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BACCALAUREAT GENERAL

Session de mai 2012


MATHEMATIQUES
- Série S -
Enseignement de Spécialité
Liban

EXERCICE 1

Partie A

1) La fonction g est dérivable sur l’intervalle ]0, +∞[ en tant que somme de fonctions dérivables sur ]0, +∞[. De plus,
pour tout réel x > 0,
2
g ′ (x) = 6x2 + .
x
Pour tout réel x > 0, g ′ (x) est strictement positif. Par suite, la fonction g est strictement croissante sur ]0, +∞[.
2) • lim (2x3 − 1) = −1 et on sait d’autre part que lim ln x = −∞ et donc que lim 2 ln x = −∞. En additionnant, on
x→0 x→0 x→0
x>0 x>0 x>0
obtient

lim g(x) = −∞.


x→0
x>0

• lim 2x3 − 1 = +∞ et on sait d’autre part que lim ln x = +∞ et donc que lim 2 ln x = +∞. En additionnant, on
x→+∞ x→+∞ x→+∞
obtient

lim g(x) = +∞.


x→+∞

•# La fonction g est continue


" et strictement croissante sur ]0, +∞[. On sait alors que pour tout réel k de l’intervalle

lim g(x), lim g(x) =] − ∞, +∞[, l’équation g(x) = k admet une solution et une seule dans ]0, +∞[. En particulier,
x→0 x→+∞
x>0
l’équation g(x) = 0 admet une solution et une seule, notée α, dans ]0, +∞[.
La calculatrice fournit g(0, 864) = −0, 002 . . . < 0 et g(0, 865) = 0, 004 . . . > 0. Ainsi, g(0, 864) < g(α) < g(0, 865). Puisque
la fonction g est strictement croissante sur ]0, +∞[, on en déduit que 0, 864 < α < 0, 865 puis que

α = 0, 86 arrondi au centième.

3) Soit x ∈]0, +∞[. Si x < α, alors g(x) < g(α) puisque la fonction g est strictement croissante sur ]0, +∞[ ou encore
g(x) < 0 et si x > α, alors g(x) > g(α) ou encore g(x) > 0. On a ainsi montré que

la fonction g est strictement négative sur ]0, α[, strictement positive sur ]α, +∞[ et s’annule en α.

Partie B
1 ln x
1) • Limite en 0. On sait que lim ln x = −∞ et que lim 2
= +∞. En multipliant, on obtient lim 2 = −∞ puis
x→0 x→0 x x→0 x
x>0 x>0 x>0
ln x
lim − 2 = +∞. Comme d’autre part, lim 2x = 0, en additionnant on obtient
x→0 x x→0
x>0 x>0

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lim f(x) = +∞.
x→0
x>0

ln x
• Limite en +∞. D’après un théorème de croissances comparées, on sait que lim = 0. D’autre part, lim 2x =
x→+∞ x2 x→+∞
+∞. En retranchant, on obtient

lim f(x) = +∞.


x→+∞

ln x
2) • Pour tout réel x > 0, f(x) − 2x = − . D’après la question précédente, on en déduit que lim (f(x) − 2x) = 0 et
x2 x→+∞
donc que

la droite ∆ d’équation y = 2x est asymptote à la courbe C en +∞.

• Soit x > 0. Soient M le point de C d’abscisse x et N le point de ∆ de même abscisse x.


ln x
yM − yN = f(x) − 2x = − .
x2
- Si x > 1, ln x > 0 et donc yM − yN < 0. On en déduit que la courbe C est strictement au-dessous de la droite ∆ sur
]1, +∞[.
- Si x < 1, ln x < 0 et donc yM − yN > 0. On en déduit que la courbe C est strictement au-dessus de la droite ∆ sur ]0, 1[.
- Enfin, si x = 1, yM = yN = 2yM = 2. La courbe C et la droite ∆ se coupent au point de coordonnées (1, 2).
ln x
3) La fonction x 7→ est dérivable sur ]0, +∞[ en tant que quotient de fonctions dérivables sur ]0, +∞[ dont le
x2
dénominateur ne s’annule pas sur ]0, +∞[. Mais alors la fonction f est dérivable sur ]0, +∞[ en tant que différence de deux
fonctions dérivables sur ]0, +∞[ et pour tout réel x > 0,

1
× x2 − ln x × 2x x − 2x ln x x(1 − 2 ln x) 1 − 2 ln x 2x3 − 1 + 2 ln x

f (x) = 2 − x = 2 − = 2 − = 2 − =
x4 x4 x4 x3 x3
g(x)
= 3 .
x
Comme pour tout réel x > 0, on a x3 > 0, le signe de f ′ (x) est le signe de g(x) pour tout réel x > 0.
4) Le signe de la fonction g a été étudié à la question 3) de la partie A. On en déduit le tableau de variation de la fonction
f:

x 0 α +∞

g (x) − 0 +
+∞ +∞
f
f(α)

5) Représentation graphique. Voir page suivante.

Partie C

1) Soit n ∈ N∗ . D’après la question 2) de la partie B, la courbe C est au-dessous de la droite ∆ sur [1, +∞[ et en particulier
sur [1, n]. Puisque la fonction
Z n f et la fonction x 7→ 2x sont
Z n continues sur [1, n], on sait que l’aire, exprimée en unités d’aire,
ln x
du domaine considéré est (2x − f(x)) dx ou encore 2
dx.
1 1 x
Maintenant, une unité d’aire mesure 2 × 1 = 2 cm et donc l’aire, exprimée en cm2 , du domaine considéré est
2

Zn
ln x
In = 2 2
dx.
1 x

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8

C
7

α
1 2 3 4
−1

1
2) a) Soit n ∈ N∗ . Pour x dans [1, n], posons u(x) = ln x et v(x) = − . Les fonctions u et v sont dérivables sur [1, n] et
x
pour x dans [1, n], on a

1
u(x) = ln x v(x) = −
x
1 1
u ′ (x) = − v ′ (x) = 2
x x
De plus, les fonctions u ′ et v ′ sont continues sur [1, n]. On peut donc effectuer une intégration par parties et on obtient

Zn Zn
ln x 1
dx = ln x × 2 dx
1 x2 1 x
  n Z n     Zn
1 1 1 ln n ln 1 1
= ln x × − − × − dx = − − − + 2
dx
x 1 1 x x n 1 1 x
 n
ln n 1 ln n 1 1
=− + − =− − +
n x 1 n n 1
ln n 1
=1− − .
n n
b) On en déduit que
 
ln n 1
pour tout entier naturel non nul n, In = 2 1 − − .
n n

1 ln n
3) On sait que lim = 0 et d’autre part, d’après un théorème de croissances comparées, lim = 0. Par suite,
n→+∞ n n→+∞ n

lim In = 2.
n→+∞

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EXERCICE 2

Proposition 1. VRAI
Proposition 2. VRAI
Proposition 3. FAUX
Proposition 4. VRAI

Justification 1. Un vecteur directeur de la droite D1 est le vecteur − →


u 1 de coordonnées (1, 2, −1) et un vecteur directeur


de la droite D2 est le vecteur u 2 de coordonnées (5, −2, 1).
Les vecteurs −
→u 1 et −
u 2 ne sont pas colinéaires car s’il existe un réel k tel que −
→ u 2 = k−
→ →
u 1 alors k = 5 et aussi 2k = −2 ou
encore k = −1 ce qui est impossible.
Donc les droites D1 et D2 ne sont pas parallèles ou encore les droites D1 et D2 sont sécantes (et dans ce cas coplanaires)
ou non coplanaires (et dans ce cas n’ont aucun point commun).
Soient M1 (4 + t, 6 + 2t, 4 − t), t ∈ R, un point de D1 et M2 (8 + 5t ′ , 2 − 2t ′ , 6 + t ′ ), t ′ ∈ R, un point de D2 .

  
 4 + t = 8 + 5t ′  t = 4 + 5t ′  t = 4 + 5t ′
′ ′ ′
M1 = M2 ⇔ 6 + 2t = 2 − 2t ⇔ 6 + 2(4 + 5t ) = 2 − 2t ⇔ 12t ′ = −12
 ′  ′ ′ 
4−t=6+t 4 − (4 + 5t ) = 6 + t −6t ′ = 6

t = 4 + 5t ′ t ′ = −1
⇔ ′ ⇔
t = −1 t = −1

Pour t = −1 (ou t ′ = −1), on obtient le point de coordonnées (3, 4, 5). Ainsi, le point de coordonnées (3, 4, 5) appartient
à la droite D1 et à la droite D2 . On en déduit que les droites D1 et D2 sont sécantes et en particulier ces droites sont
coplanaires.
L’affirmation 1 est vraie.
Justification 2. 3xB + 2yB − 5zB = 3 × 3 + 2 × 1 − 5 × 2 = 1. Donc le point B appartient au plan P.
−→
Un vecteur normal au plan P est le vecteur − →n (3, 2, −5) et le vecteur BA a pour coordonnées (9, 6, −15). On remarque
−→ −→
alors que BA = 3−
→n . Par suite, le vecteur BA est colinéaire au vecteur −→
n ou encore la droite (AB) est perpendiculaire au
plan P.
En résumé, la droite (AB) est perpendiculaire au plan P et le point B appartient au plan P. Par suite, le point B est le
projeté orthogonal du point A sur le plan P.
L’affirmation 2 est vraie.
 
1 1
n 1+ 1+
n n . Comme 1 2
Justification 3. Pour tout entier naturel non nul n, un =  = lim = lim = 0, on a
2 2 n→+∞ n n→+∞ n
n 1+ 1+
n n
lim un = 1.
n→+∞
1
D’autre part, lim = 0 et donc lim vn = 2. Ainsi, les suites (un ) et (vn ) convergent vers des limites différentes
n→+∞ n+2 n→+∞
et en particulier ces deux suites ne sont pas adjancentes.
L’affirmation 3 est fausse.
Justification 4 Montrons par récurrence que pour tout entier naturel n, un 6 3.
• u0 = 1 6 3 et donc l’inégalité est vraie quand n = 0.
• Soit n > 0. Supposons que un 6 3. Alors
1 1
un+1 = un + 2 6 × 3 + 2 = 3.
3 3
Le résultat est démontré par récurrence. La suite (un ) est donc majorée par 3 et l’affirmation 4 est vraie.

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EXERCICE 3

1) Quand l’événement J1 est réalisé, on doit tirer une boule de l’urne U2 . Puisque l’urne U2 contient 10 boules dont 4,
sont blanches,
4 2
pJ1 (B) = = .
10 5
 
10
Quand l’événement J2 est réalisé, on doit tirer deux boules de l’urne U2 . Il y a tirages simultanés de 2 boules parmi
  2
4
les 10 de l’urne U2 et parmi ces tirages, il y a tirages simultanés de deux boules parmi les 4 blanches. Donc
2
 
4 4×3
2 2 4×3 2 2
pJ2 (B) =   = = = = .
10 10 × 9 10 × 9 5×3 15
2 2

2 2 1 1
pJ1 (B) = , pJ2 (B) = , pJ3 (B) = et pJ4 (B) = .
5 15 30 210

2) Représentons la situation par un arbre.


2/5 B
J1
B
1/4 2/15 B
1/4 J2
B
1/4 1/30 B
J3
1/4 B
1/210 B
J4
B

D’après la formule des probabilités totales, on a

p(B) = p(J1 ) × pJ1 (B) + p(J2 ) × pJ2 (B) + p(J3 ) × pJ3 (B) + p(J4 ) × pJ4 (B)
 
1 2 2 1 1 1 84 + 28 + 7 + 1 120 4 × 30 1
= + + + = × = = .
4 5 15 30 210 4 210 4 × 210 4 × 30 × 7 7

1
p(B) = .
7

3) La probabilité demandée est pB (J3 ).


1 1
p(J3 ∩ B) p(J3 ) × pJ3 (B) × 7
pB (J3 ) = = = 4 30 = .
p(B) p(B) 1 120
7

7
pB (J3 ) = .
120

4) a) La variable aléatoire N est régie par un schéma de Bernoulli. En effet,


• 10 expériences identiques et indépendantes sont effectuées ;
1
• chaque expérience a deux issues : « toutes les boules tirées sont blanches » avec une probabilité p = (d’après la
7
6
question 2)) ou « au moins une boule tirée n’est pas blanche » avec une probabilité 1 − p = .
7
1
La variable aléatoire N suit donc une loi binomiale de paramètres n = 10 et p = .
7

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On sait alors que pour tout entier k tel que 0 6 k 6 10,
   k  10−k
10 1 6
p(X = k) = .
k 7 7

b) D’après la question précédente,


   3  7
10 1 6
p(N = 3) = = 0, 118 . . .,
3 7 7

et donc

p(N = 3) = 0, 12 arrondi à 10−2 .

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EXERCICE 4
1+i 3+i
1) z0 = 0. z1 = 0 + 1 = 1. z2 = +1= et
2 2
1+i 3+i 3 + i + 3i − 1 3
z3 = × +1= +1= +i
2 2 4 2

Ω A3
b b
1

A2
b b

A0 A1
−1 1 2 3 4 5

−1

1+i
2) a) Pour tout entier naturel n, on a An+1 = s(An ) où s la transformation du plan d’expression complexe z ′ = z+1.
2
1 + i
L’expression complexe de s est de la forme z ′ = az + b où a et b sont deux nombres complexes tels que a = 6= 0. On
2
sait alors que s est la similitude directe. L’angle de s est |a|, l’angle de s est arg(a) modulo 2π et le centre de s l’unique
point invariant par s.
 
1+i 1 1 1 1  π  π  1
•a= = √ √ + i√ = √ cos + i sin = √ eiπ/4 et donc
2 2 2 2 2 4 4 2
1 π
|a| = √ et arg(a) = [2π].
2 4
 
1+i 1+i 1−i 2 2(1 + i) é(1 + i)
•ω= ω+1⇔ 1− ω=1⇔ ω=1⇔ω= ⇔ ⇔ω= 1 ⇔ ω = 1 + i.
2 2 2 1−i (1 − i)(1 + i) 1 + (−1)2

1 π
Pour tout n ∈ N, An+1 = s(An ) où s est la similitude directe de rapport √ , d’angle et de centre Ω d’affixe ω = 1 + i.
2 4

1 −−−→ −−−−−→ π
b) Soit n ∈ N. Puisque An+1 = s(An ), on sait que ΩAn+1 = √ ΩAn et ΩAn , ΩAn+1 = [2π]. La formule d’Al
2 4
Kashi fournit
π 1 1 1 1
An A2n+1 = ΩA2n + ΩA2n+1 − 2ΩAn × ΩAn+1 × cos = ΩA2n + ΩA2n − 2 × √ ΩA2n × √ = ΩA2n ,
4 2 2 2 2
et donc

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1
An An+1 = √ ΩAn = ΩAn+1 .
2
Donc le triangle ΩAn An+1 est isocèle en An+1 . Enfin,
1 1
ΩA2n+1 + An A2n+1 = ΩA2n + ΩA2n = ΩA2n ,
2 2
et d’après la réciproque du théorème de Pythagore, le triangle ΩAn An+1 est rectangle en An+1 .

Pour tout n ∈ N, le triangle ΩAn An+1 est isocèle rectangle en An+1 .

3) a) Soit n ∈ N.

1 + i
ΩAn+1 = |zn+1 − ω| = |zn − ω| = 2 ΩAn .
2 2

2
La suite (ΩAn )n∈N est donc une suite géométrique de raison . On en déduit que pour tout entier naturel n,
2
√ !n √ !n √ !n √ !n−1 √ √ !n−1
2 2 2 √ 2 2 √ 2
ΩAn = ΩA0 = |ω| = 12 + 12 = × × 2= .
2 2 2 2 2 2

√ !n−1
2
Pour tout n ∈ N, le triangle ΩAn = .
2

b) Soit n ∈ N.

√ !n−1 √ n−1
2
ΩAn < 0, 001 ⇔ < 0, 001 ⇔ 2 > 1000
2
√ n−1
  
⇔ ln 2 > ln(1000) (par stricte croissance de la fonction ln sur ]0, +∞[)

ln 2 6 ln(10)
⇔ (n − 1) > 3 ln(10) ⇔ n > + 1 ⇔ n > 20, 9 . . .
2 ln 2
⇔ n > 21 (car n est un entier).

A partir du rang 21, les points An sont situés à l’intérieur du disque de centre Ω et de rayon 0, 001.
√ √ !n−1 √ !n √
1 2 2 2 2
4) Soit n ∈ N. D’après la question 3)a), An An+1 = √ ΩAn = = . Par suite, puisque 6= 1.
2 2 2 2 2

√ !n+1
2
n n √ !k 1 −
X X 2 2
Ln = ak = = √ .
2 2
k=0 k=0 1−
2
√ √ !n+1
2 2
Puisque < 1, on sait que lim = 0. On en déduit que

2 n→+∞ 2
√ √ √
1 1 2 2( 2 + 1) √
lim Ln = √ = = √ = √ √ = 2 + 2.
n→+∞ 2 1 2−1 ( 2 − 1)( 2 + 1
1− 1− √
2 2

lim Ln = 2 + 2.
n→+∞

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1
5) Soit n ∈ N. On sait que zn+1 − ω = √ eiπ/4 (zn − ω) puis
2
 4
1 iπ/4 1 1
zn+4 − ω = √ e (zn − ω) = eiπ (zn − ω) = − (zn − ω).
2 4 4

−−−−−→ 1 −−−→ −−−−−→ −−−→


Cette égalité s’écrit encore ΩAn+4 = − ΩAn . Ainsi, les vecteurs ΩAn+4 et ΩAn sont colinéaires ou encore les points
4
An , ω et An+4 sont alignés.
.

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