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TP CALCUL DU CHAMP

MAGNETQUE DANS LES


MACHINES
Le logiciel FEMM est un programme à base d’éléments finis et il est dédié à la résolution des
problèmes électromagnétiques et thermiques. Il traite des problèmes en deux dimensions (plan
et axisymétrique). La version actuelle traite des problèmes magnétostatiques linéaires et non
linéaires, des problèmes magnétodynamiques linéaires et non linéaires, des problèmes
électrostatiques, des problèmes Electrocinétique et des problèmes thermiques.

Les problèmes magnétiques, qui peuvent être abordés, sont ceux qui peuvent être considérés
comme des «problèmes à basse fréquence», dans lesquels les courants de déplacement
peuvent être négligés. En électrostatique, seul le champ électrique est considéré et le champ
magnétique est alors négligé. Le logiciel FEMM, résout également les problèmes de
conduction thermique en régime permanent. Le problème de conduction thermique est
mathématiquement équivalent à un problème électrostatique.

Le logiciel contient une interface de type DAO pour définir la géométrie du problème à
résoudre et pour définir les propriétés des matériaux et les conditions aux limites. Les fichiers
de type DXF (Autocad) peuvent être importés pour faciliter l'analyse des géométries
existantes.

Le logiciel permet aussi d’exploiter les résultats de calcul sous forme de cartes de champ,
courbes. Il permet également à l'utilisateur, de calculer le champ en des points arbitraires,
ainsi que d'évaluer un certain nombre de grandeurs (Energie, Force, Puissance active et
réactive, Courant, différence de potentiel électrique, Couple électromagnétique,…)

Ainsi, le logiciel FEMM est divisé en trois sections principales:

 Un Préprocesseur
 Un Processeur de calcul
 Un Post-processeur

1. Problème électrostatique
Les problèmes électrostatiques prennent en compte le comportement de l'intensité du champ
électrique E, et de la densité du flux électrique D (le vecteur déplacement électrique). Il y a
deux conditions auxquelles ces quantités doivent obéir. La première condition est la forme
différentielle de la loi de Gauss, qui dit que le flux sortant de tout volume fermé est égal à la
charge contenue dans le volume:

D= ρ
¿⃗ ⃗ (1.1)

Où ρ représente la densité de charge électrique. La seconde est la forme différentielle


suivante:

rot ⃗
⃗ E =0 (2.1)

La deuxième condition est celle qui relie le vecteur déplacement D à l'intensité du champ
électrique E par la relation suivante:
D=ε 0 ε r ⃗
⃗ E (3.1)

Dans l’équation (3.1), ε0 est la permittivité électrique du vide (8.85 E-12 F/m) et εr est la
permittivité relative du diélectrique. Bien que certains problèmes électrostatiques puissent
avoir une relation constitutive non linéaire entre D et E, le programme ne considère que les
problèmes linéaires. Pour simplifier le calcul des champs qui remplissent ces conditions, le
programme utilise le potentiel scalaire électrique, V, défini par sa relation avec E comme:

E =−⃗
⃗ grad V (4.1)

La combinaison des équations (1.1), (2.1), (3.1) et (4.1), nous donne l’équation finale
suivante :

¿⃗ (−ε 0 ε r⃗
grad V ) =ρ (5.1)

Le programme résout l’équation (5.1) sur un domaine défini par l'utilisateur et avec des
sources définies aussi par l’utilisateur.

L’équation (5.1) est résolue par deux approches différentes. Le cas du modèle en plan
(coordonnées cartésiennes x et y) et le cas du modèle axisymétrique (coordonnées
cylindriques r et z).

Pour résoudre ce genre d’équation, l’utilisateur doit spécifier les conditions aux limites du
domaine d’étude. Le choix des conditions aux limites est primordial pour garantir une
solution unique.

Le logiciel FEMM propose quelques possibilités à l’utilisateur quant au choix de ces


conditions aux limites. Dans ce document nous ne mentionnerons que les conditions aux
limites utilisées dans nos Travaux pratiques.

 Condition de type Dirichlet : Dans ce type de condition aux limites, la valeur du potentiel V
est explicitement définie sur la frontière, par exemple V = 100 V sur une frontière (potentiel
sur une électrode).
 Mixte : C’est une condition aux limites entre Dirichlet et Neumann, prescrivant une relation
entre la valeur de V et sa dérivée normale à la frontière : ε rεo ∂V/∂n + c0V +c1 = 0. Par le choix
des coefficients, cette condition aux limites peut être une condition aux limites de type
Neumann homogène et non homogène. Par exemple, en spécifiant convenablement le
coefficient c0 et en affectant c1 = 0, cette condition peut être appliquée à la limite extérieure de
votre géométrie pour approximer une région infinie !
 Périodique : Les conditions aux limites de type périodiques doivent être affectées sur deux
frontières. Dans ce type de condition aux limites, le potentiel électrique est le même sur les
deux frontières (Attention : les deux limites doivent avoir le même nombre de nœuds !)
 Anti périodique : Les conditions aux limites de type anti périodiques doivent être affectées sur
deux frontières. Dans ce type de condition aux limites, le potentiel électrique est le même sur
les deux frontières mais de signe opposé (Attention : les deux limites doivent avoir le même
nombre de nœuds !)
Notons que si aucune condition aux limites n'est définie de manière explicite sur une frontière, cette
dernière est affectée par défaut comme condition aux limites de type Neumann homogène ∂V/∂n = 0.

Dans le cas où les charges  sont négligeables, une condition aux limites de type Dirichlet doit
impérativement être définie quelque part afin que le problème ait une solution unique.

2. Problème de conduction électrique – Application à l’électrocinétique


Les problèmes des courants de conduction ou Electrocinétique sont résolus par FEMM et ils
sont essentiellement des problèmes quasi-électrostatiques. Dans ces conditions, le champ
magnétique dans les équations de Maxwell peut être négligé mais les courants de déplacement
peuvent exister.

∂⃗
D
rot ⃗
⃗ H = ⃗J + (1.2)
∂t

B=0
¿⃗ ⃗ (2.2)

−∂ B

rot ⃗
⃗ E= (3.2)
∂t

D= ρ
¿⃗ ⃗ (4.2)
⃗J =σ ⃗
E (5.2)

D =ε 0 ε r ⃗
⃗ E (6.2)

En appliquant la divergence à l’équation (1.2), on obtient :

¿⃗ ¿ (7.2)

En appliquant une identité vectorielle standard, le terme de gauche de l’équation (7.2)


s’annule, conduisant à l’équation suivante:

∂⃗
D
( )
¿⃗ ( ⃗J ) + ¿⃗
∂t
=0 (8.2)

Comme nous l’avons vu précédemment, nous pouvons supposer l’existence d’un potentiel
scalaire électrique V et lié au champ électrique E par :

E =−⃗
⃗ grad V

En négligeant la valeur de l’induction B, les relations (2.2) et (3.2) peuvent être négligées.

∂⃗
D
En supposant les grandeurs sinusoïdales, le terme peut être remplacé par jω ⃗
D (
∂t
D =| D|e− jωt ), l’équation (8.2) devient alors :

¿⃗ (−( σ + jω ε 0 ε r )⃗
grad V ) =0 (8.3)
En supposant les matériaux linéaires, on obtient finalement :

( σ + jω ε 0 ε r ) ( ⃗¿ (−⃗
grad V ) )=0 (8.4)

Le logiciel FEMM résout l’équation (8.4).

L’équation (8.4) s'applique également aux problèmes à courant continu. Dans ce cas, il suffit
de spécifier au logiciel une fréquence nulle. Ainsi, le terme associé à la permittivité électrique
disparaît, et nous aurons finalement :

grad V ) )=0
( ¿⃗ (−σ ⃗ (8.5)

Dans le cas d’un problème électrocinétique, l’équation (8.5) est résolue par deux approches
différentes. Le cas du modèle en plan (coordonnées cartésiennes x et y) et le cas du modèle
axisymétrique (coordonnées cylindriques r et z).

Pour résoudre ce genre d’équation, l’utilisateur doit spécifier les conditions aux limites du
domaine d’étude. Le choix des conditions aux limites est primordial pour garantir une
solution unique.

Le logiciel FEMM propose quelques possibilités à l’utilisateur quant au choix de ces


conditions aux limites. Dans ce document nous ne mentionnerons que celles utilisées dans nos
Travaux pratiques.

 Condition de type Dirichlet : Dans ce type de condition aux limites, la valeur du


potentiel V est explicitement définie sur la frontière, par exemple V = 100 V sur une
frontière (potentiel sur une frontière du conducteur).
 Mixte : C’est une condition aux limites entre Dirichlet et Neumann, prescrivant une
relation entre la valeur de V et sa dérivée normale à la frontière : s ∂V/∂n + c 0V +c1 =
0. Par un choix judicieux des coefficients, cette condition aux limites peut être une
condition aux limites de type Neumann homogène et non homogène. Par exemple, en
spécifiant convenablement le coefficient c1 et en affectant c0 = 0, cette condition aux
limites peut être appliquée à la limite extérieure de votre géométrie pour approximer
une source de courant !
 Périodique : Les conditions aux limites de type périodiques doivent être affectées sur
deux frontières. Dans ce type de condition aux limites, le potentiel électrique est le
même sur les deux frontières (Attention : les deux limites doivent avoir le même
nombre de nœuds !).
 Anti périodique : Les conditions aux limites de type anti périodiques doivent être
affectées sur deux frontières. Dans ce type de condition aux limites, le potentiel
électrique est le même sur les deux frontières mais de signe opposé (Attention : les
deux limites doivent avoir le même nombre de nœuds !).

Notons que si aucune condition aux limites n'est définie de manière explicite sur une
frontière, cette dernière est affectée par défaut comme condition aux limites de type Neumann
homogène ∂V/∂n = 0. C’est la condition aux limites qui est imposée implicitement sur les
frontières avec un isolant électrique.

3. Problème Magnétique

3.1 Problème magnétostatique

Les problèmes magnétostatiques sont des problèmes dans lesquels les champs sont invariants
dans le temps. Dans ce cas, le champ (H) et l’induction magnétique (B) doivent obéir aux
deux relations suivantes:

rot ⃗
⃗ H = ⃗J (1.3)

B=0
¿⃗ ⃗ (2.3)

La relation qui lie B et H est comme suit :

B=μ0 μr ⃗
⃗ H +⃗
Br (3.3)

La relation (2.3) implique l’existence d’un potentiel vecteur magnétique tel que :

B=⃗
⃗ rot ⃗
A (4.3)

En combinant les équations (1.3), (3.3) et (4.3), on obtient :

1 ⃗⃗ ⃗ ⃗ ⃗ Br
rot

( μ0 μr )
rot A =J + rot( )
μ0 μ r
(5.3)

Pour un dispositif ne comportant pas d’aimants permanents, la relation (5.3) devient comme
suit :

rot

( μ 1μ ⃗rot ⃗A )=⃗J
0 r
(5.4)

Si, par exemple, le dispositif ne comporte pas de matériaux non linéaires, on peut faire sortir
1
le terme du rotationnel et on obtient :
μ0 μr

1
rot ( ⃗
⃗ rot ⃗
A )= ⃗J (5.5)
μ0 μr

FEMM utilise la forme générale de l’équation (5.3). Les matériaux non linéaires et les
aimants permanents peuvent être modélisés. Dans le cas général, A est un vecteur à trois
composantes. Cependant, dans une approximation bidimensionnelle (plane ou axisymétrique),
deux de ses trois composantes sont nulles, laissant juste la composante perpendiculaire au
plan de la représentation. Dans le cas plan, c’est la composante A z et dans le cas
axisymétrique c’est la composante A.
y y
z
x x
Objet Réel Objet en 2D (coordonnées cartésiennes)

z
z
 r

r
Objet Réel Objet en 2D (coordonnées cylindriques)

L'avantage de l'utilisation de la formulation en potentiel vecteur magnétique réside dans le fait


que toutes les conditions à satisfaire ont été combinées en une seule équation. Si A est trouvé,
B et H peuvent alors être déduits par différenciation de A.

3.2 Problème magnétodynamique complexe

Si le champ magnétique varie dans le temps, des courants de Foucault peuvent être induits
dans des matériaux ayant une conductivité non nulle. Le champ magnétique et le champ
électrique sont alors couplés. Le champ électrique comme E et la densité de courant comme J
obéissent à la relation suivante :
⃗J =σ ⃗
E (6.5)

Le champ électrique et l’induction magnétique sont liés par la relation de Faraday :

−∂ B

rot ⃗
⃗ E= (7.5)
∂t

En utilisant l’équation (4.3), nous aurons :

−∂ A
−∂ ⃗
rot ⃗
⃗ E=
∂t
rot ⃗
(⃗ A )= ⃗
rot( ∂t )
( −∂∂ tA ) ⟺ ⃗rot ( ⃗E + ∂∂tA )=0
⃗ ⃗
rot ⃗
⃗ E =⃗
rot (7.6)

A partir de la relation (7.6), on peut déduire l’existence d’un potentiel scalaire électrique V tel
que :

∂⃗
A A ⃗
−∂ ⃗
E+
⃗ grad V ⇒ ⃗
=−⃗ E= − grad V (7.7)
∂t ∂t

En considérant ⃗ A|e jωt , nous obtenons :


A=|⃗

E =− jω ⃗
⃗ A −⃗
grad V (7.8)

La densité de courant J aura la forme suivante :


⃗J =σ ⃗
E=σ (− jω ⃗
A −⃗
grad V )=− jσω ⃗
A −σ ⃗
grad V

Le logiciel FEMM travaille en basse fréquence, les courants de déplacement sont donc,
négligés ce qui nous nous donne la relation suivante :

∂⃗
D
rot ⃗
⃗ H = ⃗J et =0
∂t

En introduisant la relation qui lie le champ H à l’induction magnétique B et en remplaçant B


par le rotationnel de A, nous obtenons la relation suivante :

rot
⃗ ( 1μ ⃗rot ( ⃗A ))+ jσω ⃗A=−σ⃗
grad V (7.9)

grad V ) représente les sources de courants appliqués.


où (−σ ⃗

L’équation (7.9) qui est résolue par le logiciel FEMM.

FEMM utilise la forme générale de l’équation (7.9). Dans le cas général, A est un vecteur
complexe à trois composantes. Dans une approximation bidimensionnelle (plane ou
axisymétrique), deux de ses trois composantes sont nulles, laissant juste la composante
perpendiculaire au plan de la représentation. Dans le cas plan, c’est la composante A z = AzR +
jAZi et dans le cas axisymétrique c’est la composante A = AR + jAi

3.3 Conditions aux limites

Pour résoudre les équations en magnétostatique et en magnétodynamique, l’utilisateur doit


spécifier des conditions aux limites du domaine d’étude. Le choix des ces conditions est
primordial pour garantir une solution unique.

Le logiciel FEMM propose 8 possibilités à l’utilisateur quant au choix de ces conditions aux
limites. Dans ce document nous ne mentionnerons que celles qui sont utilisées dans nos
Travaux pratiques.
Les conditions aux limites pour les problèmes magnétiques qui nous concernent sont comme
suit:

 Dirichlet : Dans ce type de condition aux limites, la valeur du potentiel A est


explicitement défini sur la frontière, par ex. A = 0. L'utilisation la plus courante est de
définir A = 0 le long d'une frontière (Champ magnétique nul). Cette condition est très
utilisée pour borner un domaine d’étude.
 Neumann : La condition aux limites de type Neumann homogène ∂A / ∂n = 0 est
définie le long d'une frontière pour forcer le flux à passer perpendiculairement sur
cette la frontière. Ce type de condition aux limites est commode sur une frontière avec
une région présentant une perméabilité infinie ou un plan de symétrie.
 Périodique : Les conditions aux limites de type périodiques doivent être affectées sur
deux frontières. Dans ce type de condition aux limites, le potentiel vecteur magnétique
est le même sur les deux frontières (Attention : les deux limites doivent avoir le
même nombre de nœuds !).
 Anti périodique : Les conditions aux limites de type anti périodiques doivent être
affectées sur deux frontières. Dans ce type de condition aux limites, le potentiel
vecteur magnétique est le même sur les deux frontières mais de signe opposé
(Attention : les deux limites doivent avoir le même nombre de nœuds !).

Notons que si aucune condition aux limites n'est définie de manière explicite sur une
frontière, cette dernière est affectée par défaut comme condition aux limites de type Neumann
homogène ∂A/∂n = 0. Dans un problème axisymétrique, la condition aux limites de type
Dirichlet A = 0, est imposé systématiquement par le logiciel sur la frontière où r = 0.
Le préprocesseur est utilisé pour représenter la géométrie des problèmes à étudier, définir les
matériaux et définir les conditions aux limites. La représentation de la géométrie d’un
dispositif électrique, comprend généralement quatre étapes (pas nécessairement
séquentielles):

 Représenter les extrémités (les points) des lignes et des arcs du dispositif.
 Lier les points avec des lignes ou des arcs.
 Designer chaque section du dispositif afin de définir les propriétés du matériau
 Spécification des conditions aux limites sur les frontières de la géométrie.

Mode ligne Mode Arc Mode bloc

Mode point
Mode Groupe

Figure 1 : barre d’outils pour les modes

Le préprocesseur est toujours dans l'un des cinq modes: le mode Point, le mode Segment, le
mode Arc, le mode Bloc ou le mode Groupe (figure 1). Les quatre premiers de ces modes
correspondent aux quatre types d'entités qui définissent la géométrie des problèmes: des
points qui définissent la géométrie du dispositif, des lignes et des arcs qui relient les points
pour former les frontières, les interfaces et le mode Bloc pour la désignation des sections afin
de caractériser les propriétés des matériaux.

Lorsque le préprocesseur se trouve dans l'un des quatre premiers modes, les opérations
d'édition n'ont lieu que sur le type d'entité sélectionné. Le cinquième mode, le mode groupe,
est destiné à coller différents objets ensemble, afin que des parties entières puissent être
manipulées plus facilement. On peut basculer entre les différents modes, en cliquant sur le
bouton approprié sur la barre d'outils (figure1). Le mode par défaut, au début du programme,
est le mode Point.

Bien que la plupart des tâches à effectuer soient disponibles via la barre d'outils, certaines
fonctions ne sont invoquées que par l'utilisation de «touches de raccourci» par clavier. Le
tableau 1 résume les fonctions associées à chaque touche du clavier. De même, des fonctions
spécifiques sont associées aux boutons de la souris. Ainsi, l'utilisateur a la possibilité de créer
une nouvelle entité (points, ligne, arc, région,…), sélectionner des entités pour se renseigner
sur leurs propriétés. Le tableau 2 résume les fonctions associées aux clics des boutons de la
souris.

Nous n’allons pas nous étaler sur les autres possibilités du préprocesseur, au fur et à mesure
des Travaux pratiques, l’étudiant découvrira d’autres commandes offertes par le préprocesseur
du logiciel.

Nous pensons que les commandes mentionnées dans ce document serviront largement à
décrire les différentes géométries dans les différents TP.
Mode point
Touche Fonction
Barre d’espace Edite les propriétés du point sélectionné
Touche TAB Affiche une boite de dialogue pour introduire les coordonnées d’un point
Echap ou Escape Désélectionne tous les points
Suppr ou Delete Supprime les points sélectionnés
Mode Ligne/arc
Touche Fonction
Barre d’espace Edite les propriétés de la ligne ou l’arc sélectionné
Echap ou Escape Désélectionne tous les arcs ou lignes
Suppr ou Delete Supprime les lignes ou arcs sélectionnés
Mode Bloc
Touche Fonction
Barre d’espace Edite les propriétés du bloc sélectionné
Touche TAB Affiche une boite de dialogue pour introduire les coordonnées du bloc sélectionné
Echap ou Escape Désélectionne tous les blocs
Suppr ou Delete Supprime les blocs sélectionnés
Mode Groupe
Touche Fonction
Barre d’espace Edite le numéro du groupe des objets sélectionnés
Echap ou Escape Désélectionne tous groupes
Suppr ou Delete Supprime tous les blocs sélectionnés

Tableau 1 : Fonctions associées aux touches du clavier

Mode point
Action Fonction
Clique Bouton Gauche Créée un nouveau point à la position de la souris
Clique Bouton droit Sélectionne un point
Double Clique Bouton droit Affiche les coordonnées du point sélectionné
Mode Ligne/arc
Touche Fonction
Clique Bouton Gauche Sélectionne début/fin d’une nouvelle ligne ou arc
Clique Bouton droit Sélectionne une ligne ou arc
Double Clique Bouton droit Affiche les propriétés de la ligne ou l’arc
Mode Bloc
Touche Fonction
Clique Bouton Gauche Créée un nouveau bloc à la position de la souris
Clique Bouton droit Sélectionne un bloc
Double Clique Bouton droit Affiche les propriétés du bloc

Tableau 2 : Fonctions associées aux boutons de la souris

Une vidéo de démonstration est jointe à ce document, montrant un exemple d’introduction


d’une géométrie d’un dispositif électrique.

Dans une opération d’introduction de données géométriques, l'utilisateur aura l’occasion de


redimensionner ou déplacer la vue de la géométrie du problème affichée à l'écran. La plupart

Réduire image Sélectionner zone pour un


zoom
Agrandir image

Recadrer image Déplacer image

des commandes de manipulation des vues sont disponibles via les boutons de la barre d'outils
du préprocesseur de la figure 2.

Figure 2 : Barre d’outils graphiques

1. Commande " Edit "

Plusieurs tâches utiles peuvent être effectuées via la commande " Edit " du menu principal.
La commande " Undo " est peut-être la plus utilisée. Le choix de cette sélection annule la
dernière opération effectuée par l'utilisateur. Pour sélectionner plusieurs entités (points ou
lignes ou arcs ou blocs), la commande " Select Region " est utile. Cette commande permet à
l'utilisateur de sélectionner des entités dans le mode courant (points, lignes, arcs ou blocs). La
sélection se fait de la même manière que la sélection d’une zone pour le zoom. Toutes les
entités sélectionnées peuvent être déplacées, copiées ou dupliquées. Pour déplacer ou copier
des entités, l’utilisateur choisira simplement la sélection correspondante dans le menu
« Edit » du menu principal. Une boîte de dialogue apparaîtra vous demandant une valeur de
déplacement ou de rotation.

2. Commande " Problem "

Lors de la création d’un problème, l’utilisateur utilise la commande " Problem " du menu


principal. La sélection de cette commande fait apparaître une boîte de dialogue comme le
montre la figure 3. La première sélection est la liste déroulante " Problem Type ". Cette liste
déroulante permet à l'utilisateur de choisir un problème de type plan " planaire " ou un
problème axisymétrique " Axisymmetric ". la deuxième sélection concerne le choix de
l’unité de longueur à travers la liste déroulante " length Units ". Le programme propose les
pouces, les millimètres, les centimètres, les mètres, les milles et les µmètres.

La première zone d'édition de la boîte de dialogue est réservée à la Fréquence (Hz). Pour un
problème statique, l'utilisateur devrait choisir une fréquence nulle. Dans le cas contraire, le
programme effectuera une analyse harmonique, dans laquelle toutes les grandeurs de champ
oscillent à cette fréquence prescrite. Par défaut, la fréquence est nulle.

La deuxième zone d'édition est réservée à la profondeur de l’objet étudié. Cette valeur est
utilisée pour mettre à l'échelle les résultats dans le post-processeur (par exemple la force,
l'inductance, etc.) à la longueur appropriée. Les unités de la sélection Profondeur sont les
mêmes que les unités de longueur sélectionnées. Si un problème axisymétrique est
sélectionné, cette zone d'édition devient inactive.
La troisième zone d'édition est réservée à la précision des calculs et la quatrième zone
d'édition est réservée aux critères du maillage utilisé par le logiciel. Dans nos TP, nous
garderons toujours les valeurs proposées par le logiciel pour ces deux cases.

Enfin, la dernière une zone d'édition est facultative et elle est réservée à un commentaire.
L'utilisateur peut, en quelques lignes de texte, décrire brièvement le problème étudié.

3. Commande " Properties "

Comme nous l’avons mentionné précédemment, un problème n’a de solution que s’il est bien
posé (modèle correctement choisi et conditions aux limites bien définies). Cette procédure
passe par la commande " Properties " du menu principal. Lors de la sélection de cette
commande, un menu déroulant apparaît avec des choix pour les matériaux " Materials ",
pour les limites " Boundary ", pour les points " Point " et pour les circuits " circuits ".
Lorsque l'une de ces sélections est choisie, la boîte de dialogue de la figure 3 apparaît.

Figure 3 : Définition des propriétés physiques

Cette boîte de dialogue gère tous les types de propriétés. Toutes les propriétés actuellement
définies sont affichées dans la liste déroulante " Property Name " en haut de la boîte de
dialogue. Lors de la création d’un nouveau problème, la case sera vide, car aucune propriété
n'a encore été définie. En appuyant sur le bouton " Add Property ", l'utilisateur peut définir
un nouveau type de propriété. Le bouton " Delete Property " supprime la définition de la
propriété actuellement affichée dans la zone " Property Name ". Le bouton " Modify
Property " permet à l'utilisateur d'afficher et de modifier la propriété actuellement
sélectionnée dans la zone " Property Name ".

Si une nouvelle propriété de point est ajoutée ou une propriété de point existante modifiée, la
propriété nodale boîte de dialogue apparaît. Cette boîte de dialogue est illustrée à la figure 4.

La première sélection est la zone d'édition " Name ". Le nom par défaut est " New Point
property ". L’utilisateur choisira un nom pour décrire la propriété. Viennent ensuite les zones
d'édition pour définir le potentiel dans un point donné, ou pour prescrire une source dans un
point donné. Les deux définitions sont mutuellement exclusives. Le potentiel et la source
varient en fonction du modèle choisi, la figure 4 montre les différentes boites de dialogues en
fonction du modèle choisi.
 : modèle magnétique (b) : modèle Electrostatique (c) : modèle Electrocinétique

Figure 4 : Définition des propriétés nodales

Il existe une zone d'édition pour le potentiel et la source. Dans le cas d’un régime harmonique,
le potentiel peut être défini comme une valeur complexe. Par exemple s’il s’agit un potentiel
vecteur magnétique, on notera par exemple 12.3 + I*2.5 comme valeur complexe. De même,
la source peut aussi être définie en complexe.

Si une nouvelle propriété " Boundary " est ajoutée ou une propriété " Boundary " existante
modifiée, la boîte de dialogue " Boundary Property " apparait comme illustrée à la figure
5.

(a) : modèle magnétique (b) : modèle Electrostatique (c) : modèle Electrocinétique

Figure 5 : Définition des conditions aux limites

La première sélection dans la boîte de dialogue est le nom de la propriété " Name ". Le nom
par défaut est "New Boundary". L’utilisateur pourra changer le nom à sa convenance.

Sur la liste déroulante "BC Type", l’utilisateur choisira une condition aux limites parmi les
différents choix proposés. Les explications relatives aux conditions aux limites ont été
données précédemment pour les différentes formulations. Une fois la condition aux limites
choisie, l’utilisateur remplira les autres champs de la boite de dialogue.
Par exemple si le problème est de type magnétique, et la condition aux limites est de type
Dirichlet, l’utilisateur sélectionnera comme "BC Type" "Prescribed A" et affectera les
valeurs dans le champ "prescribed A parameters" pour A0, A1, A2 et en degré. Le
potentiel vecteur étant défini par la formule suivante :

A=( A 0 + A1 x+ A 2 y ) e j ∅ problème plan

A=( A 0 + A1 r + A2 z ) e j ∅ problème axisymétrique

Si une nouvelle propriété " Materials " est ajoutée ou une propriété " Materials " existante
modifiée, la boîte de dialogue " Block Property " apparait comme illustrée à la figure 6.

(a) : modèle magnétique (b) : modèle Electrostatique (c) : modèle Electrocinétique

Figure 6 : Définition des propriétés physiques

De la même manière que les propriétés nodales et de frontières, la première étape consiste à
choisir un nom descriptif du matériau. Le champ " Name " donne la possibilité à l’utilisateur
de choisira un nom au lieu de « New Material ". Par exemple, si le problème est magnétique,
la deuxième étape consiste à choisir la nature du matériau à travers le champ " B-H Curve"
soit le matériau est linéaire " Linear B-H Relationship " ou non linéaire " Nonlinear B-H
Curve ".

Dans le cas où le matériau est linéaire, le logiciel permet de tenir compte de l’anisotropie du
matériau. Ainsi nous pouvons, dans ce cas, spécifier différentes perméabilités relatives dans
les directions verticale et horizontale (µx pour la direction x ou horizontale, et µy pour la
direction y ou verticale). Cette spécificité est aussi valable dans le cas d’un modèle
électrostatique ou électrocinétique (x ou x et y ou y). Notons que le cas non linéaire
n’existe que dans un problème magnétique.

Le logiciel offre aussi la possibilité de simuler le phénomène d’hystérésis. Les champs pour
φhx et φhy, permettent de tenir compte de ce phénomène. Pour plus de détails, les étudiants
peuvent consulter le document du logiciel à partir du site de téléchargement.
Dans le cas où le matériau est non linéaire, le bouton " Edit B-H Curve " devient activé.
Pour introduire la courbe B-H, il suffit d’appuyer sur ce bouton. Une boîte de dialogue
apparaît et vous permet de saisir les données de B et H. Ces valeurs sont généralement
obtenues sur les fiches techniques du fabricant du matériau. Pour des raisons pratiques, il est
conseillé de saisir dix ou quinze points pour obtenir une bonne approximation. Une fois que
vous avez fini d'entrer tous les points, le bouton " Plot B-H Curve  " permet d’afficher la
courbe BH. La figure 7 montre un exemple de tracé de courbe.

Figure 7 : Courbe BH d’un matériau non linéaire

Les points représentent les données fournies par le constructeur et la courbe est une
approximation par splines cubiques. Un nombre insuffisant de points implique une mauvaise
représentation de la courbe. Ce genre de situation ralentit le processus de convergence et
parfois augmente considérablement le temps de calcul.

Dans la zone des paramètres non linéaires se trouve également un paramètre, φhmax. Ce
paramètre a une application assez spécifique et ne rentre pas dans le cadre de nos TP. Il est
préférable de garder la valeur par défaut.

Le champ suivant dans la boîte de dialogue, concerne la case réservée au champ magnétique
coercitif Hc. Si le matériau est un aimant permanent, l’utilisateur doit saisir la valeur du
champ coercitif de l'aimant. Dans le cas d’un aimant à caractéristique non linéaire, certaines
hypothèses doivent être prises en compte. Pour plus de détails, l’utilisateur peut consulter la
documentation sur le site du logiciel.

L'entrée suivante représente la densité de courant J dans la région considérée. Cette région
sert à imposer une densité de courant pour des conducteurs bobines fins (courants de Foucault
négligés). Par exemple s’il s’agit d’une densité de courant sinusoïdale, on affectera une valeur
réelle est une valeur complexe (par exemple JR + I*Ji). Si le conducteur présente des courants
de Foucault, l’utilisation de la propriété " circuits " s’impose. Dans le cas d’un modèle
électrostatique, une densité de charge volumique (ρ) peut également être prescrite en
remplissant la case appropriée dans la boîte de dialogue appropriée.
La zone d'édition relative à la conductivité σ, permet de specifier la conductivité électrique du
matériau dans la région. L’unité utilisée est le Mega-Seimens / Mètre.

Les autres champs concernent des affectations un peu spéciales et c’est relatif à la manière de
modéliser des tôles magnétiques feuilletées. Dans nos TP nous n’allons pas les utiliser. Pour
plus de détails, les étudiants peuvent consulter le document du logiciel à partir du site de
téléchargement.

Dans le cas d’un modèle électrocinétique et quand on désire prendre en compte le phénomène
diélectrique, on doit spécifier une grandeur spéciale appelée angle de pertes. Une manière
courante de décrire cette valeur est décrite de manière détaillée dans le manuel du logiciel.

Toujours dans le menu "Properties", l’utilisateur peut accéder à une bibliothèque de


matériaux à travers la commande "Materials Library" et la gérer. Lorsque cette option est
sélectionnée, la boîte de dialogue "Materials Library", illustrée à la figure 8, apparaît.

Figure 8 : Bibliothèque des matériaux

Cette boîte de dialogue permet à l'utilisateur d’éditer et de modifier les caractéristiques des
matériaux. Cette boite, permet aussi de sélectionner un matériau dans " Materials Libraty "
et de le copier dans le " Models Library ". Ce processus est possible par la souris via
l’interface glisser-déposer. Les matériaux peuvent être modifiés en double-cliquant sur le
Matériau.

Figure 9 : Propriété circuit

Dans la commande « Properties », il y a la commande « Circuits ». Le but de cette


propriétés est de permettre à l'utilisateur de modéliser des conducteurs bobinés dans les
problèmes magnétiques. Les circuits peuvent être définis comme étant connectés en
«parallèle» ou en «série». Si l’option "parallèle" est sélectionnée, le courant spécifié est divisé
entre toutes les régions affectées par cette propriété de circuit. Seuls les conducteurs massifs
peuvent être connectés en parallèle. Si l’option «série» est sélectionnée, le courant spécifié est
appliqué à chaque région affectée avec ce circuit. La boîte de dialogue de saisie des propriétés
du circuit est illustrée à la figure 9.

En ce qui concerne les problèmes électrostatique et électrocinétique, nous aurons la notion de


conducteur. Le but de cette propriété du conducteur est de permettre à l'utilisateur d'appliquer
un potentiel sur plusieurs surfaces disjointes et les regrouper en un seul conducteur et sur
lequel la charge ou le courant total sont automatiquement calculé.

4. Commande " Mesh "

La méthode des éléments finis repose sur un découpage du domaine d’étude selon un
maillage. Généralement, le maillage choisi est de type carré ou triangulaire mais rien n'interdit
de choisir des maillages plus complexes. Le logiciel FEMM utilise un maillage uniquement
en triangle. Pour avoir un bon maillage, il n'est pas nécessaire qu’il soit régulier.
Généralement on resserre le maillage aux endroits où la solution varie beaucoup. Cependant,
il faut s’assurer d’avoir des éléments de bonne qualité (triangle équilatéral). Plus ce maillage
est resserré, plus la solution que l'on obtient par la méthode des éléments finis sera précise et
proche de la « vraie » solution de l'équation aux dérivés partielles. Par exemple, la figure 10
montre un domaine divisé en triangles.

Figure 10 : découpage en triangle d’un moteur à aimants permanents

Figure 11 : boite de dialogue pour choix de discrétisation


Par défaut, le logiciel affecte une discrétisation et l’utilisateur peut la changer en fonction de
ses besoins. Le changement de la taille de la discrétisation peut se faire et sur les lignes/arcs et
sur les surfaces. L'idée des éléments finis est de décomposer le problème en un grand nombre
régions, chacune avec une géométrie simple (par exemple des triangles).

Pour pouvoir changer la discrétisation sur une ligne ou un arc, il suffit de designer l’entité
désirée (ligne ou arc) ensuite appuyer sur la barre d’espace du clavier et vous obtiendrez la
boite de dialogue de la figure 11. Il suffit de décocher la case " chose mesh spacing
automatically " et mettre une valeur dans le champ " local element size along line " dans le
cas d’un segment ou choisir un angle dans le cas d’un arc sur le champ" Max. segment,
Degrees ". En ce qui concerne la discrétisation d’une surface, il suffit de designer la région
désirée ensuite appuyer sur la barre d’espace et vous obtiendrez la boite de dialogue de la
figure 12.

Figure 12 : boite de dialogue pour choix de discrétisation

Il suffit de décocher la case " Let triangle choose Mesh Size " et mettre une valeur dans le
champ " Mesh size ". La valeur suit l’unité de longueur choisie. Cette valeur indique le
diamètre du cercle circonscrit au triangle choisit.

Il arrive que certaines régions ne soient pas incluses dans le domaine d’étude et dans ce cas,
elles seront considérées comme des trous. On peut affecter ces régions dans le champ " block
type " par le nom " No Mesh ". La figure 13 montre un exemple où le nom de " No Mesh "
est utilisé.

Figure 13 : Domaine avec un trou


5. Commande " Analysis "

5.1 Sous commande " Analyze "

Cette commande ne nécessite aucune interactivité. Le temps requis pour la résolution dépend
fortement du problème résolu. Les délais de résolution peuvent varier de moins d'une seconde
à plusieurs heures, selon la taille et la complexité du problème. Généralement, les problèmes
magnétostatiques linéaires prennent moins de temps et les problèmes harmoniques prennent
un peu plus de temps. En effet dans les problèmes harmoniques, la présence des nombres
complexes doublent le nombre d'inconnues par rapport à un problème magnétostatique.

Les problèmes les plus lents à analyser sont les problèmes harmoniques non linéaires, car de
multiples itérations d'approximations successives doivent être utilisées pour converger vers la
solution finale. Cependant, les problèmes non linéaires ne prennent presque jamais plus de 10
itérations.

5.2 Sous Commande " View Results "

La fonctionnalité du post-processeur du logiciel FEMM est utilisée pour exploiter les résultats
des calculs. Cette commande est activé à travers la sous commande " View Results " de la
commande " Analysis " du menu principal. Une autre manière d’activer cette commande est
d’utiliser l’un des boutons de la figure 13a.

Mode Contour
Mesh
Analyze Mode surface
Mode valeurs ponctuelles
View Results

Figure 13a Figure 13b

Magnétique Electrostatique Electrocinétique

Figure 14b : Boutons post-processeur

Figure 14a : valeurs ponctuelles

L’activation du post processeur permet l’exécution d’une autre fenêtre principale et dédiée
exclusivement à l’exploitation des résultats. En effet, cette fenêtre peut être générée à partir
d’un fichier de résultat dont l’extension est « ans ».
Semblable au préprocesseur, le post-processeur fonctionne toujours dans l'un des trois modes,
selon la tâche à effectuer. Ces modes sont:

• Mode point : Dans ce mode, l'utilisateur peut cliquer sur différents points dans le domaine
d’étude. Les valeurs des différentes grandeurs apparaissent sur une petite fenêtre comme le
montre la figure 14a.

• Mode Contour : Ce mode permet à l'utilisateur de définir des contours arbitraires dans le
domaine d’étude. Une fois qu'un contour est défini, des tracés de quantités de champ peuvent
être produits le long du contour et diverses intégrales linéiques peuvent être évaluées le long
du contour sélectionné.

• Mode Surface : Ce mode permet à l'utilisateur de définir un sous-domaine dans le domaine


d’étude. Une fois la surface sélectionnée, une variété d'intégrales de surface et de volume
peuvent être calculées sur le sous-domaine défini. Les intégrales comprennent l'énergie
stockée (inductance), divers types de pertes, le courant total dans le bloc, forces, etc.

Le mode post-processeur actuel est contrôlé via les boutons de la barre d'outils du mode
d'analyse, illustrés à la figure 13b. Les boutons indiquent respectivement le mode valeurs
ponctuelles, le mode Contour et le mode surface.

Contrairement au préprocesseur, le post-processeur n'est pas très dépendant des commandes


du clavier. En mode Valeurs ponctuelles, la touche Tab permet à l'utilisateur de saisir les
coordonnées d'un point spécifique. Une fois les coordonnées d'un point entrées, les valeurs
sont affichées sur une fenêtre, comme le montre la figure 14. Dans le mode contour, la touche
"  Suppr " ou " Delete " sert à supprimer le dernier point ajouté à un contour.

En revanche, le fonctionnement du post-processeur dépend fortement de l’action de la souris.


En mode "Valeurs ponctuelles", un clic gauche est utilisé pour afficher les valeurs de
certaines grandeurs à l'emplacement actuel de la souris. En mode Contour, les clics de la
souris sont utilisés pour définir le contour. Le clic sur le bouton gauche permet de définir un
contour qui s’appuie sur le contour de la géométrie et en désignant les points de la géométrie.
Le clic droit permet de définir un contour sur n’importe quel endroit du domaine. Au fur et à
mesure qu’on clique sur la souris, le contour est affiché sur le domaine.

5.2.1 Calcul des grandeurs globales

Une fois qu'un contour a été spécifié en mode Contour, les intégrales de ligne peuvent être
calculées le long du contour spécifié ou un tracé de courbes sur ces contours. L’intégration sur
le contour se fait à l'aide de la méthode des trapèzes. Pour effectuer une intégration, appuyez
sur l'icône «intégrale» de la barre d'outils (comme illustré à la figure 14b). Une petite boîte de
dialogue apparaîtra avec une liste déroulante. Choisissez l'intégrale souhaitée dans la liste
déroulante et appuyez sur OK. Le temps nécessaire pour effectuer l'intégrale sera
pratiquement instantané pour certains types d'intégrales; cependant, certains types peuvent
nécessiter plusieurs secondes pour être évalués. Une fois l'évaluation de l'intégrale terminée,
la réponse apparaît à l'écran dans une fenêtre contextuelle.
Si le modèle choisit est de type magnétique, les intégrales en mode contour sont:

 B.n : Cette intégrale calcule le flux total passant sur la normale du contour.
 H.t : L'intégrale du champ magnétique tangentiel le long du contour, donne la valeur
de la force magnétomotrice entre les extrémités du contour.
 Contour length : Cette intégrale donne la longueur du contour en mètres.
 Force from Stress Tensor : Cette intégrale calcule la force qui s’exerce sur le
contour. Le calcul se fait par la méthode des tenseurs de Maxwell. Le choix du chemin
d’intégration est important dans le calcul de cette force.
 Torque from Stress Tensor : Cette intégrale calcule le couple autour du point (0,0)
par la méthode des tenseurs de Maxwell.
 B.nˆ2 : Cette sélection évalue l'intégrale du carré du flux normal le long du contour.
Cette intégrale n'est pas très utile, il se peut même qu’elle ne sera jamais utilisée dans
nos TP.

Si le modèle choisit est de type Electrostatique, les intégrales en mode contour sont:

 E.t : Cette intégrale calcule la chute de tension sur le contour.


 D.n : Cette intégrale calcule la quantité de charges dans un volume défini. La figure
ci-dessous montre le lien du volume avec le contour.
 Contour length : Cette intégrale donne la longueur du contour en mètres.
 Force from Stress Tensor : Cette intégrale calcule la force qui s’exerce sur le
contour. Le calcul se fait par la méthode des tenseurs de Maxwell. Le choix du chemin
d’intégration est important dans le calcul de cette force.
 Torque from Stress Tensor : Cette intégrale calcule le couple autour du point (0,0)
par la méthode des tenseurs de Maxwell.

Contour
Volume

Figure 15

Si le modèle choisit est de type Electrocinétique, les intégrales en mode contour sont:

 Voltage Difference (E.t) : Cette intégrale calcule la différence de potentiel entre les
extrémités du contour.
 Current Flow (J.n) : Cette intégrale calcule le courant total traversant un volume et
passant par la surface définie par le contour figure 15.
 Contour Length : La longueur du contour.
 Average Voltage : La tension moyenne le long du contour
 Force via Stress Tensor : Cette intégrale calcule la force qui s’exerce sur le contour.
Le calcul se fait par la méthode des tenseurs de Maxwell. Le choix du chemin
d’intégration est important dans le calcul de cette force.
 Torque via Stress Tensor : Cette intégrale calcule le couple autour du point (0,0) par
la méthode des tenseurs de Maxwell.

Les régions sont définies en mode surface d'une manière très similaire à la manière dont les
contours sont définis. Une région est sélectionnée par un simple clic du bouton gauche de la
souris à l’intérieur de cette région. Un simple clic du bouton gauche sur une région déjà
sélectionnée permet de la désélectionnée.
Pour effectuer une intégration sélectionner les régions en mode surface et appuyez sur l'icône
«intégrale» de la barre d'outils (comme illustré à la figure 14b). Une petite boîte de dialogue
apparaîtra avec une liste déroulante. Choisissez l'intégrale souhaitée dans la liste déroulante et
appuyez sur OK. Généralement, les intégrales de volume prennent plusieurs secondes à
évaluer, en particulier sur les maillages denses. Une fois l'évaluation de l'intégrale terminée, la
réponse apparaît à l'écran dans une fenêtre contextuelle.

Si le modèle choisit est de type magnétique, les intégrales en mode surface sont:

 A.J : Cette intégrale est l'évaluation de ∫ AJdv qui est généralement utilisée pour
évaluer l'inductance pour les problèmes linéaires. Généralement, l'auto-inductance
d'une bobine est donnée par la formule suivante

 A : Cette intégrale peut être utilisée pour évaluer les inductances mutuelles entre
bobines. Semblable à la formule de l'auto-inductance, l'inductance mutuelle est:

où A1 est la composante de A produite par la première bobine, J 2 est la densité du


courant de la seconde bobine, et i1 et i2 sont les courants dans la première et la
deuxième bobines. Le terme dV2 montre que l'intégrale est calculée sur le volume de la
deuxième bobine.

 Magnetic Field Energy : Cette sélection calcule l'énergie stockée dans la région
sélectionnée. Cette intégrale peut être utilisée comme méthode alternative pour obtenir
l'inductance pour des problèmes linéaires (du moins peu saturés). Notant E comme
l'énergie stockée dans le domaine, l'inductance peut être obtenue par la formule
suivante:

Dans le cas non linéaire, l’énergie est calculée par la formule suivante :

 Magnetic Field CoEnergy En régime linéaire, cette intégrale est identique à


l’énergie. En non linéaire, la formule est comme suit :
 Hyst. and/or Laminated eddy current losses: cette sélection est généralement
utilisée pour obtenir les pertes des circuits magnétiques feuilletés en régime
harmonique.
 Resistive losses : Cette sélection représente les pertes par effet Joule en Watts.
 Block cross-section area : Représentation la surface de la région sélectionnée.
 Total losses: cette sélection totalise toutes les pertes sur la région sélectionnée. Cette
quantité est particulièrement utile pour trouver des pertes dans une région qui pourrait
renfermer plusieurs types de matériaux.
 Lorentz force (JxB): Cette sélection représente la force de Lorentz produite par un
champ magnétique et un courant ( ⃗ F = ⃗J × ⃗
B)
 Lorentz torque (rxJxB): Cette sélection représente le couple autour du point (0,0) et
résultant des forces de Lorentz.
 Integral of B over block: Cette intégrale peut être utile dans le calcul des forces de
Lorentz.
 Total Current : cette intégrale calcule le courant total la région sélectionnée.
 Force via Weighted Stress Tensor: Cette sélection calcule une force. Pour calculer la
force sur une région ou un ensemble de régions, l'utilisateur sélectionne les régions et
sélectionne la force via l'intégrale du tenseur de maxwell. Le programme calcule
ensuite la fonction de pondération en résolvant une équation de Laplace
supplémentaire dans l'air entourant les blocs sur lesquels la force doit être calculée. Le
calcul de la fonction de pondération peut prendre quelques secondes - la progression
est indiquée par une barre de progression qui s'affiche pendant le calcul de la fonction
de pondération. Le tenseur de Maxwell est ensuite évalué comme une intégration de
volume et les résultats sont affichés. Les résultats sont généralement plus précis que
l'intégrale de la ligne du tenseur de Maxwell.
 Torque via Weighted Stress Tensor: Cette intégrale sert à calculer le couple autour
du point (0,0) par les tenseurs de Maxwell.
 Rˆ2 (i.e. Moment of Inertia/density): cette intégrale est utilisée pour déterminer le
moment d'inertie des régions sélectionnées.

Si le modèle choisit est de type Electrostatique, les intégrales en mode surface sont:

 Stored Energy : Cette sélection calcule l'énergie stockée dans la région sélectionnée en
intégrant (D • E)/2 sur la zone sélectionnée.
 Block cross-section area : cette sélection calcule la surface de la région sélectionnée
 Block Volume : cette sélection calcule le volume de la région sélectionnée
 Average D over volume : valeur moyenne de D dans le volume
 Average EE moyen sur volume
 Force via Weighted Stress Tensor: Cette sélection calcule la force par les tenseurs
de Maxwell
 Torque via Weighted Stress Tensor: Cette intégrale sert à calculer le couple autour
du point (0,0) par les tenseurs de Maxwell.
 moment d'inertie des régions sélectionnées.

Si le modèle choisit est de type Electrocinétique, les intégrales en mode surface sont:

 Real Power : Cette sélection calcule la puissance active.


 Reactive Power : Cette sélection calcule la puissance réactive.
 Apparent Power : Cette sélection calcule la puissance apparente
 Time-Average Stored Energy : Cette sélection calcule l’énergie sur une période.
 Block cross-section area : cette sélection calcule la surface de la région sélectionnée
 Block Volume : cette sélection calcule le volume de la région sélectionnée

5.2.2 Tracé des grandeurs

L'un des moyens les plus utiles pour avoir une première idée d'une solution est de tracer les
lignes équipotentielles. Ce sont les lignes qui représentent les lignes d’induction magnétique
dans le cas d’un problème magnétique. En revanche, ces lignes représentent des niveaux de
potentiel électrique dans le cas d’un modèle électrostatique et dans le cas d’un modèle
électrocinétique.

Dans la formulation du potentiel vectoriel du FEMM, les lignes de flux sont simplement des
tracés des contours de niveau du potentiel vectoriel, A, dans les problèmes planaires, ou des
contours de niveau de 2πrA dans les problèmes axisymétriques.

Pour les problèmes harmoniques, les contours sont un peu plus subtils - A a des composants
réels et imaginaires. Dans ce cas, le post processeur permet à l'utilisateur de tracer les
contours de la partie réelle ou imaginaire de A. Les contours réels apparaissent en noir et les
contours imaginaires apparaissent en gris.

Par défaut, un ensemble de 19 lignes de flux sont tracées lorsqu'une solution est initialement
chargée dans le post processeur. Le nombre et le type de lignes de flux à tracer peuvent être
modifiés à l'aide de l'icône Tracé des contours dans la section Mode graphique de la barre
d'outils.

2.3.7 Diagramme de densité


Les tracés de densité sont également un moyen utile d'avoir une idée rapide de la densité de
flux dans diverses parties du modèle. Un tracé de densité peut être affiché en appuyant sur le
bouton du milieu dans la section Mode graphique de la barre d'outils. Une boîte de dialogue
apparaît qui permet à l'utilisateur d'activer le traçage de densité. L'utilisateur peut choisir de
tracer la densité de flux, l'intensité du champ ou la densité de courant. Si la solution est à
problème harmonique, l'utilisateur peut choisir de tracer soit la magnitude, soit juste la partie
réelle ou imaginaire de ces quantités.

La densité de flux ou l’induction magnétique à chaque point est classée en l'un des vingt
contours répartis uniformément entre les densités de flux minimum et maximum ou les limites
spécifiées par l'utilisateur.

2.3.8 Tracé de vecteurs

Un bon moyen de se faire une idée de la direction et de l'amplitude du champ est de tracer les
vecteurs du champ. Avec ce type de tracé, les flèches sont tracées de telle sorte que la
direction de la flèche indique la direction du champ et que la taille de la flèche indique
l'amplitude du champ. La présence et l'apparence de ce type de tracé peuvent être contrôlées
en appuyant sur l'icône «flèches».

Il va de soit que ce document ne peut en aucun cas remplacer le manuel d’utilisation du


logiciel. Cependant, l’utilisateur peut télécharger ce document sur le site du logiciel. D’autres
possibilités peuvent être fournies par le responsable du TP.