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«  Je soussigné (nom et prénom) détenteur du brevet (spécifier le type )de

capitaine > 6000 de jauge brute, navigation sans restriction , capitaine du


navire (suivent le type, nom du navire) de charge (pétrolier, gazier,
roro)l’Ibn Badis de 9000 de jauge brute ayant pour port d’attache Alger
(Algérie) et appartenant à la Compagnie (SNTM-CNAN) dont le siège social
est à Alger, 9 quai d’Ajaccio, Nouvelle gare maritime, Algérie.

Je déclare avoir appareillé du port (d’Anvers)le (20/11/02) à (Heures et


minutes), à destination d’Alger, muni des mes expéditions, le navire en
bon état de navigabilité , panneaux bien condamnés, pompes franches,
sondes claires, l’équipage au complet composé de (32) membres.

Essai des machines, appareil à gouverner, les équipements de navigation


et de communication avant le départ, chargé de (2000) tonnes de
marchandises divers soigneusement arrimées et réparties dans les cales
et entreponts, ainsi qu’en fait foi le certificat de bon arrimage délivré par
Monsieur (X) Capitaine Expert à (Anvers). Les tirants d’eau au départ
sont: (avant= 4,00 m et arrière=5,20 m) ».

Noter aussi les résultats des contrôles de stabilité et contraintes.


On peut en outre inclure dans le Préambule, et s’il y a lieu :
- transportant X passagers en cabines et Y passagers en fauteuils
- la pontée de Z tonnes parfaitement saisies
- les mâts de charge bridés à leur poste de mer

DEVELOPPEMENT

on continue ensuite par le développement qui est présenté chronologiquement.


Pour la mention des événements qui se sont déroulés normalement, on n’entrera pas
dans le détail : On ne donnera que les renseignements indispensables pour
permettre au Juge (Arbitre) de suivre les événements, de contrôler les routes suivies
et de se faire une idée exacte des conditions générales du voyage ( Caps suivis,
distances parcourues, relevés de position, conditions météorologiques et état
de la mer, modification du plan de route, précisions sur l’embarquement et
débarquement des pilotes, et entrée dans les zones où sont implantés des
systèmes d’organisation du trafic ou de comptes rendus).
Par contre dès qu’on voudra signaler un incident ou un sinistre susceptible
d’entraîner des conséquences juridiques, il faudra le détailler non seulement
dans sa description, mais encore en remontant aux causes et en le plaçant dans
son cadre naturel (ambiance de l’incident à restituer)
Chaque fait particulier important doit faire l’objet d’un paragraphe à part et il faut
s’efforcer de répondre aux trois questions Où ? Quand ? Comment ? en décrivant :

- les circonstances ayant précédé l’événement,


- les causes et les faits qui l’ont précédé immédiatement,
- l'événement lui-même, investigation, dommages à bord ou à bord de
l’autre navire si connus, dommages à la cargaison,morts et/ou blessés,
etc…(récit objectif)
- Les conséquences et les mesures de sauvegarde prises conformément au
Manuel des procédures d’urgence (en faisant bien ressortir que rien n’a été
négligé dans les obligations)

0n reprend ensuite, chronologiquement, la description du voyage de façon succincte


jusqu’au port de destination (ou de relâche).

Conclusions
Le rapport de mer est un document juridique, le Capitaine essaiera de couvrir la
responsabilité de l’armateur, et la sienne propre, par des réserves et des
protestations. Il se réservera aussi le droit de développer ultérieurement certains
points si besoin est.

Enfin la formule finale donne au rapport une certaine solennité : elle n’ajoute rien à la
valeur juridique du document, mais on ne doit pas y déroger.

La conclusion se termine toujours par cette formule :


«  J’affirme le présent rapport sincère et véritable et, me réservant le droit de
l’amplifier si besoin est. », Il ne faut pas y déroger.

Fait à …………………………………….le ………………………………………….

Signature du Capitaine

SIGNATURE DES TEMOINS

Remarquez bien qu’en Algérie, il n’est pas demandé de faire signer le rapport par
des témoins éventuels de l’incident rapporté par le RM. Donc il n’est pas nécessaire
de faire suivre la signature du Capitaine de la signature des témoins sauf dans le cas
de l’abandon du navire où les principaux de l’équipage consultés apposent leur
signature à la fin du rapport.

LES CONCLUSIONS :
1/- Réserves générales :

Cette réserve doit être utilisée quand c’est impossible de faire l’inventaire complet
de tous les dommages.

Exemple : « pour préserver mes intérêts et de ceux des ayant droits, je fais d’ores et
déjà les expresses réserves quant aux avaries subies et celles qui peuvent être
constatées ultérieurement au navire et/ou à la cargaison ».

2/-Réserves particulières :

a- Avarie particulière :
Exemple : je fais d’ores et déjà les réserves quant aux avaries subis à la
machine et aux conséquences de celles-ci.
b- Abordage (abordé):
Exemple : je proteste contre le capitaine d’IBN ROCHD sur les différentes
manœuvres effectuées et la non application de la règle 18 du règlement international
pour prévenir les abordages en mer de 1972.
Je fais les expresses réserves quant aux avaries subies par mon navire et la
cargaison et/ou qui peuvent être constatées ultérieurement et les dépenses qui
peuvent en découler.

c- Abordage (abordeur) :
Exemple : Voir conclusion de l’abordé. Il faut toujours prendre comme Règle
de ne jamais se considérer comme fautif même si on le pense vraiment. Dans bien
des cas, un navire estime être l’abordeur et en fin de compte il se retrouve abordé et
vice-versa.

d- Avaries communes :
Il faut qu’il y est des sacrifices consentis, soit des dépenses extraordinaires
soit une partie de la cargaison ou de navire (échouement) dans l’intérêt commun du
navire et de la cargaison.
Exemple :
Attendu que les sacrifices ont été faits pour le salut commun et peuvent
donner lieu à un règlement d’avarie commune, je fais toutes les réserves pour
sauvegarder les intérêts de qui de droit dans le règlement des dites avaries et je
déclare dés à présent que les marchandises ne seront délivrées aux différents
destinataires qu’après payement d’une contribution provisoire d’avarie.

e- Navire Assistant :
Il faut insister sur la situation du navire assisté et son état de
navigabilité.
Exemple : Considérant la position périlleuse dans laquelle se trouvait le
navire prés d’une cote inhospitalière dérivant au milieu du violent courant qui régnait
dans ses parages et du mauvais temps tenace, je fais toutes réserves pour
sauvegarder mes intérêts et ceux qui de droit dans le règlement des indemnités
dus au remorquage et la perte de temps. Je fais également toute réserve pour les
avaries que l’on pourrait découvrir par la suite au navire et à la cargaison et ayant
pour cause les violents tangages et roulis éprouvés pendant la traversée et les
différentes allures prises pour porter secours au navire XXXX.

f- Navire Assisté :
Il faut prendre comme règle de ne jamais justifier une demande d’assistance.
Ce faisant vous arrangez les affaires de l’Assistant pour obtenir une rémunération
importante. Il ne faut pas détailler la situation du navire et essayer de donner le
minimum d’information. Relater les efforts que vous avez consentis pour rendre facile
le déroulement en toute sécurité de l’assistance. Minimisez les services rendus par
l’Assistant.

Dans tous les cas, la conclusion suivante doit être faite :


Je déclare mon rapport sincère et véritable et me réserve le droit de l’amplifier si
besoin est.