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MISE EN ŒUVRE DES MATERIAUX

MODE D’EXECUTION DES OUVRAGE

Chapitre III :
Chaussées, Cours, Trottoirs

Article 111. Ŕ Exécution des ouvrages en béton armé.


§ 1. - Vérification des appuis Ŕ Avant l’exécution d’un ouvrage en béton armé,
l’entrepreneur devra s »assurer de l’exactitude de l’implantation et des niveaux d’arasement des
maçonneries sur lesquelles l’ouvrage reposera.
Il sera tenu de se soumettre, quant aux dispositions des poutres et des appuis, aux
indications prévues dans les dessins délivrés par l’architecte, sauf à rechercher avec celui-ci des
dispositions plus favorables.
§ 2.- Calculs Ŕ Dessins d’exécutions Ŕ L’entrepreneur devra soumettre à l’architecte
d’après les dessins d’ensemble qui lui seront remis, les dessins d’exécution de toutes les parties
des ouvrages en béton armé entièrement côtés et comportant la nuance de l’acier, le nombre des
longueurs développées et le diamètre des armatures. Il devra faire sur place s’il y a lieu, le
relevé de toutes les dimensions nécessaires et sera tenu responsable des conséquences de toute
erreur de mesure.
Il devra signaler à l’architecte toutes dispositions qui lui paraîtraient impropres à leur
destination, soit par leur forme, soit par leur dimensions.
Il devra fournir les calculs de stabilité et de résistance des ouvrages en se conformant aux
règles d’utilisation du béton armé applicables aux travaux dépendant du Ministère de la
Reconstruction et de l’urbanisme (édition 1945 modifiée en mars 1945).
Ces calculs ou justifications accompagnés de dessins d’exécution, cotés avec le plus grand
soin, devront parvenir à l’architecte dans le délai prescrit par le Devis Particulier.
L’architecte se réserve dix jours francs à dater de la réception de chacun des plans et notes
de calculs l’accompagnant pour faire connaître à l’entrepreneur son approbation ou
éventuellement ses observations. Dans ce dernier cas, l’entrepreneur sera tenu de présenter de
nouveaux plans rectifiés accompagnés des notes de calculs correspondantes ; ces plans et notes
de calculs seront adressés à l’architecte dans les mêmes conditions que précédemment et
l’architecte pourra se réserver le même délai pour les approuver ou faire connaître ses nouvelles
observations ; les retards qui pourraient être ainsi apportés à l’approbation des plans
d’exécution ne pourront en aucun cas être imputables à l’administration et l’entrepreneur en
subira seul toutes les conséquences, Pendant la période de vérification des plans d’exécution,
l’entrepreneur pourra être invité à fournir toutes explications orales ou écrites que l’architecte
jugera bon de lui demander.
Lorsque l’entrepreneur aura reçu notification de l’approbation d’un plan d’exécution, il
devra, dans un délai de cinq jours, faire parvenir à l’architecte, trois exemplaires de ce plan
établi en conventionnelles de la normalisation.
Le visa donné aux dessins d’exécution n’atténuera en rien la responsabilité de
l’entrepreneur
§ 3. Ŕ Coffrage et échafaudages Ŕ Les coffrages et échafaudages seront exécutés comme il
est spécifié ci-dessus pour les ouvrages en béton de ciment.
§ 4. Ŕ Façonnage et arrimage des armatures Ŕ Les armatures constituées par des aciers
définis au Chapitre 1 ci-dessus, seront façonnées à froid ou à chaud pour les aciers de nuance
dure seulement et dans ce dernier cas, on prendra toutes dispositions pour éviter la surchauffe.
Les armatures auront exactement les formes prescrites ; à la mise en place, elles seront
propres, sans trace de rouille adhérente, de graisse, ou de peinture.
Elles occuperont exactement, les emplacements prévus aux d’exécution.
Les écarts tolérés dans la position de chaque armature ne dépasseront pas la moitié de son
diamètre ou de son épaisseur et ne devront, en aucun cas, être supérieurs à six millimètres
(0,006 m). L’entrepreneur devra établir, à ses frais, les liaisons et les cales de béton nécessaires
pour obtenir ce résultat. Les cales en béton seront tolérées au contact des coffrages.
Les armatures longitudinales seront autant que possible d’une seul longueur.
Lorsqu’on emploiera, comme armature, des aciers profilés, l’entrepreneur prendra des
précautions spéciales pour obtenir un enrobage et une adhésion parfaite sur tout le périmètre et
notamment dans les angles rentrants.
Les sabots des pieux et les fourrures diverses seront solidement reliés au corps de la pièce.
§ 5. Ŕ Vérification des armatures Ŕ Pour permettre à l’architecte de constater la mise en
place convenable des armatures et d’établir le procès-verbal correspondant, l’entrepreneur
devra prévenir l’architecte de la date du coulage du béton au moins 5 jours à l’avance.
§ 6. ŔMise en place du béton Ŕ Lorsque le mode de mise en place du béton n’aura pas été
fixé par le Devis Particulier, l’entrepreneur, aura le libre choix, du système à appliquer ; bétons
simplement pilonnés, tassés mécaniquement, coulés, vibrés, pervibrés etc. il devra
préalablement à toute commande de matériel et à tout commencement d’exécution, faire
connaître les dispositions qu’il se propose d’adopter, par un mémoire détaillé remis à
l’architecte dans les délais qui seront fixés par le Devis Particulier.
L’entrepreneur sera tenu de fournir, soit au début, soit au cours des travaux, toutes les
justifications supplémentaires qui seraient requises par l’architecte.
Nonobstant l’acceptation de ces propositions, et nonobstant aussi la surveillance de
l’architecte et de ses délégués, l’entrepreneur restera responsable de toutes les conséquences des
dispositions adoptées. Les modifications prescrites par l’architecte ne pourront avoir pour effet
de dégager le responsabilité de l’entrepreneur sauf en ce qui concerne les inconvénients et les
dangers résultant de ces modifications qui auront été signalés par observations écrites et
motivées avant tout commencement d’exécution et dans un délai de dix jours au plus, après
notification de l’ordre de service correspondant.
L’entrepreneur prendra les précautions nécessaires pour que les armatures ne se dérangent
pas pendant la mise en place du béton et pendant son pillonnage.
Le béton devra être parfaitement lisses, sans creux ni saillies.
Les parements désignés sous le nom de parements fins seront sur l’épaisseur indiquée par
le Devis Particulier, confectionnés avec un béton spécial qui sera mis en place en même temps
que le béton ordinaire formant corps des pièces.
On réduira le plus possible les interruptions de travail pendant le bétonnage.
Les surfaces de reprise que la marche normale du travail permet de prévoir seront
disposées méthodiquement et pourvues, s’il y a lieu, des armatures spéciales qui leur seraient
nécessaires. Pour les reprises accidentelles, on s’efforcera de disposer les surfaces de raccords
dans les régions et suivant les directions pour lesquelles les efforts de traction demandés au
béton sont les plus faibles.
A chacune des reprises, on nettoiera à vif la surface de l’ancien béton, on y fera au besoin
des repiquages et on mouillera très longtemps et très abondamment afin que le béton ancien soit
bien imbibé avant d’être mis en contact avec du béton frais.
En temps de gelée, le bétonnage sera interrompu, si l’on ne dispose pas de moyens
efficaces pour prévenir les effets nuisibles du froid. A la reprise du travail, on opérera la
démolitions de tout ce qui aura été endommagé, puis on procèdera comme dans le cas d’une
reprise après interruption de travail.
Le béton sera tenu à l’abri de la pluie et du soleil jusqu’à ce qu’il ait suffisamment durci.
On y entretiendra pendant le temps fixé par l’architecte l’humidité nécessaire pour assurer la
prise dans de bonnes conditions, soit par arrosage, protection par sacs, nattes, etc. ou par
l’application d’une couche de peinture spéciale s’apposant à l’évaporation de l’eau du béton.
Pour le béton de ciment sur sulfaté ces précautions ont une importance particulière.
Les pièces qui seraient moulées à part devront, une fois mises en place, se relier
parfaitement avec les parties voisines.
§ 7. Ŕ Prescriptions particulières pour les pieux de béton armé Ŕ Les pieux et palplanches
en béton armé ne devront présenter aucune surface de reprise, chaque pieux et palplanche
portera une marque indiquant la date de la fin de sa fabrication.
Les pieux et palplanches ne pourront être battus qu’après vérification par l’architecte, et
après l’expiration d’un délai qui sera fixé par l’architecte.
Après battage, les têtes des pieux et palplanches seront s’il y a lieu recépées et dégarnies
de béton sur la longueur nécessaire pour assurer une liaison parfaite avec les autres parties de la
construction.