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U.S.T.H.

B Année universitaire 2019-2020


Faculté des Mathématiques
1ère année Licence Les déterminants Coordination SM-ST du module
SM et ST MATH II

1 Dénitions et généralités
1.1 Déterminants

Dénition 1. À chaque matrice carrée d'ordre n à coecients dans K (K = R ou K = C), on associe


un seul nombre noté det(A) = |A|, appelé déterminant de A d'ordre n.


a11 a12 . . . a1n

a21 a22 . . . a2n
det(A) = .. .. .. .


. . .
an1 an2 . . . ann
Comment calculer ce déterminant ? On distingue deux premiers cas simples, ensuite on généralise le résul-
tat.

1.2 Déterminants d'ordre 1 et 2


Dénition 2. Soit A = (aij )n une matrice carrée d'ordre n à coecients dans K . Alors det(A) est déni
par :
1. Si n = 1 alors det(A) = a 11 .
a a
2. Si n = 2 alors det(A) = a11 a12 = a11 a22 − a21 a12 .

21 22

Exemple 1. Soit la matrice M donnée par :


 
2 3
M= ,
1 4
Alors
2 3
det(M ) = = 2 × 4 − 1 × 3 = 5.
1 4

1.3 Déterminants d'ordre n≥3


Dénition 3. Soit A = (aij )n une matrice carrée d'ordre n à coecients dans K . On note par ∆(i, j) la
matrice obtenue en supprimant de la matrice A la ligne i et la colonne j .
(a) On appelle mineur relatif au coecient aij le déterminant det(∆(i, j) ).
(b) On appelle cofacteur relatif au coecient aij le scalaire (−1)i+j det(∆(i, j) ).
Proposition 1. (Déterminant d'ordre n)
Soit A = (aij )1≤i,j≤n une matrice carrée d'ordre n ≥ 3 et ∆(i, j) étant la matrice obtenue en supprimant de
la matrice A la ligne i et la colonne j , alors on peut calculer le déterminant de A soit en le développant
par rapport à une ligne ou par rapport à une colonne de A et on a :
n
(−1)i+j aij det(∆(i,j) ) par rapport à la ligne i.
X
det(A) = (1)
j=1

Ou encore : n
(−1)i+j aij det(∆(i,j) ) par rapport à la colonne j.
X
det(A) = (2)
i=1

1
Remarque 1. En utilisant la formule (1) et (2) pour n = 2 on retrouve le déterminant d'ordre 2 donné
dans la Dénition 2, quelle que soit la ligne ou la colonne par rapport à laquelle on le développe.
Dénition 4. (Déterminants d'ordre 3)
Soit A une matrice carrée d'ordre 3 à coecients dans K . Le calcul du déterminant d'ordre 3 se ramène
au calcul de déterminants d'ordre 2 en le développant par rapport à une ligne ou une colonne. Ainsi Le
déterminant de A est donné par les formules (1) et (2) pour n = 3.
En eet, soit la matrice carrée d'ordre 3,
 
a11 a12 a13
A =  a21 a22 a23 
a31 a32 a33
En développant le calcul du déterminant par rapport à la première ligne de A en utilisant la formule (1)
pour n = 3 et i = 1, on obtient

a11 a12 a13
2
a22 a23 3
a21 a23
det(A) = a21 a22 a23 = (−1) a11
a32 a33 + (−1) a12 a31 a33

a31 a32 a33

4
a21 a22
+(−1) a13
a31 a32
= a11 det(∆(1,1) ) − a12 det(∆(1,2) ) + a13 det(∆(1,3) )
= a11 (a22 a33 − a32 a23 ) − a12 (a21 a33 − a31 a23 )
+a13 (a21 a32 − a31 a22 ).

Où det(∆(1,1) ), det(∆(1,2) ) et det(∆(1,3) ) sont les mineurs des coecients a11 , a12 et a13 respectivement
obtenus en supprimant la ligne et la colonne passant par ces coecients. Ce sont des déterminants d'ordre
2. (−1)2 det(∆(1,1) ), (−1)3 det(∆(1,2) ) et (−1)4 det(∆(1,3) ) sont les cofacteurs des coecients a11 , a12 et a13
respectivement.
Remarque 2. De façon générale, pour calculer un déterminant, les puissances (−1)i+j peuvent être rem-
placées par l'aectation des signes aux coecients de la ligne ou la colonne choisie,et ce, en démarrant
par le coecient a11 aecté du signe + puis on alterne les signes en se déplaçant horizontalement ou
verticalement. Ainsi pour le déterminant de la matrice A ci-dessus on a :

a11 + a12 − a13 +
a22 a23 a21 a23 a21 a22
det(A) = a21 a22 a23 = +a11 − a12
a31 a33 + a13 a31 a32

a31 a32 a33 a32 a33

a22 a23 a21 a23 a21 a22
Les déterminants + a a , − a a et + a a sont les cofacteurs des coecients a11 , a12
32 33 31 33 31 32
et a13 respectivement.
Par exemple, si on veut calculer det(A) par rapport à la deuxième colonne, on aecte les signes de la
colonne 2 en commençant par le signe + de a11 puis en alterne et on se déplace horizontalement puis
verticalement comme suit
a11 + a12 − a13

det(A) = a21 a22 + a23 .
a31 a32 − a33
Nous verrons plus loin dans le calcul de l'inverse d'une matrice, comment on aecte les signes à tous les
coecients de cette matrice.
 
1 2 2
Exemple 2. (i) Soit la matrice N =  4 3 5 , alors le det(N ) calculé par rapport à la première
8 0 6

2
ligne donne :

1 2 2
2
3 5 3
4 5
= (−1) · 1 ·
det(N ) = 4 3 5 0 6 + (−1) · 2 · 8 6


8 0 6

4
4 3
+(−1) · 2 ·
8 0
= 18 + 32 − 48 = 2.

3 5 4 5 4 3
Les déterminants d'ordre 2 , et 8 0 sont les mineurs des coecients 1, 2, 2

,
0 6 8 6
de la première ligne.
Si on calcule
det(N ) par rapport à la colonne 2, par exemple, on trouve le même résultat.
1 2 2
= 2(−1)3 · det(∆(1,2) ) + 3(−1)2 · det(∆(2,2) ) + 0 · (−1)5 · det(∆(3,2) ). Donc

det(N ) = 4 3 5
8 0 6

4 5
+ 3 1 2

det(N ) = −2 = 2.
8 6 8 6

(ii) Calculer les déterminants des matrices suivantes :


   
1 1 1 3 0 1 1 3
 2 0 0 0   1 3 0 2 
M =
 0
, N = .
2 1 1   0 2 1 1 
−1 1 −2 4 0 3 2 −1

Pour réduire les calculs, on choisit une ligne ou une colonne qui contient le plus grand nombre de
zéros. Pour la matrice M , on développe par rapport à la deuxième ligne, on obtient :

1 1 1 3 + − +
1
− + −
1 3
2 0 0 0+
= −2 · 2
det( M ) = 1 1
0 2 1 1


1 −2 4
−1 1 −2 4

1 1 2 1
= −2 ·
+ 2 ·
−2 4 1 4

2 1
−2 · 3 ·
1 −2
= −12 + 14 + 30 = 32.

Pour la matrice N , on remarque que sa première colonne contient le plus grand nombre de zéros, on
calcule son déterminant en le développant par rapport à cette colonne.

0+ 1 1 3 + − +
1 1

3
1− 3 0 2
= (−1) 2 1

det(N ) = 1
0+ 2 1 1


3 2 −1


0− 3 2 −1

1 1 2 1
= (−1)( −
2 −1 3 −1

2 1
+(3) )
3 2
= −5

1.4 Propriétés des déterminants

Proposition 2. Soient A et B deux matrices carrées d'ordre n. On a les propriétés suivantes :

3
1. det(AB) = det(A)det(B) .
2. Si la matrice B est obtenue à partir de la matrice A, en multipliant une ligne ou une colonne de A
par un scalaire λ ∈ R (ou λ ∈ C), alors on a det(B) = λdet(A).


a11 . . . λa1j . . . a1n


a11 . . . a1j . . . a1n

a21 . . . λa2j . . . a2n a21 . . . a2j . . . a2n
det(B) = .. .. .. .. = λ .. .. .. .. .

. . . . . . . .



an1 . . . λanj . . . ann an1 . . . anj . . . ann

3. Si la matrice A a deux lignes (ou deux colonnes) identiques ou bien que l'une est multiple de l'autre,
alors det(A) = 0.
4. Si la matrice A a une ligne ou une colonne nulle alors det(A) = 0.
5. Si on permute deux lignes (ou deux colonnes) de la matrice A alors le déterminant de A (après
permutation de deux lignes ou de deux colonnes) est multiplié par −1.
6. Soit t A la transposée de A, alors on a : det(t A) = det(A) .
7. Soit λ ∈ R, on a : det(λA) = λn det(A) .
8. Si A est une matrice triangulaire inférieure (ou triangulaire supérieure), alors le déterminant de A
est égal au produit des éléments diagonaux :


a11 0 0 0 ... 0


a21 a22 0 0 ... 0

det(A) =
a31 a32 a33 0 ... 0 = a11 a22 a33 · · · ann .

.. .. ..
. . .



an1 an2 an3 an,4 . . . ann

2 Opérations élémentaires et matrices échelonnées


2.1 Opérations élémentaires

Dénition 5. Soit A = (aij )n×m une matrice du type n × m. On appelle opérations élémentaires sur
les lignes de la matrice A, les opérations suivantes :
1. Permuter deux lignes, on note Li ←→ Lj
2. Multiplier une ligne par un scalaire λ non nul, Li ← λLi
3. Ajouter à une ligne un multiple d'une autre ligne, Li ← Li + λLj

Les opérations élémentaires eectuées soit sur les lignes ou les colonnes ont des conséquences sur le
déterminant selon la Table 1 suivante :

Table 1 
Opérations sur les lignes Opérations sur les colonnes Déterminant
Li ↔ Lj (i 6= j) Ci ↔ Cj multiplié par (-1)
Li ← λLj (λ 6= 0) Ci ← λCj ((λ 6= 0) multiplié par λ
Li ← Li + λLj Ci ← Ci + λCj inchangé

4
2.3 Matrices échelonnées

Dénition 6. (Matrices échelonnées)


Soit A = (aij )n×m une matrice du type n × m. A est dite matrice échelonnée si elle vérie les propriétés
suivantes :
1. Toutes les lignes situées au-dessous d'une ligne nulle sont nulles ( C.à.d : Pour tout i ∈ {1, 2, ..., n},
si Li ≡ 0 alors Lk ≡ 0 pour tout k > i).
2. Si une ligne n'est pas nulle et aij son premier coecient non nul appelé pivot. On a alors soit la
ligne suivante est nulle ou bien elle est non nulle et son premier coecient non nul est situé à droite
de aij .
3. Tous les coecients de la colonne sous le premier coecient non nul d'une ligne sont nuls.
Exemple 
3. 1. La matrice A suivante
 représente la forme d'une matrice échelonnée.
5 ? ? ? ? ?
 0 5 ? ? ? ? 
 0 0 5 ?
 Avec 5 désigne un nombre non nul et ? désigne un nombre quel-
 
A= ? ?
 0 0 0 0 0 0 

0 0 0 0 0 0
conque.
 
2 1 1 3
 0 4 −1 4 
2. La matrice   0
 est échelonnée car les trois conditions sont satisfaites, en eet
0 0 0 
0 0 0 0
. Toutes les lignes situées au-dessous de la première ligne nulle (la ligne 3) sont aussi nulles.
. Le premier élément non nul de la ligne 2 est situé strictement à droite du premier élément non
nul de la ligne 1.
. Pour les quatre colonnes, on a tous les coecients situés sous le premier coecient non nul des
quatre lignes sont nuls. Par exemple la colonne 2, le premier coecient non nul de la ligne 2
est 4 et les coecients de cette colonne en-dessous de 4 sont nuls.
Les éléments 2 et 4 sont les pivots de la première et la deuxième ligne respectivement.
 
2 1 3
3. La matrice  0 4 4  n'est pas échelonée car le premier élément non nul 1 de la troisième ligne
0 1 2
n'est pas strictement à droite du premier élément non nul 4 de la deuxième ligne.
Proposition 3. Toute matrice quelconque A peut être transformée en une matrice échelonnée A0 en
eectuant des opérations élémentaires sur les lignes de A.
Exemple 4. Échelonnement de la matrice suivante :
 
1 0 3 2
 0 1 −1 0 
A=
 2

2 1 1 
−1 0 1 3

On
 commence par eectuer
 successivement
 les opérations suivantes :
1 0 3 2
 L3 ← L3 − 2L1 


 0 1 −1 0 

 0 2 −5 −3 
 L4 ← L4 + L1


0 0 4 5
On permute L3 et L4 , L3 ↔ L4  
1 0 3 2
 0
 1 −1 0 
 0 0 4 5 
0 2 −5 −3

5
L4 ← L4 − 2L2
 
1 0 3 2
 0
 1 −1 0 
 0 0 4 5 
0 0 −3 −3
3
On eectue l'opération élémentaire suivante : L4 ← L4 + L3 , ainsi on aura la forme échelonnée de la
4
matrice A notée A0 :  
1 0 3 2
 0 1 −1 0 
A0 =  0 0 4 5 
 
3
 
0 0 0
4

On déduit donc que A0 est la matrice échelonnée de A.

Remarque 4. Transformer une matrice par les opérations élémentaires en une matrice échelonnée, peut
servir dans le calcul de déterminants ou dans le calcul d'inverse de matrices carrées, ou bien comme on le
verra plus loin on échelonne une matrice pour déterminer son rang ou encore pour résoudre un système
linéaire.

2.4 Matrices équivalentes

Dénition 7. Deux matrices sont dites équivalentes suivant les lignes, si l'une peut être obtenue de
l'autre au moyen d'opérations élémentaires sur les lignes.
Exemple 5. Les matrices obtenues par opérations élémentaires dans l'exemple 4
 

1 0 3 2

1

0 3 2
 1 0 3 2
 0 1 −1 0   0 1 −1 0 
 0 1 −1 0 
A= , B=  et A0 =  
,
 2 2 1 1   0 2 −5 −3   0 0 4 5 

3

−1 0 1 3 0 0 4 5 0 0 0
4
sont équivalentes.

3 Inversion de matrices
3.1 Calcul de l'inverse : Méthode des cofacteurs

Soit A = (aij )n une matrice carrée d'ordre n. On rappelle que le cofacteur relatif au coecient aij est
donné par = (−1)i+j det(∆(i,j) ) où ∆(i,j) est la matrice d'ordre n − 1 obtenue en supprimant la i-ème ligne
et la j -ème colonne de A. Dans ce qui suit on note ce cofacteur par cof (aij ).

Dénition 8. Soit A = (aij )n une matrice carrée d'ordre n. On appelle comatrice de A la matrice dont
les coecients sont les cofacteurs relatifs aux aij , notée par :
com(A) = (cof (aij ))n×n .

Exemple 6. Calculer la comatrice de la matrice suivante :


 
−1 1 1
A =  1 −1 1  .
1 1 −1

6
La comatrice associée à la matrice A est
 
−1 1 1 1 1 −1
 + 1 −1
− +
1 −1 1 1
  



1 1

−1 1 −1 1

 0 2 2
com(A) =  − + − = 2 0 2 .
1 −1 1 −1 1 1
 

 1 1 −1 1 −1 1

 2 2 0
+ − +
−1 1 1 1 1 −1

Proposition 4. Soit A = (aij )n une matrice carrée. A est inversible si et seulement si det(A) 6= 0 et la
matrice inverse de A est donnée par :
1
A−1 = t
com(A) ,
det(A)

où t com(A) est la transposée de la comatrice de A.


Exemple 7. Calculer la matrice inverse de la matrice A suivante :
 
−1 1 1
A =  1 −1 1  .
1 1 −1
. D'abord on calcule la valeur du déterminant de la matrice A. En le développant suivant la première
colonne on obtient :


−1 1 1 −1+ 1 1
− 0 2
det( A) = 1 −1 1 + 0 2 = − 2 0
= 0 =4

1 1 −1 0 2 0

Donc comme det(A) 6= 0 alors A est inversible.


 
0 2 2
. La transposée de la comatrice de A est t com(A) =  2 0 2  .. D'où, l'inverse de la matrice A est :
2 2 0

0 12 12
   
0 2 2
1
A−1 =  2 0 2  =  12 0 12  .
4 1 1
2 2 0 2 2
0

3.2 Propriétés des matrices inverses

Proposition 5. Soit A une matrice carrée d'ordre n.


1. Si A est une matrice inversible, alors A−1 est aussi inversible et on a : (A−1 )−1 = A
1
2. Si A est une matrice inversible, alors det(A−1 ) = .
det(A)
3. Si A et B sont deux matrices inversibles alors le produit AB est inversible (AB)−1 = B −1 A−1 .
4. Si A est une matrice inversible alors An est aussi inversible (An )−1 = (A−1 )n .

4 Rang d'une matrice


Dénition 9. Soit A une matrice du type n × m. Toute matrice obtenue en supprimant une ou des lignes
et/ou une colonne ou des colonnes de A est dite sous-matrice de A.

7
Exemple 8. Soit A la matrice donnée par
 
2 −1 1 3 7 5
A=  −4 1 2 0 1 −1  .
3 1 5 6 3 4
 
3 7 5
La matrice B =  0 1 −1  . est sous-matrice de A (les colonnes C1 , C2 et C3 de A sont supprimées).
 6 3 4 
−4 1 2 0
La matrice C = 3 1 5 6
. est une sous-matrice de A ( La ligne L1 et les colonnes C5 et C6 de
A sont supprimées).

Dénition 10. Le rang d'une matrice A du type n × m, noté rg(A) est l'ordre de la plus grande sous-
matrice carrée dont le déterminant est non nul.
Exemple 9. Pour la matrice A de l'exemple précédent est du type 3 × 6, la plus grande sous-matrice carré
de A est d'ordre 3. On peut déterminer ces matrices carrées en supprimant 3 colonnes de A. On calcule le
déterminant de B par échelonnement, en eet en annulant les coecients de la première colonne à partir
de la deuxième ligne. On obtient 
L3 ← L3 − 2L1
+
3 7 5
1 −1
detB = 0− 1 −1 = 3 = 3 (−6 − 11) = −51 6= 0.
0+ −11 −6
−11 −6
On déduit que rg(A) = 3.
Remarque 5. Le calcul de rang d'une matrice en utilisant la dénition n'est pas pratique, l'idée est donc
d'utiliser la matrice échelonnée pour déterminer facilement le rang. Le résultat suivant illustre la technique.
Proposition 6. Soit B la matrice échelonnée suivant les lignes d'une matrice A. Alors, le rang de la
matrice A est le nombre de lignes non nulles de la matrice B .
Exemple 10. Soit  
1 2 3 4
A=  −1 2 0 1 .
2 1 −3 4
Déterminons la matrice échelonnée B de A.
   
1 2 3 4 1 2 3 4
A =  −1 2 0 1  L2 ← L2 + L1 ∼  0 4 3 5 
2 1 −3 4 L3 ← L3 − 2L1 0 −3 −9 −4
   
1 2 3 4 1 2 3 4
 0 4 3 5  ∼ 0 4 3 5  = B.
0 −3 −9 −4 L3 ← L3 + 4 L2
3
0 0 −27
4
−1
4

Le nombre de lignes non nulles de B est 3, donc rg(A) = 3.


Proposition 7. Soient A, B deux matrices. Alors on a :
1. rg(A) = rg(t A).
2. Si A est une matrice carrée d'ordre n et rg(A) = n, alors A est inversible.
3. Si A est une matrice carrée d'ordre n et si detA 6= 0, alors rg(A) = n.
4. Si A et B sont équivalentes suivants les lignes, alors rg(A) = rg(B).
5. Si A à n lignes et m colonnes alors rg(A) ≤ min(n, m).

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