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28/05/2020

Cours de BIO 270: Physiologie


cellulaire générale

Objectif général
Acquérir des connaissances fondamentales permettant de
comprendre les fonctions physiologiques des différents
systèmes de l’organisme

Objectifs spécifiques

Comprendre la nécessité de maintenir constant les paramètres


physiologiques

Comprendre comment les molécules se déplacent à l'échelle


d'un compartiment et au travers d'une membrane biologique.

Comprendre le phénomène d'osmose et les répercussions sur la


plan osmotique de la diffusion des molécules.

Appréhender les mécanismes de communication intra et


intercellulaire

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Objectifs spécifiques

Comprendre les conséquences électriques d'une répartition inégale


de différentes espèces ioniques de part et d'autre d'une membrane
biologique.

Appréhender comment les êtres vivants ont mis à profit l'existence


d'un potentiel membranaire qui est utilisé à des fins de signalisation,
notamment au niveau du système nerveux.

Architecture générale du cours

Chapitre 1: les cellules et les tissus


Chapitre 2 : La physiologie cellulaire
- la communication cellulaire
- Les transports membranaires
Chapitre 3: Physiologie des structures excitable:
mécanismes ioniques
Chapitre 4: Les synapses et la transmission synaptique
Chapitre 5: La neurogenèse

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Les tissus
Objectif global:
Etude des 4 types principaux de tissus rencontrés dans le corps humain

Objectifs spécifiques:

Énumérer les 4 types de tissus


Identifier et classer les tissus selon leur type et sous type
Donner le rôle de chaque tissu

PLAN
I – generalites
- Notions de tissus et organes
-La variabilite tissulaire : quelques termes a connaitre

II - tissus epitheliaux
1 - tissus epitheliaux de revetement
2 - tissus epitheliaux glandulaires

III - tissus conjonctifs


1 - tissus conjonctifs non specialises
2 - tissus adipeux
3 - tissus squelettiques
4 - tissu sanguin

IV - tissus musculaires
1 - tissu musculaire strie squelettique
2 - tissus musculaire lisse
3 - tissus musculaire strie cardiaque
V - tissus nerveux

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Qu’est-ce qu’un tissu ?

C’est un ensemble de cellules ayant la même structure


et la même fonction
- Les tissus ne sont pas seulement des cellules et leurs fonctions ne sont pas toujours
simples

Histologie: science qui étudie les tissus

Tissus et organe 1
Il est classique de distinguer :

les tissus simples correspondant à 4 entités facilement identifiables,


nécessaires mais suffisantes, pour constituer l'ensemble des êtres
vivants, il s’agit de:

tissu épithélial
tissu conjonctif
tissu musculaire
tissu nerveux

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Tissus et organe 2

les tissus composés ou spécialisés.

Au plan fonctionnel, les tissus simples ne peuvent être considérés


isolément, ils subissent des niveaux de différenciation variables
suivant leur localisation.
Ils sont en contact avec un environnement matriciel qui se
modifie. On retrouve au sein des tissus des éléments sécrétés ou
métabolisés par les cellules, etc.
En bref s’il n’existe que 4 tissus simples, leur combinatoire
locale dirigée aboutit à des tissus spécialisés, avec de grandes
différences morpho-fonctionnelles : Cortex rénal, rétine visuelle,
muqueuse intestinale, tube séminifère, etc.,

Tissus et organe 3

L’identification du tissu composé tient donc compte de sa


localisation topographique et de sa spécificité fonctionnelle.

Enfin rappelons que deux ou plusieurs tissus en s’associant,


avec la participation d’un système vasculaire et nerveux, vont
composer les organes.

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1er Type de tissu: Épithélium


Un tissu épithélial se définit comme

un ensemble de cellules étroitement juxtaposées ou


jointives séparées du tissu conjonctif sous-jacent par
une lame basale

On peut les distinguer en fonction de leur rôle:


- Epithélium de revêtement recouvrant l’extérieur du corps et les cavités de
l’organisme (rôle de protection). On a ainsi en fonction de leur localisation:
1. l’épiderme= épithélium se situant sur la peau
2. l’épithélium= épithélium qui tapisse les cavité se prolongeant de l'extérieur
(voies aériennes, tube digestif, voies urinaires et voies génitales)
3. l’endothélium= tapisse les cavité closes
4. le mésothélium= tapisse les cavités cœlomiques (cavités pleurale,
péritonéale et péricardique).

1er Type de tissu: Épithélium


- Epithélium glandulaire (rôle sécrétoire): ils constituent des éléments
glandulaires qui peuvent être soit regroupés en organes (glandes salivaires,
foie, glandes endocrines), soit associés à un épithélium de revêtement (glandes
de la muqueuse digestive ou respiratoire) soit éléments unicellulaires dans un
épithélium de revêtement (cellules caliciformes).

Mais aussi en fonction de leurs morphologie et structure :


1. Le nombre de couches E. Simples
superficielles E. pseudostratifiés
E. stratifiés
Pavimenteuses
2. La forme des cellules Prismatiques
superficielles
Cubiques

3. La présence de spécialisations de surface comme les cils ou la kératine:


Exemple de l’épithélium de la peau qui est pavimenteux kératinisé
stratifié.

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Épithélium : couches de cellules


Une seule couche de cellule sur la membrane
basale. Le pôle apical de ces cellules est alors
en contact avec la lumière de la cavité qu’il
borde. : l’épithélium est simple

Plusieurs couches de cellules sur la membrane basale :


l’épithélium est stratifié. La couche la plus profonde,
représente généralement la couche germinative ou de
régénération.

Les noyaux sont à différents niveaux.


Toutes les cellules touchent la membrane
basale mais n’atteignent pas toute sa
surface. : l’épithélium est pseudostratifié

Épithélium : forme des cellules

Les cellules peuvent être plates : on parle alors


de cellules pavimenteuses, dans ce cas les
cellules sont plus larges que hautes

ou alors petites et de forme simple c’est-à-dire


aussi larges que hautes: on parle de cellules
cubiques

enfin les cellules peuvent être très allongées c’est-


à-dire plus hautes que larges: les cellules sont
dites cylindriques ou prismatiques

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Épithélium : structures particulières


Cellules ciliées (ici, sur l’épithélium
des trompes de Fallope)

Cellules caliciformes = Glandes à mucus


(ici, sur l’épithélium trachéal)

Villosité intestinale
Plateau strié (cellules ciliées)

Glande à mucus

- On note aussi chez certains épithélium la présence de cuticules ou


bien l’accumulation de substance particulière comme la kératine dans les
cellules épidermiques.

Différents types d’épithélium


En se basant sur la forme le nombre de couche et la présence de structures
particulières, l’épithélium de revêtement est classé

Epithéliums simples
- Epithéliums pavimenteux simples : ils comprennent une seule assise de cellules
aplaties
- Epithéliums cubiques simples : formés d’une seule assise de cellules cubiques
- Epithéliums prismatiques simples, Exemples : revêtement gastrique; épithélium
prismatique simple à plateau strié de l’intestin grêle.

Epithéliums pseudostratifiés :
- Epithélium prismatique pseudostratifié : exemple, l’épithélium respiratoire
pseudostratifié cilié à cellules à mucus
- Epithélium pseudostratifié polymorphe des voies excrétrices de l’urine (bassinet,
urètre et vessie) dont l’aspect change suivant le degré de distension des voies urinaires
auquel il doit s’adapter.

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Différents types d’épithélium


Epithéliums stratifiés :
-Epithéliums prismatiques stratifiés : ils possèdent une couche de cellules basales
(couche germinative) qui se divisent et se transforment en cellules polyédriques,
disposées sur plusieurs assises.

-Epithéliums pavimenteux stratifiés non kératinisés dont les couches superficielles sont
formées de cellules aplaties. Exemple : L’épithélium oeusophagien et l’épithélium
vaginal dont la desquamation des cellules dans la lumière vaginale permet une étude
cyto-hormonale chez la femme.

- Epithéliums pavimenteux stratifiés avec couche cornée : il s’agit de l’épithélium


cutané ou épiderme, caractérisé par la transformation progressive de ses cellules qui
aboutissent à la différenciation des cornéocytes, cellules anuclées et chargées de
kératine dans les couches
superficielles.

- Epithéliums cubiques stratifiés : rare, par exemple, canaux excréteurs de glandes


sudoripares.

Différents types d’épithélium


En se basant sur la fonction on a l’épithélium de revêtement et l’épithélium
glandulaire.
Epithélium de revêtement (cf cours précédent)
Epithélium glandulaire: Ces cellules ont la fonction de secréter du mucus,
des hormones ou des enzymes. Cellules disséminées dans un épithélium de
revêtement ou regroupées elles même en glande

Elles sont classées suivant plusieurs critères:

1. Selon le lieu de sécrétion

Glandes exocrines qui déversent leurs produits de sécrétion à la surface de


l’épithélium par le biais d’un canal excréteur débouchant sur une lumière.
(exemple : le pancréas exocrine où les acini secrètent dans le canal de
Wirsung qui s’abouche dans le duodénum). Dans certains cas la glande elle
même constitue sa propre lumière excrétrice (exemple : glandes tubulaires
intestinales)

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Classification des glandes


Glandes endocrines n’ont pas de canal excréteur. Leurs produits de sécrétion:
facteurs de signalisation (hormones, facteurs de croissance, peptides
régulateurs, etc.) sont déversés dans le milieu intérieur (sang)

Glandes endocrines possèdent différents modalités de sécrétion:


- endocrine= facteur de signalisation dans la circulation sanguine
- paracrine= facteurs de signalisation dans les espaces matriciels pour atteindre
des cellules cibles du proche voisinage sans passage par la circulation sanguine
- autocrine= facteur de signalisation agissant sur la cellule sécrétrice
-neurocrine= facteur de sécrétion dirigée, proche de celle des synapses
nerveuses

Glandes amphicrines, glandes ayant les deux modalités de sécrétion (exocrine


et endocrine à la fois, exemple du pancréas)

Classification des glandes


2. Selon les modalités d’excrétion
Glandes mérocrines: Le produit est éliminé sans que la cellule ne soit
détruite. Le produit d’élaboration est excrété par exocytose. Ainsi, la membrane
des vésicules fusionne avec la membrane plasmique apicale permettant
l’excrétion des produits (exemple : glandes salivaires).

Glandes apocrines: le produit de sécrétion est progressivement accumulé


dans une très volumineuse inclusion apicale, située au pôle apicale de la
cellule. Cette inclusion quitte la cellule en entraînant avec elle la membrane
plasmique qui l’entoure (exemple : glande mammaire) donc le produit est
éliminé avec la partie apicale de la cellule

Glandes holocrines: la cellule entière est le produit d’excrétion. La cellule


glandulaire accumule son produit de sécrétion, dégénère et se fond avec lui
dans le produit excrété, il y a donc ici une perte de toute la cellule. Cette
modalité d’excrétion s’observe au niveau des glandes sébacées.

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Classification des glandes

Embryologie
Les épithéliums de revêtement dérivent des trois feuillets
primordiaux mis en place à la fin de la période de morphogenèse
primordiale de l'embryon.

Ainsi, l'épiderme, l'épithélium de la cavité buccale… dérivent de


l'ectoblaste ;

l'épithélium du tube digestif,… dérive de l'entoblaste ;

les épithéliums dérivant du mésoblaste constitués d'une


seule assise de cellules pavimenteuses sont essentiellement
représentés par les mésothéliums et les endothéliums
vasculaires.

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Renouvellement des épithéliums


Renouvellement grâce aux cellules souches caractérisées par
leur état indifférencié, leur durée de vie longue et leur capacité
de division.

Les cellules souches sont disposées de façon différente selon les


épithéliums : soit isolées, intercalées entre les pôles basaux des
cellules différenciées ; soit groupées en assises basales
(épithéliums stratifiés) au contact direct de la membrane basale
; soit regroupées en zone germinative (épithélium intestinal).

Il n'existe pas de cellules basales mais des régions particulières


de l'épithélium qui sont le siège d'une intense activité mitotique.

Fonction des épithéliums


Selon les spécialisations fonctionnelles et les différentiations, les rôles
physiologiques des épithéliums peuvent être extrêmement variés.

Rôle protecteur : ils assurent une protection des organes vis à vis du
milieu extérieur. Par ailleurs, ils assurent une protection mécanique ou
thermique contre les chocs, le froid, la chaleur et les radiations (exemple de
l’épiderme).

Rôle d’échange (air/sang ; urine/sang) : Par leur localisation, les


épithéliums jouent un rôle majeur dans les échanges entre le milieu extérieur
et le milieu intérieur. Exemples : tube contourné proximal du rein (filtration du
sang) et l’endothélium des capillaires sanguins( échanges gazeux).

Rôle de mouvement : ce rôle est dévolu aux épithéliums ciliés, comme


celui des voies respiratoires supérieures et des trompes utérines.

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Fonction des épithéliums


Rôle de réception sensorielle : l’épiderme est le lieu privilégié de la
réception des informations sensitives provenant du milieu extérieur (tact,
température, douleur). Les autres informations sensorielles sont le fait
d’épithéliums spécifiques contenant des cellules sensorielles (bourgeons du
goût).

Rôle de renouvellement : grâce aux cellules souches caractérisées par leur


état indifférencié, leur durée de vie longue et leur capacité de division.

Rôle d’absorption : caractéristique des cellules intestinales possédant des


microvillosités

Rôle d’excrétion : comme celui de l’épithélium rénal.

2ème Type de tissu: Tissu conjonctif


Les tissus conjonctifs sont très répandus dans l’organisme. Il s’agit de tissus
doués d’un grand polymorphisme (très diversifiés, tant sur le plan morphologique
que sur le plan fonctionnel), mais présentent des points communs.

Quelque soit leur localisation anatomique, ils sont caractérisés par 4 éléments:

-Ils dérivent tous du mésoderme et ont donc pour cellules souches primordiales les
cellules mésenchymateuses

- Des cellules non-jointives à mobilité faible ou nulle:


- fibroblastes= cellules fusiformes et étoilées, caractérisées par leur
fonction élaboratrice des protéines et des polysaccharides , constituants
macromoléculaires des fibres et de la substance fondamentale.
- adipocytes = cellules du tissu adipeux: les adipocytes de la graisse
blanche, seuls présents chez l’adulte de l’espèce humaine, et les adipocyte
de la graisse brune présent à l’état fœtal ou pathologique.

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2ème Type de tissu: Tissu conjonctif


- et des cellules mobiles (cellules sanguines: Lymphocytes, plasmocytes, monocytes,
macrophages granulocytes et mastocytes) qui en homéostasie:
Cellules résidentes des tissus: Cellules dendritiques, Mastocytes, Macrophages
Cellules circulantes via le sang: Eosinophiles , Basophiles , PNN, Monocytes,
NK , Lymphocytes

- Des fibres dont chacune est limitée par une membrane ou gaine de Henlé, constituée d’un
groupement de fibrilles unies les unes aux autres, elles même constituées d’un groupement
de myofibrilles.
- On a les fibres de collagène (forment des trousseaux onduleux de fibres non
anastomosées) , extensibles mais non élastiques et donnent au tissu conjonctif sa
résistance. 20 types de collagène, tous constitués par l’assemblage de molécules
de tropocollagène synthétisé par le fibroblaste

- d’élastine (caractérisées par leur élasticité. Ce sont des fibres très fines
allongées et anastomosées)
- et la réticuline (fines et courtes fibres colorées en rose formant un réseau
délicat)

2ème Type de tissu: Tissu conjonctif

- Une substance fondamentale homogène (matrice extracellulaire) occupant les


espaces compris entre les fibres et les cellules. C’est un milieu très riche en eau
contenant de petites molécules dissoutes (sels minéraux, sucre, polypeptides..)
et de volumineuses macromolécules protéiques.

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Classification et Fonction du tissu conjonctif


Classification selon les critères morphologiques, en fonction de
l’importance de l’un ou l’autre des constituants. On distingue:
- Les tissus conjonctifs lâches riches en cellules, on note une répartition
harmonieuse des cellules, des fibres et de la substance fondamentale. Le tissu
conjonctif fibreux lâche possède de très grandes activités métaboliques, on le
retrouve au contact de tout épithélium dont il ne sera séparé que par une lame
basale.
En effet un des rôles essentiels du tissu conjonctif lâche est d’apporter de
bonnes conditions de trophicité aux épithéliums : c’est le conjonctif lâche
qui amène la vascularisation, le draînage lymphatique, l’innervation.
Dans bien des cas, ce tissu conjonctif lâche porte le nom de chorion (chorion
de la muqueuse buccale, chorion de la paroi vésicale, etc). Au niveau du tube
digestif le chorion sous jacent à l’épithélium de recouvrement luminal porte le
nom de lamina propria. Dans certains cas, les histologistes l’ont individualisé
comme une structure à part entière ; c’est le cas du derme et de l’hypoderme
cutanés.

Classification et Fonction du tissu conjonctif


-Les tissus conjonctifs denses riches en fibres, pauvres en cellules et en substance
fondamentale. On a les tissu conjonctifs non orienté (les capsules, les aponévroses, la
dure mère), orienté (les ligaments et les tendons), dense élastique (les ligaments jaunes
intervertébraux, le conjonctif des cordes vocales), ont une fonction essentiellement
mécanique
- Tissu conjonctif muqueux: très pauvre en cellules et très riche en matière
fondamentale, c’est le tissu conjonctif du cordon ombilical.
- Les tissus conjonctifs réticulaires constitués principalement de fibres de réticuline
(collagène du type III), exemple du foie
- Les tissus adipeux riches en cellules adipeuses (adipocytes) enserrées dans des fibres
de réticuline
- Les tissus conjonctifs spécialisés avec une substance fondamentale particulière

Les fonctions des tissus conjonctifs sont aussi très diversifiées :


- rôle de soutien - rôle de transport et de transferts métaboliques
- rôle de défense - rôle de stockage
- rôle énergétique - rôle de réparation

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Tissus conjonctifs
Le tissu conjonctif réticulé: très riche en fibres de
collagène de type III appelé réticuline, Il forme le
stroma de la rate, moelle osseuse et le foie.

Fibres
réticulées

Cellules du parenchyme

Le tissu conjonctif mucoïde: très pauvre en cellules et très


riche en matière fondamentale qui est hydratée. Les fibres Adipocytes
de collagène sont très fines et dispersées. (tissu adipeux)

Tissu conjonctif adipeux:


spécialisé dans la mise en
réserve de graisse

Tissus conjonctifs denses


Le rôle de soutien mécanique est rendu
possible grâce à la richesse en fibres

toutes orientées dans le même sens

Exemple caractéristique : tendon

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Tissus conjonctifs spécialisés


Tissu osseux
Tissus cartilagineux caractérisé
une substance fondamentale Vue partielle d’un
ostéon ou système
solide et élastique de Havers

Chondrocyte

Matrice solide
Lamelle
d’osséine

Tissu sanguin Ostéocyte

Leucocytes

Hématies

3ème Type de tissu: Tissu musculaire

Quelle que soit sa localisation, un tissu musculaire est constitué de cellules particulière
appelée myocyte et ayant la propriété excitable et contractile
elles se caractérisent par la présence dans leur cytoplasme d’un matériel protéique
filamentaire contractile (l’actine et la méosine) ; les filaments sont groupés en myofibrilles.
Il existe du point de vue anatomique:
- le tissus musculaires striés caractérisés par la présence de striations transversale (muscle
squelettique, muscle cardiaque)
- le tissu musculaire lisse absence de striation.
Du point de vue fonctionnelle (contrôle de l’activité musculaire):
- les muscles volontaires sous contrôle du SN somatique (muscle squelettique)
- les muscles involontaires sous contrôle du SNA ou SNV

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Tissu musculaire
Les myocytes (ou cellules musculaires) peuvent être :

Striés Lisses

Les cellules sont Les cellules sont


cylindriques fourchues

Les cellules sont


Muscles striés fusiformes
squelettiques
Muscle cardiaque

Muscle squelettique

Le tissu musculaire squelettique se compose:

tissu musculaire strié comprenant les fibres musculaire strié ou rhabdomyocytes plusieurs
noyaux formant ainsi un sinthycium et les cellules satellites

tissu conjonctif (endomysium, perymysium, épimysium) unissant les fibres musculaire et


transmettant les mouvement de contraction

les vaisseaux sanguins alimentant les fibres musculaires par apport du sang

les innervations sensitive et motrice (fibre nerveuse)

En fonction du stock enzymatique, de l’abondance en myoglobine, myofibrille et le plan


cinétique d’activation on distingue 2 types de fibres musculaires

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Muscle squelettique

les fibres rouge ou de type I riche en myoglobine, mitochondrie. Ces


fibres ont une contraction lente plus prolongée. Elles sont moins fatiguables
et sollicitées dans les exercices prolongées (muscle soléaire)

fibres blanche de type II moins colorées, pauvre en mytochondrie. Elles


sont des fibres à contraction rapide mais se fatiguant rapidement, elles sont
sollicitées dans les exercices bref et intense

Une fibre musculaire ou myocyte est limitée par le sarcolemme. Son


sarcoplasme renferme de myofibrille accolées les unes aux autres dans l’axe
longitudinal. L’unité contratile, le sarcomère est formé de:

Structure et ultrastructure du muscle squelettique

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Structure et ultrastructure du muscle squelettique

Les muscle squelettique joue un rôle dans le mouvement et l’équilibre postural. Il intervient
également dans la thermorégulation par production de chaleur.

Le sarcomère

Unité fonctionnelle contractile du muscle

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Système sarcotubulaire

Au niveau de la ligne Z,
invagination perpendiculaire du
sarcolemme qui traverse
perpendiculairement la fibre

C’est le tubule T sa membrane


renferme le Rc de dihydropyridine

Structure mbranaire
caractéristique RS

RS longutidinale (Rc SERCA)

RS citerne terminale (Rc de


Rhyanodine)

Muscle cardiaque

Le muscle cardiaque est un muscle strié, comme le muscle squelettique. Les


myofilaments d'actine et de myosine ont une disposition analogue.

Les différences importantes entre le muscle cardiaque et le muscle squelettique sont


les suivantes :

Les cellules du muscle cardiaque ou cardiomyocyte sont beaucoup plus courtes que
celles du muscle squelettique. Elles sont mononuclées et le noyau est central.

Les fibres cardiaques sont anastomosées par leurs extrémités. Ces jonctions
cellulaires forment les traits ou stries scalariformes, zones d'interdigitations
membranaires complexes où on trouve une triple composante :

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Muscle cardiaque

- des desmosomes qui lient solidement les cellules adjacentes par des ancrages
impliquant des filaments intermédiaires

-des jonctions adhérentes qui ancrent les fibres d'actine des sarcomères à chaque
extrémité de la cellule

-des jonctions du type communicant , Gap junction ou nexus, qui facilitent la


transmission de l'excitation membranaire et synchronisent la contraction musculaire.
les cellules cardiaques sont chimiquement et électriquement couplées par les nexus.

Dans le muscle cardiaque, il n'y a pas de cellules souches analogues aux cellules
satellites du muscle squelettique et, par conséquent, la régénérescence musculaire à la
suite d'une lésion est impossible.

Muscle cardiaque

D’une façon générale le tissu musculaire cardiaque est composé de:


Cellule myocardique spécialisé dans la fonction de contraction
Cellule cardionectrice du tissu nodal spécialisée dans la genèse et la
propagation de l’influx nerveux

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Contraction de muscle squeletique

Comme le nerf le muscle est un tissus excitable donc conduction


d’un PA
Il est également contractile

Couplage excitation contraction

Le couplage excitation-contraction correspond à l’ensemble des processus qui


permettent le déclenchement de la contraction musculaire.

Débute par la propagation d’un PA musculaire

Dépolarisation de la membrane de tubule T avec ouverture de Rc de


dihydropyridine

Entrée des ions Na ou Ca extracellulaire dans le sarcoplasme avec activation de


RS

Ouverture des canaux calciques (Rc rhyanodine de la citerne terminale de RS) et


libération des ions Ca

fixation de Ca sur la troponine C avec une suite de cascade de réaction

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Mécanisme de la contraction
La contraction musculaire a besoin de calcium et d’énergie

Chez le muscle strié le calcium joue deux rôles.

Le phénomène contractile se termine par


repompage des ions Ca vers le RS via les Rc
SERCA de la membrane longitudinale de RS

Muscle lisse
L’élément structural de base du muscle lisse est la cellule musculaire lisse appelée
léiomyocyte, cellule plus ou moins allongée, fusiforme comportant un seul noyau,
dépourvue de striation transversale.
Les muscles lisses sont classés en 3 groupe
- les muscles lisses multi-unitaires retrouvés dans l’iris
- les muscles lisses unitaires dans l’utérus, la vessie….
- les muscles lisses vasculaires ayant la propriété des 2 premiers

les cellules musculaires lisses se contractent involontairement. Sa contractilité est due à


ses myofibrilles contenus dans son cytoplasme, le sarcoplasme

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Contraction muscle lisse


Rappel: récepteurs membranaires
Les récepteurs couplés
aux protéines G

Protéines G trimériques
second messager ions
potentiel
membranaire

Autophos-
phorylation Les récepteurs canaux
YP Enzymes
second messagers

Les récepteurs à activité


enzymatique intrinsèque

Récepteurs couplés aux protéines G ou métabotrope


(Structure)

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Récepteurs couplés aux protéines G: (modalité


d’action)

Protéine G unité hétérochymérique constitué de sous unités α,β


et γ

α sous unité catalytique, β et γ sous unité régulatrice

Absence d’interaction entre récepteurs et protéine G affinité


forte de GDP et α

Activation du Rc interaction avec protéine G

Changement de conformation alors affinité élevée de α pour


GTP

Récepteurs couplés aux protéines G: (modalité


d’action)

• Dissociation de la sous unité catalytique de régulatrice


• Α active alors le système enzymatique membranaire (adenylyl
cyclase ou guanylyl cyclase)
• Différentes prot G parce que sous unité alpha différente
• Protéines G associées à différents récepteurs Gs active
adénylate cyclase
• Gi inhibe adénylate cyclase, canaux potassiques,
phospholipase C, phospholipase A2
• Gq active phospholipase C et produit IP3 et DAG
• Go inhibe courant calcique

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Récepteurs couplés aux protéines G:


(modalité d’action)

Mécanisme de la contraction
L’équivalent de la troponine est la calmoduline
mécanismes biochimiques
- génération d’un potentiel d’action
- libération rapide de calcium
- fixation sur la calmoduline et phosphorylation de la
chaîne légère de la myosine
- liaison de la tête de la myosine sur l’actine et angulation
Ach-M3 – Gq PLC activée IP3 Ca2+ + calmoduline Ca2+ -calmoduline
activée KCLM activée phosphorylation CLM - P contraction muscle lisse.

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Mécanisme de la contraction
L’équivalent de la troponine est la calmoduline
mécanismes biochimiques
- génération d’un potentiel d’action
- libération rapide de calcium
- fixation sur la calmoduline et phosphorylation de la chaîne légère de la myosine
- liaison de la tête de la myosine sur l’actine et angulation

4ème Type de tissu: Tissu nerveux


- Le tissu nerveux est constitué de deux catégories de cellules différenciées à partir
du neuroblaste
Les cellules nerveuses: les neurones

Les cellules de la névroglie: les gliocytes

- les neurones

- les cellules gliales

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4ème Type de tissu: Tissu nerveux

Tissu nerveux: les neurones

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Cellules gliales ou cellules de la névroglie

Les astrocytes
Les astrocytes régulent la concentration
de diverses substances contenues dans le
milieu cellulaire.

Ils assurent les échanges nutritifs:


- apports de nutriments (glucose, oxygène)
et d’autres molécules trophiques
(hormones et autres)

- et évacuations de déchets métaboliques,


élimination des neurotransmetteurs,
formation de la cicatrice gliale lors de
traumatisme. Un astrocyte émet des pieds astrocytaires
permettant les echanges nutritifs et trophiques
entre les neurones centraux et la circulation
sanguine d’une part et le liquide céphalo-rachidien
d’autre part

30
28/05/2020

les oligodendrocytes

Les oligodendrocytes sont à l'origine


de la gaine de myéline formée autour
d'un très grand nombre d'axones du
système nerveux central et de la
moelle épinière.
La gaine de myéline, est un isolant
électrique qui facilite la conduction
de l’influx nerveux le long de
l’axone.
La gaine de myéline est interrompue
à intervalles réguliers par les nœuds
de Ranvier.

31
28/05/2020

Les cellules de la Microglie

La microglie est un type de cellule qui s'occupe en quelque


sorte de "faire le ménage", c'est-à-dire de libérer le milieu
extracellulaire de tous les déchets cellulaires environnants.

Les Cellules microgliales assurent la défense du SNC contre


les attaques virales et bactériennes, elles sont macrophages.

Les cellules épendymaires et les cellules choroïdiennes


Les Cellules épendymaires tapissent les cavités internes de
l’encéphale et constituent une barrière entre le liquide céphalo-
rachidien et le tissu nerveux

Les Cellules choroïdiennes sécrètent dans le système cavitaire


du SNC, le liquide céphalo-rachidien (LCR).

32
28/05/2020

Tissu nerveux

Coupe de moelle épinière

A chaque tissu son rôle:


Tissu Définition Rôle Exemple
Revêtement Epiderme
Tissu Epithélial Cellules jointives
Sécrétion Glande endocrine
Cellules non jointives réparties dans un réseau
de fibres et de substance fondamentale :
Riche en Cellules Soutien élastique T. aréolaire
= T. C. Lâche Réserve T. adipeux
Riche en Fibres Soutien résistant T. tendineux
Tissu Conjonctif
= T. C. Dense Elasticité Trachée
Substance fondamentale plus solide Articulations, ménisque,
Elasticité
= T. C. Cartilagineux pavillon de l'oreille
Tissu Osseux Soutien Cubitus, Tibia…
Tissu Sanguin Transport Hématies, leucocytes, plasma
Cellules contractiles cylindriques et polynuclées
Squelettique Mouvement volontaire Biceps, Triceps…
associées à des fibres
Strié
Tissu Musculaire Cellules contractiles cylindriques en fourches
Cardiaque Contraction du myocarde Cœur
associées à des cellules spécialisées
Lisse Cellules contractiles fusiformes à un seul noyau Mouvement involontaire Paroi de l'intestin, Vessie…
Conduction des influx
Neurones
nerveux
Tissu Nerveux Composé de neurones et de cellules gliales
Soutien, nutrition, défense
Cellules gliales
des neurones

33
28/05/2020

GRANDES BASES DE
COMMUNICATION CELLULAIRE

Généralités
Fonctionnement coordonné entre différents
éléments
Communications plusieurs façons
Signaux chimiques
Contact direct (reconnaissance au cours
développement)
Contact cytoplasmique (jonctions gap)

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28/05/2020

Système nerveux

Système endocrinien

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Système immunitaire
Réponse immunitaire non spécifique
Réponse immunitaire spécifique
Humorale
cellulaire

Récepteurs
Etude pharmacologique
Critères identification:
Saturabilité
Sensibilité
Relation linéaire
Critères pharmacologique)

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28/05/2020

Récepteurs
Quantification récepteurs
Constante dissociation [R] + [L] ↔ [RL]

Récepteurs
Expériences compétition
[R] + [L] + [I] ↔ [RL] + [RI]

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28/05/2020

Récepteurs
Agoniste-Antagoniste:
• Soit R = récepteur
• RT = nombre totale des récepteurs
• A = agoniste
• RA = concentration du complexe formé entre
l’agoniste et le récepteur
• KD = constante de dissociation.
[RA] = [RT] x [A]/KD + [A]

Récepteurs

38
28/05/2020

Récepteurs

Récepteurs

39
28/05/2020

Récepteurs

Récepteurs

40
28/05/2020

Récepteurs

Récepteurs

41
28/05/2020

Récepteurs

Communication
Jonction communicante
Voie sanguine

42
28/05/2020

Communication

Communication

43
28/05/2020

Communication

Bibliographie

• PCEM intensif, Physiologie Linda S. Costanzo, Editions Pradel, ISSN : 2- 84360-029-
4, mai 1998 pp. 147-152
• Atlas de Poche de Physiologie S. Silbernag et A. Despopoulos, Edition Médecine-
Sciences Flammarion ISBN : 2-257-12439-1, mai 1996 pp. 60-76
• Pharmacologie des concepts fondamentaux aux applications thérapeutiques
Michel Schorderet et collaborateurs Edition Frisson-Roche Slatkine ISBN : 2-87671-
276-8 1998 PP : 665-673
• Biochimie et biophysique des membranes : Aspects structuraux et fonctionnels E.
Shechter Edition Masson ISBN 2-225-82157-7 Novembre 1992
• Neurobiologie cellulaire C. Hammond et D. Tritich Edition Masson ISBN 2-7040-
06623-7 mai 1990
• www.Fr.wikipedia.org/wiki/transport membranaire
• www.webiologie.free.fr/animal/presentation/tissus.html
• www.info2uqam.ca/m/1-DIC9310%tissus.doc
• www.docplayer.fr/59242011-les communications-cellulaire.html

44
28/05/2020

LES ECHANGES MEMBRANAIRES

GENERALITES
Transport permanent entre cellules, tissus,
organes etc.
Deux compartiments intra et extra avec
barrière sélective
Passage ou non des différents composés
Maintient de homéostasie du milieu intérieur

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28/05/2020

La diffusion simple
Perméabilité = propriété que possède la
membrane d’absorber ou d’éliminer des
substances
Elle dépend gradient électrochimique
N’utilise pas l’énergie métabolique
Diffusion = mouvement d’un ensemble de
particules pour atteindre l’équilibre

La diffusion simple
Molécules neutres: loi de FICK
D = K.S.C/L
D = Diffusion (g/s ou mol/s)
K = Coefficient de diffusion (m2/s)
S = Surface d’échange (m2)

46
28/05/2020

La diffusion simple
C = Différence de concentration (g/m3 ou
mol/m3)
L = Epaisseur (m)
Si Perméabilité (P) connue
D = PSC

Les facteurs contrôlant la perméabilité


Liposolubilité
Masse moléculaire
Présence ou non de charge
Taille du soluté

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28/05/2020

Les facteurs contrôlant la diffusion


nette
Le flux net est la résultante de l’influx et de
l’efflux qui deux flux opposés
Le gradient de concentration
La température
La surface de diffusion
La différence de pression
La différence de potentiel

Les facteurs contrôlant la diffusion


nette

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28/05/2020

Les facteurs contrôlant la diffusion


nette

L’osmose
Ecoulement d’eau à travers membrane d’un
milieu moins concentré en solutés vers un
milieu plus concentré en soluté: hémi-
perméabilité selon deux modèles
Agitation déforme les interactions
moléculaires
A travers les aquaporines

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28/05/2020

Pression osmotique
Formule de Van’t Hoff: P = i.R .T. C
P = Pression osmotique (mmH ou atm etc.)
i = nombre de particules (osmol/l)
R = Constante (8,31 J/mol.K)
T = température (°C + 273)
C = Concentration (mol/l)

Pression osmotique
Exemple 1: pression de 10 mM glucose =
1.8,31.(20 + 273).10 = 24370 Pa
Exemple 2: pression de 10 mM NaCl =
2.8,31.(20+273).10 = 45330Pa

50
28/05/2020

Pression osmotique

Diffusion des ions chargés


Ne suit pas Loi de FICK
Tient compte différence de concentration
Tient compte différence potentiel électrique
On parle de gradient électrochimique
Membrane perméable à un seul ion

51
28/05/2020

Diffusion des ions chargés


Diffusion à travers pore ou canal
Canal sélectif
Canal ouvert ou fermé
Canal voltage dépendant, ligand dépendant,
mécanaux-sensible
Conductance canal fonction de probabilité
d’ouvert du canal

Diffusion des ions chargés


Potentiel d’équilibre d’un ion = gradient
électrique opposé au gradient concentration
Chaque espèce ionique prise isolément

52
28/05/2020

Diffusion des ions chargés

Diffusion des ions chargés

53
28/05/2020

Diffusion des ions chargés


Equilibre: force chimique et électrique sur
l’ion est égale
Se calcule par équation de NERST
Eion = RT/ZF x ln[C]ext/[C]int
R = Constante gaz parfait (8,31 J/mol.°K)
T = Température (°C + 273)
Z = Valence = 1 pour Na

Diffusion des ions chargés


ENa+ = + 65 mV
EK+ = - 90 mV
Ecl- = - 85 mV
ECA2+ = + 10 mV

54
28/05/2020

Equilibre de GIBBS DONNAN

Equilibre de GIBBS DONNAN


Anions imperméants intracellulaires
Membrane perméable aux cations
Tendance à équilibre de DONNAN
Inégalité des pressions osmotique
Pompe Na/K empêche équilibre de DONNAN
et maintient du volume cellulaire

55
28/05/2020

Potentiel de membrane au repos


Potentiel intracellulaire par rapport potentiel
extracellulaire
Membrane perméable à plusieurs espèce
ionique
Fonction de perméabilité et concentrations
Equation de GOLDMAN-HODGKIN-KATZ
Em = RT/ZF x ln[PK+ (K+)int + PNa+ (Na+)int
]/PK+(K+)ext + PNa+(Na+)ext

Potentiel de membrane au repos


Fonctions des conductances et potentiel
équilibre des ions
Em = GNa+ x ENa+ + GK+ x EK+/ GNa+ + GK+
Chaque ion tend à ramener potentiel
membrane vers son potentiel d’équilibre
Au repos membrane plus perméable aux K+
valeur potentiel membrane variable fonction
des cellules

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28/05/2020

Transfert par porteur


Existence d’une protéine de transport
Transport facilité
Transport actif primaire
Transport actif secondaire

Transfert par porteur


Stéréospécificité

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28/05/2020

Transfert par porteur

Transfert par porteur


Saturation

58
28/05/2020

Transfert par porteur


Compétition: molécules de structure
semblable disputent le même site
Adrénaline, Noradrénaline

Transport facilité
Suit gradient de concentration
Pas d’énergie métabolique
Utilise un transporteur
Electrogénique et fonction du potentiel de
membrane

59
28/05/2020

Transport facilité

Transport actif
Transport actif primaire

60
28/05/2020

Transport actif
Transport actif secondaire

Endocytose

61
28/05/2020

Exocytoes

Les aquaporines
Assurent sélectivement transport d’eau
Ne laissent pas passer les ions
Dans tubes rénaux ADH augment le nombre
de aquaporines et rétention d’eau

62
28/05/2020

PROPRIETES GENERALES DES


TISSUS EXCITABLES

GENERALITES
Capacité de générer un PA suite à excitation
Tissus musculaires, nerveux
PA coordonne diverses fonctions de
l’organisme

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28/05/2020

GENERALITES

GENERALITES
Le neurone capte message
Message traduit sous forme de PA
Information se déplace
Information transmise

64
28/05/2020

Dispositif expérimental
Chaine de stimulation
Cuve à organe
Enregistreur
Techniques ont évolué en fonction du temps

Dispositif expérimental
Electrodes impolarisables

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28/05/2020

Dispositif expérimental
Electrode de lésion

Dispositif expérimental
Electrodes externes

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28/05/2020

Dispositif expérimental
Electrodes externe

Dispositif expérimental
Patch-clamp

67
28/05/2020

Propriétés générales et Physiologie du


neurone
Potentiel de membrane au repos

Propriétés générales et Physiologie du


neurone
Gradient de concentration et électrique

68
28/05/2020

Propriétés générales et Physiologie du


neurone
IK + INa + ICl + ICa2+ = O
IK = gK(Vm – EK)
INa = gNa(Vm – ENA)
ICa = gCa(Vm-ECa)
Vm = gNaENa + gKEK + gClECL + gCAECa / gNa
+ gK + gCl + gCa

Propriétés générales et Physiologie du


neurone
Maintient de état de repos: deux mécanismes
Mécanisme passif: ion solvaté ou non
Macanisme actif: Na/K

69
28/05/2020

Propriétés générales et Physiologie du


neurone
PA: conditions d’apparition ponte
Intensité liminaire
Temps utile
chronaxie

Propriétés générales et Physiologie du


neurone

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28/05/2020

Modes d’enregistrement

Modes d’enregistrement

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28/05/2020

Allure PA

Caractéristiques PA
Prépotentiel
Phase ascendante
Phase descende
Postpotentiel positif (PPP)
Postpotentiel négatif (PPN)

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28/05/2020

Caractéristiques PA

Caractéristiques PA
Dépolarisation maximale reste constante
Inversion de polarité
PA non inhibé par cyanure ou DNP
PA présente des périodes réfractaires
Existence de temps de latence

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28/05/2020

Caractéristiques PA
Propagation orthodromique = antérograde =
orthograge (conditions physiologiques)
Propagation antidromique = rétrograde
(conditions expérimentales)
Propagation antidromique = rétrograde des
molécules non utilisées dans les fentes
synaptiques

Caractéristiques PA
Amplitude fonction technique utilisée
Fibre nerveuse obéit à loi tout ou rien
Nerf formé de plusieurs fibres phénomène de
sommation
Toutes fibres n’ont même seuil d’excitabilité:
phénomène de recrutement

74
28/05/2020

Interprétation PA
Interprétation qualitative (dépolarisation,
repolarisation, hyperpolarisation
Interprétation quantitative = ionique (canaux
ioniques)

Interprétation PA

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28/05/2020

Canaux ioniques
Canal ionique = pore spécifique ou non
Canal voltage dépendant
Canal ligand dépendant
Canal mécano-sensible
Canal enzymatique

Canaux ioniques
Activation (état ouvert)
Déactivation (état fermé)
Inactivation (état ouvert à état fermé)
Réactivation (état inhibé à fermé)

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28/05/2020

Canaux ioniques

Canaux ioniques

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28/05/2020

Canaux ioniques

Courants
Courant capacitif

78
28/05/2020

Courants
Courant unitaire

Courant

79
28/05/2020

Inhibiteurs des courants

Somme des courants

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28/05/2020

Célérité de influx nerveux


Courants locaux

Célérité de influx nerveux


Courants saltatoires

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28/05/2020

Périodes réfractaires

Différents types synapses


Synapses chimiques
Synapses électriques
Synapses mixtes

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28/05/2020

Différents types synapses

Fonctionnement synapse

83
28/05/2020

Muscle squelettique

Muscle cardiaque

84
28/05/2020

Muscle lisse

Synapses: transmission synaptique

Objectifs:

Identifier les différents types de synapse sur le plan anatomique et fonctionnel

Maîtriser les mécanismes de transmission synaptiques

L’importance de la transmission synaptique dans le fonctionnement de


l’organisme

Les pathologies liées au mauvais fonctionnement des synapses

85
28/05/2020

Introduction

Le terme de synapse a été inventé par Sheringtonn et désigne la


continuité entre différentes cellules, entre deux cellules, entre un
neurone et une cellule musculaire, entre un Neurone et une cellule
endocrine...
On définit ainsi: un neurone pré et post synaptique
La transmission entre les partie pré-synaptique et post-synaptique
se fait par l'intermédiaire de substance chimiques, les neuro-
transmetteurs.
Ils ont un rôle de transmission et d’intégration de l'information.

Arborisation
Dendritique

Epines
Le neurone Dendritique

Soma

La synapse Axone

Neurone postsynaptique

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28/05/2020

Types des synapses


2 grands types de synapses :

La synapse chimique : Il y a un espace entre la membrane pré–


synaptique et la membrane post–synaptique qui constitue la
fente synaptique.
La transmission de l’information se fait par des molécules
chimiques.

La synapse électrique (= jonction communicante = gap


jonction) : Il y a un accolement des 2 membranes plasmiques
reliées entre elles par des canaux jonctionnels.
Avantage : La propagation du PA est rapide.

La synapse mixte : Elle utilise les 2 modes de transmission.

Types des synapses

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28/05/2020

Différent types de synapses inter neuronales


Il existe différents types de synapse :
Synapse axo-dentritique
Synapse axo-somatique (un axone d’un neurone fait synapse
avec le corps cellulaire d’un autre neurone)
Synapse axo-axonique: il existe certain cas où l’axone devient un
élément post -synaptique.

Type de cellules connectées par des synapses chimiques

Interneuronal synapses and neuromuscular junction. Example of synapses


between a motoneuron (Golgi type I neuron that innervates striated muscle
fibres) and a Renshaw cell (a Golgi type II neuron in the spinal cord) and between
a motoneuron and a striated muscle cell.

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28/05/2020

Différent types de synapses inter neuronales

Synapses between
terminal
Terminal boutons boutons and a smooth
forming dendritic branch
Axo-somatique
synapses

Synapse
synapses between
between an axon
terminal boutons
Terminal and a
and a dendritic spine
terminal axon
collateral

From Hamlyn LH (1972) The fine structure of the mossy fiber endings in the hippocampus of the rabbit
, J. Anat. 96, 112-120, with permission.

Synapses neuro-musculaire

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28/05/2020

Synapses symétriques et asymétriques

type 1 (asymmetric) type 2 (symmetric)C

Epines dendritiques Surfaces dendritiques


Ou Ou
Dendrites distales Soma

Fente synaptique étroite:


20 nm
Fente synaptique large: Vésicule synaptique
30 nm aplatie contenant NT
Vésicule synaptique inhibiteur
sphérique contenant Synapses Synapses
NT excitateur Excitatrices Inhibitrices
Gray 1959.

Transmission synaptique:
synapse électrique
Ces cellules sont « électriquement
couplées » par des jonctions de type
gap (communicante).
Ces jonctions permettent le passage de
tous les ions et des petites molécules.

Le mouvement des ions signifie


que les 2 cellules auront le
même potentiel.

La transmission peut être


bidirectionnelle.

90
28/05/2020

Transmission synaptique: synapse


électrique

Les jonctions gap sont formés par


des connexons. Les pores des canaux
sont connectés l’un à l’autre créant
une continuité électrique entre les
deux cellules

Ca2+ indépendante.
La conduction passive du
courant est instantanée.

Transmission synaptique: synapse chimique

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28/05/2020

1- L’élément pré-synaptique, l’axone reçoit un potentiel d’action.

2- Ouvert ure des canaux calcique voltage dépendant situés sur la membrane
pré-synaptique permettant l’entrée de calcium dans la cellule.

3- Ca 2+ induit la fusion des vésicules synaptiques avec la membrane présynaptique


et Libération des neuromédiateurs enfermés dans les vésicules synaptiques par
exocytose

4a- Fixation des neuromédiateurs sur les récepteurs situés sur la membrane de
l’élément post -synaptique. Il existe deux types de récepteurs : ionotrope et
métabotrope. Mouvements ioniques perturbant l’équilibre de l’ensemble post -
synaptique.

4b- Hydrolyse enzymatique du NT et Recapture du produit d’hydrolyse et/ou du NT


par la membrane présynaptique

4c- Récupération de la membrane vésiculaire par la membrane pré-synaptique

5- Dépolarisation (émission d’un potentiel d’action au niveau post -synaptique)


ou hyperpolarisation (pas de potentiel d’action, le neurone post-synaptique reste
silencieux)

La liaison du récepteur avec le neurotransmetteur peut avoir deux effets

Baisse de la polarité de la membrane du Hyperpolarisation de la membrane


neurone post-synpatique post-synaptique

Ouverture de canaux à sodium Ouverture de canaux à Cl- voire canaux


supplémentaires à K+
• polarité membranaire
• polarité membranaire
• PA si dépolarisation > seuil
• neurone plus difficile à dépolariser (< seuil)
• influx

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28/05/2020

L’effet du neurotransmetteur est fonction du type de


neurotransmetteur (Ach, GABA, glutamate, dopamine…) et du type de
récepteur (Nicotinique, muscarinique, GABAA, GABAB, AMPA, NMDA, récepteurs D1 et
D2…).

• Neurotransmetteur excitateur
PPSE (potentiel post-synaptique excitateur)

• Neurotransmetteur inhibiteur
PPSI (potentiel post-synaptique inhibiteur)

Les synapses excitatrices


Sur un plan fonctionnelle, 2 types de synapses peuvent être observer
qui pourront pour un type augmenter pour l’autre diminuer l’activité
du neurone post-synaptique.

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Les synapses excitatrices vont augmenter l’activité du neurone post-


synaptique en générant un potentiel électrotonique (dépolarisation) qui
va rapprocher le potentiel de membrane du seuil de potentiel de
dépolarisation
On l’appelle PPSE (potentiel post synaptique Excitateur) : c’est un
potentiel gradué.
Sur le site de la synapse le neurotransmetteur se fixe sur des récepteurs
qui sont des récepteurs canaux-ioniques, avec des pores perméables
(généralement le sodium) qui vont s’ouvrir.
Quelques exemples : Les récepteurs nicotinique de l’ACH au niveau de
la jonction neuromusculaire / Les récepteurs ionotropiques du glutamate

Les synapses inhibitrices


Ce sont des synapses qui vont diminuer l’activité du neurone post-
synaptique avec génération d’un potentiel électrotonique qui va éloigner le
potentiel de membrane du seuil de déclenchement du potentiel d’action et
ce potentiel électrotonique s’appelle PPSI (Potentiel Postsynaptique
inhibiteur).

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28/05/2020

Ce type de synapses en éloignant de potentiel de membrane de


la valeur seuil diminue la probabilité d’obtenir un potentiel
d’action.
Il existe plusieurs possibilité en terme d’ion pour avoir une
hyperpolarisation.
Récepteur canaux ionique chlorure, sortie de potassium
Quelques exemples : Les récepteur ionotropique de la glycine
/ Le GABA (principe neurotransmetteur inhibiteur qui est
canal ionique pour l’un de ses types qui laisse passer des ions
chlorure).

PPSE (potentiel postsynaptique


excitateur) et de PPSI (potentiel
postsynaptique inhibiteur)

2 types de neurotransmetteurs :
excitateurs et inhibiteurs
NTs excitateurs: ouverture de
canaux Na+ Dépolarisation
ou PPSE
Ex : Noradrénaline, Dopamine,
Acétylcholine

NTs inhibiteurs : ouverture de canaux


Cl- Hyperpolarisation ou
PPSI
Ex : Glycine et
Acide Gama-aminobutyrique (GABA)

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28/05/2020

Chaque neurone reçoit des terminaisons PPSE et PPSI


Exemple du neurone moteur:

ou motoneurone

1) S’il y a plus de PPSE / PPSI, le neurone moteur est


dépolarisé au-delà du seuil et il y a influx
2) S’il y a plus de PPSI / PPSE, le neurone moteur ne se
dépolarise pas jusqu’au seuil et il n’y a pas d’influx.

Neurotransmetteurs

Il existe 3 variétés de neurotransmetteurs selon leur nature:

- Acides aminées GABA (acide gamma butyrique)


acide glutamique

- Amines biogènes sérotonine


dopamine
noradrénaline

- Peptides Endorphines
enképhaline
- Ester de choline Acétylcholine

1 synapse = 1 neurotransmetteur = un récepteurs

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28/05/2020

Intégration du message
A un moment donnée au niveau d’un neurone, dans la plupart des neurones,
la génération d’un seul PPSE, ne suffit pas pour entrainer un PA.
Ainsi seul les effets combinées de nombreuses synapses, permettrons de
déclencher un PA.

Comme c’est illustré ici, un


neurone est le siège de millier de
synapses, dont des centaines sont
probablement active en même
temps ou du moins durant un laps
de temps très rapproché et donc les
effets de ces synapses pourront se
coupler suivant un phénomène de
sommation.

Phénomène de somation: intégration nerveuse

Dans la plus part des synapses l’arrivée d’un potentiel d’action


est insuffisant pour provoquer l’apparition d’un potentiel d’action
post synaptique. Il est sous liminaire.

Afin de déclencher le potentiel d’action, les effets de plusieurs


stimuli pré synaptique vont donc devoir s’additionner.

Il y a deux modalités pour la somation :

97
28/05/2020

• La sommation temporelle :
Comme un PPSE (10 ms) dure moins de temps qu’un PA au niveau de la
terminaison nerveuse (1-2 ms), il est possible d’avoir un deuxième PA arrivant
à la terminaison nerveuse (en dehors de la période réfractaire) qui va générer
un autre PPSE avant que le 1er ait diminué. Les 2 PPSE s’additionnent =
dépolarisation plus forte.

• La sommation spatiale :
Comme une cellule nerveuse peut recevoir plusieurs synapses: possibilité
d’avoir ajout de plusieurs PPSE en même temps (exemple d’avant).

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• Exemple de signalisation synaptique (1): transmission neuro-neuronale

• Les synapses
interneuronales

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28/05/2020

• Les synapses interneuronales


• Rôle: établir des circuits neuroniques
Circuits linéaires : conduction rapide des informations
Circuit en boucles ou rétroactifs (rétrocontrôle)
Circuits retards
Circuits convergent et divergents
Circuits réverbérants….
• Tous ces circuits permettent de filtrer l’information qui
parvient au système nerveux central ou à un autre effecteur
(partie du corps)

• Remarque: la plasticité synaptique


Les synapses ne sont pas fixes : dans certaines situations, celles-
ci peuvent se reconfigurer :
De nouvelles synapses peuvent se créer, d'autres mourir,
etc.
L 'efficacité de celle-ci à transmettre l'influx nerveux
d'un neurone à un autre peut varier: lorsqu’une synapse
est fréquemment sollicitée, son fonctionnement est plus
régulier et plus précis
Rôle des synapses dans l’apprentissage, la mémorisation, la
rééducation fonctionnelle

• Exemple de signalisation synaptique (2): transmission neuromusculaire


• (la plaque motrice)

Récepteur
nicotinique

100
28/05/2020

• La plaque motrice

• La contraction des muscles est déclenchée


par l’arrivée d’un signal électrique conduit
par les nerfs
- Chaque fibre musculaire reçoit des signaux
d’une fibre nerveuse: l’ensemble est appelé
« unité motrice »

• La jonction entre le nerf et le muscle


s’appelle la plaque motrice

• Neurotransmetteur = acétylcholine : sa
fixation sur ses récepteurs (nicotiniques)
présents sur les fibres musculaires déclenche
leur contraction

NB: Le Curare entraine une paralysie par blocage


de la plaque motrice= antagoniste

• Exemple de signalisation synaptique (3): la synapse neuro-


glandulaire

• La synapse entre neurone préganglionnaire orthosympathique et cellule chromaffine de la


médullosurrénale

• L'acétylcholine, en se fixant sur des récepteurs nicotiniques postsynaptiques, entraîne une


dépolarisation de la cellule chromaffine et une entrée d'ions Ca2+. Ces ions vont permettre le
déclenchement de l'exocytose des granules chromaffines et la libération des hormones dans le sang
(adrénaline)

101
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• Quelques pathologies

• Myasthénie: atteinte post-synaptique de la jonction neuromusculaire


entraînant une faiblesse fluctuante de la musculature striée squelettique et
une fatigabilité excessive
• Cause: destruction des récepteurs postsynaptiques par des anticorps auto-
immuns circulants

• Syndrome de Lambert-Eaton : forme de myasthénie dans laquelle les


anticorps ciblent les canaux calciques

• Botulisme

• Paralysie périodique familiale

Neurogenèse
Objectif

Connaître les différentes étapes du développement du SN ainsi


que les mécanismes de mise en place.

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Plan

I- Neurogenèse
II- Migration des neurones
III- Croissance axonale
IV- Formation des synapses
V- Remodelage des connexions

Introduction

La formation du système nerveux central, à partir du tube neural,


débute très tôt, dès la vie embryonnaire selon un programme
génétique préétabli et passe par plusieurs étapes de développement.

De nombreux mécanismes cellulaires régulent la migration


cellulaire et la croissance axonale pour assurer la formation de
connexions fonctionnelles précises entre les différentes régions du
cerveau.

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Neurogenèse: développement embryonnaire

Neurogenèse: développement embryonnaire

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Neurogenèse: développement embryonnaire

Juste avant E18, l’embryon se compose de trois couches de


cellules concentriques :
l’ectoderme qui donnera la peau et le SN
le mésoderme qui donnera les muscles et les os
l’endoderme qui donnera les viscères.

Neurogenèse: Du blastula au gastrula

Deuxième semaine de la vie embryonnaire : embryon didermique, au stade


blastula composé de deux feuillets
Epiblaste dorsale proche de l’endomètre attaché à la cavité amniotique par la
membrane amniotique puis hypoblaste antérieure ou ventrale lié à la cavité
vitelline par la membrane vitelline

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• Une coupe de cet Embryon vue


dorsalement par section de la
membrane amniotique pas de partie
3 crâniale ni caudale
• A un stade on aura une différentions
de certaine zone (dépression linéaire
ligne primitive à la face dorsale suivi
2 d’une dépression importante le nœud
de Hensen et à la partie crâniale la
1 plaque préchordale et la partie
caudale une seconde plaque qui
deviendra la membrane cloacale

• 1- Ligne primitive
• 2- Noeud de Hensen
4
• 3- plaque préchordale
• 4- Membrane cloacale

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• Une coupe longitudinal au niveau de la ligne primitive


montre

On note une prolifération et différentiation cellulaire à partir du


nœud de Hensen dans l’entoblaste entre l’hypoblaste et épiblaste
vers la partie crâniale formant ainsi la troisième couche
embryonnaire le mésoblate (début de la gastrulation)

Une coupe transversale en C


montre les cellules mésoblastiques
qui prolifère entre les deux
couches
Cette prolifération conduira à une
invagination du mésoblaste qui
finira par se détacher à ce point
précis donnant la corde dorsale ou
le notochorde

Les cellules mésoblastique vont alors envahir le reste de l’espace


entre l’épiblaste et l’hypoblaste

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Les cellules mésoblastique vont alors envahir le reste de l’espace


entre l’épiblaste et l’hypoblaste

Vue schématique dorsale du


disque embryonnaire au cours
de la 3e semaine montrant
l'apparition de la plaque neurale
ainsi que la ligne primitive et la
formation du processus
notocordal.

Sur l'image à ce stade, observer


l'élargissement plus marqué «
en raquette » de la plaque
neurale au niveau rostral.

108
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En effet, c'est lors de l'apparition de la notochorde et sous


l'influence inductrice du mésoblaste axial sous-jacent (plaque
préchordale et portion crâniale du processus notochordal) que se
développe la plaque neurale.

Le mécanisme d'induction neural est complexe et serait lié à des


substances inductrices sécrétées par les cellules mésoblastiques
axiales.

Ces facteurs, diffusant vers les cellules ectoblastiques sus-


jacentes, activent des gènes responsables de la différenciation de
l'épithélium ectoblastique en un épithélium prismatique
pseudostratifié: le neuro-ectoblaste.

Induction neurale
Le tissu nerveux primitif (neurectoderme) apparaît à la suite d’envoi de
signaux du mésoderme vers l’ectoderme.

Ces signaux sont les protéines diffusibles : la Noggine, la Chordine et


la Follistatine.

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Ces substances inhibent la sécrétion de la BMP4 (bone


morphogenetic protein) facteur de croissance de la famille des
TGF-b, responsable de l'inhibition de la transformation des cellules
ectodermiques en cellules neurales (voie d'expression par défaut).
Des études récentes montrent que le FGF réprime également
l'expression de la BMP4 à un stade plus précoce.

Ce phénomène est l’induction neurale qui se traduit par la


transformation d’une partie de l’ectoderme

Induction neurale

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Neurulation

Neurulation

111
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Neurulation

Les bords de la gouttière neurale vont se rapprocher puis s'accoler


dès le 28e jour pour délimiter le tube neural, après que se soit
détaché de chaque côté un amas cellulaire longitudinal issu de la
zone de jonction de la gouttière neurale et de l'ectoblaste.
Ces amas latéraux constituent les crêtes neurales .

La fusion des gouttières neurales est liée au fait que les cellules
neuroectodermiques se reconnaissent et augmentent leur capacité
d'adhésion grâce à l'expression accrue des N-cadhérines et des N-
CAMs à la faveur de la E-cadhérine (spécifique des épithéliums).

L'ectoblaste se reconstitue au-dessus du tube neural flanqué de ses


deux crêtes neurales. Environ 50% de l'ectoblaste constitue la
plaque neurale, le reste constituera le futur épiderme.

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Neurulation

•L'induction neuronale aboutit à l'identification de trois


territoires ectoblastiques à l'avenir distinct:

•l'ectoblaste dorsomédian (future plaque neurale) à l'origine


du tube neural

•l'ectoblaste à la jonction du neuroépithélium à l'origine de


la crête neurale

•l'ectoblaste latéral à l'origine de l'épiderme et des placodes


épiblastiques

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La fermeture du tube neural commence dans la région cervicale (au


niveau du 4e somite) et progresse alors simultanément en direction
céphalique (le neuropore rostral se ferme au 29e jour et caudale (le
neuropore caudal se ferme au 30e jour).

L'emplacement du neuropore antérieur correspond à la lame


terminale du cerveau adulte. Celui du neuropore postérieur,
correspond au 31 somites (environ S1), où se fera la neurulation
secondaire à partir de l'éminence caudale, qui se terminera chez
l'adulte par le cône médullaire.

Un défaut de fermeture du tube neural postérieur résulte en une


pathologie appelée spina bifida, alors que l'absence de fermeture du
neuropore antérieur est responsable d'une anencéphalie.

Neurulation

Une fois le tube complètement fermé, il grossit et délimite en son


centre une cavité qui donnera les cavités encéphaliques et le canal de
l’épendyme dans la moelle pinière.

Le tube s’invagine alors dans l’ectoblaste.

Le filet des crêtes neurales se segmente. Chaque segment migre


alors et donnera ensuite les ébauches du système nerveux
périphérique, c’est à dire les nerfs et les ganglions rachidiens ainsi
que les ganglions du système neurovégétatif.

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Neurulation

La migration des cellules des crêtes neurales est liée notamment à la


disparition des N-CAM et des cadhérines, exprimées par les cellules du tube
neural, alors que des intégrines membranaires apparaissent.

Les molécules de la famille des TGF-b semblent stimuler le départ en


migration des cellules de crêtes neurales en modifiant leurs propriétés d'adhérence
au niveau des composants de la matrice extracellulaire (fibronectine, laminine,
collagène).

En effet, pour se déplacer, ces cellules se lient par des récepteurs membranaires
spécifiques (intégrines) aux molécules de la matrice extracellulaire (fibronectine
et laminine).

Neurulation

La fin de la migration cellulaire est associée à une ré-


expression des cadhérines et des N-CAM (Molécule d’adhesion
cellulaire) molécules favorables à l'adhésion des cellules.

Des études ont montré le rôle des molécules de la famille des


BMPs, FGFs, Wnts (famille de glycoprotéine), ainsi que de
l'acide rétinoïque dans l'induction des crêtes neurales.

Le SHH (Sonic hedgehog, molécule de signalisation) serait


quant à lui capable d'empêcher la dispersion des cellules de
crêtes neurales inactivant les intégrines

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Neurulation chez l’homme: Chronologie


Avant la différenciation neuronale proprement dite le tissu
nerveux humain embryonnaire s’organise successivement
en:
Plaque neurale ( j20),
Gouttière neurale (j28),
Tube neurale (j35)
A la 5ème semaine, le tube nerveux possède trois vésicules
primitives.
A la fin de la 6ème semaine les 5 vésicules qui sont à l’origine
de la structuration du futur système nerveux sont formées.

Neurulation chez l’homme


j20

Cortex
j28 Thalamus, striatum,
rétine
Pédoncules cérébraux
Cervelet, pont de
varole
j35 Bulbe rachidien

4 semaines 5 semaines 6 semaines

fig1

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Type de cellules du neurectoderme

233

Évènements cellulaires de la neurogenèse


Apparition des lignées cellulaires gliale et neuronale:
neurectoderme = neuroépithélium germinatif contenant des cellules souches

Prolifération: lignée spongioblaste et neuroblaste

Migration cellulaire

Agrégation cellulaire: neuritogenèse, synaptogenèse, mort


cellulaire, compétition synaptique.

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Protéine de signalisation delta


Molécule réceptrice notch

Lors du développement embryonnaire, la cellule destinée à devenir le futur


neurone empêche la transformation des cellules adjacentes
Ce processus est très largement utilisé pour le contrôle de la formation de types
cellulaires différenciés

Différentiation du tube neurale

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Différentiation du tube neurale

Différentiation du tube neurale

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Différentiation du tube neurale

Système cavitaire

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Maturation du cerveau: téléencéphale

Maturation du cerveau: téléencéphale

Lobe frontal, impliqué dans les processus cognitif de prévision,


décision et action préméditée (cortex préfrontal), dans la vision, le
langage et la motricité (cortex prémoteur)

Lobe temporal impliqué dans l’intégration de l’audition, la


mémoire, l’olfaction, le langage)

Lobe pariétal qui centralisation des informations sensitives)

Lobe occipital spécialisé dans la vision

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Maturation du cerveau: téléencéphale

Le système limbique comprend : l’amygdale, le septum, le bulbe


olfactif et l’hippocampe.
Ces structures sont reliées les unes aux autres par un réseau de
connexion neuronales (les stries).
Grâce à ces connections neuronales, le cortex et le système
limbique entretiennent un échange d'information très riche qui est
indispensable à la mémorisation, à l'apprentissage et aux
comportements affectifs de l'individu.
Le striatum est une structure composée de plusieurs noyaux et
participe activement à la motricité.
Le Striatum est localisé latéralement entre le cortex et le thalamus
et en dessous des ventricules hémisphériques

Maturation du cerveau: téléencéphale

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Maturation du cerveau: diencéphale

les rétines pour la vision,


l'épiphyse à l'arrière du cerveau qui règle certains rythmes
biologique comme la veille et le sommeil,
le thalamus qui est en position centrale dans le cerveau et sert de
relais pour les échanges d'informations entre le cortex et le reste du
système nerveux.
L'hypothalamus, sous le thalamus, sert à la coordination des
réflexes du système neurovégétatif et commande le système
neuroendocrinien.
la Neurohypophyse agit sur les glandes mammaires, l'utérus et les
reins

Maturation du cerveau: mésencéphale

Les tubercules quadrijumeaux ou colliculus, du coté dorsal, qui


sont des relais pour les informations auditives et visuelles

Les pédoncules cérébraux (du coté ventral), ce sont des relais pour
des infos allant ou venant du cervelet

Toujours du coté ventral, se trouvent des noyaux des nerfs craniens


(III et IV), le noyau rouge et une partie de la formation réticulée qui
sont des relais des communications cortico-spinales.

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Maturation du cerveau: métencéphale

Le cervelet (coté dorsal) qui coordonne les réflexes de la motricité


et de la posture

Les noyaux des nerfs craniens V à VIII

La protubérance annulaire ou pont de Varole (coté ventral) et


l'olive bulbaire qui sont des relais de communications cortico
spinales pour les infos sensori-motrices

Maturation du cerveau: myélencéphale

Les noyaux des nerfs craniens IX à XII

Le bulbe rachidien qui est impliqué dans des réflexes et dans


des relais sensori-moteurs

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Les mécanismes moléculaires dans le


développement du SNC
Le développement harmonieux du SNC fait appel à des mécanismes
de régulation très sophistiqués.
Des progrès remarquables ont été faits au cours des dernières années
quant à la compréhension des mécanismes moléculaires impliqués dans
toutes les étapes du développement en passant par l'induction, la
prolifération, la différenciation, la migration et finalement l'apoptose.
Ces découvertes ont permis de développer largement les
connaissances sur le mode de fonctionnement de certaines molécules tels
que les facteurs de transcription et les voies de signalisation
intracellulaires spécifiques, aux différents stades du développement
embryonnaire.
Les études génétiques sur les invertébrés et les vertébrés inférieurs
(nématode, drosophile, souris) ont permis d'identifier des gènes
responsables du développement embryonnaire et d'avoir ainsi une
meilleure compréhension du développement du SNC chez l'homme.

Les mécanismes moléculaires dans le


développement du SNC
Au cours des dernières années le développement embryonnaire du SNC a pu
être attribué à l'interaction complexe entre différentes molécules sécrétées telles
que celles de la superfamille des TGF-b (transforming growth factors) et leurs
membres les BMPs (bone morphogenetic proteins), les FGFs (fibroblast growth
factors) et les Wnts (wingless related), ainsi que les CAMs (molécules
d'adhésion cellulaire) et certains gènes, en particulier les gènes homéotiques et
Pax. Ces facteurs agissent en association et selon une séquence spatio-
temporelle spécifique.

C'est l'activation de certains gènes qui déterminera notamment la


différenciation des cellules neuroectoblastiques en neurones ou cellules
gliales.

En outre, des facteurs exogènes tels que l'acide folique et le cholestérol sont
également indispensables au développement harmonieux du tube neural.

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