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INSTITUT SUPERIEUR DES SCIENCES ET TECHNIQUES

DES EAUX DE GABES

MASTERE SCIENCES ET TECHNIQUES DES EAUX

FASCICULE DE TELEDETECTION

1- Télédétection: principes élémentaires (Rappel)


2- Fascicule de traitement d'image satellitaire sur ENVI

Mme Rim KATLANE


katlanerim@yahoo.fr

Année universitaire 2014-2015


Rim KATLANE Télédétection

Sommaire

TP1 : Initiation à la télédétection


• Principes élémentaires de la télédétection (rappel de cours)
• Introduction
• But du TP
• Les données
• Les prétraitements
1. Correction radiométrique
2. Correction atmosphérique
3. Correction géométrique
• Présentation du logiciel ENVI

TP2 : Introduction aux principales fonctions d'ENVI;


• But du TP
• Traitement d’une image Landsat sous ENVI
• Ouverture d’une image sous ENVI
• Définir un environnement de travail
• Empilement et organisation des données en un seul fichier
• Découpage spatial et spectral de la zone d’intérêt

TP3 : Etalement des histogrammes et composition colorée


• Amélioration de contraste, étalements des histogrammes
• Composition colorée

TP 4 : Analyse en composantes principales et calcul des indices


• Le calcul des matrices de covariance et de corrélation de l'image
• Le calcul des composantes principales
• Indices de végétation (NDVI), indice de brillance (IB), stress hydrique (NDWI) ,
indice de végétation ajusté au sol (TSAV)...

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TP5 : Application des filtres et Analyse spectrale des différentes


bandes
• Les filtres (principe de calcul)
• Analyse spectrale des différentes bandes
• Extraction des signatures spectrales des classes suivante:
1. Eau
2. Foret
3. Zone urbaine
4. Terrain cultivé
5. Terrain nu
6. Sable

TP6 : Classifications des images multispectrales LANDSAT 7


• La classification non supervisée par la méthode ISODATA/K-MEANS
• Interprétation et analyse de la classification, analyse spatiotemporelle
• Définition des régions d'intérêts
• Classification supervisée par la méthode : maximum de vraisemblance
• Extraction des résultats sous forme de tableau, et ce, pour chaque date
• Générer le ficher statistique des deux classifications
• Interprétation des résultats multi temporelle
• Commenter les différents résultats (histogramme, camembert,...)

TP7 : Habillage des spatio-cartes


• Contrôle des résultats,

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TP1 : Initiation à la télédétection


I. INTRODUCTION

La télédétection est "l'ensemble des connaissances et techniques utilisées pour déterminer des
caractéristiques physiques et biologiques d'objets par des mesures effectuées à distance, sans
contact matériel avec ceux-ci.
L’analyse des images satellitaires nécessite des prétraitements comme les différentes
corrections géographiques, radiométriques et atmosphériques. et des traitements comme : le
rehaussement, l'analyse en composante principale, lés filtres , les indices,...
Pour extraire l'information et générer des spatio-cartes thématiques.
Cet organigramme présente les étapes de traitement et d'analyse des images satellitaires

Organigramme du traitement d’images

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II. BUT DU TP
Ce Module a pour objectif l'utilisation de la méthode de la télédétection pour l'extraction de
l'information. Pour cela on va utiliser différents types de traitements: composition colorée,
ACP, les indices, les filtres, la classification supervisée, la classification non supervisée, la
programmation,...
Ces traitements vont se faire sous le logiciel ENVI.
III. LES DONNEES
Les capteurs enregistrent des tonnes de données qui doivent être transmises au sol donc on
utilise des techniques de compression pour diminuer le volume de données. Les données sont
par la suite relues et traitées afin de créer des produits standards.
Plusieurs types de produits peuvent être créés et distribués par des organismes chargés de la
distribution des images
Ex. Centre Canadien de télédétection, Radarsat International, NASA, ESA
Image raster (images de télédétection), constituées d'éléments (pixels) de même dimension
possédant un ou plusieurs attributs (i.e., nombre, nom,…) codés numériquement. Le
rangement régulier des pixels évite de stocker leurs positions dans l'image : tout pixel est
repéré par un numéro de ligne "l" et un numéro de colonne "c". Un point est représenté par un
pixel, alors qu'une ligne et une surface sont formées par un ensemble de pixels connexes. Pour
les applications du type "cartographie" et "contrôle dimensionnel", les images sont souvent
géoréférencées : lien entre les coordonnées "image" (c,l) et les coordonnées métriques (x,y)
du monde réel.

Les images satellites peuvent contenir de nombreux plans. Chaque plan image correspond à
une bande spectrale précise, c'est-à-dire à une longueur d’onde dans laquelle l’image a été
acquise.
Acquisition des données satellitaire:
http://www.glcf.umd.edu/data/
http://oceancolor.gsfc.nasa.gov/

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VI- LES PRETRAITEMENTS


Les prétraitements sont des opérations effectuées sur les images en amont de tous traitements
de façon à les corriger ou les améliorer géométriquement et thématiquement. Il existe trois
types de prétraitements :
• les corrections radiométriques,
• les corrections géométriques
• les corrections atmosphériques
VI-1- CORRECTION RADIOMETRIQUE
Elles visent à :
• Transformer les données brutes en valeur physique (luminance ou réflectance
comparable pour différentes images);

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• Corriger des erreurs d’acquisition des images (différences de sensibilité entre les
détecteurs, suppression des rayures dans l’image, ...);

Les corrections radiométriques sont dépendantes du type de capteurs, de la bande spectrale,


des conditions d'éclairements et de la stabilité radiométrique du capteur. (voir étape N°3)
VI-2- CORRECTIONS ATMOSPHERIQUES
Le signal lumineux mesuré par les capteurs d’un satellite traverse deux fois l’atmosphère
terrestre, la première fois lors du trajet soleil-cible et le seconde lors du trajet cible-capteurs.
A chacun de ces deux traversées, le rayonnement électromagnétique va subir des
transformations dues aux propriétés physico-chimiques des deux composants majeurs de
l’atmosphère terrestre qui sont les gaz (oxygène, ozone, vapeur d’eau…) et les aérosols
(poussières, pollens…).
La contribution de l’atmosphère dans la valeur radiométrique d’un pixel dépasse 50% dans
certaines longueurs d’onde, comme le bleu par exemple. Il est donc parfois nécessaire
d’appliquer des corrections atmosphériques sur les images en fonction des caractéristiques
thématiques la zone d’étude et de la méthode de traitement d’image employée

Les effets de l’atmosphère en télédétection optique (d’après Tanré et al., 1986).


VI-3- CORRECTION GEOMETRIQUE

Les corrections géométriques permettent de corriger les distorsions de l’image et de lui


attribuer des coordonnées géographiques.

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En effet le positionnement et la forme des pixels varient en fonction de trois sources de


distorsion géométrique :
1) Les distorsions causées par l'environnement observé
• La rotation de la Terre ;
• La prise de vue du capteur (IFOV) ou distorsion panoramique ;
• La courbure de la Terre ;
• La topographie (pour le radar seulement).
2) Les distorsions dues aux erreurs des systèmes de mesure
• Caractéristiques internes du capteur
3) Les distorsions provenant du mouvement de la plate-forme
• La stabilité de la plate-forme ; ces distorsions sont toujours plus fortes pour des
capteurs aéroportés que spatiaux (et ce en raison de turbulences atmosphériques)
IV- PRESENTATION DU LOGICIEL ENVI
ENVI est un Logiciel de visualisation et d'analyse d'images issues de la télédétection composé
d’interfaces logique et intuitive pour lire, visualiser et analyser différents formats d'images:
• données télédétectées (images satellites, aériennes, radar),
• vecteurs (formats des principaux SIG),
• modèles numériques de terrains.
Le logiciel inclut le langage de développement IDL (Interactive Data Language) qui permet
de créer des traitements personnalisés.
ENVI applique divers traitements sur les données d'entrée :
• géo-référencement, orthorectification,
• mosaïques,
• analyses multi-spectrales ou hyper-spectrales (classifications, librairies spectrales),
• analyses radar (mono-bande, polarimétrie),
• outils vecteurs (création ou éditions de couches vecteurs, interrogations des attributs),
• analyse topographique,
• visualisation 3D interactive,
• composition de cartes.

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Fonctionnalités de ENVI

Public cible
Sociétés et organismes de recherche de haute technicité, utilisant le traitement d'images.
Domaines d'application :
• métrologie et mesures,
• imagerie médicale,
• agriculture et forêt,
• géologie,
• environnement,
• urbanisme et cartographie,
• océanographie,
• défense...

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TP2 : Introduction aux principales fonctions d'ENVI,


calibration radiométrique et organisation des données;
I. BUT DU TP :
ce TP a pour objectif l'ouverture des images brute Landsat, faire la calibration
radiométrique ensuite définir un environnement de travail, par le choix d'un secteur
d'étude tout en effectuant le découpage spatiale et spectrale et l'édition du fichier header
files.
II. TRAITEMENT D’UNE IMAGE LANDSAT SOUS ENVI
III.1.OUVERTURE D’UNE IMAGE SOUS ENVI

File /Open image file

Les données brutes fichiers


image :
• bandes spectrales
• fichier de
métadonnées

a- Visualisation de bandes : Tools ►animation : visualisation successives des


différentes bandes spectrales de l’image pour extraire l’information thématique que
contient chaque bande.

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La boîte de dialogue Available Bands


List affiche les bandes utilisées

Deux modes de visualisation de l’image sont


disponibles :
Gray Scale (échelle de gris) et RGB color (rouge, vert
et bleu).
L’image résultante de ce dernier mode d’affichage est
dite composition colorée ou image en fausse couleur
du fait que les bandes disponibles ne correspondent pas
réellement aux couleurs primaires.

Trois fenêtres sont disponibles : la fenêtre principale Display 1, le Scroll et le Zoom. Le carré
rouge sur la fenêtre Scroll permet de délimiter la zone géographique qui s’affichera sur la
fenêtre Dipslay.
Ces fenêtres peuvent être agrandies ou réduites à l’aide de la souris.
Le mode de visualisation en niveaux de gris n’affiche qu’une seule bande. Le niveau de gris
varie entre 0 et 255. 0 correspond au noir et 255 au blanc. Plus le pixel est sombre, plus sa
réflectance est faible

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III-3- EMPILEMENT ET ORGANISATIONS DES DONNEES EN UN SEUL FICHIER

Réordonnée les bandes

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III-4- CHOIX DE LA ZONE D'ETUDE


Découpage spatial et spectral de la zone d’intérêt

Découpage spatial

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Dans la fenêtre subset by image on peut délimiter la zone d’étude en modifiant les valeurs de
samples and lines ou en modifiant directement l’extension du carré rouge affiché sur l’image.
Découpage spectral

Dans la fenêtre spectral subset on choisit les bandes utiles pour notre thématique

Ainsi on aura défini le secteur d’étude spatialement et spectralement

III-5 EDITION DU FICHIER HEADER FILES


Éditer les attributs de l’image
Définition des longueurs d’onde, type de senseur, taille du pixel,…

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Introduire les longueurs d’onde de chaque bande :


• Bande 1 :0.49µm
• Bande2 :0.56µm
• Bande3 :0.66µm
• Bande4 :0.83µm
• Bande5 :1.65µm
Introduire la taille du pixel des bandes utilisée dans notre cas pixel size=28.5m
RQ : cette information peut être extraite du fichier métadonnée délivrée avec l’image
d’origine ou on faisant de la bibliographie sur le capteur utilisé.

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TP3 : Étalements des histogrammes et composition


colorés
I-BUT DU TP
Le traitement d'image consiste à améliorer le contenu d'une image pour en extraire
l'information. En effet; une image brute n'est pratiquement pas lisible à cause du contraste
ainsi il est important de donner à une image peu contrastée la dynamique complète qui est
autorisée (par exemple 256 niveaux sur 8 bits) par une dilatation artificielle, mais linéaire de
l'échelle de gris utilisée par l'image.
Les compositions colorées permettent de produire des images en couleurs en tenant compte de
la signature spectrale des objets. Elles sont fréquemment utilisées pour faire ressortir les
différents types de surface sur les images multispectrales ou mettre en évidence certains
phénomènes environnementaux.

II- AMELIORATION DE CONTRASTE (UN TRAITEMENT MONOCANALE "GRAY


SCALE")
Création d’une nouvelle image par redistribution linéaire (règle de trois) des codes
numériques, entre un minimum et un maximum fixés par l’utilisateur

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2- COMPOSITION COLOREE
Principe de la composition colorée :
Visualisation des combinaisons des valeurs de 3 images monogéniques au moyen de la
synthèse additive des 3 couleurs fondamentales R, V, B.
Création d’une image 24 bits où :
• 1 image 8 bits est associée à la couleur fondamentale Rouge (256 niveaux)
• 1 image 8 bits est associée à la couleur fondamentale Verte (256 niveaux)
• 1 image 8 bits est associée à la couleur fondamentale Bleue (256 niveaux)
Combinaison possible de 256³ couleurs, soit 16,8 millions de couleurs.
Composition colorée « en fausse couleur infrarouge » considérée comme la plus facile
interprétable (au niveau de la végétation)
Exercice : essayer plusieurs compositions colorées
ETM+1 (Bleu), ETM+5 (Vert) et ETM+4 (Rouge).
ETM+3- ETM+5- ETM+4
L’utilisation du canal moyen infrarouge (TM5) de Landsat permet de différencier très
nettement la végétation

Choix des compostions colorées :


• vraies couleurs RGB 321
• fausses couleurs,
compositions RGB
432 ,457,742

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Gr i l l e d 'i d e n t i fi c at i o n et d ' i n t e rp r ét at i o n d es p ri n c i p au x t yp es d e s u rf a c e
p o u r c h a c u n e d es c o m b i n ai s o n s d e s fi g u r es ci -d e s s u s

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TP4 : ANALYSE EN COMPOSANTE PRINCIPALE ET


CALCUL DES INDICES
I- BUT DU TP :
la nature numérique des images offre la possibilité d'appliqué des opérations statistique et
mathématique entre les canaux pour pouvoir extraire l'information recherchée, tel que
l'analyse en composante principale dans le bute d'éliminer la redondance d'information et de
compiler les données et les indices qui offrent la possibilité d'extraire et de mettre en évidence
l'information recherchée.

II- ANALYSE EN COMPOSANTE PRINCIPALE (ACP)

Génération d’un
fichier statistique

Génération d’un
fichier image

L’analyse en composante principale (ACP) est une opération effectuée sur plusieurs canaux,
dans le but d’améliorer la qualité des images, de rechercher les redondances d’informations et
de compiler les données. L’objectif est de générer des axes ou composantes principales

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Rim KATLANE Télédétection

expliquant la position des individus au sein du groupe. Le résultat prend la forme de plusieurs
nouveaux canaux, présentant un intérêt explicatif décroissant.
Les différentes opérations de l’ACP sont (Rakotoniana, 1998) :
• le calcule des matrices de covariance et de corrélation de l’image multispectrale ; ce
sont des matrices carrées dont la dimension est égale au nombre des canaux spectraux
de l’image ;
• le calcul des valeurs et de vecteurs propres de la matrice de covariance (selon
l’algorithme de Jacobi) ;
• le calcul des composantes principales de l’image multispectrale dont le nombre des
composantes est au plus égal à celui des canaux spectraux

RQ :

Utilisée la fonction link display pour


afficher deux display simultanément et
voir l’apport de l’ACP par rapport aux
bandes originales

L'analyse en composantes principales est une technique efficace pour accentuer une image
multispectrale pour des fin d'interprétation géologique (Biémi et al, 199 1). Elle permet de
réduire l'information contenue dans plusieurs bandes, parfois hautement corrélées (d'où
redondance de l'information) en un nombre plus restreint de composantes. Celles-ci
représentent généralement jusqu’a 97% de la variance totale de l'ensemble des données
originales (Deslandes, 1991). Parfois l'information comprise dans 5 ou 6 bandes est réduite
par l'analyse en composantes principales en seulement 3 composantes. Cette analyse permet,
entre autres, de créer des composés colorés des trois premières composantes qui constituent
un excellent produit d'interprétation visuelle, augmentant ainsi le contraste entre les divers
objets au sol.
III- LES INDICES
La nature numérique des données de télédétection se prête particulièrement bien à des
opérations entre canaux. Le principe de ces opérations est d'effectuer, pour chaque pixel, des
opérations mathématiques plus ou moins complexes faisant intervenir les valeurs numériques
observées pour ce pixel dans les différentes bandes spectrales.

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Rim KATLANE Télédétection

Indice de turbidité : TM3-TM4


Exemple : Turbidité des eaux marines La réflectance de la surface des eaux marines dans le
visible est très affectée par la teneur en matière en suspension (turbidité). L’indice de turbidité
est fondé sur la différence des réflectances dans les canaux 3 et 4 du capteur ETM+.

Exercice : Application d’un masque sur la terre, ensuite appliqué le calcul de l’indice de
turbidité dont le but d’explicité l’information marine

Les indices de végétation


Approche empirique pour identifier et suivre l'évolution temporelle des couverts végétaux,
ainsi que pour évaluer certains paramètres du couvert comme la biomasse aérienne
chlorophyllienne, les indices de végétation sont calculés soit à partir de mesures
de réflectance sur le terrain, soit de comptes numériques fournis par des données satellitales
NDVI Indice de végétation normalisée: NDVI = (TM4 - TM3) / (TM4 + TM3)
Consiste à soustraire au canal infrarouge (où la couverture végétale a de fortes réflectances) le
canal rouge (où les surfaces minéralisées ont de fortes réflectances). Le néocanal résultant
présente un gradient croissant d'activité végétale allant du noir signifiant absence de
couverture, au blanc qui rend compte d'une activité chlorophyllienne très élevée.
Essentiellement au niveau de la frange littorale.
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Rim KATLANE Télédétection

Indice pigmentaire : estimation du couvert végétale et de la transparence du milieu


(TM2)²/TM3
Indice de verdeur IV : ETM
TM+2 / ETM+1 ; cette formule nous offre une estimation de la
concentration de chlorophylle en effet une forte réflectance entraîne une concentration de la
chlorophylle qui se traduit par une hausse de l’indice de verdeur donc plus l’IV est élevé plus
l’eau à une couleur verte. Sous ENVI on utilise l’option Band Ratios sous Transform

ETM+2
ETM+1

Indice de brillance IB: l’indice de brillance complète l’information par le NDVI pour les sols
nus ou minéralisés. IB est également intéressant pour caractériser le taux d’urbanisation.
IB=(R²+PIR²)0.5
Sous ENVI on peut écrire la formule mathématique de calcul de IB grâce à l’option Band
Math sous le menu principal d’ENVI à Basic Tools
((float(b3)^2+float(b4)^2))^0.5
(b3)^2+float(b4)^2))^0.5 avec b3 : la bande Rouge et b4 la bande Proche Infrarouge
Exercice :
Pour cartographier les principales surfaces de l'image LANDSAT, nous pouvons utiliser les
indices de :

• végétation (NDVI)

• brillance des sols (IB)

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Rim KATLANE Télédétection

• stress hydrique (NDWI)


En combinant les trois indices dans une composition colorée, nous observons très nettement
:
- la végétation en vert
- la mangrove en bleu
- les sols bâtis en rouge
- les sols cultivés en orangé
COMPOSITION COLORÉE R (IB) / V (NDVI) / B (NDWI)
Tableau-1- Les indices de végétation les plus couramment utilisés
Dénomination Formule Caractéristiques Auteurs
Différence R - pIR forte sensibilité aux variations Monget 1980
atmosphériques
Rapport RVI = pIR/R ou d'autres canaux saturation aux forts indices, Knipling 1970,
Indice pigmentaire XS1/XS2 sensibilité à la contribution Viollier et al.
spectrale des sols et aux effets 1985
atmosphériques
Indice de NDVI = (pIR-R)/(pIR+R)
(pIR sensibilité aux effets Rouse et al.
végétation atmosphériques, gamme de 1974, Tucker
normalisé variation plus faible, que le 1979
précédent, mais sensibilité aux
variations angulaires de la visée,
selon la position vis--à-vis du
soleil "hot spot"
Indice de TVI = Ö (NDVI + 0,5) essai d'élimination des valeurs Deering et al.
végétation négatives, stabilisation de la 1975
transformé variance
Indice de PVI = a1(pIR)-a2(R)
a1(pIR) + constante diminution de la contribution Richardson &
végétation spectrale des sols, mais sensibilité Wiegand 1977
perpendiculaire à diverses caractéristiques des
sols
Chapeau à corne formule générale transformation orthogonale des 4 Kauth &
"tassel cap" a1(V)+a2(R)+a3(pIR)+a4(pIR) canaux pour réduire la sensibilité Thomas 1976
à la contribution spectrale des
issu du GR4 = -b1(V)
b1(V)-b2(R)+b3(pIR) sols, sans pouvoir l'éliminer
'éliminer Jackson 1983
précédent : +b4(pIR) pour canaux MSS complètement
Indice de
verdeur
Indice de SAVI = [ (1+L) (pIR-R)] / De nombreux indices sont issus Huete 1988
végétation ajusté (pIR+R+L) avec L = 0,5 pour de celui-ci
ci pour minimiser l'effet
au sol diminuer l'effet du sol du sol (TSAVI, MSAVI...)

indice de ARVI = (pIR-RB)/(pIR+RB)


(pIR Diminue l'effet des aérosols Kaufman &
végétation avec contenus dans l'atmosphère sur le Tanre (1992)
normalisé RB = R - g(B-R)
g(B NDVI mais sensible à la
corrigé des B et R réflectances dans le bleu et contribution spectrale des sols
effets le rouge, g fonction du type
atmosphériques d'aérosols

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Rim KATLANE Télédétection

TP5 : Application des filtres et analyse spectrale des


images
I- BUT DU TP :
l'élaboration d'une carte d'occupation de sol nécessite un examen approfondi de l'image par
l'application des filtres et l'analyse spectrale en effet :
• L'application des opérateurs mathématique (filtres) permet l'extraction des formes
caractéristiques de l'image et aussi le domaine morphologique mathématique des
pixels ( le réseau linéaire, les routes,...).
• L'extraction de la signature spectrale des objets en fonction des longueurs d'onde
permet l'identification des différentes classes et aide à la classification de l'image.
II-LES FILTRE
Les filtres sont des analyses unies variés c'est-à-dire des traitements ne portant que sur un seul
canal ; ainsi les filtrages sont des opérations destinées à améliorer la lisibilité des images et/ou
d'en extraire certaines informations.
Le principe des filtrages d’une image est destiné à appliquer des traitements locaux à cette
image, c'est-à-dire que la valeur numérique d’un point va être réaffectée en fonction de ses
voisins, et donc en fonction de la répartition spatiale des points et non plus exclusivement en
fonction des valeurs numériques des points.
Un filtre est constitué d’une matrice carrée comportant un nombre impair de lignes et de
colonnes et un pixel central auquel va être appliqué le filtrage. Le principe consiste à
remplacer la valeur du pixel central par une combinaison prédéfinie des valeurs des pixels
adjacentes sur la matrice.

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Rim KATLANE Télédétection

Exemple : sur une fenêtre image de 9 pixels on va appliquer un filtrage au pixel central selon
les valeurs des 8 pixels adjacents :
Image départ :
30 50 60
40 100 30
30 60 10
Filtre :
1 1 1
1 1 1
1 1 1

• La valeur centrale 100 sera remplacée par


(30×1)+(50×1)+(60×1)+(40×1)+(30×1)+(30×1)+(60×1)+(10×1)=410
• La somme est normalisée :X=410/8=51.2
• La valeur 100 de départ devient 51.2 et la nouvelle fenêtre image sera :

30 50 60
40 51.2 30
30 60 10

Il existe plusieurs types de filtres :


• Passe-bas, moyen, médian : filtres de lissage, supprime l’hétérogénéité locale d’une
image
• Passe-haut, directionnel, sobel : détection des contours ou directions privilégiées.
• Les filtres directionnels sont des opérateurs locaux permettant de déterminer des
directions privilégiées de certains pixels dans une image. Ils sont très utilisés pour
détecter des linéaments (géologie) ou plus simplement des objets linéaires
caractéristiques (réseau hydrographique, routes, limites naturelles et artificielles…)

Exercice : appliqué les filtres directionnels, passe haut et sobel dont le but est d’extraire
quelques linéaments.

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Rim KATLANE Télédétection

III. ANALYSE SPECTRALE DES DIFFERENTES BANDES

Comportement spectral de la partie


marine

Comportement spectral de la partie


continentale

Spatial Profile Tools : cette fonction met en évidence le comportement spectral des pixels
dans l’intervalle choisi

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Rim KATLANE Télédétection

La réponse spectrale de certains


pixels dans la zone côtière en
fonction des longueurs d’onde

Scatter Plot : Visualisation de l’histogramme bidimensionnel et essai de classification


de l’image.
Exercice:
Extraire les signatures spectrales des classes suivantes:
7. Eau
8. Foret
9. Zone urbaine
10. Terrain cultivé
11. Terrain nu
12. Sable

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Rim KATLANE Télédétection

TP6 : La classification des images


I. BUT DU TP :
L'objectif ultime de la classification est de faire la correspondance et la distinction entre les
classes spectrales et les classes d'information .
• Les classes d'information sont des catégories d'intérêt que l'analyste tente d'identifier
dans les images, comme différents types de cultures, de forêts ou d'espèce d'arbres,
différents types de caractéristiques géologiques ou de roches, etc.
• Les classes spectrales sont des groupes de pixels qui ont les mêmes caractéristiques
(ou presque) en ce qui a trait à leur valeur d'intensité dans les différentes bandes
spectrales des données.
II. LA CLASSIFICATION
La classification d'une image de télédétection consiste en une reconnaissance automatique des
réflectances. L'algorithme utilisé pour classer l'image va effectuer des regroupements de
pixels en fonction de leurs similitudes. Ainsi Il est possible d'identifier automatiquement les
différents thèmes d'une image (végétation, eau, bâti...).
Il est possible d'effectuer une classification sur un nombre important de canaux, la rapidité des
traitements diminuant avec le nombre d'informations à traiter
Le processus de classification se présente en trois étapes : l'établissement des classes de
signatures, la classification de chacun des pixels en fonction des signatures et la
vérification des résultats.
Les critères d'établissement des classes de signatures reposent sur deux hypothèses de base
qui sont les suivantes :
- tous les objets appartenant à une même classe se caractérisent par des
signatures identiques ;
- toutes les signatures de classes d'objets sont parfaitement distinctes les unes
des autres.
L'établissement des classes de signatures revient donc à découper l'espace spectral en
régions, chacune étant associée à une classe, en essayant de minimiser autant que possible
la confusion entre les classes de signatures (ROCHON et al., 1982). En effet, il y a presque
toujours un certain chevauchement des signatures, ce qui fait qu'il existe aussi une certaine
ambiguïté quant aux limites à fixer dans l'espace spectral pour chacune des classes.

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Rim KATLANE Télédétection

Les règles de décision suivant lesquelles on effectue le découpage de l'espace spectral


constituent le principe fondamental de tout processus de classification (BONN et
ROCHON, 1993).
II-1 CLASSIFICATION NON SUPERVISEE
Dans le cas des classifications non supervisées, l'utilisateur ne rentre qu'une quantité limitée
de paramètres, l'ordinateur fait le reste. Les choix de l'utilisateur portent par exemple sur le
nombre de classes souhaitées ou le seuil à partir duquel l'ordinateur peut considérer que la
classification est terminée (il y a toujours des pixels quasiment inclassables).
• pas de connaissance a priori,
• les classes sont créées automatiquement
• les classes sont nommées, et « étiquetées » a posteriori

Seuil ou critère d’arrêt : Le seuil de 5% signifie que la classification par la


méthode Isodata est terminée lorsqu’un nombre de pixels ≤ 5% change de
classe entre les itérations n-1 et n. Ceci signifie qu’un
nombre d’itérations supérieur n’apporte qu’une légère amélioration de la
classification finale. Plus ce seuil est petit plus la classification est précise.

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Rim KATLANE Télédétection

La méthode des K-means est une méthode de classification géométrique bien adaptée aux
espaces vectoriels de grande dimension. Elle est d'ailleurs régulièrement utilisée pour
effectuer des classifications non supervisées d'images multispectrales. Les pixels des images
sont représentés dans un espace à n dimensions si n est le nombre de bandes spectrales
L'algorithme des K-means s’efforcent de trouver les centroides les plus représentatifs de
nuages de points

Étiqueter les classes

II-2 CLASSIFICATION SUPERVISEE

Dans le cas des classifications supervisées, l'utilisateur va guider l'ordinateur en lui


fournissant des informations d'ordres thématiques ou spatiales. Ce type de classifications
nécessite donc un minimum de connaissances sur la zone d'étude.
Les paramètres thématiques qui sont entrés par l'utilisateur peuvent être par exemple des
intervalles radiométriques qui ont été identifiés sur la zone d'étude (exemple : entre 0 et 25 =
eau pure dans l'infrarouge). Les paramètres spatiaux sont par exemple des polygones dessinés
sur l'image (un champ de blé, une parcelle de résineux, un lotissement pavillonnaire...) qui
serviront d'étalon à l'ordinateur.

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Rim KATLANE Télédétection

L'entraînement ou l'apprentissage, par voie dirigée, doit comprendre les étapes suivantes si
l'on veut que les signatures des classes soient aussi conformes que possible aux objets que
l'on cherche à repérer dans l'image (BONN et ROCHON, 1993) :
• choisir les classes d'objets à rechercher dans l'image ;
• diviser les zones d'entraînement en deux groupes, le premier pour l'apprentissage et
le deuxième pour la vérification ;
• caractériser les signatures spectrales, c'est-à-dire être capable de les situer dans
l'espace spectral, les modéliser si possible et évaluer leur séparabilité ;
• choisir des règles de segmentation de l'espace spectral ;
• effectuer un test de classification des pixels occupant les zones réservées à
l'apprentissage. Si les résultats ne sont pas satisfaisants, on peut alors être amené à
modifier les choix précédents, et même à définir de nouvelles classes d'objets
• effectuer un test de classification des pixels occupant les zones réservées à la
vérification. Si les résultats ne sont pas satisfaisants, recommencer tout le
processus.

Schéma de la fonction d’entrainement par voie dirigé (Bonn et Rochon, 1993)

Sous ENVI La classification supervisée se déroule en deux étapes :

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Rim KATLANE Télédétection

1- La première étape consiste à sélectionner des zones de l’image dont on connaît la vraie
occupation du sol. Ces zones sont appelées régions d’intérêt Regions of interest ROI sous
ENVI.
2- Utiliser ensuite ces zones comme références à la généralisation sur l’ensemble de l’image.

ROI Tool : Création et définition d’une zone d’entrainement

L'entraînement vise à définir les propriétés des signatures de chacune des classes d'objets
au moyen d'un échantillon d'éléments de l'image de classes connues. Pour que cet
apprentissage soit valable, il faut :
- que les échantillons soient localisés avec précision dans l'image, ce qui laisse supposer
immédiatement qu'une bonne correspondance géométrique existe entre les coordonnées
de l'image et celles des objets au sol ;
- que les échantillons soient représentatifs des classes d'objets, et pour cela, seul
l'expérience et la connaissance du terrain par l'analyste permettront de mener à bien cette
tâche importante ;
- que la quantité d'échantillons (zones et pixels) soit suffisante pour que les paramètres
estimés des signatures de classes présentent un degré de confiance élevée et pour
constituer une bonne approximation de la forme supposée de la distribution des données.

Exemple de localisation des zones d’entrainement (Bonn et Rochon, 1993)

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Rim KATLANE Télédétection

Le caractère supervise de ces méthodes de classification impose tout d'abord a l'utilisateur de


donner des ensembles de points caractéristiques (et représentatifs) de classes particulières.

Il suffit pour cela de définir des Regions d'interet (ROI) dans ENVI.
Utiliser Tools -> Region of Interest -> ROI Tool... pour définir les zones d'entrainement.
Sauver les ROI pour utiliser les mêmes zones avec les différentes classifications.

Classification par maximum de vraisemblance Maximum likelihood

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Rim KATLANE Télédétection

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Rim KATLANE Télédétection

TP7 : Habillage des spatio-cartes finales


I- BUT DU TP
La spatio-carte résulte de la combinaison d'une image de télédétection avec des données
cartographiques ou d'un référentiel géographique. Les données cartographiques peuvent être
les réseaux hydrographiques ou routiers, les unités administratives ou toute autre information
permettant un meilleur repérage dans l'espace.
Après le traitement et l’interprétation d’une image satellitaire, on passe à la création de la
mise en forme cartographique de la carte soit sur ENVI on ajoutant les couches vecteurs, le
Nord, l'échelle… ou en exportant l’image interpréter sur un logiciel SIG tel que ArcGis.
II- MISE EN FORME CARTOGRAPHIQUE D’UNE CLASSIFICATION SOUS ENVI
Dans le menu Display – Overlay – Annotation
Dans le menu Option de la Fenêtre Annotation – Options – Set Display Borders et fixez
les bordures de l’image classée qui servira comme base de la carte de l’occupation du sol.

Display Borders Distances entre le bord de la carte et l’image en pixels :


Haut 150– Bas200 – Gauche et Droite100/100. Couleur de la bordure en blanc.

Dans la Fenêtre Annotation - Validez l’option Scroll.


- Pour insérer :
1. Une légende – cliquez sur Map Key
2. Barre d’échelle – Scale Bar

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Rim KATLANE Télédétection

3. Titre – Text
4. Nord – Symbol et choisir ensuite le symbole
Pour insérer la légende dans le Scroll, cliquez à l’aide du bouton gauche de la souris dans le
Scroll (actif). Tant qu’un point rouge à droite de la légende est visible, la légende n’est pas
encore intégrée à l’image et reste active. Vous pouvez donc modifier la taille, la couleur ou la
déplacer. Une fois la position et les propriétés de la légende sont définitives, validez alors en
cliquant sur le bouton droit de la souris.

ENVI offre aussi un outil QuickMap sous le menu file de l’image pour créer rapidement des
cartes de bonne qualité.

Ainsi la spatio-carte est prête pour exportation en format .jpeg, .tif,…ou Arc Gis

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Rim KATLANE Télédétection

III- REFEREZ-VOUS AU GUIDE D’UTILISATION D’ENVI START ENVI HELP

Le help d’ENVI vous offre


des détails et explications
sur toutes les fonctions qui
existent dans le menu

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Rim KATLANE Télédétection

Glossaire de spatiologie
Absorption : transformation en d'autres formes d'énergies d'une partie ou de la totalité d'un
rayonnement se propageant dans un milieu matériel.
Albédo : réflectance d'un élément homogène de surface, dans une direction et à une longueur
d'onde déterminée. L'albédo s'exprime en pourcentage d'énergie réfléchie.
Bande spectrale : intervalle du spectre des longueurs d'onde du rayonnement
électromagnétique.
Brillance : éclat, intensité lumineuse par unité de surface apparente.
Capteur : instrument qui recueille de l'énergie rayonnante provenant de la scène (ou cible)
visée et fournit un signal électrique correspondant, à des fins de mesure. Un capteur actif est
un capteur auquel est incorporé ou associer un émetteur qui irradie la scène dans la bande
spectrale du récepteur.
Cible : portion de la surface terrestre observée par le satellite. Sa taille peut varier de quelques
dizaines de km² à plusieurs milliers. On parle aussi de scène.
Données : informations représentées sous une forme adaptée à leur traitement automatique.
Emission : énergie rayonnée dans une longueur d'onde définie, pendant l'unité de temps, par
l'unité de surface d'un corps à une température déterminée.
Fréquence : nombre d'oscillations d'une onde par unité de temps d'un mouvement vibratoire
simple. C'est l'inverse de la période.
Histogramme : représentation graphique d'un ensemble de données qui met en évidence les
valeurs des paramètres en fonction de leur fréquence d'occurrence.
Hyperfréquences : rayonnement électromagnétique dont la longueur d'onde est généralement
comprise entre 1 millimètre et 1 mètre. Aussi appelé micro-ondes.
Imageur : générateur d'images sur support matériel.
Infrarouge : partie du spectre électromagnétique s'étendant de 0,7 µm à 1 mm de longueur
d'onde. En télédétection, on le subdivise généralement en infrarouge proche, moyen et
thermique.
Longueur d'onde : la longueur d'onde est la distance entre deux points homologues
successifs d'une onde.
Luminance : en un point et dans une direction spécifiée, puissance rayonnée par unité de
surface et par unité d'angle solide. Synonyme de radiance.

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Rim KATLANE Télédétection

Multibande : se dit d'un capteur opérant dans plus d'une bande spectrale à la fois et par
extension des images obtenues à l'aide de ce type de capteur. Ce terme est préférable à celui
de multispectral car il y à plusieurs bandes, mais un seul spectre électromagnétique.
Multispectral : se dit d'un capteur opérant dans plus d'une bande spectrale à la fois et par
extension des images obtenues à l'aide de ce type de capteur.
Onde électromagnétique : ensemble de deux champs, électrique et magnétique, à
oscillations perpendiculaires qui se propagent simultanément dans une direction donnée sans
nécessiter de milieu matériel. Dans le vide, l'onde électromagnétique se propage à la vitesse
de la lumière.
Orbite : trajectoire que décrit, par rapport à un système de référence spécifié, le centre de
masse d'un objet céleste soumis aux seules forces naturelles, essentiellement les forces de
gravitation et les forces d'inertie. En plus des forces naturelles, l'objet céleste peut être soumis
à des forces propulsives de correction, destinées à obtenir ou corriger une trajectoire donnée.
Pixel : la plus petite surface homogène constitutive d'une image enregistrée, définie par les
dimensions de la taille d'échantillonnage.
RADAR : appareil qui émet des impulsions en hyperfréquences très brèves, ou des ondes
entretenues, et reçoit l'écho de ces impulsions après réflexion sur des obstacles.
Radiance : en un point et dans une direction spécifiée, puissance rayonnée par unité de
surface et par unité d'angle solide. Synonyme de luminance.
Radiomètre : détecteur destiné à mesurer l'énergie d'un rayonnement électromagnétique
naturel.
Rayonnement : processus par lequel une source fournit de l'énergie vers l'espace extérieur
sous forme d'ondes ou de particules.
Rayonnement électromagnétique : c'est une forme dynamique d'énergie qui ne se manifeste
que dans son interaction avec la matière. Il se compose comme un champ de forces dont les
variations affectent les propriétés électriques et magnétiques de la matière. Il se caractérise
par une période, une fréquence, une vitesse de propagation, une longueur d'onde et une
amplitude.
Réflectance : rapport de l'énergie réfléchie par un milieu matériel à l'énergie incidente.
Réflexion : renvoi dans le milieu d'incidence d'un rayonnement électromagnétique incident
par l'interface qui sépare le milieu considéré d'un autre milieu d'indice de réfraction différent,
sans changement majeur de la fréquence des radiations qui composent le rayonnement
incident.

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Rim KATLANE Télédétection

Résolution : aptitude, d'un instrument d'observation ou de mesure, à discriminer deux objets


ou deux valeurs proches l'une de l'autre.
Satellite : objet céleste animé d'un mouvement périodique autour d'un corps de masse
prépondérante, ce mouvement étant principalement déterminé par le champ de gravité de ce
dernier. Dans le cas d'un satellite artificiel, le terme "satellite" désigne l'objet aussi bien
lorsqu'il se trouve à terre ou en cours de lancement que lorsqu'il est placé en orbite.
Scène : domaine observé dont les limites résultent des conditions d'observation à un moment
donné. Par extension, image de ce domaine considéré comme un produit commercialisable.
Signature spectrale : courbe caractéristique d'un corps, représentant par exemple sa
réflectance spectrale ou son existence spectrale en fonction de la longueur d'onde.
Spectre électromagnétique : répartition des fréquences du rayonnement électromagnétique
depuis les rayons gamma jusqu'aux ondes hertziennes.
Stéréoscopie : procédé qui permet d'obtenir la vision en relief à partir de deux images
stéréoscopiques d'un objet, prises de deux points de vue différents.
Télédétection : la télédétection est l'ensemble des connaissances et des techniques utilisées
pour déterminer des caractéristiques physiques et biologiques d'objets par des mesures
effectuées à distance, sans contact matériel avec ceux-ci. Télé signifie "à distance" et
détection veut dire "découvrir" ou "déceler".
Visible : portion de spectre électromagnétique comprise entre 0,4 et 0,7 µm.

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Rim KATLANE Télédétection

RÉFÉRENCES BIBLIOGRAPHIQUES

Bonn, F. et Rochon, G. (1993) précis de télédétection Volume 1 : Principes et Méthodes,


Presses de l'Université du Québec/AUPELF

Biémi, J. et al. (1991) Géologie et réseaux de linéaments, région du bassin versant de la


Marahoué, Côte d'Ivoire : cartographie à l'aide des données Landsat-TM et du champ
magnétique total. Télédétection et gestion des ressources. Vol.II, Paul Gagnon (éd),
Association québécoise de télédétection, pp. 134- 145.

Deslandes, S. et Gwyn, Q.H.J. (1991) Évaluation de SPOT et SEASAT pour la cartographie


des linéaments : comparaison basée sur l'analyse de spectres de Fourier. Journal canadien de
télédétection, vol. 17, no. 2, pp. 98-1 10.

Chander, G., B. Markham, et Helder, D.(2009) Summary of current radiometric calibration


coefficients for Landsat MSS, TM, ETM+, and EO-1 ALI sensors. Remote Sensing of the
Environment, Vol. 113, pp. 893-903.

Tanré, D. (1986) Simulation of Satellite Signal in the Solar Spectrum. User’s guide, L. O. A.
Lille, 264p.

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