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CHAPITRE I : LES PRINCIPALES PHASES DE LA

CONSTRUCTION

I – 1 - GENERALITES

Pour construire une maison quelconque, il faut connaître le type de construction que
vous devez faire : pour cela, vous devez connaître les caractéristiques du terrain sur lequel
sera réalisée votre maison. Une étude approfondie sera faite avant le début de la
construction. Pour faire cette étude, vous aurez besoin de plusieurs documents à savoir : un
titre foncier, un avant projet, un projet, un permis de construire et éventuellement les
différents plans permettant de mettre en place la construction.

I – 2 - LES PRINCIPALES PHASES DE LA CONSTRUCTION

a- AVANT PROJET : c’est une étude préliminaire qui définit les grandes articulations
d’un projet de construction.
b- LE PROJET : c’est l’ensemble des études qui permettent de réaliser la construction,
il comprend : les documents graphiques ou dessins et les pièces écrites.
c- LE TERRASSEMENT : il consiste à effectuer les déblais et les remblais de terres
soit à l’aide d’engins mécaniques, soit manuellement.
d- LE GROS ŒUVRE : il sert à la réalisation des travaux de maçonneries et de
charpente, à savoir : les fondations, les élévations de murs et la réalisation de la
couverture de la construction.
e- L’EQUIPEMENT : c’est la phase qui consiste à équiper la construction des
appareils électriques, de plomberies et divers autres équipements.
f- L’AMENAGEMENT : c’est la phase qui consiste à réaliser les espaces de jeux, des
canalisations et de fournir le mobilier nécessaire pour la construction
I – 3 - LES DIFFERENTS INTERVENANTS A L’ACTE DE CONSTRUIRE

Plusieurs personnes participent à l’acte de construire à savoir : le client, l’architecte,


les ingénieurs, les entreprises.

a- LE CLIENT : c’est celui qui possède le terrain sur lequel la construction doit être
réalisée ; il est aussi appelé maître d’ouvrage.
b- L’ARCHITECTE : c’est celui qui s’occupe de produire tout les documents
graphiques et les différents devis ; il est aussi appelé maître d’œuvre.
c- LES INGENIEURS : ils sont chargés de faire toutes les études techniques du projet
à savoir les calculs permettant de réaliser tout les éléments porteurs de la
construction.
d- LES ENTREPRISES : elles s’engagent à fournir la main d’œuvre ouvrière après
avoir signé un contrat avec le maître d’œuvre. Communément appelé entrepreneurs.
I – 4 - LES METIERS DE LA CONSTRUCTION DE BATIMENTS ET TRAVAUX
PUBLICS

A- LES CORPS D’ETATS


Les différents corps d’états exerçant les métiers de la construction de bâtiments et
travaux publics sont : les architectes, les ingénieurs, les entreprises, les ouvriers (maçons,
ferrailleurs, manœuvres), les ouvriers spécialisés, les ouvriers qualifiés, les plombiers, les
électriciens, les peintres, les charpentiers, les menuisiers etc.

B- ORGANISATION DE L’ENTREPRISE MODERNE


L’organisation d’une entreprise moderne nécessite une bonne synchronisation et une
bonne structuration des personnes dirigeant l’entreprise. Pour cela, il faudra : une direction
générale et les différents services de l’entreprise.

a- LA DIRECTION DE L’ENTREPRISE
Cette direction est commandée par un directeur général qui peut être privé ou
travaillant pour le compte d’un groupe de personne. Il est assisté ; d’un secrétaire de
direction qui assure la rédaction des différents documents administratifs et techniques, d’un
comptable qui assure le service financier.

b- LES DIFFERENTS SERVICES


Dans les autres services ont avoir :

- Le service technique : qui assure la rédaction, l’étude des documents techniques des
travaux à réaliser par l’entreprise.
- Le service du personnel : qui gère les différents ouvriers et manœuvres participants à
l’acte de construire.
- Le service de sécurité : qui assure la protection des biens et des personnes de
l’entreprise.
- Le service de santé : qui assure le suivi médical de tout le personnel de l’entreprise.
CHAPITRE II : NOTION DE GEOLOGIE

II – 1 – GENERALITES

La géologie est l’étude de la terre dans sa composition, sa structure, son histoire et


son évolution. Elle analyse l’environnement de l’homme c’est-à-dire le monde minérale.

a) Le cycle de l’eau

Le cycle de l’eau contribue à l’érosion des roches primitives et dépose les sédiments
au fond des fosses marines formant ainsi les roches sédimentaires. Ces roches sont alors
composées d’une superposition de couches ou strates d’âges. Schéma.

b) Structure physique de la terre

La terre est une sphère aplatie aux deux pôles de rayon R= 6360 km aux pôles ; R =
6380 km à l’équateur. Elle a une densité moyenne de 5,52 qui augmente avec la
profondeur de 1°C/33m ; soit une température de plus de 5000°C au centre de la terre.

SIAL

Lithosphère 60km Ecorce

SIMA Enveloppe ou manteau

Pyrosphère 940km

Barysphère 3370 km NIFE Noyau

II – 2 – CLASSIFICATION DES ROCHES

a) Les roches éruptives : ce sont des roches à texture grenu c’est-à-dire formées
entièrement de cristaux. Exemple : quartz, les feldspaths et à texture vitreuse c’est-à-
dire formées de la pâte amorphe sans aucun cristal. Exemple : les ponces, les
obsidiennes.

b) Les roches sédimentaires : ce sont des roches détritiques formées par


l’accumulation des débris d’autres roches. Exemple : cailloux, graviers, sables, les
falcons qui sont des sables de débris de coquilles et de graviers de calcaires.
c) Les roches plastiques : ce sont des roches formées d’éléments microscopiques
provenant de la désagrégation d’autres roches. Ce sont surtout des silicates
d’alumines hydratés provenant de la composition des feldspaths des roches éruptives.
Ces roches forment une pâte malléable avec l’eau. Exemple : kaolin, argile, schiste,
marne, latérite.

d) Les roches salines : ce sont des dépôts formés à la suite de l’évaporation des
lagunes. Exemple : gypse, sel gemme.

e) Les roches organiques : ce sont des roches formées par la décomposition


d’accumulation des cadavres d’être vivants animaux ou végétaux. Exemple : houille,
lignite, tourbe (végétal), pétrole, liturne.

f) Les roches métamorphiques : ce sont des roches formées de la composition


d’autres roches. Exemple : gneiss = feldspaths + quartz, micaschiste = mica +
schiste, mica quartz = mica + quartz.
CHAPITRE III : LES SONDAGES

III – 1 – GENERALITE

Quelque soit le terrain sur lequel on a l’intention de construire et surtout s’il s’agit
d’une construction de moyenne ou de grande importance, on ne doit pas se contenter de
connaitre la couche superficielle du sol. C’est pourquoi dans certain cas, on a recours à des
sondages qui permettent de connaitre non plus la couche superficielle seule, mais les
couches profondes sur lesquelles on doit bâtir. Cette mesure de sécurité est absolument
indispensable dès qu’il s’agit de bâtiment important. Nous allons étudier les différentes
méthodes employées pour connaitre les sols : examens superficiels et examens profonds
appelés communément sondages.

III – 2 – EXAMENS SUPERFICIELS

Pour les constructions légères, telles que les maisons individuelles, il n’est pas
nécessaire de faire les fouilles très profondes, des sondages à la main suffisent le plus
souvent à moins qu’on ne soit sur un terrain vraiment douteux. On utilise dans ce cas deux
types de sondages : le sondage superficiel à la main et le sondage en profondeur.

a) Sondage superficiel à la main

Cet examen permet d’examiner les différentes couches en creusant un puits profond
de plusieurs mètres. Pendant le creusement, toutes les précautions doivent être prises pour
éviter les éboulements de terre. Cette analyse permettra de traverser des couches résistantes
et épaisses. On peut aussi trouver, sous une couche dure de l’eau ou une cavité naturelle.

b) Sondages en profondeur

Pour des sondages à faible profondeur (4m) maximum, on emploi la sonde Palissy
qui possède à une extrémité une cuillère à manche tarière et à l’autre un trépan plat. Un
tourne à gauche permet de manœuvrer par percussion (trépan) ou par rotation (tarière). Il est
nécessaire de temps à autre de dégager la terre désagrégée par la tarière ; celle-ci est
remplacée par une cuillère qui remonte à la surface les échantillons des roches traversées,
permettant ainsi l’examen des différentes couches.

III – 3 – EXAMENS PROFONDS

a) Le compressimètre

Une masse ou mouton coulissant sur une monture métallique tombe d’une certaine
hauteur sur la tête d’une tige de section donnée et l’enfonce dans le sol. Une graduation sur
la monture permet de contrôler la vitesse de l’enfoncement et d’estimer la résistance des
couches traversées.
b) Le pénétromètre

Plus perfectionné, il indique la résistance du terrain. Un tube est enfoncé dans lequel
coulisse une tige pointue pénétrant dans le sol sous l’action d’une presse. De cette façon, on
évite l’erreur due au frottement contre la terre.

c) La table de Vicat

Cette table est constituée d’une plate forme et d’un pied central unique, le tout
solidement assemblé. Ce pied est posé sur le sol à éprouver, l’ensemble est maintenu sans
être soutenu. La plate forme ainsi amarrée est chargée jusqu’à ce que le pied s’enfonce dans
le sol. Cet enfoncement ne doit pas dépasser 1cm, il est alors facile de calculer la résistance
théorique du sol.
CHAPITRE IV : LA CONSTRUCTION EN MAÇONNERIE

IV – 1 – GENERALITE

Les principaux matériaux entrant dans une construction sont lourds et leur transport
sur de longues distances coute chère. C’est pourquoi, on a souvent choisi des matériaux
locaux et à fabriquer des produits sur place. C’est ainsi qu’on distingue : les matériaux
naturels résistants et les matériaux artificiels.

IV – 2 – LES MATERIAUX NATURELS RESISTANTS

Ce sont des matériaux qui proviennent des différentes roches pour servir à la
réalisation des ouvrages en maçonneries. On distingue aussi le bois et les fibres végétales.

a) Les pierres : ce sont des matériaux assez durs et non poreux, employés sous forme
de pierre de taille ou de moellons.

b) Les granulats : ce sont des matériaux inertes de petites dimensions provenant soit de
la décomposition, soit du concassage des roches. On distingue dans cette catégories
les granulats naturels (le sable, gravier) et les granulats artificiels (la pouzzolane, les
laitiers, mâchefers).

c) Le bois et les fibres végétales : ce sont des matériaux qui proviennent de nos
forêts ; ils sont utilisés sous forme de poteau, poutre, planche, latte, copeau, paille,
sciure de bois.

IV – 3 – LES MATERIAUX ARTIFICIELS

Ce sont des matériaux qui proviennent de la composition des produits naturels qu’on
trouve dans le sol (les produits céramiques et les produits de béton).

a) Les produits céramiques : ce sont des matériaux artificiels obtenus par cuisson
d’argile. On distingue plusieurs types de produits céramiques tels que : les produits
poreux ordinaires (les briques, les tuiles, les boisseaux) ; les produits poreux
réfractaires (briques pour foyer) ; les produits poreux supérieurs (demi-grès) ; les
produits céramiques vitrifiés (grès cérame, carreaux, tuyaux, briques de pavages).

b) Les produits de béton : ce sont des matériaux qui résultent de la prise et du


durcissement d’un liant mélangé à un granulat. les composants qui donnent d’après le
granulat employé des mortiers ou des bétons sont tassés ou vibrés dans les moules de
formes diverses suivants les produits fabriqués ; c’est ainsi qu’on distingue : les
parpaings ou agglos, les hourdis pour planchers, les briques et blocs de terre
compressée, les poutrelles, les briques pleines, perforées, plâtrière creuse, les tuyaux
de ciment, les boisseaux pour conduit de fumée, l’amiante de ciment.
CHAPITRE V : LES MATERIAUX DE LIAISONS

V – 1 – GENERALITES

Les liants sont des éléments actifs utilisés mélangés à l’eau pour lier ensemble les
granulats et donner les mortiers ou les bétons.

Ils sont caractérisés par les transformations qu’ils subissent après évaporation d’une
partie de l’eau de gâchage et par les modifications physiques et techniques qui leur
permettent d’adhérer au matériau employé.

Les liants ne durcissent pas tous de la même façon, c’est ainsi qu’on distingue : les
liants aériens et les liants hydrauliques.

V – 2 – LES LIANTS AERIENS

Ce sont des liants qui ont besoin d’air pour que se produisent leurs combinaisons
chimiques. Ils sont fabriqués à partir de calcaire pur contenant au moins 90% de carbonate
de calcium. Exemple : chaux maigre, chaux grasse ; la température de cuisson est de 900 à
1000°C.

V – 3 – LES LIANTS HYDRAULIQUES

Ce sont des liants qui mélangés aux granulats et additionnés à l’eau servant à réaliser
des mortiers et des bétons. Ils servent à lier des matières solides inertes (sables, graviers,
cailloux) et font prise et durcissent sous l’air et sous l’eau. On distingue comme liants
hydrauliques : les chaux et les ciments.

a) Les chaux hydrauliques

Ce sont des produits obtenus après cuisson d’un mélange de calcaire (80 à 95%) et
d’argile (5 à 20%) à une température comprise entre 850 et 1000°C. on distingue dans ce
type de liant hydraulique : les chaux hydrauliques naturelles et les chaux hydrauliques
artificielles (XHN ; XHA).

Remarque : les chaux obtenues à partir de clinker sont des ciments amaigris, la résistance
en compression à 28 jours est de 10Mpa ; la plus part des chaux hydrauliques utilisées sont
artificielles. Les chaux sont caractérisées par leur teinte claire, leur prise lente, leur faible
chaleur d’hydratation et leur plasticité à l’adhérence. Elles sont utilisées en maçonneries
(pour la pose des briques, d’agglomérés, de moellons). En enduits intérieurs et extérieurs
(décoratifs, classiques). Pour les travaux de couverture (scellements au mortier de chaux des
tuiles de faitage et de rive).
b) Les ciments

Ils sont obtenus à partir d’un mélange de calcaire (75 à 95%) et d’argile (5 à 25%)
cuit à une température comprise entre 1400 à 1500°C. certains produits sont ajoutés au
ciment pour améliorer certains de ces caractéristiques à savoir :

- Le gypse (2 à 3%) pour régulariser sa prise ;

- Le clinker, la pouzzolane, le laitier de hauts fourneaux, les cendres et les fillers.

On distingue des ciments à prise lente et à prise rapide, sa résistance normale à 28


jours varie de 32,5 à 52,5Mpa. Il est soumis à deux types d’essais (prise et consistance). On
peut citer avec symbole les ciments suivants : CPA ; CPJ ; CPAZ (Ciment Portland à la
Pouzzolane) ; CPZ ; CHF ; CLK ; CLX ; CPF (Ciment de Fer) ; CPA LC (Ciment Portland
au Laitier et aux Cendres) ; CPAL ; CN ; CM.

Au Cameroun, le ciment utilisé sur le marché servant à la construction de nos maisons c’est
le CPJ 35.
CHAPITRE VI : IMPLANTATION

VI – 1 – DEFINITION

L’implantation est un procédé qui permet de déterminer sur le terrain l’emplacement


de la construction. Il a pour but de situer la position des murs de façade, de refend, de
pignons et des poteaux en béton armé pour effectuer les fondations.

VI – 2 – LES DIFFERENTS POINTS DE REPERE

Pour faire une implantation, le constructeur à besoin :

- D’un plan de situation ;

- D’un plan de masse ;

- D’une vue en plan de fondation et du 1er niveau ;

- Des coupes du bâtiment.

La réalisation de l’implantation se fera suivant les références ci-après :

- Un alignement de référence (limite des propriétés, bordure de trottoir, axe de rue,


alignement de bâtiment voisin) ;

- Un repère de hauteur (dessus de bordure, axe de rue, bouche d’égout, borne avec
altitude donnée).

VI – 3 – INSTRUMENTS UTILISES

On a besoin pour une implantation des matériels et instruments suivants : des jalons,
des cordeaux, un niveau à bulle d’air ou à caoutchouc, une équerre en bois ou en métal, une
équerre à prisme ou à lunette, un ruban en acier, des chaises d’implantation (d’angles, de
refends, continues).

NB : le procédé de retour à l’équerre permet de déterminer les mesures de l’angle droit


d’une construction. Ce procédé peut se faire à l’aide d’une équerre optique ou à lunette et
par la méthode 3 ; 4 ; 5 ; ou ces multiples respectant la somme du carré d’un triangle
rectangle à savoir que a2 = b2 + c2.

VI – 4 – PROCEDE DE REALISATION DE L’IMPLANTATION

Avant de réaliser une implantation, il faut :

- Le décapage en découvert de la bonne terre manuellement ou mécaniquement ;

- Prendre en compte les éléments de référence pour l’alignement et le nivellement ;


- Placer les chaises avec traverses de niveau entre elles et placées pour les angles ;

- Contrôler les diagonales ;

- Positionner les cordeaux d’alignement des différents murs.

NB : les poteaux et les semelles isolés sont implantés suivants leurs axes.
CHAPITRE VII : LES TERRASSEMENTS

VII – 1 – GENERALITES

Les terrassements pour les bâtiments constituent les travaux préparatoires de


l’infrastructure des bâtiments. Ils permettent d’établir la plate forme du niveau inférieur
d’une construction. Il peut se faire manuellement ou mécaniquement. Les déblais consistent
à creuser dans le sol et à dégager les terres. Les remblais consistent à prélever des terres, les
transporter et combler les cavités. Le décapage des terres consiste à enlever la terre arable
pour la stocker provisoirement.

VII –2 – LES FOUILLES

On distingue trois types de fouilles :

- Les fouilles en rigoles : L ≤ 2.00m ; H ≤ 1.00m ;

- Les fouilles en tranchés : L ≤ 2.00m ; H > 1.00m ;

- Les fouilles en excavations : L > 2.00m ; H > L/2.

Les fouilles en rigoles en générale reçoivent des fondations courantes des bâtiments
ou des canalisations. Les fouilles en tranchées sont utilisées pour construire des égouts,
pour faire des reprises en sous œuvres ou pour des fondations profondes.

VII – 3 – TABLEAU DE CLASSIFICATION DES TERRAINS

Les terrains sont classés selon les difficultés d’extractions des terres.

Désignations Nature des terres Angle du talus Foisonnement


naturel (coefficient)

Terrain ordinaire Sable 10 à 25° 1,1 à 1,2

Gravier 30 à 40° 1,25

Terre végétale 30 à 50° 1,1 à 1,25

Terrain semi Cailloux 40 à 50° 1,5


compact ou moyen

Terrain compact Argile 30 à 50° 1,5

Marne 30 à 45° /

Roches Grès tendre 50 à 90° 1,5 et +

Roches diverses
On appelle angle de talus naturel d’un sol, l’angle que fait le sol avec l’horizontale
lorsqu’il est versé librement sur un sol plan. Le foisonnement des terres est l’augmentation
du volume apparent des terres.

VII – 4 – MODES OPERATOIRES DES TERRASSEMENTS

Avant de réaliser un terrassement, il faut :

- Faire une implantation après décapage de la terre arable ;

- Faire le piquetage pour avoir les alignements et nivellements ;

- Excaver suivant le type de procédé adopté.

NB : le blindage des terres consiste à maintenir provisoirement les parois d’un talus ou
d’une tranchée pour assurer la sécurité au cours des travaux de terrassement. Les engins
utilisés sont : les pelles hydrauliques ; les chargeuses ; les engins de transport ; les
niveleuses ; les scrapers ; les dozers. Ceci pour le terrassement mécanique. Les matériels
utilisés sont : les pics ; les pioches ; les brouettes ; les pelles ; les marteaux pneumatiques ou
électriques.
CHAPITRE VIII : LES FONDATIONS

VIII – 1 – GENERALITES

Une construction doit être en équilibre par rapport au sol. Les actions qui s’exercent
sur la construction sont : les forces dues à sa masse (force d’attraction de la terre), les forces
dues au vent, à la neige, à la chaleur solaire ; des forces de contact du sol sur la partie de la
maçonnerie qui porte le nom de fondation.

La fondation d’un bâtiment est un ouvrage qui repose sur un terrain et qui transmet
au sol toutes les sollicitations dans de bonnes conditions de façon à assurer la stabilité de
l’ouvrage.

VIII – 2 – ROLES DES FONDATIONS

Les fondations ont pour rôle de transmettre au sol les effets suivants :

- Les charges permanentes (poids propre des murs, planchers, etc.)

- Les charges d’exploitations (surcharges des personnes, meubles, etc.)

- Les actions climatiques (forces du vent)

- Les forces obliques (poussées des terres, les frottements)

- Les forces verticales sous pression.

Les fondations doivent être stables pour cela, le terrain d’assise ne doit pas se tasser
grandement sous les massifs de fondations. Les tassements doivent rester négligeables de
l’ordre de quelques centimètres.

On appelle tassement l’affaissement de la fondation sur le sol d’assise. On appelle


tassement instantané : le tassement qui se produit pendant la construction de l’ouvrage. On
appelle tassement différé : le tassement qui évolue dans le temps.

VIII – 3 – LES DIFFERENTS TYPES DE FONDATIONS

Plusieurs facteurs interviennent dans le choix du type de fondation tel que :

- La nature et l’homogénéité du bon sol ;

- La profondeur du sol d’assise ;

- Le type d’ouvrage à construire (maison individuelle, immeuble) ;

- La présence des constructions voisines ;

- La présence de l’eau dans le sol ;


- L’environnement ;

- La mise en œuvre.

Suivant la résistance des fondations, on peut classer :

- Les fondations superficielles (rigoles, semelles filantes, semelles isolées, radiers).

- Les fondations semi-profondes (puits) ;

- Les fondations profondes (pieux) ;

- Les fondations spéciales.

VIII – 4 – LES FONDATIONS SUPERFICIELLES

Ce sont des fondations à faible profondeur sans ou avec peu d’armature (profondeur
≤ 1.00m). On distingue dans ce type ; les rigoles, les semelles filantes, les semelles isolées
sous poteaux et les radiers.

a) Les fondations superficielles par rigoles

Elles ont pour rôle de supporter de faibles charges des murs continus porteurs ou non.
La profondeur est faible ≤ 1.00m et les fouilles sont en rigoles, généralement dosé à 250kg/
m3. La mise en œuvre est facile et rapide mais les variations de charges peuvent provoquer
les tassements différentiels. La charge agissante doit être centrée sur la largeur de la
fondation pour obtenir une répartition uniforme sur le sol de fondation.

b) Les semelles filantes

Ce sont des semelles à murs porteurs car les murs sont suffisamment résistants pour
supporter le poids de la construction et des planchers. Sa longueur est de 2 à 15 fois la
largeur. On distingue deux types de semelles filantes : les semelles continues sous poteaux ;
les semelles continues sous murs. Ces semelles peuvent être armés ou non.

c) Les semelles isolées

C’est un système constructif sur poteaux – poutres ; ici, les murs jouent le rôle de
remplissage car les semelles supportent les charges concentrées (poteaux isolés ; les poteaux
d’angles, de rives, intérieurs, jumelés). La semelle isolée travaille dans les deux sens et sont
de plusieurs formes (carré, rectangulaire, circulaire).

d) Les radiers

Le radier est constitué par une semelle générale qui couvre toute la surface du sol du
bâtiment et parfois déborde. Le radier se justifie si on à :

- Une faible capacité portante du sol ;

- Une charge du bâtiment élevée ;


- Les semelles très rapprochées ;

- Un sol résistant à grande profondeur ;

La solution du radier est envisageable si :

- Le bâtiment est chargé systématiquement ;

- La poussée d’Archimède due à la présence de l’eau ne risque pas de faire remonter


l’ensemble.

VIII – 5 – LES FONDATIONS SPECIALES

Parmi les fondations spéciales nous pouvons citer : les fondations anti vibratiles ; les
fondations par congélations ; les fondations après épuisement.

a) Les fondations anti vibratiles

Ces fondations ont pour but d’isoler le bâtiment contre :

- Les vibrations occasionnées par la circulation ;

- Les vibrations et les trépidations des machines.

Le principe est d’isolé les fondations du bâtiment et les massifs supportant les machines du
sol environnant. Elles sont établi sur un matelas isolant (sable, caoutchouc).

b) Les fondations par congélation

Dans le cas des forages et des puits de fondations en terrain aquifères, on procède par
congélation : on enfonce dans le sol autour du puits à environ 50cm de celui-ci des tubes
espacé de 1.50m à 2.00m dans lesquelles circulent un liquide réfrigérant (15 à 20°C). Après
ce travail, on laisse le terrain se réchauffer progressivement ou on active le réchauffage par
une circulation de vapeur dans les tubes, ensuite on enlève.

c) Les fondations après épuisements

On les réalise après avoir détourné l’eau au moyen d’un barrage provisoire fait de
batardeaux. Ces batardeaux sont composés de pieux en bois ou en métal et des palplanches
en bois ou en métal ; le tout forme un écran imperméable. On peut alors assécher la partie
intérieure (épuisement) dans laquelle s’effectue le travail. Ce type de fondation est employé
pour les travaux dans les rivières et les fleuves.
CHAPITRE IX : LES MORTIERS

IX – 1 – GENERALITES

Les mortiers sont des mélanges obtenus avec du sable, du liant et de l’eau. De la
proportion des composantes dépendent en grande partie la qualité et la résistance du mortier
mis en œuvre. Le rapport quantité de liant sur quantité de sable prend le nom de dosage. Les
granulats utilisés sont principalement des sables dont les dimensions des grains sont
comprises entre 0,1 et 5mm. Les liants utilisés sont le ciment et la chaux. La quantité d’eau
de gâchage est variable et dépend :

- De la granulométrie du sable employé et de son degré d’humidité ;

- Du dosage du mortier ;

- Du travail à exécuter ;

- De la nature du mortier mis en œuvre ;

- De la température ambiante et des matériaux.

IX – 2 – LES DIFFERENTS TYPES DE MORTIERS

On distingue plusieurs types de mortiers parmi lesquels on peut citer :

- Les mortiers de ciment, de couleur grise, résistant et rigide supportant des charges
importantes, imperméables à l’eau mais se fissurent facilement si le séchage est trop
rapide. Il faut les protéger du soleil, des fortes chaleurs, du vent sec. Peu plastique et
difficile à travailler ;

- Les mortiers de chaux qui prennent la couleur du sable utilisé, moins résistants,
supportant les charges moyennes, moins imperméables à l’eau, respirent, capables
d’absorber et de restituer l’humidité. Ils sont de consistance plastique, grasse et facile
à travailler.

- Les mortiers bâtards sont composés de ciment et de chaux, de qualités intermédiaires,


résistant, imperméable, facile à travailler, plastique et à durcissement agréable ;

- Les mortiers de terre : une partie de sable est remplacée par des terres locales (grains
de 0,1 à 5mm) ce qui permet de leur donner la couleur de la terre, avec la chaux
comme liant ; ils sont souples, onctueux mais ne doivent pas coller ;

- Les mortiers maigres sont des mortiers dont la quantité de liant est inférieure au
volume de sable ;
- Les mortiers gras sont des mortiers dont la quantité de liant est supérieure à la
quantité de sable ;

- Les mortiers moyens ou normaux sont des mortiers contenant en volume une partie
de liant pour trois de sable.

NB : pour certaines utilisations particulières, on emploi des mélanges de liant et d’eau dont :

- Le coulis qui est un mélange de ciment et d’eau, riche en ciment mais assez fluide
pour couler dans les joints, fissures ou trous pour ancrage d’armatures ;

- La barbotine qui est un mélange de ciment et d’eau, très fluide c’est-à-dire moins
dosé en ciment et est appliquée comme une peinture en protection des murs ;

- Le lait de chaux ou badigeon est un mélange de chaux et d’eau. Il est appliqué en


couches ± fins suivant le dosage en chaux sur les murs.

IX – 3 – ROLES DES MORTIERS

Les mortiers ont pour rôles :

- Assurer la liaison des éléments constitutif des murs (agglomérés en béton, briques
pleines ou creuses, moellons de calcaire) ;

- Transmettre les charges par les joints horizontaux, verticaux ou inclinés, des murs
porteurs ;

- Assurer la protection contre les intempéries par les enduits extérieurs ;

- Protéger des infiltrations d’eau et de l’humidité par les enduits sur les murs de sous
sol et arase étanche (barrière capillaire) ;

- Rendre les fosses ou cuvelage étanche en utilisant un adjuvant (hydrofuges) dans le


mortier destiné aux enduits ;

- Revêtir les murs des sous sol par des enduits intérieurs ;

- Niveler les surfaces de béton pour la réalisation des chapes sur les dallages, les
planchers pour recevoir un revêtement de carrelage, de moquette, de dallage
d’ardoise.

IX – 4 – LES CARACTERISTIQUES DES MORTIERS

Les mortiers se caractérisent par :

- Une résistance à l’écrasement, aux chocs, au frottement ;

- Une ouvrabilité du mortier de pose ;

- Une adhérence parfaite au support ;


- Une imperméabilité (peu de fissure) ;

- Une durabilité (résistance dans le temps) ;

- Peu de retrait et faïençage.

NB : l’eau joue un très grand rôle dans la qualité du mortier.


CHAPITRE X : LES BETONS

X – 1 – GENERALITES

On peut définir les bétons comme une pierre artificielle résultant de la prise et du
durcissement d’un mélange composé de liant, chaux ou ciment, et de matériaux inertes
(sables, graviers, gravillons) et d’eau. Il suffit d’ajouter du gravier ou des cailloux à un
mortier pour obtenir un béton. Un bon béton est fait de bons matériaux mélangés en
proportions calculées très soigneusement pour obtenir une masse homogène.

X – 2 – DIFFERENTS DOSAGES

Le dosage consiste à trouver les quantités nécessaires en sable, gravillon, ciment et


eau pour réaliser 1000dm3 de béton ou 1m3 mis en place. La règle pratique et répandue de
dosage est de mettre 420 litres de sable, 820 litres de gravier pour 1 m3 de béton ; elle est
empirique car elle ne tient pas compte :

- De la nature des travaux ;

- Des matériaux utilisés ;

- De la vibration.

Le dosage doit être établi pour obtenir une résistance escomptée qui se détermine par
des essais de compression. Les bétons peuvent être de granularité continue ou discontinue.

X – 3 – LES ESSAIS

Les bétons sont soumis à deux types d’essais à savoir : l’essai d’ouvrabilité au cône
d’Abram’s et la résistance à la compression.

a) L’ouvrabilité

L’ouvrabilité facilite le coulage dans les coffrages du béton préparé à la bétonnière


ou au malaxeur, l’enrobage des aciers disposés dans les coffrages. Elle est liée à l’aptitude
du mélange plastique à conserver son homogénéité (pas de ségrégation des grains) ; à la
possibilité de moulage sous l’effet d’un serrage du béton par vibration. Elle dépend du
dosage en éléments fins, du dosage en ciment, de la teneur en eau, de la forme arrondie des
granulats et de leur taille. L’ouvrabilité dépend de la plasticité qui se mesure au moyen du
cône d’Abram’s et on peut les apprécier par les valeurs suivantes :
QUALITES DU BETONS AFFAISSEMENT

Béton très ferme 0 à 2cm

Béton ferme 3 à 5cm

Béton mou 6 à 8cm

Béton très mou 13 à 16cm

Béton souple > à 16cm

b) La résistance à la compression

La résistance dépend :

- De la compacité du mélange de granulats c’est-à- dire la compacité ou volume des


pleins par rapport au volume apparent qui est influencée par la forme et la grosseur
des grains, le dosage ou la quantité de sable, de gravillon ou de cailloux ;

- Du ciment utilisé (de sa classe : 35Mpa ; 45Mpa ; 55Mpa), de la quantité de liant ;

- De la quantité d’eau (plus le rapport E/C est grand, plus les résistances chutent car la
pâte de ciment est plus diluée ;

- De la qualité de la mise en œuvre (serrage, vibration interne ou externe du béton) ;

Remarque : la composition du béton doit concilier deux impératifs principaux :

- L’ouvrabilité, avec la quantité d’eau juste suffisante pour ne pas nuire aux
résistances ;

- La résistance, en utilisant le maximum de gros granulat sans nuire à l’ouvrabilité.

X – 4 – LES DIFFERENTS TYPES DE BETONS

On distingue plusieurs types de béton, ceci en fonction de leur mise en œuvre, on peut citer :

- Les bétons de masses réalisés pour des fondations, les gros dallages dont la résistance
est recherchée par l’épaisseur de la couche ;

- Les bétons armé réalisés dans les poteaux, les poutres, les planchers dont la
résistance à la compression est associée à l’acier qui absorbe les efforts de traction
dans les zones tendues des ouvrages réalisés ;

- Les bétons précontraints dont la technique consiste à tendre les fils d’acier et
attendre le durcissement du béton pour relâcher les aciers ;
- Les bétons dits légers (bétons cellulaires, bétons caverneux, bétons de granulats
légers) ;

- Les bétons réfractaires réalisés à base de ciment fondu et s’utilise pour résister aux
températures ≥ 250°C ;

- Les bétons clairs obtenus à partir de ciment super blanc et s’utilisent en


préfabrication pour les éléments de façade et autres éléments décoratifs.

NB : les différents composants du béton jouent les rôles suivants :

- Le sable augmente l’ouvrabilité ;

- Les gravillons, les cailloux diminue l’ouvrabilité et augmente la résistance ;

- L’eau augmente l’ouvrabilité et diminue la résistance ;

- Le ciment augmente l’ouvrabilité et la résistance.

Les bétons sont mis en œuvre manuellement et mécaniquement grâce aux bétonnières et les
centrales à béton.
CHAPITRE XI : LES MURS

XI – 1 – GENERALITES

Les murs sont des ouvrages en maçonnerie ou en béton armé qui servent à délimiter
un espace, un terrain ou une construction. Ils sont généralement verticaux et ont une
épaisseur supérieure ou égale à 15cm mais on peut trouver des cloisons de séparation de
moins de 15cm d’épaisseur (10, 7cm). Ses murs doivent porter des charges des toitures et
des planchers et doivent protéger la construction contre les bruits, les pertes de chaleur,
l’humidité et le feu ; d’après ses données, on distingue des murs intérieurs et extérieurs, des
murs de cage d’escalier ou mur d’échiffre, les murs mitoyens à la limite des propriétés.

XI – 2 – LES MURS EXTERIEURS

Ce sont des murs construit avec des baies qui permettent la communication avec
l’extérieure. On distingue ainsi : la façade principale, la façade postérieure, les pignons. Ces
murs sont des blocs d’agglomérés creux ou bourré qui ont une épaisseur de 15 à 20cm et qui
sont liés par des joints de mortier. Ces joints doivent résister aux charges et à la pénétration
des eaux de pluie. Les murs extérieurs sont généralement revêtus d’un enduit étanche à l’eau
de pluie.

XI – 3 – LES MURS INTERIEURS

Ce sont des murs de refends, des cloisons. Ces murs divisent le bâtiment en plusieurs
locaux ; ils ont une épaisseur de 10cm pour les cloisons et de 15cm pour les refends. Les
cloisons sont des murs de remplissage qui ne sont pas porteur alors que les refends peuvent
être porteurs. Les murs intérieurs ne comportent que les baies portes.

XI – 4 – LES OUVERTURES DANS LES MURS

Elles sont faites dans le but d’accéder à l’intérieur des bâtiments (portes), d’éclairer
et d’aérer les intérieurs (fenêtres, lucarnes), évacuer les eaux à travers les murs
(barbacanes). Schémas.

a) Mise en œuvre des murs

 Pose de la première assise

Elle se fait sur le dallage ou à l’aplomb du mur de soubassement ou bien sur le chainage du
mur de soubassement ou sur la dalle d’un plancher supérieur.

 Traçage au bleu de l’axe du mur, de son épaisseur et de l’axe des ouvertures ;

 Implantation des agglomérés d’angles de la construction ;

 Tirage du cordeau d’un angle à l’autre ;


 Implantation des agglos de jambage c’est-à-dire les tableaux de portes sans
oublier l’épaisseur des enduits de part et d’autre ;

 Pose des agglos intermédiaires dans l’alignement des cordeaux ;

 Vérification de l’horizontalité de la rangé avec une grande règle et le niveau.

 Pose des assises suivantes

 Ne pas monter très hauts les angles et les jambages ;

 Eviter les joints continus ;

 A chaque nouvelle assise, il faut remonter le cordeau et l’aligner sur l’arête


supérieure du parpaing ; il faut également plomber la maçonnerie c’est-à-dire
vérifier à l’aide du fil à plomb la verticalité du mur.

 L’épaisseur des joints tant horizontaux que verticaux doit rester la plus
constante possible (pas très loin de 1,5cm) ;

 Chaque aggloméré doit être ajusté sur le mortier avec un petit coup sec pour
l’assoir.

XI – 5 – LES PAREMENTS EXTERIEURS

Les parements extérieurs des murs doivent résister aux chocs, être étanche et résister
à l’action du vent. Les murs peuvent être enduit ou non ; lorsqu’ils sont enduits, les enduits
rectifient les irrégularités du gros œuvre. Ces enduits permettent la décoration et facilitent
l’entretient. On distingue :

- Les enduits traditionnels qui s’appliquent en deux ou trois couches, généralement


par projection manuelle du mortier avec délai de durcissement entre chaque couche ;

- Les enduits monocouches : ils sont faits à base de mortiers prêts au mouillage, ils
s’appliquent à l’aide d’un matériel de projection en une ou deux passes sans délai de
durcissement.

XI – 6 – MODE DE REALISATION DES ENDUITS TRADITIONNELS

Pour les réaliser, il faut un état d’avancement considérable des travaux du chantier :
la couverture du bâtiment est déjà effectuée ; les appuis des baies sont réalisés ; les
menuiseries extérieures sont placées ainsi que les dimensions entre les tableaux et la hauteur
d’ouverture connue. Les travaux à réaliser sont :

- Montage de l’échafaudage ;

- Préparation du support d’enduit ; on arase les balèvres et les joints de mortier ;


- Percement des trous dans les maçonneries pour faire traverser les serres joints : les
travaux se font dans l’ordre suivant :

a) La couche d’accrochage ou gobetis : elle est réalisée sur toute la surface de la


façade (tableaux des baies, sous linteaux, plein murs, retour d’angle) par projection
manuelle ou à la machine.

b) Le corps d’enduit : ici, une pose des règles est effectuée pour obtenir les arêtes des
encadrements des baies. Les règles d’angles sont placées, la surface est dressée et
doit rester rugueuse, le dressement de la surface est réalisé au fur et à mesure avec
une grande règle (1.50 à 2.00m).

c) La couche de finition : la couche de finition pour être réalisée nécessite souvent


l’humidification du corps d’enduit, l’application du mortier s’effectue en continu à
l’aide de la truelle et de la taloche. La surface est dressée à la règle puis talochée. On
peut avoir plusieurs variantes de parements : les enduits tyroliens, les enduits grattés
ou grésés.
CHAPITRE XII : LES DALLAGES

XII – 1 – GENERALITES

Pour construire la plate forme du rez -de –chaussée, la solution technique du dallage
sur terre plein est la plus simple et la plus économique. Mais dans certains cas, cette solution
est déconseillée, on est obligé de faire recours à d’autre type de dallage.

Le dallage doit fournir une surface plane, rigide, apte à recevoir un revêtement de sol
et les cloisons intérieures. Il doit aussi assurer la protection contre l’humidité du sol et dans
les régions froides, contribuer à l’isolation du bâtiment.

XII – 2 – ROLES DES DALLAGES

Le dallage sur terre plein à pour rôle essentiel de répartir les charges à supporter
(mobilier, personnes), il comprend généralement :

- Un revêtement qui joue le rôle de protection ;

- Un support qui joue le rôle de répartition et d’égalisation des efforts.

XII – 3 – LES FORMES DE DALLAGES

En dehors du dallage sur terre plein qui est le plus simple et le plus économique, on
distingue : les dallages indépendants des murs ; les dallages industriels ; les dallages prenant
appui sur les murs.

a) Les dallages indépendants des murs : ces dallages sont constitués d’une couche de
sable, d’une forme en tout venant, d’un isolant et d’une dalle en béton armé ou non.
Schéma.

b) Les dallages prenant appui sur les murs : de même que le précédent, ils sont
composés des mêmes éléments à savoir une forme en tout venant, une couche de
sable, un film étanche et d’une dalle en béton armé ou non. Schéma.

c) Les dallages industriels : contrairement aux deux autres, les dallages industriels sont
constitués de gros béton, de pierres cassées, de béton caverneux en plus des couches
de sables et des isolants. Schémas.
CHAPITRE XIII : LES PLANCHERS

XIII – 1 – GENERALITES

Les planchers en béton armé sont des ouvrages plans horizontaux, porteurs prenant
appui sur les murs du sous sol ou de l’étage, les poutres. Ils ont pour rôles essentiels :

- De transmettre les charges et surcharges verticales aux murs, poutres, poteaux, etc. ;

- De constituer un support rigide et stable pour les revêtements appliqués (en face
supérieure et inférieure) ;

- D’écran permettant le confort de l’habitant par une isolation thermique, acoustique et


contre l’humidité ;

- De déterminer les niveaux du bâtiment ;

- De permettre le passage par des trémies ou ouvertures dans les planchers pour :
escaliers ; ascenseurs ; ventilation et conduits de fumées ;

- De la plate forme porteuse pour étage considéré ;

- De constituer une aire utilisée pour le stockage, la circulation intérieure, l’habitation.

XIII – 2 – LES DIFFERENTS TYPES DE PLANCHERS

On distingue plusieurs types de planchers à savoir :

- Les planchers sur dalle simple ou pleine ;

- Les planchers avec nervures ;

- Les planchers avec hourdis et nervures ;

- Les planchers avec poutrelles préfabriqués ;

- Les prédalles ;

- Les planchers préfabriqués.


CHAPITRE XIV : LES COFFRAGES

XIV – 1 – GENERALITES

On réalise les coffrages lorsque nous sommes amené à réaliser avec du béton des
ouvrages aux formes définies avec précision. On peut citer par exemple : les poteaux ; les
planchers-dalles, les poutres, les voiles, les éléments préfabriqués, etc. il s’agit ici, de
mouler le béton donc de concevoir et réaliser des coffrages et des moules.

XIV – 2 – LES MATERIAUX DE BASE

Les matériaux de base des coffrages peuvent être : le bois, les matières plastiques, le
métal, les bois et plastiques, le métal et plastique, le bois et métal, le béton. Les coffrages
véritables moules sont susceptibles d’être : horizontaux, verticaux, inclinés ou courbes.

XIV – 3 – PRINCIPES ET REGLES DE CONSTRUCTION

Compte tenu des facteurs qui influencent la poussée due au béton frais, des principes
de constitution des coffrages, des matériaux constitutifs des dits coffrages ; un bon coffrage
doit être :

- Stable et résistant ;

- Durable ;

- Etanche ;

- Insensible ;

- Transportable ;

- Sécurisé ;

- Adaptable ;

- Facile à la fabrication ;

- Rentable ;

- Réglable ;

- Bonne qualité de parement.

Pour remplir entièrement ses fonctions, les coffrages sont soutenus par des éléments
de raidissements tels que : les étais ; les serres joints ; les butons ; les entretoise ; les taquets.
CHAPITRE XV : LE BOIS DE CONSTRUCTION

XV – 1 – INTRODUCTION

Le bois de construction est fourni par l’arbre dont le tissu rempli trois fonctions
principales : Porter les branches ; amener les substances nutritives ; accumuler les réserves
nutritives. En qualité de matériau de construction, le bois possède d’une part toute une série
de propriétés positives :

- Sa résistance mécanique est relativement élevée ;

- Une masse volumique modérée entre 600 et 1000kg / m3 ;

- Une petite conductibilité thermique, se prête facilement à l’usinage. D’autre part, le


bois a aussi une série de défaut. La technologie moderne permet de réduire
considérablement les défauts du bois.

XV – 2 – STRUCTURE DU BOIS

a) Macrostructure (schéma de la coupe du bois).

La macrostructure du bois est toujours examinée suivant trois coupes d’un tronc
d’arbre, à savoir :

- Une coupe tangentielle ou longitudinale ;

- Une coupe transversale ;

- Une coupe radiale.

b) La microstructure

C’est la structure du bois vue au microscope, elle nous permet de constater que le
bois est composé d’un grand nombre de cellules mortes et de cellules vivantes de formes et
de dimensions différentes.

La cellule vivante quant à elle est composée : de l’enveloppe, le protoplasme, la


sève, le noyau.

XV – 3 – LES DEFAUTS DU BOIS

Le bois de construction contient plusieurs défauts parmi lesquels, on peut citer : les
nœuds, les loupes, les cadratures, le cœur étoilé, le bois tordu, les gerçures, le cœur
excentré, le chancre, la frotture, le double cœur, la courbure du tronc, les déformations.
XV – 4 – LES USAGES DU BOIS

Le bois a été employé de tous temps. On l’utilise pour fabriquer les meubles, les
charpentes, les planchers, les portes, etc. toute fois, on ne saurait enlever au bois sa légèreté,
sa souplesse, son élasticité et l’agrément au toucher qui sont ses qualités principales.

XV – 5 – LES DIMENSIONS REELLES DU BOIS DE CONSTRUCTION

Suivant l’équarrissage des bois, on peut les classer de la manière suivante d’après
leurs utilisations :

- Les madriers : 75 x 225 ;

- Les bastings : 65x 165 ; de longueur comprise entre 3 et 7 mètres

- Les planches : 34 x 225 ;

- Les chevrons : 75 x 75 ; 60 x 80 ;

- Les voliges : 13 x 20 de longueur comprise entre 2 et 6mètres ;

- Les lattes : 40 x 80 de longueur comprise entre 3 et 6 mètres.

XV – 6 – APPELLATION COMMERCIALE

On distingue plusieurs types de bois de construction au Cameroun, parmi lesquels ou


peut citer :

- Azobé ;

- Ayous ;

- Okoumé ;

- Doussié ;

- Bété ;

- Acajou ;

- Bubinga ;

- Iroko ;

- Makoré ;

- Moabi

- Ebène ;

- Padouck ; essoula ; miama ; niové ;

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