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‫الجمهورية الجزائرية الديمقراطية الشعبية‬

République Algérienne Démocratique et Populaire


Minstère de l’Enseignement Supérieur ‫وزارة التعليم العالي والبحث العلمي‬
Et de la recherche scientifique
‫ بشــار‬،‫جامـــعة طاهري محمد‬
Université Tahri Mohamed Béchar
‫كلية الهندسـة الكهربــائيــة‬
Faculté de Technologie
Département de genie électrique.

Exposé de module T611

La création d’une micro-entreprise.

 Présenté par : CHAFI Abdel Fettah.

 Année Universitaire : 2019/2020


T611 La creation d’une micro-entreprise.

I. Définition de La micro-enteprise:

Une microentreprise (ou très petite entreprise, TPE), est une entreprise de
faible taille, employant moins de 10 salariés et avec un chiffre d’affaires
annuel limité. Ce type d'entreprise bénéficie généralement de régimes
fiscaux adaptés. Ce sont des acteurs économiques importants dans
certains pays (pays émergents en particulier), ou certains secteurs
économiques.

II. Les étapes de la création d’une micro-entreprise :

Créer une micro-entreprise nécessite de faire aboutir différentes étapes :


1. Une idée :

Trouver une idée à partir des atouts, des intérêts, des goûts et des
motivations ainsi que les grandes tendances. Il n'est pas forcément
obligatoire de trouver une idée innovante pour réussir un projet de
création d'entreprise : une grande majorité des créations d'entreprises qui
réussissent n’est "que" la copie de business existants.

2. Évaluer l’idée de création d'entreprise grâce à un outil


d'évaluation de projet :

Cette étape est indispensable, avant d’aller plus loin dans la construction
d’un projet. En effet, il ne suffit pas d’avoir une bonne idée pour réussir
une aventure entrepreneuriale. Pour optimiser vos chances, vous devez
évaluer et valider votre idée de création d’entreprise. elle permet d'évaluer
le potentiel du projet mais aussi de la capacité à le mener à bien.

3. Réaliser une étude de marché.

Une fois que l’entrepreneur dispose d’une idée d’activité pour démarrer une
entreprise, il devra s’assurer que le marché sur lequel il souhaite se lancer
réponde à ses attentes. Pour cela, il est nécessaire de réaliser une étude de
marché.
L’étude de marché fait partie des étapes clés de la création d’une
entreprise et du business plan. En effet, pour vendre un produit ou un
service, il est nécessaire de cerner le marché sur lequel il sera
positionné. L’étude de marché s’effectue en trois temps :

 détermination de la nature et de la tendance du marché,


 identification des clientèles ciblées,
 analyse de la concurrence.
T611 La creation d’une micro-entreprise.

4. Plan d’affaires :

Réaliser un plan d'affaires ou business plan soit le point complet sur la


stratégie suivie, assorti d'une prévision technique et financière, fort utile
notamment pour trouver des financements

5. Trouver un moyen de financements :

Afin d’encourager davantage la création d’entreprise, l’État algérien a


récemment introduit de nouvelles mesures relatives à la promotion de
l’emploi, ces mesures s’exprime principalement par trois familles de
mesures phares :

A. Les dispositifs d’aide à la création d’entreprise et régimes


d’incitation à
l’investissement :

a) ANGEM
b) ANSEJ
c) CNAC
d) ANDI
B. Laide à l’accès aux financements bancaires :

a. Le fonds de garantie mutuelle des micros crédits


b. Le fonds de caution mutuelle de garantie risques/crédits
jeunes promoteurs
c. Le fonds de caution mutuelle de garantie risques/crédits des
investissements des chômeurs promoteurs âgés de 35 à 50 ans
d. Le FGAR
e. CGCI
f. Les sociétés de capital investissement

6. Choisir un statut juridique adapté.


7. Réaliser les formalités nécessaires auprès de l'administration.
8. Apprendre à vendre, à faire de la qualité, à gérer.

III. Types de financement en Algérie :

La création d’entreprises dépend de multiples facteurs sociologiques,


économiques,
financiers, technologiques, fiscaux, législatifs et institutionnels. Les
pouvoirs publics
accordent une importance accrue au développement des entreprises.
T611 La creation d’une micro-entreprise.

Vu la fragilité naturelle des nouvelles entreprises face à l’enivrement


dans lequel
elles se développent, il est devenu utile de les aider en instaurant des
systèmes publics d’appui à la création d’entreprises en utilisant une
panoplie de leviers: avantages fiscaux,
financement, statuts dérogatoires.
A ce titre, le pouvoir public algérien, conscient du rôle des petites et
moyennes entreprises dans le développement économique, a mené
une politique de promotion13 du secteur de la PME afin de booster la
création de nouvelles entreprises et d’assurer leurs pérennisation et ce
à travers certaines mesures parmi lesquelles la création des structures
d’appui au niveau local. Ces dernières auront pour objectifs de réduire
les contraintes liées au développement des PME, et favoriser
l’émergence d’un environnement propice à leur croissance et au
développement de l’esprit entrepreneurial.

On peut citer :

 ANSEJ : AGENCE NATIONALE DE SOUTIENT DES


JEUNES
 ANDI : AGENCE NATIONALE DE DEVELOPPEMENT DE
L’INVESTISSEMENT
 CNAC : CAISSE NATIONALE D’ASSURANCE CHOMAGE
 PEPINIERE D’ENTREPRISES
 CREDIT BANQUAIRE
 Il existe un autre type de financement qui repose sur les moyens
propres de l’entrepreneur : il se nomme
l’AUTOFINANCEMENT

IV. Formes juridiques de l'entreprise :

Les modalités de création d'entreprises et d'investissement en Algérie


obéissent à des règles clairement définies par le Code du Commerce
ainsi que par les textes régissant
le Centre national du registre du commerce (CNRC)14
.
Avant toute rédaction de l'acte notarié ou de toute inscription auprès
des services du registre du commerce, l'opérateur économique ou le
créateur d'entreprise doit se conformer
T611 La creation d’une micro-entreprise.

aux règles en vigueur, c'est à dire opter pour un secteur donné


d'activité, choisir le lieu
d'implantation de son entreprise, le mode de financement de son
projet et surtout définir la forme juridique de son entreprise.
Il existe plusieurs formes juridiques qui permettent à un porteur de
projet de créer une entreprise qui répond à ses attentes, seul ou avec
des associés. En optant pour telle ou
telle forme juridique, il fixera ainsi le mode d'imposition approprié,
tel que défini par la
législation fiscale, ainsi que les responsabilités et les obligations qui
en découlent.

IV.1. Les différentes formes commerciales des entreprises :

En voulant être son propre patron, et ainsi seul gestionnaire de son


affaire, le
porteur de projet peut choisir entre deux (2) formes juridiques :
L'entreprise individuelle (personne physique) ou l'entreprise
unipersonnelle à responsabilité limitée ou EURL.
L'entreprise individuelle (personne physique) Cette forme d'entreprise
est destinée
en général pour les entreprises de taille modeste ne demandant pas de
statut, sa création est simple.
L'accomplissement des formalités d'inscription au registre du
commerce est rapide à cause de la confusion entre le patrimoine du
créateur et celui de l'entreprise, l'acquittement des dettes de l'entreprise
peut s'étendre aux biens personnels du créateur ; l'immatriculation
au registre du commerce confère la qualité de commerçant à son
créateur.
L'entreprise unipersonnelle à responsabilité limitée EURL est une
société de personne(s) ; le capital social minimum exigé est de 100.000
dinars les biens personnels du
créateur seront distincts de ceux de l'entreprise et il ne répondra de ce
fait des dettes de l'entreprise qu'à concurrence du capital social ;
l'immatriculation au registre du commerce confère la personnalité
morale à l'entreprise et la qualité de commerçant au gérant.

On distingue 5 différentes formes commerciales pour une société, à


savoir :
 Les sociétés à responsabilité limitée (S.A.R.L) : C’est une forme
commerciale qui limite la responsabilité des associés, dont le nombre
peut d’ailleurs varier de 2 à 9. À noter qu’il faut prévoir un capital
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social minimum de 100 000 da (qui vous sera rendu une fois le registre
de commerce créé).
N’oubliez pas les frais du notaire lors de la création du statut (ils ne
dépasseront pas 30000 DA à moins que vous n’ajoutiez beaucoup
d’activités à votre registre de commerce). Exemple : J’ouvre un café-
théâtre, mais je décide de vendre des t-shirts au même endroit,
l’activité de vente de t-shirts devra être ajoutée au R.C, et il faudra
donc payer cet ajout.
Dans une SARL, la responsabilité des associés est limitée à
concurrence des
apports dans le capital social, en clair, si la société venait à mettre la
clé sous la porte, les autorités ne saisiraient pas les biens personnels
des gérants. Il faut également savoir que dans une SARL, tous les
associés peuvent être gérants.
 Les sociétés en nom collectif (SNC) : Société souvent créée par les
membres d’une même famille (SNC Lavalin, Idir & fils etc).
-La responsabilité est illimitée dans une SNC (les biens personnels
peuvent être saisis).
- Tous les associés ont la qualité de commerçants.
Pas de capital social minimum exigé par la loi.
 Entreprise unipersonnelle à responsabilité limitée (EURL) : C’est
une SARL dont le nombre d’actionnaires est limité à un. Elle favorise
l’initiative privée des entrepreneurs individuels auxquels elle permet
d’accéder aux mêmes types d’activités que la SARL, y compris le
commerce extérieur, tout en préservant leur patrimoine personnel qui
reste indépendant de celui de la Société.
Capital social : 100 000 DA.
 Les sociétés par action (SPA) :
-Capital social minimum : 1 million de DA, 5 millions de DA pour être
ouverte à l’épargne publique, à l’image d’Alliances Assurances,
dernièrement.
Deux formes de contrôle : Un conseil d’administration et un directoire.
À noter que la SPA est dirigée par un conseil d’administration qui
désigne :
- un président et un directeur général, ou
- un président directeur général.
 Les sociétés en commandite simple (SCS) : Forme très peu usitée en
Algérie, elle ressemble en de nombreux points à la SNC. Elle est
composée des commandités dont le statut est identique à celui des
associés d’une société en nom collectif, et les commanditaires qui ne
répondent du passif
social qu’à concurrence de leurs apports. Les commandités font office
de commerçants et les commanditaires de bailleurs de fonds.
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Ainsi, toute société qui emprunte l’une des quatre formes est
nécessairement commerciale et elle est soumise au droit commercial
quelque soit son objet, c’est-à-dire son activité, que celle-ci soit
artisanale, libérale ou autres. Cette commercialité formelle s’étend à
tous les actes qu’accomplissent ces sociétés. Lors de la création du
statut de la société (deuxième étape après la dénomination de la
société), sa forme et ses activités de seront mentionnées, de façon à
mettre en place une sorte de carte d’identité de cette entité, l’entreprise
étant une personne morale comme une autre…

V. Les facteurs de réussite ou causes de défaillance des jeunes


entreprises en création :

A. Facteurs de réussite des projets de création d’entreprise :

Les facteurs qui prédisent le succès futur de l’entreprise sont:

 Une bonne dose de motivation : On ne crée pas une entreprise sans


raison précise. Il faut donc se poser, en toute conscience, la question :
« Pourquoi je souhaite créer ? ».
 Pour résoudre un problème personnel ?
 Pour vivre un partenariat ?
 Pour développer une entreprise et en faire, à terme, une entreprise
importante ?
 Pour mettre en pratique une idée qui obsède depuis un certain
 temps ?
 Pour acquérir une indépendance ?
 Pour atteindre une certaine position sociale ?
 Pour exploiter un savoir-faire ?...
 Pour exploiter une opportunité de marché ?

Certaines raisons sont un gage de succès, car il s’agit de motifs


impérieux pour lesquels on est prêt à tous les sacrifices. D’autres
motivations risquent au contraire de se révéler néfastes pour la bonne
préparation du projet, car elles pousseront à monter l'entreprise, quoi
qu'il arrive, sans tenir compte de la réalité.

 Une proximité entre le profil du créateur et l’entreprise créée:


Trouver le projet qui convient à son profil et à ses capacités
d’évolution est une bonne façon d’appréhender une situation de
création d’entreprise.
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 Une localisation proche: Ne pas s’éloigner de ses bases et ne pas se


couperde ses réseaux de proximité.
 L’expérience du métier et du management est un facteur de
succès: L’expérience permet d’obtenir facilement la confiance des
partenaires indispensables (clients, fournisseurs, banquiers…) car on a
déjà fait ses preuves. La connaissance du métier permet d’avancer
rapidement et sûrement. L’accompagnement: être entouré de
professionnels, pouvoir bénéficier de leurs conseils et de leurs aides et
se former au contact de spécialistes de la création d’entreprise sont
autant de conditions permettant au créateur de bien préparer et lancer
son projet dans les meilleures conditions.

CONCLUSION

Créer une entreprise nécessite donc un gros travail de


préparation en amont pour définir le cadre légal le plus
adapté à votre activité. Il s’agit d’un processus complexe
selon le statut juridique de votre société, c’est pourquoi il
convient de vous entourer de professionnels
expérimentés qui vous aideront pour vos démarches et
pour le développement de votre réseau. L’apport d’un
capital social n’est pas obligatoire mais vivement
recommandé pour rassurer votre établissement bancaire
ou vos différents investisseR

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