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CHAP II : Les matériaux conducteurs

2.1 Définition :
Un conducteur électrique est un milieu dans lequel des charges électriques sont libres de se
déplacer. Ces charges sont des électrons et des ions. Les métaux, les électrolytes et les
plasmas (gaz ionisés) sont des milieux conducteurs.
Exemple d’un matériau conducteur :Le cuivre
Le cuivre à l’état pur existe en petites quantités dans le sous-sol, mais on le trouve surtout
dans des minerais, où les atomes de cuivre sont liés à d’autres atomes (soufre et oxygène
notamment).Le cuivre est très utilisé pour faire des fils électriques : en effet, non seulement
c’est un excellent conducteur du courant électrique, mais de plus il est facile à étirer en fils, et
enfin il est relativement souple, pas trop cassant quand on le tord. Le cuivre entre également
dans la composition « d’alliages », c’est-à-dire de mélanges de métaux. Ainsi, par exemple, le
bronze (cuivre + étain) sert à faire des cloches, ou le laiton (cuivre + zinc)

Quelques propriétés du cuivre :


- Sa couleur est rouge-orangé.
- Il conduit le courant électrique et la chaleur (comme tous les métaux). C’est même, après
l’argent, le meilleur des conducteurs.
- Il n’est pas attiré par un aimant.
- 1 centimètre-cube de cuivre pèse 8,9 grammes.
- Le cuivre s’oxyde au contact de l’air humide : l’oxyde de cuivre s’appelle le « vert de gris »
(remarque : le vert-de-gris est une substance toxique, il faut donc éviter de s’en mettre sur les
doigts).
- Le cuivre fond à 1 083 °C.

2.2 La circulation du courant électrique dans les métaux :


Prenons comme exemple de métal le cuivre, puisque la plupart des fils électriques sont faits
en cuivre. Chaque atome de cuivre possède 29 électrons. Et que chacun de ces électrons, doté
d’une charge électrique négative, est attiré par le noyau de charge électrique positive. Mais,
sur ces 29 électrons, tous ne sont pas à la même distance du noyau. Ceux qui en sont plus
proches sont plus fortement attirés par le noyau, tandis que ceux situés à la périphérie sont
moins fortement attirés, et vont pouvoir dans certaines circonstances quitter l’atome : on les
appelle « électrons libres » ou « électrons de conduction ».
Electrons libres
Les électrons, quelle que soit l'orbite sur laquelle ils se situent, sont attirés par les protons du
noyau. En effet, les électrons, de charge négative, sont attirés par les protons de charge
positive. La force d'attraction est fonction du nombre de protons ainsi que de la distance qui
les sépare du noyau.
a ) Plus le diamètre de l'orbite ( K , L , M , N , etc. ) sur laquelle circulent les électrons est
grand, plus les forces centripètes et d'attractions sont faibles.
b ) Si le nombre d'électrons de valence est petit ( plus petit ou égal à 3), la force d'attraction
exercée par les protons sera relativement faible. Ces phénomènes expliquent qu'un électron de
la couche périphérique puisse être attiré par d'autres atomes. On pourra parler d'électron libre.

On appelle un électron libre, un électron qui n'est plus lié à un atome.


Remarque: A chaque couche électronique correspond un niveau d'énergie bien déterminé
appelé bande d'énergie.

Les électrons libres en mouvement


Le schéma montre ce qui se passe : les « électrons libres » se déplacent d’atome en atome ,
C’est ce mouvement d’ensemble de tous les électrons libres qui constitue le courant
électrique. Ce déplacement s’effectue dans le sens opposé au sens conventionnel du courant.
I
G
2.3 Résistivité :
La résistivité d'un matériau, généralement symbolisée par rho (ρ), représente sa capacité à
s'opposer à la circulation du courant électrique. Elle correspond à la résistance d'un tronçon de
matériau de 1 m de longueur et de 1 m2 de section et est exprimée en ohm⋅mètre (Ω⋅m).
La résistance (en ohms) d'une pièce rectiligne d'un matériau de résistivité ρ, de longueur (en
mètres) et de section droite d'aire (en mètres carrés) vaut donc :

ρ= R.S/L
La résistivité ρ est la grandeur inverse de la conductivité σ :

La résistance R est la grandeur inverse de la conductance électrique G :


R=1/G

Résistivité
Nom du métal à 300 K
(Ω⋅m)
1 -9
Argent 16×10
1 -9
Cuivre 17×10
1 -9
Or 22×10
1 -9
Aluminium 28×10
1 -9
Magnésium 43×10
-9
Bronze 55×10
1 -9
Zinc 61×10
1 -9
Nickel 87×10
1 -9
Laiton 71×10
1 -9
Cadmium 76×10
1 -9
Platine 111×10
1 -9
Fer 100×10
1 -9
Étain 120×10
1 -9
Plomb 208×10
-9
Germanium 460×10
-9
Constantan 500×10
1 -9
Mercure 941×10
-9
Nichrome 1 000×10
La résistivité d'un métal à une température proche de l'ambiante est en général donnée par :
ρ = ρ0(1 + α θ)
avec :

 ρ0 : résistivité à 0 °C ;
 α : coefficient de température (K−1) ;
 θ : température en degrés Celsius.

Coefficients de température de quelques métaux5

Métal α (10−3K−1)

Argent 3,85

Cuivre 3,93

Aluminium 4,03

Plomb 4,2

Tungstène 4,5

Nickel 5,37

Fer 6,5
2.4 Conductivité électrique :
La conductivité électrique est l'inverse de la résistivité ρ. La conductivité σ d'un matériau est
égale à la conductance d'un conducteur cylindrique,(constitué de ce matériau) divisée par sa
section et multipliée par sa longueur. Dans le SI la conductivité est mesurée en S.m-1 (siemens par
mètre), en (Ω.m)-1.
σ = 1/ρ

L’or n’est pas le meilleur conducteur, mais il ne s’oxyde pas et résiste aux acides
« usuels ». Souvent, dans les composants électroniques, le cuivre est recouvert d’or (pour les
processeurs d’ordinateur par exemple).
Le cuivre est le plus utilisé parce qu’il a une très bonne conductivité et qu’il n’est pas cher.
Son seul problème reste dans son oxydation. L’argent s’oxyde beaucoup moins vite que le
cuivre. C’est un bon compromis entre son prix, son oxydation et surtout sa conductivité.
Plus le diamètre d’un fil est grand, plus la conductibilité du fil sera grande.
Attention, plus le calibre du fil (numéro pour identifier un fil) est petit et plus son diamètre
est grand; sa conductibilité est alors meilleure. Enfin, plus le fil est court, meilleure sera sa
conductibilité.