terrain de faible pente par pas de 10 à 20 m (figure (4.13)

10m

10m
10m
10m Jalon
d’arrivée
6,78m

Figure (4.13) : Exemple de Mesure par Ressauts Successifs Terrain faible pente

Pour cet exemple d= 10m k= 4 et r= 6,78m alors D= 46,78 m

 Cas d’un terrain de forte pente par pas de 2 à 3 m (figure (4.14)

Latte graduée (2 à 3m) Niveau de Bulle


Jalon de départ

Equerre isocèle

Piquet (chevron 4x4)


Echancré avec clou de repérage

Figure (4.14) : Exemple de Mesure par Ressauts Successifs Terrain forte pente

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 Cas particulier

La figure (4.15) représente le cas d’un terrain à forte pente qu’on va mesurer des deux
cotés. Tout d’abord il faut matérialiser l’alignement entre le sommet de la côte et les point A
et B. pour ce faire on doit procéder par itération en commençant par un point C qui nous
permet de voir les points A et B et déterminer le point optimal D sur la même base de
visibilité de A et B jusqu’à ce qu’on arrive aux points C’’ et D’’ qui soient les plus alignés
possibles avec les points A et B. Les distances [C’’A] et [D’’B] sont mesurées par ressauts
successifs alors que la distance [C’’D’’] sera mesurée par chainage direct. La distance totale
sera alors :
[AB] = [AC’’] + [C’’D’’] + [D’’B]

Opération

Figure (4.15) : Mesure par Ressauts Successifs deux cotés Terrain forte pente

4.2.4.3 Cas d’un Terrain avec obstacle.

Dons se cas un obstacle se trouve entre les deux pointes C et D limitant la distance à
déterminer ou une distance intermédiaire.
Dans ce cas de situation il faut détourner l’obstacle et nous avons deux solutions qui
se présentent :

Solution 1 :
Il faut construire une figure (4.16) géométrique basée sur le théorème de TALES ou celui
des triangles semblables. Cette solution nous permet de calculer par rapport de similitude la
distance inaccessible à une mesure directe :

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Pour obtenir une telle figure il faut tout d’abord matérialiser la demi droite [AG) par
piquetage (piquets) et par une liaison matérielle (Cordon ou fil d’attache) entre les
déterminant la demi-droite [AG).
Après cela nous allons projeter les points C, D et B sur la dite demi-droite par la méthode de
construction de la médiatrice en utilisant un compas. Sur terrain le compas ou grand compas
est réalisé par un cordon ou une chaine. L’une des extrémités est considérée comme la pointe
du compas désignant le centre de l’arc et avec l’autre extrémité formera le rayon. On marque
sur la demi-droite [AG) les deux points d’intersection de l’arc de centre C et de rayon RC. Le
milieu du segment ainsi obtenu sera le point E. De la même manière seront déterminés les
points F et G et on aura alors par mesure directe toutes les distances connues.

A C D B

Figure (4.16) : Mesure directe par détour d’obstacle (Triangles semblables)

Solution 2 :
La solution représentée par la figure (4.17) n’est possible que si la largeur de l’obstacle
ne dépasse pas quatre mètres.
Dans ce cas les segments [AC] et [DB] doivent être matérialisés. L’application du
théorème de Pythagore (3,4,5) en chaque extrémité du segment [AB] va nous permettre
d’avoir un rectangle de 4m de largeur et de longueur [AB] et par mesure directe on obtient la
distance [CD]= [C’D’].
A’ D’ B’
C’

A C D B

Figure (4.17) : Mesure directe par détour d’obstacle (Rectangle par Pythagore)

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4.2.5 Précautions, Précisions de Mesurage


Il est nécessaire de respecter précautions qui sont causes des erreurs.
1) Chaque fois que cela est possible (sol à peu prés horizontal et sans obstacles)
matérialiser l’alignement à mesurer, au moyen d’un cordeau (ou fil d’attache) tendu
entre les piquets d’extrémités et intermédiaires, cela permet de mesurer directement
le long de la ficelle, sans avoir à guider l’aide.
2) Tendre correctement le ruban mais en y exerçant une traction constante : si l’effort de
traction varie, l’allongement élastique du ruban varie, les opérateurs doivent
conserver le ruban tendu lorsqu’ils se déplacent.
3) Repérer de manière indélébile et nette, chaque dizaine ou vingtaines de mètres
mesurées, au moyen de marques appropriées au sol ou à l’ouvrage concerné : piquets
métalliques, traits de crayon, etc.…
4) Lire attentivement les nombres sur le ruban et éventuellement l’appoint sur la chaine
et les inscrire immédiatement sur le carnet, sans confusion possible en formant
correctement les chiffres.
5) Vérifier en mesurant en sens inverse : l’erreur sur 100m ne devrait pas dépasser 2cm
sur terrain plat.
6) Ne pas s’entêter de vouloir mesurer au ruban d’acier de longue distances horizontales
sur des terrains en pente, l’erreur peut atteindre 30cm et plus sur 100m. Il est alors
préférable de mesurer l’axe à implanter (celui d’une route par exemple) selon la ligne
de pente, en repérant les points de changement de pente.
7) Vérifier si l’anneau de l’extrémité origine de la chaine est compris ou non dans la
mesure, en repérant l’origine de la graduation.
8) Nettoyer le ruban après usage en l’essuyant d’abord avec un chiffon sec.

4.3 Mesures indirectes des longueurs :


Les méthodes énoncées et citées au paragraphe précédent, ne peuvent être efficaces dans
le cas où les distances sont très importantes et donc l’échelle de représentation diminue.
Même le ruban le plus long (50m) ne peut être efficace et les risques de non alignement sont
très importants. Pour remédier à ces carences d’autres méthodes ont été conçues en pratique
et classées comme mesures indirectes parce que il n’y a pas de contact direct avec la
longueur à mesurer. Dans ce qui suit, ces méthodes seront caractérisées par l’appareillage
utilisé et les formules de calcul appropriées.

4.3.1 Théodolite et Stadia


Un stadia est un accessoire de mesure en forme de « T » avec des ailes longues de 1m et
un seul pied à hauteur réglable suivant la taille de l’aide topographe équipé d’une nivelle
sphérique pour la verticalité. Le point d’intersection des ailes et pied contient un œil noir
avec un trait blanc. Comme il est représenté sur la figure (4.18) le stadia doit être visé au
point noir et le fil vertical du théodolite stationné sur le point de départ A doit être ajusté sur
le trait blanc. Pour former le triangle isocèle il faut viser les extrémités gauche et droite des
ailes du stadia et vérifier la relation :

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Une fois cette relation vérifiée cela veut dire que le stadia est bien installé sur le point B et
que le segment imaginaire [SO] est bien la médiatrice du segment [DC] = 2m.

α/2
1m 1m α/2

α/2 β
Œil noir α/2
avec un trait
h blanc

Figure (4.18) : Schéma de Mesure indirecte (Théodolite – Stadia)

Sur la lunette de lecture on relève la valeur de l’écran supérieur (V) et par la formule vue
au chapitre 2 on évalue la mesure de l’angle vertical β et le calcul de la distance horizontale
représentée par L sur la figure (4.16) se calculera suivant les deux expressions suivantes :

4.3.2 Théodolite et Mire


La détermination de la distance horizontale L dans ce cas se fait suivant la figure (4.19).
Le théodolite stationné sur le point de départ S doit viser horizontalement la mire posée sur
le point d’arrivée.

4.3.2.1 Cas où la ligne horizontale du Théodolite tombe sur Mire


La lecture sur mire doit se faire sur le fil supérieur (lecture supérieure Lsup ) sur le fil
niveleur (lecture supérieure Lint ) et sur le fil inférieur (lecture supérieure Linf ). La
vérification de la relation de verticalité est nécessaire :

Lint = (Lsup + Linf)/2


- L’opération suivante consiste à ajouter 1m à la première lecture (Lint+1m)
- Viser et ajuster le fil horizontal sur cette nouvelle lecture (Lint+1m)
- Faire une lecture de l’angle vertical pour déterminer α
Le calcul de la distance horizontale L se fait alors suivant l’expression suivante :

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Figure (4.19) : Schéma de Mesure indirecte (Théodolite – Mire)

4.3.2.2 Cas où la ligne horizontale du Théodolite tombe hors Mire


Dans certains cas de différence de niveaux le fil niveleur de l’objectif du théodolite ne
tombe pas sur la mire c’est à en regardant l’objectif du théodolite réglé horizontalement on
s’aperçoit que la mire est soit au dessus ou dessous de la ligne horizontale. Il faut alors
procéder à deux lectures verticales et calculer deux angles verticaux qui donnent à leur tour
deux équations qui nous permettent de déterminer ainsi la longueur horizontale L :

Δn

1m 1m

Δn

On a

Figure (4.20) : Schéma de Mesure indirecte (Axe du Théodolite hors Mire)

Le rapport

Et en remplaçant dans l’équation (1) on obtient :

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4.3.3 Tachéomètre et Mire


On utilise le Tachéomètre de distance qui est un appareil ressemblant au théodolite
(réglage et constitution) mais diffère ce dernier par une stadimétrie réglée. Ce système
fonctionne par un préréglage des pentes sont réglées.

Une pente est fixée : tgα


en pourcent a( %) = tgα

Et L= a x (Lsup - Linf)

5.1.1. Les lignes obliques représentent les pentes


pentes
5.1.2.
5.1.3.

4.3.4 Niveau Automatique et Mire


Le niveau à lunette stationnée au point de départ vise la mire au point d’arrivée. Il faut
comme toujours vérifier la verticalité de la mire et on peut alors calculer la longueur
horizontale L par :

Figure (4.21) : Schéma de Mesure indirecte (Niveau + Mire)

Remarque :
 Le principe des deux méthodes de mesures indirectes à stadimétrie préréglée est basé
sur les relations d’optiques représentées sur la figure (4.22) et données par les
expression suivantes tirées de la même figure.

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L’angle étant petit alors:

On prend L = 100 H.

Figure (4.22) : Schéma du système de stadimétrie réglée

4.3.5 Mesures des distances avec le LASER METRE


Le laser mètre est un petit appareil qui mesure les distances au rayon laser. Représenté
sur la figure (4.23) il est présente un panneau de touches de commandes et un écran
afficheur. Il peut non seulement nous donner les distances à partir de deux origines mais il
peut encore sommer ou soustraire des mesures pour nous donner la mesure finale. En cas de
besoin une peut être gardée en mémoire. Sa portée maximale est de 80m et sa précision est
de ± 0,05%

Figure (4.23) : LASER METRE

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4.3.5.1 Fonctionnement du LASER METRE


Il faut tout d’abord allumer le laser mètre avec la touche jaune (ON) et choisir l’origine
de mesure avec l’une des deux touches inférieures. Le rayon laser émis par l’appareil est
projeté sur la cible en s’assurant de l’horizontalité de la ligne laser on appuie une deuxième
fois sur la touche jaune et la valeur de la mesure est donnée directement par affichage sur
l’écran. On peut illustrer ces étapes par les photos des la figures (4.24)et (4.25).

Figure (4.24) : Mesure de distance Horizontale par LASER METRE

Figure (4.25) : Mesure de distance Verticale par LASER METRE

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