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Cours : Electricité-Générale-UEF1.

1_1L-EnR-S1 2017/2018

RAPPELS DE PHYSIQUE ET DE MATHEMATIQUE

1) Existence de l’électricité

2) Particules élémentaires :
Les particules se différencient les unes des autres par : leur masse et leurs charges électriques.
Dans le cas de l'électricité, seule leur charge électrique nous intéresse.

3) Le noyau de l'atome
Le noyau de l'atome est formé de : protons charges électriques positives
neutrons sans charges électriques (neutre)
Le noyau de l'atome est toujours positif

4) Nombre atomique Z
Définition : On appelle nombre atomique ou numéro atomique Z, le nombre de protons du noyau.
Exemples : Hydrogène 1 proton ; Hélium 2 protons ; Carbone 6 protons

5) Masse atomique A
Définition : On appelle masse atomique ou nombre de masse atomique A le nombre de protons et de
neutrons du noyau.
Remarque : le nombre de neutrons correspond à : A – Z

6) Nuage électronique
Le nuage électronique est formé d'électrons tournant à grande
vitesse autour du noyau selon des trajectoires très complexes.
D’après la représentation du physicien danois Niels BOHR ( 1885 -
1962 ), on a :

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Les électrons sont répartis sur les couches selon es quantités


suivantes :

Le nuage électronique est composé d'électrons donc sa charge électrique est toujours négative.

7) Couches périphériques
Définition : C'est la couche la plus extrême d'un atome. Ses électrons sont appelés :
ELECTRONS PERIPHERIQUES ou ELECTRONS DE VALENCE.
 La couche périphérique d'un atome ne peut pas posséder plus de huit électrons.
 Les propriétés électriques dépendent des
électrons de la couche périphérique.
 Conducteurs : 1 à 3 électrons de valence
 Semi-conducteurs : 4 électrons de valence
 Isolants : 5 à 8 électrons de valence

 Les bons conducteurs ont leur dernière couche incomplète. Ils céderont facilement leurs
électrons.
 Les isolants ont leur dernière couche saturée ou presque saturée. Ils accepteront peu
d'électrons.
Certains matériaux ont autant d'électrons à prendre qu'à donner pour avoir leurs couches saturées.
Ces matériaux portent le nom de semi-conducteurs. Ils sont dits tétravalents.
Le silicium et le germanium sont les semi-conducteurs les plus utilisés.

8) Electrons libres
 Un atome possède, dans son état normal, autant de protons que d'électrons. Il est
électriquement neutre.
 Les électrons, quelle que soit l'orbite sur laquelle ils se situent, sont attirés par les protons
du noyau.
 En effet les électrons, de charge négative, sont attirés par les protons de charge positive.
 La force d'attraction est fonction du nombre de protons ainsi que de la distance qui les
sépare du noyau.
a ) Plus le diamètre de l'orbite ( K , L , M , N ...etc. ) sur laquelle circulent les électrons est grand,
plus les forces centripètes et d'attractions sont faibles.
b ) Si le nombre d'électrons de valence est petit ( plus petit ou égal à 3), la force d'attraction
exercée par les protons sera relativement faible. Ces phénomènes expliquent qu'un électron de la
couche périphérique puisse être attiré par d'autres atomes. On pourra parler d'électron libre.
Définition : On appelle électron libre, un électron qui n'est plus lié à un atome. Il y a donc une
circulation d'électrons ( circuit ou pas ) ou de charges négatives.

9) Ion
Définition : On appelle ion, un atome ou un groupe d'atomes ayant perdu ou gagné un ou plusieurs
électrons. L'équilibre des charges n'est donc plus respecté et l'atome n'est plus neutre.

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 Le passage d'un atome à l'état d’un ion est dit ionisation.

10) Déplacement des électrons


Un atome chargé négativement (ion négatif) a un excès d'électrons. Un atome chargé
positivement (ion positif) a un manque d'électrons.

11) Domaines des mathématiques à voir pour ce cours !!!


- les vecteurs car nous aurons besoin de représenter des forces, des champs…etc.
- les repères et les systèmes de coordonnées car nous étudierons des ensembles d’objets
qu’il faudra repérer les uns par rapport aux autres;
- le calcul différentiel et intégrale car nous aurons des lois exprimées à de petites échelles
qu’il faudra appliquer sur des systèmes plus grands.

12) Vecteurs et champ de vecteurs


Définition : Un vecteur est une longueur (qu’on désigne par norme, module ou amplitude, il
s’agit toujours d’un nombre > 0) et une direction. On peut toujours écrire un
vecteur en identifiant ces deux quantités :
où est un vecteur de norme 1 (vecteur dit unitaire) et a un nombre positif.

Les vecteurs forment un espace vectoriel. On peut multiplier un


vecteur par un nombre, . : on multiplie ainsi l’amplitude de par .

La direction change de signe si  est négatif. On peut aussi


additionner les vecteurs :

1) Notion de repère : on peut toujours trouver un nombre (minimal)


de vecteurs dits linéairement indépendants qui servent de repère
(on parle de base). Le choix d’un repère n’est pas unique. Dans un
espace de dimension 2, la figure ci contre montre un choix de
repère ( , ) qui permet d’exprimer le vecteur en termes de
composantes (x, y) :
Notez que le vecteur est unique. Par contre, un repère est choisi et donne lieu à une paire de
composantes (x, y) pour écrire le vecteur en fonction de ce choix : Vecteur colonne des
composantes (en 2 dimensions) :

2) Produit scalaire : produit défini sur deux vecteurs, cette opération donne un nombre réel.
Notation habituelle :

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3) Notion de repère orthonormé: Repère pour lequel le produit scalaire est ; où :
T
a : transposée de a.

4) Champ de vecteur : On parle d’un champ de vecteurs lorsque le vecteur est défini comme une
fonction du point de l’espace :
Exemple : Le vecteur ‘vitesse’ dans un fluide en mouvement
est un champ de vecteur : chaque ‘élément de fluide’ de
vecteurs possède son vecteur vitesse à l’endroit où il se
trouve. On ne peut faire des opérations entre des vecteurs
d’un champ de vecteurs que si cette opération concerne des vecteurs en un même point.

13) Systèmes de coordonnées


1- Cartésien (2d) : Système associé aux axes orthogonaux habituels.
Le point P est repéré par les coordonnées x et y. Ce sont aussi les
composantes du vecteur si O est l’origine du système de coordonnées et
( , ) un repère orthonormé (associé aux axes) :

2- Polaire (2d) : Système de coordonnées avec lequel on repère le point P


avec un nombre positif ( ρ ) et un angle ( ϕ ) : avec
On a les relations suivantes :

3- Cartésienne (3d) : Système associé aux axes orthogonaux habituels.


Le point P est repéré par les coordonnées x, y et z. Ce sont aussi les
composantes du vecteur si O est l’origine du système de coordonnées
et ( , , ) un repère orthonormé (associé aux axes) :

4- Cylindrique (3d) : Système de coordonnées avec lequel on repère le


point P avec un nombre positif ( ρ ), un angle ( φ ) et une coordonnée (z) :
. On a les relations suivantes :

5- Sphérique (3d) : Système de coordonnées avec lequel on repère le point


P avec un nombre positif ( r ) et deux angles ( φ et θ ) avec :
r .

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On a les relations suivantes :

14) Variations infinitésimales de la position d’un point


Un point sur la ligne est repéré par une coordonnée ( x ).
Le déplacement infinitésimal de ce point consiste à faire varier
cette coordonnée d’une petite quantité ( dx ) :

1- Cartésien (2d) : Le point P est repéré par les coordonnées x et y :


; Les vecteurs et sont unitaires
(et orthogonaux). Ils constituent un repère identique en chaque point. Un
champ de vecteur s’exprimera en termes de ce repère avec des
composantes qui dépendront du point P :

2- Polaire (2d) : Le point P est repéré par les coordonnées ρ et φ :


; et sont des vecteurs
unitaires et orthogonaux. Ils constituent un repère mobile car il dépend du
point auquel il est attaché.
Un champ peut s’écrire en termes de ce repère :
;

3- Cartésien (3d) : Le point P est repéré par les coordonnées x, y et z :

; Les vecteurs , et
sont unitaires (et orthogonaux). Ils constituent un repère identique en
chaque point. Un champ de vecteur s’exprimera en termes de ce
repère avec des composantes qui dépendront du point P :
;

4- Cylindrique (3d) : Le point P est repéré par les coordonnées ρ, ϕ et z :


;
; et sont des vecteurs unitaires et orthogonaux.
Ils constituent un repère mobile avec le point auquel ils sont attachés.

5- Sphérique (3d) : Le point P est repéré par les coordonnées r, θ et φ :


;
; et ; sont des vecteurs unitaires et orthogonaux.
Ils constituent un repère mobile avec le point auquel ils sont attachés.

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15) Variations et Dérivées


1- En (1d) : Variations
En prenant le point voisin de x repéré par (x + ∆x), la fonction
f passe de f(x) à f(x+∆x). La variation de la fonction est
f ( x + ∆x ) − f ( x ) et le taux de variation est défini par

. C’est aussi la pente de la droite (1) sur la figure.


Que se passe-t-il lorsque ∆x tend vers 0 ?
La droite (1) devient la droite (2), tangente à f au point (x, f(x)) :

(dérivée de f(x) par rapport à x ).


Pour la plupart des fonctions f(x), vous savez calculer la fonction dérivée (terme de droite dans
l’équation ci dessus). Notée aussi f‛(x)) qui lui est associée. Exemples :

2- En (1d) : Dérivées
On peut interpréter l’équation de la dérivée sous la forme

Cette équation signifie qu’on obtient une approximation de f


au point voisin (x+dx) en corrigeant la valeur prise en x en
utilisant la tangente en ce point.

3- Notion de variation : On considère ici une fonction à


deux variables indépendantes : f(x, y). Dans le graphe ci
contre, cette fonction est montrée comme une surface z
= f(x, y). Les variables indépendantes étant x et y, on peut
déplacer arbitrairement un point P de coordonnées (x, y)
vers un point voisin P’ de coordonnées (x+dx, y+dy).
Noté :
Ce déplacement entraîne une variation df de la fonction :

16) Gradient
Considérons un déplacement selon i : ;
Dans ce cas y reste constant et on peut écrire, de la même façon qu’en 1 dimension :

De la même façon, un petit déplacement à x constant (y varie seul autour du point P) :


modifie la valeur de la fonction f :

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Note : on utilise une notation différente pour représenter la dérivée partielle pour bien signifier
qu’il y a variation sur une variable (les autres étant ‘fixées’). La combinaison des deux déplacements,
en x et en y, donne donc le résultat suivant : avec ∇ : appelé opérateur Nabla (voir après).

ou, en utilisant une notation vectorielle :

Le vecteur dl est le vecteur déplacement (ses composantes sont des petites distances). Ce vecteur a
une unité de distance.
Remarque : le développement de Taylor d’une fonction à plusieurs variables est donné par :

Dans cette expression classique de l’analyse des fonctions à plusieurs variables, les ci sont les
variables indépendantes de la fonction f : il peut s’agir de positions, de temps, de pression, d’un
angle …etc.
Il n’y a pas forcément d’unité commune !

Exemple : considérons la fonction f (T, V) = R.(T/V) , où R est une constante.


On a les expressions suivantes :
;

Ce qui permet d’écrire

1- Le vecteur gradient en (2d)


Le vecteur gradient est un vecteur localisé au point où il est calculé
(le gradient forme un champ de vecteurs). En deux dimensions
(x, y), comme dans le graphique à droite, le gradient est le vecteur
noté de dimension 2 qui permet d’écrire :
; ;

∇ : appelé opérateur Nabla (voir après).


où dl est un déplacement quelconque dans le plan (x, y).
Supposons que l’on trace en un point P(x, y) la courbe ‘iso-f’, courbe
qui relie tous les points du plan qui donnent la même valeur z=f(x, y).

Si on déplace légèrement le point P tangentiellement à cette courbe, la valeur de f ne changera donc


pas! Autrement dit, .
et par conséquent le produit scalaire (dlT . ∇f) est nul. Le gradient est donc orthogonal au
déplacement dl tangent à la courbe ‘iso-f ’, comme indiqué sur la figure précédente.

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2- Expression du gradient 2d :

Dans les expressions précédentes, nous avons exprimé la même quantité ( df ) en utilisant deux
systèmes de coordonnées différents : cartésien (1) et polaire (2). Dans les deux cas, la fonction f
doit être exprimée avec les coordonnées (variables) appropriées.

3- Expression du gradient 3d : même raisonnement que pour 2d. On exprime la variation d’une
fonction en utilisant différents systèmes de coordonnées : cartésien (1), polaire cylindrique (2) et
sphérique (3) .

(1) (2)

(3)

Donc : De façon générale, à partir d’un champ scalaire, il est possible de construire un champ
vectoriel dont les composantes sont en fonction des coordonnées utilisées :

4- L’opérateur gradient : Soit f(r) = f(x, y, z) un champ scalaire. On peut, en général, calculer
les dérivées partielles de f par rapport aux variables x, y et z (de même que les dérivées secondes,
etc.). Soit r = f(x, y, z) et (r + dr) = f(x+dx, y+dy, z+dz) deux points séparés par une distance
infiniment petite.

La différence df entre f(r + d r) et f(r) est, au premier ordre, donnée par les premiers termes de la
série de Taylor :

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Définissons un champ vectoriel noté ( ) dont l’expression est :

Le second membre de l’équation précédente serait le produit :


Alors on peut écrire :

; et

 Le champ est appelé gradient de f.


 L’opérateur gradient est un champ vectoriel agissant sur une fonction scalaire.

Pour un donné, il est clair que f(r+dr) - f(r) sera maximum si dr est parallèle à . Ainsi, le
gradient donne la direction de variation maximum d'une fonction.
Par ailleurs, une fonction ne varie pas dans une direction orthogonale au gradient.

17) Éléments de longueur dl, de surface dS et de Volume dV ou d


1- Élément de longueur : Un élément de longueur dl sur un objet
unidimensionnel peut être représenté par la petite variation de la
coordonnée (x) du point P.
On note dx cette variation : c’est aussi un élément de longueur
infinitésimalement petit.
Si f(x) est une fonction de la variable x, [f(x).dx] est la surface du ruban d’épaisseur dx et de
hauteur f(x). Ce ruban est au point de coordonnée x. La somme de tous les rubans, lorsque x vari
entre les valeurs a et b, est la surface sous la courbe y = f(x). Cette somme est notée :

Rappel : L'intégrale d'une fonction f(x), entre deux bornes a et b,


est égale à l'aire sous la courbe associée.
Pour obtenir une valeur approximative de l'aire, on peut faire la
construction illustrée à la figure ci contre. On divise l'intervalle
(a, b) en n sous intervalles égaux de longueur ∆x, et on évalue
l'aire de chacun des rectangles indiqués.
On a ainsi :
; Donc
 Une fonction à une variable peut être intégrée sur un intervalle. On effectue donc les calculs
dans l’espace à une dimension.
 De même, une fonction à deux variables peut être intégrée sur une surface (on utilise dans ce
cas l’intégrale double ), les calculs sont réalisés dans l’espace à deux dimensions.
 En fin, une fonction à trois variables peut être intégrée sur un volume (on utilise l’intégrale
triple ) et on calcul donc dans l’espace à trois dimensions.

2- Élément de surface : Un morceau de surface peut être obtenu de la


même façon que le morceau de longueur. Cette fois ci, il faut faire varier
les deux variables qui permettent de repérer le point dans le plan. Dans le
cas cartésien, on obtient donc : dS = dx.dy

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a) Dans le cas polaire, les variables (coordonnées) sont définies à


(cf. Polaire en 2d) et les déplacements sont donnés par :

La surface définie par ces variations est donc dS = ρ.dρ.dφ.

3- Élément de volume : Les coordonnées cartésiennes définissent


naturellement le volume élémentaire dV = dx.dy.dz.
a) En coordonnées cylindriques (figure si contre), l’élément de volume
défini par les variations petites des coordonnées est donné par :
dV = ρ.dρ.dφ.dz

b) En coordonnées sphériques (figure si contre), la variation des


coordonnées donne l’élément de volume dV :
dV = r2.sin(θ).dr.dφ.dθ

En faisant varier r de 0 à R, θ de 0 à π et φ de 0 à (2.π), le point


M décrira une sphère de rayon R et de centre O. On écrit :

V
C’est bien le volume de la sphère.
On peut obtenir la surface (en deux dimensions) de la même sphère
en fixant dés le début : r = R ; et on aura

18) Divergence et Rotationnel


1) L’opérateur divergence. Soit un champ vectoriel .
La divergence du vecteur est le champ scalaire noté et défini comme :

La divergence d’un champ de vecteur est le champ de scalaire (donc des nombres en chaque point de
l’espace) défini par le produit scalaire : ;
Dans cette définition, est le vecteur gradient qu’on peut reconnaître dans les expressions
précédentes du gradient d’une fonction :

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Mais attention, son expression dépend du système de coordonnées. Ainsi :

De la même façon, un champ de vecteur aura des composantes qui dépendra du système de
coordonnées (et du repère associé) :

On obtient les expressions suivantes :


1) Cartésien :

2) 2) Cylindrique :

3) Sphérique :

a) Théorème de la divergence :

On a : ;
La surface fermée S enferme le volume V. Ce théorème est important car il
relie deux quantités : l’une est globale (sur la surface qui englobe le volume V),
l’autre est locale (dans le volume enfermé par S).

2) Produit vectoriel (rappel)


Le produit vectoriel est défini uniquement en 3 dimension : C’est une
opération entre deux vecteurs ( et ) qui a pour résultat un autre
vecteur noté ( ) ou ( ) :
Ce vecteur est :
- Perpendiculaire au plan défini par et ,
- Orienté selon la ‘règle de la vis’ lorsqu’on tourne de (premier vecteur
du produit) vers (second vecteur du produit).
- D’amplitude : a.b.sin(θ) ; où θ est l’angle entre les deux vecteurs du produit).
On a les relations suivantes (propriétés) :

3) Opérateur rotationnel
Soit un champ vectoriel . Le rotationnel de est le champ

vectoriel noté et défini comme :

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Le Rotationnel est une opération définie sur un champ de vecteur, qui donne comme résultat un

autre champ de vecteur. La définition est :


Les expressions utiles du rotationnel, en fonction du système de coordonnées utilisé, sont les
suivantes :

(Cartésien) (Cylindrique)

Il est aisé de montrer que, pour tout champ scalaire on a , c'est à dire que
le rotationnel d'un gradient s'annule toujours. Inversement, on peut montrer que si est un champ
vectoriel tel que , alors il existe un champ scalaire f tel que . On dit que
est un gradient. Il est aisé de montrer que, pour tout champ vectoriel , c'est à dire
que la divergence d'un rotationnel s'annule toujours.

19) Opérateurs Nabla ∇ et Laplacien ∆


1) L’opérateur Nabla ∇ :C’est un opérateur vectoriel qui a pour composante : tel

que :
; ;

2) L’opérateur Laplacien ∆ : C’est un opérateur scalaire obtenu par deux applications successives
de ∇ sur un champ de scalaires :

20) Théorèmes fondamentaux.


1) Circulation d’un vecteur : Soit, dans l’espace, un champ vectoriel Sur tous
les points de la courbe ab, peut avoir une direction différente. En particulier entre deux
points voisins M et M’.
On appelle circulation de le long de la courbe ab, la quantité :

est la circulation élémentaire de le long de

- Si , cos(α) = 0 et donc ;
- Si , cos(α) = 1 et donc

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Si en plus E est uniforme (constant en tout point M de ab) alors :

2) Flux d’un vecteur à travers une surface.

A dS on associe dont les caractéristiques sont :


- module : aire de dS
- direction : normale en M à dS

- sens : au choix

Par définition, on appelle flux du vecteur à travers la surface S, la quantité :

 Si : , cos(α) = 0 et donc ; le flux est minimal.


 Si : , cos(α) = 1 et donc
 Si en plus E est uniforme (constant en tout point M de S) alors :
; le flux est maximal.

On peut imaginer que le flux d’un champ vectoriel à travers une surface serait la
quantité de vecteurs qui traverse cette même surface.

3) Théorème de Stokes :
Soit : - Un Champ de vecteurs .
- Une courbe fermée C
- Une surface S s’appuyant sur C (figure ci contre)
Important : Nous avons orienté la courbe C (suivant la flèche), en
un point M de S, le vecteur surface obéira à la règle du tir
bouchon ou à la règle des trois doigts de la main droite.

Enoncé : La circulation de à travers (C) est égale au flux à travers S de son rotationnel.
Avec (C) est un contour fermé et (S) une surface dont le bord est (C) : cette surface n’est
pas unique, il y en a une infinité.

Quelque soit la surface choisie, on a la relation suivante :

; : signifie que la courbe d’intégration (C) est fermée.


On a trois cas :
1- volume ; 2- courbe ; 3- surface.

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4) Théorème de Green Ostrogradski.

Soit : - Un Champ de vecteurs .


- Une courbe fermée (C)
- Une surface fermée (S) délimitant un volume (V).

Important : Quand la surface est fermée, on oriente de l’intérieur vers l’extérieur.

Enoncé : Le flux de à travers (S) est égale à l’intégrale triple de sa divergence.

; : signifie que la surface d’intégration (S) est fermée.

N’hésitez pas
à me signaler toute erreur constatée dans le document !!!.

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