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Université de Lomé

FDS / Département de Zoologie


B P 1515 - Lomé (Togo)

Notes de cours sur

ANATOMIE COMPAREE DES VERTEBRES

PARCOURS : LICENCE S.T, SCIENCES DE LA VIE, BIOLOGIE ET


PHYSIOLOGIE ANIMALES

Professeur Wiyao POUTOULI.


E-mail : poutouliwiyao@yahoo.fr
wiyaopoutouli@Gmail.com
Tel : 90.06 76 14
99 97 03 46

« Dire que l’homme est un composé de force et de faiblesse ; de lumière et


d’aveuglement ; de politesse et de grandeur, ce n’est pas lui faire son procès, c’est le
définir ». Diderot

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U.E d’Approfondissement BIO 224
Contact de l’enseignant : Email : poutouliwiyao@yahoo.fr/
wiyaopoutouli@Gmail.com
Tel : 90.06 76 14
99 97 03 46
Semestre : 4 MOUSSON
Public cible : Licence Sciences et Technologie et Agronomie
Pré requis : Bonnes connaissances sur la diversité du monde vivant (BIO 120) et la Biologie
animale

Objectif général et compétences :

- Permettre l’acquisition des connaissances approfondies sur les organes et appareils


vitaux, sur leur fonctionnement et leur évolution dans les différentes classes des
vertébrés;
- Bien décrire les différentes parties des organes et appareils vitaux des vertébrés et
savoir dire en quoi consiste l’évolution
- Savoir relever les différences et les ressemblances anatomiques entre les vertébrés
- Connaître le fonctionnement des appareils digestif, respiratoire, circulatoire, excréteur
et reproducteur dans chaque classe des Vertébrés étudiés

Plan du contenu d’enseignement


Partie A : les Procordés
Chapitre I- Les Céphalocordés (étude de Amphioxus)
- Morphologie
- Anatomie
Chapitre II- Les Urocordés (étude d’un Tunicier)
- Classe des Ascidiacées
- Classe des Thaliacées
Partie B : les Vertébrés
Chapitre III- Caractères généraux et systématique des Vertébrés
Chapitre IV- Ressemblances et dissemblances entre Céphalocordés, Urocordés et
Vertébrés
Chapitre V- Anatomie des Poissons (SN, organes des sens, Squelette, Appareil digestif,
Appareil circulatoire, Appareil respiratoire, Appareil urogénital et leur fonctionnement etc.).
Chapitre VI- Anatomie comparée du Squelette, de l’Appareil digestif, l’Appareil
respiratoire, l’Appareil circulatoire, l’Appareil urogénital et leur fonctionnement dans les
classes des Batraciens, des Reptiles, des Oiseaux et des Mammifères à partir de ceux des
Poissons (Chondrichtyens et Ostéichtyens)

Intervention pédagogique : Support de cours bien illustré et relié disponible. Utilisation


d’un vidéo projecteur au cours de l’enseignement qui se fait à la fois sous forme de CM et de
TD
Type de contrôle :
DST au cours de la formation, noté/20
EF pour certifier les compétences des étudiants, noté/20
Validation de l’U.E: si 40% DST + 60%EF = ≥ 10/20

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Introduction
La Diversité des animaux :
-Très importante du point de vue leur : *nombre, *taille, *habitats
- nombreux caractères étant en commun, on peut dire :
*probablement le même ancêtre,
*fondamentalement les mêmes besoins,
*font face aux mêmes contraintes du milieu dans lequel ils vivent.
Besoins des animaux: -Oxygène, -Eau, -Nourriture, -Elimination des déchets ;
-Reproduction.

Fonctions nécessaires à la vie:


- Circulation
- Excrétion
- Locomotion
- Perception : prendre contact avec son environnement grâce aux structures sensorielles dont
ils sont nantis pour :
1- s’orienter ;
2- détecter la nourriture ;
3- détecter un ennemi (prédateur).

QUELQUES NOTIONS SUR LE PHYLUM DES CORDES

Les cordés sont des Métazoaires triploblastiques cœlomates deutérostomiens, à symétrie


bilatérale ; ils sont constitués de 2 embranchements: (Procordés et Vertébrés) du Phylum
disposant de 4 caractères originaux qui les définissent et les opposent à tous les autres
métazoaires :

1- présence, au moins à l’état embryonnaire, d’une baguette (tige) rigide, élastique et


d’origine cordomésodermique qui s’étend de la région crânienne à la région
caudale et représente l’organe principal du squelette axial : c’est la corde dorsale
(notocorde);

2- Ils possèdent un SNC (Névraxe) bien individualisé et constitué par un tube nerveux
d’origine ectodermique et est dorsal par rapport à la corde (épineurie). Il est creux
et se dilate en général en avant en Encéphale (céphalisation). Sa structure est plus
complexe chez les cordés évolués.

3- Leur TD est ventral par rapport au tube nerveux et à la corde et s’ouvre à l’avant par la
bouche et à l’arrière par l’anus ; primitivement, le pharynx présente des fentes
branchiales disposées par paires et dont les parois portent des branchies qui assurent
les échanges respiratoires.

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4 – l’Appareil Circulatoire des cordés est clos et présente primitivement un vaisseau
ventral avec une partie renflée en cœur contractile, et un vaisseau dorsal. Dans le
vaisseau ventral, le sang circule d’arrière en avant et dans le vaisseau dorsal, d’avant en
arrière. Ces deux vaisseaux sont reliés par 6 paires d’Arcs aortiques qui irriguent les
parois des fentes branchiales où est réalisée les échanges gazeux.

Au regard de tous ces caractères notamment les positions respectives du tube nerveux
(dorsale) et du TD (ventrale), les cordés s’opposent nettement aux invertébrés de la série
des néphridiés (Annélides et Arthropodes…), à symétrie bilatérale qui sont des
hyponeuriens.

EMBRANCHEMENT DES PROCORDES

Ce sont des Métazoaires triploblastiques, à symétrie bilatérale, peu évolués ;


certains sont les ancêtres des vertébrés. Ils sont marins, pourvus primitivement de cœlome.
On en fait 2 sous Embranchements :
S/embranchement des Céphalocordés (Amphioxux)
C’est un groupe très important du point de vue zoologique, car il présente:
- des caractères qui lui sont propres ;
- des caractères d’Invertébrés ;
- des caractères qui annoncent les Vertébrés.

1- Morphologie d’un Amphioxus:


→ Aspect d’un petit poisson de 5 à 6 cm de longueur, effilé aux deux extrémités.
→ La région antérieure de l’animal, porte un rostre avec dorsalement une fossette olfactive et
ventralement une bouche circulaire entourée de cirres buccaux.
→ Tout au long du corps se trouve une carène membranaire.
→ Vit sur les côtes européennes, dans les fonds de sable propre, de gravier ou d’algues rouges
claires; peut nager ou rester immobile (couché sur le flanc).

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2- Anatomie :
Le Tégument :
→ L’épiderme est formé d’un épithélium uni stratifié, avec des cellules sensorielles.
→ Ce caractère rapproche l’animal des Invertébrés.
Le Système Nerveux:
→ Le SNC est un tube dorsal (Epineuriens) dont la lumière se dilate dans la région
antérieure en une vésicule frontale (cerveau rudimentaire) ; pas de pièces squelettiques, c’est
donc un acranien.
→ Les cellules nerveuses entourent l’épendyme (tissu mince); leurs fibres se dirigent vers la
périphérie; (dans les ganglions nerveux des Invertébrés, les cellules sont périphériques et les
fibres sont internes).
Le Squelette :
Il correspond à la corde :
- elle s’étend d’une extrémité à l’autre du corps,
- c’est une baguette élastique qui joue le rôle d’axe de soutien.
La rigidité du corps est complétée par des lames conjonctives qui entourent l’axe nerveux, la
corde, la cavité péri branchiale.

Le Tube Digestif :
Très simple et formé de trois parties :

1- La Bouche: elle donne accès à la cavité buccale ciliée. Les cirres buccaux forment un
filtre. Elle est délimitée vers l’intérieur par le velum (diagramme portant les languettes).

2- Le pharynx :
→ Très long, occupe la moitié du corps.
→ Percé latéralement de 180 paires de fentes branchiales qui s’ouvrent dans la cavité péri
pharyngienne (péri branchiale).
→ Possède dorsalement une gouttière épipharyngienne et ventralement une gouttière
hypopharyngienne (toutes deux vibratiles), et facilitent la progression de l’eau et de la
nourriture dans le pharynx.

3- L’intestin :
Il est rectiligne et :
- possède un épithélium composé de cellules glandulaires et ciliées.
- Il émet à droite un cæcum hépatique replié dans la cavité péri branchiale et l’anus
s’ouvre à la partie postérieure de l’animal.

L’Appareil Respiratoire :
Il est constitué de :
- 180 fentes branchiales de chaque côté qui s’ouvrent dans une cavité qui entoure le
pharynx (Cavité Péribranchiale) qui s’ouvre à l’extérieur par le Pore abdominal.

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L’Appareil Circulatoire :
→ Il est clos et dépourvu de cœur.
→ La circulation est assurée par les gros vaisseaux contractiles qui sont :
le sinus veineux,
la veine sous intestinales,
la veine hépatique,
l’aorte ventrale
des bulbilles contractiles (petites dilatations) assurent le mouvement du sang.
circulation irrégulière
→ Les artères donnent les artérioles très peu ramifiées : pas de capillaires superficiels.
→ Absence d’hématies et de pigment respiratoire.

L’Appareil Excréteur :
Il est aussi métamérisé et constitué de 90 paires de néphridies.

L’Appareil Génital :
→ Sexes séparés, mais pas de caractères sexuels secondaires ;
→ 26 paires de gonades métamériques. Pas de conduits génitaux, gamètes libérés dans la
Cavité Péribranchiale puis ils passent dans l’eau de mer pour la Fécondation.

S/embranchement des Urocordés (Tuniciers)


Ils sont caractérisés dans leur développement par l’existence d’un stade larvaire très
différent de l’adulte. Ces larves sont libres, ont une « tête » et une « queue » et présentent
une corde uniquement dans la queue (Urocordés); elles se fixent sur un support, perdent
leur queue (donc leur corde) et se transforment en adultes fixés. Ils n’ont pas de symétrie et
possèdent un siphon buccal et un siphon cloacal ; ils sont hermaphrodites. 3 classes
d’importance inégale : Ascidiacées (la plus importante en nombre et en organisation) ;
Thaliacées et Appendiculaires, sont profondément modifiées par des adaptations à la vie
planctonique.

ASCIDIACEES : animaux fixés dans les eaux marines peu profondes; La classe la plus
importante (nombre) et la plus représentative du groupe (en organisation) ; 3 ordres :
Aplousobranches ; Phlébobranches ; Stolidobranches on distingue 3 types : Ascidie
solitaire, indépendante et n'est reliée à aucune autre ascidie ; Ascidie sociale, les individus
sont indépendants mais reliés entre eux par un stolon ; Ascidie coloniale, la colonie est
constituée d'une seule tunique commune à plusieurs groupes d'individus. Mais chaque
individu possède son propre orifice inhalant et un seul orifice exhalant commun au groupe

THALIACEES (vie pélagique) ; 3 ordres : Salpidés, Doliolidés, Pyrosomidés

APPENDICULAIRES (gardent leur queue à l'état adulte)

Organisation générale de la larve et de l’adulte d’un Tunicier:

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* La larve : a l’aspect d’un têtard et présente :
→ Un thorax antérieur, comprimé latéralement. Il contient:
- un large pharynx percé de fentes branchiales ;
- deux siphons (buccal et cloacal) ouverts à l’extérieur,
→ Une queue contenant la corde.

* L’adulte : perd sa queue (donc ne possède plus de corde) et mène une vie fixée.
- la paroi du corps est un épithélium unistratifié
- elle est entourée d’une tunique épaisse (cellulose + protéines + sels de Ca++).

EMBRANCHEMENT DES VERTEBRES


Les Vertébrés (Crâniens), sont des Métazoaires triploblastiques, à symétrie bilatérale les
plus évolués du règne animal en organisation et aussi les mieux connus (plus de 40000
espèces actuelles). Leur plan d’Organisation est d’une remarquable unité ce qui montre
l’Anatomie Comparée et l’embryologie.

CARACTERES GENERAUX DES VERTEBRES:


C’est l’Embranchement le plus évolué du règne animal en organisation ; ce sont des cordés
crâniens avec plus de 40000 espèces actuelles possédant les caractères suivants :
1- Le Tube nerveux dorsal se subdivise en :
• Système Nerveux Central ou Névraxe (cerveau et moelle épinière) ;
• Système Nerveux Périphérique ou Nerfs :
→ nerfs crâniens (cérébraux)
→ nerfs rachidiens (spinaux)
• Organes des sens.
2- Présence d’un pharynx percé de fentes branchiales qui s’ouvrent directement à
l’extérieur (au moins chez l’embryon) ;
3- Appareil circulatoire clos : le sang contient des globules rouges chargés
d’hémoglobine (pigment respiratoire) ;
4- Présence d’un cœur ventral ;
5- Squelette contenant du tissu osseux ou cartilagineux ;
6- Locomotion assurée par des membres plurisegmentaires ;
7- Système Excréteur constitué de néphrons groupés en 2 reins massifs symétriques.
8- Reproduction exclusivement sexuée;
9- Sexes séparés (gonochorisme).

Ressemblances entre Procordés et Vertébrés :

► Présence d’une corde dorsale au moins pendant la vie embryonnaire


► Présence d’un système nerveux bien individualisé et typiquement constitué par un tube
dorsal (épineurie) et creux, renflé en avant en encéphale (céphalisation). Il est plus dorsal
que la corde et sa structure est plus complexe chez les cordés évolués.
► Un TD ventral s’ouvrant à l’avant par la bouche et à l’arrière par l’anus.

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►La métamérisation existe chez ces animaux, toutefois, elle s’estompe sans disparaître
complètement chez les formes les plus évoluées.
► l’appareil circulatoire comprend primitivement 2 éléments: un vaisseau dorsal (où le sang
circule d’avant en arrière) et un vaisseau ventral dont une partie (le cœur) est
contractile et où le sang circule d’arrière en avant ;
► l’appareil excréteur est du type Néphridial (formes primitives ou embryonnaires) mais se
modifie au cours du développement (formes plus évoluées).
L’Etude des Cordés va être dominée par la Notion de Modification progressive des
Organes et Appareils physiologiques depuis les Poissons jusqu’aux Mammifères: d’où
l’Anatomie Comparée.

CARACTERES COMMUNS ENTRE AMPHIOXUS ET VERTEBRES


Ces caractères s’observent notamment chez les vertébrés inférieurs (poissons):
→ Présence d’une corde dorsale;
→ Système Nerveux dorsal (au-dessus de la corde) et creux;
→ Pharynx percé de branchies;
→ Cœlome à l’origine des muscles et des gonades.

CARACTERES DIFFERENTIELS ENTRE LES DEUX


→ TD et SN de structure très simple (Amphioxus);
→ Pas de conduits génitaux;
→ Cavité Péribranchiale (absente chez les Vertébrés);
→ Absence d’yeux;
→ Épiderme unistratifié).

A partir de ces caractères, on peut dire que si Amphioxus n’est pas l’ancêtre direct
des Vertébrés, il serait une sorte de prototype dont l’évolution se serait arrêtée
.

CLASSIFICATION DES VERTEBRES


2 sous-embranchements distincts :
AGNATHES (sans Mâchoires) : ce sont des vertébrés typiques mais primitifs qui possèdent
quelques caractères qui rappellent ceux des Procordés (Lamproie (Cyclostomes):
• la corde persiste chez les adultes;
• les muscles sont métamérisés;
• pas de mâchoires;
• pas de conduits génitaux différenciés.
Cependant, ils possèdent des caractères des Vertébrés inférieurs:
♫- présence d’une corde et d’un neurocrâne cartilagineux au-dessus de la partie
antérieure du S.N et aussi du cartilage autour des Fentes Branchiales;
♫- partie antérieure du S.N assez développée;
♫- présence d’organes sensoriels (yeux, oreilles rudimentaires);
♫- Fentes Branchiales s’ouvrant à l’extérieur et non dans la Cavité
Péribranchiale;

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♫- il existe un véritable cœur à plusieurs cavités;
♫- le sang possède des Globules Rouges contenant de l’Hémoglobine;
♫- présence de glandes endocrines (thyroïdes) mais certaines sont rudimentaires
(pancréas endocrine et exocrine séparés).
♫- gonades non métamérisées.

GNATHOSTOMES: vertébrés pourvus de mâchoires bien formées et distinctes. On trouve 7


paires d’Arcs Viscéraux ou splanchniques et la mâchoire provient d’une différenciation
morphologique et fonctionnelle de la 1ère paire d’Arcs Viscéraux (Arc Mandibulaire). Il
se compose de 2 parties : le Palacto-Carré donne la Mâchoire Supérieure et le Cartilage
de Meckel donne la Mâchoire Inférieure
Arc n° II (Arc Hyoïdien), se compose de 3 os: Hyomandibulaire, Cératohyal et Basihyal.
A l’arrière de l’Arc Hyoïdien, se trouvent 5 paires d’Arcs Branchiaux restants, identiques
qui soutiennent 5 paires de Fentes Branchiales. Les Gnathostomes se répartissent en 2
Super Classes (Poissons et Tétrapodes).

SUPER CLASSE DES POISSONS


2 Classes disparues : Acanthodidés & Placodermes et 2 Classes actuelles :
Chondrichtyens dont les Selaciens (Raies, Requins, Torpilles) et Ostéichtyens divisés en
Actinoptérygiens (Téléostéens et Chondrostéens (Esturgeons dont les œufs constituent le
caviar) et en Sarcoptérygiens (Dipneustes).
SELACIENS TELEOSTEENS
• 5 fentes branchiales latérales • 5 fentes branchiales latérales de chaque
(Pleurotrèmes) (Requins) ou ventrales côté (Pleurotrèmes)
(Hypotrèmes) (Raies) • Branchies protégées par un opercule
• 1 évent de chaque côté s’ouvrant par une ouie
• Queue asymétrique (hétérocerque, • Queue à peu près symétrique (homocerque)
homocerque, protocerque, diphycerque)
• Ecailles « placoïdes » • Ecailles de divers types

Les écailles des chondrichtyens sont de nature placoïde, d’origine dermo-épidermique.


Elles naissent d’une papille dermique qui se forme sous la couche germinative et sera tapissée
d’odontoblastes qui vont sécréter la dentine. Ces cellules fusionnent pour former un cône de
dentine. Le fait d’être en contact avec la dentine, engendre la sécrétion de l’émail.
Cette structure se développe et finit par percer le tégument. Lorsque l’écaille sort du
tégument, elle arrête sa croissance. Une plaque basale maintient l’écaille dans le tégument.
Les écailles ont une durée de vie limitée et sont remplacées régulièrement.

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Rôle des écailles : dans l’hydrodynamisme (diminue les frottements de l’eau et augmente
l’efficacité de la nage).
Les nageoires comportent :
• Un endosquelette, formé par :
– des pièces basales articulées sur la colonne vertébrale (cas des nageoires impaires);
– 1à 3 pièces basales articulées sur la ceinture (cas des nageoires paires).
– des pièces radiales, articulées sur les pièces basales.
• Un exosquelette (rayons dermiques : les rayons épineux : simples et rigides sont des pièces
exosquelettiques qui soutiennent les replis cutanés non musculaires de la nageoire ;
les rayons mous : Ramifiés et Flexibles : ce sont des pièces exosquelettiques qui soutiennent
les replis cutanés non musculaires de la nageoire).

• La nageoire caudale est hétérocerque.


les nageoires impaires (1 caudale, 1 anale et 1 dorsale) et les nageoires paires (2 pectorales
servent à freiner, à changer de direction et à reculer) et 2 pelviennes contribuent à
maintenir l’équilibre)

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1- Morphologie externe des Poissons

Deux types de nageoires dorsales :

La nageoire caudale (hétérocerque) : par ses puissants mouvements d'ondulation, a un


rôle locomoteur important. Sa forme varie selon les espèces donc utilisée en systématique.

La nageoire anale : elle est unique et située en arrière de l'anus. Elle joue un rôle dans le
maintien de l'équilibre du poisson.

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Anatomie des poissons
1- Squelette
Le squelette du poisson est constitué d’une manière générale, du neurocrâne et de la
colonne vertébrale. Les vertèbres, peu spécialisées, ont des développements latéraux qui
portent les Côtes (Arêtes). Mais il est typiquement constitué par la corde à laquelle s’ajoutent
des pièces de soutien cartilagineuses ou osseuses. On y distingue 3 parties:
♫- le Squelette Céphalique (Neurocrâne et Splanchnocrâne);
♫- le Squelette Axial (Colonne vertébrale et les Côtes);
♫- le Squelette Zonal (Membres et Ceintures : Scapulaire et Pelvienne).

2- Système Nerveux
Le SN des Poissons est dorsal, creux et renflé à la partie antérieure; il comprend un encéphale
à l’avant sous le neurocrâne et prolongé vers l’arrière par la moelle épinière. Chez l’embryon
des poissons, l’encéphale se divise en 5 vésicules successives qui forment par la suite les
divers éléments du cerveau:
→ Télencéphale, donne les Hémisphères cérébraux et les Lobes Olfactifs;
→ Diencéphale, donne l’Epiphyse, l’Hypophyse, Thalamus
→ Mésencéphale, donne les Lobes Optiques, Tubercules Bijumeaux;
→ Métencéphale, donne Cervelet;
→ Myélencéphale, donne Bulbe Rachidien;
Les Poissons ont un SN bien développé et organisé autour d'un cerveau divisé en plusieurs
parties jouant un rôle précis:

Bulbe Olfactif (partie antérieure impliquée dans l'Odorat) ;


Cerveau (stricto sensu) : contrairement à celui des autres Vertébrés, le
Cerveau s'occupe plus du traitement des informations concernant le sens de l'odorat que de la
réalisation des mouvements volontaires ;
Lobes Optiques traitent les informations provenant des yeux ;
Cervelet coordonne les mouvements du corps ;
Bulbe Rachidien contrôle le fonctionnement des organes internes.
La plupart des Poissons possèdent des organes sensoriels très développés. La majorité des
Poissons diurnes ont des yeux capables d'une vision des couleurs au moins aussi bonne que
celle des humains. Les poissons disposent aussi de Cellules Rétiniennes en Cônes

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spécialisées dans la perception de l'ultraviolet et de la polarisation de la lumière ; ils ont
donc une Vision Polarisée.

3- Organes des Sens

De nombreux Poissons possèdent des Chémorécepteurs responsables des Sens du Goût et


de l'Odorat.

♦ l’Olfaction est assurée par des fossettes olfactives au-dessus de la bouche; chez les
poissons, l’odorat semble très développé.

♦ le Goût est assuré dans la bouche par des « bourgeons du goût» qui sont sensibles à
certaines substances.

♦ la Vision se fait par des yeux latéraux. Certains poissons sont myopes, d’autres
hypermétropes. Suivant les espèces des Téléostéens, certains sont des visuels, d’autres sont
plutôt des olfactifs.

♦ l’Audition est assurée par l’oreille interne qui perçoit directement les vibrations de pression
de l’eau. L’oreille des poissons est aussi un organe d’équilibration. L’oreille interne des
poissons est capable d'émettre des sons, entre autres grâce à leur Vessie Natatoire et ils
peuvent aussi en percevoir entre 20 et 3000 Hertz.

♦ le Système Latéral est une formation sensorielle (jouant le rôle de récepteurs sensitifs)
située de chaque côté du corps (Ligne Latérale). Son rôle serait de servir à détecter les
courants faibles, les mouvements de leurs proies pour pouvoir s’orienter ; c’est donc une
structure d’équilibration. Les Poissons-Chats et les requins possèdent de plus, des organes qui
détectent des courants électriques de faible intensité. Certaines espèces peuvent être utilisées
pour détecter la pollution de l'eau grâce à la variation de leurs émissions électriques.

4- Appareil Digestif
On a une bouche garnie de dents non soudées à la mâchoire, suivie d’un pharynx qui s’ouvre
latéralement à l’extérieur par l’Event et les Fentes Branchiales (Sélaciens) et par les Fentes
Branchiales seules (Téléostéens); ensuite viennent l’estomac et l’intestin qui aboutit à l’anus.
Il existe des organes annexes : le pancréas plus ou moins diffus et le foie.
NB. Chez les poissons il n’y a pas de glandes salivaires

Chez certains Téléostéens, il existe une Vessie Natatoire (chambre antérieure et chambre
postérieure) en relation avec l’Œsophage par le Canal Pneumatique ; son rôle est
Hydrostatique (équilibre de la flottabilité).

Vessie Natatoire d'un Rotengle

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La nourriture est ingérée par la bouche, elle subit un début de trituration dans l'œsophage. Le
broyage des aliments se fait pour l’essentiel dans l'estomac et, chez de nombreuses espèces,
dans les Cæca pyloriques (diverticules en forme de doigts) ; Ceux-ci sécrètent des Enzymes
digestives et commencent l'absorption des nutriments (1er niveau d’absorption des
nutriments).

Les organes (Foie et Pancréas), apportent de nouvelles enzymes digestives au fur et à


mesure que la nourriture progresse dans le T. D. Les Intestins complètent le processus de
digestion et d'absorption des nutriments (2èm niveau d’absorption). Les Poissons sont des
phytophages ou des (prédateurs).

Anatomie interne d'un Poisson Osseux


5- Appareil Respiratoire des Poissons
Il y a de chaque côté du corps, un Event et 5 Fentes Branchiales (Sélaciens) qui
jouent seules un rôle dans la respiration.
Chez les Téléostéens, pas d’Event ; les 5 Fentes Branchiales sont recouvertes par
un opercule qui s’ouvre à l’extérieur par une ouie.
Les Fentes Branchiales mettent la Cavité Pharyngienne en contact avec l’extérieur.
L’eau, riche en O2 dissout, pénètre par la bouche, libère l’O2 au niveau des Branchies et
sort enrichie en CO2 par les fentes branchiales (Sélaciens) ou par les ouïes (Téléostéens).
La plupart des Poissons pratiquent usuellement la respiration branchiale. Néanmoins,
certains Poissons sont capables de pratiquer la Respiration Aérienne en annexe en cas de
milieu aquatique Hypoxique (diminution de la teneur en O2 de l’eau) tandis que d'autres
possèdent de véritables Poumons pour respirer l'air périodiquement et ne pas suffoquer.

R. branchiale ; R. aérienne en annexe ; R. pulmonaire périodique

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Poissons à respiration strictement aquatique

Ces Poissons respirent grâce à des Branchies localisées de part et d'autre du Pharynx et sont
constituées de Filaments contenant un réseau de Capillaires sanguins dont la surface
développée facilite l'échange d’O2 et du CO2 dissous dans l'eau.

Poissons à Respiration Aérienne


Majorité des Poissons, grâce à différents mécanismes dont voici 3 :

Respirer par la Peau :


o La peau des Anguilles peut être utilisée pour absorber l'O2.
o Les Périophthalmes respirent en absorbant l'O2 à travers la peau, de façon
similaire aux Grenouilles.
Un « Organe de Respiration annexe », utilisé pour extraire l'O2 de l'air :
o La cavité buccale des Anguilles Electriques peut être utilisée à cet effet.
Un organe « Modifié », (Poumons et Vessie Natatoire étant liés dans l’évolution) :
o Certains Poisson-Chats peuvent absorber l'air à travers leur système digestif.
o Certains Dipneustes possèdent des Poumons plus ou moins rudimentaires
leur permettant de survivre en respirant hors de l'eau dans des mares
appauvries en oxygène ou régulièrement asséchées.

La faculté de respirer de l'air est surtout utile aux Poissons habitant les eaux peu
profondes où la concentration en O2 peut baisser à certains moments de l'année. Pendant
ces périodes, les Poissons qui dépendent uniquement de l'O2 contenu dans l'eau (les Perches)
suffoquent rapidement tandis que les Poissons pouvant respirer de l'air survivent mieux,
même dans une eau qui ressemble davantage à de la boue humide. Dans des cas extrêmes,
certains de ces poissons peuvent survivre plusieurs semaines dans des replis humides, à des
endroits où l'eau s'est presque complètement retirée, dans un état d'estivation.

6-Appareil Circulatoire des Poissons

L’appareil circulatoire des Sélaciens et celui des Téléostéens se ressemblent à quelques


exceptions près.
On retrouve un système artériel et un système veineux (Téléostéens) et comprend :
► Vaisseau Dorsal (Sang oxygéné) propulsé d’avant en arrière ;
► Vaisseau Ventral (Sang carbonaté) propulsé d’arrière en avant. Le Cœur sur ce
Vaisseau comprend un Sinus veineux, une Oreillette, un Ventricule et un Bulbe aortique.
On peut donc dire que le cœur des Poissons correspond à la partie Droite du Cœur des
Mammifères.

Les poissons ont un Système Circulatoire clos comportant une pompe cardiaque. Le circuit
sanguin forme une boucle unique : le Sang va du Cœur aux Branchies, puis part irriguer le
reste du corps avant de revenir au cœur, à l'intérieur duquel ne circule que du sang veineux.
Chez la plupart des Poissons, l'oxygénation du cœur par les Coronaires est limité à
l'Epicarde, la couche externe du cœur, et l'irrigation des tissus cardiaques se fait

15
principalement par le sang contenu au sein de la cavité cardiaque. Le cœur est donc irrigué
uniquement par du sang veineux, ce qui peut conduire à une Hypoxie cardiaque lorsque les
tissus de l'organisme présentent une trop forte demande en oxygène.

Le Cœur des Poissons est généralement divisé en quatre parties :

le Sinus veineux collecte le Sang veineux et le dirige vers l'Atrium (Oreillette);


l'Atrium, poche musculaire à sens unique, dirige le sang vers le ventricule
cardiaque ;
le Ventricule cardiaque, poche musculaire, effectue le travail de pompage
cardiaque ;
le Bulbe cardiaque est relié à l'Artère Aorte, permet l'éjection du sang vers les
Branchies.

Même s'il comporte quatre parties, le cœur d'un Poisson présente deux compartiments

Chez les Poissons Pulmonés, le cloisonnement du cœur est imparfait, seul l'Atrium est
cloisonné. L'absence de cloisonnement au niveau du ventricule, est compensée par la
présence d'une Lame Spirale qui évite le mélange des sangs oxygéné (venant des
Poumons) et désoxygéné (venant des Organes).

Une circulation sanguine simple boucle chez les poissons

Le Sang est envoyé par le cœur aux Artères qui irriguent les Branchies : ce sont les Artères
Branchiales afférentes. Le Sang repart des Branchies par des Artères Branchiales
efférentes qui vont distribuer le Sang Oxygéné aux Organes.

16
1-) Cœur des Poissons pas double (pas de Cœur droit veineux ni de Cœur gauche
artériel) ;
2-) Cœur uniquement Veineux. Le sang arrive par le Sinus Veineux (1), passe par l’Atrium /
Oreillette (2) puis pénètre dans le Ventricule (3) possédant une paroi musculaire importante
(V). Lorsque le Ventricule se contracte, il envoie le sang dans le Bulbe Artériel (4) puis dans
l'Aorte Ventrale (5).

7- Appareil Excréteur (Osmorégulation)

L’Appareil Urinaire est constitué de 2 Reins allongés contenant des Tubes Urinifères
(Néphrons) qui élaborent l’urine; celle-ci est recueillie dans 2 Uretères (Canaux de Wolff)
aboutissant à l’orifice urinaire (Urètre). Certains déchets métaboliques peuvent diffuser,
directement à travers la peau et les branchies, du sang vers l'eau environnante. Les autres sont
éliminés par les reins, organes excréteurs qui filtrent les déchets pour les éliminer du sang.
Comme de nombreux animaux aquatiques, les Poissons rejettent leurs déchets azotés sous
forme d'ions Ammonium (NH4+). L'Anse du Néphron est absente chez les Poissons.
Certains Poissons marins sont Aglomérulaires, (sans capsule Glomérulaire (Capsule de
Bowman) où la filtration des ions se fait (milieu aquatique Hypertonique). La filtration
d'ions est alors moins importante dans ce milieu.

17
Les Poissons d'eau de mer ont tendance à perdre de l'eau à cause des phénomènes d'osmose
et les Reins concentrent les déchets afin de réabsorber l'eau au maximum, puisqu'ils sont
Hypotoniques par rapport à leur milieu Hypertonique. Il se passe l'inverse chez les Poissons
d'eau douce, qui ont tendance à absorber de l'eau par osmose. Les Reins produisent alors de
grandes quantités d'urine très diluée, car ils sont Hypertoniques par rapport à leur
environnement Hypotonique.

Les Poissons qui migrent du milieu salé au milieu doux ont des Reins capables de s'adapter
au milieu et de changer leur mode de fonctionnement.

8- Appareil Génital des Poissons


Les poissons sont gonochoriques et dans chaque sexe on a testicules ou ovaires qui déversent
leurs produits dans des conduits respectifs.
► Chez les Sélaciens mâles, les spermatozoïdes sont déversés dans 2 épididymes qui
secrètent une substance qui dilue le sperme qui passe alors dans les canaux de Wolff. Ces
derniers servent à la fois de canaux génitaux et canaux urinaires.
► Chez les Sélaciens femelles, les ovaires ne sont pas en connexion directe avec les
oviductes, chaque oviducte est largement ouvert au voisinage de l’ovaire par un pavillon par
l’intermédiaire duquel les ovaires déversent les ovules dans les oviductes (Canaux de
Müller).
► Chez les Téléostéens mâles, chaque testicule, formé de plusieurs Tubes Séminifères, est
muni d’un canal déférent (distinct de l’uretère) qui conduit le Sperme à l’extérieur.
► Chez les Téléostéens femelles, chaque ovaire, formé de plusieurs Ovarioles, possède un
conduit génital qui évacue les Ovules à l’extérieur

9- Reproduction chez les Poissons.

Il existe chez les Poissons, différents modes de Reproduction : l'Oviparité, l'Ovoviviparité et


la Viviparité.

Chez les Poissons Ovipares (majorité des Poissons), après une fécondation
généralement Externe ; les Gamètes se mélangeant à proximité des deux Poissons ; le zygote

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se forme et les embryons se développent et il y a éclosion en dehors du corps maternel. Les
embryons sont nourris grâce aux réserves contenues dans l'œuf. Plus de 97 % des espèces
connues de Poissons sont Ovipares, dont les Saumons, les Poissons rouges, les Thons, les
Anguilles, etc. Il existe différentes techniques de ponte :
abandon des œufs au hasard ;
dépôt des œufs dans un nid construit ou un abri naturel ;
suspension des œufs à un support ;
dépôt puis mise à l'abri des œufs dans la bouche d'un des parents ;
enfouissage des œufs dans les sédiments.

Chez d’autres, la fécondation est Interne, le mâle utilisant un organe intromittant (deux
Ptérygopodes, issues des mutations de la nageoire pelvienne) pour déposer le Sperme dans
le Cloaque de la femelle (Requins et Raies Ovipares).

Les jeunes poissons sortant de l'œuf sont appelés larves. Elles sont généralement peu
formées, transportent une vésicule vitelline (ou sac vitellin) contenant leurs réserves
nutritives et ont une apparence très différente des adultes. La période larvaire des poissons
ovipares est généralement courte (quelques semaines), les larves grandissant rapidement
tandis que leur structure et leur apparence change (la métamorphose) pour ressembler aux
jeunes de leur espèce. Pendant cette période, les larves se nourrissent d'abord de leurs réserves
puis du zooplancton ; ce processus dépend de la concentration en zooplancton et peut causer
une forte mortalité parmi les larves.

Chez les poissons ovovivipares (Cœlacanthes), les œufs restent dans le corps de la
mère après fécondation interne. Chaque embryon se développe dans son œuf, sans utiliser de
réserves nutritives de la mère, puis sort du corps de sa mère lors de l'éclosion.

Chez les poissons vivipares (Requins citron), la fécondation est aussi interne mais
chaque embryon reçoit ses nutriments du corps de sa mère, et non des réserves de l'œuf. Les
petits sont mis au monde par accouchement. Les poissons vivipares ont une structure similaire
au placenta des Mammifères, reliant le sang de la mère et celui de l'embryon. Les embryons
de certains poissons vivipares ont un comportement oophagie, lorsque l'embryon en
développement consomme les œufs produits par la mère. Le cannibalisme in utero est un
comportement encore plus inhabituel, lorsque l'embryon le plus grand mange ses frères plus
petits et plus faibles. Ce comportement a été observé chez des requins.

Système immunitaire chez les Poissons

Les types d'organes immunitaires varient selon les types de poissons:


Chez les Agnathes (Cyclostomes) représentés par les Myxines et Lamproies,
pas de véritables organes immunitaires. Ils possèdent des tissus lymphoïdes capables de
produire des cellules immunitaires dans leurs organes. Les érythrocytes, macrophages et
plasmocytes sont produits dans le rein antérieur (pronéphros) et dans certaines zones de

19
l'intestin (où les granulocytes font leur maturation) chez la Myxine et ressemblent à une
moelle osseuse primitive.
Les Requins et les Raies ont un système immunitaire plus évolué que celui des
Agnathes. Il y a trois organes spécialisés qui sont typiques des Chondrichtyens :

o les organes épigonaux (entourant les gonades), ressemblent à la moelle


osseuse des mammifères ;
o l'organe de Leydig, à l'intérieur des parois de l'œsophage ;
o une valve spirale dans l'intestin.

Ces organes contiennent des cellules immunitaires typiques (granulocytes, lymphocytes et


plasmocytes). Les Chondrichtyens possèdent aussi un thymus identifiable et une rate bien
développée (c’est leurs organes immunitaires les plus importants) où ces diverses cellules se
développent et sont stockées.
Les Chondrostéens (Esturgeons) possèdent un site principal de production de
Granulocytes : c’est une masse cellulaire associée aux méninges ; leur cœur est souvent
couvert d'un tissu qui contient des lymphocytes, des fibroblastes et quelques macrophages.
Le rein est un organe hématopoïétique important où se développent les érythrocytes,
granulocytes, lymphocytes et macrophages ;
Les Téléostéens ont aussi leurs principaux tissus immunitaires dans les reins (Rein
antérieur), où l'on trouve de nombreuses cellules immunitaires de type varié). Ils possèdent
de plus un thymus, rate et zones immunitaires éparses intégrées dans des tissus muqueux
(peau, branchies, intestin et gonades). On pense que comme chez les mammifères, leurs
érythrocytes et granulocytes (entre autres les neutrophiles) résident dans la rate, alors que les
lymphocytes sont majoritaires dans le thymus.

Température corporelle chez les Poissons

La plupart des poissons sont des animaux à sang froid (poïkilothermes). Plus exactement,
leur température interne varie avec celle du milieu environnant: ce sont des ectothermes.
Des études récentes ont montré que certaines espèces prédatrices sont capables de maintenir
leur température interne au-dessus de celle de l'eau. Cette aptitude a été démontrée chez
certains téléostéens et chondrostéens. Leur capacité à réguler leur température interne varie
suivant les espèces. Cette méthode accroît la force contractile des muscles, augmente le
rendement de la digestion et du SNC et permet à ces prédateurs de chasser en eau
profonde durant la nuit et de capturer facilement sardines et maquereaux engourdis par
le froid.

Système de flottaison chez les Poissons

Puisque les tissus corporels sont plus denses que l'eau, les poissons doivent compenser les
effets de la gravité pour éviter de couler. Nombreux téléostéens ont un organe interne (vessie
natatoire) qui ajuste leur flottabilité en réduisant ou augmentant le volume de gaz qu'elle
contient.

20
♪- Les TETRAPODES
Ils sont les plus évolués et possèdent 2 paires de membres. Ils mènent à l’état adulte, une vie
aérienne mais les embryons et les larves sont encore aquatiques. La respiration des adultes
est pulmonaire (chez les Amphibiens, elle est branchiale chez les larves et cutanée couplée
de pulmonaire chez les adultes). 4 classes: Batraciens, Reptiles, Oiseaux et Mammifères
dont les 3 dernières sont des Amniotes.

ANATOMIE COMPAREE

En comparant l’anatomie des Poissons avec celle des 4 classes des Tétrapodes, on
trouve des rapports étroits qui résultent d’une parenté évolutive. En partant des Poissons
jusqu’aux Mammifères, l’anatomie des appareils semblent se transformer progressivement
et celle des Mammifères semble être l’aboutissement d’une évolution qui serait partie des
Cordés primitifs. Les Poissons, les Amphibiens, les Reptiles et les Oiseaux sont les témoins
des différentes étapes de cette évolution.

1- Anatomie comparée des téguments des vertébrés


1-1. Introduction

Les téguments (= peau) constituent le revêtement externe du corps et provient de 2


tissus d’origine embryologique différente: l’ectoderme et le mésoderme.

Il est constitué de 3 régions:


– Epiderme en surface: épithélium avec des cellules jointives d’origine
ectodermique. Des structures spécialisées peuvent se former (1) les phanères,
tournées vers l’extérieur et (2) des glandes cutanées, tournées vers l’intérieur.
– Derme au milieu : c’est un tissu conjonctif plus lâche que l’épiderme,
d’origine mésodermique. Des structures spécialisées peuvent se former en particulier
des formations squelettiques.
– Hypoderme en dessous : c’est un tissu conjonctif d’origine mésodermique,
donc assez lâche.

21
La surface du tégument est en général très importante (1,5 à 2 m² chez l’Homme).
Chez un Homme de 80 kg, le tégument représente 13 kg. Chez la baleine, le tégument
peut atteindre 50% du poids de l’animal.

Fonctions des téguments : diverses fonctions:


– Protectrice : (contre les UV, protection mécanique, couche souvent imperméable)
– Sensorielle : au niveau de la peau on trouve toute une série de récepteurs sensoriels
(sensibles à la chaleur, au touché, à la pression, aux vibrations…).
– Respiratoire : (cutanée) : des animaux (la grenouille), ont une respiration cutanée
– Fonctions métaboliques : (synthèse de vitamine D)
– Osmorégulatrice : chez les animaux aquatiques, on a des échanges d’eau et des
échanges d’ions.
– Excrétrice : des substances peuvent être excrétées à l’extérieur à partir de glandes
– Nutritionnelle : chez les mammifères au niveau des glandes mammaires, qui sont
formées à partir du tégument.
– Régulation thermique : par évaporation de la sueur à la surface de la peau, c’est un
moyen de réguler la température interne.
– Locomotion : plumes chez les oiseaux ont un rôle important pour le vol.
– Reconnaissance : entre partenaires sexuels lors de la parade nuptiale (paon), entre
parents et petits (goéland), reconnaissance d’une tache propre à chaque animal
– Défense : animaux à cornes, animaux qui possèdent des glandes venimeuses
(grenouille de dard)
– camouflage : quand un animal peut se confondre dans un milieu ou imiter un objet
(tigre dans les hautes herbes)
– Mimétisme : imitation d’une autre espèce animale en vue d’une dissuasion.

1-2. Structure

1-2-1. L’épiderme

Il s’agit d’un épithélium pluristratifié.

Couche germinative: sur la lame basale ; les cellules de l’épiderme se forment à


partir des cellules de la couche germinative. On y trouve des terminaisons nerveuses
(libres, ou associées à d’autres cellules nerveuses (cellules de Merkel)). Il y a aussi des
mélanocytes (synthèse des grains de mélanine qui sont évacués ; ils permettent la
protection contre les UV et donnent la couleur à la peau et des cellules en forme
d’étoiles, les cellules de Langerhans (rôle immunitaire).

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1- a. épiderme des vertébrés aquatiques

– perméabilité, il est donc très peu épais (pour permettre les échanges). 5 à 9 couches de
cellules.
– On y trouve des cellules glandulaires isolées :

– cellules à mucus : libèrent du mucus à la surface du tégument (dont le rôle est


d’améliorer la glisse de l’animal dans l’eau et le protéger contre les attaques bactériennes)
– cellules séreuses pour la sécrétion des venins (animaux venimeux ou vénéneux)
– cellules pigmentaires : qui donnent la couleur à l’animal

2- b. épiderme des vertébrés terrestres

On retrouve la même structure mais il y a plus de cellules épithéliales : on a la lame


basale, puis la couche de cellules germinatives appelée ici des kératinocytes car elles
synthétisent la kératine qui se dépose de part et d’autre de la cellule et permet de
tenir la cellule bien en place. Plus les cellules sont vieilles et se trouvent vers
l’extérieur, plus elles se remplissent de kératine. A la fin, elles finissent par
mourir, cet amas de kératine les imprègne, les dessèche et les fait mourir ; donc à
l’extérieur on a plusieurs couches de cellules mortes, bourrées de kératine. La couche
de cadavre de cellules est la couche cornée qui protège l’animal en limitant
l’évaporation. Cette couche cornée est finalement éliminée : c’est la desquamation
chez les mammifères et les oiseaux. Chez un homme, il faut 40 jours. Chez les
serpents et lézards (squamates), la couche cornée est très importante.
Quand l’animal grandit il est obligé de quitter cette peau, il mue. Les crocodiliens
et les chéloniens, se frottent et arrachent la couche cornée par lambeaux, c’est l’usure
mécanique. Chez les lissamphibiens adultes, aquatiques et terrestres, la couche cornée
mince est formée d’une seule couche de cellules car ils vivent la moitié du temps sur
le milieu terrestre. Par contre, ils conservent un épiderme très peu épais (6 à 9 couches
de cellules), qui permet des échanges respiratoires (entre autre). On note la présence
de glandes à mucus ou de glandes séreuses chez les adultes.

23
1-2-2. Le derme

Tissu conjonctif dont le rôle principal est de nourrir et supporter l’épiderme. Il est
constitué de deux types de fibres entrelacées et sécrétées par les fibroblastes : fibres
de collagène et fibres d’élastine. Le collagène participe à l’hydratation du derme.
L’élastine permet la souplesse du derme. Les deux confèrent à l’ensemble une
solidité, une résistance.

On y trouve des vaisseaux sanguins et des vaisseaux lymphatiques pour l’apport


des nutriments et d’O2 aux cellules du derme et de l’épiderme. On y trouve aussi des
terminaisons nerveuses qui traversent le derme et rejoignent l’épiderme associé aux
cellules de Merkel. On y trouve aussi différents corpuscules: Corpuscules de
Meissner sensibles au toucher, des corpuscules de Ruffini (chaleur) et des
corpuscules de Pacini (pression).

1-2-3. L’hypoderme

Tissu conjonctif très lâche, absent chez les Myxines, Lamproies, Chondrichtyens,
Actinoptérygiens. Chez les Lissamphibiens, on peut trouver à l’intérieur, des sacs
lymphatiques pour la circulation de la lymphe. Chez les Mammifères dépourvus de
poils, l’hypoderme est extrêmement important et est constitué de graisse (pannicule de
graisse)

2. Les phanères

Les phanères sont des productions épidermiques fortement kératinisées qui se


développent à la surface de l’épiderme, principalement chez les vertébrés
terrestres. Ce sont les écailles, les ongles, les poils, les plumes… qui résultent de la
prolifération des kératinocytes. Elles se forment soit par invagination (cas des
poils) soit par évagination (cas des plumes et des écailles) de la lame basale.

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3-1. chez les Myxines et Lamproies

Il existe quelques productions cornées chez les animaux aquatiques. On trouve chez
ces animaux quelques petites formations kératinisés que sont des dents cornées
(odontoïdes).

3-2. chez les Actinoptérygiens

Il y a très peu de formations kératinisées, mais on trouve des organes perliformes


(tubercules de reproduction) formés pendant la période de reproduction et observés
sur le dos les nageoires. Elles auraient un rôle lors de la reproduction
(rapprochement des partenaires).

3-3. chez les Lissamphibiens

• Chez les têtards on retrouve des productions cornées au niveau de la bouche, on


observe que cet animal possède un bec corné qui lui permet de déchirer la végétation
et des dents cornées (500 à 1000).

• Chez les adultes, on distingue des phanères permanentes: des verrucosités, des

25
griffes (chez le Xénope) et des phanères temporaires: des callosités (coussinets
pigmentés) qui permettent à l’animal de mieux approcher la femelle et ne pas la quitter
pendant l’accouplement.

3-4. les phanères des amniotes (Reptiles, Oiseaux, Mammifères)

a. les écailles cornées

On rencontre ces formations sur :

– pattes des oiseaux


– queue de certains rongeurs
– dos et parties latérales des tatous et des pangolins

b. le bec corné

Tortues, oiseaux, ornithorynques

c. les cornes (certains mammifères)

Beaucoup de mammifères possèdent des formations sur leur tête ; ne méritent le nom
de cornes que celles formées à partir de l’épiderme, formées de kératine :

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– cornes impaires/paires pleines et permanentes (1 ou 2), chez les rhinocéros. Elles
se forment à partir de l’épiderme, sur l’os nasal frontal où se développent des papilles
dermiques et la kératine forme la corne. (40 cm, 3kg)

– cornes paires creuses et permanentes chez les bovins, ovins et caprins.

Ce sont des productions mixtes, dermo-épidermiques, la partie centrale est un os


d’origine dermique soudé sur l’os frontal de l’animal. Cornes présentes tout le temps
chez le mâle, pas tout le temps chez la femelle.

– cornes paires creuses et caduques, uniquement chez les antilocapras (exception).


Ces animaux possèdent des cornes mais ressemblent plus à des bois car on voit une
petite ramification. Et l’animal perd ses cornes l’hiver, mais l’autre corne a déjà
poussé en dessous.

d. les griffes, sabots et ongles chez les amniotes

Autour de la phalangette de ces animaux, on trouve :

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– la griffe : formation épidermique, au niveau de la face ventrale on a le bourrelet
digital. Au niveau de la partie dorsale et latérale, la griffe se forme à partir d’un repli
de l’épiderme appelé le mur et tout le long du lit de l’épiderme. La partie ventrale est
appelée la sole.

– les griffes se forment par kératinisation de l’épiderme du lit (tortues, crocodiles,


oiseaux)
– les griffes se forment par kératinisation de l’épiderme du mur (mammifères, chats,
lézards)

– l’ongle: chez les primates. La sole est extrêmement réduite.

– le sabot : chez les ongulés. Ici, c’est une Muraille qui enroule la phalangette, la
sole est extrêmement développée et le bourrelet digital forme la fourchette (chez les
éléphant, hippopotame, vache, cheval).

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e. les poils : phanères caractéristiques des Mammifères

Les poils font parti des attributs qui caractérisent les mammifères. Leur taille varie du
mm à plus d’un m. Ils sont formés de kératine et se forment par invagination de la
couche germinative qui s’enfonce obliquement dans le derme jusqu’à former un
follicule pileux. A la base du follicule pileux il existe des cellules vivantes, qui se
kératinisent et forment un cylindre qui grandit jusqu’au tégument, le perce et forme
le poil. A la base, on a le bulbe pileux où se trouvent les seules cellules vivantes. Le
reste du poil est formé de cellules mortes kératinisées. Au centre du bulbe pileux, il y a
du derme qui contient des vaisseaux sanguins qui permettent de nourrir les cellules du
bulbe pileux.

Trois parties constituent le poil:

– cuticule formée de quelques couches de cellules, cellules mortes emboitées,


imbriquées les unes dans les autres, pour empêcher les poils de s’emmêler les uns dans
les autres.
– cortex où l’on trouve les cellules les plus kératinisées. Il forme l’essentiel du poil.
– moelle formée de cellules peu kératinisées et très riches en vacuoles

Autour du poil on trouve la gaine:

– gaine épithéliale interne


– gaine épithéliale externe

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Les glandes sébacées sécrètent du sébum qui peut se libérer dans l’espace pilo-sébacé.
Lorsque le muscle arrecteur (ou horripilateur) se contracte, le poil se redresse. Il agit
sous certaines stimulations: le froid, le stress. Chez les animaux qui ont beaucoup de
poils, lorsque les poils se redressent cela libère un espace entre les poils et la surface
de la peau, cela crée une couche isolante qui aide à se protéger contre le froid.

Diversité des poils:

– poils laineux sont des poils de bourre, poils très fins, courts, ondulés, qui n’ont pas
de moelle et qui ont des écailles à leur surface qui permet l’accrochage.
– poils de couverture, plus gros poils et plus longs (fourrure, crinière, queue), raides,
la moelle représente la majeure partie du poil.
– poils sensoriels sont des vibrisses que l’on trouve au niveau du museau,
extrêmement sensibles, très dures et raides.

Ils possèdent à leur base, de grandes lacunes où se trouvent des vaisseaux sanguins,
des nerfs qui leur confèrent une grande sensibilité.

f. les plumes : phanères caractéristiques des oiseaux.

Les plumes sont également des structures kératinisées mais elles présentent des
vacuoles qui permettent de les alléger. Elles sont très résistantes et minéralisées avec
des sels de calcium. Elles se forment par évagination de la lame basale, qui s’enfonce
progressivement de sorte que la plume sera un peu enfoncée dans le tégument. On
y trouver des vaisseaux sanguins et des nerfs.

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Rôles:
– protection thermique: maintien de la température corporelle de l’animal
– protection mécanique : contre les agressions extérieurs (ex: pluie)
– locomotion

4 différents types de plumes:

– Pennes : rémiges sur les ailes (pour le vol), rectrices sur la queue (permettent à
l’animal de se diriger).
– Tectrices: entourent le corps de l’animal
– Plumules: duvets
– Filoplumes.

Pennes: A la base, on trouve une structure creuse: le calamus. Tige plaine: le rachis, il
présente un sillon sur sa face ventrale, il sépare de part et d’autre l’étendard.
L’étendard est formé de barbes agrippées les unes sur les autres. Les barbes sont elles-
mêmes formées de petites barbes: les barbules, elles se croisent avec les barbules de la
barbe suivante. Les barbules présentent des petites pointes qui vont permettre
l’accrochage des barbules entre elles. Vers l’extérieur, on a des barbules qui possèdent
des barbicelles.

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A la base des tectrices on trouve la même structure mais en plus on trouve du duvet.
Ici, les barbules sont lisses.

Plumules: en grande quantité chez les oiseaux aquatiques.

Filoplumes: elle s’insèrent entre les plumules, et sont constituées uniquement d’un
rachi et d’une petite touffe de barbules libres en haut.

Le renouvellement des plumes:

– plumage du poussin: constitué uniquement de duvet, et est non imperméable.


– plumage juvénile (non apte au vol): le plumage est constitué de plumes de contour.
– plumage adulte: les plumes de vol sont mises en place.
– plumage nuptial: les oiseaux peuvent muer de une à deux fois par an. Beaucoup
d’oiseaux muent pendant la période de reproduction. Pendant la période de mue, ils
ont une période où ils sont incapables de vol.

Les glandes cutanées chez les vertébrés

L’on peut les classer en fonction de :


La nature du produit
– glandes muqueuses
– glandes séreuses
La Modalité d’excrétion

mérocrine (ex: parotis; glande mammaire: sécretion de protéine)


apocrine (ex: glande mammaire: sécretion de produit lipidique) excrétion par
apocytose, produit enfermé dans un contenant
holocrine (ex: glande sébacée), la cellule qui produit la substance, se désintègre pour
libérer le produit

Leur forme
– acini
– glandes tubuleuse

Modalité d’excrétion : représentation schématique

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A excrétion mérocrine
B excrétion apocrine
C excrétion holocrine

1. Chez les actinoptérygiens (poissons osseux) et les larves de Lissamphibiens

– cellules glandulaires
– pseudoglandes venimeuses
– photophores: ce sont des formations glandulaires lumineuses car, soit elles contiennent des
bactéries symbiontes qui font de la lumière, soit ce sont des cellules de l’animal qui sont
capables de transformer l’énergie chimique en énergie lumineuse.

2. Chez les Lissamphibiens adultes

On ne trouve plus des cellules isolées mais des glandes acineuses qui s’enfoncent dans le
derme. On en trouve deux types :
– glandes acineuses simples: sécrètent du mucus qui est déversé à la surface du corps

– glandes acineuses de type granuleux: sécrètent des venins ou des substances bactéricides.
Il existe un canal excréteur qui permet l’excrétion à l’extérieur.

3. Chez les Sauropsidés (oiseaux, crocodiles, tortues…)

On trouve des glandes localisées :

– glandes anales et nucales, au niveau du cou (serpents).

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– glandes cloacales = glandes à musc (substance odorante très forte), l’animal (crocodilien)
dépose le musc sur le sol pour marquer son territoire.
– glandes fémorales, au niveau des cuisses (lézards)
– glandes uropygiennes, au niveau du croupion (oiseaux), glandes qui produisent du sébum
(substance huileuse presque cireuse chez les oiseaux) qui protège l’animal

4. Chez les mammifères

Chez les hommes

– glandes sébacées: acineuses, en grappe de raisin, qui sécrètent du sébum et qui sont toujours
associées à un follicule pileux.

Le sébum l’homme a pour rôle de rendre la peau douce, souple, hydratée. Les sécrétions sont
sous contrôle hormonale. La séborrhée est une sécrétion excessive de sébum, qui provoque la
formation de points noirs… En général, le rôle du sébum est d’imperméabiliser les fourrures,
d’hydrater la peau et de réguler les pertes d’eau par évaporation.

– glandes sudoripares: glandes tubuleuses, formées d’un segment excréteur et du glomérule


sécréteur c’est à dire d’une partie sécrétrice et d’une partie qui permet à la substance d’être
excrétée. Elles s’enfoncent plus ou moins profondément dans le derme.

– apocrines: formation au-dessus des glandes sébacées. Un petit bourgeon qui se


développe, s’enfonce progressivement jusque dans l’épiderme et s’enroule sur lui-même pour
former le glomérule. Ce sont des sécrétions laiteuses, peu odorantes, émises lors d’un stress
ou d’une stimulation sexuelle. Dépendantes des poils, on les trouve au niveau des aisselles, au
niveau des oreilles, du nombril, de la zone urogénital.

– mérocrines: sont indépendantes des poils. Elles débouchent à la surface du tégument,


ne s’enfoncent que dans le derme et sont plus petites. Les substances sont déversées
directement à l’extérieur. Elles correspondent à ce qui constitue la partie liquide et incolore de
la sueur. Elles permettent de véhiculer les sécrétions des glandes sudoripares apocrines. Chez
l’homme, 150 à 250/ cm². Rôle: humidifier les pieds et les mains ainsi que de refroidir le
corps lors d’une activité physique importante.

34
Les glandes odoriférantes des mammifères:

Ce sont des glandes spécialisées : glandes apocrines et/ou glandes sébacées. On les appelle
glandes odoriférantes associées à des phéromones: le marquage de territoire, la
reconnaissance individuelle, les rapports sociaux, l’appétence sexuelle.

– glandes périanales (putois, furet, chien…) : Très odoriférantes. Chez le putois, reliées a des
muscles ce qui lui permet de contrôler l’excrétion.

– glandes prépuciales (rongeurs et chevrotains) : au niveau des organes génitaux

– glandes sous-caudales (hyène, caprins)

– glandes temporales (éléphant)

– glandes pédieuses (cervidés et bovidés)

– glandes mammaires: ce sont des glandes tubulo-acineuses. On y distingue deux types:


– mamelles composées: ont plusieurs glandes mammaires à l’intérieur (15 à 25 chez la
femme) et tétine ou mamelon entouré d’une aréole.

– mamelles simples (ruminants, muridés): il y a une seule glande mammaire, avec un


pis ou trayon (les ruminants).

35
2- ANATOMIE COMPAREE DU SQUELETTE DES VERTEBRES
2-1.Généralités.
Fonctions du squelette : * donne au corps sa forme, * supporte le poids ; * point
d’ancrage aux muscles, * l’ensemble muscles-squelette formant un système de leviers
permettant le mouvement ; * protège les parties fragiles des organismes (moelle épinière,
encéphale, poumons).

Le squelette peut être considéré selon 3 points de vue :


- Topographique : Le classement du squelette est effectué en fonction de sa
position ; ainsi, on a une partie céphalique avec un crâne à l’avant (vertébrés crâniens) et le
rachis (colonne vertébrale) ; le squelette métamérique est formé de vertèbres ; ventralement,
on trouve le sternum. Entre les deux se trouvent les côtes.
Le squelette zonal (présent dans certaines zones) : on trouve les membres impairs qui
disparaissent vite pendant l’évolution et les pairs (les nageoires pectorales donnent les
membres antérieurs et les nageoires pelviennes donnent les membres postérieurs). On trouve
aussi les ceintures (pectorale pour la clavicule et l’omoplate, et pelvienne pour le bassin).
- Nature (composition) : Cartilagineuse (de nature protéique) : on trouve ces os à
l’état adulte chez les Agnathes et Poissons cartilagineux et chez tous les autres embryons.
Osseuse (minéralisé, dur rigide et résistant).
- L’origine : elle ne concerne que le squelette osseux. Ossification enchondrale
(c’est l’ossification du squelette cartilagineux embryonnaire). Elle est réalisée par la
destruction des cartilages et leur remplacement par des os. L’ensemble de ces os forme
l’endosquelette (exemple : l’omoplate). Il est aussi appelé squelette primaire. Ossification
dermique : les os ainsi formés proviennent du derme et forment le bouclier: l’exosquelette.

Du point de vue anatomique, on distingue 3 ensembles :

a-) le squelette céphalique (crâne) qui se divise en deux parties

– le neurocrâne entoure et protège l’encéphale et les organes sensoriels


– le splanchnocrâne entoure et soutient les cavités buccale et pharyngienne.

b-) le squelette axial ou colonne vertébrale qui prolonge le neurocrâne, jusqu’à la queue.
Elle a pour rôle d’entourer et protéger la moelle épinière.

36
c-) le squelette appendiculaire ou squelette des membres a un rôle locomoteur et est
souvent associé au squelette zonal et qui sont les deux ceintures qui permettent aux membres
de s’articuler.

Du point de vue histologique: 3 types de tissus


– tissus conjonctifs (souples et mous) ; – tissus cartilagineux (cartilage synthétisé par les
chondrocytes, tissu dur et élastique ; – tissus osseux (fabriqué par les ostéocytes, tissu
minéralisé, plus dur, rigide et résistant).

2-2. Le squelette céphalique

Il est composé du neurocrâne et du splanchnocrâne.

Développement en 2 stades:
er
1 stade le développement se fait par chondrification pour donner un chondrocrâne (crâne
cartilagineux). Il reste définitif chez les Myxines, les Lamproies et les Chondrichtyens.
2nd stade le développement se fait par ossification et donne un ostéocrâne chez tous les
autres vertébrés. Il se forme :

– par ossification enchondrale: les cellules du tissu conjonctif viennent envahir le crâne
cartilagineux; ensuite ce tissu conjonctif s’ossifie après destruction du cartilage. On obtient un
Endosquelette = les os du plancher donc cette ossification est responsable de la formation
des os profonds

– par ossification dermique (nouveaux os) qui vont se former à partir du derme. Cette
ossification est responsable de la formation des os dermiques ; on obtient un Exosquelette =
les os du toit.

1. Le Neurocrâne

Formation

Quatre pièces cartilagineuses (2 trobécules et 2 cartilages paracordaux) vont fusionner


pour former la plaque basilaire. En même temps, trois capsules vont se former, capsules
protectrices, cartilagineuses, qui vont venir protéger les organes sensoriels. On trouve
les capsules olfactives qui protègent les organes de l’olfaction, les capsules optiques
protègent les yeux et les capsules otiques sont responsables de la sensation qui permet à
l’animal de s’équilibrer dans le milieu.

37
Paléocrâne (chondrocrâne) des Agnathes (Myxines et Lamproies)

Chez ces animaux, le chondrocrâne se réduit à la plaque basilaire. Le toit de la boite


crânienne est formé de tissu conjonctif.

Ce stade est constitué de 3 régions: ethmoïdienne, en haut (jaune) ; orbito-temporale,


au milieu (bleu) et otique en bas (vert.

Néocrâne (chondrocrâne) des Requins (Chondrichtyens)

On y retrouve les trois régions précédentes, puis on observe que les premières vertèbres
se soudent entre elles, en arrière de la région otique pour former une quatrième région
(la région occipitale) ; celle-ci est caractérisée par un trou en arrière (le trou occipital ou
foramen magnum) qui permet à l’encéphale d’être relié à la moelle épinière. On y observe
des fontanelles (des trous qui persistent à la naissance mais qui se ferment progressivement).
Chez les Chondrichthyens, la plaque basilaire s’étend, se recourbe dorsalement pour former
la boîte crânienne cartilagineuse. Celle-ci est percée par une fontanelle antéro-dorsale, par
de nombreux foramens permettant le passage des nerfs et des vaisseaux sanguins et
postérieurement par le foramen magnum pour le passage de la moelle épinière.

Ostéocrâne

Le neurocrâne se compose de deux parties s’ossifiant selon 2 processus différents : -


ossification enchondrale (formation d’un endocrâne composé d’os de remplacement ou du
plancher de la boîte crânienne formés à partir de la plaque basilaire) ; – ossification
dermique (formation d’un dermatocrâne ou toit dermique, composé d’os dermiques et
forme la voûte du crâne).

38
L’endocrâne ou plancher de la boîte crânienne

Les principaux os endocrâniens ou de la boîte crânienne sont : - en région ethmoïdienne, le


sphénethmoïde - en région orbito-temporale : le basisphénoïde - en région otique : 5 os
otiques dont 3 fusionnent pour former le rocher chez les Mammifères - en région occipitale :
supra-, basi- et 2 exo-occipitaux

Le dermatocrâne ou les os du toit dermique

Formé d’os dermiques, il recouvre latéralement et dorsalement l’endocrâne. Parmi ses


principaux constituants on a : le nasal, le lacrymal, l’orbitaire, le squamosal, le frontal et le
pariétal

– fontanelles : ce sont des trous persistent quand le jeune nait, mais vont se fermer
progressivement.
– foramen magnum (trou occipital) : que l’on retrouve chez tous les vertébrés
– condyles : que l’on retrouve en arrière du crâne et qui permettent l’articulation du
crâne sur la colonne vertébrale.

39
Evolution de l’ostéocrâne

Il va évoluer dans les différents groupes de vertébrés. L’évolution va dans le sens d’une :
– diminution du nombre d’os : Certains os disparaissent, d’autres fusionnent pour n’en
former plus qu’un.

– migration du neurocrâne vers l’arrière, ce qui va permettre l’individualisation du


museau, la différenciation du bec.

– développement de la partie antérieure (chez les mammifères) : cette partie devient de


plus en plus importante au détriment du museau qui va avoir tendance à raccourcir ;
ceci laisse énormément de place au crâne.

– formation de fosses ou fenêtres temporales: elles ont pour rôle d’alléger le crâne.
On trouve plusieurs types de crâne en fonction de la présence ou d’absence de cette
formation :

– développement de la partie antérieure (chez les mammifères) : elle devient de plus


en plus importante au détriment du museau qui a tendance à raccourcir ; ceci laisse
énormément de place au crâne.

– formation de fosses ou fenêtres temporales de chaque côté du crâne: leur rôle est
d’alléger le crâne, de le renforcer, de supporter les mâchoires et délimiter les orbites;
elles servent aussi de lieu d’insertion des muscles masticateurs.

On trouve plusieurs types de crâne en fonction de la présence ou d’absence de cette


formation :

– Type Anapside des Chéloniens et Reptiles primitifs – absence de fenêtres


temporales, crâne plein. Les os des joues restent jointifs et les muscles des mâchoires
s’insèrent sur le neurocrâne

W – Type Diapside des Crocodiliens, apparition de deux fenêtres temporales


(fenêtre temporale supérieure: fts et fenêtre temporale inférieure: fti)
chez les squamates, la barre temporale inférieure disparait, on va avoir une ouverture ;
chez les ophidiens, les deux fenêtres ont fusionné et forment un trou dans le crâne ;
chez les oiseaux, il y a fusions de l’orbite + fts + fti.

40
– Type Synapside des Mammifères, une seule fenêtre temporale, la fti.

– Evolution des narines : chez les actinoptérygiens : narines externes (rôle est olfactif).

Le Splanchnocrâne / Squelette viscéral / Squelette splanchnique

Le splanchnocrâne des chondrichtyens (Sélaciens) (Requin)

– 7 paires d’arcs viscéraux sont présentes

w- - 1ère paire d’arc viscéral : l’arc mandibulaire est constitué de deux pièces (palacto-
ptérygo-carré) dorsal qui constitue la mâchoire supérieure et est relié au neurocrâne par le
processus orbitaire antérieur et cartilage de Meckel qui constitue la mâchoire inférieure ou
mandibule. C’est la mâchoire primaire primitive.

41
– 2ème paire d’arc viscéral : l’arc hyoïdien est constitué de deux pièces qui portent
extérieurement les rayons hyoïdiens où s’insèrent les lames branchiales : l’hyomandibulaire
dorsal, renforce la suspension des mâchoires en s’appuyant sur la capsule otique dorsalement
et sur la mandibule ventralement et l’hyoïde

La 1ère fente branchiale s’ouvre mais n’est pas fonctionnelle car il n’y a pas de branchies. Il y
a donc apparition d’un évent. L’os hyoïde participe à l’articulation de la mâchoire
supérieure avec le crâne chez ces poissons.

– 5 autres paires d’arcs viscéraux : soutiennent les branchies de l’animal, réunis


du coté dorsal au niveau de la colonne vertébrale de l’animal.

– 5 autres paires d’arcs viscéraux: 5 paires d’arcs branchiaux

42
Splanchnocrâne des Ostéichtyens (Téléostéens)

Evolution du splanchnocrâne (Ostéichtyens, Téléostéens)

– Evolution de l’arc mandibulaire


Le palacto-ptérygo-carré (mâchoire sup) donne 3 os:

– le palatin (palais primaire, séparant la cavité buccale des fosses nasales)


– le carré (assure l’articulation de la mâchoire supérieure avec le crâne)
– 03 os ptérygoïdes (palais primaire, à la base du crâne et en arrière des fosses nasales) se
joignent à des os dermiques pour donner trois os de la mâchoire supérieure

3 os dermiques se forment:
– le prémaxillaire (en avant mâchoire sup.)
– le maxillaire (mâchoire sup. avec les dents sup)
– le jugal en arrière

Le cartilage de Meckel (mâchoire inf.) régresse et remplacé dans sa partie postérieure par :
– l’articulaire (pour la mobilité de la mâchoire)
* 2 os dermiques se forment dans sa partie antérieure:
– le dentaire (mâchoire inf.)
– l’angulaire (mâchoire inf.)
On a une ossification totale du squelette céphalique chez l’adulte. Il y a acquisition des os
de membrane qui s’intègrent au crâne de façon à ce que l’ensemble du squelette se solidarise
avec le neurocrâne.

43
L’arc hyoïdien donne, par ossification enchondrale, l’hyomandibulaire et le symplectique.
A partir de cette ossification chez les poissons, il y a une extension ostérolatérale et formation
des os operculaires (l’opercule est une branchie de protection et de production du courant
d’eau pour avoir toujours autour des branchies de l’eau bien oxygénée.). Les 5 paires d’arcs
branchiaux vont donner 5 paires d’os.
L’Hyomandibulaire assure le mouvement de la mâchoire inférieure (Poissons)

Chez les vertébrés terrestres : présence de narines externes et internes, puisqu’ils sont
pulmonés, rôle dans la respiration, l’air arrive dans la cavité buccale.
– Evolution du palais, en relation avec les narines chez les vertébrés terrestres.
Chez les lissamphibiens, chéloniens, squamates, oiseaux, on a un Palais primaire.

➔Evolution de la suspension de la mâchoire

44
Chez les TETRAPODES

Il y a une réduction du nombre d’os splanchniques par leur union intime pour former la
boîte crânienne).
Chez les Tétrapodes, le Splanchnocrâne est le squelette des mâchoires seules. La respiration
est pulmonaire ce qui modifie le squelette branchial (qui existait chez les poissons) en se
réduisant pour donner d’autres os (os du larynx) d’une autre fonction (phonation). Il y a
aussi une modification de l’articulation de la mâchoire supérieure avec le crâne. Ainsi :

Chez les Lissamphibiens, le carré devient un élément essentiel dans l’articulation


de la mâchoire supérieure avec le crâne. L’hyomandibulaire a intégré le neurocrâne et
devient un os de l’oreille moyenne avec une cavité tympanique et un tympan.

Les Reptiles inférieurs ont plusieurs points en commun avec les mammifères
(œsophage, estomac, intestins, trachée, poumons, reins, foie, pancréas, etc.). Cependant, il
existe plusieurs points de différences (cœur avec 3 cavités au lieu de 4). L'anatomie des
reptiles en général se ressemble d'une espèce à l'autre, mais il existe tout de même des
différences du point de vue anatomique entre tortues, crocodiles, lézards et serpents ; en
effet, les lézards ont deux poumons fonctionnels et plusieurs espèces ont une vessie.

Les Reptiles avec ou sans de membres pour saisir les proies, doivent donc avaler leur
nourriture en entier. Chez les lézards et serpents, le carré reste mobile par rapport au crâne
ce qui permet une ouverture plus importante de la mâchoire mais limitée voire nulle
(lézards) et les espèces se nourrissent surtout de fourmis et de termites. Les serpents les plus
évolués, ingérant de grosses proies, ont la capacité d'ouvrir largement les mâchoires ; ils ont
acquis un crâne articulé de façon souple, dont les os, qui, chez d'autres animaux, sont massifs
et solidement soudés entre eux, sont menus et capables de s'écarter les uns des autres, quand
les mâchoires sont grandes ouvertes.
Les serpents n’ont pas de membrane tympanique ni d’oreille moyenne ; la
columelle de l’oreille interne s’appuie sur un carré mobile et les sons de basses fréquences
sont transmis à l’oreille interne par l’intermédiaire des os du crâne, ce qui fait que l’audition
est peu développée.
Chez les crocodiliens, le carré est soudé au crâne. Chez ces animaux et les
Mammifères, un Palais secondaire apparait et se superpose au premier, il est formé par les
prémaxillaires, maxillaires et le palatin. Ces trois os vont migrent vers le milieu de la
bouche et se rejoignent au milieu pour former le palais. L’air n’arrive pas directement dans
la cavité buccale. Il permet de manger et respirer en même temps. Par contre ne peut
pas avaler et respirer en même temps. L’extrémité du palais est uniquement membraneuse.

45
Chez les Oiseaux et les Mammifères, il y a intégration d’une partie de la mâchoire
supérieure au crâne et l’oreille moyenne se forme ; elle contient 3 osselets (de l’intérieur
vers l’extérieur (- hyomandibulaire = l’étrier ; -

– Evolution de l’arc hyoïdien et de l’articulation des mâchoires (Tétrapodes)


ère
–1 étape : L’os hyomandibulaire régresse et forme
– chez les Lissamphibiens et les Sauropsidés, la columelle tympanique (dans l’oreille
moyenne), aura un rôle dans l’audition

eme
w– 2 étape : plusieurs os se modifient complètement et l’articulation se transforme en:

Organe auditif (chez les mammifères)

Angulaire => os tympanique


Columelle => étrier
Carré => enclume
Articulaire => marteau
De nouvelles structures sont apparues :
- développement des condyles pour l’articulation de la mâchoire inférieure sur la
mâchoire supérieure, c’est l’apparition de la mastication – chez les mammifères.

– Evolution des arcs branchiaux


régression en nombre et en taille de des 5 paires d’arcs (tétrapodes) ; ainsi, on a :
4 paires chez les anoures
3 paires chez les urodèles (salamandre)
2 paires chez les squamates, chéloniens, ophidiens, crocodiliens et les mammifères
1 paire chez les oiseaux.
46
NB : l’évolution du splanchnocrâne se fait avec l’évolution de la respiration. Le reste du
splanchnocrâne est récupéré pour soutenir le larynx (phonation et audition).

Le Neurocrâne des tétrapodes


La différenciation du crâne commence à partir de la plaque basilaire.
Chez les Vertébrés osseux, la voûte crânienne s’élabore à partir des os de
membrane. L’ossification du crâne se fait à partir de centres d’ossification. Ceux-ci sont
homologues chez tous les vertébrés :
NB : chez les poissons osseux, chaque centre correspond à un os, plus l’on monte vers les
vertébrés supérieurs (tétrapodes), plus les centres se fusionnent et le nombre d’os du crâne
diminue.
Exp. Chez l’Homme, l’os sphénoïde (à la base du crâne) résulte de la fusion de 14 centres
d’ossification ce qui correspond à 14 os bien distincts chez les poissons.

Le Squelette viscéral ou splanchnocrâne des Tétrapodes (idem chez poissons osseux)


C’est le squelette de la partie inférieure de la tête, avec le cou, les mâchoires et les fentes
branchiales des tétrapodes aquatiques.

Chez les Gnathostomes

Articulation des mâchoires au neurocrâne

- Suspension autostylique (Placodermes fossiles). L’arc hyoïde n’intervient pas dans la


suspension. Le palato-carré est soudé ou articulé au neurocrâne par 2 processus.

- Suspension amphistylique (Chondrichthyens primitifs et quelques actuels, quelques


Osteichthyens). Le palacto-carré est suspendu au neurocrâne par des ligaments au niveau de
l’orbitaire antérieur et le carré postérieur et par l’hyomandibulaire.

- Suspension hyostylique (Requins actuels, Osteichthyens à l’exception des Dipneustes).


Le palacto-carré, élément nouveau, le symplectique, participe dans certains cas à cette
articulation. Ce mode de suspension rend les mâchoires très mobiles

- Suspension métaustylique (Lissamphibiens et Sauropsides (Reptiles et Oiseaux)). La


mâchoire supérieure est soudée au neurocrâne. L’articulation de la mandibule se fait entre le
carré et l’articulaire (articulation reptilienne est plus soudée au crâne que par le processus
antérieur et le hyomandibulaire devient le suspenseur principal).

- Suspension crâniostylique (Mammifères). L’articulation de la mandibule se fait entre le


dentaire et un os du neurocrâne (le squamosal). La suspension est dit crâniostylique (ou
articulation mammalienne)

♣-Le Squelette axial ou rachis chez les vertébrés

47
Chez tous les vertébrés le squelette axial se forme en deux étapes:
– Notochorde qui forme le squelette axial primaire: c’est une tige élastique assez souple
constituée de cellules vacuolisées et entourée d’une gaine

– Colonne vertébral se met en place, on parle de squelette axial secondaire. Il est


cartilagineux chez les chondrichtyens et devient osseux chez les ostéichtyens

Le Squelette axial primitif

est représenté par la corde et est formé par des cellules turgescentes empilées (selon un axe).
L’ensemble est retenu dans une gaine formée d’un tissu fibro-élastique. Elle est présente dans
tous les embryons de vertébrés et persiste chez les cyclostomes (Lamproie) et les
chondrostéens (Esturgeons). C’est un axe qui ramène le corps à sa position initiale après une
courbure.

Le Squelette axial secondaire ou le Rachis

– vertèbres: pièces squelettiques à disposition métamérique qui entourent la notochorde.

1 vertèbre provient de quatre paires de pièces constitutives:


– 2 basidorsaux ; – 2 basiventraux ; – 2 interdorsaux ; – 2 interventraux

Schéma de la colonne vertébrale

48
33 vertèbres chez l’homme et jusqu’à 500 chez les serpents.

1 Vertèbre est formée d’un: – corps vertébral (entoure la chorde) ; – arc neural
(entoure la moelle épinière) ; – arc hémal (entoure l’aorte).

Evolution de la vertèbre.

Au niveau de la jonction des arcs neuraux, se trouve l’épine ou l’apophyse neurale et de la


jonction des arcs hémaux, se trouve l’épine ou l’apophyse hémale. Au centre du corps
vertébral, la corde persiste intégralement dans le cas d’une vertèbre aspondyle
(acentrique) des Agnathes (Lamproies Myxines) et quelques poissons cartilagineux chez
qui il apparaît une pièce centrale qui entoure la corde : le corps vertébral, perforé en son
centre par un orifice où passe la corde à l’apparition des vertèbres classiques.

Chez les autres poissons cartilagineux, cette structure de la vertèbre ne s’ossifie pas.
Chaque vertèbre présente une cavité sur ses faces antérieure et postérieure (vertèbres de
type Amphicoele). La corde est étranglée et se renfle dans les espaces intervertébraux
aménagés par les cavités des faces des vertèbres. Chaque vertèbre s’articule sur la vertèbre
précédente et sur la suivante grâce à l’élargissement de la corde. Chez les chondrichtyens, les
arcs ne sont pas soudés sur le corps vertébral.

Chez les ostéichtyens, il y a ossification et les arcs (hémaux et neuraux) se soudent


sur le corps vertébral en donnant une pièce unique. Il existe deux types de vertèbres selon
la région du corps du poisson :

- dans la région antérieure ou préanale (de la tête à l’anus), les vertèbres portent des
côtes. Les arcs hémaux dans cette région ont régressé et restent donc ouverts.

49
- dans la région postérieure ou caudale (de l’anus à la queue), les côtes manquent
mais aussi avec des vertèbres typiques : en effet, elles sont nanties d’arcs. hémaux
fermées venralement.

Il se développe sur les vertèbres des structures d’articulation (disques intervertébraux) qui
remplacent la corde qui est appelée à disparaître chez l’adulte des animaux osseux.

A partir des Lissamphibiens, l’arc hémal disparaît totalement (c’est une caractéristique des
tétrapodes). Les vertèbres ont donc leur face postérieure bombée mais leur face antérieure
reste creuse (vertèbres Procoeles des Anoures et des Reptiles actuels). Le corps vertébral
n’est plus perforé (il n’y a plus de corde).

L’arc neural par contre, existe toujours et développe deux apophyses latérales (diapophyses)
et deux apophyses vers l’avant et deux vers l’arrière (zygapophyses). La corde absente, est
remplacée par un coussinet cartilagineux. Celui-ci se soude soit au corps vertébral soit à
l’avant (vertèbres Opistocoeles des Urodèles).

Chez les Tétrapodes, la corde disparaît et à la place, on a des vertèbres qui ont un trou
vertébral (passage de la moelle épinière).

1- Les Amphibiens.

La colonne vertébrale est scindée en trois régions : troncale, sacrée et caudale ; La 2eme
s’insère entre les deux autres par l’intermédiaire de ceinture pelvienne, sur les vertèbres
sacrées. La soudure des vertèbres caudales chez les Amphibiens, donne l’Urostyle.

2- Les Reptiles.

Il y a un développement de la région sacrée (au moins deux vertèbres). La région du tronc


se subdivise à cause de la formation du cou, d’où l’apparition de la région cervicale. Sur
celle-ci, il n’y a plus de côtes (elles ont disparu ou sont très réduites). On a ici quatre
régions distinctes : cervicale, thoracique ou du tronc, sacrée et caudale (queue distincte
et mobile chez les Reptiles).

3- Chez les oiseaux, à cause de la transformation des membres antérieurs en ailes. Les
vertèbres sont de type Hétérocoeles (présence sur chaque face d’une protubérance et d’une
cavité). Leur colonne vertébrale est divisée en 5 régions. La partie la plus développée est la
région cervicale avec un cou devenu plus allongé et très mobile avec 23 vertèbres chez le
cygne. On assiste à une fusion des vertèbres dans la région postérieure: les dernières
lombaires se soudent aux sacrées et aux caudales pour former le synsacrum. Les
premières lombaires et les thoraciques tendent à se souder en un os unique. C’est une
tendance à la rigidification. La région caudale forme le croupion

4- Chez les mammifères, les vertèbres sont Biplanes, sans cavité où se placent les
coussinets cartilagineux. Ces coussinets deviennent également biplans et sont appelés
disques intervertébraux. La différenciation régionale des vertèbres est beaucoup plus
poussée. La région sacrée se renforce aussi. La région cervicale, différenciée, ne porte plus de
côtes. De plus, on a une stabilisation à sept vertèbres cervicales (exceptions faites du
Lamentin et du Passereaux (entre 6 et 9). La longueur de ce cou dépend aussi de la longueur

50
de chaque pièce (de 1,5 cm chez le dauphin à 40 cm chez la girafe à). Selon la morphologie
des vertèbres, on divise la colonne en 5 parties :

1- Région cervicale : chez les amniotes on a les deux premières vertèbres, (l’atlas et l’axis)
qui permettent la rotation d’avant/arrière et d’ouest/est.

2- Région thoracique (dorsale): les côtes sont développées et protègent les organes vitaux.
Chez les mammifères, cette région dorsale se fragmente du fait de l’apparition d’une cloison
(diaphragme) dans la cavité abdominale. La partie postérieure est dépourvue de côtes : c’est la
région lombaire. La région du tronc est maintenant la région thoracique. Chez l’Homme, à
cause de la bipédie, apparaissent des courbures supplémentaires.

3- Région lombaire (troncale ou abdominale) : les côtes sont rudimentaires.

4- Région sacrée ou pelvienne : les vertèbres, courtes, robustes et peu nombreuses, se


soudent pour donner un os impair, le sacrum qui s’articule avec le bassin.

5- Région caudale : zone avec des vertèbres et des muscles uniquement. C’est une région très
variable en nombre de vertèbres, (de 1 à 49) et aussi en fonction de la longueur de la queue.
Chez l’Homme, il y a fusion de 3 à 5 vertèbres caudales pour former le coccyx. Les vertèbres
se soudent ainsi sauf chez les mammifères qui possèdent une queue mobile et un arc hémal
où les vaisseaux sanguins vont jusqu’au bout de la queue.

NB: Toute arthrose des disques intervertébraux, (Discarthrose), se caractérise par un


affaissement de l’espace intervertébral.

Articulation de la colonne avec le crâne : C’est l’articulation cranio-vertébrale.

Chez les Poissons, il n’y a pas d’articulation : la première vertèbre est imbriquée
avec le neurocrâne, la tête est donc immobile dans tous les sens.

Chez les Amphibiens, il y a différenciation de la première cervicale. On a maintenant


une articulation en deux points du neurocrâne et constitue une charnière qui permet le
mouvement de bas en haut et de haut en bas de la tête, mais ni de gauche à droite, ni de droite
à gauche. Les Amphibiens ne peuvent donc pas tourner leur tête.

Chez les Reptiles et les Oiseaux, il apparaît une acquisition totale de la mobilité de la
tête. Ces animaux possèdent un seul condyle occipital situé à l'arrière du crâne et assurant
l'articulation avec la première vertèbre.

Chez les Mammifères, on retourne à une structure à deux condyles latéraux qui
servent seulement de charnière. La rotation de la tête se fait entre la première (Atlas) et la
deuxième (Axis) vertèbres cervicales.

Les Côtes

Ce sont des formations osseuses qui se forment entre les somites par ossification des
membranes conjonctives délimitant les métamères. Ce sont des structures métamérisées, en
nombre variable. On ne les retrouve pas chez les Agnathes. C’est à partir des Poissons
seulement qu’elles apparaissent et sont présentes tout au long du corps (Poissons et Serpents)

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ou seulement au niveau du thorax (Oiseaux et Mammifères). Chez ceux-ci, certaines côtes
sont réunies au sternum pour former la cage thoracique (vraies côtes) ; l’extrémité d’autres
côtes n’atteignent pas le sternum et s’attachent aux précédentes (fausses côtes) ; enfin, les
autres ont leurs extrémités qui flottent dans la musculature (côtes flottantes). Chez les
Amphibiens, les côtes sont réduites et ne forment pas de cage thoracique. Il y a deux types
de côtes :

a-) les côtes qui bordent la cavité abdominale et s’appuient sur les restes de l’arc hémal sont
les côtes monocéphales (côtes pleurales ou ventrales) ; les côtes dorsales sont placées
horizontalement entre les filets des musculatures dorsale et ventrale. Ces côtes dorsales ont
disparu à partir des amphibiens et il ne reste que les côtes ventrales. Elles sont très
développées chez les autres tétrapodes.

b-) les côtes qui s’appuient sur le corps vertébral et sur l’apophyse transverse sont les côtes
bicéphales

Chez les oiseaux, chaque côte porte une expansion latérale dirigée vers l’arrière : c’est
le processus crochu: chaque côte s’appuie donc sur la suivante pour un renforcement de la
cage thoracique.

Le Sternum

C’est une pièce ventrale métamérisée qui n’existe pas chez les Poissons. Il permet un
renforcement du squelette axial en venant se fixer sur les côtes. Il y a formation d’un
anneau osseux complet contenant la cage thoracique.

Le Sternum disparaît chez les Serpents et les côtes sont libres de mouvement, ce qui permet
l'ingestion de grosses proies ; ceci est aussi dû au mode de locomotion appelé l'ondulation
latérale et se différencie chez les Oiseaux avec apparition chez certains, d’une carène
médiane (le bréchet) sur laquelle s’insèrent et se développent les muscles alaires.

Conséquences de l’articulation cranio-vertébrale

1- Chez les Poissons, pas d’articulation mais plutôt imbrication empêchant tout
mouvement de la tête.

2- Chez les Tétrapodes, en même temps que la perte de la respiration branchiale


apparaît au profit de la respiration pulmonaire, une région cervicale qui autorise une
certaine mobilité de la tête par rapport au tronc, se différencie. Ainsi :
Chez les Amphibiens, il y a seulement un mouvement de la tête du bas en haut et du
haut en bas ;

Chez les Amniotes, cette articulation mobile est plus remarquable et se réalise par
les deux premières vertèbres cervicales qui constituent le complexe « Atlas-Axis ». Les
constituants des deux premières vertèbres sont associés d'une manière assez particulière. En
effet, l'Atlas, s'articule sur la région occipitale par un condyle (Reptiles, Oiseaux) ou par
deux condyles (Amphibiens et Mammifères).

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♣- le squelette zonal:

Chez les Tétrapodes, les membres sont reliés au squelette axial par les ceintures
scapulaire (relie le membre antérieur à la colonne vertébrale) et pelvienne (relie le membre
postérieur au rachis). Les membres et les ceintures des Tétrapodes sont construits suivant un
plan-type commun à tous avec cependant, des variantes en fonction du mode de locomotion.

Chez les Amphibiens, on distingue 3 ordres (Anoures, Urodèles et Apodes) ; chez


les Anoures le membre postérieur est long, prépondérant, replié en «Z» et porte la charge
maximale (adaptation pour le saut). Ce membre se fixe sur la colonne vertébrale par
l’intermédiaire d’une ceinture (pelvienne) sur les vertèbres sacrées. La région sacrée s’insère
entre la région du tronc et la région caudale. La première vertèbre, l’Atlas, se différencie et ne
porte plus de côte.

Chez les Reptiles il y a un perfectionnement des adaptations au milieu terrestre des


Amphibiens ; on assiste chez certains (Lacertiliens), à la réduction ou chez d’autres
(Ophidiens), à la disparition des membres et donc des ceintures.
NB : Si les Boas ont conservé intérieurement des rudiments de ceintures, les Serpents
n’ont ni membres ni ceintures.

Chez les Oiseaux, 3 sous-classes :


Ratites (ont perdu la capacité de voler) ; ce sont des coureurs (Autruche).
Impennes (pas de plumes) ; les ailes servent de nageoires (Manchot).
Carinates (tous les autres) avec plus de 20 Ordres.

Le membre antérieur est transformé en ailes (vol) et l'animal pratique la bipédie Il y


a développement de la ceinture scapulaire, formée de 3 os pairs : la scapula, le coracoïde et
deux clavicules soudées à l’avant formant ainsi la fourchette. Le stylopode et le zeugopode
restent intacts; cependant ; il y a réduction et soudure des pièces osseuses de l’autopode.
Ainsi, le Carpe n’a que deux os, les doigts I et V ont disparu et les doigts II, III, IV sont plus
ou moins réduits.
Le membre postérieur assure la marche (bipédie) ; la ceinture pelvienne (bassin)
formée d’os soudés et solidement fixés à la colonne vertébrale. Le stylopode reste intact
alors que le zeugopode et l’autopode sont modifiés ; le fémur est presque horizontal et le
péroné est très réduit à un stylet. Le doigt I passe en arrière et le V disparaît ; le nombre de
phalanges varie suivant les orteils.

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Chez les Mammifères on distingue : plantigrades, digitigrades, onguligrades
(ongulés) dont certains doigts ont subi une régression ; en effet, certains ongulés
(Imparidigités/Mésaxoniens) en ont conservé un nombre impair et l’axe du membre passe
par le doigt III dont le métatarse est « l’os canon » : (cheval). D’autres ongulés
(Paridigités/Paraxoniens) en ont conservé un nombre pair et l’axe du membre passe entre
les doigts III et IV, dans ce cas les métatarses III et IV peuvent se souder en un seul os
appelé « os canon »: (mouton).

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2- ANATOMIE COMPAREE DU SYSTEME NERVEUX

Le SN a pour origine une invagination de l’ectoderme dorsal pour donner une


gouttière neurale qui se ferme et forme le tube nerveux primitif qui contient la moelle
épinière. A l’avant de ce tube, il se forme 5 vésicules successives: Télencéphale,
Diencéphale, Mésencéphale, Métencéphale, Myélencéphale.

Ces 5 structures sont alignées dans un même plan et inter-communiquent entre elles
par 4 cavités successives (Ventricules) qui sont d’arrière vers l’avant:

I : Rhombencéphale (Myélencéphale+Métencéphale) est le prolongement direct de la moelle


épinière.
II : Ependyme est la cavité de communication entre Myélencéphale et Métencéphale et
s’élargit pour donner le ventricule IV.

III: Cervelet (Métencéphale) constitue un organe de coordination motrice (il y a départ et


arrivée des nerfs crâniens).

IV : Mésencéphale fait suite au rhombencéphale. Chez les Mammifères, l’on y observe


deux structures fondamentales : les Pédoncules cérébraux mais chez les non Mammaliens,
on a deux lobes optiques supplémentaires : les tubercules bijumeaux.

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V.: Thalamus (chez les mammifères) prend importance sur les lobes optiques et reçoit la
majorité des fibres du nerf optique. On a 4 lobes (tubercules quadrijumeaux).

VI : Diencéphale ou cerveau intermédiaire est relativement peu volumineux. Chez les


amniotes, il est caché par le télencéphale.

VII : Le Télencéphale : Il est de structure relativement simple chez les vertébrés


eucaryotes. Il acquière chez les amniotes des dimensions de plus en plus considérables. En
plus d’augmenter son volume, il change de morphologie et les connections se compliquent. Il
est caractérisé par l’évagination de ses parois en deux hémisphères cérébraux.

RECAPITULATIF:
→ Télencéphale est à l’origine des Hémisphères Cérébraux et les cavités internes
correspondantes (I, II) forment le 1er et le 2è ventricules qui communiquent avec le 3è
ventricule.
→ Diencéphale donne latéralement et ventralement naissance au thalamus ; on a aussi
ventralement, la post-hypophyse et dorsalement l’épiphyse.
→ Mésencéphale forme dorsalement les lobes optiques et ventralement les
pédoncules cérébraux.
→ Métencéphale forme dorsalement le cervelet et ventralement (chez les
Mammifères), la protubérance annulaire ou Pont de Varole.
→ Myélencéphale forme le bulbe rachidien dont la cavité est le 4ème ventricule.

► Quelques variations de l’Encéphale chez les Vertébrés

Chez les Agnathes, Poissons et Amphibiens, l’encéphale est disposé en ligne droite
alors que chez les Reptiles, les Oiseaux et les Mammifères, il présente des flexions plus ou
moins prononcées.
♫- en passant des Poissons aux Mammifères, les lobes olfactifs perdent de l’importance
alors que les Hémisphères Cérébraux en prennent de plus en plus.
Ces Hémisphères sont lisses chez les Poissons, Amphibiens, Reptiles, Oiseaux et les
Mammifères (Protothériens, Métathériens, Rongeurs, Insectivores): ce sont des
Lissencéphales. Chez les autres Mammifères, les Hémisphères présentent des
circonvolutions: Ce sont des Gyrencéphales. Le Thalamus est bien différencié chez les
Mammifères. L’épiphyse est de plus en plus réduite lorsqu’on va des Reptiles vers les
Mammifères alors que le cervelet en prend de plus en plus.
De l’encéphale partent les nerfs crâniens (10 paires chez les Anamniotes et 12 paires chez
les Amniotes) ; certains sont sensitifs, d’autres moteurs et d’autres mixtes.

Encéphale des Vertébrés

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3- ANATOMIE COMPAREE DES ORGANES DES SENS

Les vertébrés possèdent 5 sens qui mettent l'organisme en relation avec son environnement.
Ce sont les yeux (vision), les oreilles (audition), la langue (goût), le nez (odorat), la peau
(toucher). La structure générale de l’œil est à peu près la même chez tous les Vertébrés et est
constitué par un système optique, des membranes protectrices (choroïde et sclérotique),
des annexes (conjonctive, paupière, glandes lacrymales).

→ Poissons :

Nombreux Poissons possèdent des Chémorécepteurs responsables de plusieurs Sens :

a-) l’Olfaction est assurée par des fossettes olfactives au-dessus de la bouche; chez les
poissons, l’odorat semble très développé.

b-) le Goût est assuré dans la bouche par des « bourgeons du goût» qui sont sensibles à
certaines substances.

c-) la Vision se fait par des yeux latéraux. Certains poissons sont myopes, d’autres
hypermétropes. Suivant les espèces des Téléostéens, certains sont des visuels, d’autres sont
plutôt des olfactifs. Chez les Poissons, il n’y a ni paupières ni glandes lacrymales.

d-) l’Audition est assurée par l’oreille interne qui perçoit directement les vibrations de
pression de l’eau. L’oreille des poissons est aussi un organe d’équilibration. L’oreille
interne des poissons est capable d'émettre des sons, entre autres grâce à leur Vessie Natatoire.

e-) le Système Latéral est une formation sensorielle (jouant le rôle de récepteurs sensitifs)
située de chaque côté du corps (Ligne Latérale). Son rôle est de détecter les courants faibles,
les mouvements des proies pour pouvoir s’orienter, donc une structure d’équilibration.

→ Lissamphibiens :

La vision : les Batraciens aquatiques n’ont ni paupières ni glandes lacrymales ; les


adultes terrestres possèdent des yeux bien qu'ils puissent être fort réduits et cachés sous la
peau. Les Urodèles Pérennibranches, n'ont pas de paupières, les Salamandres ont deux
paupières très développées. Certains Anoures possèdent, outre la paupière supérieure, une
membrane spéciale latérale, dite nictitante; chez le Crapaud cette membrane est
accompagnée d'une paupière inférieure. Les Anoures possèdent un muscle rétracteur
contribuant à faire rentrer le globe oculaire très profondément dans l'orbite.

L'ouïe : sa structure se rapproche de celle des Poissons. Sauf chez les Anoures, cet appareil
se trouve réduit au labyrinthe. Les Anoures possèdent, en outre, une caisse du tympan qui
communique avec l'arrière-bouche par une large trompe d'Eustache. Les Urodèles n'ont pas
de cavité tympanique. Lorsque celle-ci vient à manquer, les pièces de l'oreille sont
directement recouvertes par les muscles et la peau. Chez les Aglosses, les deux cavités
tympaniques communiquent avec la bouche par une seule ouverture commune aux deux
trompes d'Eustache.

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L'olfaction : les organes de l'odorat sont très peu développés. Les fosses nasales (2), l'orifice
externe et l'orifice interne qui s'ouvre dans la bouche chez la plupart entre la mâchoire
supérieure et le palatin primaire.

Le goût : la langue est plutôt un organe de préhension que celui de gustation ; elle manque
complètement chez les Aglosses. Lorsqu’elle existe, sa forme varie et fournit d'excellents
caractères pour la classification des genres et des espèces; c'est ainsi qu'elle est entière
(Oxylosses) ; cordiforme (la plupart des Ranidés) ; échancrée (Grenouilles proprement
dites) ; en forme de champignon (Bolitoglosses). Elle peut être complètement libre en
arrière et dès lors elle va pouvoir se renverser en avant ou être complètement fixée au
plancher de la bouche, les bords latéraux seuls n'étant pas attachés. Il existe des papilles
gustatives sur la langue (organe du goût).

Le toucher et la peau : en général, la peau des Batraciens est peu épaisse (rôles d’appareils
de sécrétion et respiratoire), lisse et visqueuse. Chez les Urodèles elle est intimement collée
aux organes subjacents tandis que les Anoures ont entre les téguments et les muscles des
espaces libres formant des sacs (faculté de gonfler considérablement leur enveloppe cutanée).
La ligne latérale observée chez les Poissons, se trouve chez tous les Batraciens à l'état
larvaire ainsi que chez les adultes Urodèles.

→ Reptiles :

Les serpents possèdent les mêmes organes des sens que nous, mais leur structure et leur
fonctionnement sont assez différents.

LA Vue : elle semble très développée chez la majorité des serpents mais peut être faible. Les
yeux ont deux paupières horizontales certes, mais une écaille verticale et transparente
(membrane nictitante) recouvre et protège la cornée. Ils ont un regard fixe et ne peuvent pas
cliquer l’œil. La glande lacrymale manque sauf chez les crocodiliens (Larmes de
crocodiles).

L'Ouïe : les serpents possèdent une oreille interne, mais pas d’oreille moyenne et ont donc
une très mauvaise audition (ils sont sourds). Ils sont en revanche très sensibles aux vibrations
du sol qui atteignent l’oreille interne par l'intermédiaire des os du crâne.

L'Odorat : à part le nez, les serpents possèdent comme les lézards, un organe olfactif dit "de
Jacobson", constitué d'une double fosse dans le palais, qui fonctionne indépendamment des
narines. Chez certaines espèces (crotalinés), il existe des fossettes thermosensibles entre les
narines, ou creusées dans les écailles (pythons). Elles sont sensibles à des variations de
température de 0,2 à 0,5°C et permettent de détecter une proie dans l’obscurité.

Le Goût : la langue, longue, fine et fourchue (bifide), par son va-et-vient, recueille des micros
particules chimiques dans l’atmosphère qu'elle transmet à l'organe de Jacobson. C’est une
fonction plus importante que les yeux ou le nez.

Le Toucher : Les serpents ont des terminaisons sensorielles sensibles à la chaleur et sont
réparties sur toute la peau. Les pythons possèdent en plus, des capteurs thermiques capables
de déceler des écarts de température; ceux-ci sont très utiles pour détecter des proies à sang
chaud. Ces capteurs sont situés soit sous l'œil et les lèvres, soit entre les yeux et les narines.

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→ Oiseaux :

Certains organes des sens sont hautement développés, tandis que d’autres sont rudimentaires.

La vue est essentielle chez les oiseaux. Les yeux sont très gros par rapport à l’œil humain. Ils
sont situés sur les côtés de la tête. On observe en plus des deux paupières, une troisième
(nictitante) qui se déplace horizontalement pour préserver l’œil de la lumière vive. Les cônes
sont très nombreux dans la rétine des oiseaux (120000 par mm2) du fond de l’œil, soit 12 fois
plus que chez l’homme. Le champ visuel est très étendu chez les oiseaux à yeux latéraux
(300°) mais le champ visuel binoculaire vers l’avant est réduit (30°). Les Rapaces
nocturnes (Hibou), à yeux situés plus vers l’avant, ont un champ de vision latérale
monoculaire plus faible mais un champ de vision binoculaire vers l’avant plus large. De
plus, les oiseaux ont un bon pouvoir d’accommodation.

La perception des couleurs

Les oiseaux distinguent bien évidemment les couleurs (ils sont dotés de magnifiques
plumages). Leur vision des couleurs est comparable à celle de l’homme, mais avec quelques
nuances selon les espèces. Ainsi, beaucoup d’oiseaux ne semblent pas voir le bleu ou le
perçoivent comme du gris.

L’ouïe est un sens important chez les oiseaux, « grands auditifs ». En effet, les cris et les
chants jouent un rôle prépondérant dans leur biologie. Le chant, servant le plus souvent aux
mâles, est utilisé pour prendre possession du territoire et attirer les femelles. Ces cris ont une
infinité de sens : cri d’appel, cri de ralliement, cri de demande de becquée, etc. L’oreille
des oiseaux n’a pas de pavillon sauf chez les rapaces diurnes. Leur oreille moyenne, qui
transmet les vibrations de l’air à l’oreille interne, ne comporte qu’une baguette osseuse (la
columelle, homologue de l’étrier des mammifères). Leur oreille interne est assez semblable à
celle des mammifères, c’est à la fois un organe d’Equilibration et d’audition.

Le goût repose, sur des bourgeons gustatifs dispersés en arrière de la bouche et dans la cavité
buccale. Leur nombre varie de 37 (pigeons) à 400 (perroquets). Les oiseaux ne mâchent pas
leur nourriture, mais l’avalent tel quel. Le goût des oiseaux serait assez comparable à celui des
hommes.

L'odorat n’existe quasiment pas chez les oiseaux. Certes, ils ont bien dans leurs narines des
organes olfactifs, mais la dispersion des fosses nasales empêcherait le courant respiratoire
d’atteindre ces organes.

NB : Les oiseaux ont une ouïe et une vue parfaites, avec en revanche un odorat peu
développé.

Le toucher est un sens diversement développé. Le plus souvent ces organes se trouvent sous
le bec et sur la langue, mais certains l’ont aussi à la base de certaines plumes ou sur les pattes.

→ Mammifères

L’évolution de chacun des 5 organes des sens est maximale chez les mammifères.

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Pour l’Oreille:
chez les Poissons, elle se réduit à l’oreille interne qui perçoit directement les
variations de pression de l’eau: c’est donc surtout un organe d’équilibration.
Chez les Vertébrés terrestres, il s’y ajoute une oreille moyenne qui transmet à
l’oreille interne les variations de l’air. Ici l’oreille a un double rôle: un organe
d’équilibration et un organe d’audition.
Chez les Mammifères en particulier, il s’y ajoute, une oreille externe (Pavillon) qui
reçoit les sons et les transmet aux deux autres. La taille du pavillon est variable dans chaque
groupe.

4- ANATOMIE COMPAREE DE L’APPAREIL DIGESTIF

L’Appareil Digestif se charge d’accueillir les aliments ingérés, de le réduire en nutriments


grâce aux systèmes de broyage, de les absorber (assimilation) et de les envoyer aux autres
organes pour leur métabolisme.
Chez les Batraciens, le tube digestif est ouvert à ses deux extrémités et présente sur
son parcours un renflement ovale (estomac) dont les parois internes sont plissées
longitudinalement.
La cavité buccale, large et grande, présente sur le vomer et le palatin de petites dents
pointues recourbées en arrière; rarement ces dents manquent complètement. Elles sont
destinées à retenir la proie.

La langue est épaisse, pourvue de papilles gustatives et sert d'organe de préhension des
aliments; celle de la Grenouille est fixée par son bord antérieur et son extrémité libre est
dirigée vers le fond de la bouche.

Les deux fosses nasales sont plus différenciées que chez les Poissons; elles s'ouvrent au
dehors au sommet du museau et en arrière au fond de la bouche.

Le foie et le pancréas sont toujours bien développés; le canal pancréatique possède la


particularité de s'ouvrir dans le canal cholédoque qui, à son tour, débouche dans le
duodénum.

L'intestin est divisé en intestin grêle, étroit, présentant ordinairement des circonvolutions, et
en gros intestin qui vient déboucher dans une poche cloacale, où arrivent en même temps les
œufs et l'urine. Celle-ci est sécrétée par deux reins très allongés possédant chacun un conduit
excréteur qui s'ouvre dans le cloaque.

Chez les Reptiles, les mécanismes d’ingestion et de digestion des aliments sont
différents chez les serpents et les lézards. Les dents des lézards peuvent être Pleurodontes
(tombent régulièrement et remplacées par de nouvelles) chez la majorité des lézards) et sont
situées sur la surface interne des os de la mâchoire ou Acrodontes (ne tombent pas sauf chez
les juvéniles) (Agamidae, Camelionidae) et sont situées sur le rebord des mâchoires.

Les lézards possèdent un estomac assez simple. Contrairement à la majorité des serpents, la
plupart des lézards ont un caecum. Le système digestif se termine (serpents et quelques
lézards) par le cloaque (orifice où se rejoignent les produits des systèmes digestif, urinaire et
reproducteur). Il est composé de trois chambres : le coprodeum, l'urodeum et le
proctodeum. Le coprodeum récolte les fèces. L'urodeum récolte les produits des systèmes
reproducteur et urinaire (l'urine et les œufs ou le sperme). Finalement, le proctodeum est la

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chambre la plus près du cloaque et sert à mélanger les produits de deux autres chambres.
Donc les fèces de lézards contiennent aussi les urines.

Chez les Oiseaux, par suite de l'absence de dents, leur tube digestif est plus compliqué que
chez les Reptiles. A la suite de l'œsophage, dilaté en forme de jabot pour stocker les aliments
et qui, dans certains cas, est déjà le lieu d’une action chimique (jabot vrai), vient l'estomac
divisé en deux parties : l'antérieure (ventricule succenturié), très riche en glandes digestives
(estomac glandulaire) la postérieure (gésier) chargée de broyer les aliments (estomac
musculeux); ces deux parties de l’estomac sont moins développées chez les Rapaces et les
Insectivores que chez les Granivores (en raison de la consistance des aliments à broyer).
L'intestin grêle ou moyen fait suite au gésier et est un conduit cylindrique d'une longueur
variable, suivant le régime. Le gros intestin présente en général 2 caeca, très allongés chez les
Gallinacés et les Ratites, très variables dans les autres groupes, mais jouant un rôle important
dans la digestion. Il débouche enfin dans le cloaque, (cavité commune avec les conduits
génito-urinaires chez tous les Oiseaux, Les glandes annexes du tube digestif (foie, pancréas)
ne présentent rien de remarquable.

Chez les Mammifères, un palais secondaire sépare la cavité buccale du pharynx qui
reçoit les fosses nasales (choanes) qui s’ouvrent postérieurement. La langue est épaisse et
charnue, avec développement des joues pour faciliter la mastication. Les os maxillaires et la
mandibule portent des dents logées dans des alvéoles; on n’en trouve plusieurs types
(hétérodontie) en deux dentitions successives (diphyodontie) ; certaines dents sont à
croissance continue (rongeurs). L’œsophage fait suite au pharynx et débouche dans l’estomac
séparé en régions pylorique et cardiale ; l’intestin grêle est long et riche en circonvolutions ; le
gros intestin débute par un volumineux caecum. 3 orifices : urinaire (en haut), génital (milieu)
et anal (en bas). Le foie est développé (6 lobes) ; le pancréas, (multilobé et diffus), est logé
dans l’Anse du duodénum, sans lien avec le canal cholédoque.

5- ANATOMIE COMPAREE DE L’APPAREIL RESPIRATOIRE

L’Appareil Respiratoire doit assurer les échanges gazeux entre l’organisme et l’extérieur car
ils sont nécessaires au métabolisme. A noter que les 2 milieux (eau et air) ont des propriétés
physicochimiques très différentes :

L’eau est 850 fois plus dense que l’air et 50 fois plus visqueuse. La vitesse de diffusion de
l’oxygène est un rapport de 1 à 300 000. Dans un volume de 100 ml d’air, il y a environ 21
ml d’O2 et pour 100 ml d’eau il y a environ 0,6 ml d’O2. Si la salinité et la température de
l’eau augmentent, l’oxygène diminue.
Quand on monte en altitude, la concentration en O2 décroît mais si non l’échange se fait en
permanence dans l’air. La consommation d’énergie est plus coûteuse pour la respiration
branchiale.

L’organe respiratoire des vertébrés aquatiques est la branchie et celui des vertébrés terrestres
est le Poumon. De part leur formation, ces 2 organes sont très différents ; le Poumon n’est
pas une évolution de la Branchie, mais il y a eu un saut évolutif avant le passage en milieu
terrestre dans un milieu encore aquatique.
- les Dipneustes actuels ont les 2 respirations et sont capables de les alterner. Ces Poissons
vivent dans un milieu où l’eau s’assèche en saison sèche. La respiration pulmonaire n’est pas

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très efficace en milieu terrestre pour couvrir les besoins de l’animal et il rentre en vie ralentie
dans une coque de terre (le Protoptère).
I) L’appareil respiratoire branchial
Les branchies ne sont pas la caractéristique des vertébrés. La structure des branchies est à peu
près égale entre les vertébrés comme entre les Mollusques et les Crabes. Ce qui caractérise
l’ensemble de cet appareil respiratoire, ce sont les arcs branchiaux (pièces squelettiques), la
disposition des lames branchiales (lieu d’oxygénation) et les arcs aortiques (vaisseaux
sanguins pour l’oxygénation). On distingue deux types de branchies :

-Des branchies internes et externes.


Les larves d’Amphibiens (aquatiques), respirent par des branchies: les larves des
Amphibiens Urodèles (conservent leur queue à l’état adulte : Triton); les larves présentent
des branchies externes alors que celles des Amphibiens Anoures (sans queue à l’état
adulte : grenouilles, crapauds), possèdent d’abord des branchies externes puis des branchies
internes (situées dans une chambre branchiale qui s’ouvre à l’extérieure par 1 ou 2 orifices :
Spiracles).

1)- les Branchies externes


Elles caractérisent les invertébrés aquatiques, les Amphibiens et quelques poissons d’eau
douce ; elles se développent à partir de l’ectoderme qui se ramifie jusqu’ à l’extérieur en face
des arcs squelettiques et irriguées par des arcs aortiques. Chez le têtard, on a 3 paires d’arcs
branchiaux squelettiques correspondant à des branchies externes. En plus du rôle respiratoire,
ces branchies ont un rôle dans l’absorption des éléments nutritifs.
Chez les Anoures, le têtard n’a plus de branchies externes à partir d’un âge car il y a un repli
membranaire qui recouvre les branchies et les échanges gazeux se font grâce à un ou deux
orifices (Spiracles).
Au moment de la métamorphose, il y a résorption de la branchie externe et apparition du
poumon.
2)- les Branchies internes
Ce sont des lamelles très vascularisées qui tapissent la paroi des fentes branchiales faisant
correspondre le pharynx avec l’extérieur.

Chez les Chondrichtyens : les Fentes Branchiales sont séparées par des cloisons
soutenues par des arcs branchiaux cartilagineux et dans lesquelles se trouvent les arcs
viscéraux. La 1ère fente branchiale s’ouvre (Event) entre l’arc mandibulaire et l’arc hyoïdien
mais n’est pas fonctionnelle. Elle ne sert pas à la respiration car il n’y que des branchies
atrophiées (Pseudo branchies).
L’eau rentre dans les arcs qui vont se refermer pour que l’eau oxygénée baigne les branchies,
puis l’eau est évacuée. On a un mouvement permanent pour un renouvellement de l’eau.

Chez les Téléostéens : la 1ère fente branchiale ne s’ouvre pas entre l’Arc Mandibulaire
et l’Arc Hyoïdien et il y a donc disparition de l’Event.

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La circulation de l'eau

L'eau est absorbée par la bouche et ressort par les ouïes Si on soulève l'opercule, on peut voir dans
après avoir traversé le rideau de branchies la cavité branchiale, les branchies colorées
en rouge car les vaisseaux sanguins y sont
très nombreux.

Organisation de l'appareil branchial au niveau de la tête (Poisson osseux)

Les différentes étapes de la circulation de l'eau

1- La bouche étant ouverte, la cavité buccale se dilate et se remplit par l'abaissement


de son plancher.

2- Puis la bouche se ferme et le relèvement du plancher de la bouche chasse l'eau vers


les fentes branchiales, l'eau pénètre dans la cavité branchiale :

3- la cavité branchiale se contracte et l'opercule se soulève d'où sortie de l'eau.

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1 2 3
Les Branchies : elles ont un rôle excréteur (en rejetant l’urée et l’ammoniac) et un rôle dans
la régulation des sels en sécrétant du sodium et du potassium. On a donc un phénomène
d’osmorégulation pour un maintien du milieu extérieur. .

Chez les Amniotes : il y a 5 paires de fentes branchiales chez l’embryon qui évoluent
en ne s’ouvrant pas. Les organes importants sont: l’évent va donner l’oreille moyenne qui
termine par le tympan avec de petits os de l’évent qui s’incluent dans l’oreille avec
l’articulation de la mâchoire. On aura ensuite des glandes : la thyroïde, le thymus (importantes
cellules immunitaires), les para thyroïdes (rôle dans la régulation de la concentration en
calcium) et les amygdales.

II) - L’Appareil Respiratoire pulmonaire


L’avantage ici, c’est que la concentration en oxygène dans l’atmosphère est importante et
que les gaz diffusent plus vite dans l’air. Cette respiration ne nécessite pas donc beaucoup
d’énergie.
L’inconvénient, c’est que la surface respiratoire doit être étendue et maintenue humide en
permanence. La solution est d’avoir une surface invaginée plutôt que évaginée. Les insectes
possèdent un système de trachées, petits orifices sur la paroi de l’abdomen et du thorax avec
un réseau de canal qui s’invagine dans le corps avec des ramifications intérieures.
Les poumons sont des invaginations très localisées, sans ramifications et n’amènent pas l’O2
dans toutes les régions du corps ; ceci nécessite la présence du système circulatoire qui va des
poumons vers le cœur (= pompe) et vers le reste de l’organisme. Les poumons proviennent de
l’invagination d’une partie de l’œsophage (endoderme) et ont une origine différente des
branchies, il n’y a pas de continuité mais un saut évolutif entre les deux. Il existe des
poumons pour une respiration complémentaire chez les Dipneustes. A partir des tétrapodes,
on a des poumons sauf régressions secondaires. On passe de poumons primitifs aux poumons
volumineux et très développés.

Chez les Dipneustes, les Poumons coexistent avec les Branchies, qui deviennent une
alternative en cas de dessèchement du milieu. Les Protoptères ont deux poumons. Il y a une
vie ralentie avec une prise d’air par heure et 3 battements cardiaques par minutes pour ces
Protoptères vivant dans un terrier de terre en cas de dessèchement du milieu.
Chez les Amphibiens adultes, la métamorphose aboutit aux poumons rudimentaires
peu différenciés ; ils ont des sacs peu plissés pour augmenter la surface pulmonaire; il faut
alors d’autres organes pour intervenir dans la respiration. Chez la grenouille, 60% des
échanges respiratoire se font avec la peau (respiration cutanée), 40% avec les poumons et
rarement avec la bouche. Les conditions varient en fonction du milieu. Il faut que la peau soit
toujours humide. Les échanges sont plus importants quand il fait frais que quand il fait chaud

64
avec la peau. Le rejet de CO2 se fait avec la peau et l’O2 au niveau du poumon. La peau
sécrète un mucus pour protéger la peau du dessèchement. La trachée est courte et n’a pas
besoin d’être soutenue par du cartilage, il n’y a pas de cou. L’air est ingéré par des
mouvements de la cavité buccale et de la langue, cette méthode n’est donc pas possible en
mangeant.

Chez les Reptiles, le tégument est trop épais (imperméable) pour pouvoir respirer
avec la peau. On a une respiration uniquement pulmonaire. La trachée est longue et
parcourt dans un cou long et elle est soutenue par du cartilage. La respiration se fait par
des mouvements de la cage thoracique et de la paroi abdominale. La trachée laisse bien
passer l’air et elle se divise en 2 bronches qui débouchent sur les poumons.
Chez les Ophidiens, les deux poumons peuvent être égaux et fonctionnels (boas et
pythons) mais dissemblables chez tous les autres: le plus grand (droit) et le gauche
atrophié ou absent.
Chez les Lézards (Squamates : Lacertiliens), on a un cloisonnement primitif qui
évolue vers un type Chélonien où le cloisonnement est important pour former des alvéoles).
Chez les Crocodiliens, on a une grande surface d’échange par cloisonnement ce qui
permet une réduction de la taille du poumon.

La surface interne des poumons est garnie de nombreux plis (augmentation de la surface
d’échange).

Chez les Oiseaux, à masse égale, le volume pulmonaire est la moitié de celui des
mammifères.

65
- Les poumons des oiseaux sont petits. Il n’y a pas d’alvéoles pulmonaires, mais un
développement de ramifications bronchiques appelées parabronches (petits tubes fins ou
canaux).
- Les sacs aériens (poches à paroi élastique pouvant se remplir d’air) sont développés et
situés dans différentes parties du corps et reliés aux parabronches.
- Ces canaux aériens forment un réseau fermé ou circule l’air et sur la paroi desquels sont
appliqués les vaisseaux sanguins.
Les sacs aériens ont un rôle purement mécanique et constituent un lieu de circulation d’air
permanent au moment de l’inspiration (la pression baisse dans tous les sacs aériens qui se
remplissent d’air). Les sacs postérieurs se remplissent d’air frais venant de l’extérieur et les
sacs antérieurs de l’air « usé » venant des poumons. Au cours de l’expiration, l’air « usé »
est expulsé à l’extérieur et l’air oxygéné passe dans les bronchioles des poumons. On a une
respiration en 2 temps : -l'air circule à sens unique dans les poumons. La ventilation des
parabronches est assurée par les sacs aériens antérieur et postérieur; -l'air passe de la bouche
directement aux sacs aériens postérieurs d’abord, ensuite aux parabronches, et enfin aux sacs
aériens antérieurs, pour être finalement exhalé (pas de mélange entre l'air frais et l'air usé).

NB : La cage thoracique des oiseaux est assez rigide de sorte que c’est surtout l’élasticité
des sacs aériens qui assure la circulation de l’air
Chez les Mammifères, le poumon est divisé en petits sacs (alvéoles).
L’homéothermie, c’est le maintien de la température interne constante. Le volume
pulmonaire est de 6% par rapport au volume corporel que le mammifère soit terrestre ou
aquatique. Le poumon est divisé en lobes.
66
Les échanges respiratoires se font par la musculature et le squelette de la cage thoracique avec
l’aide du diaphragme (muscle plat qui sépare la cage thoracique de la cavité abdominale). Les
poumons ont un rôle passif. Lors de l’inspiration, les côtes remontent et vont s’écarter :
conséquence : les muscles et le diaphragme se contractent et le poumon descend ce qui fait
un appel d’air. Pour l’expiration, les muscles se relâchent, le diaphragme aussi, la cage
thoracique reprend sa place et l’air est chassé naturellement par compression des poumons.

6- ANATOMIE COMPAREE DE L’APPAREIL CIRCULATOIRE

Les vertébrés ont un système circulatoire entièrement clos avec échanges gazeux entre
l’organisme et l’extérieur. La lymphe et le sang circulent dans des canaux. Ce système
circulatoire clos s’oppose au système lacunaire des invertébrés (insectes).
Chez les vertébrés, le sang est considéré comme un tissu conjonctif dont la substance
fondamentale est le plasma et les cellules qui y baignent sont de nature différente :
Globules Rouges/Hématies/Erythrocytes (pour les échanges respiratoires);
Globules Blancs /Leucocytes (pour l’immunité)
Plaquettes Sanguines/ (Thrombocytes pour la coagulation du sang).

Le cœur des vertébrés est un muscle creux dont les contractions vont aspirer le sang en amont
et le refouler en aval (rôle de pompe qui permet la circulation du sang).

Du cœur, le sang est dirigé vers les organes par le réseau artériel. Des organes vers le
cœur, on trouve le réseau veineux.
La fonction métabolique du sang est d’amener l’O2 et les nutriments puis de capter le CO2
et les déchets pour les évacuer. On a une liaison dépendante entre l’Appareil Digestif (qui
fournit ces nutriments), et l’Appareil Excréteur (lieu de dépôt et d’évacuation des déchets) et
l’Appareil Respiratoire (pour les échanges O2, CO2 ou CO2, O2).
- le sang venant des organes débouche dans le sinus veineux par le canal de Cuvier.
Pour l’appareil digestif et excréteur, les connections avec le sang sont de la même façon chez
tous les vertébrés avec un système veineux. On a 2 modes de respirations (aquatique et
aérienne) qui vont se succéder dans le temps ce qui peut entraîner des modifications
importantes des structures et des modifications au niveau du cœur.
Les embryons de tous les vertébrés passent par un 1er stade qui est le même : On a cependant,
2 grandes différences :
- vertébrés à respiration uniquement branchiale : un circuit sanguin unique, un cœur, un
sinus veineux, une oreillette, un ventricule…

Vertébrés aquatiques.

Le cœur est ventral et est traversé par le CO2, on a une circulation unique.

67
A partir des Dipneustes et des Amphibiens, il y a apparition de la respiration pulmonaire
avec une double circulation sanguine chez tous les vertébrés terrestres. Pour assurer
cette double circulation, le cœur est divisé en deux parties : un cœur droit avec le sang
riche en CO2 et un cœur gauche avec le sang riche en O2.

Chez les Gnathostomes, il y a primitivement 6 paires d’Arcs aortiques et leur existence


est parfois très brève ; elles correspondent aux 7 paires d’Arcs Viscéraux. L’Arc aortique
VI est le plus proche du cœur et l’Arc I le plus éloigné. L’Arc aortique II correspond à
l’Arc Mandibulaire (qui disparaît dès les poissons cartilagineux car formant les mâchoires et
cet Arc aortique II correspond alors à l’Arc Hyoïdien ; les 4 paires restantes irriguent les 4
premières branchies.

Chez les Poissons Sélaciens, le cœur est linéaire mais peu à peu il subira une modification.

Chez les Poissons Téléostéens, il y a disparition des deux premières paires d’Arcs
aortiques et les 4 restantes
vont irriguer les 4 Branchies.

Chez les Dipneustes, on a une alternance entre la respiration aquatique et aérienne. A partir
de l’Arc aortique VI, on a un nouveau vaisseau qui va vers les poumons et des poumons,
on a un autre vaisseau qui repart au cœur.

Chez les Amphibiens, le cœur possède les quatre mêmes parties que celui des Poissons
(sinus veineux, oreillette, ventricule et bulbe cardiaque); de plus, l'oreillette est subdivisée
en deux autres complètement distinctes ; ces parties, au lieu d'être placées les unes à la suite
des autres (cas des Poissons), se sont ramassées et forment un organe globuleux : les deux
oreillettes sont sur la face supérieure du ventricule unique; le bulbe cardiaque se trouve
entre les deux oreillettes et le sinus veineux est situé à la face postérieure du cœur, avec un
orifice qui le fait communiquer seulement avec l'oreillette droite.

L'évolution du cœur des Batraciens se poursuit chez les Reptiles par un cloisonnement
longitudinal plus poussé (mais incomplet) du ventricule, ce qui assure une meilleure
répartition des sangs artériel et veineux. La circulation est donc double et incomplète (la
séparation du ventricule étant incomplète), il y a mélange des deux sangs, sauf chez les
crocodiliens (cloisonnement complet) où la séparation est complète. Il y a deux crosses
aortiques ; l’oxydation est encore lente car ce sont des animaux à sang froid. A partir des
Amphibiens adultes et Reptiles, le mode de vie terrestre et la présence de poumons (même
rudimentaires), entraînent un déséquilibre entre la circulation pulmonaire et le reste des
vaisseaux sanguins. Ainsi, le sang oxygéné revient au cœur puis est dirigé vers les organes
(petite circulation). La grande circulation correspond au circuit du sang qui part du cœur
pour aller aux organes et revenir au cœur.

68
Le cœur possède 3 cavités contractiles ; deux
oreillettes qui reçoivent le sang et un
ventricule qui le rejette. Chez ces animaux, le
bulbe artériel se situe entre les deux
oreillettes. Le sinus veineux approvisionne l’oreillette droite et l’oreillette gauche reçoit le
sang directement par la veine pulmonaire.

Coupe sagittale du cœur d'un


Crocodilien. Noter la
présence d'une cloison
complète entre les deux
ventricules (cœur à quatre
chambres). © BIODIDAC

Les reptiles (sauf


Crocodiliens) présentent un
cœur dont les deux
ventricules ne sont pas complètement séparés. Toutefois, même avec un ventricule non divisé,
le mélange de sang artériel et veineux est minime. Les tortues, elles, possèdent deux
oreillettes et un seul ventricule. À l'exception des crocodiliens, les reptiles présentent un cœur
dont les deux ventricules ne sont pas complètement séparés. Toutefois, même avec un
ventricule non divisé, le mélange de sangs artériel et veineux est minime. Les tortues, elles,
possèdent deux oreillettes et un seul ventricule.

Chez les Crocodiliens, il y a une respiration pulmonaire. Le cœur est divisé en 4 parties (2
oreillettes ; 2 ventricules). Le cloisonnement est complet. C’est la première fois qu’il y a
une cloison inter ventriculaire avec une distinction entre cœur droit et cœur gauche.
L’Arc aortique gauche part du ventricule droit chargé en CO2 croise et communique par
un orifice (Foramen de Parizza). De l’Arc aortique VI partent 2 artères pulmonaires qui sont
les troncs pulmonaires. L’Arc aortique III va vers la tête.

Différences entre cœur des crocodiliens et celui des autres reptiles :


1- les deux cavités du ventricule sont séparées par un septum complet; pas de mélange
sanguin;

69
2- présence d’une communication (foramen de Panizza) au niveau de la jonction des
deux arcs aortiques pour égaliser les pressions droite et gauche;

Chez les Oiseaux, le Cœur a 4 cavités (2 oreillettes et 2 ventricules). Les moitiés droite et
gauche complètement séparées; une seule crosse aortique droite, part du ventricule gauche.
Les deux sangs ne se mélangent jamais ; il y a une grande et une petite circulation
indépendantes.

Chez les Mammifères la respiration pulmonaire se met en place après la naissance. Le fœtus
fait ses échanges par l’intermédiaire du placenta et non avec ses poumons. Toutefois, chez
l’embryon de Mammifères, le trou de Botal qui assure la communication des 2 oreillettes
peut persister mais il se bouche à la naissance. Chez l’Homme, la persistance de ce trou à
la naissance entraîne chez le nouveau-né une mauvaise oxygénation des tissus (maladie
« bleue ») qui se corrige en chirurgie. La séparation des 2 sangs chez les mammifères est
complète et constitue une nécessité car étant Homéothermes, ces animaux ont un
métabolisme plus intense que les autres. L’approvisionnement de leurs tissus en O2 et
l’élimination du CO2 doivent être assurés avec un bon rendement (donc aucun mélange
des sangs).

EVOLUTION DE L’APPAREIL CIRCULATOIRE DES VERTEBRES

Poils / Plumes Complète Cœur à 4 cavités


Complète (Crocodile) Cœur à 4 cavités
Ecailles b) Double
Cœur à 3 cavités
Amnios Incomplète
Poumons………………………………………………………………………………………
……………….
Squelette ossifié
a) Simple Complète Cœur à 2 cavités
Mâchoires……………………………………………………………………

RECAPITULATIF
1- Evolution du cœur et de la circulation (Poissons):
a-) la circulation est simple
b-) elle est aussi complète
c-) elle se fait dans un cœur à 2 cavités (1 oreillette et 1 ventricule)
2- Evolution du cœur et de la circulation :
Chez les Amphibiens :
a-) la circulation est double
b-) mais elle est incomplète
c-) elle se fait dans un cœur à 3 cavités (2 oreillettes et 1 ventricule)
Chez les Reptiles :
d-) il y a cloisonnement progressif du ventricule
e-) et ce cloisonnement est total chez les crocodiles (cœur à 4 cavités)
Chez les Oiseaux et les Mammifères :
a-) la circulation dans ces cas est double
b-) cette circulation est complète
c-) elle se fait dans un cœur à 4 cavités (2 oreillettes et 2 ventricules).

70
Résumé
Le passage de la vie aquatique à la vie aérienne impose un changement important
dans l’appareil respiratoire: suppression des branchies et apparition des poumons; Chez
les Poissons, il y a différents mécanismes permettant la respiration aérienne. Ce passage
nécessite aussi une modification de l’appareil circulatoire : le cœur des Poissons ne
propulse que du sang carbonaté. Chez les Tétrapodes, un « 2ème cœur » formé d’une
oreillette et d’un ventricule issu du cloisonnement du cœur des Poissons, vient se situer
sur le trajet du sang oxygéné pour assurer la circulation: la partie droite est réservée au
sang carbonaté et la partie gauche au sang oxygéné.

7- ANATOMIE COMPAREE DE L’APPAREIL URO GENITAL

L’appareil urinaire et l’appareil génital sont assez liés chez les Tétrapodes puisque
certains conduits peuvent à la fois servir de conduit urinaire et de conduit génital. Dans
ces appareils il y a:
→ les Organes urinaires: les Reins ;
→ les Organes génitaux: Testicules ou Ovaires ;
→ les Conduits uro-génitaux.

LES REINS des Vertébrés:


Ils constituent l'ensemble des organes destinés à la sécrétion et à l'excrétion de l'urine. Ils
sont formés d’un grand nombre d’unités fonctionnelles denses (néphrons), d’origine
mésodermique, qui élaborent l’urine. En fonction de la répartition de ceux-ci et du degré
d’évolution des vertébrés, on a 3 types de paires de reins fonctionnels qui se succèdent au
cours du développement embryonnaire : les Pronéphros remplacés par les Mésonéphros,
ensuite on a les Métanéphros. Si le Pronéphros apparaît chez tous les vertébrés, il est le rein
fonctionnel des larves des Agnathes et des Amphibiens; le Mésonéphros qui lui succède, est
le rein fonctionnel des Agnathes, Poissons et Amphibiens adultes (Pas de Métanéphros).
Chez l’Homme, il y a 2.5 millions de néphrons, dérivant des métanéphridies les plus
évoluées et emballés dans un mésenchyme (tissu de protection).

Chez les vertébrés, les organes qui constituent l’appareil urinaire vont en se compliquant de
plus en plus, jusqu'aux Mammifères. Etendues du rein jusqu’au méat urinaire, les voies
urinaires sont constituées par une série de conduits interrompus dans leur trajet par le
réservoir de l'urine (vessie). L'urine, traversant le filtre rénal (les reins), pénètre dans le canal
vecteur (uretère) qui la transporte jusqu’à la vessie. Depuis la vessie, l'urètre, évacue l'urine
vers l'extérieur. Cet ensemble constitue l’appareil urinaire.

71
L'appareil urinaire : le rein et ses conduits.

Chez les Chondrichtyens, le Mésonéphros est le rein définitif et apparaît très tôt. Sa partie
antérieure est réduite chez la femelle alors qu’elle est annexée à l’appareil génital chez le
mâle, donc rôle mixte.

Chez les Ostéichtyens, le pronéphros, fonctionne longtemps chez l’embryon et le


mésonéphros, exclusivement urinaire chez les 2 sexes.

Chez les Amphibiens, le mésonéphros est le rein fonctionnel.

Chez les Amniotes, le mésonéphros régresse et est remplacé par le métanéphros qui est le
rein fonctionnel de ces animaux.

LES GLANDES GENITALES : Il y a Testicules et Ovaires car les vertébrés ont des sexes
séparés et ces glandes proviennent des gonades.
Les Testicules, constitués de tubes séminifères, élaborent les spermatozoïdes et les
hormones mâles (testostérone).
Les ovaires, constitués d’ovarioles, élaborent les ovules et les hormones femelles
(folliculine et progestérone).
Cependant, il y a quelques exceptions chez les vertébrés:

→ Chez les Amphibiens mâles, la Fécondation est externe ; chez le mâle, deux testicules
sont munis d’un corps jaune adipeux (rôle nutritif) et les canaux spermatiques se jettent dans
les canaux de Wolff. On y trouve une vésicule séminale ; il y a un hermaphrodisme latent
car près de chaque testicule, se trouve l’organe de Bidder, (sorte d’ovaire): après ablation
des testicules, ces organes deviennent des ovaires fonctionnels. Chez la femelle, deux
ovaires et deux oviductes (canaux de Müller) qui débouchent dans le cloaque.

→ Chez les Reptiles, le mésonéphros fonctionne chez l’embryon et donne naissance à


l’épididyme et au canal déférent chez le mâle mais dégénère avec le canal de Wolff chez la
femelle. Le métanéphros est le rein fonctionnel chez l’adulte.

72
→ Chez les Oiseaux, 2 reins volumineux, trilobés (métanéphros) avec 2 glandes
surrénales ; mais il n’y a qu’un seul ovaire et un oviducte à gauche chez les femelles; la
gonade droite (rudimentaire), peut devenir un testicule si l’on enlève précocement l’ovaire
gauche.

LES CONDUITS GENITO–URINAIRES


Chez le jeune embryon des Tétrapodes, il apparaît 4 conduits aux stades gonades et
mésonéphros: 2 canaux de Wolff et 2 canaux de Müller. Ces canaux n’ont pas la même
destinée suivant les animaux et aussi suivant les sexes Ainsi :
►chez les Poissons, Les tubes urinaires se jettent dans le canal de Wolff qui assure
l’excrétion de l’ammoniaque (NH4) (Chondrichtyens). La fécondation est interne, l’ovaire
gauche est réduit et les 2 oviductes fusionnent au niveau des pavillons en un ostium cilié
impair. Les spermatozoïdes sont évacués par des canalicules efférents en relation avec
l’épididyme et sont jetés dans le canal de Wolff (rôle de spermiducte) qui se termine par la
vésicule séminale qui reçoit les canaux urinaires.
Chez les Ostéichtyens, les deux uretères primaires, (les canaux de Wolff), courts, fusionnent
en une vessie urinaire.
► chez les Amphibiens, les canaux de Wolff, liés aux mésonéphros, servent de
conduits urinaires dans les 2 sexes.
• chez les mâles, ils servent également de conduits génitaux et les testicules
déversent le sperme dans les reins; les canaux de Müller ne servent à rien chez les mâles et
peuvent donc disparaître (ils subsistent chez le crapaud mâle).
• chez les femelles, les canaux de Müller servent d’oviductes avec présence d’un
pavillon.
►Reptiles : chez les adultes, c’est un uretère secondaire, différencié à partir du
canal de Wolff, qui évacue l’acide urique dans une vessie (tortues et majorité des lézards) ou
dans un cloaque (autres reptiles). Les testicules et les ovaires déversent leurs produits,
respectivement, dans le Canal de Wolff et Canal de Müller.

►Oiseaux : les uretères se jettent dans le cloaque : ni vessie ni stockage donc urine. Il
y a excrétion d’acide urique (urates). Ces cristaux peuvent être éliminés avec une petite
quantité d'eau, l'oiseau n'a donc pas à transporter une masse inutile de liquide.
►Mammifères : le Métanéphros est le rein fonctionnel, de chaque rein part un
uretère secondaire qui se jette dans la vessie; de la vessie part un seul urètre dont le rôle et la
longueur varient selon le sexe:
* seulement urinaire et très court chez la femelle,
* uro-génital et long chez le mâle.
L’excrétion des déchets azotés se fait sous forme d’urée.
Chez les femelles, les oviductes présentent en avant un large pavillon et en arrière un
utérus dont:
un utérus double (le lapin); un utérus biparti (le porc);un utérus bifide (les ongulés); et
un utérus simple (la femme).

L’excrétion
→ Batraciens
Les organes urinaires comprennent deux reins étendus le long de la colonne vertébrale, de
chaque côté de l'aorte, et se continuant chacun par un uretère qui va déboucher dans la partie
terminale du rectum dilatée en cloaque. Chez les mâles, l’uretère sert en même temps à
l'émission des produits sexuels. Il existe une vessie, mais elle présente la particularité de ne

73
pas recevoir directement les deux uretères; c'est un simple diverticule de la paroi cloacale
qui s'ouvre en avant du cloaque, tandis que les deux uretères s'ouvrent en arrière.
Les reins des Batraciens sont des mésonéphros de l'embryon, dont les tubes primitifs ont
perdu leur pavillon vibratile et sont devenus deux reins massifs. Les conduits urinaires ont la
même origine que ceux des Poissons Sélaciens; l'uretère primitif de l'embryon se divise en
deux, le canal de Wolff et le canal de Muller qui persistent chez les femelles :
- canal de Wolff sert uniquement à l'évacuation de l'urine (uretère vrai);
- canal de Müller devient l'oviducte (évacuation des œufs).
Chez les mâles, au contraire, le canal de Muller s'atrophie et il ne reste que le canal de
Wolff, qui sert à la fois à l'évacuation de l'urine et des éléments sexuels (il est à la fois
uretère et canal déférent).
L’excrétion des déchets azotés se fait sous forme d’ammoniaque (larves et adultes
aquatiques), et sous forme d’urée (Anoures terrestres). Les canalicules excréteurs sont
parallèles et se jettent dans le canal de Wolff qui débouche dans une vessie bilobée.

→Reptiles
Appareil génito-urinaire : chez les reptiles, il y a disparition des reins primitifs et présence
des métanéphros. Les urines et le sperme empruntent des voies différentes :
Urines : uretère, collecteur du métanéphros
Sperme : canal de Wolff, les gonades mâles se connectent à ce niveau (pas d’uro-
spermiductes comme chez les Batraciens).
Ovules : canal de Müller (oviductes)
Ces trois canaux débouchent dans le cloaque.

→ Oiseaux
Le système urinaire des oiseaux a pour objet d'éliminer des déchets azotés produits par le
métabolisme cellulaire et les ions en excès dans le sang, de réguler le volume sanguin et de
maintenir l'équilibre électrolytique (= en ions inorganiques). Il est principalement constitué
des reins et des uretères évacuant l'urine par des contractions musculaires, vers le cloaque.
L'urine n’est pas stockée dans une vessie comme chez les mammifères, car chez les oiseaux,
seuls l'Autruche ou le Nandou en possèdent.

74
Les reins
Les reins des oiseaux sont trilobés et situés dans la région pelvienne.

Système urinaire d'un oiseau

Les unités fonctionnelles des reins (néphrons), sont localisées dans les lobules: ils se vident
dans des conduits qui entourent le lobule.

Les uretères éliminent l'urine produite directement dans le cloaque. L'urine est alors expulsée,
mêlée aux matières fécales. Le rôle des reins : le filtrage, l'excrétion, la sécrétion et
l'absorption. Ils filtrent l'eau et certaines substances du sang (déchets du métabolisme et les
ions), qui sont ensuite transférés dans l'urine. Les reins jouent aussi un rôle important dans
l'économie de l'eau car ils réabsorbent des substances nécessaires (glucose).

Les néphrons
L'unité fonctionnelle et structurelle du rein est le néphron. Il en existe des millions et sont
situés dans les lobules.
Les néphrons sont constitués d'un glomérule (un nœud de capillaires), d'une boucle de
Henle, d'un tubule rénal (proximal et distal) dont l’extrémité (capsule de Bowman)
entoure le glomérule d’une membrane très poreuse et de capillaires péri-tubulaires.

75
Organisation d'un néphron.

Les reins des oiseaux comprennent deux types de néphrons: ceux de type "Reptilien", sans
boucle de Henle, localisés dans le cortex, et ceux de type "Mammalien" avec des boucles
longues ou de dimension intermédiaire, localisés dans la moelle.

Deux types de néphrons des oiseaux : (1) type reptilien et (2) type mammalien.

Chez les oiseaux, 10-30% de néphrons possèdent une boucle de Henle. Les capillaires péri-
tubulaires (autour du Glomérule) sont des vaisseaux poreux où la pression sanguine est
faible et qui réabsorbent les solutés et l'eau, et les renvoient vers des veines.
Chaque néphron filtre le plasma sanguin pour éliminer des déchets, mais il ne doit pas
éliminer certaines substances (glucose) ni trop d'eau. L’excrétion se fait sous forme de
cristaux d’acide urique. Comme ces cristaux peuvent être éliminés avec une quantité minime
d'eau, l'oiseau a le souci d’économiser l’eau.

76
→ Mammifères
Tous les Mammifères possèdent deux reins (munis de glandes surrénales) ayant
généralement la forme de haricots et situés le long de la colonne vertébrale dans la région
lombaire; mais leur surface, au lieu d'être toujours lisse comme dans l’espèce humaine, est
quelquefois mamelonnée.

Leur structure interne est composée de nombreux canalicules urinifères dont une extrémité
se termine par un glomérule de Malpighi avec capsule de Bowmann, tandis que l'autre
extrémité débouche dans un bassinet. Celui-ci se continue par un uretère s'ouvrant un peu
plus loin dans une vessie urinaire qui, déverse son contenu à l'extérieur, par un urètre
unique. Il existe toutefois une exception : les Monotrèmes, qui par l'ensemble de leurs
caractères se proches des Oiseaux, possèdent un cloaque dans lequel les uretères et les
conduits génitaux débouchent séparément.

Origine des organes urinaires.


Les reins des Mammifères, tout comme ceux des Reptiles et des Oiseaux, sont des organes
excréteurs qui se sont formés secondairement après l'atrophie du pronéphros, puis du
mésonéphros; ils représentent le métanéphros. Les uretères sont également des formations
nouvelles provenant du dédoublement des canaux de Wolff, et comme chez les Oiseaux et les
Reptiles, ils ne servent qu'à l'évacuation de l'urine, sans aucun rapport avec les organes
génitaux de l'adulte.

Ensemble des divers appareils excréteurs qui se succèdent dans le cours du


développement. - A, pronéphros. - B, mésonéphros (corps de Wolff). - C, métanéphros (rein
définitif). - 1, canal de Wolf qui deviendra le canal déférent et qui forme un diverticule, 11,
qui sera l'uretère définitif. - 2, canal de Müller qui devient l'oviducte chez la femelle et
s'atrophie chez le mâle. - 3, entonnoir vibratile du pronéphros transitoire, avec son glomérule
4. - 5, glande génitale. - 6, canalicules du mésonéphros transitoire avec leurs glomérules 7. -
8, artères du mésonéphros. - 9, aorte. - 10, rein définitif. - 11, uretère. - 12, vessie, reste de
l'allantoïde.

La figure représente l'ensemble des organes excréteurs qui se succèdent au cours de la vie
embryonnaire du Mammifère : - A représente les canalicules du pronéphros transitoire avec
leurs entonnoirs vibratiles (3) et leurs glomérules (4); - B est le mésonéphros qui est venu
ensuite avec ses glomérules (7), ses canaux de Wolff (1) et ses canaux de Müller (2) ; - C
enfin, est le métanéphros (rein définitif) avec ses deux uretères définitifs (11) engendrés
secondairement par les canaux de Wolff et qui vont s'ouvrir dans le reste de l'allantoïde et
devenir la vessie (12). Les canaux de Wolff servent de canaux déférents chez les mâles et

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s'atrophient chez les femelles. Les canaux de Müller s'atrophient chez les mâles et se
spécialisent comme oviductes chez les femelles. (A. Pizon).

Reproduction
→ Batraciens
Chez les Batraciens, les sexes sont séparés (gonochorisme). La fécondation externe, est
aquatique et les pontes sont laissées dans l’eau où se déroulent les premiers stades du
développement jusqu’à la métamorphose.

1- Appareil reproducteur mâle

Les organes mâles consistent en deux testicules situés sur la face interne des reins aux dépens
desquels ils se sont constitués; ils présentent la particularité de posséder chacun un certain
nombre de petits canaux d'écoulement ou canaux efférents, qui traversent le rein de part en
part pour aller déverser le liquide spermatique dans l'uretère ou canal de Wolff. Ils sont
accompagnés chacun d'un petit organe jaune orange, à nombreuses digitations, qui n'est pas
autre chose qu'une réserve graisseuse appelée communément le corps jaune.

2- Appareil reproducteur femelle

Les organes femelles, au moment de la reproduction, sont deux énormes masses lobées
(ovaires) remplissant toute la cavité générale; les œufs qui s'en détachent à maturité tombent
dans cette cavité pour s'engager ensuite dans la trompe ou pavillon de deux oviductes qui
vont déboucher isolément dans le cloaque, au voisinage des uretères, dont ils sont
absolument distincts, et qui sont remarquables par leur longueur et leurs nombreux
contournements. Vers leur extrémité terminale postérieure, ils présentent une dilatation
improprement appelée l'utérus dont les parois sécrètent une substance gélatineuse qui se
dépose autour des œufs avant leur arrivée dans le cloaque. Les œufs renferment du vitellus
nutritif disséminé dans toute la masse protoplasmique (œufs hétérolécithes).

La substance gélatineuse dont ils sont enveloppés à leur sortie du cloaque les agglutine soit en
une seule masse, soit en chapelets; il n'y a guère que chez les Tritons qu'ils restent isolés et
fixés sur les plantes aquatiques à l'aide de la matière visqueuse qui les entoure.

→ Reptiles
La fécondation est interne et les gamètes ne sont donc pas exposés aux rigueurs du
milieu terrestre. L’oviparité est presque commune à tous, mais certains sont vivipares ou
ovovivipares. Les œufs pondus sont amniotiques ; L'embryon est entouré d'une membrane
(l'amnios) renfermant le liquide amniotique. Deux sacs membraneux sont rattachés à
l'embryon: la vésicule vitelline et l'allantoïde. La vésicule vitelline contient le vitellus
(jaune) qui nourrit l'embryon. L'allantoïde sert à entreposer les déchets jusqu'à l'éclosion. Le
tout est entouré d'une membrane (chorion) imperméable (mais perméable aux gaz) et d'une
coquille souple (résistance à la dessiccation). Les comportements protecteurs parentaux sont
très développés chez certains serpents (Pythonidae et Elapidae) ainsi que chez les
crocodiliens et absents chez d'autres reptiles (tortues marines et lézards).
1- Appareil reproducteur mâle:2 testicules reliés à l’épididyme par des canalicules.
2- Appareil reproducteur femelle:2 ovaires avec 2 oviductes (canaux de Müller).

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Œuf amniotique. © BIODIDAC
→ Oiseaux
Les oiseaux sont gonochoriques. La fécondation est interne et les gamètes ne sont donc pas
exposés aux rigueurs du milieu terrestre. A l'époque de la reproduction, l’oviducte décrit de
nombreuses circonvolutions avant d'aboutir au cloaque. Les femelles pondent des œufs
(télolécithes) amniotiques, entourés d'une membrane imperméable et d'une coquille et
peuvent donc résister à la dessiccation. L'embryon est entouré d'une membrane (l'amnios)
renfermant le liquide amniotique. Deux sacs membraneux sont rattachés à l'embryon: la
vésicule vitelline (contient le vitellus : jaune qui nourrit l’embryon) et l'allantoïde sert à
entreposer les déchets jusqu'à l'éclosion. Le tout est entouré d'une autre membrane, le chorion,
qui est perméable aux gaz, mais pas à l'eau. Le chorion est entouré d'une coquille.
L’embryogenèse nécessite une température de 37°C donc leur couvaison

1- Appareil reproducteur mâle

Les testicules sont situés sous les reins et le canal déférent s'accole à l'uretère pour déboucher
dans le cloaque par un orifice distinct. Le testicule gauche est souvent plus développé que le
droit. L'organe d'accouplement n'est bien développé que chez les Ratites et les grands
palmipèdes; il est formé d'un tube reployé ordinairement sur le côté gauche du cloaque et qui
peut se développer au dehors, soutenu par deux corps fibreux; il est ramené dans le cloaque
par un ligament élastique. Chez la plupart des Oiseaux, le rapprochement sexuel ne dure que
quelques instants.

2- Appareil reproducteur femelle

L'ovaire est asymétrique, le gauche fonctionnant seul, ce qui lui permet de produire un très
gros œuf, pendant que le droit s'atrophie. L'oviducte a des parois musculeuses et qui
renferment des glandes destinées à sécréter l'albumine et la coque de l'œuf.
NB : la gonade droite (rudimentaire), peut devenir un testicule si l’on enlève précocement
l’ovaire gauche.

→ Mammifères
Traits communs
- Peau couverte de poils épidermiques - Respiration aérienne par des poumons.
- Température constante (37°C) animaux à sang chaud (Homéothermes).
- Femelles donnant naissance à des petits allaités grâce à des mamelles.
- Dents : incisives, canines et molaires ; leur aspect varie avec le régime alimentaire.

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- Membres en général terminés par des doigts.
Classification
Classe des Monotrèmes (Protothériens) (Ornithorynque) ; Marsupiaux
(Métathériens) (Kangourou) ; Placentaires (Euthériens) (Lion).
L’appareil reproducteur mâle comprend :
- 2 testicules se développent dans la région lombaire, puis viennent se loger dans la région
pelvienne ; au moment de la reproduction, ils subissent un accroissement considérable et font
saillie dans le scrotum.
- les voies génitales (canalicules spermatiques : 2 épididymes (secrétions diluent le sperme) ;
chaque spermiducte reçoit les secrétions de la vésicule séminale (dilution du sperme) et
aboutit à l’urètre venant de la vessie et logé dans un pénis érectile (copulateur).
- l’urètre reçoit les conduits des glandes prostatiques dont les sécrétions stimulent les
spermatozoïdes et diluent le sperme.

L’appareil reproducteur femelle comprend : - 2 ovaires apparaissent aussi dans la région


lombaire et émigrent après leur développement, pour se placer dans le bassin. Les ovules sont
libérés dans la cavité générale et repris par les trompes ; les voies génitales sont formées par 2
canaux de Müller formant les conduits génitaux (pavillon ; oviducte ; utérus (où se
développe l’embryon) ; vagin (fusion de l’utérus droit et gauche) (accouplement : reçoit le
pénis).

NB : les 2 vagins sont distincts (souris), mais ils sont fusionnés en un seul (la plupart des
mammifères) : on a donc toutes les étapes entre : utérus double ; utérus biparti (fusion des
extrémités inférieures) ; utérus bifide ; utérus bicorne (fusion étendue aux régions
moyennes) ; utérus simple (primates)

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REFERENCES BIBLIOGRAPHIQUES

Beaumont, A. et Cassier, P. 1998- Biologie animale : Des Protozoaires aux Métazoaires


épithélioneuriens. Tome 1, Dunod, Paris, 459 pp.
Binet, P. 1984- Cours de Zoologie. 3ème édition Revue et corrigée. Editions CDU et SEDES
réunis. 318 pp.
Boué, H. et Chanton, R. 1960- Biologie animale- Zoologie. II - Procordés et Vertébrés. 583
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Maissiat, J., Baehr, J-C. et Picaud, J-L. 2006- Biologie animale. I- Invertébrés- 2ème
édition, 239 pp.
Marchand, B. 1994. – Les animaux parasites : Biologie et systématique. Les Nouvelles
Editions du Sénégal, 294 pp.
Grassé, P - P. et Doumenc, D. 1995. – Zoologie, 1. Invertébrés. 5ème Ed – Masson, 263 pp.

http//www.ebiologie.fr/upload/5/40/nephron
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