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s t o i t u res

L e r, a dapter
o v e
ir, rén
Entretenformer
et trans
Introduction

Situées en hauteur, les toitures ne font pas tou-


jours l’objet d’autant d’observations que les autres parties
des bâtiments. Or, la couverture des immeubles joue un rôle
d’importance pour le confort des bâtiments, par exemple en
termes d’isolation ou de prise de lumière. Parfois trop négli-
gé, l’impact esthétique doit être également considéré, en par-
ticulier pour les parties de toitures visibles depuis la rue. A ce
titre, les toitures des immeubles anciens sont souvent riches
de nombreux détails décoratifs qui contribuent à l’originalité
de notre cadre de vie : matériaux de revêtement traditionnels,
lucarnes élaborées, corniches de couronnement moulurées,
ferronneries ornementales, cheminées monumentales… La
préservation et la mise en valeur de ces éléments doit donc
être une priorité.
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Parallèlement, l’intégration des nouveaux besoins
peut conduire à envisager des transformations, par exemple
pour placer des panneaux solaires, créer une terrasse, amé-
nager une toiture verte ou encore transformer des niveaux
de combles en pièce de vie. Le guide fournit dès lors des
conseils pour que les investissements soient réalisés de ma-
nière efficace et dans le respect de l’architecture du bâtiment.
Certains de ces travaux requièrent l’obtention préalable d’un
permis d’urbanisme : il est donc recommandé de se rensei-
gner auprès du Service des Permis d’urbanisme de la Ville.

Bonne lecture !
Table des matières

Introduction 06

L’entretien des toitures 08

Les revêtements des toitures plates 15

Les lignes de jonction et les rives 16

Les couronnements des façades à toiture plate 19

Les corniches 21

Les chéneaux et les conduits d’évacuation des eaux 26

Les éléments décoratifs en métal et en bois 28

Les cheminées 30

Les lucarnes 32

L’isolation de la toiture 36
05

Les dispositifs techniques en toiture 42

L’ajout d’une fenêtre en toiture 46

L’aménagement d’une terrasse en toiture 48

L’aménagement d’une toiture verte 52

La gestion des eaux de pluie 54

La transformation des volumes et l’ajout d’étages 55

Comment trouver le bon entrepreneur ? 59

Quelles sont les autorisations requises ? 61

Quelles sont les aides financières possibles ? 62


Introduction

La toiture constitue le « couvre-chef » de l’immeuble : elle contri-


bue fortement à la perception du bâtiment et à son équilibre archi-
tectural. Son rôle est capital, non seulement sur le plan technique
(évacuation des eaux de toiture), mais également sur le plan es-
thétique. Le guide fournit donc de nombreuses recommandations
pour ces deux aspects, tant pour les toitures en pente que pour les
toitures plates. Chaque grande question est traitée en quelques
pages, avec de nombreuses illustrations.

Mieux vaut prévenir que guérir. La priorité doit donc être consa-
crée à l’entretien : nettoyage, remise en peinture, remplacement
des pièces défectueuses... Les différentes composantes font ainsi Revêtement : couverture Rive : élément de bordure, Chéneau : canal récoltant
principale, par exemple en p. ex. couvrant la jonction les eaux de pluie au pied de
l’objet d’une attention spécifique : les rives de toitures (jonctions tuile ou en ardoise. entre la toiture et les murs. la pente de toiture.
avec les murs), les corniches décoratives, les chéneaux de récolte
des eaux, les couronnements décoratifs en métal ou en bois, les
cheminées, les lucarnes… La mise en valeur des éléments de dé-
cors du « petit patrimoine » est évidemment encouragée.

L’amélioration des performances énergétiques des bâtiments


est aujourd’hui un enjeu crucial. Sont donc ensuite fournis des 07
conseils pour une intégration optimale de l’isolation des toitures.
L’intervention doit être efficace, durable et visuellement respec-
tueuse de l’architecture des bâtiments et de leur contexte.

Les actions impliquant une modification de l’aspect des toitures


sont abordées par la suite, depuis les interventions légères comme Corniche : couronnement Tuyau de descente : conduit Lucarne : fenêtre établie
la pose de panneaux solaires ou de climatiseurs, jusqu’aux mo- de la façade qui soutient vertical d’évacuation des dans un volume en saillie
difications plus lourdes comme l’ajout d’une fenêtre, l’aména- généralement le chéneau. eaux vers le sol. du plan de la toiture.
gement d’une terrasse, la réalisation d’une toiture verte, l’ajout
d’étages. Le fil conducteur est alors le respect de l’architecture
initiale du bâtiment.

En fin d’ouvrage, sont également proposés quelques conseils


pour trouver le bon entrepreneur ainsi que quelques informations
au sujet des aides financières existantes.

Mambron : ligne de jonc- Épi, faîte : pointe ou balus- Cheminée : conduit vertical
tion à la rupture de pente trade de couronnement dé- maçonné pour l’aération ou
d’une toiture mansardée. corative, souvent en métal. l’évacuation des fumées.
L’entretien des toitures

Les différentes composantes de la toiture sont soumises à des proces- Pour faciliter l’enlèvement des mousses accumulées sur les revête-
sus d’usure et d’altération, en particulier pour les parties exposées aux ments, des produits d’imprégnation biologiques peuvent être appli-
agents atmosphériques. Il est donc important de procéder à une inspec- qués quelques jours avant l’opération. Attention : si la toiture est déjà
tion régulière, par exemple en effectuant un contrôle visuel rapproché ancienne, le démoussage peut ne pas être financièrement intéressant
une fois par an. Les sorties sur les toits doivent évidemment s’effectuer par rapport à un renouvellement complet.
avec prudence, en faisant appel à un professionnel en cas de doute
sur la sécurité ou d’absence d’accès facile. Mieux vaut réparer des
petits défauts qui viennent d’apparaître (ardoises déboîtées ou cassées,
tuiles fendues, rives décrochées, membrane d’étanchéité perforée) que
laisser des dégâts plus importants s’installer : des désordres en chaîne
peuvent alors vite se former. Si des dégâts liés à l’humidité sont appa-
rus sur les plafonds des pièces de vie, il convient de réagir immédiate-
ment pour préserver la salubrité du bâtiment.
Les bouchons dus à l’accumulation L’humidité encourage le dévelop-
de feuilles et débris entraînent un ruissel- pement de champignons ou d’in-
lement des eaux sur la façade, d’où des sectes dans le bois. Affaiblies, les
dégâts spécifiques (voir p.26). structures peuvent alors se déformer.

L’écoulement des eaux doit s’effectuer sans obstacle : les poches de


stagnation d’eau augmentent en effet les risques d’infiltration dans les
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structures ou de dégâts sur la façade par débordement/ruissellement.
Outre le contrôle de l’état du revêtement principal, il convient de sur-
Les défauts d’étanchéité (ardoises dé- La tache d’humidité est liée à une veiller en particulier la bonne fixation des solins (éléments de jonction
boîtées) peuvent causer des dégâts dans rupture dans l’étanchéité entre la toi-
les structures de support. ture et la cheminée. avec la maçonnerie – p.16), de la gouttière ou du chéneau de récolte
des eaux, ainsi que des tuyaux de descente (p.26). Les obstacles et
Dans le cas des toitures en pente, la stabilité des structures de support doit bouchons éventuels doivent ainsi être éliminés lors de l’entretien an-
être contrôlée avant une réfection de la couverture. Si la charpente montre nuel. Dans le cas des toitures présentant des formes complexes et/ou
des faiblesses, elle devra être consolidée avant la réalisation d’autres tra- des lucarnes, il faut être particulièrement attentif à tous les éléments de
vaux. Un diagnostic précis doit être établi par des spécialistes. jonction entre les différents éléments.

Si des éléments risquent de tomber La toiture de droite n’a plus été


sur la voie publique, la Ville peut impo- entretenue depuis longtemps et la L’étanchéité au niveau des éléments ponctuels en bois et en métal ne doit pas être
ser des mesures d’office pour rétablir la mousse s’y est développée de fa- négligée : profils de corniche moulurés, contours de lucarnes, consoles, balustrades
sécurité, le coût étant mis à charge des çon peu esthétique. Elle masque les faîtières… Ces éléments doivent être contrôlés périodiquement et repeints ou refixés
propriétaires. éventuels dégâts. si nécessaire. (voir p.28 et p.30).
L’entretien des toitures

Trois grands types de matériaux de couverture ont été traditionnellement Recommandations pour l’étanchéité et la ventilation
utilisés dans l’architecture liégeoise : les ardoises, les tuiles et les feuilles
de zinc. Le choix dépend notamment de la portance de la structure de Du 17e au milieu du 19e siècle, les bâtiments liégeois ont généralement
charpente (tous les matériaux n’ont pas le même poids) et de la pente du été couverts par des ardoises taillées dans le schiste avec des bords droits,
toit. Par exemple, une couverture en tuiles n’est pas opportune sur une de tonalité grise ou noire. Leur mise en œuvre est réalisée sobrement :
pente trop faible : l’écoulement des eaux ne s’y effectuera pas facile- il est donc déconseillé de créer des motifs élaborés dans les couvertures
ment, favorisant les bouchages par encrassement. Il arrive d’ailleurs ré- des immeubles qui n’en disposaient pas à l’origine. A contrario, les par-
gulièrement qu’un même bâtiment soit couvert de plusieurs matériaux ties très inclinées des toitures mansardées de la fin du 19e siècle ont par-
en fonction de la pente des éléments couverts (légère ou prononcée). fois adopté une logique plus décorative (façades de style éclectique) : les
ardoises sont alors mises en œuvre pour créer des motifs décoratifs plus
Lorsque les dégâts se limitent à quelques pièces fendues ou cassées et que complexes : formes en écaille, pose sur pointe…
le reste de la toiture est en bon état, les éléments défectueux sont remplacés
par des pièces de même forme et de même tonalité, qui s’insèrent de ma-
nière naturelle au sein de l’ensemble de la couverture. Des tuiles de remploi
peuvent être récupérées auprès de vendeurs de matériaux de seconde main.

La réfection de la toiture traditionnelle Les recouvrements peuvent intégrer 11


est effectuée avec des ardoises posées des bouches d’aération et des cro-
en assises régulières. chets de sécurité destinés à l’entre-
tien des versants.
Les tuiles cassées ont été remplacées par La toiture combine deux matériaux,
des tuiles de même forme et de même le zinc et l’ardoise, en fonction de la
tonalité. La taille des tuiles est choisie en pente et de la visibilité de la partie
proportion de la dimension de la surface couverte.
à couvrir.

En cas de remplacement total, la recommandation générale est de rester


fidèle au matériau, à la teinte et à la taille d’origine des éléments. Rele-
vons que les travaux de remplacement de la couverture à l’identique sont
Ardoises à motifs variés sur une toiture Les couvertures bitumées imitant
dispensés de permis d’urbanisme. Lors d’un renouvellement complet de mansardée du 19e siècle. Un entretien les ardoises ont un aspect médiocre
la toiture, il est recommandé de stocker quelques tuiles ou ardoises de est nécessaire. et sont peu durables.
réserve, qui pourront être utilisées pour les réparations ultérieures.
Les ardoises naturelles ont une longue durée de vie, un écobilan favo-
En cas de modification de l’aspect de la toiture, un « permis d’impact rable et la mousse s’y développe moins rapidement. Elles doivent donc
limité » peut être imposé. Attention que les règles d’urbanisme imposées être privilégiées en premier choix. Les ardoises artificielles n’ont pas
dans certains périmètres doivent être respectées (schéma d’orientation toutes ces qualités. Elles peuvent néanmoins se justifier si les structures
local, permis de lotir…). Dans la zone protégée en matière d’urbanisme de support ne peuvent supporter un poids trop important. Les matériaux
(centre ancien protégé), la tonalité des matériaux de couverture doit de teinte foncée et de haute qualité doivent alors être privilégiés.
s’harmoniser avec celle des bâtiments traditionnels. Les ardoises sont
par exemple mises en œuvre en petit format pour respecter la tradition.
Les tuiles Le zinc

Au 19e siècle, les tuiles à emboîtement industrielles de teinte foncée Les couvertures en plaques de zinc sont utilisées depuis le 19e siècle,
(noire, grise, brune) sont devenues le matériau de couverture dominant notamment sur les toitures en faible pente pour lesquelles les tuiles et
de l’architecture liégeoise. A partir des années 1920, des tuiles de couleur ardoises ne sont pas adéquates. Nous les rencontrons ainsi fréquemment
orange (terre cuite non teintée) ont également été utilisées, y compris lors sur la partie plus plate des toitures mansardées. Par sa souplesse de mise
de la réfection de bâtiments plus anciens. Dans certaines rues, cela a en- en œuvre et son adaptation à des formes diverses, le zinc se prête par
gendré une diversité des tonalités. La gamme des tailles et des formes est ailleurs bien au recouvrement des toitures courbes ou des éléments de
par ailleurs fort large : ondulées, à rainures, plates… Les finitions d’aspect toiture de formes complexes. Le rendu chromatique est celui d’un gris
mat sont les plus fréquentes à Liège. Les tuiles lisses conviennent mieux à clair, presque blanc. Si le matériau de base peut apparaître plus coûteux,
l’écoulement des eaux et auront une plus longue durée de vie. Les saletés le zinc présente encore d’autres avantages. Il a en effet une très longue
et les mousses s’y accrocheront en outre moins vite. Les tuiles en terre durée de vie. Très résistant, il nécessite des entretiens moins fréquents.
cuite / céramique ont un meilleur écobilan et une plus longue durée de vie Enfin, sa pose s’effectue rapidement. L’étanchéité impose néanmoins un
que les tuiles en béton : elles doivent donc être préférées. Les tuiles sont traitement rigoureux des joints à la jonction entre les plaques.
sujettes aux fendillements et cassures : pour contrer les sources d’humidi-
té, ce risque doit être vérifié lors de l’inspection annuelle.

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Le zinc est un matériau de couver- Pour les toitures à la Mansart, le zinc


ture adéquat pour les toitures aux est recommandé pour les parties su-
formes complexes, les éléments périeures si elles présentent une très
Le maintien d’une couverture en Les tuiles plates d’une villa des courbes ou encore les surfaces fai- faible inclinaison.
tuiles orange est conseillé pour les toi- années 1950 commencent à se désa- blement inclinées.
tures des années 1930 qui en portaient gréger : une intervention s’impose.
dès l’origine.
Les toitures de formes complexes

Certaines toitures liégeoises pré-


sentent des formes complexes : dômes,
tourelles, pavillons… Les éléments de
structure qui les supportent le sont
donc également. Même si l’entretien
de ces toitures est plus exigeant, elles
méritent d’être conservées car elles
La toiture de droite a été refaite à Lors d’une réparation, le panachage confèrent une forte identité aux bâti-
l’identique. Il faut privilégier les tuiles irrégulier de tuiles de couleurs différentes ments qu’elles ornent et protègent.
à double emboîtement de tête et de génère un aspect disharmonieux. Un petit
côté et d’aspect mat, traditionnelles de stock de réserve peut s’avérer utile.
nos régions.
Les revêtements des toitures plates

Les autres matériaux de couverture Les toitures plates ne le sont jamais totalement : une pente minimale
de 2 % doit être maintenue pour garantir l’évacuation des eaux. Dans
Des solutions avec d’autres matériaux (métal plié, chaume, tuiles en nos régions, ce type de toiture s’est multiplié à partir du début du 20e
bois…) peuvent être autorisées, pour autant qu’elles soient respec- siècle, parallèlement à l’apparition de nouvelles techniques construc-
tueuses de l’architecture du bâtiment et du contexte. tives comme les structures en béton armé. Les bétons étant potentiel-
lement poreux, ils ne peuvent pas être laissés sans couche d’étanchéité
de protection. Non visibles depuis la rue, des couvertures en bitume
– appelées « roofing » en Belgique – ont ainsi été utilisées sur de nom-
breuses toitures plates. Leurs surfaces noires présentent l’inconvénient
de s’échauffer fortement au soleil. Des revêtements plus clairs sont
aujourd’hui recommandés : galets blancs, membrane blanche…

Des tuiles en bois couvrent les pi- Les couvertures en chaume ont été em-
gnons et la toiture courbe d’une an- ployées dans les villas du milieu du 20e
nexe récente. Une technique de pose siècle. Leur entretien conserve le cachet
spécifique a été utilisée. spécifique de ces maisons.

Les matières synthétiques sont déconseillées pour la couverture des


bâtiments, en particulier pour les parties visibles depuis l’espace pu- 15
blic : elles se salissent vite et se dégradent rapidement. Les fausses En réfléchissant les rayons solaires, les La couche d’isolants placée au-des-
surfaces claires limitent l’échauffement sus de la toiture plate est elle-
tuiles en métal ou matière plastique peuvent en outre conférer un as- (membranes claire, peinture blanche, même protégée par une membrane
pect « en toc » peu apprécié. Quant aux couvertures bituminées de gravier blanc…). d’EPDM.
type « roofing », elles comportent des joints et des plis peu esthétiques.
Aujourd’hui, l’étanchéité des toitures plates est parfois assurée par la pose
d’une membrane en caoutchouc synthétique de type « EPDM », qui
offre une bonne résistance à l’action des rayons UV et des intempéries. Du
fait de sa souplesse et de sa capacité d’étirement, les risques de déchirure
sont réduits. La pose est toutefois plus complexe et les risques de fuites
sont importants en cas de travail mal réalisé. Ce matériau a un impact
écologique intéressant car il est entièrement recyclable. Il peut aussi être
Les plaques en fribrociment imitant Les revêtements de type « roofing » utilisé comme base de toiture verte (voir p.52). D’autres toitures plates
des tuiles ont accroché la mousse et ne sont pas opportuns sur les toitures sont aménagées en bassin d’orage (voir p.54) ou en terrasse (voir p.48)
présentent un aspect peu avenant. inclinées visibles depuis l’espace pu-
blic vu leur piètre qualité esthétique. L’exutoire placé au point bas de la
toiture est doublé d’une évacuation
de trop plein en hauteur pour le cas où
Attention ! Le démontage d’anciennes ardoises artificielles il viendrait à se boucher. Il faut être
contenant de l’amiante doit s’effectuer avec précaution : attentif en cas d’utilisation de grilles
manipulations sans cassures ou percements, adoption de me- de filtrages, car les feuilles et débris
accrochées au mailles peuvent contra-
sures de confinement, dépose en décharge… Le respect de la rier l’écoulement : un décrassage est
réglementation spécifique est obligatoire et le recours à des nécessaire après chaque automne.
professionnels s’impose !
Les lignes de jonction et les rives

Tous les espaces de jonction entre deux plans constituent des points En cas de nouveau recouvrement, il est important d’opter pour des élé-
d’attention où la continuité de l’étanchéité doit être traitée avec ments de liaison avec la plus faible largeur possible. Des éléments trop
soin. Une surveillance régulière est recommandée pour réparer ra- larges (à partir de 30 à 40 cm) alourdissent en effet les contours et ne
pidement les petits défauts avant que des dégâts plus importants ne mettent pas en valeur le bâtiment. Si une couche d’isolation a été po-
se forment. Le contrôle annuel donne en outre l’occasion d’enlever sée, les rives doivent toutefois couvrir toute la hauteur de surélévation.
les saletés qui obstruent le chemin naturel d’écoulement des eaux. Les couvertures en tuiles ou en ardoises ne sont pas recommandées
pour les lignes de rives qui n’en étaient pas pourvues dès l’origine.

Les débris végétaux peuvent s’accu- Il faut surveiller l’étanchéité des dif-
muler dans les noues et sur les cro- férentes arêtes, dont la rive moulurée L’étanchéité est assurée par des Outre le bois traditionnel, les rives
chets de fixation. Un nettoyage à la qui sépare les deux pentes d’une toi- rives en métal avec une finition « peuvent être couvertes d’ardoises si
fin de l’automne est nécessaire. ture, mansardée appelée le mambron. à fleur de maçonnerie ». Un léger le reste de la toiture est couverte du
ressaut masque le chéneau de ré- même matériau. Le zinc serait une
Sur les toitures qui aboutissent à des murs non mitoyens, la liaison colte des eaux. autre solution acceptable. 17
peut être traitée sans créer de débordements. Les rives de toiture
sont des finitions simples qui assurent alors la jonction entre les
matériaux de couverture et la maçonnerie. Un revêtement étanche
doit guider l’écoulement des eaux sans infiltration. Plusieurs ma-
tériaux sont possibles : planche en bois, plaque de zinc, ligne d’ar-
doises… Si une rive de toiture en bois est abimée, elle peut être
poncée puis repeinte ou remplacée par une nouvelle planche traitée
à l’identique. Afin de limiter les déformations liées à l’échauffe-
ment, le blanc est recommandé pour ces structures en bois.
La nouvelle rive est trop large, ce La bordure en zinc protège la
qui alourdit le pignon visible depuis tranche de la couche d’isolant. Les
la rue. « joints debout » jouent le rôle de
raidisseurs.

Si une couverture est appliquée


sur une rive en bois, il faut privi-
légier les solutions visuellement
neutres, comme les plaques lisses.
La planche de rive de toiture doit L’absence de rive entre le toit et le Le zinc prépatiné permet un effet
être poncée et repeinte. Elle peut pignon favorise les infiltrations d’eau mat uni. Pour éviter un effet de
aussi être remplacée par une planche et d’air. Ce défaut d’étanchéité me-
neuve sans défauts. nace la salubrité de l’immeuble. chiffonnage, un pli raidisseur peut
être masqué par en-dessous.
Les couronnements des façades à toiture plate

Sur les bâtiments aux formes de toitures complexes, avec de nom- À partir des années 1920, beaucoup de bâtiments ont été construits
breux pans orientés dans différentes directions, les lignes de jonc- avec des toitures plates. Depuis la rue, ces toitures sont masquées par
tion à contrôler régulièrement sont plus nombreuses. Les lignes des « acrotères », c’est-à-dire des couronnements décoratifs débordant
d’insertion des lucarnes et de leurs couvertures - qui peuvent égale- des façades, exécutés en béton ou avec des enduits cimentés façonnés
ment adopter des formes complexes - doivent aussi être inspectées en relief. Non entretenus pendant plusieurs décennies, bétons et ci-
avec attention et nettoyées le cas échéant. ments peuvent présenter des dégradations importantes après, avec des
risques de décrochement et de chute sur la voirie. Il est donc crucial de
procéder à une réparation lorsque des faiblesses sont détectées.

Les plans de toiture sont débordants. Les rives en bois mouluré des lu-
Leurs rives sont ici traitées depuis carnes ont été nettoyées, poncées,
l’origine avec des tuiles de même puis repeintes. A la jonction des
nature que le reste de la couverture. deux pans, l’eau est récoltée dans A cause d’un manque d’entretien ré- Le couronnement a été refait en
une « noue ouverte ». gulier, le décor en béton couronnant la briques panachées sans respect de la
façade est dégradé : étanchéité défec- façade. A minima, il conviendrait de 19
tueuse, oxydation des armatures, cas- peindre les briques neuves dans une
Lorsqu’un plan de toiture est entouré de murs de maçonnerie, sures, végétation… teinte coordonnée.
l’étanchéité à la jonction des deux matériaux doit être effectuée à
l’aide de solins. Il s’agit de plaques métalliques enchâssées dans la
maçonnerie qui empêchent l’infiltration de l’eau entre celle-ci et la
couche étanche de sous-toiture. Les joints des solins doivent donc
être traités avec soin.

Des plaques de zinc avec une fine bor- Un revêtement étanche a été appliqué
dure assurent l’étanchéité du rebord au sommet du couronnement
de la façade.

L’essentiel est de maintenir en bon état la couche d’étanchéité au-des-


L’étanchéité à la jonction avec la Les solins en zinc assurent l’étanchéi-
maçonnerie de la cheminée est tra- té à la jonction entre le mur mitoyen sus des surfaces horizontales pour empêcher l’infiltration d’eau qui
ditionnellement réalisée par des so- et la membrane de couverture de la corrode les armatures métalliques, érode les matériaux et provoque
lins en zinc. toiture plate. des éclatements en cas de gel. Cette étanchéité peut être assurée de
plusieurs manières : plaques de zinc, membrane imperméable, résines
spéciales… Il faut absolument privilégier les solutions d’imperméa-
bilisation les plus discrètes au niveau de la façade afin d’en respecter
l’esprit d’origine. Les « emballages » extérieurs couverts d’un pare-
Les corniches

ment uniforme (crépis, ardoises) appauvrissent en effet fortement les La corniche assure un double rôle. Sur le plan technique, elle préserve
façades en supprimant ou en masquant les décors de qualité. Les élé- le bâtiment en supportant le chéneau qui récolte les eaux tombées sur la
ments tombés ou instables peuvent être soit recollés soit remplacés à toiture. Sur le plan esthétique, elle couronne la façade et participe donc
l’identique. Le couronnement est parfois surmonté de dalles, dont la à la qualité de sa composition architecturale. Les corniches de l’archi-
fixation et les joints peuvent également être consolidés. Si un enjeu est tecture liégeoise traditionnelle sont conçues en bois, avec parfois des
l’isolation de la façade, il convient dans ce cas de donner la priorité à consoles en métal. Les formes et motifs ont évolué au gré des modes
une isolation par l’intérieur (voir en pages 36). architecturales. Ainsi, entre 1860 et 1930, les corniches très débordantes
ont été traitées dans un sens particulièrement décoratif, avec de nom-
breux détails sculptés marquant le couronnement de la façade.

La remise en peinture fréquente et L’emballage des couronnements


la couverture étanche en zinc (peu sous un revêtement uniforme a dé-
visible) garantissent une longue gradé la qualité architecturale de Sur les bâtiments de la seconde moitié du 19e siècle, les corniches en bois
conservation du couronnement la façade. portent généralement des décors inspirés de l’architecture classique, avec 21
cimenté. consoles et panneaux moulurés qui participent à l’harmonie de l’ensemble.
Les teintes claires sont privilégiées, car elles limitent l’échauffement et les
Les toitures plates sont restées très fréquentes jusque dans les années jeux d’ombres améliorent la lisibilité des motifs. La corniche du second
1960. Après la guerre, le mode de jonction avec la façade a toutefois exemple est en cours d’entretien. L’étude des anciennes couches de peinture
évolué : la toiture déborde alors vers la rue, supportée par une corniche permet de retrouver la teinte d’origine en cas d’hésitation.
en bois ou en béton. L’emballage des corniches en béton n’est pas plus
profitable que celui des corniches en bois : il masque les éventuels
défauts d’étanchéité, d’où des dégâts structurels potentiellement im-
portants. En cas de mise en peinture, des produits « respirants » per-
mettent l’évacuation de la vapeur d’eau contenue dans les matériaux.

À la fin du 19e siècle, le style éclectique (à droite) et l’Art nouveau (à gauche,


avec des consoles métalliques) imposent de nouveaux modèles de corniches
plus originaux. Elles sont généralement très débordantes, avec des profils in-
La corniche en béton (années 1950) a Les bétons peuvent être réparés : curvés et supportées par des consoles élaborées en bois ou en métal… Les
été régulièrement repeinte. La couver- injections dans les fissures, applica- couleurs sont aussi plus variées. Dans les deux exemples ci-dessus, l’entretien
ture étanche se termine par un mince tion de résine pour créer l’étanchéité, régulier a permis la conservation des corniches. Supprimer les consoles ou
profil en zinc au niveau de la rive, peinture de protection… Il faut agir emballer les corniches dénaturerait ces façades.
presqu’invisible. rapidement !
Des menuisiers qualifiés peuvent en outre réaliser des reproductions
à l’identique des pièces aux formes plus particulières. Après la remise
en peinture de l’ensemble, la réparation devient invisible.

L’Art déco des années 1930 (à gauche) à 1950 (à droite) a repris les mêmes
compositions, avec des motifs géométriques. Les consoles présentent égale-
ment des formes travaillées originales.
Avant Après
En procédant à une inspection fréquente, il est possible d’agir à temps Décors de corniche en bois avant et L’élément blanc est une reproduc-
en cas de problème et d’éviter les surcoûts de réparation de dégâts trop après remise en peinture. tion à l’identique d’un morceau qui
avancés. Les qualités techniques et esthétiques sont ainsi préservées. était trop abimé.
Pour les situations difficiles d’accès, des sociétés spécialisées peuvent
fournir des contrats d’entretien.
Attention ! Toute opération modifiant l’aspect de la corniche
peut être considérée comme une modification de la façade et
peut par conséquent nécessiter l’obtention d’un permis ! 23

Une intervention immédiate s’impose L’infiltration de l’eau dégrade les


dès que sont repérés un décollement des moulures en favorisant les décolle-
peintures ou des taches d’humidité, car ments et la chute des décors en relief.
cela traduit un défaut d’étanchéité.
Avant Après
Les décors en bois doivent être entretenus périodiquement. Les L’arrachage des consoles et décors de Les consoles métalliques doivent
normes actuelles de sécurité imposent un échafaudage complet ou un corniches débordantes appauvrit la qua- aussi être contrôlées régulièrement
lité architecturale des façades. et repeintes dès que des traces de
élévateur pour repeindre les éléments situés en hauteur. Il est donc rouille apparaissent.
conseillé de combiner l’opération avec d’autres travaux d’entretien de
la façade lorsque cela est possible. Une bonne préparation des sup- L’emballage complet de la corniche est une erreur fréquente. Les me-
ports augmente la durabilité de la réfection : enlèvement des vieilles naces dues à l’humidité stagnante sont en effet alors masquées, si bien
couches, ponçage, bouchage des fissures, application d’une prépara- que les défauts d’étanchéité seront décelés trop tard, quand les dégâts
tion de peinture primaire… La qualité de la peinture est également seront déjà importants. L’emploi du PVC blanc est en outre particuliè-
déterminante : elle doit par exemple être perméable à la vapeur d’eau rement désastreux sur le plan esthétique. La pose d’un dispositif étanche
contenue dans le bois. Si la corniche est régulièrement entretenue de durable n’est admissible que si la corniche présente dès le départ un profil
cette manière, une réparation lourde sera rarement nécessaire. Pour les simple et qu’elle n’est pas dénaturée par le nouvel aménagement. Les
éléments vraiment trop abimés, des moulures de remplacement de dispositifs les plus discrets, constitués par les bandes métalliques conti-
forme standard peuvent être trouvées chez les fournisseurs spécialisés. nues, sont alors à privilégier. Les consoles ne doivent jamais être cachées.
L’emballage complet de la corniche Entretenir les corniches en bois et les Les moulures fraîchement re- Les pics anti-pigeon évitent que les
masque les défauts d’étanchéité : les maintenir dans leur état d’origine est peintes sont déjà souillées par les fientes des volatiles ne viennent
dégâts seront identifiés trop tard. Peu la solution qui respecte le mieux la fientes de pigeons. souiller les décors des corniches et la
esthétiques, les lames PVC blanc se dé- qualité de la façade. façade.
gradent vite.

25

Entretenir les corniches en bois et les Un emballage avec des ardoises des- Voici deux solutions d’emballage appliquées aux deux extrémités de la même
maintenir dans leur état d’origine est sinant des motifs alourdit les façades aux corniche, couronnant des maisons jumelles. A gauche, le fin profil en zinc
la solution qui respecte le mieux la lignes sobres du milieu du 20e siècle. La continu épouse l’inclinaison initiale et le décor des consoles est entièrement
qualité de la façade. moitié de la pose est en outre opposée au respecté. À droite, l’emballage par les ardoises et les lattes alourdit le cou-
sens du vent. ronnement et déséquilibre la façade.

L’application d’une bordure d’étan- Voici un compromis intéressant : la Avant Après


chéité disproportionnée alourdit le cou- bande métallique d’étanchéité est conti- Les éléments de décors des corniches trop abimés ou disparus peuvent être
ronnement de la façade de gauche. nue et elle n’occulte pas les consoles et restitués à l’identique. Avec la remise en peinture, cette solution permet de
les moulures inférieures. Les teintes sont conserver l’équilibre de la façade et l’intégrité esthétique du bâtiment.
coordonnées.
Dans les bâtiments anciens avec une valeur historique ou esthétique
Les chéneaux et les conduits d’évacuation des eaux particulière, il est recommandé de maintenir les tuyaux de descente
traditionnels en métal (zinc, aluminium, fonte). Ces conduits ont
beaucoup plus de prestance que les tuyaux fabriqués en matière
Le premier rôle des toitures étant de protéger les immeubles de la plastique. Dans tous les cas, les matériaux et teintes doivent être
pluie, la question de l’évacuation des eaux a toujours été centrale choisis pour s’adapter au reste de la façade : zinc patiné, alumi-
dans leur conception. Depuis le début du 19e siècle, les règles d’ur- nium traité avec aspect zinc ou cuivré… Attention toutefois que le
banisme imposent que les eaux de toitures soient récoltées dans une zinc est un matériau malléable, qui se déforme rapidement en cas
gouttière aménagée au pied de la pente (le chéneau), puis évacuées de choc, avec un risque d’obstruction. C’est la raison pour laquelle
vers le sol ou les égouts par un tuyau de descente. Sur les bâtiments la jonction au niveau du trottoir s’effectue généralement avec un
de la seconde partie du 19e siècle, le chéneau de récolte des eaux matériau plus rigide (fonte, grès…).
prend généralement la forme d’un canal large à fond plat et revêtu de
zinc, soutenu par les rives moulurées couronnant la corniche.

En cas de réfection, il faut maintenir un revêtement de zinc et veiller


à ce qu’il soit doté d’une légère pente régulière jusqu’au trou d’éva-
cuation des eaux. Les revêtements en asphalte ou avec des membranes
souples sont déconseillées pour couvrir les petites surfaces aux formes
complexes, car s’y forment des boursouflures qui gênent l’écoulement.
Les nouveaux tuyaux en zinc res- Les descentes d’eau en PVC sont
pectent l’architecture traditionnelle. de moindre qualité esthétique, en
Les plaques de zinc couvrant le ché- particulier si les plastiques des
neau se terminent par un fin profil sur coudes et les parties droites vieil-
le bord des moulures en bois. lissent différemment. 27

L’implantation des tuyaux de descente doit respecter la modéna-


ture de la façade. Pour les maisons jointives, les conduites sont po-
sitionnées à la limite de la mitoyenneté. Dans les quartiers anciens,
Les chéneaux doivent être dimen- Les chéneaux de bâtiments mo- elles sont même parfois placées dans des rainures spécialement
sionnés pour pouvoir récolter les destes se limitent parfois à une conçues pour ne pas déborder sur l’alignement.
eaux de toiture sans débordements gouttière pendante avec une forme «
lors des grosses pluies. standard » en demi-lune.

Installée dans une rainure à la limite Il est strictement interdit de dévier


entre les deux propriétés, la conduite les tuyaux de descente pour évacuer
L’inspection annuelle permet Les plaques abimées ont été rempla- métallique a été peinte dans la cou- les eaux dans les chéneaux d’une
d’enlever les débris tombés dans cées. Les nouveaux joints sont en leur des façades. propriété voisine.
les chéneaux. Il faut éviter d’y lais- cours de réalisation.
ser trainer des câbles.
Les structures en fer forgé déformées peuvent être redressées. Les
Les éléments décoratifs en métal et en bois éléments cassés ou vraiment trop abimés (par exemple rongés par la
rouille) peuvent être remplacés à l’identique par des artisans ferron-
niers spécialisés. Notons que certains de ces dispositifs jouent aussi
Les toitures de nombreux immeubles liégeois comportent des le rôle de paratonnerre. Il convient dans ce cas de vérifier la continui-
éléments décoratifs en métal, généralement en fonte et en fer for- té des câbles métalliques de décharge jusqu’à la prise de terre.
gé. Outre les consoles de corniches déjà évoquées, l’architecture
éclectique de la fin du 19e siècle a particulièrement apprécié les toi-
tures complexes, ornées de couronnements décoratifs sous forme
de crêtages, d’épis faîtiers ou de girouettes. Ils adoptent des formes
complexes, avec torsades, volutes et même parfois des formes
symboliques. Notons que les lucarnes décoratives en zinc sont trai-
tées plus loin dans le guide (p.32). Attention qu’enlever ou modi-
fier ces éléments peut être considéré comme une transformation de
la façade nécessitant l’obtention d’un permis.
Une observation attentive montre La balustrade de couronnement de
des écaillements et des parties rouil- cette toiture en forme de pavillon a
lées : il est temps d’appliquer une été régulièrement remise en peinture.
remise en peinture. Les « bagues »
servent à écarter les eaux des points
de jonction.

Les éléments décoratifs en bois sont plus rares au niveau des toi-
tures. Nous en retrouvons parfois sur des bâtiments de style pit-
toresque, « cottage » ou d’inspiration exotique. Comme pour les 29
décors en métal, la conservation de ces structures nécessite une
remise en peinture régulière.
Epi faîtier en zinc, avec Epis faîtiers au sommet Décors métalliques
pointe et boules. des lucarnes d’une toiture au sommet du pignon
de style historiciste. d’une façade ornée des
années 1950.

Les décors métalliques sont couverts d’une couche de peinture de pro-


tection. Comme pour d’autres éléments, il est important de les surveil-
ler régulièrement et de réaliser un entretien lorsque la peinture s’écaille
ou que des taches de rouille sont détectées. La remise en peinture doit
s’effectuer avec soin pour une plus grande durabilité : ponçage, enlè- Une feuille de plomb soudée de ma- Les décors en bois sont entretenus
vement des poussières, couche de primaire « antirouille », au moins nière continue assure la jonction de régulièrement. Une remise en pein-
deux couches de finition avec des peintures adaptées… l’étanchéité entre le revêtement d’ar- ture fréquente évite les dégradations
doise et les décors sommitaux. irrémédiables.
Un aspect important est le contrôle des points de fixation de ces
décors au reste de la structure du toit, en particulier pour ceux fixés
au niveau de la ligne de faîte. Il faut s’assurer que l’ancrage est
solide : une consolidation et un redressement des éléments peuvent
s’avérer nécessaires si des déplacements sont constatés. L’étan-
chéité à la jonction entre les armatures métalliques et le reste de
la toiture doit aussi être maintenue en parfait état afin d’éviter les
infiltrations d’eau.
La multiplication des systèmes de ventilation génère l’apparition de
Les cheminées nouvelles cheminées. Elles doivent être positionnées en limitant leur
impact visuel. Un emplacement proche du faîte assure le tirage le
plus efficace et minimise la hauteur du conduit. Le regroupement des
Le principe général est que la forme et la teinte des cheminées doit conduits évite de devoir multiplier les saillies en toiture. Notons que
être en accord avec l’architecture du bâtiment et avec son environne- les cheminées ne peuvent pas être aménagées à moins de 1,5 m du
ment bâti. Pour les bâtiments traditionnels anciens du centre-ville, il plan de la façade. Leur hauteur doit par ailleurs être suffisante pour
est conseillé de maintenir l’aspect initial des parements en briques. que les rejets n’incommodent pas le voisinage. Pour les conduits
En cas de défaut d’étanchéité, les cheminées peuvent être rejoin- sous forme de simples tubes métalliques, il convient de privilégier
toyées, puis hydrofugées. Dans certains cas, elles peuvent être cou- les coloris neutres et sans reflets : inox brossé, métal laqué mat de
vertes de la même peinture que la façade. Si un nouveau revêtement teinte gris foncé plutôt qu’inox brillant.
ne peut être évité, il doit être discret et se fondre dans le reste de
la toiture. L’isolation des toitures implique parfois l’enlèvement des
cheminées devenues inutiles. Attention alors qu’il n’est pas possible
de supprimer une cheminée visible depuis l’espace public sans avoir
obtenu un permis au préalable. Certaines cheminées peuvent aussi
être « recyclées » pour servir dans le système de ventilation.

En façade arrière, les cheminées Les tubes en inox brillant sont


peuvent prendre la forme de conduits peu esthétiques. Ils ne sont pas
simples avec une teinte sobre qui se acceptés sur les parties de toitures
fond dans le reste de la toiture. visibles depuis la rue. Attention à
la surveillance de l’étanchéité ! 31

Les cheminées sont soumises à des processus d’usure : des déforma-


Les cheminées des bâtiments anciens des Après la suppression d’une cheminée tions dues à la pression du vent, l’érosion des joints, la corrosion des
quartiers historiques sont généralement maçonnée, la toiture doit être com-
parementées de briques. plétée à l’identique. armatures métalliques… Il faut donc aussi les surveiller et réaliser
les réparations qui s’avèrent nécessaires. Les dalles ou plaques de
couverture doivent ainsi parfois être refixées ou remplacées.
Au cours du 20e siècle, les matériaux et les formes de cheminées se sont
diversifiés : béton sur les toitures plates des immeubles à appartements,
maçonnerie à parements de grès sur les villas de l’après-guerre…

Les rejets de fumées ne peuvent Si l’isolation ou l’étanchéité impose


jamais se faire directement chez le d’emballer la cheminée, un revête-
voisin. Ce conduit à travers un mur mi- ment de teinte neutre coordonné au
Les remarquables cheminées des vil- La cheminée s’est déstabilisée. Un toyen constitue une infraction au code reste de la couverture s’impose.
las années 1950 et 1960 doivent de arbre a poussé sur la dalle de couverture civil.
préférence être conservées dans leur qui est descellée. Une intervention de
aspect d’origine. contrôle et d’entretien est nécessaire !
L’entretien
Les lucarnes
Beaucoup de lucarnes comportent de nombreux éléments en relief en
bois et des petites couvertures aux formes généralement complexes.
De nombreuses constructions liégeoises intègrent des lucarnes com- Leur entretien doit donc être réalisé régulièrement pour éviter les dé-
posées d’une structure en trois dimensions. Une grande variété de gradations qui faciliteraient les infiltrations d’eaux. Comme pour les
tailles, de formes et de matériaux est relevée dans les bâtiments anté- autres plans de la toiture, les dépôts doivent être régulièrement enlevés
rieurs à la Première Guerre mondiale. Ces décors très élaborés parti- afin de ne pas bloquer le cheminement des eaux. Comme pour les cor-
cipent à la beauté et au caractère singulier des bâtiments. Ils doivent niches, une remise en peinture régulière des boiseries maintient leur
donc être conservés, même lors des travaux d’adaptation aux enjeux étanchéité. Les éventuels éléments décoratifs en métal doivent aussi
thermiques actuels. Des solutions existent pour améliorer les perfor- être repeints régulièrement.
mances sans modifier l’aspect : isolation dans des caissons placés
du côté intérieur, pose d’un second châssis, pose d’un châssis neuf à
double vitrage reproduisant l’ancien à l’identique…

Dans tous les cas où cela est pos- Trop souvent, l’entretien des lu-
sible, il est recommandé de conser- carnes est négligé. Or, les répara-
ver les décors d’origine comme ces tions décidées trop tard s’avèrent
ferronneries. finalement complexes et coûteuses.
33

L’architecture liégeoise comporte des lucarnes d’une grande variété du point


de vue des formes, des matériaux, des couleurs, des modes des couvertures,
des détails décoratifs, ou encore de la forme des châssis.

Avant Après
La couverture en zinc a été rempla- A gauche, la lucarne en zinc a été re-
cée à l’identique. Les épis en métal couverte d’une peinture inappropriée
et les boiseries ont été repeints. qui s’est écaillée. A droite, la nouvelle
couche de peinture est adaptée aux
métaux.
Au départ, les décors de ces deux toitures étaient identiques. A gauche est il-
lustrée la solution préconisée de conservation des moulures d’origine. Le zinc Les éléments déplacés ou détachés des lucarnes en zinc doivent être
se limite à la couverture des « joues » latérales. L’isolation peut être renforcée refixées et les joints étanches restitués. L’étanchéité des couvertures
par l’intérieur. Dans l’exemple de la photo à droite, l’emballage en zinc des (ardoises, tuiles, couche hydrocarbonée) doit aussi être restituée dès
lucarnes a entraîné un appauvrissement esthétique.
qu’un défaut apparaît. Enfin, les pans verticaux de lucarnes en ma-
çonnerie (briques, pierres) peuvent aussi nécessiter une réfection
avec consolidation et rejointoyage au bout de plusieurs décennies.
Le remplacement total à l’identique

Si les lucarnes sont trop dégradées pour être conservées, une solu-
tion peut être de les remplacer entièrement à l’identique, afin de
préserver l’esthétique originelle de la façade. Attention dans ce cas
à bien respecter le concept : formes, matériaux et teintes doivent
être rigoureusement similaires à l’état de départ.

Dans le contexte de la rénovation de La lucarne en maçonnerie de briques


la toiture, la lucarne en pierre de style de style éclectique se termine par un
Néo-Renaissance a été consolidée et pignon bordé de rives de toiture en
nettoyée bois mouluré.

La réparation

Bois et zinc sont des matériaux durables, ce qui plaide pour la


conservation des structures originelles. Les éléments trop dégradés,
Toute la couverture et les châssis de Les décors de style éclectique en zinc
cassés, déformés ou usés peuvent être remplacés. Il est toujours ces lucarnes ont entièrement été re- (fin du 19e siècle) ont été refaits à
recommandé de limiter les restitutions aux seules parties irrépa- faits à l’identique. l’identique. Le parcours de l’eau a été
rables. Des « greffons » de matériaux neufs façonnés à l’identique préservé.
sont alors intégrés dans les structures anciennes. La réparation doit
parfois se poursuivre jusqu’à la structure de la charpente, avec une Le remplacement total dans un style contemporain
substitution des supports en bois qui seraient trop dégradés.
En fonction du type de bâtiment, de son état et du parti architectural 35
adopté, une solution peut être d’orienter la conception vers le dessin
d’une lucarne dans un esprit « contemporain ». Il peut alors s’agir
soit d’adopter des lignes minimalistes, soit de transposer les formes
traditionnelles dans un design sobre avec des matériaux de quali-
té, aux teintes coordonnées avec le reste de la toiture. Attention que
modifier l’aspect d’une lucarne éclairant une pièce d’habitation ou
la supprimer est une opération qui nécessite un permis d’urbanisme.

La lucarne conserve sa forme d’ori- Pour améliorer le confort de la pièce


gine, mais la couverture en ardoise est de vié éclairée par la lucarne, seul le
entièrement refaite. châssis de fenêtre a été remplacé.

Le remplacement des châssis


Les interventions se limitent parfois à remplacer le châssis de
fenêtre par un double vitrage isolant. Attention dans ce cas à
poser des choix justes en termes de matériaux, de formes, de Les nouvelles lucarnes transposent les La simplification à outrance des
proportions et de teintes. Pour plus de conseils sur ces aspects, formes traditionnelles dans une ver- décors de lucarne et l’emploi de
nous conseillons la lecture du guide des bonnes pratiques de sion minimaliste. matériaux médiocres diminuent la
la Ville de Liège consacré aux châssis. Il est aussi possible de qualité architecturale des façades.
placer un second châssis isolant vers l’intérieur de la lucarne,
ce qui permet de maintenir le châssis d’origine en façade et
ainsi de conserver son intégrité initiale.
• Le pare-vapeur est une couche placée du côté intérieur du bâtiment
L’isolation de la toiture pour limiter la pénétration de l’humidité des pièces de vie dans la toi-
ture et pour créer une barrière d’étanchéité à l’air. La condensation
d’eau dans les isolants et les structures en bois des charpentes est ainsi
La chaleur « monte » : 30 % des pertes d’énergie peuvent donc s’effec- évitée. De nombreux matériaux peuvent jouer ce rôle : papier kraft,
tuer au niveau des toitures. Leur isolation est donc le poste prioritaire feuille d’aluminium, film plastique, voile de polyester… Lors de la
pour améliorer les performances thermiques d’un bâtiment existant. pose, il faut contrôler que les joints soient parfaitement étanches.
Certains travaux d’isolation nécessitent un permis, notamment lorsque Dans les pièces « humides » (salles de bain, cuisine), il convient d’être
la couche d’isolant est épaisse ou le matériau de revêtement modifié d’autant plus attentif à la qualité du pare-vapeur.
après les travaux. Les conseillers du Service des Permis d’Urbanisme
peuvent vous aider à déterminer si votre projet nécessite une autorisation • La continuité de l’isolation et de l’étanchéité à l’air sont indispen-
préalable ou pas. Quant aux conseillers de la Maison de l’Habitat, ils sables pour une isolation thermique et acoustique efficace. La pose des
pourront répondre à vos questions au sujet des techniques d’isolation. pièces d’isolant et le traitement des joints de raccord ne peuvent laisser
aucun interstice (mousses de colmatage, bandes adhésives…).

• Les risques de ponts thermiques apparaissent lorsque l’isolation est


La thermographie aérienne
interrompue par des canalisations, lorsque des attaches métalliques
La Ville de Liège et l’ASBL Liège-Énergie ont traversent les parois, ou encore en cas de présence de planchers en
fait procéder à une thermographie aérienne au béton armé directement ancrés dans les murs de la façade. Des ren-
cours de l’hiver 2018. Les cartes de déperdition forcements aux configurations spécifiques doivent donc être conçus.
thermique fournissent des informations sur
l’état de l’isolation des toitures et sur les prio-
rités d’action à mener. Les liégeois peuvent
ainsi recevoir des conseils quant aux travaux
d’amélioration des performances énergétiques 37
à appliquer. Informations sur les contacts et
prises de rendez-vous en page 62

Les paramètres à prendre en compte pour une isolation de qualité


Les couches d’isolants sont placées de Les contre-lattes séparent les lattes
manière continue pour éviter les ponts d’accrochage et la sous-toiture
• La portance et la salubrité des pièces de charpente doivent être thermiques. étanche mais perméable à la vapeur.
vérifiées avant l’installation d’une couche d’isolation, car il ne sera
plus possible de procéder à des réparations par la suite. Une structure • L’étanchéité à la pluie doit être continue pour éviter la pénétration
trop faible doit être renforcée au préalable. Les pièces vermoulues ou de l’eau dans la couche isolante, qui perdrait alors en efficacité. Sur
attaquées par les champignons doivent être remplacées. les toitures en pente, cette étanchéité est assurée par la couverture ex-
térieure (tuile, ardoise…) et par la sous-toiture (membrane ou plaques
rigides étanches). Nous avons vu par ailleurs que tous les points sen-
sibles doivent être contrôlés : solins, rives de toiture, fenêtres…

Afin que l’écoulement des eaux infiltrées sous la couverture


des toitures en pente soit maintenu libre, les contre-lattes
créent une mise à distance de quelques centimètres entre les
lattes d’accrochage des tuiles (ou des ardoises) et la sous-toi-
Avant la restitution d’une nouvelle Une membrane pare-vapeur a été placée du ture. L’espace de ventilation créé par cette rehausse assure
couverture, la structure d’origine est côté intérieur des pièces. Pour l’étanchéité, aussi l’évacuation de la vapeur d’eau qui serait malgré tout
renforcée les joints sont couverts de bandes adhésives. présente dans le complexe de toiture.
L’isolation d’une toiture en pente

© Bureau ACDC
L’isolation de la toiture plate est rac- L’isolation est réalisée avec des ma-
cordée à celle de la façade pour assu- tières légères maintenues au-dessus
rer une continuité et éviter les ponts des lattes par une membrane pare-va-
thermiques. peur souple. © Source : Bruxelles Environnement, Fiches éco-construction, MAT 08 Rénover un toit en pente.

La composition des toitures en pente isolées est complexe, car elle


Si la toiture est déjà isolée, la qualité de l’isolation existante intègre une ou plusieurs couches d’isolants ainsi qu’une couche
doit aussi être contrôlée avant toute opération de réfection d’étanchéité à l’air et à la vapeur d’eau du côté intérieur des pièces
ou de transformation. Il s’agit de vérifier sa qualité et sa du- de vie. Trois configurations sont possibles.
rabilité et sa compatibilité avec les nouveaux matériaux à
mettre en oeuvre, afin de ne pas devoir tout démonter après
quelques années. Option n°1. L’isolation par l’intérieur des pièces présente l’avan-
tage de ne pas modifier le revêtement existant. Elle ne peut s’appli-
quer que si une sous-toiture soit présente. Par contre, la finition de
Le choix des matériaux la pièce est à refaire. La couche d’isolant peut prendre la forme de
plaques rigides ou être composée des matières souples maintenues
La gamme des produits disponibles est très large. Il convient de en place par des membranes fixées par des profilés métalliques ou
comparer les matériaux sur base de différents critères : performance des lattes de bois. Pour s’assurer de la continuité de l’isolation, il est 39
en matière de résistance thermique, épaisseur nécessaire pour at- alors conseillé de placer la matière sous pression pour que tous les
teindre l’objectif visé, coût unitaire et durée nécessaire pour amortir interstices soient bien comblés.
l’investissement, facilité de mise en œuvre en fonction de la confi-
guration existante, durabilité, impacts environnementaux… Les
matériaux à écobilan favorable sont évidemment recommandés. Les
matières d’origine végétale peuvent assurer une meilleure diffusion
de la vapeur d’eau vers l’extérieur et un meilleur confort contre les
surchauffes en été. À performance d’isolation égale, la couche d’iso-
lation doit souvent être plus épaisse.

Coefficient de conductivité thermique lambda L’isolation par l’intérieur s’effectue Les finitions ont été réalisées après
Généralement notée λ (lambda), la conductivité thermique est une sans modifier le revêtement en ar- l’isolation par l’intérieur. L’embra-
grandeur qui mesure le transfert de chaleur. C’est une valeur propre doises de la toiture à la Mansart ni les sure oblique de la fenêtre maximise
à chaque matériau, indépendante de son épaisseur. Plus le λ est décors extérieurs de la lucarne. les apports de lumière.
petit, moins l’énergie passe et plus le pouvoir isolant est élevé.
Option n°2. L’isolation par l’extérieur des évite les risques de
Coefficient de résistance thermique R ponts thermiques. Elle ne modifie pas le volume des pièces amé-
La résistance thermique dépend du matériau et de son épais- nagées dans les combles et les finitions intérieures ne devront pas
seur. Elle est notée R et est obtenue en divisant l’épaisseur de la
couche d’isolant par le coefficient de conductivité. Plus la résis- être refaites. Cette solution implique toutefois un déplacement de
tance R est élevée, plus le pouvoir isolant est donc important. On refaire la couverture, tandis que la surépaisseur modifie l’enveloppe
recommande généralement d’atteindre un R de min 4,5 m2K/W. extérieure du bâtiment. Au-delà d’une certaine largeur d’isolant, un
permis est nécessaire. Pour les toitures de formes simples, une des
solutions possibles est le recours à des panneaux sandwichs rigides L’isolation d’une toiture plate
combinant les différentes fonctions de pare-vapeur, isolant, sous-toi-
ture et latte d’accrochage. Le déplacement du plan de la toiture im- Afin de ne pas créer de risque de condensation dans la structure,
pose des raccords avec les parties non modifiées, et notamment avec l’isolation de la toiture plate doit toujours s’effectuer par l’exté-
la corniche et le chéneau. Pour les maisons de rangée, des décalages rieur, en posant l’isolant au-dessus de l’ancienne couverture. La
générés par rapport aux toitures voisines doivent être étanchéifiés couche d’étanchéité initiale peut donc être conservée pour servir de
par des rives de jonction traitées de façon esthétique. pare-vapeur. L’isolant peut prendre la forme de plaques rigides ou
de matières moins dures placées dans des caissons. Une nouvelle
couverture étanche est toujours placée par-dessus, par exemple une
membrane d’EPDM.

Le raccord entre le nouveau revê- Rive de jonction entre une toiture


tement et le chéneau est traité par nouvellement isolée (à droite) et la
une couverture en zinc. Sa hauteur toiture voisine maintenue dans le
correspond à celle de la couche plan initial.
d’isolant. Les raccords d’étanchéité sont effec- L’étanchéité de la membrane de revê-
tués au-dessus de l’isolant, au niveau tement doit être absolument parfaite,
de toutes les saillies : fenêtres de toi- car l’eau qui s’infiltre dans l’isolant
ture, cheminées. réduit son efficacité.
41

Pour la continuité de l’enveloppe iso- L’isolation au niveau du plan-


lée, la partie supérieure des pignons a cher du grenier protège le volume
été emballée en même temps que la chauffé sans modifier la toiture. L’isolation est réalisée avec des L’évacuation des eaux s’effectue
toiture (permis nécessaire) © Bureau ACDC plaques de polyuréthane collées sur dans un conduit qui traverse la
l’étanchéité existante. couche d’isolant.
Option n°3. Si le volume sous les combles n’est pas habité, une
solution simple consiste à assurer une isolation par le plancher
du grenier. L’isolant est alors placé sur ou sous le plancher si ce L’évacuation de l’amiante
dernier doit rester accessible. Ces travaux n’ont aucun impact sur Les travaux d’isolation peuvent nécessiter l’élimination de
la toiture et offrent l’avantage de ne devoir chauffer que le volume matériaux contenant de l’amiante. Comme déjà signalé pour
réellement utile. l’évacuation de vieilles ardoises en asbeste, plusieurs pré-
cautions sont alors à prendre pour éviter le dégagement de
poussières cancérigènes : projeter de l’eau pour éviter les
poussières, porter des masques, ne pas scier… Il est donc for-
tement conseillé de faire appel à des entreprises spécialisées.
L’élimination de ces éléments doit également respecter la ré-
glementation relative aux déchets dangereux : permis d’envi-
ronnement, normes d’emballage, point de collecte autorisé... .
La pose de panneaux solaires sur une toiture plate est également
Les dispositifs technique en toiture dispensée de permis si l’angle d’inclinaison et la hauteur totale
sont inférieurs aux valeurs limites. Dans tous les cas, pour garantir
une insertion harmonieuse, il est recommandé de poser les pan-
Les panneaux solaires neaux selon un schéma régulier et cohérent (par exemple dans un
rectangle ou selon un axe de symétrie). L’optimisation des apports
Deux types de panneaux solaires sont à distinguer : les panneaux so- solaires est parfois meilleure en plaçant côte à côte des panneaux
laires photovoltaïques qui produisent de l’électricité et les panneaux très faiblement inclinés, plutôt que de placer des rangées de pan-
solaires thermiques qui chauffent l’eau. Pour limiter leur impact archi- neaux inclinés mais espacés pour éviter les effets d’ombres.
tectural, un principe général est que ces panneaux doivent être placés
le plus discrètement possible au niveau des toitures, en gardant en tête
l’intégration à l’architecture du bâtiment et à l’environnement.

Il faut trouver un équilibre entre le Des panneaux solaires photovol-


respect des architectures anciennes taïques (gauche) et thermiques
et les nouvelles solutions tech- (droite) sont encastrés dans le ver-
Selon leurs formes et leurs modes Le panneau solaire thermique posé niques en matière d’énergie. sant. Il faut être attentif aux ombres
de fixation, le rendu des panneaux sur la toiture plate est maintenu en potentielles : cheminées, grandes
solaires photovoltaïques est plus ou place par un lestage. lucarnes, arbres voisins…
moins discret. 43
Si plusieurs emplacements sont possibles, il faut évidemment privi-
légier celui qui sera le moins visible depuis l’espace public. La pose
de panneaux solaires dans le même plan que la toiture en pente, sans
en déborder, est la solution la plus discrète, qui ne nécessite pas de
permis. Les panneaux sont évidemment orientés en fonction du soleil,
entre le sud-est et le sud-ouest. Si cette contrainte impose un plan qui
ne correspond pas à la toiture, il convient de s’informer auprès du Dé-
partement de l’Urbanisme pour savoir si un permis sera imposé. Des panneaux en aluminium peint Sur les toitures plates, il peut être
en blanc ont été placés autour des intéressant de placer un plus grand
panneaux solaires. A droite, des nombre de panneaux faiblement in-
tuiles noires sont en accord avec clinés que des panneaux plus inclinés
les ardoises de parement foncées. mais espacés.

La gamme des produits disponibles est très diversifiée, avec des ren-
dus différents. Les bordures sont aussi plus ou moins visibles, les
épaisseurs variables et les systèmes de fixation plus ou moins lourds :
il est conseillé d’opter pour les solutions les plus neutres et discrètes,
avec la plus faible épaisseur possible. En termes de teinte et de reflet,
D’aspect sombre et mat, les pan- Placés près du bord de la toiture
neaux sont placés de façon équili- plate, les panneaux sont visibles les aspects mats sont préférés aux matériaux brillants et miroitants.
brée par rapport à l’axe de symétrie depuis la rue, alors qu’il était pos- Il existe des ardoises spéciales intégrant des cellules photovoltaïques.
de la façade et de la toiture. sible de les placer en recul. Notons que les structures qui ne sont pas fixées doivent être bien les-
tées afin de résister à la force du vent.
Les climatiseurs et pompes à chaleur

Tous les appareillages installés en toiture modifient la volumétrie et


doivent donc faire l’objet d’une autorisation. Chaque fois que cela est
possible, ils doivent être installés de façon à être invisibles depuis l’es-
pace public. Lors du choix des appareils, il est conseillé de comparer
leurs performances au niveau du bruit : il s’agit de privilégier les solu-
tions les moins bruyantes afin de ne pas gêner les occupants et les voisins.
Ces ardoises combinent le rôle de Afin d’éviter les structures trop
matériaux de couverture et de pan- hautes sur les toitures plates, les
neau solaire photovoltaïque. panneaux peuvent être placés
sur plusieurs lignes parallèles, à
une distance qui évite les effets
d’ombre.

Les climatiseurs et pompes à chaleur

Tous les appareillages installés en toiture modifient la volumétrie et


doivent donc faire l’objet d’une autorisation. Chaque fois que cela est Le conseil est de placer systématiquement les dispositifs du côté de la
possible, ils doivent être installés de façon à être invisibles depuis l’es- façade et de la toiture arrière et en retrait de la façade visible à rue pour
pace public. Lors du choix des appareils, il est conseillé de comparer les toitures plates.
leurs performances au niveau du bruit : il s’agit de privilégier les solu-
tions les moins bruyantes afin de ne pas gêner les occupants et les voisins. Les climatiseurs et pompes à chaleur

Tous les appareillages installés en toiture modifient la volumétrie et 45


doivent donc faire l’objet d’une autorisation. Chaque fois que cela est
possible, ils doivent être installés de façon à être invisibles depuis l’es-
pace public. Lors du choix des appareils, il est conseillé de comparer
leurs performances au niveau du bruit : il s’agit de privilégier les solu-
tions les moins bruyantes afin de ne pas gêner les occupants et les voisins.

Même si le groupe de climatisation a La pompe à chaleur est placée en


été installé sur le toit de l’immeuble retrait de la façade principale afin
de façon à ne pas être visible depuis de ne pas être visible depuis la rue.
la rue, un permis est nécessaire.

D’autres types de dispositifs peuvent encore se rencontrer au


niveau des façades, qui ont généralement peu d’impacts vi- Biens repositionnés dans l’angle Placé juste en dessous de la cor-
suels s’ils sont correctement traités : crochets, fils métalliques entre la maçonnerie du mur et le ché- niche (à gauche) ou au-dessus du
des paratonnerres, bouches d’aération…. neau, les câbles seront invisibles. ressaut (à droite), le câble est (qua-
si) invisible.
La conception des éventuelles nouvelles lucarnes doit être réfléchie
L’ajout d’une fenêtre en toiture en regard de la position des fenêtres existantes de la façade (respect
des axes d’alignements, de la dominante verticale ou horizontale).
La création ou la modification de baies en toiture s’avère par- Les formes compliquées sont à éviter sur les façades qui en étaient
fois nécessaire lors de l’aménagement de pièces de vie dans les originellement dépourvues. La qualité du résultat repose plutôt sur
combles. L’opération impose généralement l’obtention préalable la finesse du dessin, le choix de matériaux de qualité, la subtilité
d’un permis, qu’il s’agisse d’installer une structure en trois dimen- des teintes… Comme déjà signalé, il convient d’être particulière-
sions de type « lucarne », une fenêtre bulle sur une toiture plate ment attentif au positionnement de tous les éléments nécessaires à
ou même de placer une fenêtre de toit plane de grande dimension. un écoulement fluide pour éviter les poches d’eau stagnante.

Un permis d’urbanisme est néces- Au-delà d’une certaine taille, la De style contemporain, la lucarne a La nouvelle fenêtre de toiture res-
saire pour la création d’une nouvelle création de fenêtre dans le plan de été ajoutée dans l’axe des fenêtres de pecte l’axe de symétrie de la façade
lucarne en toiture. la toiture nécessite un permis. la travée principale. existante.

Les fenêtres qui éclairent des pièces de vie doivent avoir une di- À surface égale, les fenêtres placées dans le plan de la toiture four-
mension minimale. Il est par ailleurs nécessaire qu’une partie des nissent 40% de lumière en plus qu’une fenêtre verticale. Nécessi- 47
fenêtres d’un logement soit placée dans un plan vertical de façon à tant moins de travaux de charpente, elles sont plus faciles à ins-
offrir aux occupants un contact visuel avec l’espace extérieur. La taller. Leur simplicité technique est aussi garante d’une meilleure
sécurité doit aussi être garantie si le bord inférieur de la baie est étanchéité et d’une limitation des pertes calorifiques. Leur impact
bas : emploi du verre feuilleté anti-bris, pose d’un garde-corps an- visuel depuis la rue est généralement réduit. Il est recommandé de
ti-chute. Au-delà des aspects strictement réglementaires, plusieurs les placer sur le versant nord pour éviter la surchauffe.
recommandations peuvent en outre être formulées. Par exemple, il
est conseillé de placer les fenêtres dans le tiers inférieur du versant
afin d’optimiser l’éclairage des espaces de vie.

Les fenêtres ajoutées sur une toi- L’ajout d’une verrière sommitale
ture plate ne doivent pas contrarier peut consti-tuer une solution d’éclai-
l’écoulement des eaux et la continui- rage intéressante pour compléter les
té de l’isolation. apports en lumière.

La nouvelle lucarne a été conçue La fenêtre éclairant la cage d’es-


dans un design minimaliste inspiré calier de l’immeuble locatif est D’autres solutions d’éclairage peuvent être utilisées en complément
par le style du reste de la façade. dotée d’un dispositif d’exutoire de si les prises de lumières par les versants de toiture s’avèrent encore
fumées. insuffisantes : bandeau vitré dans le haut du mur juste en dessous de
la gouttière (voir le point «ajout d’étages » p.55, verrière au faîte de
la toiture, fenêtres créées dans les pignons non mitoyens…
L’aménagement de la nouvelle terrasse doit préserver la qualité de
L’aménagement d’une terrasse en toiture vie des voisins, tant en termes de tranquillité (limiter les nuisances
sonores liées à l’occupation de la terrasse) que d’intimité (pas de
La Ville de Liège souhaite qu’un maximum de logements soit doté vue directe vers les fenêtres ou les espaces privatifs des voisins).
d’espaces privatifs extérieurs de qualité, avec une taille suffisante Le Code civil définit que des vues droites ne peuvent être réalisées
permettant une utilisation comme pièce supplémentaire. Dans les que si une distance de 1,9 m au moins sépare de la propriété voi-
immeubles à appartements, la création de terrasses en toiture peut sine. Quant aux vues obliques, elles ne peuvent pas être générées à
donc être encouragée pour les logements qui en étaient dépourvus. moins de 60 cm de la limite avec la propriété voisine. Pour aména-
Ces terrasses doivent être conçues pour être appropriables comme ger une terrasse sans séparations verticales opaques sur les limites
de véritables espaces de vie en été, avec une forme et une surface mitoyennes, une solution est d’en rendre une partie inaccessible,
permettant l’installation d’une table et de chaises, de fauteuils… par exemple en plaçant des garde-corps en recul. Les terrasses
aménagées au niveau des toitures inclinées peuvent être assez faci-
lement conçues en retrait, derrière la corniche, de façon à être peu
visibles depuis l’espace public. Les terrasses en toiture débordant
du plan des façades sont par contre généralement interdites, sauf si
la cohérence avec le reste de la façade peut être démontrée.

La création d’une terrasse en toiture La création d’une terrasse en toi-


a permis d’offrir un espace qualitatif ture d’une maison unifamiliale ne
au logement qu’elle héberge. doit pas générer des vues directes
dérangeantes vers les propriétés 49
voisines.
Aménagée dans le volume de la La terrasse a été aménagée sur une toi-
La création d’une terrasse au niveau d’une toiture en pente ou plate toiture partiellement déconstruite, ture plate. La somme de la hauteur et la
est conditionnée à l’obtention d’un permis d’urbanisme. L’ana- la terrasse est quasi imperceptible largeur du mur à droite dépasse le seuil
depuis la rue. de sécurité imposé.
lyse de la demande vise à vérifier que le projet s’intègre bien à
l’architecture du bâtiment et au contexte. A nouveau, il est conseil-
lé de se renseigner sur les options envisageables le plus en amont En cas d’aménagement d’une terrasse sur une annexe à toiture
possible de la réflexion, en venant rencontrer les agents du Dépar- plate, il peut être nécessaire de rehausser les séparations par des
tement de l’Urbanisme avec des photos de la situation existante dispositifs « pare-vues » pour éviter les vues directes.
et les premières esquisses du projet. La création d’une terrasse au
niveau des étages n’est en effet pas autorisée d’office. Aux règles
générales valables pour tout le territoire communal s’ajoutent par-
fois des règles particulières dans certains périmètres spécifiques
(comme le centre historique de Liège).

Dans les immeubles en copropriété, la toiture est une partie


commune. Un espace de terrasse collective peut donc y être
aménagé, au bénéfice de tous les habitants. Pour y créer une Le garde-corps présente un motif Le pare-vue sous forme de caille-
terrasse privative liée à un seul logement, il faut par contre original qui limite les vues plon- botis vertical placé à gauche limite
obtenir l’accord des autres propriétaires. Cette servitude geantes chez les voisins. Un permis les vues directes vers les propriétés
a été obtenu. voisines.
d’usage peut faire l’objet d’une compensation financière.
Le choix des matériaux de revêtement de la terrasse
Le revêtement est posé sur des cales ou des plots. La nature
des matériaux peut être déterminée par la portance (capacité
de la structure à supporter la surcharge), ainsi que l’effet visé.
De nombreuses possibilités existent, comme :
• les dalles en béton, pierre naturelle, ou grès cérame. Ces
matériaux sont les plus pesants. Les dalles de production lo-
La hauteur des garde-corps et l’écar- L’étanchéité doit être contrôlée
tement des barreaux respectent les avant la pose du revêtement final. cale ont un meilleur écobilan ;
valeurs minimales de sécurité. Un garde-corps doit compléter la
hauteur insuffisante du rebord. • les lames ou dalles de bois traité. Il est conseillé de choisir
des essences de haute durabilité : dures, denses, résistantes
à l’usure, aux intempéries et aux attaques des champignons
La conception des terrasses doit veiller au respect de certains pa- et insectes. En cas de choix d’essences exotiques, des labels
ramètres techniques : peuvent indiquer les productions avec un meilleur écobilan ;
• la résistance ou la portance de la structure de support doit tenir • les lames ou dalles de bois composite, qui mélangent les
compte du poids des matériaux de revêtement et de tous les élé- fibres et résines. La présence d’un écolabel peut aussi indi-
ments qui seront ajoutés : mobilier, bacs plantés, neige en hiver… quer un produit préparé à partir de matières recyclées ;
Elle doit être renforcée si nécessaire ;
• enfin, existent des solutions de couverture en résine qui ne
• pour éviter les risques d’infiltration d’eau dans le bâtiment, la nécessitent pas de finition supplémentaire.
membrane d’étanchéité ne peut pas être déchirée ou fissurée.
Une inspection minutieuse doit donc être réalisée avant le place-
ment d’éléments par-dessus, car elle ne sera plus visible une fois 51
le revêtement installé ;
• une pente continue de 2% favorise le bon écoulement de l’eau.
Les boursouflures et les autres obstacles doivent être éliminés ;
• une distance de 15 cm entre la surface de la terrasse et le des-
sous des seuils des baies est recommandée pour éviter les risques
d’infiltration ;
• pour faciliter les entretiens, une possibilité d’accès aux avaloirs et cré- Les dalles en pierre ou béton sont Le large parapet du mur de bordure
plus lourdes que les revêtements en permet d’éviter les vues directes chez
pines doit être maintenue (dalles démontables, planches dévissables…). bois et ne sont pas adaptées en cas de les voisins.
portance faible.

Les normes de sécurité définies


pour les garde-corps doivent L’entretien des terrasses doit
être respectées. L’exemple ci- être effectué deux fois par an :
contre est doté de garde-corps après l’automne pour enlever
en vitrage transparent feuille- les feuilles mortes et nettoyer
té de sécurité. Si les structures les avaloirs, puis après l’hiver
sont ouvertes, l’écart entre les pour contrôler les avaloirs et les
barreaux ne peut dépasser une descentes d’eaux… Il ne faut pas
certaine largeur. nettoyer les surfaces en bois au
jet d’eau haute pression, car cela
peut abimer les fibres.
Les toitures « intensives » sont comparables à un jardin de par leur
L’aménagement d’une toiture verte aspect visuel et leur usage. La couche de substrat est plus épaisse
(entre 15 cm et 2 m), autorisant le développement d’une végétation
La Ville de Liège encourage les projets qui améliorent le taux de à enracinement plus profond : plantes herbacées, buissons, petits
verdurisation de son territoire. Les toitures vertes sont particuliè- arbustes. Elles nécessitent donc un entretien régulier et un accès
rement recommandées, car elles combinent différents avantages : facile. Ces dispositifs étant beaucoup plus lourds (d’un poids de
agrément visuel pour les riverains, temporisation du ruissellement 100 kg/m² à 400 kg/m² par temps de pluie), ils ne peuvent être
lors des pluies d’orage, limitation de l’échauffement des pièces en installés que si la pente est faible (10 % au maximum) et la struc-
cas de canicule, isolation acoustique. Dans les espaces densément ture suffisamment robuste. Si la toiture présence des zones de fai-
bâtis du centre-ville, les toitures vertes limitent le phénomène d’îlot blesse, une solution peut être de faire varier la configuration des
de chaleur (températures plus élevées pendant les nuits d’été). Elles aménagements végétaux selon la partie de la toiture considérée,
contribuent également à la biodiversité quand les espèces végétales par exemple en installant des plantations plus fournies aux endroits
plantées sont en cohérence avec les habitats naturels de l’écorégion. de reprise des charges. Notons que les panneaux solaires placés sur
de telles toitures doivent être positionnés pour ne pas se retrouver
L’aménagement d’une toiture verte extensive représente un surcoût dans l’ombre des plantations.
limité de 20 % par rapport à une toiture classique. Il faut vérifier que
la structure soit capable de supporter le poids des terres et végétaux
ainsi que le surpoids dû à la pluie ou à la neige. D’autres aspects
sont à considérer : la couche d’étanchéité sous-jacente, la couche de
résistance à la pénétration des racines (caoutchouc, géotextile…),
la couche drainante et le positionnement des conduits d’évacuation
des eaux. Ces éléments peuvent évidemment être placés au-dessus
d’une couche d’isolation. Notons qu’il est nécessaire d’introduire
une demande de permis avec plan d’architecte. 53

Le dessin schématise les différentes couches qui composent une toiture végé-
tale placée au-dessus d’une couche d’isolant. Toutes les couches ont un rôle
important. Ainsi, la membrane d’étanchéité doit présenter une résistance effi-
Dans une toiture verte extensive, la vé- Les toitures vertes intensives ont un cace contre le risque de pénétration des racines.
gétation pousse sur une mince couche poids plus important : il faut donc par- © CSTC et Gembloux Agro-Bio Tech ULG, PCDN de la Ville de Liège
de terre, de telle sorte que le poids est fois renforcer la structure de support.
limité.
Pour une présentation plus détaillée de ces deux solutions, nous
conseillons la lecture des fiches techniques qui leurs sont consa-
Deux grands modèles de toitures vertes sont distingués. Les toi-
crées dans le plan communal de développement de la nature
tures « extensives » sont installées sur un substrat de faible épais-
(PCDN) et qui peuvent être téléchargées sur le site internet de la
seur (entre 6 et 10 cm) et accueillent une végétation basse compa-
Ville. Les types de plantes recommandées pour chacun des deux
rable à celle d’une prairie rocailleuse ou sèche. Ce type de toiture
modèles y sont précisés. L’aménagement de la toiture verte peut
légère (jusqu’à 100 kg/m2 par temps de pluie) peut être installée
faire l’objet d’une véritable composition paysagère, ce qui sera
sur des toitures avec des pentes raides (jusque 70 % ou 35 °), pour
particulièrement bénéfique pour la qualité du cadre de vie des oc-
autant que les systèmes d’accroche soient bien conçus pour rete-
cupants des immeubles voisins. Certaines toitures vertes peuvent
nir le dispositif. Ces toitures nécessitent peu d’entretien. Elles sont
ainsi être appropriées comme des « jardins suspendus » à vivre.
compatibles avec la présence de panneaux solaires.
La gestion des eaux de pluies La transformation des volumes et l’ajout d’étages

La rénovation des toitures plates peut intégrer un autre enjeu contem- Toutes les interventions importantes au niveau du volume et de la
porain : la gestion des eaux pluviales. Les « toitures stockent » les structure des toitures nécessitent l’obtention préalable d’un permis
eaux d’une pluie d’orage, avant une évacuation différée (évapo- d’urbanisme, qu’il s’agisse d’ajouter un ou plusieurs étages, ou plus
ration, exutoire à faible débit…). L’objectif est de réduire le ruis- simplement de modifier la pente ou la forme de la toiture (toiture
sellement et les charges de pointe dans le réseau d’évacuation. Le courbe remplaçant un pan de toiture plat, par exemple). Le détail de
stockage peut s’effectuer de différentes manières : dans la terre des tous les paramètres à prendre en compte ne peut être précisé dans le
toitures végétales, dans une couche de gravillons ou plus simplement cadre de ce guide. Si votre bien se situe dans un périmètre de lotisse-
dans un bac étanche. La hauteur de stockage est déterminée par le ment, des règles spécifiques peuvent par exemple encadrer les trans-
positionnement de la bouche d’évacuation (trop plein de sécurité). formations admissibles en toiture. Le choix de la nature des matériaux,
Elle détermine le poids de la lame d’eau et dépend notamment de la de leur teinte et de l’emplacement des ouvertures doit toujours respec-
portance des structures sous-jacentes. Au moins deux visites d’entre- ter les principes énoncés précédemment dans le guide. L’intervention
tien annuelles sont nécessaires, notamment afin d’éliminer les dépôts et les conseils d’un architecte sont évidemment nécessaires. Les su-
de matières organiques sources de mauvaises odeurs. Un accès facile rélévations peuvent par exemple entraîner la formation de nouveaux
à la toiture est donc recommandé. murs mitoyens visibles, dont la surface doit dès lors être traitée esthé-
tiquement. Rappelons que le Code civil définit qu’il n’est pas autorisé
d’empiéter sur la propriété du voisin sans son accord : le projet peut
donc impliquer de récolter au préalable un consentement écrit, qui doit
être enregistré au Service public fédéral des Finances.

55

L’eau de pluie peut s’accumuler dans L’eau des pluies fortes s’accumule sur la
les terres et végétaux d’une toiture toiture avant de s’écouler lentement par
verte, qui joue alors aussi le rôle de le conduit d’évacuation.
toiture stockante.

La récolte et le stockage des eaux de toitures dans des citernes à eau L’étage ajouté a été positionné en Sur un immeuble d’architecture
retrait pour être peu visible depuis la classique, la transformation du vo-
de pluie est une autre solution qui présente le double avantage de rue. Le parement tranche de manière lume de toiture a été bardée dans
temporiser les débits de crête et de réduire la consommation d’eau de qualitative avec les matériaux du des matériaux sobres pour un résul-
distribution. Si la parcelle présente une partie non imperméabilisée, reste de la façade. tat qualitatif discret.
les eaux de toitures (plates ou en pente) peuvent aussi être dirigées
pour s’infiltrer dans la terre du jardin. La rehausse légère

Les pans de toitures sont parfois légèrement surélevés ou déplacés afin de


Les eaux de pluies récoltées sur transformer le dernier niveau des combles en espace de vie. Les normes
la toiture peuvent alimenter une de hauteurs minimales doivent dans ce cas être respectées, comme les
citerne à eau pour l’usage do-
mestique. Les eaux encore excé- autres critères du Code du logement : surfaces minimales des pièces,
dentaires peuvent être dirigées taille et emplacement des prises de lumière, ventilation, sécurité incendie,
pour une infiltration dans le jar- normes spécifiques pour la division d’immeubles…
din plutôt que d’être envoyées
dans le réseau des canalisations Le nouveau morceau de façade au-dessus des murs et des corniches exis-
tants doit être traité de manière subtile pour une insertion harmonieuse.
Chaque situation est étudiée de manière spécifique. Généralement, un
ajout avec un parti architectural d’esprit contemporain tranchant de
manière harmonieuse avec l’existant sera plus judicieux qu’une imita-
tion de l’architecture du reste de la façade. Une solution fréquemment
rencontrée est celle du bandeau continu de fenêtre, qui offre l’avantage
d’apporter un maximum de lumière dans les espaces habités. En cas
de rénovation importante, il est conseillé de prévoir un accès facile aux
éléments comme les chéneaux pour faciliter leur entretien.
Plus légères, les structures en bois Placées en retrait, les façades sobres et
nécessitent une portance moindre très vitrées de l’extension s’intègrent
que celles conçues dans d’autres en harmo-nie au-dessus des façades de
matériaux. style Art déco.

Le positionnement de la façade des nouveaux étages en retrait de l’ali-


gnement existant permet de créer une transition franche entre les deux
parties d’époques distinctes, avec un impact visuel plus discret. Cette so-
lution permet aussi l’aménagement d’un espace de terrasse au point de
jonction entre les deux parties. Les matériaux utilisés pour les extensions
La pente de la toiture a été redres- La légère surélévation a permis de doivent évidemment être de qualité. Il est recommandé d’être particuliè-
sée pour transformer les combles transformer le grenier en espace de rement attentif au choix des formes et couleurs de châssis, dont l’impact
du volume annexe en pièces de vie. vie. Un bandeau vitré continu a été
ajouté, qui respecte l’équilibre de la visuel peut être considérable. Attention que les ajouts qui « pastichent »
façade. l’architecture d’origine n’ont pas de sens si les matériaux et les formes
ne peuvent pas être rigoureusement reproduits à l’identique ou si les
proportions de la façade ne sont plus équilibrées.
L’ajout d’étages complets 57
Ajouter un ou plusieurs étages constitue une modification importante,
qui peut impacter considérablement l’aspect du bâtiment en lui-même,
mais également celui de son environnement. Chaque projet mérite une
réflexion spécifique, en fonction de la typologie de l’immeuble existant
(maison modeste, hôtel de maître, immeuble à appartements), de l’intérêt
de son architecture initiale, de sa localisation et du gabarit des immeubles
voisins… Il est donc conseillé de venir se renseigner le plus tôt possible
auprès du Département de l’Urbanisme pour envisager les options adap-
La position en retrait de la façade L’étage ajouté entre deux hauts mi-
tées et réglementairement autorisables. historique permet l’aménagement toyens est respectueux de la façade du
d’un espace extérieur appropriable. 18e siècle, tout en se distinguant par ses
Plusieurs paramètres influencent la hauteur totale de la rehausse et le Le dernier niveau n’est pas visible formes et les matériaux.
nombre d’étages que l’on peut ajouter. La directive du Collège communal depuis la cour.
sur les gabarits précise que la rehausse doit être perçue comme une valeur
d’accompagnement de la façade conservée. Elle ne peut donc pas avoir
un caractère dominant ou écrasant et sa hauteur est limitée au maximum La valeur patrimoniale et esthétique des immeubles est également
à la moitié de la hauteur de la façade existante. La portance de la structure à prendre en compte, une attention particulière étant par exemple
initiale constitue une contrainte technique importante. Pour alléger le poids consacrée à préserver les qualités architecturales des biens repris
des éléments ajoutés, une solution peut être le recours à des structures en dans l’inventaire du patrimoine. Des ajouts d’étages devront alors
bois, qui offrent aussi l’avantage de la durabilité du matériau (réduction impérativement s’effectuer en harmonie avec les parties historiques
des déchets et des quantités de gaz carbonique émises). Il convient de vé- du bâtiment : sobriété et modestie du geste architectural, neutrali-
rifier la possibilité d’aménager des escaliers de secours s’ils sont imposés. té des matériaux, sensibilité de la composition, allure légère, retrait
partiel pour un impact visuel plus discret…
Comment trouver le bon entrepreneur ?

Certaines solutions techniques de nettoyage ou de remise en pein-


ture simples peuvent être appliquées par les propriétaires. Attention
toutefois à bien adopter toutes les mesures de sécurité requises en
cas de travail en hauteur : stabilisation de l’échelle ou de l’échafau-
dage, sécurisation de l’attache de la personne qui nettoie, habits et
L’extension prolonge le plan de Un bandeau de fenêtres a été ajou-
la façade existante sans respect des té au-dessus de la corniche : la fa- lunettes de protection contre les éclaboussures, bâches pour éviter
teintes et des formes : le résultat est çade conserve ses proportions et les projections vers les bâtiments voisins…
peu concluant. n’apparaît pas écrasée.

L’approche sera en outre différente selon le contexte. L’ajout d’une Beaucoup de solutions plus tech-
toiture en pente peut être déconseillé si tous les toits de la rue sont niques nécessitent toutefois un
plats. De même, les immeubles le long des quais ne sont par exemple savoir-faire particulier ou l’uti-
pas traités de la même manière que les bâtiments du centre ancien lisation de produits délicats. Il
convient dans ce cas de faire ap-
protégé où les toitures doivent être maintenues en harmonie avec les pel à des entreprises spécialisées.
formes traditionnelles en termes de pentes et de teintes. L’investissement sera plus judi-
cieux que de tenter d’effectuer
les travaux par soi-même, sans
garantie d’un résultat de qualité.

Pour trouver des professionnels compétents, le bouche-à-oreille est 59


souvent de bon conseil. Certaines de vos connaissances ont proba-
blement fait exécuter des travaux similaires et peuvent vous faire
part de leur expérience. Une autre piste est de repérer des bâtiments
Reliant les gabarits voisins, deux ni- La fenêtre est placée dans l’axe où ont été exécutés des travaux similaires à ceux envisagés pour
veaux ont été ajoutés sur le building, d’une baie existante. sa dominante votre bâtiment et de demander les coordonnées des entreprises aux
dans un style qui tranche avec l’archi- verticale équilibre les perspectives
tecture existante. depuis le sol. propriétaires si le résultat semble concluant. Enfin, les entreprises
peuvent être rencontrées sur les salons.
Pour les domaines de restauration plus pointus, il existe des réper-
Le comblement des ruptures de gabarit le long des grands axes toires, où les coordonnées des entreprises sont rangées par catégo-
Au milieu du 20e siècle, des immeubles élevés ont été autori- ries de travaux :
sés dans des espaces bénéficiant d’un large dégagement, (bou-
levards, parcs, quais). C’est ainsi qu’est apparue la « skyline » • Union des artisans du patrimoine :
particulière de la ville de Liège, avec des axes où alternent les www.uniondesartisansdupatrimoine.be
gabarits très variables. Face à cet héritage urbanistique parfois
désarçonnant, la Ville de Liège a adopté une directive préci- • Répertoire des métiers du patrimoine architectural :
sant les gabarits acceptés dans les nouveaux projets (consul- www.patrimoine-metiers.be
table sur le site internet). La règle de «comblement» définit
que, en cas de « dent creuse », c’est-à-dire d’immeubles de
gabarit bas implantés entre deux immeubles de plus grande
hauteur distants d’au maximum 20 mètres, l’ajout d’étages
pourra encore être autorisé de façon à rejoindre leurs niveaux
de corniche et pour autant que cela n’implique pas la démoli-
tion d’immeubles patrimoniaux.
Avant Après
Comment dialoguer avec les entrepreneurs ?
Quelles sont les autorisations requises ?
Certains travaux peuvent impliquer des méthodes complexes et des choix
techniques pointus. Si vous avez peur de ne pas comprendre les proposi-
tions des entrepreneurs, n’hésitez pas à chercher de l’aide, par exemple
en récoltant les avis des personnes de votre entourage plus compétentes. Attention ! Si le bâtiment est classé, toute intervention, même
Les conseils d’un architecte spécialisé sont aussi toujours utiles. d’entretien, nécessite une autorisation spécifique et la consul-
tation des services spécialisés des administrations de la Ville
Toute proposition doit reposer sur un diagnostic préalable précis : quelle et de la Région wallonne.
est la nature des matériaux ? Quand ont-ils été mis en œuvre ? Quelles
sont les pathologies à traiter ? Est-on sûr de n’avoir omis aucun défaut ? Il Les travaux d’entretien qui ne modifient pas l’aspect de la façade ne
est parfois nécessaire d’utiliser une échelle ou une nacelle pour inspecter nécessitent pas d’autorisation urbanistique : nettoyage, remise en pein-
les parties à traiter. ture avec la même couleur, réparation d’éléments abimés, remplacement
des éléments de décor à l’identique… Par contre, les actes et travaux qui
Quand les différents problèmes modifient l’aspect de la façade doivent faire l’objet d’une autorisa-
ont été identifiés, l’entrepreneur tion préalable (une demande de permis ou une déclaration). Il s’agit par
doit pouvoir expliquer les diffé- exemple de la pose d’un revêtement d’une autre nature, de la modification
rentes options d’intervention pos- de la forme des lucarnes, d’un changement de la couleur des corniches...
sibles, en exposant leurs avantages En cas de doute, il est conseillé d’interroger le Service des Permis du Dé-
et inconvénients. Un vrai dialogue partement de l’Urbanisme dès les premières réflexions sur le projet.
doit s’établir : n’hésitez pas à éli-
Département de l’Urbanisme de la Ville de Liège
miner une entreprise qui ne vous
Service des permis
accorderait pas un minimum de
Les techniciens vous renseigneront sur les démarches en termes de 61
temps d’écoute.
permis d’urbanisme.
Il ne faut pas se précipiter sur la première proposition reçue, au risque La Batte n°10 à 4000 Liège
de faire un mauvais choix. Il est conseillé de demander l’avis de plu-
sieurs entreprises ou de plusieurs spécialistes avant de prendre sa dé- 04 221 90 57
cision. Leurs analyses et les solutions proposées peuvent ainsi être urbanisme@liege.be
confrontées. Un nombre minimum de trois devis différents est généra- Heures d’ouverture de l’accueil : consulter le site www.liege.be
lement conseillé. Plusieurs paramètres permettent en outre d’évaluer Les mots-clés pour la recherche sont ‘urbanisme’ et ‘service des permis’.
la compétence et le sérieux de l’entreprise : donne-t-elle des réponses
à vos questions ? Les informations communiquées sont-elles claires et En cas d’utilisation d’un échafaudage ou d’autres installations
précises ? Le devis est-il détaillé et complet ?... de chantier à placer sur le trottoir ou la chaussée, une autorisation
d’occupation de la voirie doit être obtenue au préalable auprès des
Il faut se méfier de certaines entreprises généralistes qui affirment services de police : www.policeliege.be
pouvoir exécuter le travail alors qu’elles ne disposent pas des com-
pétences en interne. Si vous visez des travaux précis comme la répa-
ration de boiseries ou de décors anciens en métal, il faut faire appel à Les autres guides des bonnes pratiques en
matière d’urbanisme de la Ville de Liège
des entreprises spécialisées dans ce domaine. Si une entreprise pré-
voit l’engagement de sous-traitants pour certains travaux, cela doit Pour plus de conseils en ce qui concerne les
vous être renseigné dès le départ. fenêtres liées aux toitures, nous conseillons
la lecture du guide des bonnes pratiques spé-
cifiquement consacré aux châssis. D’autres
guides abordent les éléments décoratifs, l’en-
tretien des façades, les éléments en métal…
Quelles sont les aides financières possibles ? Colophon

Rédaction et mise en page


Comment obtenir des conseils techniques ?
Beaucoup de travaux d’entretien nécessitent de poser le bon Département de l’Urbanisme de la Ville de Liège
choix. Les conseils d’un architecte expérimenté dans la réno- Service de l’Aménagement du territoire
vation du bâti peuvent donc s’avérer utiles pour garantir la La Batte n°10 à 4000 Liège
réalisation d’un travail de qualité et précautionneux.
urbanisme@liege.be

Travaux d’amélioration des performances énergétiques Photographies


© Département de l’Urbanisme de la Ville de Liège, à l’exception de :
Plusieurs mécanismes d’aides existent, qui évoluent régulière- Page 43 - 3e photo : © Photo THIBRO ;
ment (réductions d’impôts, taux de TVA réduits, primes, prêts à Page 43 - 4e photo : © Bureau ACDC ;
taux zéro…). Afin d’obtenir des renseignements sur ces questions,
nous vous conseillons de prendre contact avec les services de l’as- Page 49 - 3e photo : © LORIGAMI – J. Tuytschaver - L. De Meyer ;
bl Liège Énergie et la Maison de l’Habitat. Les agents spécialisés Page 50 - 1ère photo : © Samuel Defourny – Michel Prégardien ;
vous fourniront des informations sur les démarches et des conseils Page 51 - 2e photo : © C. Cauwe ;
adaptés à votre situation. Tous ces renseignements peuvent s’obte-
Page 53 - 1ère photo : © Yvette Hebbinckuys ;
nir en prenant rendez-vous ou en se rendant directement à une des
nombreuses permanences régulièrement organisées. 4e de couverture - 2e photo : © Dethier Architecture.
63

Rue Léopold n°37 à 4000 Liège Éditeur responsable


04 221 66 77 Échevinat de l’Urbanisme de la Ville de Liège
maisonhabitat@liege.be Féronstrée 94 à 4000 Liège
www.maisonhabitat.eu

Thermographie aérienne Mai 2019


Imprimé sur les presses du C.I.N. de la Ville de Liège
Des permanences d’information sont organisées à la Maison de l’Habitat
Horaires et modalités pratiques sur www.liegeenergie.be
04 221 56 40
info@liegeenergie.be
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