Vous êtes sur la page 1sur 3

Colegiul National “Grigore Ghica” Prof.

Stoica Iulia-Maria

LA SUBORDONNÉE CAUSALE

La proposition subordonnée conjonctive complément circonstanciel de


cause indique le motif, la raison du verbe principal.
Exemple : Comme il pleuvait, je suis resté à la maison.
« Comme il pleuvait » : complément circonstanciel de cause de
« suis resté »

I. LES MOTS SUBORDONNANTS :

Les subordonnées causales sont introduites par les conjonctions et locutions


conjonctives suivantes :

COMME, PUISQUE, PARCE QUE, ÉTANT DONNÉ QUE, VU QUE, DU


FAIT QUE, DU MOMENT QUE, DÈS LORS QUE, D’AUTANT QUE,
ATTENDU QUE, ÉTANT ENTENDU QUE, SOUS PRÉTEXTE QUE,
SOIT QUE…SOIT QUE, NON QUE (…), MAIS PARCE QUE…

Exemples :

- Puisque les pluies étaient suffisantes, les paysans s’attendaient à des récoltes
satisfaisantes.
- Le concert est reporté vu que la panne d’électricité se prolonge.
- Il n’est pas venu à la réunion sous prétexte qu’il était souffrant.
- Les supporters sont optimistes d’autant que les joueurs sont en pleine forme.
- Il est venu en retard, non qu’il se soit levé tard mais parce qu’il est tombé en
panne.

N.B. En règle générale, ces mots subordonnants s’emploient avec le mode


INDICATIF, sauf « NON QUE » qui est suivi du mode SUBJONCTIF.

Page 1
Colegiul National “Grigore Ghica” Prof. Stoica Iulia-Maria

II. SUBSTITUTIONS :

On peut employer d’autres constructions pour exprimer la cause (à partir


de celles-ci on peut créer des propositions subordonnées causales) :

a. Juxtaposition de propositions indépendantes :


Exemple : Pierre sortit de la maison en courant, on le prit pour un voleur.
=(on prit Pierre pour un voleur parce qu’il sortit de la maison en courant)

b. Coordination de deux propositions :


Exemple : Brigitte n’était pas venue à la réception car elle n’avait pas été
invitée.
=(Brigitte n’était pas venue à la réception étant donné qu’elle n’avait pas été
invitée.)

c. Un adjectif ou un participe-adjectif mis en apposition :


Exemple : Souffrante, ma sœur n’avait pas pu venir au bal.
=(Comme elle était souffrante, ma sœur n’avait pas pu venir au bal)

d. Un groupe nominal prépositionnel :


Exemple : Il a été félicité pour son sérieux dans le travail.
=(il a été félicité parce qu’il est sérieux dans le travail)
À cause de sa blessure, Charles ne sera pas sélectionné.
=(Puisqu’il est blessé, Charles ne sera pas sélectionné.)

e. Un infinitif (pour+ un infinitif passé)


Exemple : Pour avoir triché, il a été sévèrement sanctionné.
=(Parce qu’il a triché, il a été sévèrement sanctionné.)
Pour être venu en retard, il a reçu une demande d’explication.
=(Vu qu’il est venu en retard, il a reçu une demande d’explication.)

f. Une subordonnée participe :


Exemple : Notre gardien de but expulsé, les buts pleuvaient.
=(Vu que le gardien de but était expulsé, les buts pleuvaient)

Page 2
Colegiul National “Grigore Ghica” Prof. Stoica Iulia-Maria

EXERCICES SUR L’EXPRESSION DE LA CAUSE

I. SANS CHANGER LE SENS, TRANSFORMEZ LES PHRASES


SUIVANTES DE MANIÈRE À OBTENIR UNE PROPOSITION
PRINCIPALE ET UNE PROPOSITION SUBORDONNÉE CAUSALE  :
1. Les criquets sont revenus, les paysans sont inquiets.
2. Faute d’argent, j’ai renoncé à mon voyage.
3. Par curiosité, il cherchait toujours à deviner le contenu des enveloppes.
4. Du fait du mauvais temps notre promenade a été reportée.
5. À sa demande, il a été sélectionné dans l’équipe.
6. Pour avoir caché la vérité, j’ai été sévèrement grondé.
7. Ayant terminé la journée, le gardien pouvait rentrer.
8. Pressée, elle prit un taxi pour se rendre au travail.
9. Grâce à sa collaboration nous avons réalisé ce projet.
10. Par crainte des inondations, les villageois ont construit des digues.
(3p)

II. SOULIGNEZ LES SUBORDONNÉES CAUSALES SI ON EN TROUVE


DANS LES PHRASES SUIVANTES  :
1. Comme la nuit tombait, il entra au village.
2. Comme Monique était prudente, elle rebroussa chemin.
3. Comme il était faible, tous se moquaient de lui.
4. Comme il entrait dans l’atelier, la sirène sonnait.
5. Comme il faisait tard, on mit fin à la réunion.
6. Comme nous traversions la forêt, nous perçûmes un rugissement.
(3p)

III. TRANSFORMEZ LES PHRASES COMPLEXES EN PHRASES SIMPLES,


EN EXPRIMANT D’UNE AUTRE MANIÈRE LE RAPPORT DE CAUSE  :
1. Il frissonne parce qu’il a de la fièvre.
2. Vu que la pluie était abondante, la circulation était devenue très difficile.
3. Il s’est vu retirer son permis de conduire parce qu’il a violé un sens interdit.
4. Les habitants du quartier durent évacuer leurs maisons puisque la rivière
avait débordé.
5. Elle a séduit le jury parce qu’elle est intelligente.
6. Denise ne put s’empêcher de pleurer étant donné qu’elle était émue.
7. J’aime ce quartier parce qu’il est animé.
(3p) (+1p d’off.)
Page 3