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L’architecture Vernaculaire

En architecture, l’expression vernaculaire désigne une construction façonnée par l’homme en harmonie
avec son environnement, adaptée à sa situation géographique, son terroir, sa culture et ses habitants.
Souvent définit comme une architecture sans architecte le bâti vernaculaire a été façonné au fil des
siècles par la somme de connaissances accumulées dans un lieu
défini"https://vernaculaire.com/larchitecture-vernaculaire-aujourdhui/".
Reflet de l’identité territoriale et des contraintes qui y sont liées, elle varie donc radicalement en
fonction du relief, du climat, des ressources régionales, de la culture locale mais également du mode de
vie des citoyens et des choix politiques des Etats. Ou en est l’architecture vernaculaire aujourd’hui ? est-
elle délaissée ?
A une époque où l’urbanisation s’est accéléré et la demande d’habitation démultipliée, l’architecture
vernaculaire, qui répond à une logique longue et progressive d’enracinement, a été délaissée au profit
de la standardisation des techniques de constructions modernes. L’industrialisation a en effet, d’un point
de vu global, permis d’augmenter drastiquement les délais de production tout en en baissant les couts,
produisant en masse des grands ensembles et maisons individuelles identiques sans
personnalités"memoire Architecture vernaculaire et nature Laurie Rowenczn". En conséquence de cela,
l’image des matériaux traditionnels, associés à la pauvreté et l’archaïsme, a été dévalué dans l’imaginaire
commun, faisant ainsi baisser le nombre d'artisans traditionnels. A contre-courant de cette logique de
standardisation et de modernisme utopique, le bâti vernaculaire fait aujourd'hui l'objet d'un regain
d’intérêt. Pas dans sa forme originelle mais adapté aux besoins contemporains. En effet, il répond aux
préoccupations actuelles d’urbanisme durable et de valorisation du patrimoine local et présente de
nombreux avantages à la fois environnementaux, sociaux et économiques. On voit beaucoup de jeunes
architectes africains et chinois intégrer le savoir-faire traditionnel et les matériaux locaux dans des
projets contemporains.
Du point de vu écologique, le bâti vernaculaire utilise les ressources de la région où il se développe et
intègre l’ensemble des contraintes naturelles, qu’elles soient climatiques et environnementales. Les
constructions vernaculaires sont donc résistantes aux risques naturels de la région"livre Architecture
Durable".
Bioclimatiques, elles permettent souvent d’éviter le recours à des techniques artificielles de climatisation
ou de chauffage. Les matériaux, la forme et les techniques utilisées sont choisis en fonction de leur
capacité naturelle à réguler l’humidité de l’air, l’isolation, la ventilation et l'inertie thermique. De plus,
l’utilisation des ressources locales limite le transport de matériaux et de la main-d’œuvre, ce qui diminue
l'impact carbone des chantiers. Les matériaux utilisés sont recyclables ou biodégradables. Le bâti
vernaculaire recèle donc par son approche et ses techniques, de réels enseignements pour concevoir des
milieux urbains plus respectueux des équilibres écologiques"livre Architecture Durable".

Pour conclure on peut dire que L’architecture vernaculaire a etait a un moment délaisser mais
aujourdhuit elle commence a s’inscrire également au niveau social et économique car ,ce type de
construction valorise en effet les savoir-faire locaux en les impliquant dans le projet, de la concertation
jusqu’à la production, les artisans régionaux. Cette démarche a pour conséquence de renforcer le
rapport identitaire entre les habitants et le territoire et de faire redécouvrir les savoir-faire traditionnels.
L’espace est repensé de manière à dynamiser les activités sociales, tout en se préoccupant du cycle de
vie des bâtiments, des conditions de construction jusqu’à l’usage. Cette architecture favorise le
développement de filières de proximité, en encourageant la formation d’une main d’œuvre qualifiée et
l’utilisation des matières premières locales.