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i

IN MEMORIAM

A ma mère KASEKA MANGABU Alice


ii

DEDICACE

A nos parents Maman Alice KASEKA MANGABU pour


son soutien physique et moral.
iii

REMERCIEMENTS

La réalisation de travail est le fruit d’effort de plusieurs


qui ont apportés leurs soutien. C’est pourquoi il nous est permis
d’adresser nos remerciements à tous ceux qui de loin ou de près
ont contribué ç sa réalisation.

Nos remerciements s’adressent d’abord aux autorités


académiques, scientifiques ainsi qu’au corps professoral de
l’université Révérend KIM pour un enseignement riche et de
qualité.

Nous adressons particulièrement nos remerciements au


professeur MAKAYA KIELA Serge qui, en dépit de ses multiples
occupations et obligations a accepté avec promptitude d’assurer
la direction de ce travail. Ainsi, que l’assistant ILUNGA
Emmanuel.

Nous remercions aussi toute la famille KANKU, KALELA


MBIYE Mamie, MULUMBA KANKU Junior, Meta KANKU Nanou,
KAYOWA KAPIA Kapi, MWAWUKA KANKU Moise, MALELA
KANKU Léa.

En fin, nous remercions nos amis et connaissances,


BIVENCE LEMBA Merveille, OLEMBE WESHE Yve, ATATAMA
Sandra, KELEKELE Dieu-merci, KALAKI Nathan, ZAMOKO
Ghislain, MBIYE Jeampy et BAHATI Yvette.
iv

LISTE DES ABRÉVIATIONS

1. ART : Article

2. AL : Alinéa

3. CPC : Code de Procédure civil

4. CPP : Code de Procédure Pénale

5. CCCL : Code Civil Congolais Livre

6. CF : Code Français

7. ECL : Enfant en Conflit avec la Loi

8. RECL : Registre Enfant en Conflit avec la Loi

9. LPE : Loi portant Protection de l’Enfant

10. TGI : Tribunal de Grande Instance

11. EGEE : Établissement Garde Enfant en Conflit

12. SPP : Servitude Pénale Principale.


1

INTRODUCTION

I. POSITION DU PROBLEME

Le viol est une atteinte grave à l’intégrité sexuelle d’autrui


aussi grave qu’il soit, il doit être prouvé. L’article 14 bis de la loi
n° 06/019 du 20 juillet 2006 modifiant et complétant le code de
procédure pénale, affirme l’officier du ministère publié ou le juge
doit d’office requérir un médecin et un psychologue, afin
d’apprécier l’état de la victime des violences sexuelles et
déterminer les soins appropriés ainsi et d’évaluer l’importance du
préjudice subi par celle-ci et son aggravation ultérieure.

La preuve d’une infraction peut être apportée par tout


mode de preuve. Le juge dispose de la liberté de se prononcer sur
la valeur démonstrative de la preuve et de décider d’après son
intime conviction si un fait est tenu ou non pour établir le
principe de la liberté de la preuve est ainsi posé sous d’autres
cieux, le principe est posé par la loi. 1

Celui qui doit prouver ce qu’il invoque trouve sa démarche


tempérée. Ainsi la recherche de la vérité et le maintien de l’ordre
public font du ministère public un acteur qui, à l’instar de la
partie civil doit prouver les faits pour lesquels il poursuit et
condamne le prévenu.2

1
TASOKI MANZELE, syllabus de procédure pénale, 2ème graduat unikin 2014, p.156
2
BAYONA BAMEYA, syllabus de procédure pénale, 2ème graduat unikin 2002 P.145
2

Le caractère libre de la preuve en matière pénale parait


assez limité en matière de violence sexuelle. C’est en matière
civile que la preuve est légale et hiérarchisée. Les articles 199 à
201 du code civil livre III qui en sont le siège de la matière
permette de connaitre la force probante de chaque moyen utilisé
afin de démontrer la matérialité d’un droit, d’un fait ou d’une
prétention.

En matière répressive, la liberté de la preuve influence


fortement l’acceptabilité de moyen dont chaque partie peut faire
usage au cours du procès. La seule limitation que connait ce
principe étant la loyauté de la preuve, tous les moyens de preuve
sont en théorie doté d’une force probante équivalente. C’est la
conséquence de l’article 75 du code de procédure pénale. L’article
14bis précité en gendre par conséquent une problématique
nouvelle à la suite d’une primauté vraisemblablement accordé au
rapport du médecin et de psychologie

Il semble en effet, que le recours systématique et obligatoire


au médecin et au psychologue devient la condition de la validité
de la preuve en matière de violence de sorte qu’on serait fondé à
se demander ce que adviendrait au cas où les conclusions
continuent dans ses rapports se contredisent ou sont en
contradiction avec la constatation matérielle, les aveux, les
témoignages ou les indices.

On pourrait donc se demander si le juge peut se prononcer


en contradiction de ses conclusions en invoquant l’article 75 du
code de procédure pénale qui est la base légale de son intime
Conviction. Si la réponse à cette préoccupation est positive, alors
la liberté de la preuve demeure intacte, même en matière de
3

violence sexuelle en générale et de viol en particulier. Par contre,


si cette réponse est négative, elle aboutirait à remettre en cause la
liberté de la preuve en cette matière au profit de sa légalité ou de
sa hiérarchisation.

II. CADRE DE REFERENCE

Par rapport à l’objet de recherche il a été fait recours à


certaines disciplines juridiques telles que le droit pénal, la
procédure pénale, l’organisation et compétence judiciaire. Le droit
pénal est entendu comme la discipline qui traite les infractions et
les sanctions y afférentes nous permettra de découvrir les
personnes victimes en matière de viol comment il peut faire pour
admirer la preuve lorsqu’il sera devant l’agresseur. La procédure
pénale quant à elle est entendue comme une branche de droit
judiciaire qui analyse les règles applicables dans un procès
pénal.3

Cette discipline est importante parce qu’elle permet de


comprendre les règles que président au déroulement du procès
pénal et à l’administration de la preuve.

L’organisation et compétence judiciaire est une science qui


permet de connaitre les structures ou se déroule le procès, ses
compétences, sans oublier ses fonctionnements. 4

3
LUZOLO BAMBI ET MAKAYA KIELA, Procédure pénal, Notes de cours de 2e graduat, Université de Kinshasa
2014-2015, p.
4
IBULA TSHATSHILA, organisation, fonctionnements, compétences de l’ordre judiciaire, premier graduat,
unikin 2013, P.6
4

C’est ainsi qu’il nous sera utile parce qu’elle nous fait
comprendre que la charge de la preuve incombe au ministère
public.

III.MODES OPERATOIRES
1. Intérêt du travail

L’intérêt que revêt la présente étude est évident. La


question qu’elle abonde est au cœur même du procès pénal en ce
qui est de l’infraction de viol. En examinant la force probante en
matière de viol à la lumière de l’article 14 bis du code de
procédure pénale, la présente étude met en exergue un besoin de
clarification de ce qu’il reste de la liberté de la preuve si, pour
éclairer sa lanterne, le juge pénal saisi d’une affaire de viol était
tenu à rechercher les conclusions d’un rapport de médecin. Cette
apparente remise en cause de la liberté de la preuve ne peut se
concevoir que si le législateur lève le doute quant à la nature
juridique du recours à l’expertise du médecin et du psychologue.
Dans cette optique, la présente étude contribue à la réforme du
droit congolais afin d’y promouvoir la cohérence et l’harmonie
entre l’article 14 bis et l’article 75 du code de procédure pénale.

2. Méthode du travail

Il sied de dire qu’une méthode est l’ensemble d’opération


intellectuelle par lesquelles une discipline cherche à atteindre les
vérités qu’elles poursuivent les démontrer et les vérifiés en
rapport avec notre investigation nous aurons a combinait une
double méthode :5
5
M.GRAWITZ, Méthode de recherche en sciences sociales, Dalloz, Paris, 2001, P.35
5

A) méthode exégétique ou juridique

Elle vise à interpréter ou examiner les différent textes


juridiques des lois en rapport avec l’objet de notre travail ces
textes juridiques peuvent être tant national qu’international sans
oublier l’examen des décisions judiciaires et le cas échéant, le
critiques qui peuvent être formulé dans lesdites décisions la
doctrine étant parmi les sources de droit portera sa contribution.

B) Méthode sociologique

Elle consiste à effectuer les recherches sur le terrain au fin


de ses rendre compte de l’application effective des lois. La
première méthode exégétique ou juridique elle nous a permis
d’analysé de lois qui sont d’application en matière de violences
sexuelles a l’occurrence l’article 14bis de la loi n 06/019 du 20
juillet 2016 modifiant et complétant le code de procédure pénale
ainsi que le décret du 30 janvier 1940 tel que modifié le 31
décembre 2009.

La méthode sociologique nous oblige de confronter les


principes relevés dans les règles de droit à la réalité en effectuant
une descente au tribunal.

3. Délimitation du sujet

Délimité son champ d’analyse ne peut nullement être


considéré comme une faiblesse moins encore comme une fuite de
6

responsabilité. Il s’agit plutôt d’une exigence scientifique en vue


de rendre la recherche faisable. Ainsi sur le plan temporel cette
étude couvre la période allant de 2009 jusqu’à ce jour, alors que
sur le plan spatial il concerne le territoire national congolais plus
précisément la ville de province de Kinshasa.

IV. PLAN SOMMAIRE

Le présent travail est structuré en deux chapitres. Le


premier est consacré, à l’approche analytique et explicative de la
preuve pénale et le deuxième chapitre aux considérations
critiques sur la preuve en matière de viol dans la pratique
judiciaire congolaise.
7

Chapitre I : APPROCHE ANALYTIQUE ET EXPLICATIVE DE LA


PREUVE PÉNALE.

La preuve se décline en autant des moyens qu’il est


nécessaire d’établir la réalité d’une infraction, a fortiori suivant sa
gravité. Elle est ainsi un défi lancé à la matière pénale qui a dû
s’adapter à l’évolution de la criminalité pour trouver au-delà du
droit des relais pour y répondre. À la croisée du droit et des faits,
la preuve s’est diversifiée autant qu’elle s’est réinventée au gré
des évolutions techniques et scientifiques, dans une matière en
constante évolution. Pour la comprendre il convient d’en
présenter la notion et les fondements d’une part, et ses modalités
d’autre part. Personne poursuivie.

SECTION I : NOTION ET FONDEMENT DE LA PREUVE PENALE

L’analyse de la notion et du fondement de la preuve pénale


permet de déceler son contenu et d’en relever les règles
essentielles. Celles-là aideront à mieux adopter ce sujet à l’objet
de l’étude.

La loi se borne à réglementer la constatation et la production


des preuves mais laisse au juge la liberté entière de leur
appréciation. Une des meilleures formalités de l’intime conviction
fut donnée par l’article 342 du code français d’instruction
criminelle, aujourd’hui intégralement repris par l’article 427 du
code de procédure pénale.
8

La loi ne demande pas compte aux juges des moyens par


lesquels ils se sont convaincus, elle ne leur présente pas des
règles desquelles ils doivent faire particulièrement dépendre la
plénitude et la suffisance et la suffisance d’une preuve ; elle leur
présente de s’interroger eux-mêmes, dans le silence et le
recueillement et de chercher dans la sincérité de leur conscience,
quelles impressions ont faite, sur leur raison, sur leur raison, les
preuves rapportées contre l’accusé, et les moyens de sa défense.
La loi ne leur fait que cette seule question, qui renferme toute la
mesure de leurs devoirs « avez-vous une intime conviction du juge
ne signifie pas que celui-ci peut se livre à des décisions
arbitraires ou fantaisistes. Et les cours de cassation se
permettent de sanctionner les raisonnements du juge répressif
entachés d’un vice radical ou de contradiction »

Cela dit, la liberté d’apprécier reste grande et à maintes fois


été affirmée dans la jurisprudence.

- Il appartient aux juges du fond d’apprécier


souverainement la valeur des éléments de preuve
régulièrement produits aux débats et sur lesquels se
fonde leur conviction ;
- Les tribunaux évaluent librement la valeur probante
de l’aveu et celle de sa rétractation ;

De manière plus détaillée, voyons quelle appréciation


peut être faite de différents moyens de preuve en droit pénal 6.

6
H-P. NKENE MPIANA, le Droit de la preuve, Ouvrage a noté, 2014, p.7
9

§1.NOTION

a) Définition

La preuve comme « ce qui persuade l’esprit d’une vérité »


ce qu’exprime également la maxime latine « idem est non et non
probari  » c’est pourquoi « les preuves de la culpabilité doivent être
plus claires que le jour à midis ». Selon un adage de l’ancien droit
inspiré du code de justinien. Il s’agira essentiellement pour la
partie poursuivante de rapporter la preuve de la culpabilité d’un
auteur présumé par la démonstration de la constitution d’une
infraction recouvrant ses éléments matériels et moral à
l’exception des contraventions par le principe purement matériels.
La preuve revêt ainsi une importance particulière en matière
pénale en ce qu’elle engage l’honneur et la liberté de la personne
mise en cause. Eu regard aux intérêts en présence, elle doit
résister à la tolérance de ceux qui pourrait la tenir trop facile
pour acquise sous la pression des nécessités de la répression. « Il
vaut mieux hasarder de sauver un coupable que de condamner
un innocent » voltaire, Zadig ou la destinée, la véridicité (ou la
viridité dite) n’est que l’aboutissement du procès pénal de sorte
que la preuve pénale dont il ressort est nécessairement tributaire
de la conception que l’on peut avoir de cette notion évolutive dans
le temps et dans l’espace.

Du Vème siècle jusqu’au moyen âge la procédure rejoignait


largement le modèle accusatoire avec des preuves qui pourraient
parfois ressembler davantage à des épreuves, adolies, serments,
purgatoires etc.
10

La législation criminelle a ainsi successivement oscillé


entre deux systèmes de preuve avant de consacrer à l’article 427
du code de procédure pénale le principe selon lequel les
infractions peuvent être établies par tout mode de preuve.
L’administration de la preuve est donc gouvernée en procédure
pénale, par le principe de liberté tandis qu’en procédure civile,
seules certaines modes de preuves dont la valeur probante est
déterminée sont admises, s’opposent alors deux principes
gouvernant l’administration de la preuve. Le système de la preuve
libre et le système de la preuve légale. Alors que le premier
consiste à prouver un fait par tous moyens propres à en établir la
culpabilité, mais aussi de tenir légalement pour démontrée toutes
les fois où les preuves légalement exigées auront été rapportées
sans doute « actori incumbit probatio  », selon lequel la charge de
la preuve incombe au demandeur, cela ne signifie pas que
l’accusation ait le monopole dans la recherche des preuves, bien
au contraire, le juge comme les personnes privées disposent
également de prérogatives afin de rechercher et d’administrer les
7
preuves qu’ils auront recueillir.

La preuve est une démonstration de l’existence d’un fait


matérialisé d’un dommage ou d’un acte, contrat, testament dans
les formes admises par la loi.8

La preuve est tout moyen permettant à établir l’existence


d’un fait donné ou encore l’exactitude ou la fausseté d’une
présomption en matière pénale, donc la preuve tend
essentiellement à établir d’une part l’existence d’un fait réprimé

7
JEREMIE DILMI, les preuves en matière pénale, ISP 2016, p.2
8
CORNUS G, vocabulaire juridique, 6ème éd PUF, 1996, p.693
11

par la loi et d’autre part la participation à ce de la personne


poursuivie.9

b) Principes directeurs

Il importe de dire qu’il y a trois principes directeurs. Il


s’agit notamment de :

 Actori incumbit probatio


 In dubio proreo
 Reus expiendo fit actor

En vertu du principe actori incumbit probotio, la charge


de la preuve incombe au demandeur. En droit le principe général
de droit « octori incumbit probatio » et « reus in excipiendo fit
octor » s’appliquent bien avec quelques nuances aussi bien en
matière civile qu’en matière pénale;

Il importe de dire qu’au regard du principe « In dubio


proreo », ce qui veut dire le doute profite à l’accusé. .

En matière pénale, celui qui doit prouver un fait qu’il


invoque (actor) trouve sa démarche tempérée, par la présomption
d’innocence de tout prévenu, par la mission du ministère public
qui instruit à charge et à décharge par le rôle actif des juges et
son intime conviction au cours d’une procédure pénale. 10

Ainsi, la recherche de la vérité et le maintien de l’ordre


public font du ministère public et du juge répressif des personnes

9
MERLE et VITU, Traité de Droit criminel, procédure pénale, Tome 2, paris Armand colin, 1972, p.11
10
KATUALA KABA KASHALA, La preuve, édition Sciendi, Kinshasa, 1992, P.3
12

qui, à l’instar de la partie civile, doivent prouver les faits pour


lesquels ils poursuivent et condamnent les prévenus. 11

Le principe « Reus excipiendo fit actor » en matière


pénale divise la doctrine. En effet, il faut admettre qu’en certains
cas le prévenu a la charge de la preuve d’un fait ou d’une
circonstance, par l’obligation duquel il prétend renverser une
présomption ou écarter la qualification ou le caractère
infractionnel des faits établis, il fait remarquer que les exceptions
ne se présument pas et qu’il appartient au prévenu de les
invoquer si non de les prouver. La doctrine met la preuve des
causes de non imputabilité et des forts justificatifs à charge du
prévenu tandis que celle de la légalité d’un acte incriminé est
mise à charge du ministère public. Droit pénal général et la
procédure pénale, la charge de la preuve incombe sans équivoque
au prévenu dans deux cas12 :

- Lorsqu’il conteste la teneur de certains procès-verbaux


auxquels la loi ou la jurisprudence attache une force
probante particulière et lorsqu’il invoque la faute de la
victime de l’infraction qui a pour conséquence juridique
essentielle le partage de la responsabilité civile.

c) Charge de la preuve pénale

Afin de parvenir à la condamnation d’un individu, il est


nécessaire que le juge ait procédé à la reconstitution des faits et
la définition légale d’une infraction. Néanmoins, pour parvenir à

11
Idem p.4
12
Ibidem
13

cette vérité, à cette certitude judiciaire l’accusation et la défense


auront chacune exprimé leurs prétentions. « Actori incumbit
probatio ». La preuve de tous les éléments constitutifs de
l’infraction et de l’absence des causes d’exonération incombe
toute entière au ministère public.

Ce principe est de bon sens et répond à l’exigence de


sécurité des citoyens. Si l’accusation ne peut apporter la preuve
de la culpabilité du prévenu, celui-ci sera immédiatement libéré
de toute charge.

La charge de la preuve porte non seulement les éléments


constitutifs, mais aussi sur la définition légale de l’infraction. Si
un élément négatif entre dans la définition légale du délit, il doit
être prouvé par le ministère public, quelle que soit la difficulté
que celui-ci puisse éprouver.

Il en va de même de l’absence des causes qui excluent la


culpabilité ou la responsabilité. Cependant, le Ministère Public
peut se dispenser de prouver des éléments dont l’existence est
vraisemblable et qui ne sont pas contestés par le prévenu. Par
exemple en matière d’infractions dites matérielles, le Ministère
Public se contente d’établir le fait matériel et si la personne
poursuivie ne conteste pas l’existence de l’élément, moral, celui-ci
se déduira de la seule matérialité du fait. « res in se culpam
habit », le doute profite au prévenu. La condamnation ne peut
être fondée que sur la certitude du fait jet de la culpabilité de
l’agent.13

13
HEDDY PIERRE NKULU MPIANA, Op.cit., p.5
14

Le doute que n’a pas dissipé le Ministère Public profitera


au prévenu. Celui-ci au cours du procès, peut rester passif et
silencieux, «  In dubio pro reo » ce principe est en fait le corollaire
de celui de la « présomption d’innocence ». Toute personne
accusée d’un acte délicieux est présumée innocente tant que sa
culpabilité n’est pas établie au cours d’un procès public où toutes
les garanties nécessaires à sa dépense lui auront été assurées.

Il en résulte que le prévenu n’est pas tenu d’établir son


énoncé par des preuves décisives. Il suffit qu’il allègue sa version
des faits d’une manière vraisemblable, plausible de nature à
semer le doute dans l’esprit du juge.

Toutefois en pratique, la personne poursuivie aura intérêt


à établir la preuve de ses allégations si elle le peut. En effet, nous
trouvons dans le système de l’intime conviction, elle dit se méfier
de l’effet que peuvent produire sur le juge d’une part, les preuves
produits par le Ministère Public d’autre part son silence ou ses
hésitations.

Attendre passivement, peut s’avérer désastreux et il est


plutôt vivement conseillé que l’accusé apporte dans la mesure du
possible la preuve de son innocence. 14

§2. FONDEMENT DE LA PREUVE

a)Fondement philosophique

La preuve trouve sa justification dans trois éléments


principaux

14
ibidem
15

1e Elle sert d’abord le ministère public et par conséquent les


intérêts de la société car les délinquants agissent
ordinairement dans le secret et n’hésitent pas à recourir à des
artifices pour égarer la justice et à supprimer des preuves
existantes dès l’accomplissement de leur forfait.

2e Elle est utile ensuite pour la personne poursuivie qui peut


ainsi organiser sa défense à l’aide de tous moyens de preuve.

3e Elle s’explique enfin par le fait qu’en matière pénale il s’agit de


prouver des données matérielles et non des actes juridiques
comme dans le procès civil à la preuve peut être préconstituée.

Si la loi pénale permet d’utiliser tous les modes de


preuves, elle ne laisse pas une liberté absolue quant à
l’administration de ceux-ci. La liberté de la preuve est limitée par
l’application de certains principes généraux qui interdisent de
rechercher la vérité par n’importe quel procédé. 15

Libre dans les moyens à choisir, la preuve au pénal est


légale dans les formes que ses moyens doivent emprunter. C’est le
principe de la légalité de la preuve qui ne permet d’utiliser celle-ci
qu’autant qu’elle a été recueillie et présentée selon les modes
procéduraux qui lui sont propres.

La jurisprudence est cependant hostile à ces limitations


légales. Elles ne les acceptent que lorsque le texte a été formel en
ce sens. Si la loi se borne à risquer un mode de preuve sans plus
la jurisprudence en conclut que les autres n’ont pas été
forcément exclus. La précision que seul le mode de preuve visé
est admis est donc requise pour opérer cette limitation.

15
PRADEL. (J), Procédure pénale, 11e édition Paris, Cujos, 2002, p.338
16

L’administration de la preuve est régie par la loi, la


législation est gouvernée en cette matière par le principe de la
liberté de la preuve, ce principe est lui-même limité en certains
matières et le pouvoir discrétionnaire du juge orienté par la
classification et la hiérarchisation que le législateur lui-même
donne aux modes de preuves, article 9 Code Procédure Civil.

Rappelons d’abord qu’en matière pénale, trois critères


déterminent, la compétence du juge pénal. Il s’agit du lieu de la
commission des faits, la résidence de l’inculpé ou le lieu
d’arrestation. C’est ce qui ressort de l’article 104 de la loi
organique du 11 avril 2013 qui porte ce qui suit : « soit
compétent, le juge du lieu où l’une des infractions a été commise,
de la résidence du prévenu et celui du lieu où le prévenu aura été
trouvé ».

En matière civile, la compétence est déterminée par la


nature et par le montant de la demande. Le juge du domicile ou
de la résidence du défendeur est seul compétent pour connaitre
de la cause, sauf exception établies par des dispositions
spéciales, s’il y a plusieurs défenseurs, la cause est portée au
choix du demandeur, devant le juge du domicile ou de la
résidence de l’un d’eux.

Les actions contre l’État peuvent, outre les


dispositions des articles 130 à 138 de la présente loi organique
du 11 Avril 2013 être introduite devant le juge du lieu où est
établi le siège du gouvernement ou le chef-lieu de province. Les
actions contre les provinces et les entités territoriales
décentralisées peuvent outre les dispositions des articles 130 à
138 de la présente loi organique, être introduites devant le juge
17

de lieu où ces entités ont le siège de leur administration. En


matière mobile, l’action est portée devant le juge du lieu dans
lequel l’obligation née ou dans lequel elle doit être ou a été
exécutée16.

Il sert d’abord le ministère public et par conséquent


les intérêts de la société car les délinquants agissent
ordinairement dans le secret et n’hésitent pas à recourir à des
artifices pour égarer la justice et à supprimer des preuves
existantes de l’accomplissement de leur forfait.

II est utile ensuite pour la personne poursuivie qui


peut ainsi organiser sa défense a l'aide de tous moyens de preuve.

Il s'explique enfin par le fait qu'en matière pénale il


s'agit de prouver des données matérielles et non des actes
juridiques comme dans le procès civil ou la preuve peut être
préconstituée.

Si la loi pénale permet d'utiliser tous les modes de


preuves, elle ne laisse pas une liberté absolue quant à
l'administration de ceux-ci. La liberté de la preuve est limitée par
l'application de certains principes généraux qui interdisent de
rechercher la vérité par n'importe quel procédé.

b)Fondement Juridique

Le droit congolais n’est pas aussi fouillé comme l’est le


droit français, surtout dans le domaine de la narco-analyse, des
écoutes téléphoniques et des enregistrements peut-être les

16
IBULA TSHATSHILA, Op.cit., p.171.
18

affaires judiciaires ne sont-elles pas aussi développées comme


dans ce dernier pays. Cependant, le principe demeure le même :
la preuve doit être recueillie et administrée en justice de manière
loyale. Il est donc interdit au juge de déclarer un élément de
preuve recevable si son admission, allant à l’encontre d’une
bonne pourra exclure tout élément de preuve dont la valeur
probante est largement inférieure à l’exigence d’un procès
équitable, c’est-à-dire un élément de preuve qui nuit à l’équité du
procès.

En définitive, au regard de l’article 75 du code de


procédure pénale, la force probante d’un procès-verbal est
évaluée librement par le juge de fond, qui en apprécie la
pertinence ou l’admissibilité. C’est ainsi qu’il a été jugé que les
constatations faites au cours d’une visite domiciliaires illégale et
les preuves recueillies ensuite de ces constatations ne peuvent
fonder une condamnation.

Il a été aussi jugé que le caractère illégal des devoirs


d’instruction enlève toute force probante aux constatations
effectuées, ainsi qu’à l’aveu du prévenu, obtenue à la suite de
l’illégalité commise. De même, il a été encore jugé que si l’on doit
considérer comme nulle la preuve obtenue par le témoignage d’un
dépositaire du secret étant sous le serment et refusant de fournir
des renseignements qu’il estime avoir opéré sous le sceau du
secret, se voit néanmoins contraint de le livrer. 17

17
BAYONA BAMEYA op.cit page 125
19

SECTION II : MOYENS DE PREUVE

En matière pénale, c’est le principe de la liberté qui


domine l’administration de la preuve. Cette liberté permet de
recourir à tout moyen de preuve allant des constatations
matérielles aux indices ces modalités peuvent être regroupées en
deux catégories à savoir les preuves basées sur la matière et les
preuves basées sur les renseignements humains.

Nous allons à présent examiner concrètement les


différentes modes de preuve ; il s’agira concrètement de l’étude
successive des points ci-après :

- Les preuves matérielles


- La preuve par témoin ;
- La preuve par présomption ;
- L’aveu
- Et le sentiment.

§1. PREUVE MATÉRIELLE

A.Constatations matérielles

Elles portent sur les données matérielles qui font


l’infraction entourent sa commission.

Elles forment la preuve la plus sure car elles donnent une vue
directe et immédiate sur l’activité fonctionnelle, le plan des lieux,
bref sur toute personne a purement impliquée dans la
commission de l’infraction, sur toute chose ayant fait l’objet de
l’infraction ou ayant servi à sa réalisation. Mais comme le dit la
20

doctrine « les choses ont plusieurs voix et l’on ne comprend pas


toujours quelle est la voix qui émanent de leur nature réelle,
réponde à la vérité ».

D’où la nécessité de procéder à l’évaluation objective


de la preuve matérielle, en confrontant celle-ci notamment aux
autres indices et à l’évaluation subjective en vérifiant si les choses
n’ont pas été altérées ou falsifiées par l’homme dans un but
trompeur.

Ainsi, une veste tâchée de sang trouvée chez l’accusé


peut-être la preuve matérielle de l’infraction d’homicide, mais il
n’est pas exclu que cette même tâche ait été faite, ou que cette
veste ait été déposée par un ennemi de l’accusé, ou encore par le
véritable criminel dont l’égarement de la justice serait l’unique
souci.

En vue d’éviter ce genre de difficultés, il est vivement


conseiller à l’instruction de se transporter sur les lieux
immédiatement ou dans le temps le plus proche de la commission
de l’infraction, pour reconstituer les faits, voir l’état des lieux,
entendre l’accusé, la victime, les témoins, apprécier la valeur
probante d’une action, d’un propos, d’un événement quelconque,
d’une attitude, etc.

Il apparait ainsi, dès maintenant qu’un moyen de


preuve se suffit rarement, et que, souvent, le magistrat inspecteur
ou le juge doivent assurer « la jonction des preuves »18

18
NYABIRUNGU MWENE SONGA, Traité de droit pénal général, 2e édition, 2007, p.464
21

§2. AUTRES PREUVES

Ils existent plusieurs autres mode de preuve dont :


preuve par présomption, par aveu, témoignage ainsi que le
serment

A. Preuve par présomption

Les présomptions, dit l'article 225 Code Civil


Congolais Livre III, sont des conséquences que la loi ou les
magistrats tire d'un fait connu a un fait inconnu. II y a deux
sortes de présomptions : les présomptions humaines ou du
magistrat ; et les présomptions légales.

- Présomptions humaines (art.229 code civil congolais III)


Les présomptions humaines sont celles qui résultent
des indices soumis au juge. Le juge ne peut les admettre que si
elles sont graves, précises et concordantes. II n'est pas nécessaire
qu'il y ait « des présomptions », un seul indice s'il est assez grave,
peut être pris en considération. Dans tous les cas, le juge du fond
est en cela souverain pour leur recevabilité. Une règle
fondamentale domine la matière des présomptions humaines :
elles sont, quant à leur recevabilité, soumises à toutes les règles
qui gouverne la preuve testimoniale. La loi fait exception pour les
cas de dol et fraude, et l'on sait que la preuve testimoniale est
également admise dans ce cas. D'après la jurisprudence, dans les
matières ou la preuve par présomption est admissible, les
tribunaux peuvent puiser les éléments de leur conviction dans
une procédure répressive, même si l'instruction a été classée sans
suite.
22

Présomptions légales (art.226 à 228 code civil congolais Ill).

Ici, C’est la loi qui tire la conséquence d'un fait connu


a un fait inconnu. II convient d'observer que la présomption ne
constitue pas vraiment une dispense de preuve, mais un
déplacement du fait à prouver. La loi dispense d'établir un fait
difficile et reporte la preuve sur un fait facile ; cela apparait très
clairement dans l’article 174 du Code Civil Congolais Livre III. La
présomption légale fait foi et s'impose au magistrat, tandis que
comme nous l'avons vu, la présomption humaine est du domaine
de son appréciation souveraine. La classification de la
présomption légale est basée sur deux fondements (il y a deux
classifications) :

1. La loi peut décider que ce qui est vrai dans la plupart des
cas doit être tenu pour tel dans tous les cas. Ex : article 176
Livre I, art.174, 175 Livre II,
2. Elle peut se baser sur des motifs d'intérêt public. Ex : Article
227 Livre II.

Telle est la seule véritable classification scientifique


des présomptions. Celle que le Code s'efforce d'établir à l'article
226 Code Civil Congolais Livre III n'en vaut pas une, car l'aveu et
le serment ne sont pas des présomptions, mais des modes de
preuves spéciaux.

Force probante.
On distingue deux espèces de présomptions légales :
La présomption irréfragable ou absolue (ou juris et de jure); La
présomption simple ou relative (ou juristantum). Les
présomptions irréfragables ne souffrent d'aucune preuve
23

contraire ; les présomptions simples au contraire, peuvent être


renversées.19

B. L’Aveu

On appelle aveu, les déclarations par lesquelles


l’intéressé reconnait en totalité ou en partie, le bien-fondé des
accusations portées contre lui.

L’aveu est la reconnaissance par l’une des partie (cela


est donc différent du témoignage qui provient d’un tiers) de
l’exactitude d’une allégation dirigée contre elle pour éviter
notamment les cas de pressions et de plaisanterie l’admissibilité
de l’aveu est soumise à des limites :

1) Il y a des matières où pour éviter les collusions et des


renonciations à des droits indispensables, la loi prohibe
l’aveu. Tel est le cas des procès de divorce en séparation de
corps et en séparations de biens ;
2) La doctrine suivie par la jurisprudence par ailleurs, exige
traditionnellement une certaine capacité pour faire des
aveux : ceux-ci engagent, en effet, le fond du droit et
entrainent souvent la perte du procès ;
Aussi, sont-ils dénués d’effets lorsqu’ils émanent d’un
incapable (mineur interdit) on peut dire d’une manière générale
que pour pouvoir avouer, il faut pouvoir disposer de l’objet de la
contestation, l’aveu d’un mandataire ne lie le mandat que si celui-
ci avait donné à son représentant un pouvoir spécial.

19
Jean SICARS, Op.cit., p.99
24

On distingue à ce point de vue deux sortes d'aveu :


 Aveu extrajudiciaire.

C'est celui qui est fait en dehors de la présence du


juge ou, ce qui revient au même, dans une autre instance. L'aveu
extrajudiciaire peut être écrit ou verbal.

L'admissibilité de ce mode de preuve est lice à celle de


la preuve testimoniale (Article231 Code Civil Congolais Livre lll).
Quant à l'aveu extrajudiciaire écrit, c'est en réalité un émit,
auquel s'appliqueront les règles de la preuve littérale. La
jurisprudence décide que l'aveu extrajudiciaire fait par un
codébiteur solidaire ne lie que lui seul et non pas l'autre (ou les
20
autres) codébiteur.

 Aveu judiciaire.

L'aveu judiciaire est celui qui est fait en justice dans


('instance et en présence du juge. C'est l'aveu proprement dit.

La procédure employée pour s'efforcer d'obtenir des


aveux est la comparution personnelle. II va de soi que l'aveu peut
être spontané, par ex : dans des conclusions. Selon la
jurisprudence, un aveu judiciaire doit-être consigne dans un
procès-verbal. II ne peut découler d’une simple déclaration du
juge.

La force probante de l'aveu est complète, l'article 232


alinea.2 Code Civil Congolais Livre III dit qu'il fait foi. Le juge doit

20
MERLE et VITU, Op.cit., p.196
25

donc s'incliner devant lui et tenir pour vrai ce qu'il contient. Cette
efficacité de l'aveu souffre pourtant de deux restrictions :

1. Indivisibilité de l'aveu

Le plaideur qui fait un aveu se borne rarement a


reconnaitre le fait allégué contre lui sans modification, ni
additions. II lui donne une couleur ou y relevé des circonstances
qui en modifient les effets juridiques. Par ex : « je reconnais vous
avoir emprunté telle sommes mais sans intérêt », ou encore, « je
reconnais avoir reçu telles actions au porteur, mais a titre de don
manuel et non à titre de dépôt ». C'est ce qu'on appelle aveu
qualifie.

Celui qui avoue peut aussi ajouter au fait primitif un


fait distinctif que celui-ci. Par ex : « Je reconnais vous avoir
emprunté la somme de 100.000 FC, mais je vous l'ai
remboursée ». C'est ce qu'on appelle « aveu complexe ». L'article
232 alinéa.3 Code Civil Congolais Livre III décide que l'on ne peut
diviser l'aveu contre celui qui l'a fait et l'on applique cette règle
aux deux sortes d'aveux dégagés ci-dessus.

II est toutefois de tradition de faire une distinction


dans les aveux complexes : les faits rapportés par la partie dont
émane l'aveu sont-ils connexes avec le fait primitif, l'on considère
l'aveu comme indivisible. II en sera ainsi lorsque le second fait ne
pourrait exister sans le fait primitif. Par exemple : aveu d'un prêt
accompagne de l'affirmation du remboursement :
26

Les faits sont-ils au contraire non connexes, l'aveu


peut être divisé contre celui dont il émane (Cf. la jurisprudence). 21

2. Portée du principe.

Diviser un aveu, c'est prendre ce qui est favorable et


rejeter ce qui est défavorable, voilà ce qui est défendu. L'aveu du
défendeur qui, reconnaissant avoir contracté une dette envers le
demandeur, avoue l'avoir éteinte par paiement est un aveu
indivisible.

Mais, l'indivisibilité de l'aveu n'interdit nullement a


une partie de prouver selon les règles, la fausseté partielle de
l'aveu de l'adversaire. Ainsi, dans le cas du prêt prétendument
rembourse, on pourra établir le non remboursement.

Parfois, même cette preuve contraire est inutile,


l'inexactitude partielle de l'aveu étant d'emblée démontrée par les
faits de la cause. Tel est le cas où les aveux faits par une partie
sont contradictoires.

3. Irrévocabilité de l'aveu.

L'aveu est en principe irrévocable une fois qu'il a été


22
prononce. II n'est pas nécessaire pour

Ou cela que la partie bénéficiaire de cet aveu soit


intervenue pour le recevoir expressément. Cependant, afin
d'éviter toute erreur de mémoire et toute dénégation dans l’avenir,
cette partie agit prudemment en demandant acte de l'aveu de la
21
Jean SICARS,LA PREUVE,6eédition ,paris,1960, p.99
22
Jean BICARS, Op.cit., p.105
27

partie adversaire. Notons que la jurisprudence est généralement


en sens contraire.

L'aveu est pourtant révocable pour cause d'erreur de


fait. Par exemple : un héritier fait aveu d'une créance contre son
auteur, par après, il retrouve une quittance du créancier.

Par contre, jamais l'aveu ne peut être rétracté pour


cause d'erreur de droit.

C. PREUVE PAR TÉMOIGNAGE

Le code de procédure pénale prévoit que l’officier du


ministère public comme le juge, peuvent faire citer devant eux
toute personne dont ils estiment l’audition nécessaire.

Sont dispensées de témoigner, les personnes qui sont


dépositaires par état ou par profession des secrets qu’on leur
confie on pense notamment aux médecins et toutes personnes qui
exercent l’aride De guérir, aux avocats, aux fonctionnaires de
l’État, aux membres des forces armées, aux ministres des cultes,
aux banquets, aux collaborateurs des personnes tenues au secret
professionnel. Etc.…

La personne citée comme témoin doit avant de


déposer, prêter serment en ces termes : « Je jure de dire toute la
vérité, rien que la vérité »

On considère que « le serment améliore le témoignage


non seulement sous le rapport de la sincérité mais même sous
celui de l’exactitude, en attirant l’attention du témoin sur
l’importance de ses déclarations et en rendant ses assertions plus
28

réservées de façon à ne pas donner pour certains ce dont il n’est


pas bien sûr »23

Les déclarations des personnes qui déposent sans


avoir prêté serment sont reçues à titre de simples
renseignements.

Longtemps le témoignage a bénéficié de beaucoup de


crédit surtout lorsqu’il était le fait de quelqu’un de bonne
réputation, désintéressé et qui déposait sous serment. Mais les
progrès de la psychologie ont permis de relativiser ce moyen de
preuve. Il est rare qu’un témoignage soit fidèle.

La bonne foi et l’assurance du témoin concourent


souvent à la sincérité d’un témoignage, mais n’assurent pas
toujours son exactitude. Le témoin peut en effet prendre ses
impressions et ses désirs pour des réalités. C’est ainsi qu’un
témoignage peut être à la fois sincère et faux. 24

Le cas suivant un médecin de stuttgort, qui avait


assisté à une cérémonie en prenant place près de l’empereur
d’Allemagne, affirmait avoir vu au pantalon de ce dernier les raies
rouges de général et ne supportait aucune contestation à ce
dernier sujet. Il refusa même un pari, tellement il était sur de ce
qu’il avait vu cependant, il fut établi par un adjudant d’une façon
contestable que l’empereur avait revêtu, avec les insignes de
général, l’uniforme de colonel de son régiment d’infanterie, et qu’il
n’y avait donc pas des raies rouges sur le pantalon.

Cette erreur de perception que le témoin ait sans


aucun doute jurée si cela avait été nécessaire, s’explique par le
23
NYABIRUNGU MWENE SONGA op.cit 469
24
Idem
29

fait que l’empereur à cette occasion portait sur l’uniforme de


colonel les insignes de général et le casque de général.
L’imagination du médecin avait immédiatement ajouté les raies
rouges du pantalon comme conséquence logique des insignes du
général.

Il faut se méfier des témoignages collectifs et retenir


qu’une (minorité peut avoir raison contre une forte majorité).

Enfin, un témoignage peut être faux par intérêt ou par


vengeance. La bible nous offre à ce propos un exemple dans le
livre de Daniel ; deux vieillards convoitaient, sans se le dire, la
belle Suzanne, épouse de Joachim. Un jour qu’ils venaient de se
quitter après avoir vu Suzanne dans le jardin, chacun revint
aussitôt sur ses pas, et ils se retrouvèrent ainsi face à face, forcés
alors de s’expliquer, ils s’avouèrent leur passion et convinrent
d’un moment où ils pouvaient surprendre Suzanne seule. C’est
ainsi qu’un jour, alors qu’elle prenait son bain au Jourdain, ils
firent éruption sur elle et exigèrent l’indu, en menaçant en cas de
refus de témoigner contre elle en disant qu’un jeune homme était
avec elle.25

D. PREUVE PAR SERMENT

25
ibidem
30

Le serment est l’acte à la fois civil et religieux, par


lequel une personne prend Dieu à témoin de la vérité d’un fait ou
de la sincérité d’une promesse et l’invoque comme vengeur du
parjure. Le faut serment est puni par la loi (Code pénal, art. 132
Code civil congolais livre III)26

1. Catégorie de serment :

Il y a deux catégories de serments probatoires : le


serment décisoire et le serment déféré d’office.

 Serment décisoire ou litisdécisoire.

C'est une convention, sorte de transaction, sous le


contrôle du juge, par laquelle l'une des parties s'en remet à la
conséquence de son adversaire pour faire dépendre du serment la
solution du litige. Le juge dans ce cas, cesse d'avoir un rôle actif ;
il n'est plus qu'un simple spectateur qui enregistre le résultat de
la procédure et il est lié par ce résultat (art.233 al.1 Code Civil
congolais Livre 1 11). Toutefois, à cause de l'abaissement du
sentiment religieux au court de ces dernières périodes, la
jurisprudence a décidé que le juge peut refuser la délation du
serment quand il possède déjà des éléments de conviction
suffisants ou quand il juge que les faits sur lesquels cette délation
est réclamée ne sont ni pertinents, ni vraisemblables.

 Fonctionnement du serment décisoire.

26
MERLE ET VITU op.cit page 197
31

Un des plaideurs offre de renoncer à sa prétention si l'autre


affirme sous serment le fait sur lequel elle fonde sa prétention
contraire. Celui à qui le serment ainsi déféré peut:

 Soit prêter le serment auquel cas il gagne son procès ;


 Soit refuser de le prêter, d'où il perd ;
 Soit le référer à son adversaire auquel cas celui-ci jure ou
refuse de jurer ; ce qui entraîne pour lui les mêmes
conséquences de l'article 237 Code Civil congolais Livre III. 27
 Règles qui régissent le serment litisdécisoire.

Le serment ne peut en principe porter que sur des


faits personnels à la partie à laquelle on le défère (articles 235 et
238 Code Civil Livre Ill. C'est ce que l'on appelle « serment de
connaissance ». Par exception, dans un cas comme celui de
l'article 655 alinéa2 Code civil congolais Livre III, la loi admet le
serment dit de crédibilité. Selon la jurisprudence, IL n'est pas
possible de déférer le serment à une partie qui ne figure pas
personnellement au procès, telle une société. 28

Le serment peut porter sur toutes espèces de


contestations, sauf celles qui sont relatives à l'état des personnes,
et d'une façon plus générale sur celles qui mettent enjeu une
question d'ordre public. En effet, c'est une convention et on ne
peut dans une convention aller à l'encontre des règles d'ordre
public.

Jamais, le serment une fois prononcé, l'adversaire


n'est admis à en prouver la fausseté (art.239 Code Civil congolais

27
MERLE et VITU Op.cit., p.197

28
ARICLE 239 CODE CIVIL CONGOLAIS livre III
32

Livre Ill). Ce serait revenir indirectement sur la chose jugée.


C'est pourquoi une jurisprudence unanime décide que si on peut
évidemment poursuivre pénalement l'auteur d'un faux serment,
on ne peut le condamner civilement à des dommages-intérêts.

 Serment déféré d'office.

Le serment déféré d’office est essentiellement du


précédent ; c’est une simple mesure d’instruction auquel le juge
peut recourir en certains cas, mais qui ne le lie pas et dont il
apprécie librement la valeur.29

29
ibidem
33

CHAPITRE II : CONSIDERATION ET CRITIQUE SUR LA


PREUVE EN MATIERE DE VIOLDANS LA
PRATIQUE.

Les personnes victimes du viol doivent savoir que les


auteurs des viols dont elles seraient victime auront toujours
tendance à nier ces faits ; lorsqu’ils seront trainées devant la
justice. C’est ainsi qu’elles doivent prendre un certain nombre des
précautions en fin de conserver les preuves du viol de telle sorte
que leurs auteurs ne soient pas capable plus tard de les
renverser, il en est également des hommes qui peuvent être aussi
victimes du viol.

Lorsque la personne est victime du viol, elle doit avoir


deux choses en tête : se présenter immédiatement devant la
police ou le parquet et devant le médecin, dès qu’elle se présente
devant l’OPJ ou l’OMP ; elle doit exiger qu’elle soit immédiatement
auditionnée.30

SECTION I. ETAT DE LA QUESTION

Dans la présente section il sera question de faire un état


sur les décisions judiciaires rendu en matière de viol pour en
cerné la pratique ainsi ;

Il ressort des dispositions de l’article 170 de la loi n°


06/018 du 20 juillet 2006 « Est puni d’une servitude pénale de
cinq an à vingt ans celui qui aura commis un viol, soit à l’aide de

30
Gabriel KILALA, René AMUNA, le viol édition universitaire africaine ; avril 2014 Kinshasa R.D. Congo,p.8
34

violences ou menaces graves, soit par ruse, soit en abusant d’une


personne qui, par l’effet d’une maladie, par l’altération de ses
sens ou en aurait été privé par quelque orifices. Est réputé viol à
l’aide de violences, le seul fait du rapprochement charnel des
sexes commis sur les personnes désignées à l’article 167, tout
attentat à la pudeur commis sans violences, ruse ou menaces sur
la personne ou à l’aide de la personne d’un enfant âgé de moins
de quatorze ans, sera puni d’une servitude pénale de cinq à vingt
ans. L’âge de l’enfant pourra être déterminé notamment par
examen médical, à défaut d’État civil.

Le minimum des peines portées par les articles 167, 168


et 170, alinéa 1e du code pénal peuvent être double. 31

Le droit pénal édicte une incrimination générale de


« viol » s’appliquant à tous les individus, y compris aux personnes
liées par les liens du mariage. Cependant, le droit pénal reconnait
l’existence de la cause d’irresponsabilité pénale fondée sur l’ordre
ou la permission de la loi. Selon la loi civile, le mariage implique
une communauté de vue, se caractérisant par le devoir conjugal
d’avoir des relations charnelles. Il se crée ainsi un conflit de lois
entre le droit civil imposant des relations charnelles aux époux, et
le droit pénal, caractérisant le viol en l’absence du consentement
d’un des partenaires.

Aucune excuse n’étant prévue pour les époux, les règles


générales du droit pénal s’appliquent. C’est le cas lorsqu’ils sont
imposés dans les circonstances prévues par la loi n° 06/018 du
20 juillet 2006 complétant et modifiant le décret du 30 janvier
1940 portant Code pénal congolais. La présomption de
31
LIKULIA BOLONGO, Droit pénal spécial, 2e édition LGDJ paris, 1985 P.328.
35

consentement des époux aux actes sexuels accomplis dans


l’intimité de leur vie conjugale est une présomption simple ne
valent que jusqu’à preuve du contraire.32

§1 Constat (étude des cas)

Dans la cause inscrite sous RED 166/III, officier de


police judiciaire/District de Tshangu, commissariat de N’sele a
saisi le TRIBUNAL de paix de Kinshasa/Kinkole chambre d’enfant
en conflit avec la loi pour l'attendre, engager des poursuites
contre les mineurs en conflit avec la loi, T.G, né le 31/12/1993,
fils de TIEBAKWAU et de MAYESI, élève en 3è Humanité
commercial, résident la commune de N’sele à Kinshasa, pour de
manquements qualifiés de viol sur pied de l’article 171 de la loi
n°09/001 du 10/01/2009 portant protection de l’enfant, au
préjudice de mademoiselle U.C ;

Des faits de la cause, il ressort qu’en date du


25/10/2010, la mineur UC âgée de 11 ans qui était allé remettre
le balai auprès des parents du mineur en conflit avec la loi TG,
s’est retrouvée terrasser par ce dernier qui se trouvait seul au
domicile de son grand père, et lui a forcé son pénis au vagin ;
saignant, la victime UC a regagné le toit de ses parents , sans rien
dire à personne ; pour avoir constaté un morceau d’étoffe taché
de sang et abandonné derrière un bidon d’eau potable, sa mère
NGALULA interrogea sa fille qui lui dira ce qui lui était arrivé.
Ainsi son père MUKEBA Willy a saisi la police ; devant le tribunal
de céans , la victime UC est restée constante quant à ses
allégations faite devant l’OPJ, cependant, le mineur en conflit
32
BONU CIZUNGU N. NYANGEZI, les Infractions de A à Z, édition Laurent NYANGEZI, p.777
36

avec la loi, a nié catégoriquement les faits lui reproché, toutefois,


il reconnut d’avoir reçu la victime le jour où elle a déclaré qu’ elle
a saigné au vagin et ce pour lui remettre non pas le balai mais
c’est plutôt la houe

Le tribunal dira établie en fait comme en droit,


l’infraction de viol en charge du mineur Enfant en Conflit avec la
Loi, TGI et le place à L’EGEE/MBENSEKE MFUTI jusqu’à sa
majorité.

Le tribunal, considérant que les faits pour Enfant en


Conflit avec la Loi, TGI d’avoir commis le viol sur la personne de
UC lui a causé préjudice qui appel la réparation. Sur ce, le juge
condamne civilement responsable du mineur ECL au payement
de la somme de 500 USD fixé en franc congolais. Et 13500 FC
des frais d’instance.

Par ces motifs, le tribunal statuant uniquement est


contradictoire à l’égard du mineur Enfant en Conflit avec la Loi,
TGI ainsi que son civilement responsable son grand Père MWADI.

Dit établi en fait comme en droit l’infraction de viol à l’aide


violence en charge du mineur Enfant en Conflit avec la Loi TGI.

• OBSERVATION

Le juge a utilisé les termes inappropriés en matière de


justice pour enfant savoir : Poursuite, infraction, mineur en
conflit avec la loi. Aucune allusion n’est faite quant aux enquêtes
sociales prévues à l’article 109 loi portant de l’enfant.

La date de la saisie du tribunal n’est pas mentionnée,


l’audience d’instruction s’est tenue en public et le huis clos n’a
37

pas été décrété conforment à l’article 111 loi portant protection de


l’enfant

Tribunal de paix de Kananga RECL 492 18 Janvier 2011.

Aux termes de la requête n°197 RECL


071/PR/BIP/2010 du 29/11/2010, le ministère public près de
tribunal grande instance de KANANGA a mis à la disposition de
tribunal de céans l’enfant Non âgé de 17 ans et suspecté d’avoir
commis un manquement qualifié de viol d’enfant sr pied de
l’article 170 LPE.

Quant aux faits de l’espèce, ils peuvent se résumer


comme suit ; Les policiers commis à la surveillance du bâtiment
de l’hôtel de ville de Kananga avait surpris l’ECL en fragrant de
lit de viol d’enfant dans la nuit du 24 au 24/11/2010. Interpelé, il
a réussi à prendre la fuite et sera appréhendé le lendemain.

L’enfant Non âgé de 17 ans a eu des rapports sexuels


avec la fille âgée de 12 ans. Saisi par requête du ministère public.
Le juge a recommandé et rendu l’enfant ECL à son civilement
responsable en lui enjoignant de mieux le surveiller à l’avenir tout
en l’obligeant au payement de  dommages et intérêts et des frais
d’instances.

• POINT DE VUE

L’usage de la jurisprudence se justifie par le fait que


d’une part, les lois écrites seules ne suffisent pas pour rendre
justice, c’est-à-dire : « dire le droit » et, d’autre part, l’obligation
pour le juge de motiver sa décision.
38

Ainsi, en droit romano germanique, il permet à la cour


de cassation de donner son avis non nécessaire. Mais,
éventuellement contraignant pour l’avenir dans les juridictions
inférieures. Toutefois, en matière de la protection de l’enfant une
décision bien rendue quand bien même tranchée dans une
juridiction inferieure, peut donner lieu à une ligne de conduite
aux affaires similaires éventuellement survenu dans une autre
juridiction.

Rappelant que la loi portant protection de l’enfant en


son article 113 prévoit les décisions que peuvent prendre le juge
quand l’enfant commet des manquements à la loi.

Mais la question est celle de savoir, pourquoi ces deux


juges ont arrivé à rendre une décision différente alors que les faits
semblent être identiques ?

Il convient de dire que la jurisprudence est dite souvent


constante lorsque sa décision est applicable d’une part dans son
intégralité et d’autre part lorsque cela demeure sans être
modifiée.

La jurisprudence constante s’applique dans toutes les


autres juridictions en cas de survenance d’un fait identique dont
la loi est floue, appelant le juge nouvellement saisi de l’affaire de
se conformer à la décision préexistante.

Dans le cas sous examen, le premier juge avait placé


l’enfant TG âgé de 17 ans à l’EGEE et condamné ses civilement
responsables aux dommages et intérêts dont la somme se lève à
500 USD et les frais d’instances à 13500 FC pour l’infraction de
viol. Tandis que pour le deuxième fait, le juge n’a pas placé
39

l’enfant à l’EGEE, il a plutôt augmenté la somme du dommage et


intérêt au montant de 1000 USD et a rendu auprès de son
civilement responsable en lui enjoignant de mieux le surveiller à
l’avenir, alors que le manquement commis par ce dernier est le
viol.

§2 IMPLICATION SUBSEQUETES

A. Les éléments constitutifs  et circonstances aggravantes.

Aux regards des éléments constitutifs de viol, il y a trois


éléments :

- Élément matériel consistant dans la conjonction sexuelle ;


- L’absence du consentement de la femme.

I. La conjonction sexuelle :

Pour qu’il y ait viol, la loi exige qu’il y ait pénétration de


la femme. C’est-à-dire l’introduction du membre viril (l’organe
génital de l’homme) dans les parties génitales de la femme ;
autrement dit le coït, tout autre acte que le coït, quelle que soient
sa nature ou son immoralité ne peut constituer un viol mais
éventuellement un attentat à la pudeur. Ne peut donc pas être
considéré comme viol :

 Le fait d’introduire dans le vagin d’une femme, malgré sa


résistance, le doigt, un bâton ou tout autre objet ;
 Le fait de déchirer l’hymen ou de déflorer une vierge par
d’autres moyens qu’introduction du pénis ;
 Le fait de pénétrer une femme morte.
40

Cependant, la pénétration de la vierge suffit à


caractériser le viol ; il n’est pas nécessaire qu’il y ait eu émission
de sperme.

Signalons à ce niveau qu’en droit français, l’élément


caractérisant le viol a une partie plus large. Depuis 1980, le code
pénal de ce pays avait été modifié à ce point et l’article 332
prévoit l’infraction de viol non seulement lorsqu’il y a eu coït
complet imposé par un homme à une femme mais dans le cas de
coït imparfait. Réalisé par l'intromission du doigt ou d'un objet
quelconque dans l'organe sexuel de la femme ou par
l'introduction dans l'anus de La femme ou de l'homme soit du
sexe mal, soit d'un doigt ou d'un objet quelconque. De même,
l'insémination artificielle imposée par la contrainte rentre
également dans la définition du viol. 33

En matière de viol, la tentative est conservable. C'est Je


cas de celui qui bloque sa victime dans un local où ils sont à deux
enlevant tous ses habits et s'efforçant, après avoir réussi à
enlever ceux de la victime, à rapprocher son pénis aux parties
génitales de la femme. Aussi, le simple contact caractérisé par la
caresse des parties génitales ne saurait être retenu comme viol
mais il peut être sanctionné comme tentative ou comme attentat
à la pudeur.34

Pour ce qui est de l’auteur, le viol ne pouvait être


commis que par un homme car, selon une certaine
jurisprudence35, il parait impossible qu’une femme puisse

33
Jean PRADEL et Michel DANTI-JUAN, Droit pénal spécial, 5eédition, CUJAS, Paris, juillet 2010, pp.448 et ss..
34
C.G. Appel 7 avril 1904, Jur.E.I.C., p.332.
35 ère
1 Inst.Elis.,1e Août 1952, R.J.C.B., 1953, p.86.
41

contraindre un homme à avoir des relations sexuelles avec elle


usant de la violence.

Cependant, on a fait remarquer qu'une femme peut user


de la violence morale, de manœuvre dolosive, de surprise, de
supercherie ou ruse.

Ex :- une femme mariée peut obliger son domestique à entretenir


des rapports sexuels avec elle sous peine de le chasser du
travail ;

- une femme peut enivrer un homme dans le seul but de faire


les relations sexuelles ;
- pendant la nuit, lorsqu’il fait noir en chambre, une femme
est capable de se substituer à une autre pour les rapports
sexuels avec un homme sans que ce dernier y consente.

Malgré tous ces arguments, on estimait que le viol visait


essentiellement à protéger la femme et, par conséquent, on ne
pouvait retenir le viol à sa charge. Mais elle pouvait seulement
être poursuivie pour attentat à la pudeur.36

Enfin, une femme ne pouvant pas être poursuivie


comme auteur principal du viol, elle pouvait néanmoins l'être
comme complice dans la mesure où elle pouvait apporter de l'aide
ou de l'assistance à un homme qui a commis cette infraction, par
exemple en lui fournissant le cadre pour sa perpétration.

La victime du viol ne pouvait être qu'une femme, et


devrait ou doit être vivante au moment des faits. Ainsi, entretenir
des rapports sexuels avec une femme morte ne constitue pas
l'infraction de viol.
36
LIKULIA BOLONGO, Op.cit. p.330
42

Absence du consentement de la femme

Le viol exige, en outre, que la femme n'ait pas consenti


aux rapports sexuels. Il ne peut être retenu que si la conjonction
sexuelle a été obtenue soit à l'aide de violences, soit des menaces
graves, soit par ruse ou en abusant d'une personne.

Mais il faut que cette absence de consentement soit


réelle ; de vagues protestations émises par la femme ne suffisent
pas. Dans un cas, la plaignante n'avait pas été suivie par le juge
du fait qu'elle avait déclaré que le prévenu s'était borné à la
serrer dans ses bras, sans la frapper er menacer. 37 Il faut donc
des violences ou des menaces sérieuses, ou encore l'emploi de la
ruse (se faire passer pour un autre), ou encore l’abus d'une
personne qui, par l'effet de la maladie, par l'altération de ses
facultés ou pour toute autre cause accidentelle, aurait perdu
l'usage de ses sens ou en aurait été prive par quelque artifice
(personne évanouie, ivre, sous l'effet d’un soporifique, etc.).

A. À l'égard de toute femme

1° La violence

Le concept lui-même de viol est de la même famille que


celui de violence. Il y a viol lorsque l'auteur a utilisé la violence

37
C.G.App. 28 janvier, 1908, Jur.Etat, II, p.215
43

pour parvenir à entretenir des rapports sexuels avec une femme


et la violence utilisée à cette fin peut être physique ou morale.

La violence physique doit être exercée directement sur la


victime. C'est l'hypothèse de quelqu'un qui saisit une femme de
force, la traine dans une cachette ou dans une chambre et
entretient avec 'elle des rapports sexuels.

La violence morale peut également pousser une femme à


accepter la conjonction sexuelle. L'auteur peut avoir menacé la
victime elle-même d'un mal ou les siens.

Ainsi, le crime de viol suppose nécessairement que le


prévenu utilise la violence, la contrainte, la menace ou la surprise
et selon la Cour d’assises française, si l'acte constitutif de viol a
été accompli sans violence, ni contrainte, ni menace, ni surprise;
c'est que la victime y consentait et que ce n'est pas un viol. 38

En toute logique, la victime non consentante va résister


ou, tout au moins s'opposer aux actes dont elle fait l'objet. Il
appartiendra aux juges du fond de se forger une opinion à cet
égard. Il n’y a évidemment aucune difficulté à conclure à
l'absence de consentement de la victime lorsque celle-ci s'est
physiquement opposée à son agresseur ou lorsqu'elle l’a supplié
alors même qu'elle aurait accepté de monter dans la voiture du
prévenu et de se laisser embrasser par lui. 39

En revanche, les difficultés surgissent si la victime


n’exprime rien et subit passivement des actes auxquels, pourtant,
elle ne consent point. La jurisprudence se montre en général
38
Jean Pradel, Op.cit., p.751
39
Crime, 10 juillet 1973, B.C. n°322, R.S.C., 1974. 594, OPS. Levasseur ; cité par Jean Pradel, Op.cit., n°752.
44

assez protectrice des victimes. Elle estime, par exemple, qu’un


trouble empêchant physiquement une femme de protester et de
s'enfuir, n'interdit pas de la considérer comme le non
consentante.40 La solution est la même à propos d’une jeune
femme de vingt-trois ans atteinte de troubles mentaux et dénuée
de capacité de résistance41 de protester et de s’enfuir.

Viol entre époux :

Le problème qui se pose est celui de savoir si, pendant la


durée du mariage, un époux peut imposer à l'autre des actes de
pénétration sexuelle auxquels il ne consentirait point. Autrement
dit, le mariage fait-il nécessairement présumer le consentement
d'un époux aux actes de l'autre dans le cadre de ce qu’il est
convenu d'appeler très inégalement « le devoir conjugal » ?

La doctrine française a été assez longtemps catégorique


voire péremptoire sur cette question. Il en est, par exemple, de R.
VOUIN, lequel s'appuyant sur quelques décisions rendues au
XIXème siècle, a affirmé « qu'il n'y a pas d'infraction dans le cas
du mari qui n'emploie la force que pour contraindre sa femme à
des relations normales, c'est-à-dire conformes à l'ordre de la
nature et ne causant aucune blessure »42

Depuis 1980, en France, on relève des décisions dans


lesquelles les juges sont entrées en condamnation en s'appuyant
sur la qualification de viol à propos d’actes imposés par des maris
à leurs épouses.
40
Nîmes, 9 décembre 1983, J.C.P., 1985.II.20482, note Pansie ; Crime., 25 octobre 1994, Dr.pén., 1995,
comm.63 ; cités par Jean PRADEL, Op.cit., n°752
41
Jean PRADEL, Op.cit., p.752
42
R. VOUIN, Droit pénal spécial, Dalloz, 1953, 1e édition, n°296, cité par PRADEL,
45

Mais, d'un autre côté, les rares exemples de


condamnation prononcé se rapporteraient to à de& faits très
particulière où le« viol conjugal » avait été accompagné de
violences extrêmement, graves, voire d’actes de torture ou de
barbarie. Ex : un homme qui, aidé d'un tiers, s'empare de son
épouse, la gifle, la déshabille de force, la lacère, au coupe-
moquette et lui impose ensuite des rapports sexuels complet
(Grenoble, ch.acc. 4 juin 1980, D.1981, 1.R ; 154.)

Saisie d'un pourvoi dans l'intérêt de la loi, la chambre


criminelle française a fini par dissiper ces hésitations. Dans une
affaire où aucune procédure judiciaire de séparation n'avait été
entreprise par les époux et aucune violence autre que la seule
pénétration sexuelle n'avait été commise; la chambre criminelle
précise que la présomption de consentement des époux aux actes
sexuels accomplis dans l'intimité de la vie conjugale ne vaut que
jusqu'à preuve contraire.

SECTION II. CRITIQUES ET PERSPECTIVES

Notre critique porte sur la manière de faire des autorités


judiciaires et policières ainsi en illustration, nous prenons le cas
suivant :

Dans la cause le RPA 173 du 08 janvier 2007, la cour


d’Appel de Kindu a confirmé le jugement rendu par le Tribunal de
Grande Instance de Kindu qui condamnait pour viol commis avec
46

violences, un prévenu qui, sous prétexte d’une promesse de


mariage, a obtenu des rapports sexuels avec une mineure.

La tendance générale est que les juges condamnent avec


admission des larges circonstances atténuantes, sans toutefois
produire les éléments objectifs sur lesquels ils se basent. Dans
nombreux autres cas, ces peines sont même en deçà du
minimum légal.

Le principe légal est tiré de l’article 170 alinéa 2 de la loi


n°06/018 du 20 juillet 2006 modifiant et complétant le décret du
30 janvier 1940 portant code pénal congolais dispose
que :« quiconque sera reconnu coupable de viol sera puni d’une
peine de servitude pénale de cinq à vingt ans et d’une amende ne
pouvant être inférieure à cent mille francs congolais constants ».

Ces peines sont aggravées lorsque le viol est commis par


les ascendants de la victime, ceux qui ont autorité sur la victime,
enseignant ou serviteurs à gages, fonctionnaires publics, ministre
de culte, personnel médical etc.…

Il y a lieu de relever aussi qu’il existe des circonstances


atténuantes de la peine qui sont dues à l’appréciation du juge.
Toutefois, ce dernier est appelé à présenter dans sa motivation,
les éléments objectifs sur la base desquels il appuie sa décision.

Dans une espèce sous RP 2058 du 10 décembre 2007, un


prévenu qui a avoué avoir introduit son membre viril dans le sexe
d’une fille âgée de 13 ans sous prétexte que c’est sa copine, a été
reconnu coupable du viol commis à l’aide des violences et
condamné à 12 mois de Servitude Pénale et à 100.000FC
d’amende.
47

Dans la cause sous le RP 1932 du 18 janvier 2008, un


prévenu qui a spontanément avoué avoir dévirginé une fille âgée
de 12 ans en introduisant son sexe dans celui de la victime, a été
déclaré coupable de l’infraction de viol commis à l’aide des
violences et a été condamné à 24 mois de Servitude Pénale et
120.000FC d’amende43.

Dans une espèce sous RP 1990 du 18 janvier 2008, il a


été jugé qu’un oncle qui a hébergé sa nièce âgée de 12 ans,
orpheline de père et de mère et qui a eu avec la victime plusieurs
relations sexuelles, est coupable de viol commis avec violences et
a été condamné à 30 mois de Servitude Pénale et à
150.000FCd’amende.

Dans la cause sous RP 2053/bis du 13 mai 2008, un


prévenu qui a avoué avoir eu des relations sexuelles avec sa
copine âgée de 16 ans, a été reconnu coupable de l’infraction de
viol commis à l’aide des violences et a été condamné à 9 mois de
Servitude Pénale ainsi qu’aux frais d’instance.

Dans l’espèce sous le RP 1904 du 30 juillet 2007, a été


reconnu coupable de viol commis à l’aide de violences, un
prévenu qui a consommé les rapports sexuels avec une fille
mineure âgée de 12 ans et a été condamné à 12 mois de
Servitude Pénale ainsi qu’aux frais d’instance.

Dans une espèce sous RP 9235 du 18 janvier 2008, «  un


prévenu qui, connaissant que la fille était âgée de 12 ans lui a
imposé des relations sexuelles, tout en alléguant qu’elle n’était
pas vierge a été condamné à 2 ans de Servitude Pénale ».
43
KINKOKO YOYO, Application jurisprudentielle de la nouvelle loi congolaise sur les violences sexuelles, Ed.
Bilan de juillet, Kinshasa, 2006, P.45.
48

Dans une espèce sous RP 9106 du 24 septembre 2007


« un prévenu qui a spontanément avoué avoir imposé la
conjonction sexuelle à une fille âgée de 16 ans a été condamné à
1 an de Servitude Pénale.

Dans la cause sous RP 9234 du 27 février 2008, « un


prévenu qui, dans un environnement coercitif, a imposé des
relations charnelles à une fille âgée de 6 ans a été condamné à 24
mois de Servitude Pénale ».

Dans une autre espèce sous RP 9260 du 30 janvier 2008,


« un prévenu qui a avoué eu à plusieurs reprises des relations
sexuelles avec une fille âgée de 14 ans, sous prétexte de la
promesse de mariage, a été condamné à 2 ans de Servitude
Pénale ».

Dans la cause enrôlée sous RP 9145 du 22 octobre 2007,


« un prévenu qui a avoué avoir consommé le rapport sexuel avec
une fille âgée de 15 ans sous prétexte qu’elle est immoral et est de
surcroît sa petite amie, a été condamné à 8 mois de Servitude
Pénale44 ».

§ 1 Critiques

Dans l’affaire sous RP 7163 du 26 juin 2007, le prévenu,


ascendant de la victime, a été condamné pour viol commis à l’aide
des violences, avec circonstances atténuantes à 5 ans de
Servitude Pénale, tirées des avis spontanés du prévenu et à
100.000FC d’amende.

44
KINKOKO YOYO, Op.cit., p.145
49

Dans une espèce sous RP 7126 du 27 avril 2007, un


prévenu a été condamné à 2 ans de Servitude Pénale et à des
larges circonstances atténuantes, au motif que le prévenu a un
casier judiciaire vierge.

Dans une espèce sous RP 7233 du 31 juillet 2007, un


prévenu a été condamné à 10 ans de Servitude Pénale à
100.000FC d’amande.

Dans l’affaire sous RP 7296 du 04 septembre 2007, un


prévenu qui a déclaré avoir violé une fillette de 4 ans suite à
l’influence des esprits maléfiques a été condamné à 10 ans de
Servitude Pénale, à 100.000FC d’amende et à 250$us à titre des
dommages et intérêts.

Dans l’affaire sous RP 010/07 du 11 décembre 2007, un


prévenu a été condamné à 15 ans de Servitude Pénale et à
100.000FC d’amende.

Le constatons est qu’un prévenu ascendant de la victime,


a été condamné à la moitié de la peine prévue à l’alinéa 2 de
l’article 170 de la loi du 20 juillet 2006, soit 10 ans ‘RP 7163 du
26 juin 2007), en violation de l’article 171 bis qui dispose qu’en
pareille hypothèse, le taux de la peine devra être doublé. Le
prévenu a bénéficié des circonstances atténuantes à la suite de
son aveu spontané. Cette pratique nous parait en marge de la loi
n°06/018 du 20 juillet 2006 modifiant et complétant le décret du
30 janvier 1940 portant code pénal congolais qui, dans son
exposé des motifs porte que

« Face à la nécessité de prévenir et réprimer sévèrement


les infractions se rapportant aux violences sexuelles et d’assurer
50

une prise en charge systématique des victimes de ces


infractions… ».

Dans presque 70% des décisions judiciaires récoltées et


analysées, les juges accordent des larges circonstances
atténuantes aux auteurs du viol. En effet, la formule qui revient
le plus souvent est que le prévenu est délinquant primaire et que
son casier judiciaire serait vierge. Pourtant, les prévenus
allèguent souvent qu’ils n’ont jamais commis un fait
infractionnel. Aussi, les extraits de casiers judiciaires sont-ils
délivrés, sans aucune enquête préalable. Dès lors, il y a lieu de
s’en méfier.45

§ 2 Perspectives

De manière remarquable, le maximum du taux de la


peine prononcé devant le tribunal de Grande Instance de
Kinshasa/Kalamu est de 2 ans de Servitude Pénale.

Nous pensons que compte tenu du nombre trop élevé des


infractions de violences sexuelles qui se commettent
quotidiennement, les cours et tribunaux devraient sanctionner
souvent vers le maximum de la peine pour dissuader les élans
des éventuels auteurs et autres et ce, en vue d’atteindre les
objectifs de la loi du 20 juillet 2006.

45
BUHUMU BAKWETU, KALONJI MUAMBA, Application jurisprudentielle de la nouvelle loi congolaise sur les
violences sexuelles, Ed. Bilan de juillet, Kinshasa, 2006, P.50
51

Les dommages et intérêts sont une somme d’argent que


l’auteur d’un dommage est appelé à payer pour un préjudice
causé à autrui.

Le principe légal est tiré de l’article 258 du Code Civil


Congolais livre III, lequel dispose que : « tout fait quelconque de
l’homme qui cause à autrui un dommage, oblige celui par la faute
duquel il est arrivé à le réparer ».

Toutefois, en droit congolais, il est de principe que les


dommages et intérêt sont fixés par le juge.

La tendance générale est que les juges accordent des


dommages et intérêts insignifiants, en prétextant l’inexistence
d’éléments objectifs d’appréciation.

Dans 80% des décisions judiciaires récoltées et


analysées, ils varient entre 60$us et 500$us. Un seul cas de
condamnation à 5.000$ a été retenu à Kindu.
52

CONCLUSIONS

A l’heure actuelle, le caractère libre de la preuve en


matière pénale parait assez limité en matière de viol.

En effet, il est unanimement admis que le viol dans sa


spécificité qu’en matières pénale le législateur laisse la liberté de
la preuve, parfois le juge sont unanimes dans leurs décisions.
L’article 75 du code de procédure pénale qui donne au juge le
plein droit d’agir avec leur intime convection.

En droit pénal, la preuve consiste à déterminer l’existence


de certains faits pénalement répréhensibles par une personne
identifiée qu’i a eu l’intention de les commettre étant donné que la
justice est incontournable. L’article 14 bis 2006 affirme que
l’Officier du Ministère Public ou le juge doit d’office requérir un
médecin et un psychologue, afin d’apprécier l’état de la victime.
Cela n’est pas suffisant au cas où la victime subi le viol 1 mois
passé elle affirmé d’avoir être violé il y a même la cicatrice à
l’oreille mais l’agresseur été trop malin de faire disparaitre toute
preuve, au cas où les conclusions continuent dans ses rapports
se contredisent ou sont en contradiction.

L’on pourrait donc se demander si le juge peut se


prononcer en contradiction de ses conclusions en évoquant
l’article 75 du code de procédure pénale qui est la base légale de
son intime conviction.

En vertu de l’article 170 du Code Pénal Congolais le point


b qui dispose « Tout homme qui aura pénétré même
superficiellement l’anus, la bouche ou tout autre orifice du corps
53

d’une femme ou d’un homme par un organe sexuel ; par toute


autre partie du corps ou par un objet quelconque » ; il importe de
dire dans cette alinéa il y a un problème lorsque le législateur cite
la bouche, l’anus après il dit toute autre orifice, l’oreille, le nez
n’est pas un orifice.

Si telle est le cas, il devrait citer toute orifice du corps au


lieu de ne cité que la bouche, l’anus parce que le corps a
plusieurs orifices ; comme l’oreille, le nez, les yeux etc…

Il sied de dire qu’aux regards de l’article 14 bis 2006 et


75 du Code de Procédure la réponse à cette préoccupation est
positive est la liberté de la preuve demeure intacte en matière de
violence sexuelle en générale, de viol en particulier.

Si nous voyons que cette réponse est négative, elle


aboutirait à remettre en cause la liberté de la preuve en cette
matière au profit de sa légalité ou de sa hiérarchisation.

Le législateur doivent aussi placer certaines mécanismes


parce que maintenant le viol est entendit, nous ne devons pas
toujours nous borné au médecin et psychologue.

Nous demandons au législateur si possible de légaliser la


preuve en matière pénale et la hiérarchiser, ainsi de placer
certains mécanismes pour permettre de détecter facilement le viol
comme est dans certains pays.
54

BIBLIOGRAPHIE

I. Textes juridiques

1. Décret du 30 janvier 1940 telle que modifiée par la loi


n°06/018 du 20 juillet 2006
2. Loi n°06/019 du juillet modifiant et complétant le décret
du 06 aout 1959 portant code de procédure pénale
congolais ;

II. Doctrine

A. Ouvrages

1. BONI CIZUNGU NYANGEZ, les Infractions de A à Z,


Kinshasa, Edition..

2. CORNU G., Vocabulaire juridique, 6e édition, PUF, 1996.

3. HIPNKENE MPIANA, Le Droit de la preuve, Kinshasa, Ed.,


2014.

4. Jérémie DILMI, Les Preuves en matières pénales, Paris,


Edition ISP, 2016.

5. Jean PRADEL et Michel DANJI JUAN, Droit pénal spécial,


Paris, Edition Cuyas, 2010.

6. Jean SICONS, La Preuve, Paris, 6e édition, 1960.

7. KATUALA KABA KASHALA, La Preuve, Kinshasa, sciendi,


1992.
55

8. KITALA AMUNA, Le Viol, Kinshasa, édition universitaire


africaine, 2014.

9. LIKULIA BOLONGO, Droit pénal spécial, paris, Ed. LGDJ,


1985.

11. M. GRAWITZ, Méthode de recherche  : sciences sociales,


Paris, édition, Dalloz, 2001.

12. MERLE et VETU, Traité de droit criminel, procédure


pénale, Paris, édition D.E.S, 1972.

13. NYABIRUNGU MWENE SONGA, Traité de droit pénal


général, Kinshasa, 2e édition, 2007.

14. PRADEL (J.), Procédure pénale, Paris, Ed. LGDJ, 2000.

15. R. VAVIN, Droit pénal spécial, Paris, Edition Dalloz,


1953.

B. NOTES DES COURS

1. BAYONA BAMEYA, Syllabus de Procédures Pénale, Cours de


deuxième graduat, Université de Kinshasa, 2000
2. IBULA THATSHILA, Cours d’organisation, fonctionnement et
compétence judiciaire, 1er graduat, UNIKIN, 2013.
3. MAKAYA KIELA Serge, Syllabus du cours de procédure
pénale, deuxième graduat, Université de Kinshasa, 2015-
2016.
4. TASOKI MANZELE, syllabus de procédure pénale, 2e
graduat, UNIKIN, 2014-2015.
56

TABLE DES MATIERES

IN MEMORIAM......................................................................i

DEDICACE...........................................................................ii

REMERCIEMENTS..............................................................iii

LISTE DES ABRÉVIATIONS.................................................iv

INTRODUCTION...................................................................1

I. POSITION DU PROBLEME...............................................1

II. CADRE DE REFERENCE.................................................3

III. MODES OPERATOIRES.................................................4

1. Intérêt du travail............................................................4

2. Méthode du travail.........................................................4

A) méthode exégétique ou juridique.....................................5

B) Méthode sociologique.....................................................5

3. Délimitation du sujet......................................................5

IV. PLAN SOMMAIRE..........................................................6

Chapitre I : APPROCHE ANALYTIQUE ET EXPLICATIVE DE


LA PREUVE PÉNALE.............................................................7

SECTION I : NOTION ET FONDEMENT DE LA PREUVE


PENALE...............................................................................7

§1.NOTION...........................................................................9
57

a) Définition.........................................................................9

b) Principes directeurs........................................................11

c) Charge de la preuve pénale............................................12

§2. FONDEMENT DE LA PREUVE......................................14

a) Fondement philosophique...............................................14

b) Fondement Juridique......................................................17

SECTION II : MOYENS DE PREUVE...................................19

§1. PREUVE MATÉRIELLE.................................................19

A. Constatations matérielles...............................................19

§2. AUTRES PREUVES.......................................................21

A. Preuve par présomption..................................................21

B. L’Aveu...........................................................................23

1. Indivisibilité de l'aveu.....................................................25

2. Portée du principe...........................................................26

3. Irrévocabilité de l'aveu....................................................26

C. PREUVE PAR TÉMOIGNAGE...........................................27

D. PREUVE PAR SERMENT.................................................30

1. Catégorie de serment :..................................................30

CHAPITRE II : CONSIDERATION ET CRITIQUE SUR LA


PREUVE EN MATIERE DE VIOLDANS LA PRATIQUE..........33

SECTION I. ETAT DE LA QUESTION..................................33

§1 Constat (étude des cas)..................................................35

§2 IMPLICATION SUBSEQUETES.......................................39
58

Absence du consentement de la femme................................42

Viol entre époux :................................................................44

SECTION II. CRITIQUES ET PERSPECTIVES......................46

§ 1 Critiques.......................................................................49

§ 2 Perspectives..................................................................51

BIBLIOGRAPHIE................................................................54

TABLE DES MATIERES......................................................56