Vous êtes sur la page 1sur 20

SYLLABUS DU COURS : NIVEAU LICENCE 1, UFR SEG

INTITULÉ DU COURS : TECHNIQUES D’EXPRESSION ORALE ET ÉCTRITE

NOMS DES ENSEIGNANTS :


Dr. DANHO VINCENT TEL : 07 46 29 20
Dr. MOBIO FRANÇOIS TEL : 06 26 63 88

1
PLAN DU COURS
Avant-propos
Introduction
CHAPITRE 1 : LANGUE ET COMMUNICATION
1.1La communication
1.1.1 L’émetteur ou le destinateur
1.1.2 Le récepteur ou le destinataire
1.1.3 Le message
1.1.4 Le canal de communication / Le système de communication
1.1.5 Le code
1.1.6 Le référent
1.2 Problèmes généraux de la communication
1.2.1 Types de communication
1.2.2 Bruit et redondance
1.3 Les registres (niveaux) de langue
1.4 Distinction entre discours et récit
1.4.1Le discours
1.4.2Le récit

CHAPITRE 2 : LA LANGUE ORALE


2.1 La transcription de la langue orale
2.1.1 Les plus petites unités : les sons
2.1.2Les syllabes
2.2 L’oragenèse
2.2.1 L’articulation
2.2.2 La ponctuation
2.2.3 Le rythme
2.2.4 La variété
2.3 La prise de parole en public
2.3.1 Préparer son intervention
2.3.2 Comment se tenir devant l’auditoire
2.3.3 Maitriser sa voix
2.3.4 Comment utiliser un micro
2.3.5 Intégrer le stress

CHAPITRE 3 : L’EXPRESSION ÉCRITE


3.1Le contrôle de l’orthographe
3..1.1 L’utilisation d’une feuille de brouillon
3.1.2 La confection d’un socle épistémologique
3.1.3.La consultation régulière des dictionnaires et des livres de
grammaire
3.2Les signes typographiques : les éléments de la ponctuation
3.2.1 Le point
3.2.2 La virgule
3- 2.3 Le point-virgule
3.2.4 Le point d’exclamation
3.2. 5 Le point d’interrogation
3.2. 6 Les points de suspension
3.2. 7 Les deux points

2
3.2.8 Les italiques
3.2.9Les majuscules
3.2.10 Les parenthèses, les tirets, les crochets
3.2.11 Les guillemets

CHAPITRE 4 :LE DISCOURS RAPPORTÉ


4.1 Le discours direct
4.2 Le discours indirect
4.3 Le discours indirect libre
CHAPITRE 5 : LE PARTICIPE PASSÉ
5.1 Employé avec l’auxiliaire « être »
5.1.1 La forme verbale
5.1. 2 -Le participe adjectif
5.2 Employé avec l’auxiliaire « avoir »
5.2.1 Sans C. O. D
5.2.2 Avec C.O.D
5.2.3C.O.D placé après.
5.2.4 C.O.D placé avant.
5.3 Le participe passé précédé de « en »
5.3.1 Le cas C.O.D en « en »
5.3.2 Le verbe précédé de « en » a un C.O.D placé avant lui.
5.4 Le participe passé suivi d’un infinitif
5.4.1 Le C.O.D fait l’action exprimée par l’infinitif
5.4.2 Le C.O.D ne fait pas l’action exprimée par l’infinitif
5. 5 Le participe passé des verbes pronominaux
5.5.1 Verbes essentiellement pronominaux.
5.5.2 Verbes employés sous la forme pronominale

3
Avant-propos :
Cet enseignement s’adresse à tous ceux, et ils sont désormais très nombreux, qui étudient
l’expression et les communications écrites et orales dans des instituts ou instances de
formation permanente. L’UFR des sciences économiques et de gestion de l’Université Felix
Houphouët-Boigny de Cocody n’est pas en reste. Pour les futurs économistes, entrepreneurs,
chefs d’entreprise, etc., la formation dispensée dans cette Unité de Formation et de Recherche
est d’une extrême importance, car elle leur permettra d’être mieux outillés face aux
interlocuteurs, devenus de plus en plus exigeants.
Elle comporte :
- des parties concernant les basses théoriques de l’expression et de la communication,
qu’on s’est efforcé de rendre simples et accessibles ;
- des exercices d’application et d’entrainement, à réaliser individuellement ou en groupe.

4
INTRODUCTION
Les pratiques d’expression et de communication écrites ou orales renvoient le plus
souvent à trois objectifs qui ne s’excluent pas, mais ne se recoupent pas nécessairement :
- un objectif technique, pratique, lié à la réalisation de tâches précises : présenter un
discours oratoire, écrire un texte bien structuré, élaborer un message, etc. ;
- un objectif de participation, lié à des phénomènes sociaux tels que la multiplication des
instances consultatives dans les établissements et les entreprises, l’extension de la vie
associative, laïque ou religieuse, etc. De nombreuses personnes sont amenées à participer
à des réunions, à prendre la parole, à produire des écrits, bref à faire entendre leur voix,
sans y avoir nécessairement été préparées ;
- un objectif de développement personnellié au désir de s’épanouir, de développer ses
capacités relationnelles, de prendre plaisir à parler et à écrire.
En résumé
- Rendre cet enseignement accessible. Partir du principe qu’on ne s’adresse pas à des
linguistes, mais à des apprenants de tout bord.
- Apporter les savoirs, les savoirs faire et les savoirs être, tant au niveau de la
communication écrite qu’orale.
En conséquence
On trouvera dans ce cours des conseils pratiques directement utilisables mais aussi, nous
l’espérons, les moyens de prendre une conscience claire des mécanismes du langage.

CHAPITRE 1 : LANGUE ET COMMUNICATION


La langue est inhérente à la communication.
1.1 La communication
Les êtres humains disposent de divers moyens pour communiquer : signaux, signes,
etc. L’outil le plus complet et le plus perfectionné est la langue, qui permet de communiquer
n’importe quoi, dans n’importe quelles circonstances. La langue est l’outil dont on se sert
pour communiquer quelque chose à quelqu’un dans une situation donnée.
En effet, si l’on postule que la communication a pour but la transmission d’un message
– mais nous verrons que dans bien des cas, son objectif est plus complexe −, elle implique
certains éléments, indiqués dans le schéma suivant :

Fig. 1. Schéma de la communication


Explicitons ces éléments…

5
1.1.1 L’émetteur ou le destinateur
L’émetteur ou destinateur émet le message ; ce peut être un individu ou un groupe (firme,
entreprise de diffusion, etc.)
1.1.2. Le récepteur ou le destinataire
Le récepteur ou destinataire reçoit le message ; ce peut être un individu, un groupe ou même
un animal ou une machine (ordinateur). Dans tous les cas, on estimera que la communication
a eu lieu si la réception du message a une incidence observable sur le comportement du
destinataire (ceci ne signifiant pas que le massage a été compris : il faut distinguer avec soin
réception et compréhension).
1.1.3 Le message
Le messageest le produit de la communication ; il est constitué par le contenu des
informations transmises.
1.1.4 Le canal de communication / Le système de communication
Le canal de communication est la voie de circulation des messages. Il peut être, en première
approximation, défini par les moyens techniques auxquels le destinateur a recours pour
assurer l’acheminement de son message vers le destinataire :
- moyens sonores : voix, ondes sonores, oreille …
- moyens visuels : excitation lumineuse, perception rétinienne …

Suivant le canal de communication utilisé, on peut opérer une première classification des
messages :
- les messages visuels, recourant à l’image (messages « iconiques » : dessins
photographies) ou aux symboles (messages symboliques : écriture) ;
- les messages sonores : paroles, musiques, sons divers ;
- les messages tactiles : pressions, chocs, trépidations, etc. ;
- les messages olfactifs : parfums, par exemple ;
- les messages gustatifs : dragées au poivre ou non…
Attention… Un choc, une pression de main ou un parfum ne constituent des messages
que s’ils véhiculent, de la volonté du destinateur, une ou plusieurs informations à l’adresse
d’un destinataire.
La transmission réussie d’un message requiert non seulement un canal physique, mais
aussi une prise de contact psychologique : prononcer une phrase à haute et intelligible voix ne
suffit pas à la faire recevoir d’un destinataire inattentif.
1.1.5 Le code
Le code est un ensemble de signes et de règles de combinaison de ses signes ; le destinateur y
puise pour constituer son message (c’est l’opération d’encodage). Le destinataire identifiera
ce système de signes (c’est l’opération de décodage) si son répertoire est commun avec celui
de l’émetteur. Plusieurs cas peuvent se présenter ; nous représentons par deux cercles les
répertoires de signes de l’émetteur et du récepteur :
6
1er cas :

● La communication n’a pas lieu ; le message est reçu mais non compris : l’émetteur et le
récepteur ne possèdent aucun signe en commun. Exemple : message chiffré reçu par un
récepteur ignorant du code employé ou encore le cas d’un prédicateur prêchant devant une
assemblée de fidèles ne comprenant pas le code dont il fait usage. Dans ce cas, une opération
de décodage doit avoir lieu.
2e cas :

● La communication est restreinte ; les signes en commun sont peu nombreux. Exemple :
conversation entre un Ebrié et un jeune Sénoufo étudiant la langue depuis un an.

3e cas :

● La communication est plus large ; toutefois l’intelligibilité des signes n’est pas totale :
certains éléments du message venant de E ne seront pas compris de R. Exemple : délivrance
d’un message de haut niveau à des fidèles mal préparés à le recevoir.

4e cas :

● La communication est parfaite ; tous les signes émis par E sont compris par R. Nous nous
situons dans le cas d’une communication unidirectionnelle.
Attention…Il ne suffit pas que le code soit commun pour que la communication soit parfaite ;
ainsi, le prédicateur officiant et son auditoire ne possèdent pas forcément la même richesse de
vocabulaire ni la même maitrise de la syntaxe.
1.1.6 Le référent
Le référent est constitué par le contexte, la situation, les objets réels auxquels renvoient le
message.

7
2. Problèmes généraux de la communication
2.1 Types de communication
La communication unilatérale s’établit d’un émetteur vers un récepteur sans qu’il y ait
réciprocité. Ainsi, le professeur durant un « cours magistral », le poste de télévision dans un
foyer, le prédicateur durant son prêche, l’affiche sur un mur diffusent des massages sans
recevoir de réponse.
La communication bilatérale s’établit lorsque l’émetteur et le récepteur font alterner leurs
rôles. C’est ce qui se passe au cours d’une conversation courante, où l’on échange des
messages.
2.2 Bruit et redondance
On désigne par le terme de bruit tout ce qui affecte à des degrés divers la transmission du
message : voix trop basse ou couverte par de la musique, manque d’attention du récepteur,
erreur dans l’encodage, etc. Le bruit n’est pas seulement une perturbation d’ordre sonore ; le
terme s’applique aussi bien à la communication visuelle (une tache sur une feuille de papier
ou sur un écran, une faute de frappe sont des « bruits ») qu’aux autres types de
communication. Inversement, un bruit, au sens courant du terme peut n’être pas une
perturbation mais constituer en lui-même un message (applaudissements).
Le bruit peut provenir :
- du canal de communication (parasites divers) ;
- de l’émetteur ou du récepteur ;
- du message (insuffisamment clair) ou du code (mal adapté au message).
La langue pallie les risques de perturbation dans la transmission des messages parlés ou
écrits par les redondances. Un message véhicule un certain nombre d’informations : est
considéré comme redondant tout élément du message n’apportant aucune information
nouvelle. Ainsi, le texte d’un télégramme est débarrassé de toute information superflue
(exemple : dans Envoyons mandat immédiatement, ajouter nous serait redondant puisque la
première personne du pluriel est déjà indiquée dans la terminaison - onsdu verbe).
L’économie du message suppose la suppression des redondances. Toutefois, un message sans
redondance devient trop dense pour être reçu et compris. La redondance est une condition
nécessaire à la clarté et à l’intelligibilité des messages.
3. Les registres (niveaux) de langue
A l’oral comme à l’écrit, la façon de s’exprimer dépend des situations de communication.
Pour transmettre la même information, la même personne utilisera des registres différents en
fonction de son interlocuteur, du lieu où elle se trouve, de la nature du message et des
circonstances. Ces registres sont nombreux, mais on les regroupe d’ordinaire, en trois grands
types : le registre familier, le registre courant et le registre soutenu.
Voici quelques-unes des particularités qui, d’ordinaire, se combinent pour caractériser un
registre.

8
Familier Courant Soutenu
Prononciation T’es un p’tit garçon. Tu es un p’tit Tu es un petit
garçon. garçon.
T’as fait quoi ? Qu’est-ce que tu as Qu’as-tu fait ?
Grammaire fait ?
C’est des tout p’tits Ce sont des tout Ce sont de tout petits
garçons p’tits garçons. garçons.
I’ rigolait. Il riait. Il s’esclaffait.
Vocabulaire I’s marrait. Il éclatait de rire… Il pouffait.
I’s fendait la pipe. Il riait aux éclats…

4. Distinction entre discours et récit


4.1 Le discours
Il est défini comme l’ensemble des paroles, des énoncés (verbaux ou non). Les
visées du discours :
Factitive : faire faire
Informative : faire savoir
Persuasive : faire croire
Séductrice : faire ressentir
La personne de référence est JE qui s’adresse à VOUS (TU), à qui elle parle également
de IL (S) ou ELLE (S). Dans le dialogue, chaque interlocuteur dit JE à tour de rôle. Le
temps de base du discours est le PRESENT (maintenant), auquel se référent les temps du
passé (passé composé, qui ne se rencontre en principe pas dans le récit, imparfait) et les
temps du futur. Le lieu de référence est celui où se trouve le locuteur : ICI.
Les types de discours : Narratif, descriptif, argumentatif, explicatif, dialogal.
4.2 Le récit
La personne de référence est IL (ELLE, ILS, ELLES, ON). JE et TU sont, en général,
absents du récit. Le temps spécifique du récit est le PASSE SIMPLE qui ne se rencontre
jamais dans le discours. Autour de ce temps de référence, s’organisent d’autres passés
(imparfait, plus-que-parfait, passé antérieur) et le futur du passé exprimé par le conditionnel.
Le lieu de référence est LÀ qui renvoie au contexte.
CHAPITRE 2 : LA LANGUE ORALE
La langue orale ne fonctionne pas toujours de la même manière que la langue écrite, celle que
les grammaires décrivent.
2. 1 La transcription de la langue orale
2.1.1 Les plus petites unités : les sons

9
Les plus petites unités de la chaîne parlée sont les sons (ou phonèmes). Le français
standard en compte 36.Pour transcrire les sons, on utilise l’Alphabet Phonétique International
(API).
● 16 sons-voyelles (du latin vox, vocis, la voix)
- 12 voyelles orales
[i]si ; [е] été ; [Ԑ]mère ; [a]ma ; [y]tu ; [Ø]bleu ; [œ]fleur ; [ǝ] le ; [u] mou ; [ο]
moto ; [ↄ] corps ; [ɑ] bas
- 4 voyelles nasales
[ᾶ] enfant ; [Ԑ] pain ; [ↄ] son ; [œ] brun
● 17 sons-consonnes (= qui sonne avec)

Consonnes sonores Consonnes sourdes Consonnes nasales


[b] bon [p] papa [m] moi
[v] vous [f] fort
[d] dur [t] toi
[l] long [n] nous
[z] disons [s] sourd
[g] gout [k] corps
[ʒ] jeune [ʃ] choix [ɲ] peigne
[r] rire

● 3 semi-consonnes
[j] pied, ail, feuille ; [ɥ ] lui, duel ; [ w] oui, roi, loin.
2.1.2-Les syllabes
Les sons se combinent entre eux pour former des syllabes. Les syllabes de la langue orale ne
correspondent pas forcément aux syllabes de la langue écrite :
Pelote : à l’écrit, 3 syllabes pe- lo- te ;
A l’oral, 1 syllabe [plↄt]
On distingue :
●Les syllabes ouvertes, qui se terminent par un son-voyelle, à l’oral :
camp [kᾶ] est une syllabe ouverte.
camper [kᾶpe] comporte deux syllabes ouvertes.
●Les syllabes fermées, qui se terminent par un son-consonne, à l’oral :
porte[pↄrt] est une syllabe fermée.
portière [pↄrtj Ԑ r] comporte 2 syllabes fermées.

10
2.2 L’oragenèse
L’oragenèse est la théorie de l’expression orale. Ne pouvant l’étudier dans son ensemble pour
une question de temps, nous en révèlerons quelques aspects.
2.2.1 L’articulation
On remarque souvent que certaines personnes, avec un filet de voix extrêmement léger, se
font parfaitement comprendre tandis que d’autres, à la voix puissante, n’emplissent la salle
que de sons incompréhensibles ; les premiers remplacent la voix par l’articulation. L’orateur
doit prendre garde de ne confondre le mouvement avec la rapidité.
Pour conférer un bon mouvement à son propos, il doit bien attaquer les débuts de phrases sans
oublier de soutenir les finales. Mais au fait qu’est-ce que articuler ?
Articuler, c’est détacher les mots de façon qu’ils soient audibles. Les inflexions de voix ou
intonations sont inséparables des idées ou des sentiments qu’elles veulent traduire. Examinons
cette anecdote rapportée par Georges Le Roy dans son livre, La diction française : « Une
mauvaise articulation peut causer des malheurs ; quelqu’un n’a pu être sauvé, car au lieu de
‘’Brion on me tue’’, il a dit ‘’ Brion me tue’’ ». Ce sont des faits qui se vérifient dans la vie
quotidienne.
2.2. 2 La ponctuation
Pour assurer un bon mouvement à la phrase, il faut respecter la ponctuation. Qu’est-ce que
ponctuer ?
Ponctuer, c’est établir des rapports très complexes entre une idée générale et des idées
relatives. C’est situer ces différentes idées sur différents plans, nous dit Georges Le Roy.
Quelquefois, la ponctuation écrite dirige absolument la ponctuation orale. En ce cas, il faut
signaler la ponctuation écrite par un temps d’arrêt en précisant l’inflexion de la voix. Où le
problème devient sérieux, c’est quand il n’y a pas de ponctuation écrite ; dans ce cas, il faut
comprendre le texte et se fier à sa propre sensibilité. La bonne ponctuation facilite
l’acquisition du rythme.
2.2.3 Le rythme
Le rythme est le retour périodique des temps forts et des temps faibles (sons,
syllabes, etc.) dans une phrase musicale, un vers, un verset, une période oratoire, etc. Le
rythme, rappelons-le, inflige à la phrase une chute périodique. L’accent tonique (accent
d’intensité) est l’élément premier du rythme. Il consiste dans l’élévation de la voix sur la
dernière syllabe sonore de chaque mot.
2.2.4La variété
Pour éviter la monotonie, il faut rechercher la variété dans la diction des textes français. Pour
ce faire, tout orateur doit songer à maitriser ses intonations. L’intonation est la technique qui
consiste à faire ressentir les tons variés de la voix que l’on prend en parlant, en lisant. Le ton
est un certain degré d’élévation ou d’abaissement de la voix ou du son d’un instrument de
musique. Il faut non seulement éviter le ton chantonnant, mais il convient surtout de se méfier
du ton brugnon, du ton pointu, du ton aigre. Il est bon de détecter les caractéristiques des

11
textes avant de les lire. On ne peut lire une oraison funèbre comme on lirait un conte. Le
premier est comme un poème, le second s’apparente à une pièce de théâtre.
Le style est toujours accompagné de précision. La précision de la diction est cette qualité
qui consiste à manifester la pensée avec clarté. L’orateur doit se faire nettement et clairement
comprendre. Quand il parle, il faut qu’on retrouve derrière les mots, la pensée qui les a
inspirés. C’est à juste titre que Boileau nous enseigne : « Tout ce qui se conçoit bien,
s’énonce clairement, et les mots pour le dire arrivent aisément »
Quand on exprime une idée, il faut le faire franchement. Dans son discours sur l’inégalité des
races, Jean-Jacques Rousseau nous rappelle ceci : « Si les hommes ont eu besoin de la parole
pour apprendre à penser, ils ont eu bien plus besoin encore de savoir penser pour trouver
l’art de la parole ». (Extrait de Le pouvoir des signes d’Éric L)
Par-dessus tout ce que tout orateur doit rechercher, c’est le naturel, c’est le parler juste qui
peut aussi se retrouver dans la prise de parole en public.
2.3 La prise de parole en public
Ce qui sera dit ici de la prise de parole en public, vaut aussi pour la simple lecture publique
que de nombreux chrétiens sont appelés à faire dans les célébrations liturgiques. Il importe à
celui qui prend la parole en public :
- d’éprouver une certaine sympathie pour son auditoire,
- de posséder son sujet ou d’intérioriser le texte à lire,
- d’avoir un minimum de technique.
2.3.1 Préparer son intervention
Cette disposition est la première marque de considération qu’un orateur doit avoir envers
son public. Celui-ci ne lui pardonnerait pas le contraire. Le degré de préparation sera différent
suivant votre habitude de prise de parole publique.
• Si vous êtes peu habitué à ce genre de prestation :
- écrivez le texte de votre intervention
- en gros, sur une seule face de papier
- mettez titres et sous-titres en relief
- numérotez vos feuilles pour ne pas risquer de les mélanger.
• Si vous êtes très habitué à parler en public, vous pouvez vous satisfaire des idées
principales jetées sur un papier. Mais attention, c’est l’habitude de parler en public et non le fait
de bien connaître le groupe qui doit vous engager à choisir cette manière de faire. Sinon il y a
danger de « délayage ».
Soyez précis, concrets. Pas de grandes idées creuses. Méfiez-vous des mots qui chantent, mais
ne veulent rien dire. A chaque nouvelle idée avancée, demandez-vous sur quels faits elle
s’appuie. Si vous hésitez sur le bien-fondé d’une affirmation, vérifiez-en l’assise plutôt que de
vous risquer à affronter la sagacité de vos auditeurs ou, ce qui serait pire, à tromper leur
jugement.
2.3. 2 Comment se tenir devant l’auditoire
•Position par rapport au public :
Avant d’émettre le premier son de la voix, il est nécessaire de créer le contact visuel par la
rencontre du regard des auditeurs. Placez-vous face à l’assemblée, pas trop avancée au milieu
d’elle, surélevé s’il y a plus de 40 à 50 personnes.

12
•Stabilité du corps et décontraction :
Avant de prendre place devant le public, faites le vide en vous en fermant les yeux 2 ou 3mn.
Pour gagner la place d’où vous allez parler, marchez lentement. Une fois arrivé, prenez une
bonne respiration en regardant quelques têtes connues .Si vos mains vous embarrassent posez-
les sur le pupitre.
• Position de la tête :
Tête baissée = larynx comprimé = voix étouffée. Pour que votre voix ne « bute » pas contre le
pupitre, le sommet de celui-ci ne doit pas dépasser la hauteur de vos lèvres. Réglez-le avant.
Regardez le public, surtout le plus lointain, c’est celui qui a le plus de difficulté à se sentir
concerné.
2.3.3 Maîtriser sa voix
• En articulant : la maîtrise de la voix commence par une bonne articulation. D’elle dépend,
en premier, la compréhension que l’auditoire aura du message que vous souhaitez lui
transmettre.
• En puissance : votre voix, il vous faut la projeter en regardant les derniers rangs. Modulez-
en la puissance en forçant sur les mots-clés. Commencez à faible volume afin que les
irréductibles bavards se taisent.
• En débit : parlez très lentement, trop lentement d’après vous. Faites des arrêts fréquents
pour que l’auditeur ait le temps d’enregistrer les mots et d’assimiler les idées qu’ils
véhiculent.
• En fonction du texte : C’est le texte qui commande la modulation de la voix. Les mots et
phrases importants seront mis en relief ; on marquera ainsi une légère pause avant un mot-clé.
2.3.4 Comment utiliser un micro
Un micro augmente la puissance de la voix. Il peut aussi servir à s’imposer à une
foule, à la « matraquer » à coups de décibels. Pour bien s’en servir, distinguer d’abord deux
types de micro :
-le micro « omnidirectionnel » ou d’ambiance. Il est utilisé par les chorales ;
-le micro « directionnel ». Il est utilisé pour parler en public.
Ce qui a été dit plus haut demeure pour s’exprimer devant un micro : parler lentement,
distinctement, moduler la puissance de sa voix en gardant une certaine mobilité par rapport au
micro.
2.3.5 Intégrer le stress
Le « trac » chez les artistes, c’est le stress chez tout le monde. On ne se débarrasse
jamais de son stress et il ne faut surtout pas essayer, car c’est ce stress qui déclenche dans le
corps la production d’adrénaline, substance indispensable lorsqu’un effort particulier est à
fournir dans un laps de temps bref et qui agit sur l’individu comme un véritable produit
dopant à effet immédiat.
On n’.élimine pas le stress, on le dompte. Ce n’est alors plus un adversaire, c’est un allié.
Tout votre travail est de transmettre le message pour lequel on vous a sollicité.
Transmettre, c’est-à-dire émettre et s’assurer que le message est bien reçu. Si prendre la
parole vous conduit à donner la parole, alors vous avez établi la communication. Autant les
techniques d’expression orale sont à connaitre, autant les techniques d’expression écrite ne
sont pas à négliger.

13
CHAPITRE 3 : L’EXPRESSION ÉCRITE
La présentation de tout texte suppose le respect de quelques principes de bases. Pour une
parfaite communication écrite, il faut contrôler l’orthographe, observer les règles de
ponctuation, organiser les paragraphes de manière que l’aspect matériel de l’écrit traduise
sans ambiguïté la pensée de l’auteur.

3.1 Le contrôle de l’orthographe


Dans tous les écrits, on exige la maitrise de l’orthographe. Quelle que soit sa compétence, tout
individu rigoureux songe à maitriser les règles d’orthographe et de grammaire. Pour y
parvenir, que faire ?

3..1.1L’utilisation d’une feuille de brouillon


Ce n’est point une faiblesse ni une perte de temps. Un brouillon propre et aéré permettant les
corrections et les retouches assure la netteté du texte définitif.

3.1.2 La confection d’un socle épistémologique


Ce socle est une aide-mémoire. On y consigne les difficultés grammaticales les plus
fréquentes (accord du participe passé par exemple). On remarque que ce sont souvent les
mêmes mots, les mêmes règles qui embarrassent ; on vérifie un jour dans un dictionnaire et
quelques temps après, on hésite à nouveau. Pourquoi ne pas constituer pour soi-même une
liste de ces difficultés orthographiques et autres.

3. 1.3Consultation régulière des dictionnaires et des livres de grammaire


a) Quelques bons dictionnaires
- Le dictionnaire usuel, édition Flammarion ;
- Le nouveau petit Larousse illustré ;
- Le dictionnaire du français contemporain ;
- Le petit Robert.
b) Les documents de grammaire
Une grammaire s’impose lorsqu’il s’agit des règles de grammaire, de l’emploi des temps, des
modes, etc. Pour une question économique, on peut utiliser les documents achetés aux
enfants.

3.2Les signes typographiques : les éléments de la ponctuation


L’emploi de la ponctuation et des majuscules évitent les équivoques et les pertes de
temps. Ce sont des signes qui avertissent le lecteur et l’informent sur la structure du texte
écrit. Ils indiquent dans le cadre d’une lecture orale, des coupes et des nuances que la voix
devra marquer. La preuve, le sens même peut varier, en même temps que la ponctuation et les
majuscules.
Exemple : Le client prétendait le vendeur, n’honore pas ses engagements.
Deux acceptions sont possibles.
La première : Le client, prétendait le vendeur, n’honore pas ses engagements.
La deuxième : Le client prétendait : « Le vendeur n’honore pas ses engagements».

3.2.1Le point

14
Le point isole les phrases. Il marque l’indépendance de l’énoncé dans le contexte. Il
se traduit par une pause importante à l’oral.
Ex : Il faisait doux. Les rues étaient animées ce Samedi matin. Les passants s’attardaient
devant les boutiques.
Il se place après chaque lettre constitutive d’un sigle et après tout mot écrit en abrégé.
Ex : U.S.A, O.N.U, adj.poss, cf.p.10, etc.
Le point est suivi d’une majuscule.

3.2.2 La virgule
Elle se traduit par une faible pause à l’oral. Elle permet d’isoler les groupes mobiles de la
phrase.
Ex : « Le soir, quand il fait frais, je fais une petite promenade », dit-il simplement.
Elle sépare les termes d’une énumération.
Ex : Ses yeux étaient noirs, brillants, pleins de feu.

3.2. 3. Le point-virgule
Comme le point, le point-virgule isole des phrases, mais il implique toujours une certaine
relation entre les deux énoncés qu’il sépare. Il se traduit à l’oral, par une pause moins
importante que le point.
Ex : Ce que nous savons, c’est qu’il viendra ; ce que nous ignorons, c’est à quelle heure. L e
point-virgule n’est pas suivi d’une majuscule.

3.2. 4 Le point d’exclamation


Il se met après une phrase exclamative.
Ex : Quelle mine sombre vous avez ! Comme c’est curieux !
On l’emploi aussi après une interjection ou une locution interjective.
Ex : « O rage ! Ô désespoir ! … » (Corneille)
3.2.5. Le point d’interrogation
Il traduit l’interrogation directe
Ex : Le chandelier de l’église était-il éteint ? Personne ne l’a remarqué.
« Qu’avez-vous fait ? » demanda-t-elle.
Le point d’interrogation est suivi d’une majuscule, dans le discours direct non.

3.2. 6 Les points de suspension


Ils s’emploient pour marquer qu’un énoncé n’est pas achevé ;
- Soit qu’il ait été interrompu
Ex : Je vais prendre… Des mesures, je sais, l’interrompit-il.
- Soit que le narrateur laisse imaginer la suite, ou laisse le temps de l’imaginer, pour
ménager ses effets.
Ex : L’obscurité était épaisse…
« L’abbé Martin était curé … de Cucugnan. », Alphonse Daudet

3. 2. 7 Les deux points


Ils servent à présenter un terme annoncé ou une énumération. Ils peuvent souligner un
rapport de cause ou de conséquence.
Ex : Je n’ai qu’un désir : aller à l’église.
15
Il déballa les provisions : des œufs, du poulet, des légumes.
Ils s’emploient avec les guillemets pour insérer le discours direct dans le récit.
Ex : Il déclara : « Je ne vous comprends pas. »
Il s’écria : « Où me conduisez-vous ?». Personne ne lui répondit.

3.2. 8Les italiques


Ils s’emploient souvent pour citer, mettre un mot en valeur ; obligatoires pour les titres
d’œuvres.
Ex : Les soleils des indépendances
3.2.9 Les majuscules
Elles s’emploient à l’initiale pour les mots qui commencent une phrase ou une citation, les
noms propres, les noms de peuples, les organismes d’Etat, acronymes, pour chaque lettre des
sigles.
Ex : DanhoVincent, les Ivoiriens, l’UNESCO, la SIB, Noël.
La majuscule se met aux noms de titres honorifiques quand on s’adresse à la personne elle-
même.
Ex : Monsieur le Directeur, …
Excellence Monsieur le Président de la République,…
Madame la Présidente,…
NB : Les noms relatifs aux religions, les noms de langues et les adjectifs issus de de noms
propres ne prennent pas de majuscules.
Ex : les musulmans, les harristes, les catholiques, les protestants, les baptises, etc.
Le swahili, le français, les auteurs africains, la nourriture ivoirienne.
- On peut mettre une majuscule à certains noms communs employés comme noms propres.
Ex : Nous cherchons la Vérité dans cette affaire. Nous avons agi au nom de la Justice.

3.2.10 Les parenthèses, les tirets, les crochets


Ils encadrent, dans la phrase, des éléments isolés, non indispensables au sens.
Ex : Un adulte (de trente ou quarante ans)se présenta.
Une petite fille – une enfant de sept ou huit ans – venait vers lui.
« C’est pourquoi il était logique qu’à terme, un tel contexte donne lieu à des
expérimentations formelles de plus en plus audacieuses qui […] allaient finir par être à
l’origine d’une interrogation d’abord diffuse, puis de plus en plus intégré au texte lui-même.»

3.2.11Les guillemets
Ils s’utilisent comme l’italique. Avant et après des propos cités directement, un mot
n’appartenant pas à la langue ou au code utilisé, un mot mis à distance. Avant et après le titre
d’une partie d’ouvrage.
Ex : Qui a dit : « L’Etat c’est moi ? »
En août 1914, les Français criaient dans la rue : « A Berlin ! On les aura ! L’alsace et la
Lorraine ! »
Depuis la Fontaine, on ne se représente plus le héron que comme un « long bec emmanché
d’un long cou. »

CHAPITRE 4 : LE DISCOURS RAPPORTÉ


Dans un récit, oral ou écrit, on est souvent amené à relater les paroles ou les pensées de
quelqu’un, ce qu’on appelle discours.
16
Selon l’intention du narrateur, le discours peut être résumé d’un mot ou d’une phrase (il lui
décrivit longuement le paysage), ou rapporté. Le discours peut être rapporté sous trois
formes différentes (discours direct, indirect, indirect libre).
4.1 Le discours direct
Les deux enfants se disputaient. Ali cria, indigné :
« Hier, je t’ai prêté mon arc ! »
Le discours direct, introduit par une ponctuation particulière (deux points, guillemets,
tirets), apparaît comme une rupture dans le récit, dans la narration. Les paroles sont
fidèlement rapportées et conservent les signes de ponctuation qui traduisent l’intonation
(point d’exclamation, points de suspension, etc.). Les phrases rapportées commencent par une
majuscule.
Les verbes de déclaration ou d’opinion qui accompagnent le discours direct sont souvent
centres de propositions incises, avec inversion du sujet : « Hier, je t’ai prêté mon arc ! » cria
Ali, indigné.
Le discours direct comprend l’interrogation directe, totale ou partielle, avec inversion du
sujet et point d’interrogation :
« Avez-vous l’heure ? » lui demanda un passant.
4.2 Le discours indirect
Indigné, Ali cria que la veille, il lui avait prêté son arc.
Le discours indirect s’insère, sans rupture, dans le récit. Les paroles sont rapportées dans une
proposition complétive introduite par que. La principalecomporte alors un verbe de
déclaration ou d’opinion (verbe introducteur).
Dans le discours indirect, les paroles ne sont pas rapportées fidèlement : interjections
onomatopées, mots mis en apostrophe disparaissent, et l’énoncé subit des modifications
d’ordre grammatical : pronoms, temps des verbes, adverbes peuvent changer.

Modification des possessifs et des pronoms personnels

« Je t’ai prêté mon arc ! » →… qu’il lui avait prêté son arc.

Possessif et pronoms personnels des 1re, 2e et 3e personnes deviennent tous, au discours


indirect, des possessifs et des pronoms personnels de la 3e personne, au singulier comme au
pluriel.

Modification du temps des verbes

Lorsque le verbe introducteur (verbe de la principale) est au présent ou au futur, les verbes
du discours indirect restent au même temps qu’au discours direct :
Indigné, Ali crie (criera) qu’il lui a prêté son arc.

Lorsque le verbe introducteur est au passé,les verbes du discours indirect se mettent


obligatoirement au passé (règle de la concordance des temps) :
Indigné, Ali cria (criait) qu’il lui avait prêté son arc.

Ainsi, pour l’indicatif :


Discours direct Discours indirect
17
présent, imparfait imparfait

passé composé, passé simpleplus-que-parfait


plus-que-parfait, passé antérieurplus-que- parfait

futur, futur antérieur conditionnel présent et passé

.Quand le verbe du discours direct est à l’impératif, au discours indirect il se met au


subjonctifou à l’infinitif :
« Viens. » → Il ordonne qu’il vienne ou il lui ordonne de venir.
Modification de certains circonstanciels et adverbes de lieu

Discours direct Discours indirect


ici là
hier, aujourd’hui, demain la veille, ce jour-là, le lendemain
avant-hier, après-demain l’avant-veille, le surlendemain
danstrois jours trois jours plus tard
cettesemaine, etc. cette semaine-là, etc.

Cas de l’interrogation indirecte

« Avez-vous l’heure ? » → Il lui demanda si elle avait l’heure (int.totale.)


« Quelle heure est-il ? » → Il lui demanda quelle heure il était (int.partielle.)

• Le point d’interrogation et l’inversion du sujet sont supprimés.


• Lors de l’interrogation totale, la proposition subordonnée interrogative indirecte est
introduite par si.
• Lors de l’interrogation partielle, que… ? devient ce que…
Qu’est-ce qui… ? devient ce qui… les autres pronoms et adverbes interrogatifs ne changent
pas.

4.3 Le discoursindirect libre


Ali, indigné, se mit à crier. La veille, il lui avait prêté son arc !

Le discours indirect libre est une étapeintermédiaire. Structure plus libre, il ne conserve du
discours indirect que la modification des possessifs et des pronoms personnels, des temps et
des adverbes. En revanche, il n’est pas introduit par une conjonction de subordination et peut
conserver interjections, point d’exclamation, inversion du sujet et point d’interrogation, etc.
Souvent, le sens seul permet de distinguer de la narration le discours rapporté.

CHAPITRE 5 : LE PARTICIPE PASSÉ


5.1 Employé avec l’auxiliaire « être »
5.1.1 La forme verbale
Exemple 1 :Ilest épuisé par la fatigue.
Exemple 2 : Nous étions mouillés.
5.1. 2 -Le participe adjectif
Exemple 1 : Un pays triste.

18
Exemple2 : Ce pays est triste.

Règle 1 : Le participe passé employé avec l’auxiliaire « être » s’accorde en genre et en


nombre avec le sujet du verbe.
5.2 Employé avec l’auxiliaire « avoir »
5.2.1 Sans C. O. D
Exemple 1 : Les biches avaient bondi.
Exemple 2 : Le fauve a surgi.
5.2.2Avec C.O.D
5.2.3C.O.D placé après.
Exemple1 : Le garçon avait volé la malette.
Exemple2 : Marie-Djata a déraciné le baobab.
5.2.4 C.O.D placé avant.
Exemple 1 : Cette chemise, il l’avait cachée chez lui.
Exemple2 : Ces enfants, je les ai appréciés.

Règle 2 : Le participe passé employé avec l’auxiliaire « avoir » ne s’accorde jamais


avec le sujet duverbe mais il s’accorde en genre eten nombre avec le complément
d’objet direct ( C.OD ) siet seulement si celui-ci est placé avant le verbe conjugué.
5.3 Le participe passé précédé de « en »
5.3.1 Le cas C.O.D en « en »
Exemple : Les mésaventures, j’en ai connu.
5.3.2 Le verbe précédé de « en » a un C.O.D placé avant lui.
Exemple 1 : Il a vu mes parents, voici les nouvelles qu’il m’en a données.
Exemple2 : Nous avons tenu une réunion, voici la conclusion que nous en avons tirée.

Règle 3 : Lorsque le C.O.D du verbe est « en », le participe passé reste invariable.


Toutefois, si le verbe précédé de « en » a un C.O.D placé avant lui , le participe
passé s’accorde.
5.4 Leparticipe passé suivi d’un infinitif
5.4.1 Le C.O.D fait l’action exprimée par l’infinitif
Exemple 1 : Les enfantsquej’ai vusjouer, formaient un groupe joyeux.
C.O.D
Exemple 2 : Voici la femme que j’ai entenduechanter.
C.O.D
5.4.2 Le C.O.D ne fait pas l’action exprimée par l’infinitif
Exemple1 : La pièce de théâtre que j’ai vujouer m’a ému.
C.O.D
Exemple2 : Les mangues que j’ai vucueillir sont vertes.
C.O.D

Règle 4 : Le participe passé employé avec l’auxiliaire « avoir » suivi d’un infinitif
s’accorde si le C.O.D placé avant fait l’action exprimée par le verbe à l’infinitif.
5. 5 Le participe passé des verbes pronominaux
Considérons les énoncés suivants :

19
Ma sœur s’est habituée à danser le zouk.
Les singes se sont enfuis vers la brousse.
Verbes employés sous la forme pronominale : s’habituer, se promener, se battre, se jeter…
Verbes essentiellement pronominaux : s’enfuir, s’abstenir, se blottir, s’emparer…
5.5.1 Verbes essentiellement pronominaux.
Exemple1 : Les élèvesse sont abstenus de parler.
5.5.2 Verbes employés sous la forme pronominale
Exemple2 : Ma sœur s’était habituée à danser le zouk.

Règle 5 : Le participe passé des verbes essentiellement pronominaux comme s’enfuir


s’accorde en genre et en nombre avec le sujet.
Règle6 : Le participe passé des verbes employés sous la forme pronominale comme« se
couper », « se saluer » s’accorde en genre et en nombre avec le C.O.D quand celui-
ciest placé avant le sujet.

CONCLUSION
Laisser le soin aux étudiants de proposer des conclusions. La plus pertinente sera retenue.

NOTA BENE: A la suite de l’architecture du cours de MÉTHODOLOGIE ET


TECHNIQUES D’EXPRESSIONS ÉCRITES, veuillez-vous procurer
systématiquement le document physique qui expose les détails du cours de
méthodologie et un devoir de recherche s’y trouvant à rendre
obligatoirement par le canal des Editions JVR à travers ces lieux de ventes :

Université Félix Houphouët -Boigny (Cocody) devant l’amphi G de l’UFR


SEG Cel : 49 42 96 16 / 40 12 84 76

- Au siège des éditions JVR sis à Yopougon Sogefia Solic 1 Appt N°


283
50 m après le pont vagabond en allant au terminus du bus 47,
bretelle à droite non bitumée.

Cel : 08 31 12 27 / 02 19 55 42

20