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République de Côte d’Ivoire

Union - Discipline - Travail

Ministère de l’Enseignement Supérieur et de la Recherche


Scientifique

Ecole Supérieure des


Travaux Publics Cycle Technicien Supérieur
Option : Bâtiment et Urbanisme

Thème :

Période : du 13 mars au 12 juin 2017

Encadreur pédagogique : Maître de stage :


M. LOUA Jean-Marie M. YOMAFOU Kadjo Hubert
Architecte-Urbaniste Urbaniste – Aménageur
Enseignant à l’ESTP/INPHB Chargé d’études au BNETD/DUDT/SPU

Présenté par :
BERTE Souleymane
Elève Technicien Supérieur en Bâtiment et Urbanisme
Promotion 2014-2017

© juillet 2017
Projet de Fin d’Etudes 2017
Thème : Projet d’aménagement de la zone industrielle de Bouaké

DEDICACE

Ce rapport est dédié à mon père et ma mère qui


m’ont donné tous les moyens et l’affection nécessaires
durant mon parcours scolaire. Qu’ALLAH les
récompense au centuple.

Rédigé par : BERTE Souleymane


Elève Technicien Supérieur en Bâtiment et Urbanisme / Promotion 2014-2017
Projet de Fin d’Etudes 2017
Thème : Projet d’aménagement de la zone industrielle de Bouaké

Nous ne saurions commencer la rédaction du présent rapport sans remercier Allah par
qui toute chose est possible. Il nous a permis d'arriver au terme de nos investigations malgré
toutes les difficultés que nous avons rencontrées.
Nos remerciements vont tout d’abord à l’endroit de l’administration de l’Ecole
Supérieur des Travaux Publics, avec à sa tête le Directeur M. KONAN Denis, pour tous les
efforts consentis dans le cadre de notre formation.
Nos remerciements vont également à l'endroit de l'ensemble de nos encadreurs, nos amis et
collègues qui n'ont ménagé aucun effort pour nous fournir, chacun à son humble niveau, la
petite note supplémentaire et certains documents utiles pendant nos recherches afin de bien
mener ce travail.
Nos remerciements particuliers et sincères à :
 Monsieur AMARA Felix, Directeur du Département de Formation et de Recherches
Bâtiment et Urbanisme, qui est resté toujours attentif à nos problèmes académiques et
qui a su nous inculquer de sages conseils utiles à notre carrière ;
 Monsieur LOUA Jean Marie, Enseignant chercheur à l’ESTP, pour l’encadrement qu’il
a accepté de nous accorder ;
 Monsieur COULIBALY Kinapara, Directeur Général du BNETD, pour nous avoir
accepté au sein de sa structure
 Monsieur BADIE Vincent, Directeur du Département Urbanisme et Développement
Territorial du BNETD. Ses orientations et son soutien nous ont permis de mieux
appréhender cette étude ;
 Monsieur YOMAFOU Hubert, Chargé d’études au BNETD notre maître de stage, pour
la patience qu’il a eu à notre égard et sa disponibilité à nous apporter les conseils qu’il
fallait ;
 Messieurs KOUASSI Kouabenan et SANOGO Ziekoum, Chargés d’études au BNETD
qui nous ont encouragés et orienté dans notre travail ;
Pour finir, comment pourrais-je oublier mes parents, mes frères, mes sœurs et ma famille à
qui je dois d'en être arrivé là ? Qu’ils trouvent ici ma profonde reconnaissance

Rédigé par : BERTE Souleymane


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Projet de Fin d’Etudes 2017
Thème : Projet d’aménagement de la zone industrielle de Bouaké

L'Ecole Supérieure des Travaux Publics (ESTP) est l’une des huit (8) écoles de l'Institut
National Polytechnique Félix Houphouët-Boigny (INP–HB). Elle a été créée le 04 Septembre
1996 par décret n° 96-678, suite à la restructuration et à la fusion de l’Ecole Nationale
Supérieure des Travaux Publics (ENSTP), l’École Nationale Supérieure d’Agronomie (ENSA),
l’Institut Agricole de Bouaké (IAB) et l’Institut National Supérieur de l’Enseignement
Technique (INSET). L’ESTP comprend un cycle de Techniciens Supérieurs et un cycle
d’Ingénieurs de Conception. Dans le cadre de leur formation, les élèves Techniciens Supérieurs
de l’ESTP bénéficient de cours théoriques en classes, des séances de travaux pratiques, des
visites de chantier et des stages en entreprise.

Au terme de notre formation à l'Ecole Supérieure des Travaux Publics (ESTP), nanti de
connaissances théoriques et de l’expérience acquise au cours des différents stages effectués
antérieurement, chaque futur Technicien Supérieur est tenu d’effectuer un « projet de fin
d’études » (PFE) dans la filière et la spécialité qui le concerne qui lui permettra d’obtenir le
Diplôme de Technicien Supérieur. Dans notre cas, il s'agit de la filière des Techniciens
Supérieurs en Bâtiment et Urbanisme.

Il s’agit pour les futurs Techniciens Supérieurs, au cours de ce projet, de faire la synthèse
de leur connaissance et de procéder à des recherches afin de satisfaire le besoin exprimé au
travers du thème soumis à leur réflexion.

C'est donc dans cette perspective que nous avons effectué un stage de trois (3) mois au
sein du DUDT au BNETD au service SPU qui a abouti à la rédaction du présent rapport sur un
thème qui est hautement important pour le développement économique et industrielle de la Cote
d’Ivoire en général et de Bouaké en particulier . Ce thème libellé comme suit : « Aménagement
de la zone industrielle de Bouaké », est une réflexion soutenue orientée vers la recherche de
solutions pérennes et des propositions nous permettant de disposer de zones industrielles
opérationnelles et modernes au bénéfice des entreprises et des investisseurs locaux et étrangers.

Ce nouvel outil d'expression plurielle et de communication qu'est le PROJET DE FIN


D’ETUDES, nous permet de réaliser un travail dont les résultats pourront être profitables à tous
les acteurs de développement en matière planification urbaine afin d'améliorer le cadre de vie
des populations.

C’est donc un travail que vos suggestions et critiques contribueront à parfaire.

Rédigé par : BERTE Souleymane


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Thème : Projet d’aménagement de la zone industrielle de Bouaké

AGEDI : Agence de Gestion et de Développement des Infrastructures Industrielles

ANDE : Agence Nationale de l’Environnement

BNETD : Bureau National d’Etudes Techniques et de Développement

CIAPOL : Centre Ivoirien AntiPOLution

CIE : Compagnie Ivoirienne d’Electricité

DIB : Déchets Industriels Banals

DIS : Déchets Industriels Spéciaux

DTQD : Déchets Toxiques en Quantités Dispersées

DUDT : Département Urbanisme et Développement Territorial

ESTP : Ecole Supérieure des Travaux Publics

IDE : Investissement Direct Etranger

INPHB : Institut National Polytechnique Felix Houphouët Boigny

MIM : Ministère de l’Industrie et des Mines

PFE : Projet de Fin d’Etudes

PGES : Plan de Gestion Environnemental et Social

SODECI : Société de Distribution d’Eau de la Côte d’Ivoire

SODEXAM : Société d’EXploitation de Développement Aéroportuaire Aéronautique


Météorologique

SPU : Service Planification Urbaine

ZI : Zones Industrielles

Rédigé par : BERTE Souleymane


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Thème : Projet d’aménagement de la zone industrielle de Bouaké

Figure 1 : Situation de Bouaké en Côte d’Ivoire ....................................................................... 8


Figure 2 : Diagramme climatique de Bouaké ......................................................................... 10
Figure 3 : Répartition de la population urbaine de Bouaké par quartiers ................................ 15
Figure 4 : Répartition de l’habitat par typologie ..................................................................... 18
Figure 5 : Surface occupée par les équipements ..................................................................... 19
Figure 6 : Carte géologique de la Côte d’Ivoire ...................................................................... 43
Figure 7 : Schéma de structure (Découpage ne blocs et surfaces) .......................................... 48
LISTE DES FIGURES

Rédigé par : BERTE Souleymane


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Thème : Projet d’aménagement de la zone industrielle de Bouaké

Photo 1 : Vue aérienne de la végétation arborée ....................................................................... 9


Photo 2 : Un car de la compagnie AVS au rond-point de Bouaké ........................................... 21
Photo 3 : Taxis communaux de Bouaké ................................................................................... 21
Photo 4 : Gare ferroviaire de Bouaké ....................................................................................... 22
Photo 5 : Super marché SOCOCE de Bouaké .......................................................................... 23
Photo 6 : Marchés de proximité ............................................................................................... 24
Photo 7 : SGBCI Bouaké………………………………………………………………………9
Photo 8 : COOPEC Bouaké ..................................................................................................... 24
Photo 9 : Vue aérienne du site du projet .................................................................................. 40
Photo 10 : Voie Bouaké-Botro passant à l’Est du site ............................................................. 41
Photo 11 : Ligne Moyenne Tension (MT) à proximité du site du projet ................................. 42
Photo 12 : Bouche d’incendie .................................................................................................. 42
Photo 13 : Présence de broussailles…………………………………………………………..29
Photo 14 : Présence d’arbres de grandes tailles ....................................................................... 44
Photo 15 : Site relativement plat……………………………………………………………...29
Photo 16 : Présence d’arbres de petites tailles………………………………………………..29

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Thème : Projet d’aménagement de la zone industrielle de Bouaké

Tableau 1 : Répartition de la population urbaine par quartiers ............................................... 13


Tableau 2 : Evolution spatiale de la ville ................................................................................ 17
Tableau 3 : Mode d’occupation du sol de Bouaké .................................................................. 17
Tableau 4 : Superficies des équipements de la ville de Bouaké ............................................. 19
Tableau 5 : Typologie des équipements .................................................................................. 20
Tableau 6 : Principales productions agricoles en provenance de Bouaké .............................. 25
Tableau 7 : Principales unités industrielles de la ville de Bouaké .......................................... 27
Tableau 8 : Programme d’aménagement................................................................................. 38
Tableau 9 : Programme d’aménagement détaillé de l’ensemble du site ................................. 38
Tableau 10 : Programme de morcellement du site de 25 ha ................................................... 39
Tableau 11 : Potentialités du site ............................................................................................ 45
Tableau 12 : Contraintes du site .............................................................................................. 46
Tableau 13 : Répartition des surfaces obtenues après découpage ........................................... 49
Tableau 14 : Récapitulatif du lotissement ............................................................................... 49
Tableau 15 : Récapitulatif des équipements et espaces de vie ................................................ 49
Tableau 16 : Identification et évaluation des impacts ............................................................. 59
Tableau 17 : Mesures d’atténuation des impacts .................................................................... 60
Tableau 18 : Linéaire des voiries de ladite zone. .................................................................... 63
Tableau 19 : Principaux ratios de coûts pour les différents travaux de viabilisation .............. 66
Tableau 20 : Estimation sommaire du coût des travaux.......................................................... 67
Tableau 21 : Plan de Gestion Environnemental pour les futures zones industrielles ............. 78
Tableau 22 : Suivi de la mise en œuvre des mesures et entretien de la zone .......................... 80

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Thème : Projet d’aménagement de la zone industrielle de Bouaké

DEDICACE ................................................................................................................................. I

REMERCIEMENTS ................................................................................................................. II

AVANT-PROPOS ................................................................................................................... III

SIGLES ET ABREVIATIONS ................................................................................................ IV

LISTE DES FIGURES .............................................................................................................. V

LISTE DES PHOTOS .............................................................................................................. VI

LISTE DES TABLEAUX .......................................................................................................VII

SOMMAIRE ......................................................................................................................... VIII

INTRODUCTION GENERALE................................................................................................ 1

CHAPITRE I : BREVE PRESENTATION DE LA VILLE DE BOUAKE .............................. 8

CHAPITRE II : DYNAMIQUE SPATIAL ............................................................................. 16

CHAPITRE III : DYNAMIQUE ECONOMIQUE .................................................................. 21

CHAPITRE IV : ASSAINISSEMENT ET ENVIRONNEMENT URBAIN .......................... 30

PARTIE II : PROJET D’AMENAGEMENT DE LA ZONE INDUSTRIELLE DE BOUAKE


.................................................................................................................................................. 32

CHAPITR V : PROGRAMMATION URBAINE ................................................................... 33

CHAPITRE VI : AMENAGEMENT URBAIN ...................................................................... 40

CHAPITRE VII : LE MONTAGE FINANCIER .................................................................... 63

CHAPITRE VIII : GESTION ENVIRONNEMENTALE DE LA ZONE CREEE ................. 68

CONCLUSION GENERALE .................................................................................................. 81

BIBLIOGRAPHIE ET WEBOGRAPHIE .................................................................................. I

TABLE DES MATIERES ........................................................................................................ II

Rédigé par : BERTE Souleymane


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Thème : Projet d’aménagement de la zone industrielle de Bouaké

1. Contexte et justification de l’étude.

Les zones industrielles constituent des communautés de production et de services


entrepreneuriaux implantés ensemble sur un terrain commun. En s’installant dans ces zones, les
entreprises recherchent une amélioration de leur performance en bénéficiant de multiples
synergies offertes par la coexistence sur une même aire géographique de plusieurs unités
industrielles.

Elles constituent aussi le berceau du développement de l’industrie d’où leur importance


stratégique et la place du choix qu’elles occupent dans le cadre des politiques de développement
industriel. Ainsi, la qualité de gestion, de gouvernance et d’entretien des zones industrielles
constituent des clefs du progrès industriel de chaque pays. D’autre part, la politique foncière
industrielle constitue un élément essentiel des stratégies d’attraction des investissements directs
étrangers et des stratégies de promotion industrielle d’une façon générale.

Conscient de l’importance stratégique des zones industrielles, le Gouvernement de Côte


d’Ivoire s’est engagé avec l’appui financier et technique de la Banque Mondiale et de
l’Organisation des Nations Unies pour le Développement Industriel à apporter des solutions
durables aux problèmes des zones industrielles engendrés entre autres par la crise sociopolitique
traversée par le pays au cours de la dernière décennie. Cette initiative se situe dans un cadre
plus vaste qui est de promouvoir le développement industriel et économique de la Côte d’Ivoire.
Ce qui passe par une politique industrielle axée sur des infrastructures performantes à mesure
d’impulser et de soutenir son industrialisation.

Cependant, depuis la création des zones industrielles d’Abidjan conformément aux


orientations du Plan d’Urbanisme d’Abidjan de 1969, elles n’ont pas bénéficié de plan
d’extension à l’exception de celle de Yopougon qui a vu sa superficie passer de 400 à 645 ha.
En outre, elles n’ont bénéficié d’aucun programme d’entretien. A l’évidence, cette situation est
préjudiciable aux zones industrielles. De ce fait, elle a pour conséquence la dégradation des
infrastructures de base affectant non seulement les zones industrielles de Vridi (120 ha) et
Koumassi (129 ha), mais aussi et surtout celle de Yopougon (645ha). Ainsi la zone industrielle
de Yopougon est saturée, mal structurée, avec un important déficit énergétique et
d’infrastructures ; en témoigne les multiples problèmes constatés, notamment la dégradation de
la voirie, des réseaux divers (électricité, eau, assainissement, télécommunications, éclairage

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public) et l’indisponibilité de terrains industriels. La situation n’est guère reluisante dans les
villes de l’intérieur du pays où les quelques zones industrielles ne sont pas aménagées.

Dans le but de disposer d’infrastructures nouvelles et de proposer des services


susceptibles d’attirer les entreprises industrielles, de séparer les usages industriels des autres
activités urbaines et réduire ainsi les impacts environnementaux et sociaux, d’offrir des emplois
permanents aux ivoiriens, le Ministère de l’Industrie et des Mines (MIM) a identifié comme
projet prioritaire la création de la zone industrielle de Bouaké. Il s’agit d’une composante du
projet intitulé « Réhabilitation des zones industrielles d’Abidjan et de San-Pedro et
Création/Aménagement de nouvelles zones industrielles » démarré en 2012 pour une durée
prévisionnelle de 5 ans.

C’est donc une parcelle d’environ 300 ha que, le MIM en rapport avec les autorités
locales, a identifié comme réserve pour la nouvelle zone industrielle qui pourra ainsi accueillir
à la fois des industries textiles et de transformation de noix de cajou.

C’est dans ce contexte que le Gouvernement de Côte d’Ivoire s’est proposé le lancement
d’une étude d’aménagement sur la zone industrielle de Bouaké, la deuxième plus grande ville
du pays.

2. Problématique

En termes d’infrastructures industrielles, la ville de Bouaké dispose de 3 sites que sont :

- La zone industrielle située sur l’axe Bouaké - Béoumi, absorbée par le


développement de l’habitat. Celle-ci a été lotie et a fait l’objet de construction de
logements, dans le cadre des distorsions liées à la crise post-électorale.
- L’espace abritant l’ex Etablissement Robert Gonfreville (ERG), qui a un statut
privé, dédié principalement au textile, est également occupé par les logements.
- La zone du quartier Air France 3 qui regroupe quelques unités industrielles
disséminées dans les habitations.

La ville de Bouaké compte une dizaine d’unités industrielles dont 5 principales se trouvent dans
la zone située sur l’axe Bouaké – Béoumi.

Cependant, on constate déjà que les zones déjà existantes dans cette ville, ont fortement
leurs capacités et leur fonctionnement optimal. Pour son importance économique, cette ville
présente un déficit de zones aménagées dédiées aux industries.

Rédigé par : BERTE Souleymane


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Thème : Projet d’aménagement de la zone industrielle de Bouaké

En vue de remédier à ce déficit dans cette localité, l’Etat de Côte d’Ivoire décide avec l’aide
de spécialistes d’aménager une nouvelle zone industrielle à Bouaké.

Aussi il parait donc important de tenir compte des différents besoins de la ville dans ce
projet d’aménagement. Ainsi, comment proposer un aménagement spatial adéquat de cette zone
tout en intégrant un secteur dédié à la transformation de la noix de cajou afin qu’il ne soit pas
une nuisance pour la zone et qu’il participe à l’économie de la ville ?

3. Hypothèse

L’intégration d’un secteur de transformation de la noix de cajou dans l’aménagement de la


zone industrielle de Bouaké est un facteur de développement industriel et économique de la
ville par la promotion de l’agro-industrie.

4. Objectifs de l’étude
4.1. Objectif principal

Intégration harmonieuse d’un secteur de transformation de la noix de cajou dans


l’aménagement de la nouvelle industrielle de Bouaké et dans la ville de Bouaké.

4.2. Objectifs spécifiques

De façon précise, notre étude vise les objectifs spécifiques suivants :

 Faire un diagnostic du tissu urbain ;


 Proposer un aménagement adéquat tout en intégrant un secteur de transformation
de la noix de cajou ;
 Proposer une règlementation qui accompagne cet aménagement.

5. Définition des concepts clés

Urbanisme :

 C’est un art, une science et une technique de l’aménagement rationnel des villes et des
campagnes.
 C’est aussi l’ensemble des mesures prises pour orienter et contrôler l’affectation et
l’utilisation des sols.

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Intégrer :

 C’est faire entrer (au sein d’un tout).


 C’est introduire pour contribuer à un ensemble.
Aménagement adéquat :

 L’aménagement est l'action, l'art de disposer avec ordre, sur un espace donnée, les
habitations, les activités, les équipements et les moyens de communication, en prenant
en compte les contraintes naturelles, humaines et économiques.
 L’aménagement adéquat est l’organisation d’un espace donné, en harmonie avec son
environnement et en adéquation avec les besoins de la population.

Facteur de développement :

 Elément concourant à une amélioration qualitative et durable d’une économie et de son


fonctionnement.
 Elément qui participe au changement graduel et continu d’une chose ou de ses parties
vers un stade supérieur de progrès de croissance ou d’évolution.

Schéma de structure :

 C’est un document d’orientation, de gestion et de programmation du développement de


l’ensemble d’un territoire.
 C’est aussi un outil de planification qui permet de définir un projet territorial structurant.

6. Intérêt et limites de l’étude

6.1. Intérêt de l’étude

Notre étude met l’accent sur la nécessité pour Bouaké de disposer de zone industrielle
aménagée afin de pallier au déficit d’industries que rencontre la ville. En effet, les zones
industrielles actuelles dont elle dispose ne sont pas aménagées et cela favorise une installation
anarchique et désordonnée des industriels dans la ville. Aussi, il faut signifier que dans le cadre
de la promotion de l’agro-industrie, notamment l’anacarde dont la Côte d’Ivoire occupe le rang
de premier pays producteur mondial avec 702 510 tonnes en 2015, le pays ambitionne de
devenir le premier transformateur. C’est ainsi que pour pallier à ces différents problèmes dans
cette localité, nous avons jugé utile d’aménager une nouvelle zone industrielle dans cette ville
tout en intégrant un secteur dédié à la transformation de la noix de cajou afin de booster
l’économie de Bouaké qui a fortement été sinistrée ces dernières années.

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6.2. Limite de l’étude

Par cette étude, nous voulons mettre en place les bases d’un développement industriel et
économique face aux différents problèmes que rencontrent les industries ivoiriennes.
Cependant, il faut signaler que nous ne traiterons pas les problèmes des toutes les industries de
Côte d’Ivoire mais seulement ceux de Bouaké. Aussi, nous n’aborderons pas les questions de
coûts de réalisation du projet car il englobe plusieurs domaines, eu égard à notre champ de
compétence qui reste purement l’aménagement.

7. Méthodologie de recherches

7.1. Informateurs clés

Le choix des informateurs clé est important du faite de l’authenticité des informations. Les
informateurs retenus sont donc les suivants :

- Le directeur du Département Urbanisme et Développement Territorial au BNETD ;


- Le directeur technique de la mairie de Bouaké ;
- Le directeur régional du Ministère des Mines et de l’Industrie ;
- Le directeur régional de la SODEXAM
- La chefferie et la jeunesse du village d’Allokokro (Bouaké).

7.2. Collecte d’information

 Recherche documentaire

Tous les documents que nous avons pu consulter et ayant un lien avec notre thème d'étude
ont été exploités judicieusement. Nous avons eu recours à des documents du service
documentation du DUDT (département où nous avons effectué notre stage) à savoir le rapport
du Plan d’Urbanisme Directeur de Bouaké (1998). Des publications, des articles de journaux,
des textes juridico-administratifs, des sites Internet et autres documents didactiques ont été
consultés. Nous n'avons pas la prétention d'avoir parcouru toute la documentation afférente à
notre thème d'étude mais nous estimons que l'essentiel a été vu et lu.

Toute cette littérature nous a permis de nous faire une idée précise de notre thème et d'en
connaître les tenants et les aboutissants. Elle nous a également été utile pour affronter les
entretiens à une étape de notre recherche.

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 Entretien

L'entretien constitue pour cette étape un complément important à celle relative à la


recherche documentaire. La plupart des documents qui nous ont été confiés ont été le fait d'un
entretien bien mené et au terme duquel nos interlocuteurs ont eu l'amabilité de nous aider dans
ce sens.

C'est d'ailleurs le moyen d'investigation le plus approprié compte tenu de la qualité du thème
que nous avons proposé. Du fait de sa pertinence, puisqu'il est d'actualité, nous avons été
soutenus dans notre démarche par certaines personnes ressources intervenant dans la gestion
foncière de Bouaké. Des ébauches de solutions nous ont même été proposées.

7.3. Difficultés rencontrées

Les difficultés que nous avons rencontré au cours de notre stage de fin d’étude se situent
au niveau de l’entreprise qui ne nous ont pas accordé d’encadrement. Nous n’avons eu un peu
de difficultés à collecter les informations, nous n’avons pas pu rencontrer tous les informateurs
clés que nous avons énumérées pour la collecte des données et rassembler toutes les
informations utiles pour la rédaction de notre rapport.

PARTIE I : DIAGNOSTIC URBAIN

Rédigé par : BERTE Souleymane


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Thème : Projet d’aménagement de la zone industrielle de Bouaké

CHAPITRE I : BREVE PRESENTATION DE LA VILLE DE BOUAKE

I. SITUATION GEOGRAPHIQUE ET HISTORIQUE DE LA VILLE

Deuxième grande ville de Côte d’ivoire après Abidjan, chef-lieu du département


homonyme et de la région du Gbéké, Bouaké est situé au centre du pays, dans le district de la
vallée du Bandama, sur la voie ferrée Abidjan-Niger, à 350 km environ au nord d’Abidjan et à
100 km au nord-est de Yamoussoukro. On l’appelle la capitale du centre.

Située à la latitude 7°69 Nord et à la longitude 5°03 Ouest, la ville Bouaké s'étend sur
une superficie d'environ 72 km² et est desservie par les autoroutes A3 et A8. La ville est
délimitée :

- au nord par les villes de Tiébissou et Didiévi ;


- au sud par Dabakala et Katiola ;
- à l'est par Béoumi, Botro, Konsou et Sakassou ;
- à l'ouest par Brobo (sur la A8), Santama-Sokoro, Santama-Soukoura, Alangouassou
et M'bahiakro.
Figure 1 : Situation de Bouaké en Côte d’Ivoire

Source : Atlas des villes, BNETD

Rédigé par : BERTE Souleymane


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II. CARACTERISTIQUES PHYSIQUES


1. Relief et végétation

La ville s'est développée sur un plateau dont la particularité essentielle est sa digitation
par un réseau hydrographique secondaire très dense. Son altitude moyenne est de 310 m. il est
légèrement incliné vers l'Est. De 390 m à l'Ouest du Camp pénal, l'altitude s'abaisse
progressivement pour atteindre 240 m près du monastère bénédictin à l'Est. Trois bassins
versants se partagent ce plateau : au Nord, le bassin de la Loka ; au Sud, celui du Kan et à l'Est,
celui du Soungourou. Ce plateau est aussi formé de collines peu élevées avec des sommets
tabulaires et des pentes faibles comprises entre 1 et 4 %.

La végétation est constituée de savane et de forêt semi-décidue. On y trouve des zones


boisées de forte densité sur les versants et des forêts galeries le long des cours d'eau.

Les caractéristiques du relief et de la végétation représentent pour la ville une zone


favorable à la production et culture de l’anacardier.

Photo 1 : Vue aérienne de la végétation arborée

Source : Google images

Rédigé par : BERTE Souleymane


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2. Données climatologiques

Il faut noter que cette zone du centre de la Côte d’Ivoire jouit d’un le climat dit « baouléen ».
Bouaké est soumis à un climat de type subéquatorial de transition caractérisé par deux (2) ou
trois (3) saisons selon les années.

- La première saison des pluies va d'Avril à Juin.


- La seconde saison des pluies va de Septembre à Octobre.
- La saison sèche commence en novembre et dure 5 mois. C'est durant cette saison que
souffle le harmattan, vent sec et froid le matin, provenant du Sahel.

La pluviométrie moyenne annuelle est de 1 200 millimètres. Les écarts à cette moyenne
peuvent être extrêmement importants. Les pluies tombent sous forme d'orages avec une forte
intensité ; ce qui favorise une érosion brutale à laquelle sont sensibles les terrains dénudés.

Au niveau de la pluviométrie, le fait le plus significatif est la baisse progressive de la


pluviométrie depuis 1958. La température moyenne annuelle oscille autour de 26°C et elle varie
peu au cours de l'année.
Figure 2 : Diagramme climatique de Bouaké

Source : Climat-data (2017)

Rédigé par : BERTE Souleymane


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3. Données géologiques et pédologiques

Le substrat géologique de la ville est le granite parcouru de filons pegmatites et quartzeux.


Au niveau des sols, la ville possède à la fois des sols ferralitiques de la forêt et les sols
ferrugineux tropicaux des savanes. On distingue 4 types de sols :

- sur les plateaux, se rencontrent les sols ferralitiques très lessivés sur granites. Leur
fertilité est faible et leurs possibilités agricoles limitées ;
- sur les versants, se rencontrent les sols moyennement lessivés sur schistes. Ce sont des
sols argilo-limoneux contenant souvent des graviers et présentant parfois des
affleurements latéritiques impropres à l'agriculture. mais ils sont repartie de façon
disparates sur le territoire urbain ;
- au bas des pentes, on rencontre des sols ferrugineux à recouvrement sableux où les
affleurements granitiques se présentent au chaos de gros blocs près des lits des marigots
- dans les bas-fonds, se présentent les sols alluvionnaires favorables aux cultures
maraîchères et rizicoles.

III. CARACTERISTIQUES SOCIO-DEMOGRAPHIQUE

1. Historique de peuplement de la ville

Fondé en 1865, Bouaké était à l'origine un petit village baoulé du nom


de Gbèkèkro, signifiant « village de Gbèkè », en référence à Gossan Kwa Gbèkè qui le dirigeait.
Le peuple qui l'habitait appartenait à la suite de la reine Abla Pokou. Il s'est établi en ce lieu
après l'installation de la reine à Sakassou (ville située à 40 km de Bouaké).

Au début du XX siècle, Gbèkèkro devient Bouaké suite à un quiproquo entre les


populations baoulé et l'administration coloniale.

Jusqu’au XVIIIè siècle, la région était habitée principalement par les senoufo. C’est à
partir du XIXe siècle que la migration baoulé atteint cette zone, repoussant les senoufo plus au
nord. Les baoulé-Assabou, après avoir installé la reine Abla Pokou dans le Walébo, prennent
possession du site et contrôle toute la région.

Gbèkèkro était aussi un important marche d’esclaves, ou les êtres humains étaient
échangés contre de la poudre à canon et du sel et ce, jusqu’à l’installation d’un poste militaire
français en 1898 à l’orée du village. Il s’en est suivi une guerre entre français et baoulé de
Gbèkèkro. Kouassi Blé qui avait succédé à son père, est battu par l’armée française. Il

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abandonne Gbèkèkro et se retire à 12 kilomètres à l’Est où il fonde en 1900, le village de


Kouassiblekro, siège actuel de la grande chefferie Gossan de Bouaké.

Les troupes françaises, alors nouveaux maitres des lieux, entreprennent de l’organiser
et de l’administrer : dès 1900, l’on assiste à l’ouverture de nouvelles liaisons dans la région, à
l’installation du premier bureau de poste en 1904, à l’établissement des premières liaisons
télégraphiques en 1907, en 1910, le premier lotissement (Bouaké-Commerce) et en 1912, la
mise en place de la ligne de chemin de fer entre Dimbokro et Bouaké. C’est le début de la
croissance économique de la ville. L’administration coloniale s’y installe ainsi que les
succursales des principales maisons de commerce chargées de drainer les produits agricoles
vers le sud. Les principales usines de la ville ouvrent : Gonfreville en 1921 suivi
de FILTISSAC, TRITURAF, SITAB, chargées de la transformation des produits agricoles.

De 1952 à 1966, la ville connait une forte croissance. Elle s’étend au nord et à l’ouest.
Certaines localités comme Koko ou liberté sont transformées en lotissements. Des localités
périphériques intègrent la ville : il s’agit de Belleville, Broukro, Konankankro. Dans cette
atmosphère d’expansion, d’importants travaux de voiries sont réalisés.

Jusqu’au début des années 80, Bouaké connait une croissance spatiale, démographique
et économique extraordinaire. L’activité commerciale bat son plein et la ville est l’un des points
d’attraction du pays et de la sous-région. Les entreprises sont en pleine croissance et emploient
une main d’œuvre abondante. De nouveaux quartiers naissent, fruits des travailleurs des
différentes entreprises et du chemin de fer ; des lotissements nouveaux sont mis en œuvre.

A partir de 1980, à l’instar de toute la Cote d’Ivoire, Bouaké tombe dans une léthargie
qui va s’accentuant. Peu à peu les usines s’essoufflent, les investissements s’épuisent, les
grands chantiers en cours sont suspendus, des licenciements frappent de plus en plus de monde.
Bouaké est certainement l’une des villes qui a le plus souffert de la crise sociopolitique de 2000
va cristalliser ce phénomène.

De 2002 à 2007, Bouaké connaitra un développement interrompu. Ce qui va agit sur son
économie et sa structuration tout en créant des disfonctionnement dans la dynamique spatiale.
Mais le retour à la normalisation depuis la crise post électoral donnera un nouveau souffle à la
ville avec le projet d’aménagement de la nouvelle zone industrielle de Bouaké.

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2. Evolution démographique

La population de la ville de Bouaké se caractérise d’abord par une forte présence qui
découle de sa population estudiantine car Bouaké est le second pôle scolaire et universitaire du
pays après la ville d’Abidjan. La population de la ville se caractérise ensuite par son
cosmopolitisme. Les populations du Nord appelées communément Dioula y sont majoritaires.
Les Baoulé ne forment que le quart de la population totale. Au niveau des étrangers, les Maliens
sont relativement les plus nombreux.

De 84 846 habitants en 1965, elle est passée à 173 246 habitants en 1975 pour atteindre
322 999 habitants en 1988 et 461 618 habitants en 1998 soit un taux de croissance moyen annuel
de 14,8 % entre 1965 et 1975, de 12,55 % de 1975 à 1988 et 9,45 % sur la période 1988 à 1998
(INS, 2001). Selon les statistiques, elle est classée comme étant une ville à croissance urbaine
moyenne (4,30%) entre 1988 et 1998. En 2014, la population de Bouaké était estimée à environ
578 547 habitants.

Le tableau suivant montre la répartition de la population urbaine de Bouaké avec un


taux de croissance égale à 1,42 % entre 1998 et 2014. Ce taux a été utilisé pour faire l’estimation
de cette population en 2017.

Tableau 1 : Répartition de la population urbaine par quartiers

Population Projection population


Projection population
N° Quartiers résidente en 1998 résidente en 2014
résidente en 2017 (hbts)
(hbts) (hbts)
1 Aéroport 1 390 1 742 1817
2 Ahougnansou 30 901 38 728 40402
3 Air France 46 811 58 668 61203
4 Allokokro 1 127 1 412 1474
5 Attienkro 4 495 5 634 5877
6 Belleville 39 568 49 591 51733
7 Bobo 504 632 659
8 Broukro 28 071 35 181 36702
9 Camp militaire 1 236 1 549 1616
10 Dar-es-salam 63 129 79 120 82538
11 Dougouba 7 338 9 197 9594

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12 Gonfreville 9 815 12 301 12833


13 Hôpital 5 377 6 739 7030
14 Idessa 10 760 13 486 14068
15 Kamonoukro 11 158 13 984 14589
16 Kanankro 736 922 962
17 Kennedy 5 085 6 373 6648
18 Koko 32 441 40 658 42415
19 Kokokonankankro 1 783 2 235 2331
20 Kouadio-assekro 471 590 616
21 Liberté 12 263 15 369 16033
22 Mamianou 1 884 2 361 2463
23 Nimbo 11 018 13 809 14406
24 Municipal 5 900 7 394 7714
25 N’Gattakro 13 280 16644 17363
26 Angoua Tanoukro 11 063 13 865 14464
27 Niankoukro 2 062 2 584 2696
28 Sokoura 29 355 36 791 38380
29 Sounkalokro 9 005 11 286 11774
30 Tierekro 3 536 4 432 4623
31 Tollakouadiokro 8 659 10 852 11321
32 Zone industrielle 42 016 52 659 54934
Total 461 618 578 547 603 545
Données INS Estimation de l’auteur

Source : PFE 2017

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Figure 3 : Répartition de la population urbaine de Bouaké par quartiers

Source : Atlas des villes, BNETD

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CHAPITRE II : DYNAMIQUE SPATIAL

I. MODE D’OCCUPATION DU SOL


1. Dynamique de l’occupation du sol

Bouaké a connu une croissance spatiale rapide et ininterrompue. En 1900, Bouaké se


composait du poste militaire français et de 3 villages indigènes : Liberté, Kamonoukro et
Dougouba. L'urbanisation véritable de la ville a commencé avec l'arrivée du chemin de Fer le
20 avril 1912. La ville a beaucoup misé sur le Chemin de Fer et a toujours cherché à faire
reposer son développement sur lui. Un plan de lotissement est élaboré en 1913.

Ce plan crée en 1915 le quartier Koko et en 1924, il initie d'importants travaux


d'urbanisme qui pousse la ville vers le Nord et vers l'Est avec le développement des quartiers
Liberté et Sokoura. C'est après la Seconde Guerre Mondiale que Bouaké prendra son envol
décisif. A l'Est, surgit le quartier Air France et à l'Ouest N'Gattakro.

Au centre, le quartier Koko s'étend de façon démesurée et atteint le marigot Aboliba. En


1965, à la faveur de la Fête de l'Indépendance qui a abrité la ville, celle-ci s'est radicalement
transformée avec le lotissement des quartiers africains, la création du quartier Nimbo,
l'intégration au périmètre urbain du quartier Ahougnansou, l'aménagement d'une zone
industrielle et le bitumage des principaux axes. La superficie urbanisée est alors de 2122 ha.
L'année 1970 marque le début du contrôle de la croissance spatiale de la ville. Les pouvoirs
publics veulent en finir avec l'extension anarchique de la ville. Dougouba et le village ouvrier
de Gonfreville sont rasés.

- Au Nord, Dar-Es-Salam est créé pour accueillir les déguerpis de Dougouba.


- Au Sud apparaît Air France II, un quartier résidentiel.
- A l'Est apparaissent les premiers lotissements de Belleville et Kennedy.

En 1970, l’on assiste également à l'aménagement de la voirie et la rénovation du centre-


ville. La période de 1970 à 1980 voit la ville dans sa configuration actuelle avec l'intégration
au périmètre urbain des villages périphériques proches.

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Tableau 2 : Evolution spatiale de la ville

Période Quartiers

Avant 1964 Air France, Koko, Commerce

1964 Liberté – Kamonoukro – N’gattakro – Nimbo

1965 – 1966 Ahougnansou – Attienkro – Kanankro – Gonfreville

1967 – 1968 Liberté – Dar-es-salam – Dougouba – Sokoura

1969 Dar-es-salam 2 – Konankankro – N’Goran- Koffi

1970 – 1972 Belleville 1 – Kennedy – Kouadiokoffikro – Diézoukouamékro 1

1973 – 1974 Broukro 1 – Broukro 2 – Route de Gonfreville 1

1975 – 1976 Belleville 2 – Diézoukouamékro 2 – Air France II

1976 Route de Gonfreville 2 – Lycée Municipal

Source : Atlas des villes de CI 2007, page 42

Aujourd’hui la ville s’étend sur près 7900 ha avec une vingtaine de quartier. Le mode
d’occupation du sol est indiqué dans les tableaux ci-dessous.

Tableau 3 : Mode d’occupation du sol de Bouaké

Occupation du sol Superficie en ha

Habitat 2 552

Extension actuelle 249

Equipements 1 636

Activités 345

Espaces naturels, résiduels, bas-fonds, voiries et autres 3 118

Superficie urbanisée 7900

Source : Enquête MOS, BNETD, 2007

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2. Typologie de l’habitat

A Bouaké, la majeure partie des emprises de l'habitat dans la ville est occupée par l'habitat
individuel avec 56% de la superficie occupée par les habitats, suivi de l'habitat individuel
groupé avec 16%. L'habitat précaire est aussi représentatif avec environ 15%.

Figure 4 : Répartition de l’habitat par typologie

DIAGRAMME DE REPARTITION DE L'HABITAT PAR TYPOLOGIE

Immeubles collectifs

Habitat individuel groupé


HABITAT

Habitat individuel densifié

Habitat individuel

Habitat precaire

Habitat sur cour

0 200 400 600 800 1000 1200 1400 1600

SUPERFICIE OCCUPEE

Source : PFE 2017

II. LES EQUIPEMENTS URBAINS


1. Superficies occupées par les équipements

Chef-lieu de Département, Capitale Régionale et second pôle de développement du


pays, Bouaké abrite un grand nombre d'infrastructures et d'équipements socio collectifs. Les
emprises occupées par les équipements scolaires et de sécurité sont prédominantes. Ils
représentent pratiquement la moitié de la surface totale occupée par les équipements avec
respectivement 29,9% et 27,11%. Les équipements sanitaires et touristiques occupent les plus
petites superficies avec respectivement 3,7% et 4,3%. On note une mauvaise répartition de ces
équipements sur l'espace de la ville. Les anciens quartiers concentrent la quasi-totalité des
équipements tandis que les nouveaux quartiers sont faiblement équipés.

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L'analyse de l'utilisation du sol par les équipements laisse apparaître les grandes
fonctions des quartiers. Les quartiers commerce, Koko et Air France apparaissent comme les
quartiers administratifs car ils regroupent presque tous les équipements administratifs.
Tableau 4 : Superficies des équipements de la ville de Bouaké
Equipements Superficies (ha) %

Equipements administratifs 104 6

Equipements cultuels 111 7

Equipements culturels tourist. 71 4

Equipements de sécurité 443 27

Equipements commerciaux 131 8

Equipements pour réseaux 40 2

Equipements sanitaires 61 3

Equipements agro-industrielles 188 12

Equipements scolaires 484 30

Source : Atlas des villes de Côte d’Ivoire, BNETD

Figure 5 : Surface occupée par les équipements

DIAGRAMME DE REPARTITION DES EQUIPEMENTS PAR TYPOLOGIE

Equipements commerciaux

Equipements de sécurité
EQUIPEMENTS

Equipements culturels tourist.

Equipements cultuels

Equipements administratifs

0 50 100 150 200 250 300 350 400 450 500

SUPERFICIE OCCUPEE

Source : PFE 2017

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2. Typologie des équipements

Seconde ville du pays et véritable métropole régionale, Bouaké possède avant la crise,
la gamme complète et variée des équipements et services nécessaires à ses fonctions. On y
relève la présence des directions régionales de tous les départements ministériels, une bonne
représentation bancaire et une bonne capacité hôtelière. Dans le domaine scolaire, la ville
semble suréquipée alors qu’au niveau de la santé et du socio-culturel, elle semble sous-équipée.

Cependant, le Centre Culturel Jacques AKA, la piscine municipale, le stade omnisports,


l'Université, la cathédrale, la tour de la poste, les immeubles de la BCEAO et de la CIE
constituent les fiertés de la ville.

Tableau 5 : Typologie des équipements


Types d’équipement Désignation Nombre
Direction départementale 02
Administration
Direction régionale 11
Ecole supérieure 02
Ecole secondaire 27
Education
Ecole primaire 48
Ecole maternelle 05
Hopital 04
Dispensaire 04
Santé Maternité 04
Clinique 03
Pharmacie 07
Eglise 16
Social et culturel
Mosquée 11
Culture, tourisme, sport et Hôtel 10
loisir Aire de jeux/Sport 10
Aéroport 01
Transport
Gare routière 01
Centre commercial 02
Marché 11
Commerce et industrie
Usine 08
Station-service 09
Police 04
Gendarmerie 01
Sécurité
Douane 01
Eaux et forêts 01
Antenne 06
Réseaux
Transformateur 02
Source : Atlas des villes de Côte d’Ivoire, BNETD

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CHAPITRE III : DYNAMIQUE ECONOMIQUE

I. LES INFRASTRUCTURES ECONOMIQUES


1. Le transport
Moyens de transports

De Bouaké, partent ou arrivent des cars de transport de passagers ou des camions de


marchandises en direction de la sous-région et de toutes les grandes villes de Cote d’Ivoire,
principalement Abidjan qui est desservie plusieurs fois par jour. Bouake est aussi le passage
obligatoire de nombreux cars en provenance du nord et se dirigeant vers le sud. De nombreux
minibus et taxis-brousse de 9 à 22 places desservent les villages environnants.
Photo 2 : Un car de la compagnie AVS au rond-point de Bouaké

Source : PFE 2017


Le transport intra-urbain est assuré par des taxis communaux. A 200F, ils vous
conduisent d’un point à l’autre de la cite. Quelques rares gbakas se battent en duel dans la ville.
Leur cible ? Surtout les habitants des quartiers périphériques et ceux avec de gros bagages au
tarif unique de 150F. Les taxis-motos font encore partie du paysage Bouakois ; Les
déplacements sont entre 200F et 300F selon l’éloignement de la destination.
Photo 3 : Taxis communaux de Bouaké

Source : PFE 2017

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La gare ferroviaire de Bouaké, située sur la voie ferrée qui relie Abidjan à Ouagadougou
est aujourd’hui exploitée par la SITARAIL. Sise au quartier Koko, à proximité du RAN hôtel
et du quartier Commerce, cette gare est l’un des endroits les plus animes de la ville. Chaque
jour, elle est desservie par au moins un train voyageur ou marchandises selon les cas.
Photo 4 : Gare ferroviaire de Bouaké

Source : PFE 2017

Voirie : une insuffisance de voies aménagées

Le réseau routier très dense, est composé de plus de 1200 km linéaires de routes (tous types
de trafics et nature juridique confondus). Le réseau de voirie de Bouaké se décompose en voirie
primaire constitué de radiales et de pénétrant : l’axe Nord-Sud, Route de M’Bahiakro, Fêtèkro
et Bondoukou à l’Est, Route de Béoumi, Sakassou et Mankono à l’Ouest, en voirie secondaire
reliant les quartiers, dont certains tronçons ne sont pas aménagées, en voirie tertiaire dense pour
la plupart non aménagée. Ce réseau de voirie non aménagée par endroits, assure une desserte
médiocre des différents quartiers composant la ville notamment dans les zones d’extension
urbaine.

La hiérarchisation du réseau n’apparait pas clairement en raison de l’absence de voiries


primaires de liaison inter-urbaines ayant les mêmes caractéristiques sur l’intégralité de leurs
parcours. Les différents documents de planification spatiale ont souligné la nécessité de la
réalisation de ces voies. La voirie secondaire et tertiaire est dense dans les quartiers centraux,
mais plus disparate dans les zones périurbaines, certaines zones nouvellement loties ne
disposent pas de voies ouvertes.

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Par ailleurs, le réseau de voirie bitumée, assez denses dans la partie ancienne de la ville reste
insuffisant dans les zones périphériques. L’équipement en voirie bitumée n’a pas suivi le rythme
de croissance de la ville et le niveau de service offert par ce réseau a baissé. Le linéaire de voirie
bitumée est 107 km, soit une moyenne de 0,29 mètre linéaire par habitant. Ce taux est inférieur
à la moyenne constatée dans les villes de l’intérieur (hors Yamoussoukro) qui est de 0,34 mètre
linéaire par habitant (Source : Ministère du plan et du Développement, 2007).

L’image actuelle de la voirie se présente comme suit :

- Tous les quartiers ont un point commun. Ils sont tous caractérisés par un ou deux grands
axes qui les traversent longitudinalement. Ce sont généralement des axes à chaussée
simple, de largeur variable agrémentée de multiples ronds point. Ce sont évidemment
les rues les plus animées ;
- La situation de carrefour de la ville a donné à la voirie primaire une configuration en
étoile. Les principales voies pénétrantes convergent toutes au centre-ville et la
croissance spatiale de la ville s’effectuant essentielles le long de ces axes accentue cette
forme.

2. Le commerce

La ville est animée par un marché quotidien, appelé « Super Marché », le marché de la
cathédrale Sainte-Thérèse où les villageois des alentours viennent s'approvisionner et vendre
leur production, comme dans toutes les villes du pays. Comme partout en Afrique, il est d'usage
de discuter le prix. Les marchandises, entre le taxi brousse et l'étal des vendeurs ou vendeuses,
sont la plupart du temps transportées par des pousse-pousse, lesquels sont parfois tirés par des
enfants, le travail des enfants étant ici très répandu, par la force des choses, puisque la
scolarisation, pour beaucoup, cesse vers 13 ou 14 ans.
Photo 5 : Super marché SOCOCE de Bouaké

Source : PFE 2016

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En dehors des marchés périphériques qui constituent les lieux de prédilection de ce type
d’activité, le petit commerce se retrouve au niveau de toutes les artères commerciales de la ville.
Photo 6 : Marchés de proximité

Source : PFE 2017

3. Les institutions financières

Presque tous les établissements du réseau bancaire ivoirien est représentée à Bouaké :
SGBCI (Société Générale de Banques de Côte d’Ivoire), BICICI, ECOBANK, BANK
ATLANTIQUE, BNI (Banque Nationale d’Investissement), BCEAO (Banque Centrale des
États de l’Afrique de l’Ouest), CECP (Caisse d’Épargne et de Chèques Postaux), COOPEC
(Coopérative d’Épargne et de Crédit).

Photo 7 : SGBCI Bouaké Photo 8 : COOPEC Bouaké

Source : Mairie de Bouaké

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II. LES ACTIVITES ECONOMIQUES

L’économie de la ville de Bouaké autrefois soutenu par la zone industrielle de Bouaké


aujourd’hui se repose sur le secteur primaire représenté par majoritairement par la culture
d’anacarde qui occupe 14719 tonnes de production par an. Le tableau ci-après concerne le
récapitulatif des principales productions et la quantité commercialisé à partir des marchés de
Bouaké.
Tableau 6 : Principales productions agricoles en provenance de Bouaké

Familles Produits Quantités


(tonnes)

Bovins 3 276,00
Bétail
Ovins 967,00

Total Bétail 42 323,00

Haricot 94,00

Maïs 8 694,00

Céréales Mil 452,10

Riz 1 146,10

Sorgho 100,00

Total Céréales 10 486,30

Attiéké 5 068,40

Banane 138,40

Féculents Igname 7 726,90

Manioc 23,00

Placali 904,50

Total féculents 13 861,20

Avocat 10,80

Gingembre 134,80
Fruits
Mangue 223,70

Orange 53,90

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Total fruits 423,20

Aubergine 35,20

Choux vert/courgette 7,70

Gnagna /gombo/haricot vert 5,00

Légumes Oignons 267,70

Piment 581,30

Pistage 0,30

Tomate 146,60

Total légumes 1 043,60

Anacarde 14 719,70

Cola 2 415,00
Noix
Karité 105,00

Graine de palme 0,40

Total noix 17 240,10

Oléagineux Arachide 2 720,00

Total oléagineux 2 720.00

Volaille Poulets 4 200,00

Total volaille 4 200,00

Total général 54 217,00

Source : Office d’aide à la Commercialisation des Produits Vivriers (OCPV), 2016

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Thème : Projet d’aménagement de la zone industrielle de Bouaké

1. Secteur primaire

Principal fournisseur en intrant des secteurs secondaire et tertiaire, le secteur primaire


repose sur l’agriculture. Cette agriculture est axée sur les cultures vivrières avec comme
principales productions des spéculations céréalières et des tubercules. Ces productions sont
renforcées par des cultures de rente dont les plus importantes sont le coton, le tabac, l’arachide
et l’anacarde. Quant à l’anacarde, il ne cesse d’augmenter en intensité de production.

2. Secteur secondaire

Le secteur secondaire de la commune de Bouaké est marqué par l’importance du tissu


industriel. D'ailleurs, Bouaké était la seconde zone industrielle derrière la capitale Abidjan avec
près de 24 unités industrielles. Du fait de la combinaison des effets de la crise militaro-politique
et de la crise économique internationale, la plupart des unités industrielles de la commune sont
en léthargie. Les données actuelles dont nous disposons indiquent la présence de 10 unités
industrielles opérationnelles. Les branches d’activités les plus représentées au niveau de
l’industrie locale sont l’agro-industrie, le textile, le tabac, l’alcool, mais aussi le bâtiment. Les
unités industrielles de la commune de Bouaké ont un effectif d’environ 810 employés, avec
comme principaux employeurs la CIDT et IVTEX.
Tableau 7 : Principales unités industrielles de la ville de Bouaké

Localisation Industries Nature de l’activité Nombre


d’emploi

Bouaké CIDT (Compagnie Engrenage du coton ; commerce de 700


Ivoirienne de gros produits bruts et aliments
développement des textiles) pour animaux.

Bouaké MANIT (manufacture Filature ; tissage et ennoblissement Non


d’impression et teinture) textile. défini

Bouaké SANAGO SARAH Construction de bâtiment ; 5


commerce de détails en magasin
non spécialisé ; travaux de finition.

Quartier dar- EIBC (Entreprise Ivoirienne Construction de bâtiment ; 5


Es-Salam Bâtiment Carrelage) fabrication d’ouvrage de
charpenterie et de menuiserie ;
fabrication d’emballage ne bois.

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Quartier dar- IMB (Imprimerie Moderne Imprimerie 10


Es-Salam de Bouaké)

Beaufort lot EKG (Ets N’dri Kouassi G.) Commerce de détail en magasin 5
152 spécialisé de livres, journaux et
articles optiques et
photographiques ; travaux de
finition.

Quartier SODIALCI (Société de Fabrication de boissons 50


beaufort Distillation d’Alcool Côte alcoolisées.
d’Ivoire)

Dougouba III Laboratoires Galeformy Recherches et développement 5


expérimental en sciences
physiques et naturelles et en
ingénierie ; activité pour la santé
humaine.

Site de IVTEX (Ivoirienne de Filature ; tissage ; ennoblissement 80


Gonfreville Textiles) textile ; commerce de détail en
magasin spécialisé de textile
habillement, chaussures et articles
en cuir.

KotiaKoffikro SOGECBAD (Site de génie Construction de bâtiments génie 10


civil de bâtiment et divers civil

Source : Mairie de Bouaké 2013

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3. Secteur tertiaire

Le secteur tertiaire est constitué des activités commerciales, du transport, des services
administratifs, entre autres. Il est largement dominé par le secteur informel qui se caractérise
par un défaut de structuration et d’organisation : il s’agit du petit commerce qui est l’activité la
plus dynamique et qui englobe une bonne partie de la population active de la commune. En
dehors des marchés périphériques qui constituent les lieux de prédilection de ce type d’activité,
le petit commerce se retrouve au niveau de toutes les artères commerciales de la ville.
Bouaké est aussi un centre commercial de renommée sous-régionale, avec l’existence du
marché de gros qui joue un rôle important en termes d’approvisionnement et de transit de
marchandises en direction des grands centres urbains du pays et de la sous-région. Il constitue
le lieu de distribution des productions agricoles de l’hinterland de Bouaké à destination des
autres grandes villes de la Côte d’Ivoire, mais aussi des pays voisins. Cependant, le faible
niveau d’aménagement du marché de gros constitue une contrainte majeure pour la fluidité de
la circulation des marchandises, mais aussi pour la mobilisation des recettes fiscales pour la
Mairie. Ceci explique également l’importance du trafic routier de Bouaké qui est une ville
carrefour desservie par autoroutes et le chemin de fer, mais qui dispose aussi d’un aéroport.
Même si le tourisme n’est pas très développé à Bouaké, on dénombre une vingtaine d’hôtels
sur le périmètre communal.

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CHAPITRE IV : ASSAINISSEMENT ET ENVIRONNEMENT URBAIN

I. TRAITEMENT ET EVACUATION DES EAUX USEES

Au niveau de l’assainissement, il existe des réseaux mis en place dans le cadre de la


rénovation de Dougouba et des opérations des sociétés immobilières. Dans le quartier
Dougouba, le réseau mis en place est constitué de 4100 m de canalisation. Ces canalisations
sont raccordées en aval dans des caniveaux de drainage qui se jettent dans la rivière Aboliba.

Dans le quartier CNPS, à la faveur de son opération de 300 logements, la SICOGI a mis en
servie un réseau de collecte de 2000 m de canalisations. Les effluents sont évacués sans
traitement dans le marigot qui rejoint la rivière Aboliba au Nord du quartier Liberté. L’opération
de la SOPIM de 500 logements, réalisée en 1978 dispose d’un réseau d’eaux usées qui a pour
exutoire le marigot qui traverse le quartier TSF et qui rejoint le Kan en aval du barrage de
Kongodekro. La cité CIE du quartier Air France est munie d’un réseau d’eaux usées autonome
qui se jette dans un talweg sans traitement.

Enfin, certaines opérations disposent d’un réseau privé raccordé sur une station de
traitement. Il s’agit de l’Hôtel Harmattan, du 3ème Bataillon, du Camp Commando et Campus
Universitaire.

II. COLLECTE ET TRAITEMENT DES DECHETS SOLIDES

Au niveau du système de collecte des ordures ménagères, il y a trois (3) étapes : la pré-
collecte, la collecte et la mise en décharge.

La pré-collecte est faite avec la coordination générale est pré-collecteurs qu’on

appelle la CGCAB (Coordination Générale des Comités d’Assainissement de Bouaké). Elle a


été mise en place par CARE Internationale avec l’appui de la mairie et le financement de l’UE
(sur le plan équipement, formation). La particularité de cette activité est que le recrutement du
personnel s’est fait par quartier. Ce sont des personnes vulnérables recrutées sur la base du
bénévolat et qui travaillent dans leur quartier d’origine. A la création, elles étaient au nombre
360 personnes réparties dans les différents quartiers. A ce jour, cette coordination fonctionne.
Elle mène cette activité de pré-collecte domiciliaire dans les quartiers moyennant la somme de
750 francs CFA mensuelle par ménage.

Aujourd’hui, environ 4000 ménages participent effectivement à la pré-collecte ; ce qui


pour nous est insignifiant par rapport au nombre de ménages estimé en 2007 à 76000 ménages.

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Il faut nécessairement une augmentation du nombre de ménages pré-collecté à 50000 m »nages


pour une bonne rentabilité.

Jusqu’en 2010, la collecte était effectuée par la Mairie elle-même. Cette collecte

était faite au moyen des quatre (4) bennes de 12 m3 offertes par l’UE, sur les 52 bacs construits
par celle-ci. Apres l’avènement des nouvelles autorités, le ministère de la salubrité urbaine s’est
appropriée le volet collecte, ce qui fait qu’aujourd’hui la Mairie n’est qu’un observateur. La
collecte menée par le Ministère de la Salubrité Urbaine avec sa cellule technique nous a valu
l’opération pays propre du programme présidentiel d’urgence d’octobre 2011 à février 2012. A
la suite de cette opération, l’entreprise MOYA fait actuellement la collecte régulière à partir des
sites de groupage cette collecte régulière de 260 tonnes d’ordures par jour est faite sur une durée
d’un an.

La mise en décharge des ordures collectées dans la vielle de Bouaké est faite à

Assoumayaokro, situé à environ 10 à 12 km du centre-ville. Cette décharge a été sommairement


aménagée pour recevoir les déchets de la ville. Les déchets ne subissent aucun traitement, il n’y
a pas de tri, de compostage et de valorisation. La particularité de cette décharge est qu’elle n’est
pas à l’échelle de la ville, elle de faible capacité. Le Ministère de la Salubrité Urbaine en
partenariat avec la Mairie et les propriétaires terriens est à la recherche d’un nouveau site pour
désengorger l’ancien, sur lequel on procède actuellement à un léger enfouissement.

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PARTIE II : PROJET D’AMENAGEMENT DE LA ZONE INDUSTRIELLE DE BOUAKE

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CHAPITR V : PROGRAMMATION URBAINE

I. COMPOSANTE DE L’ORGANISATION DU SITE

L’organisation du site est une opération qui consiste à affecter à chaque zone une fonction
spécifique en tenant compte de la topographie du site et de sa situation géographique. Elle fait
ressortir les différentes zones et les liaisons qui existent entre elles. Aussi, elle doit être guidée
par le souci d’une organisation rationnelle et une gestion efficiente de l’espace. Ainsi, nous
organiserons notre zone de la manière suivante :

une zone destinée aux unités industrielles ;


une zone réservée aux services collectifs et centre de vie ;
une zone réservée aux équipements communs (équipement marchant, espace
collectif, etc.) ;
une zone réservée aux parkings pour le stationnement ;
une zone réservée à la voirie et aux réseaux divers ;
une zone réservée à l’espace vert.

1. Zone destinée aux unités industrielles

Ce sont des zones que l’on réserve spécialement pour l’implantation des industriels. Ces
zones se distinguent par leur grandes surfaces et sont occupent en majeure partie le plus gros
pourcentage de la surface aménageable. Dans notre cas de figure, cette zone occupe 70 % du la
superficie totale du site.

2. Zone réservée aux services collectifs, à la recréation et la restauration

Le bon fonctionnement d’une zone d’activité reste dépendant d’une composante de


première importance dans la programmation et l’aménagement de tout site conçu à cet effet. Il
s’agit du centre de vie et des services collectifs. Ces derniers se déclinent essentiellement en
une série d’espaces regroupant l’administration, un centre de rencontre et de congres, d’unités
hôtelières, des espaces de restauration, des unités sportives, etc…

Cet ensemble est conçu pour remplir la fonction qui induit par lui-même et à :

- Valoriser la zone industrielle par la création de certaines activités connexes ;


- Permettre aux visiteurs, invités, investisseurs, partenaires, etc… d’optimiser leur temps
en ayant la possibilité de séjourner sur place ;

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- Permettre aux industrielles de créer à leur échelle une activité d’échanges commerciaux,
d’informations et de réflexion au sein de la zone industrielle;
- Permettre à une administration commune de s’implanter sur le territoire et de mener la
gestion des lieux dans les meilleures conditions possibles ;
- Donner la possibilité aux ouvriers mais aussi au staff administratif, aux industriels et à
leur invité de passage de se restaurer dans des espaces décents et conviviaux, chacun à
sa mesure ;
- D’offrir aux utilisateurs du site mais aussi aux visiteurs réguliers et occasionnels un
cadre sociétal de groupe en fréquentant à une échelle individuelle ou collective les
équipements sportif (ou autre activités, pouvant être d’ordre culturel, artistique, etc.)

Cette composante spatiale devra se trouver sous la forme d’un ensemble intégré et implanté en
un lieu relativement central par rapport à l’aménagement du site.

3. Zone réservée aux équipements communs

A côté de ce qui a été décrit comme « centre de vie et services collectifs », il est
nécessaire de prévoir également dans la programmation des zones d’activités, des équipements
communs.
Ces derniers sont catégorisés comme des espaces d’intérêt général ; Ils sont programmés à la
fois pour assurer la sécurité des occupants et leur hygiène que pour les faire bénéficier d’un
minimum de services de proximité.

Ces derniers se déclinent essentiellement mais non limitativement en :

- 1 infirmerie centrale + 2 infirmeries annexes


- 1 local « Agence Agedi »
- 1 bureau de poste
- 1 local police
- 1 local de douane
- 1 station d’épuration d’eaux usées
- 1 gare pour service de transport public
- 1 station-service
- 1 Déchetterie
- 1 Incinérateur
- 2 ou 3 ponts bascules

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Ces services à la disposition de tous et en particulier des ouvriers et des industriels de la zone
sont conçus pour répondre aux besoins communs des utilisateurs et aux mesures nécessaires en
cas d’accidents ou d’urgence.

D’autres services pourraient également être envisagés dans l’intérêt et le confort des utilisateurs
des zones industrielles : pharmacie, jardins d’enfants, espaces commerciaux, …

4. Zone réservée aux parkings pour le stationnement

L’un des plus importants dysfonctionnements observés lors des constats effectués au sein
des zones industrielles visitées est sans aucun doute celui du stationnement. En effet, il a pu
être relevé qu’aucune aire de stationnement n’a été ni prévue ni consacrée à cette utilisation ce
qui a pour résultat incontesté l’occupation anarchique des dessertes viaires et des trottoirs par
les véhicules de tous genres. Et si les voitures de tourisme restent relativement peu présentes et
d’une manière générale « inoffensives » (dans la mesure où ces dernières sont dans la plupart
des cas garées à l’intérieur des lots industriels et que quand bien même elles demeurent à
l’extérieur, elles ne sont pas à même d’occuper des emprises importantes, ni d’être à l’origine
de dégâts de la chaussée ni d’entraver la fluidité de la circulation), les poids lourds et autre
camions de gabarits variables représentent un véritable fléau pour le bon fonctionnement des
zones.

Il est donc recommandé de prévoir dès en amont et dès la réflexion autour de


l’aménagement de prévoir les futures aires de stationnement (du moins pour les poids lourds)
et d’étudier les emplacements les plus fonctionnels et les plus adéquats à cet effet. De même il
est important de concevoir, lors de la phase études, un plan de circulation intramuros devant
être respecté par ce type d’engins.

Nous avons aménagé au sein de cette zone des parkings pour le stationnement des
véhicules. Etant donné que nous sommes dans une zone industrielle, nous avons donc décidé
d’aménager une zone au centre de la zone pour le stationnement des véhicules.

Afin de trouver un nombre de place de stationnement conforme aux prescriptions


d’urbanisme, nous avons faire une estimation très générale peut quantifier les ratios
d’hébergement suivant :

- Une superficie de 1 hectare est nécessaire au stationnement de 300 à 400 véhicules


légers ;
- Une superficie de 1 hectare est nécessaire au stationnement de 80 à 100 engins lourd.

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Nous adopterons le stationnement en créneau (90°). Ces parkings seront caractérisés de la


manière suivante : Largeur : 3 m ; Longueur : 7 m.

5. Zone réservée à la voirie et aux réseaux divers

Voirie

La voirie est un réseau constitué d’un espace collectif qui est appelé à couvrir la
circulation des différents usagers (piétons, véhicules) avec une certaine fluidité. Elle possède
plusieurs fonctions qui sont entre autre :

- Fonction de circulation et de transports de personnes, véhicules, marchandises, etc. ;


- Lieu public de communication et de rencontre entre différentes zones ;
- Espace d'implantation des réseaux ;
- Etc.

On distingue généralement trois niveaux de la voirie que sont : la voirie primaire, la voirie
secondaire et la voirie tertiaire. Cependant, dans le cadre de notre projet, nous disposerons du
réseau secondaire et tertiaire.

 Voiries secondaires :

La voirie secondaire ou de distribution est un réseau de voiries intermédiaires, dont les


services rendus sont à l'échelle de la zone, du quartier. La voirie secondaire est composée de
voies d’emprise de 30 m. Elle constitue l’accès principal du site. Cette emprise sera favorable
à l’implantation des poteaux électriques pour l’éclairage public et des canalisations enterrées
pour le drainage des eaux de ruissellement.

 Voiries tertiaires :

Le réseau de voies tertiaires ou de desserte à l'échelle de la cellule d’habitation sert à la


desserte des parcelles et entrepôts des entreprises. Elle est constituée de voies d’emprise 20 m
et sera également favorable à l’implantation des poteaux électriques pour l’éclairage public et
des canalisations enterrées pour le drainage des eaux de ruissellement dans la cité.

Assainissement

D’une façon générale, dans tous les endroits où l’homme réside et notamment dans les
agglomérations, les eaux de toutes natures ne doivent pas être laissées ruisseler naturellement.
Elles doivent être guidées, canalisées pour être dirigées vers des émissaires naturels ou

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artificiels et parfois être épurées et traitées avant leur rejet définitif. Notons qu’un réseau
d’assainissement est un système de collecteur, d’ouvrages annexes commun tels que regards,
avaloir ou bouches d’égout, branchement ainsi que d’ouvrages dessablement, siphons, postes
de relèvement, stations de traitement. Un système d’évacuation, qui se veut fonctionnel doit
répondre à certaines conditions, à savoir :

- le sol superficiel ne doit pas être contaminé ;


- il doit permettre de protéger les sources et les nappes ;
- il faut tenir compte du mode de vie, des habitudes et du revenu des utilisateurs ;
- il faut choisir le terrain de sorte qu’il n’y ait pas de risque d’inondation ;
- les eaux pluviales (EP) seront évacuées vers le réseau de caniveaux prévus.

Electricité

L’énergie électrique est un élément très utile, la vie moderne y est très attachée, l’absence
de cet élément peut paralyser toute une agglomération même un territoire entier qui pourra avoir
des conséquences indésirables sur l’économie.

6. Zone réservée à l’espace vert

L’espace vert désigne tout espace d’agrément végétalisé (engazonné, arboré,


éventuellement planté de fleurs, d’arbres et buissons d’ornement) d’une zone construite. Pour
une harmonie parfaite et une cohérence agréable entre les équipements projetés, nous avons
prévu des espaces verts sur l’ensemble du site. La présence de ces espaces, se traduit également
par le fait qu’ils permettent de produire un embellissement appréciable, permettent également
la régulation de l’atmosphère et une bonne oxygénation de la terre. Leur préservation est
importante à la vie des hommes et à la biologie.

Des normes règlementaires existent bel et bien en termes d’espaces verts en Côte d’Ivoire.
Dans le cas des aménagements fonciers, la règlementation indique une réservation de 5 % pour
les espaces verts.

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II. PROGRAMME D’AMENAGEMENT

Toute opération devra être impérativement précédée d’une « étude de marché » qui
identifiera le niveau de service adapté à la nature des activités accueillies ainsi qu’à la capacité
financière des futurs clients.

Le tableau ci-après indique les pourcentages moyens de répartition des surfaces selon leur
vocation. Le découpage des parcelles affectées aux activités dépendra de leur type et de leur
nombre.

Tableau 8 : Programme d’aménagement


Servies collectifs,
Emprises des voiries Surface accueillant les Espaces
équipements,
et des réseaux divers activités vert
espaces de vie
Proportion 15 % 65 % 5% 15 %
Source : PFE 2017

Tableau 9 : Programme d’aménagement détaillé de l’ensemble du site


Surfaces
Zones Désignation Ratios Nombre
prévues (ha)
Parcelles de
23,14 20 % 78
3000 m²
Parcelles de
Unités industrielles 34,71 30 % 70
5000 m²
Parcelles de
57,85 50 % 58
10000 m²
Voirie et réseaux divers VRD 26,70 15 % ---
Services collectifs e espaces de vie --- 12,46 7% ---
Equipements --- 8,90 5% ---
Stationnement --- 5,34 3% ---
Espace vert --- 8,90 5% ---
Source : PFE 2017

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Tableau 10 : Programme de morcellement du site de 25 ha


Surfaces
Zones Désignation Ratios Nombre
prévues (ha)

Parcelles de 3000 m² 3,25 20 % 11

Unités industrielles Parcelles de 5000 m² 4,875 30 % 10

Parcelles de 10000 m² 8,125 50 % 8

Voirie et réseaux divers VRD 3,75 15 % ---


Services collectifs et
--- 1,75 7% ---
espaces de vie
Equipements --- 1,25 5% ---
Stationnement --- 0,75 3% ---
Espace vert --- 1,25 5%
Source : PFE 2017

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CHAPITRE VI : AMENAGEMENT URBAIN


I. PRESENTATION GENERALE DU PROJET

Le projet soumis à notre étude est relative à une proposition d’aménagement de la


nouvelle zone industrielle de Bouaké sur un site d’une superficie d’environ 178 ha.

Il s’agit d’un projet qui s’inscrire dans le cadre de la promotion de l’agro-industrie,


notamment l’anacarde dont la Côte d’Ivoire occupe le rang de premier pays producteur mondial
avec 702 510 tonnes en 2015.

La réalisation de ces études pour ce projet a été confiée au bureau national d’études
technique et de développement par le ministère de l’industrie et des mines qui veuille disposer
d’infrastructures industrielles modernes à même d’attirer les investissements.

II. PRESENTATION DU SITE DE PROJET


1. Localisation du site

Le site faisant objet de notre étude est situé au Nord-Ouest, à la périphérie urbaine de la ville
de Bouaké, à 5 km du centre-ville, à 2 km de l’aéroport de Bouaké et à 1,5 km du village
d’Allokokro (Bouaké). Ce site a une contenance actuelle de 177 ha 28 a 82 ca. Il est délimité à
l’Est par la voie bitumée Bouaké-Botro, au Sud par une carrière, au Nord par le village
Allokokro et à l’Ouest par la végétation. L’accès au site peut se faire directement à partir la voie
Bouaké-Botro.
Photo 9 : Vue aérienne du site du projet

Source : Google Earth, Mai 2017

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2. Desserte et réseaux divers (VRD)

Dans le but d’avoir une description claire de l’existant, une mission a été effectuée du 28
mars au 03 avril 2017 à Bouaké. Cette visite nous a permis de voir la configuration réelle du
terrain à aménager.

Voirie

L’accès au site est peu favorable et se fait au moyen d’une voie bitumée, d’une emprise
de 15 m (qui relie Bouaké à Botro) et d’une autre tertiaire d’une emprise de 10 m à l’intérieur
du site.

La morphologie du site présente peu de contraintes pour la conception technique de la


voirie de la zone industrielle. A ce jour, aucune contrainte de déplacement de réseau
(télécommunication, électricité, etc.) n’est a envisagé, car ne traversant pas le site.
Photo 10 : Voie Bouaké-Botro passant à l’Est du site

Source : PFE 2017

Réseaux divers
 Assainissement

Les réseaux d’assainissement n’existent pas sur le site du projet, par contre du fait de la
présence de l’aéroport à proximité du site il existe une possibilité de raccordement à ces
différents réseaux déjà existants.

 Électricité

S’agissant de l’électricité, la mission a permis de noter le passage d’une ligne Moyenne


Tension (MT) d’une puissance de 33 kV 93 mm² amlec qui passe à environ 4 km du site. Cette
ligne est issue d’un départ pour Béoumi avec une dérivation partant à Botro.

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Photo 11 : Ligne Moyenne Tension (MT) à proximité du site du projet

Source : PFE 2017

 Adduction en eau potable

Une conduite d’amenée d’eau traitée PVC Ø 200 PN 10 du réservoir au sol de Sinkro assure
l’alimentation en eau potable de l’aéroport de Bouaké et passe aussi à proximité du site de la
zone industrielle.

Photo 12 : Bouche d’incendie

Source : PFE 2017

 Télécommunication

Les centraux d’Orange, MTN et Moov sont situés au centre-ville à 05 km du site et ne


disposent pour l’instant d’aucuns équipements pour alimenter la zone du projet en Fibre
Optique (FO) bien que la couverture totale soit assurée en réseau de télécommunication GSM
dans la ville de Bouaké. La zone n’étant pas habitée, le réseau filaire n’existe pas. Par contre

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elle est entièrement couverte par les différents réseaux GSM. Comme en témoignent les
installations des différentes agences des opérateurs mobiles présents dans la ville de BOUAKE.

3. Profil géologique et végétation du site


Géologie

La carte géologique de la Côte d’Ivoire à l’échelle 1/1000 000 situe le site de notre projet dans
la zone des granitoïdes homogènes à biotite.
Figure 6 : Carte géologique de la Côte d’Ivoire

Source : Google images/SODEMI

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Relief et végétation
Il ressort de la visite du site, que le support qui recevra le projet est un terrain relativement
plat avec de légères pentes. La végétation en ce lieu est une savane arborée, on y retrouve des
arbres de grandes et moyennes tailles ainsi que de la broussaille. Cela nous permet de conclure
que le site n’a pas été exploité par les populations environnantes à des fins agricoles. Nous
proposons quelques images du site :
Photo 13 : Présence de broussailles Photo 14 : Présence d’arbres de grandes tailles

Photo 15 : Site relativement pat Photo 16 : Présence d’arbres de petites tailles

Source : PFE 2017

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III. ANALYSE DU SITE

Une bonne analyse du site permet de faire un bon aménagement de celui-ci. En effet,
grâce à cette analyse, l’on fait une lecture morphologique du terrain en vue de définir les
grandes lignes du plan d’aménagement. Cette analyse permet également d’évaluer les
capacités potentielles et les contraintes d’un site.

Ainsi pour mener à bien notre étude, nous avons eu à identifier les potentialités et les
contraintes de notre site.

1. Potentialités du site

Les potentialités regroupent les forces ou atouts et les opportunités qui s’offrent au
territoire. Il convient de noter que les forces sont les potentialités internes du territoire tandis
que les opportunités sont offertes par l’environnement extérieur qui entoure le territoire. Dans
le cadre de notre projet, nous avons identifié différentes potentialités que nous avons
répertoriées dans le tableau ci-dessous.

Tableau 11 : Potentialités du site

POTENTIALITES

Forces ou atouts Opportunités

Environnement

- Présence d’espace vert ;


- Présence d’un système d’évacuation
Régénération de l’air
des eaux usées et vannes à proximité
du site.

Infrastructures économiques

- Site couvert pas les différents réseaux - Existence d’une voie bitumée avant
GSM. d’accéder au site ;
- Existence d’une carrière de granulat au
sud de la zone d’étude ;
- passage de la ligne de voie ferrée
Abidjan-Niger à proximité du site.

Source : PFE 2017

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2. Contraintes du site

Les contraintes, quant à elles, regroupent les faiblesses et les menaces agissant sur le
développement du territoire. Notons que les faiblesses sont les contraintes intérieures au
territoire et les menaces sont celles qui sont extérieures au territoire et retardent le
développement dudit territoire. Ainsi, dans le cadre de notre projet, nous avons identifiées les
contraintes naturelles et les contraintes artificielles suivantes :

Tableau 12 : Contraintes du site

CONTRAINTES

Faiblesses Menaces

Environnement

- Absence de réseau d’assainissement,

Infrastructures économiques

- Route non bitumée au sein de la


parcelle

Source : PFE 2017

IV. AMENAGEMENT DU SITE


1. Zonage

C’est une opération importante pour la réussite de la zone industrielle dont l’objectif
étant d’aboutir à une zone industrielle intégrée, avec des composantes complémentaires
comprenant les activités industrielles englobant une zone de service incluant un centre de vie
ainsi que tous les services d’animation et permettant le bon fonctionnement de la zones créée.
Le zoning devrait permettre, également, la promotion des synergies intersectorielles entre les
différentes unités industrielles. Ce souci de synergie pourrait conditionner l’implantation
d’unités et leur regroupement selon les « affinités » industrielles pour faciliter les connexions
et les échanges.

Le zoning d’une ZI requière de bonnes connaissances concernant les secteurs industriels


et de possibles circuits des produits

L’implantation des activités sur le site reposent repose sur des critères de regroupement par:

Rédigé par : BERTE Souleymane


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- types d’activités (selon qu’elles soient polluantes ou non),


- spécialisation des activités (agro-industries, Industries chimiques, cimenteries,
Industries métallurgiques, industries du Bois, etc.).
Dans l’aménagement du site, des zones d’activités seront créées en fonction de la nature des
activités et de l’impact des activités de celles-ci sur l’environnement (activités polluantes ou
non polluantes). La disposition de ces zones se fera en fonction de l’orientation des vents. ;la
La zone des activités polluantes se situera bien après celles des activités moins polluantes et
non polluantes.

Enfin, le zoning permet une gestion plus rationnelle de la zone industrielle, selon le
degré de risques des unités implantées. Ainsi, les zones présentant de gros risques peuvent être
regroupées ensembles pour confiner les impacts négatifs éventuels et faciliter les interventions
en cas de risques majeurs.

Ce sont ces considérations de meilleures organisations des zones industrielles.


L’attribution des terrains se fera sur la base des prescriptions du plan directeur et du zoning
décidé. Il faut veiller au respect du zoning et des affectations pour ne pas remettre en cause les
choix du modèle commercial.

2. Schéma de structure

La conception d’un schéma de structure est importante pour mieux définir les grands
principes d’aménagement. Le schéma de structure donne une organisation spatiale du site
aménagé en blocs. Sur l’ensemble du site, outre les blocs projetés, sont prévus également des
infrastructures et équipements primaires.

Notre schéma de structure est composé majoritairement d’ilots d’au moins 20 ha et de


voiries de 20 à 30 m.

Rédigé par : BERTE Souleymane


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Figure 7 : Schéma de structure (Découpage ne blocs et surfaces)

Source : PFE 2017

3. Lotissement

Le lotissement est par excellence la règle légale d’aménagement de terrains viabilisés


pour l’installation des ménages. Cette procédure administrative et technique consiste à équiper
en infrastructures des périmètres vierges avant de les morceler pour attribuer des lots à des
personnes privées.

A l’exception des cas où une zone d’activités est exclusivement orientée vers une même
typologie de production industrielle présentant des similitudes absolues, tout autre site doit être
soumis à un morcèlement décliné en catégorisation surfacique permettant l’implantation
d’unités diverses mais aux besoins spatiaux tout aussi variés.

En fonction du paramètre de zoning défini précédemment, il s’agira pour ce faire de


quantifier les besoins en espace des différentes catégories d’activités envisagées et autorisées
pour l’occupation du site et d’affecter en fonction des besoins identifiées les superficies
adéquates à ces besoins tout en œuvrant à apporter les réponses les plus adaptées à chaque
besoin et à chaque activité.

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Tableau 13 : Répartition des surfaces obtenues après découpage

Services
Emprises des voiries et Surface accueillant Espaces collectifs,
des réseaux divers les activités vert équipements,
espaces de vie
Surfaces (ha) 5,32 14,63 0,83 4,22
Proportion 21,28 % 58,52 % 3,32 % 16,88 %

Tableau 14 : Récapitulatif du lotissement

Surfaces
Zones Désignation Ratios Nombre
obtenues (ha)

Parcelles de 3000 m² 2,36 16,13 % 08

Unités industrielles Parcelles de 5000 m² 6,22 42,52 % 12

Parcelles de 10000 m² 6,05 41,35 % 06

Voirie et réseaux divers VRD 5 ,32 21,28 % ---


Services collectifs et
--- ---
espaces de vie
Equipements --- 4,22 16,88 % ---
Stationnement --- ---
Espace vert --- ---
Source : PFE 2017

Tableau 15 : Récapitulatif des équipements et espaces de vie

N° Désignations Superficie en mètre Nombre


carré (m²)
1 Bureaux AGEDI 3750 1
2 Caserne des sapeurs-pompiers 3750 1
3 Banques 1258 1
4 Postes 1065 1
5 Agence CIE 1107 1
6 Agence SODECI 1190 1
7 Aires de stationnement 5455 1
8 Restaurations 4842 4
9 Poste de police 3618 1
10 Espaces des petits commerces et services divers 5447 4
11 Stations-services 3198 1
Total 34680 17

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Source : PFE 2017

PLANS DE L’AMENAGEMENT DU SITE


 Plan d’état des lieux
 Plan de zonage ;
 Plan du réseau viaire ;
 Détail sur la voirie
 Plan d’aménagement.

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V. REGLEMENT PARTICULIER D’URBANISME


1. Objectif

Le règlement d’urbanisme est un document qui découle du Plan d’urbanisme, qu’il ne peut pas
transgresser. Il constitue, en quelque sorte, la partie exécutoire du Plan d’urbanisme en ce sens
que c’est au règlement qu’un promoteur est soumis lorsqu’il veut réaliser un projet.

Le présent cahier des charges est un règlement qui a pour objet :

- la définition des droits et obligations du lotisseur, des acquéreurs ou des locataires des
lots ;
- la définition des règles d'urbanisme opposables aux tiers concernant le mode
d'utilisation et les conditions d'occupation des sols eu égard aux objectifs d'intérêt
général et d'utilité publique ;
- la fixation des règles et servitudes d’intérêt général imposées aux constructions selon
leur nature et leurs caractéristiques, ainsi que celles imposées aux équipements d’intérêt
collectifs et aux espaces libres et verts.

2. Objet

Aménagement d’une zone réservée aux activités industrielles, artisanales et commerciales et aux
bureaux.

3. Règles liées aux différentes composantes


3.1. Nature de l’occupation et de l’utilisation du sol
Occupations et utilisations du sol admises
Sont notamment admises les occupations et utilisations du sol ci-après : Les constructions à usage
industriel, artisanal, commercial ou de dépôt.

Les occupations et utilisations du sol suivantes ne sont admises que si elles respectent les conditions ci-
après :

- L’aménagement et l’extension des installations existantes, à proximité des zones


d’habitations, à condition que les travaux soient de nature à diminuer les nuisances et à
améliorer l’aspect des constructions et installations, sous réserve de leur maintien dans leur
classe initiale,
- Les locaux d’habitation destinés aux personnes dont la présence permanente est
nécessaire pour assurer la direction, la surveillance ou le gardiennage des

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établissements autorisés dans la zone, sous réserve qu’ils soient intégrés dans le
volume du bâtiment d’activités,
- Les constructions à usage pédagogique ou culturel, sous réserve qu’il y ait un lien
avec une des activités pratiquées dans la zone,
- Les constructions à usage principal de bureaux,
- Les commerces, à condition qu’ils soient liés à des activités de production ou de
service, comprises dans les mêmes bâtiments.

Occupations et utilisations du sol interdites


- Les constructions à usage d’habitation à l’exception des constructions provisoires
à caractère précaire (baraquements, abris fixes ou, mobiles) qui pourront
être utilisé que pendant la période de chantier ;
- La transformation de locaux industriels ou commerciaux en locaux à usage
d’habitation sauf s’il s’agit d’un local d’habitation destiné aux personnes dont la
présence permanente est nécessaire pour assurer la direction, la surveillance, ou le
gardiennage d’établissements autorisés sur la zone.

3.2. Conditions de l’utilisation du sol


Accès et voirie
- Accès

Tout terrain enclavé est inconstructible à moins que son propriétaire n’obtienne un passage sur
les fonds de ses voisins. Il est demandé de faire figurer les accès au permis de construire, en
indiquant les différents éléments de leur composition.

- Voirie

Les constructions et installations, à leur achèvement, doivent être desservies par des
voies ouvertes à la circulation publique ou privée dont les caractéristiques correspondent
à leur destination.

Les caractéristiques de ces voies doivent permettre de satisfaire aux règles


minimales de desserte : défense contre l’incendie, protection civile, stationnement.

Les voies à créer doivent, quant à leur tracé et leur structure, répondre à toutes les
conditions exigées par le trafic des poids lourds, et, notamment avoir une emprise
minimale de 12 mètres.

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Les accès d’une construction ou d’une installation à partir des voies publiques,
doivent être aménagés de telle manière que la visibilité soit assurée sur une distance de
50 mètres de part et d’autre de l’axe de l’accès à partir du point de cet axe situé à 5
mètres en retrait de la limite de la voie ou la réalisation d’une palette conformément aux
graphiques annexés.

Desserte par les réseaux


- Eau

Toute construction ou installation abritant des activités doit être desservie par une conduite
publique de distribution d’eau potable de caractéristiques suffisantes, notamment pour assurer
la lutte contre l’incendie.

- Assainissement

Eaux usées

Toute construction ou installation doit être raccordée au réseau public d’assainissement. En


l’absence du réseau public, toute construction ou installation sera assainie par un dispositif
d’assainissement individuel conforme à la réglementation en vigueur et qui permettra le
raccordement ultérieur au réseau public.

Eaux usées industrielles

L’évacuation des eaux usées et des eaux résiduaires industrielles devra être conforme à la
réglementation en vigueur. Elle devra en outre être conforme aux prescriptions particulières ci-
après :

- Les eaux résiduaires industrielles et autres eaux usées de nature à épurer ne doivent
pas être mélangées aux eaux pluviales et aux eaux résiduaires telles que les eaux de
refroidissement qui peuvent être rejetées au milieu naturel sans traitement, sauf si
ces dernières sont en quantité assez faible pour que la dilution résultant de ce
mélange n’entraîne aucune difficulté d’épuration,

- L’évacuation des eaux usées industrielles au réseau public d’assainissement, si elle


est autorisée, peut être subordonnée notamment à un pré traitement approprié,
- L’évacuation au réseau d’assainissement collectif des eaux usées de toute nature se
fera par des canalisations souterraines et branchements particuliers d’un diamètre
approprié à celui de la canalisation publique.

Eaux usées

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Les aménagements doivent être tel qu’ils garantissent l’écoulement normal des eaux
pluviales superficielles.

Toutes les eaux pluviales doivent être gérées sur la parcelle avec toutefois la possibilité
éventuelle de surverse de l’ordre de 3l/s en cas de trop plein. Il est conseillé de réaliser un
traitement aérien du réseau pluvial de toiture et de procéder à une récupération de l’eau de
toiture à l’intérieur de cuves enterrées. Cette ressource servira au fonctionnement de la parcelle :
nettoyage, arrosage, eau non domestique… Comme pour les autres aménagements, il est
également conseillé de réaliser un traitement paysager autour de ces dispositifs.

- Electricité – Téléphone – Télédistribution

Lorsque les réseaux publics électriques ou téléphoniques sont souterrains, les


branchements particuliers doivent l’être également.

Dans les lotissements, les réseaux d’électricité, de téléphone et de télédistribution seront


enterrés.

Implantation des constructions par rapport aux voies et aux emprises des
ouvrages publics

- Les constructions doivent être implantées à 5 mètres au moins de l’alignement de la


voie publique desservant le terrain. Une marge de recul plus importante pourra être
exigée si la nature de l’activité ou la situation de l’accès le justifie (importance des
véhicules et marges de manœuvre en dehors de la voie publique).

- Une loge de gardien d'une superficie maximum de 16m² et d'une hauteur inférieure
à 3 m pourra être édifiée en limite de la clôture principale.
Implantation des constructions par rapport aux limites séparatives des parcelles

La construction en mitoyenneté de deux bâtiments situés sur des lots voisins est possible :
Plusieurs acquéreurs peuvent s’entendre pour établir des parkings communs, une voirie interne
ou des espaces verts communs.

Implantation des constructions les unes par rapport aux autres sur une même
propriété

Deux constructions non contiguës, implantée sur une même unité foncière doivent être
distance au moins égale à la plus grande hauteur des deux constructions sans jamais être
inférieure à 6.00 m.

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Emprise au sol

L’emprise au sol des constructions ne devra pas excéder 80 % de la surface parcellaire.

Hauteur des constructions

La hauteur des constructions est mesurée à partir du sol naturel avant travaux.

La hauteur des constructions à usage industriel n’est pas limitée dans la mesure où la hauteur
résulte d’impératifs techniques.

Aspect extérieur
- Dispositions générales

Les constructions nouvelles devront avoir par leur dimension, leur architecture, leurs
matériaux, un aspect compatible avec le caractère des lieux. En aucun cas, ces constructions ne
doivent par leur dimension ou leur aspect extérieur porter atteinte au caractère ou à l’intérêt des
lieux avoisinants, aux sites, aux paysages naturels ou urbains ainsi qu’à la conservation des
perspectives monumentales. Les bâtiments devront, par leur architecture, exprimer une image
d’exigence, de précision, de durabilité et de qualité.

- Façades

Les façades principales d’entrée sont obligatoirement orientées sur l’espace public. Les
zones de livraison ainsi que les servitudes seront positionnées en façade arrière. L’architecture,
simple et pérenne, devra assurer une unité de l’ensemble du bâti (matériaux, couleurs). Les
façades latérales doivent être traitées avec le même soin que la façade principale (il en est de
même pour les constructions annexes). Dans le cadre du développement durable et de la qualité
environnementale, l’emploi de matériaux ne nécessitant que peu d’entretien est préconisé. De
même, un soin particulier sera apporté à la protection des façades (débords de toit, auvent, brise
soleil), suivant leur exposition. L’aspect des revêtements extérieur doit être traité dans des tons
soutenus s’harmonisant au mieux avec l’environnement végétal existant. Le nombre de
couleurs apparentes sera limité à deux, soit dans le même ton, soit complémentaires afin de
préserver une harmonie. Les couleurs foncées seront utilisées pour les grandes surfaces ce qui
exclues le blanc et les couleurs trop claires. Les dossiers permis de construire devront spécifier
l’ensemble des teintes choisies.

- Clôtures

Il est obligatoire de clore chaque parcelle. Les clôtures de façade en bordure de la voirie
principale, auront une hauteur maximale de 2.00 m et les clôtures mitoyennes auront une

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hauteur de 2,20m. Elles seront constituées d’une grille ou d’un grillage doublés ou non de haies
végétales.

Les clôtures positionnées en limite d’urbanisation devront quant à elles être doublées
d’une haie végétale. Dans un souci d’homogénéité de la zone, il est recommandé d’utiliser un
grillage de couleur sombre : vert foncé.

L'utilisation de matériaux de récupération ou l'utilisation de clôture provisoire est


interdite.

- Enseigne et signalétique

A l’exception de l’indication de la raison sociale des entreprises exerçant leur activité sur
la zone, toute publicité sur le terrain est interdite. Les enseignes seront obligatoirement apposées
sur un mur de façade et non en déport du bâtiment ; elles sont interdites sur les toitures ou les
terrasses. Le nombre d’enseignes est limité à une par établissement. La hauteur maximale de
l’enseigne positionnée sur la façade d’un bâtiment est fixée à deux mètres de hauteur et 40 % de
longueur de façade sur laquelle est appliquée l’enseigne.

Afin de permettre la bonne lisibilité des entreprises, il est également possible de mettre
en place une signalétique avancée sur rue, en entrée de parcelle. Pour cela, il convient de
privilégier une signalétique de type totem (2,5 fois plus haute que large) et de l’intégrer au
projet d’aménagement paysager. Cette signalétique de type totem ne devra toutefois pas
dépasser une hauteur de 3 mètres. Le positionnement et la taille des enseignes devront figurer
sur la demande du permis de construire.

Stationnement

Aucun stationnement ne sera toléré sur les voies publiques. Le stationnement des véhicules
des employés et des visiteurs devra être assuré en dehors des voies ouvertes à la circulation
publique sur des aires correspondant aux besoins des établissements et installations. Pour
déterminer la surface nécessaire, la superficie à prendre en compte pour une place de
stationnement de véhicule léger, y compris les accès, est de 25 m². Un emplacement de
stationnement doit mesurer 2,50 m x 5,00 m au moins.

Les aires de stationnement de véhicules légers nécessaires seront calculées de la manière


suivante, en appliquant la norme la moins contraignante :

- Pour les établissements artisanaux, industriels et de logistique : une aire de


stationnement par emploi ou par tranche de 50 m² de plancher hors œuvre nette.

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- Pour les bureaux : une aire de stationnement par emploi ou


par tranche de 25 m² de plancher hors œuvre nette.
- Pour les établissements de commerce : une place de stationnement par emploi ou
par tranche de 30 m² de plancher hors œuvre nette.
- Pour les hôtels et restaurants : 9 aires pour 10 chambres, 1,5 aire pour 10 m² de
salle de restaurant.

A ces espaces s’ajoutent les espaces à réserver pour le stationnement des camions et divers
véhicules utilitaires. Les aires de stationnement non couvertes pourront être traitées en
matériaux imperméables et devront être plantées à raison de 2 arbres de haute tige de diamètre
pour 40 m² de surface minéralisée.

Espaces libres et plantations

Les parties non construites devront représenter au moins 20 % de la superficie du lot. Elles
comprendront :

- Les voies de circulation des véhicules intérieures à chaque lot ;

- Les aires de stationnement et de manœuvre des véhicules. Les espaces plantés et


engazonnés ;

- les aires de stockage nécessaires au fonctionnement de l’entreprise.


Les arbres existants devront être conservés dans la mesure du possible. Tout arbre abattu
devra être remplacé.

Des écrans ou alignements plantés d’arbres à hautes tiges doivent être réalisés autour des
installations classées ou non, ainsi que dans les marges de reculement.

Le promoteur devra proposer un aménagement des abords de l’aire de stockage formant


écran visuel (plantations, etc.) pour les espaces publics et les lots riverains et devra maintenir
cette aire parfaitement ordonnée et proprement tenue.

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VI. ETUDE D’IMPACTS DU PROJET

1. Impact environnemental

Identification et évaluation des impacts

Elle vise à décrire les relations entre le projet et les impacts. Elle permet la quantification et
la qualification des impacts, selon des critères. Ces critères tiennent compte de la nature, de
l’intensité, de l’ampleur, du degré de perturbation et de la durée. Nous consignerons dans le
tableau ci-dessous les causes et les types d’impacts que produira le projet.

Rédigé par : BERTE Souleymane


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Tableau 16 : Identification et évaluation des impacts

Action du
Menaces environnementales Caractéristiques
N° Milieu constructeur (Causes
(Types de l’impact)
de l’impact) Nature Ampleur Moment Réversibilité Importance Durée
Evacuation des eaux Apres le Long
01 Eau Pollution des eaux environnantes Direct Elevé Irréversible Local
usées et eaux noires projet terme
Création de zones
d’activités économiques Pollution sonore, pollution de l’air Après le Long
02 Sol Direct Elevé Irréversible Local
Rejet des ordures, eaux et pollution du sol projet terme
usées et eaux vanne
Rejet des ordures, eaux Pollution de l'air,
usées et eaux vanne Pas de régénération de l'air Pendant le Long
03 Air Direct Elevé Irréversible Mondial
Hausse de la température du fait projet terme
Débroussaillage
de l’exposition au soleil
Destruction de la Disparition des espèces végétales; Pendant le Long
04 Flore Direct Moyen Réversible Local
végétation existante projet terme
Destruction de la Pendant le Long
05 Faune Disparition des espèces animales Direct Faible Réversible Local
végétation existante projet terme

Source : PFE 2017

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Mesures d’atténuation des impacts

Soucieux d’une meilleure intégration du projet dans l’environnement, nous proposerons des
solutions afin d’atténuer voire compenser les effets des impacts que ce projet aura sur les
milieux environnementaux.

Tableau 17 : Mesures d’atténuation des impacts

N° Impacts Mesures d’atténuation

Mise en place d'un système de ramassage des


01 Rejet des ordures
ordures

Mise en place d'un système de traitement des eaux


02 Rejet des eaux usées et vannes
avant rejet dans la nature

03 Défaut de régénération de l'air Implantation d’espaces verts et conservation de


certains arbres existants sur le site
Hausse de la température du fait de
04 Imposition de surface à végétaliser par endroits sur
l’exposition au Soleil
le site pour assurer l’infiltration des eaux pluviales

05 Disparition de l'espèce végétale

06 Disparition de l'espèce animale Création une réserve animalière

Source : PFE 2017

Recommandations

L'un des principaux objectifs de l’implantation de la zone industrielle est la protection des
conditions environnementales existantes. La distribution des terrains et la mise en service des
installations de la zone industrielle au concessionnaire et par la suite aux entreprises résidentes
sera déterminée par le respect des exigences environnementales légales.

Les autorisations délivrées par des organismes environnementaux territoriales locales pour
la protection de l'environnement devront être observées pour chaque bâtiment séparément.
Le concessionnaire et les résidents signeront une déclaration commune sur les questions
environnementales dans le cadre du contrat de bail emphytéotique. L'emplacement des
installations et le fonctionnement des unités économiques sera fait en appliquant l'ensemble des
normes en vigueur sur protection des facteurs environnementaux. Les activités économiques
susceptibles de polluer l'air, l'eau et le sol seront interdits dans la région.

Toutes les activités auront lieu dans des sites fermés, aucun d'entre eux ne pourra produire
du bruit ou de vibrations perceptibles de l'extérieur, dans la limite d'un site. Les entreprises

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résidentes seront tenus de respecter les conditions légales (conditions d’exploitation, protection
de l'environnement, protection du travail, protection incendie, etc.) La production devra se faire
selon les standards environnementaux (normes ISO 9001-2008 et ISO 14001-2004).

Pendant toute la durée du contrat de bail emphytéotique, l’entreprise résidente devra être
tenue de prendre toutes les mesures nécessaires et mesures obligatoires afin de protéger
l'environnement dans les conditions prévues par la loi en vigueur relative à la protection de
l'environnement.

2. Impact économique

La création de la zone industrielle aura de nombreux effets positifs sur l'économie


localement, régionalement et nationalement. Sur la base de l'analyse effectuée et la réalité
actuelle, nous estimons les avantages économiques quantifiables du projet comme suit :

- Création d'emplois : 38 623 emplois directs crées au travers l’installation des entreprises
au sein de zone industrielle projetée à l’horizon 2045
- Augmentation de la richesse nationale : 910 915 millions de FCFA de valeur ajoutées
dégagées sur l’ensemble de la période (de 2016 à 2045) dont :
- Outre les avantages quantifiables, un certain d’avantages non quantifiables sont
également à présenter :
 Augmentation du taux de survie des entreprises (PME) grâce à de meilleures
conditions de travail et la mise à disposition de toute l’infrastructure nécessaire
à la bonne exploitation d’une entreprise ;
 Augmentation du niveau et de la diversification des services de conseil dans la
région dynamisés par une demande des entreprises qui s’implanteront dans la
zone industrielle. Ces services seront notamment de nature comptable, fiscale,
financière, juridique, informatique, télécommunications, maintenance
industrielle,…;
 Prestation de services spécialisés qualitatifs;
 Poursuite de la hausse des investissements dans la région, comprenant des
infrastructures de production, des installations de production, et des
équipements de production ;
 Augmentation du montant de l'investissement supplémentaire au niveau local;
 Création d’emplois :
o Des emplois indirects générés par les fournisseurs de ces entreprises ;

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o Des emplois indirects (services communs utilisables, restauration, etc.)


o Des emplois temporaires dans les périodes de construction.
o L’installation de la zone industrielle permettra à la région de véhiculer
une image locale positive permettant d’attirer les investissements de la
ville et de la sous-région ;
o Croissance de l'économie locale en raison des revenus dégagés par la
société concessionnaire et les entreprises implantées dans la zone
industrielle. Ces revenus auront une contribution indirecte à la
croissance du PIB local, qui se traduira par l’augmentation de la
compétitivité de l'économie locale par rapport aux économies des autres
entreprises de la sous-région de l’Afrique de l’Ouest;
o Augmentation de la valeur des biens immobiliers et de terrains dans la
région après la mise en place de la zone industrielle.

3. Impact social

Le projet aura un impact social positif sur la population à moins de 20 km de la zone industrielle.

Il se manifestera comme suit :

- Certains postes seront pourvus par des employés d'entreprises de la région, mais les
entreprises embaucheront également des chômeurs, ainsi que des personnes revenant de
l'étranger;
- Les masses salariales distribuées aux salariés des entreprises implantées dans la zone
industrielle projetée s’élèveront sur l’ensemble de la période à 665 689 millions de
FCFA
- Les services liés à l'eau, l'électricité, l'approvisionnement en gaz naturel, de
l'assainissement, les services de télécommunications seront améliorés;
- La communauté locale pourra également bénéficier du développement de
l'infrastructure mis en place suite au développement de la zone industrielle;
- Les impôts fonciers locaux seront également augmentés permettant à la commune de se
développe.

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Thème : Projet d’aménagement de la zone industrielle de Bouaké

Chapitre VII : LE MONTAGE FINANCIER


I. DEVIS DESCRIPTIF DES TRAVAUX
1. Réseaux intérieurs (ou intra-muros)
Réseau de voiries et de trottoirs

Le linéaire des voiries à l’intérieur de la zone industrielle a été calculé en nous basant sur les
hypothèses présentées dans le tableau ci-après :
La surface dédiée aux voiries représente environ 21,28 % de la surface totale à aménager. La
surface dédiée aux lots industriels représente 58,52% de la surface totale alors que la
proportion de la surface dédiée aux espaces verts, aux parkings et aux espaces de vie est de
20,20 %.
Tableau 18 : Linéaire des voiries de ladite zone.
Surface moyenne Nombre approximatif Largeur moyenne des Linéaire des
Désignation
des parcelles de parcelles voies intérieures (m) voies (km)
Total 5000 m² 30 20 2,66
Source : PFE 2017

Réseau d’assainissement des eaux usées

Le traitement des eaux usées dépendra de la nature des rejets industriels.


Le coût du réseau Eau-usée comprend très sommairement les rubriques suivantes :
- Electropompes submersibles (Unité)
- Collecteurs enterrés dans le terrain avec agressivité chimique, avec renfort sous
chaussée (M.L)
- Nous recommandons aussi d’intégrer le coût des niches de branchement au réseau Eau
Usée pour chaque lot industriel (Unité) ;

Réseau de drainage des eaux pluviales

Chaque industriel sera connecté au réseau d’Eau Pluviale. Ce coût comprend les travaux de
drainage et d’évacuation des eaux pluviales vers le milieu récepteur ou vers le réseau Extra-
Muros moyennant les ouvrages suivants :
- Collecteurs enterrés pour le drainage souterrain (M.l)
- Des Regards à Grilles, Regards de visite et Grilles collectant les eaux superficielles
(Unité)
- Fossés bétonnés/ caniveaux bétonnés pour le drainage superficiel des eaux pluviales
(qui doivent être non chargées) (M.L)
- Ouvrages de branchements des différents fossés (de type Puisards) (Unité)
- Ouvrages de branchement des collecteurs enterrés (Unité)
- Ouvrages de rejet des Eaux Pluviales dans le milieu récepteur (Unité)

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- Ouvrages hydrauliques et de rétablissement des accès (M.l) - Etc.

Réseau d’eau potable et anti-incendie

Le coût englobe les travaux d’amenée d’eau potable à tous les lots industriels avec un débit et
une pression adéquats.
Le coût des réseaux d’Eau Potable Intra-Muros comprend très sommairement les rubriques
suivantes :
- Niche de Branchement Eau Potable (Unité)
- Tuyauterie pour alimentation en eau potable (M.l)
- Pré-installation de compteur général (Unité)
Pour le réseau Anti-Incendie, le coût englobe très sommairement les rubriques suivantes :
- Arrivée générale d'approvisionnement en eau contre les incendies (Unité)
- Réservoir de de polyester, pour réserve d'eau contre les incendies de 25 m³ de capacité,
à enterrer en position horizontale, avec cales d'appui (Unité)
- Suppresseur d'eau contre les incendies (Unité)
- Réseau enterrée de distribution d'eau pour l'approvisionnement des équipements
d'extinction des incendies (Ml)
- Vanne à opercule à obturateur stationnaire avec indicateur de position et fermeture
élastique (Unité)"

Réseau d’électricité/ éclairage public

Le réseau électrique Ivoirien est composé de lignes électriques de transport, d’interconnexion


et de distribution ainsi que de postes de transformation ; Le coût du réseau électrique Intra-
Muros comprend sommairement les rubriques suivantes :

- Système d'alimentation sans interruption (Unité)

- Réseau électrique de distribution pour industrie et secteur tertiaire – Câbles (M.L)

- Nous recommandons aussi d’intégrer le coût des niches de branchement au réseau

Electrique pour chaque lot industriel (Unité) ;

Pour le réseau éclairage Public, le coût du réseau Intra-Muros englobe sommairement les
rubriques suivantes :

- Candélabres pour éclairage public situés à côté de la voirie ou au niveau des lots
industriels (Unité)
- Câbles électriques d’alimentation des candélabres à partir de la source d’électricité
(M.L)

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Réseau de télécom/fibre optique

Le coût du réseau TELECOM Intra-Muros englobe sommairement les rubriques suivantes :


- Raccordements - Canalisation de liaison inférieure enterrée (M.L)
- Réseaux de Câbles Coaxiaux - Canalisation de liaison supérieure (M.L)
- Niches de branchement pour chaque lot industriel (Unité).
- Câble coaxial 1/2", de 75 Ohm (M.L)
Les opérateurs industriels devront bénéficier d’une excellente couverture par le réseau de
Télécommunication et disposer d’une connexion Internet en Haut Débit sans failles pour
améliorer l’attractivité de la future Z.I.
2. Réseaux extérieurs (ou extra-muros)
Réseau d’assainissement des eaux usées

Le coût du réseau Eau Usée Extra-Muros englobe sommairement les rubriques suivantes :
- Une Station d’épuration est prévue pour chaque phase (Unité)
- Une station de pompage éventuellement (Unité)
- Canalisations pour raccorder la Z.I à la Station d’épuration
Réseau de drainage des eaux pluviales

Le coût du réseau Eau Pluviale Extra-Muros englobe sommairement les rubriques suivantes :
- Des fossés bétonnés pour le drainage superficiel des Eaux pluviales (M.l)
- Des ouvrages de collectes et de raccordement entre différents fossés et collecteurs
(Unité)
- Des Caniveaux bétonnées au niveau des voiries Extra-muros pour acheminer les eaux
pluviales jusqu’au milieu récepteur (M.l)
Réseau d’eau potable et anti-incendie

Afin de bien dimensionner le réseau d’Eau-Potable Extra-Muros, le Consultant devra disposer


de données essentielles telles que :
- Types d’industries prévues et population générée pour identifier exactement les Besoins
en Eau Potable (débit de pointe horaire ….etc.)
- Localisation du réseau d’eau potable le plus proche du site du projet.
- Caractéristiques techniques du réseau d’eau potable le plus proche (Capacité – Débit –
Pression – …etc…) pour savoir s’il est possible de se brancher à ce réseau au moindre
coût.
Nous prenons l’hypothèse que le réseau d’eau potable le plus proche du site ne permet pas de
couvrir les besoins en Eau Potable de toute la Z.I à construire, par conséquent nous proposons
que l’amenée d’eau potable jusqu’au site soit assurée par la construction d’un château d’eau
qui alimentera toute la zone en eau potable ;

La capacité du château d’eau à prévoir dépendra des besoins des industriels en Eau Potable
(selon le type d’industrie) et de la population générée dans la future Z.I.
Le coût Extra-Muros du réseau d’eau potable comprend donc :

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- Construction d’un château d’eau pour alimenter toute la Z.I en Eau Potable
- Amenée du réseau d’eau potable jusqu’au site moyennant des conduites (M.l)
- Prévoir (le cas échéant) des suppresseurs pour des cas particuliers (Parcelle se trouvant
à une altitude surélevée…)

Réseau d’électricité/ éclairage public

Le coût du réseau Electrique/ Eclairage Public Extra-Muros englobe sommairement les


rubriques suivantes :
- Câbles électriques de distribution pour se raccorder depuis la Z.I jusqu’au réseau
électrique le plus proche et auquel il possible de se raccorder pour couvrir les besoins
de toute la zone (M.l) - Poste de transformation H.T/M.T le cas échéant (Unité)
Réseau de télécom/fibre optique

Le coût du réseau Telecom/ Fibre Optique Extra-Muros englobe sommairement les rubriques
suivantes :
- Pylônes BTS / Relais au cas où la zone n’est pas couverte par le réseau TELECOM
- Réseau de câbles Fibres Optiques pour connecter la Z.I avec le réseau existant le plus
proche.

II. ESTIMATION SOMMAIRE DU COÛT DES TRAVAUX

Tableau 19 : Principaux ratios de coûts pour les différents travaux de viabilisation


Désignation Unité de mise en valeur Ratios de coût TTC

Préparation en emprises Ratio à l’hectare 5.000.000

Chaussées non revêtues avec Par m² de chaussée 5.000


structures
Chaussées revêtues au « Sand Par m de chaussée réalisée 9.000
asphalt » avec structure
Eaux pluviales par fossé en terre Par m de chaussée réalisée 1.500

Eaux pluviales par caniveau en béton Par m de chaussée réalisée 35.000

Eau potable (conduites secondaire et


distribution diamètre PVC 63, 90,110 Par m de chaussée réalisée 18.000
et 160 mm)
Eaux usées Installations privées

En dépôt fixe : 450.000


Déchets solides Ration à l’hectare
Par conteneur : 850.000

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Electricité (avec câbles d’éclairage) Par m de chaussée réalisée 18.000

Eclairage public Par point d’éclairage 120.000

Téléphone Ratio à l’hectare 3.000.000

Source : Guide des équipements communaux, BNETD

Tableau 20 : Estimation sommaire du coût des travaux


Prix unitaires Montant TTC
N° Désignations des travaux Unités Quantité
(en FCFA) (en FCFA)
1 Préparation en emprises ha 5,32 5 000 000 26 600 000
2 Voiries et trottoirs m 2660 9 000 23 940 000
3 Assainissement des eaux usées m -- -- --
4 Drainage des eaux pluviales m 2660 35 000 93 100 000
5 Adduction en Eau Potable m 2660 18 000 47 880 000
6 Electricité m 2660 18 000 47 880 000
7 Eclairage public U 90 120 000 10 800 000
8 Réseau télécom ha 5,32 3 000 000 15 960 000
Montant total TTC (en FCFA) 266 160 000
Source : PFE 2017

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CHAPITRE VIII : GESTION ENVIRONNEMENTALE DE LA ZONE


CREEE
La situation environnementale des zones industrielles existantes dans la ville est
généralement similaire. Cette situation nécessite en urgence des interventions au niveau des
sources de pollutions (rejets liquides, rejets solides, rejets atmosphériques et activités sociales).

Dans le cadre de ce projet on proposera un Plan de Gestion Environnemental et Social


cadre, qu’il va falloir adapter à chaque zone (selon ces spécificités et nature des activités
industrielles présente). Ce PGES cadre, prend en compte tous les aspects en relation avec
l’exploitation de ladite zone.

La mise en œuvre de ce PGES assurera la durabilité et la protection de l’environnement


naturel et humain dans la zone industrielle.

Par rapport au présent PGES, les différentes questions pouvant être abordées sur cette
zone industrielle ont été classées en thématiques:

- risques industriels et naturels;


- déchets;
- eau;
- air;
- bruit;
- sols, sous-sols et
- stockage; énergie...

I. GESTION DES RISQUES INDUSTRIELS ET NATURELS


1. La réponse des secours

Chaque zone d’activités doit avoir un centre d’intervention et de sécurité- incendie. Un


plan particulier d’intervention (PPI) peut être élaboré.

2. La défense contre l’incendie

Il est important que l’approvisionnement en eau soit suffisant sur la zone. Il faut
surveiller le débit, la pression et le nombre de bornes incendie. Des tests annuels sur les
équipements de fourniture d’eau incendie sont obligatoires. Un bassin « catastrophe » peut être
construit pour recevoir les eaux d’extinctions d’incendie ou encore les rejets issus d’une
pollution accidentelle.

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3. Les risques liés à la concentration industrielle

Pour éviter les risques d’effet domino (accidents en cascade), une bonne connaissance
des activités, des périmètres associés et des compatibilités entre elles est nécessaire.
La concentration des entreprises peut avoir des conséquences très néfastes sur l’environnement.

II. GESTION DES DECHETS

Les différents types de déchets produits (inertes), Déchets Industriels Banals (DIB), Déchets
Industriels Spéciaux (DIS), Déchets Toxiques en Quantité Dispersée (DTQD)) impliquent des
filières d’élimination adaptées.

Une gestion collective des déchets, organisée au niveau d’une déchetterie industrielle peut
apporter des avantages évidents tant pour l’AGEDI que pour les entreprises. Une action de
synergie pourrait contribuer à l’amélioration de ces performances. Un autre avantage, dérivant
de l’adoption de systèmes collectifs pour livrer les rejets industriels, les déchets assimilés et les
déchets urbains aux collecteurs des déchets recyclables, est l’augmentation des indices de
performance du service local, avec une réduction du risque de sanctions, appliquées si les
entreprises ne garantissent pas le respect des mesures établies par la loi.

Le stockage contrôlé des rejets industriels réalisé dans des déchetteries sur site pourrait
garantir un meilleur niveau de salubrité de la zone, de cette façon il serait possible de mettre en
œuvre des mesures de sauvegarde et de prévention contre les déversements accidentels
potentiels ou les phénomènes de pollution, avec des investissements inférieurs.

Afin de favoriser la réalisation de l’action collective et en considérant de la confusion


législative en la matière, il convient tout de même que l’exploitation de la déchetterie soit
toujours remise à une société ou à un organisme public qui possède les compétences et les
autorisations nécessaires. Evidemment il reste possible pour le gérant du bassin de les obtenir.

Un obstacle se pose pour le recyclage des déchets plastiques car, actuellement la


réglementation interdit la fabrication, la récupération, le recyclage et l’exportation des
matériaux plastiques.

Il existe plusieurs possibilités d’action dans la gestion des déchets :

- la réalisation de structures pour le ramassage collectif des déchets pour les livrer à un
centre de tri et une déchetterie pour éliminer les déchets organiques non valorisables
vers les décharges contrôlées et acheminer les déchets valorisables aux entreprises
privées ;
- la récupération d’énergie sur place, en particulier la combustion des rejets non traités
de l’industrie du bois ;

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- la stipulation d’accords avec un prestataire de services pour la gestion des rejets


industriels qui ne peuvent pas être recyclés ;
- créer un système pour réaliser des filières de recyclage soit sur place, soit dans les
alentours et réaliser ainsi une gestion qui remplace l’élimination des déchets dans les
décharges ;
- choisir un prestataire de service qui possède les compétences techniques et les
autorisations nécessaires ;
- le gestionnaire de la zone peut faire mettre en place des équipements spécifiques :
poubelles, points d’apports volontaires...
- surveiller les quantités des déchets produits et leur qualité dans la zone industrielle;
- entamer des actions de formation et d’information sur les possibilités techniques et de
gestion des approvisionnements.

1. Gestion des déchets dans les entreprises

Une gestion rationnelle des déchets dans les entreprises favorise la mise en place du tri. Ce
tri porte sur les différentes catégories : DIB, DIS, DTQD, déchets inertes. Pour les DIS et
DTQD, certaines précautions particulières doivent être prises pour le stockage et le transport.
Les aires de stockage des déchets doivent être propres et à l’abri du vent et des intempéries. Les
choix de filière d’élimination doivent favoriser le recyclage, la régénération, le compostage,
l’incinération, la récupération d’énergie…

2. Gestion de matières dangereuses

Limiter les risques d’accidents et les impacts sur l’environnement en mettant en place les
actions suivantes :

- Informer le CIAPOL de chaque opération de transport de matière dangereuse et donner


toutes les informations sur le circuit, l’heure de départ, la destination, le volume, la
nature, …etc.
- Elaborer avec chaque entreprise concernée un plan et des horaires d’accès des transports
de matières dangereuses.
- Instaurer des règles strictes de circulation.
- Optimiser ou créer un système de récupération des fuites et des eaux incendies.
Améliorer les délais nécessaires à la coupure des différents réseaux
- Veiller au respect de la réglementation de la signalisation et de l’étiquetage des
véhicules routiers.

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- Rédaction des procédures à suivre en cas d’accident.


- Organiser des exercices et des formations dans les entreprises

3. Gestion collective des déchets à l’échelle de la zone industrielle

Cette gestion conjointe de déchets produits par plusieurs entreprises permet de réaliser une
économie en optimisant les coûts d’investissement et de fonctionnement, grâce à la négociation
de tarifs préférentiels avec les prestataires.

Différentes solutions techniques peuvent être envisagées : pré tri sélectif en entreprise suivi
de collectes sélectives en porte à porte, regroupement en déchetterie spécialisée, création d’un
centre de tri inter-entreprises…

Afin d’optimiser la gestion collective des déchets industriels, il y a lieu de mettre en place
les actions suivantes :

- Optimiser l’implantation d’équipements de collecte et assurer leur entretien ;


- Organiser une gestion collective par les entreprises ;
- Réaliser avec les entreprises des études déchets (types et quantités de déchets) ;
- Globaliser les données et rechercher des solutions techniques ;
- Développer des synergies entre les entreprises (les déchets de l’une devient les
produits d’une autre) ;
- Sélectionner collectivement la solution technique ;
- Choisir un mode d’engagement des partenaires : convention, charte ;
- Rédiger le cahier des charges ;
- Choisir les prestataires ;
- Former et sensibiliser les employés des entreprises sur les bonnes pratiques.

Il existe plusieurs possibilités d’action dans la gestion des déchets:

- la réalisation de structures pour le ramassage collectif des déchets pour les livrer aux
systèmes d’élimination obligatoires (produits dérivant de la cellulose, matières
plastiques, bois, huiles) ou à d’autres filières (compostage);
- la récupération d’énergie sur place, en particulier la combustion des rejets non traités
de l’industrie du bois;
- la stipulation d’accords entre les entreprises et un seul prestataire de services pour
la gestion des rejets industriels qui ne peuvent pas être recyclés

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La mise en œuvre d’un système de gestion des déchets peut être schématisée par les phases
suivantes:

- Etudier le "bassin de déchets" pour quantifier le volume des déchets produits en


fonction de leur typologie;
- Créer un groupe d’intérêt entre le gérant, les entreprises et, à l’occasion, les
institutions publiques qui participeront à l’initiative et l’animeront;
- Créer un système pour réaliser des filières de recyclage soit sur place, soit dans les
alentours et réaliser ainsi une gestion qui remplace l’élimination des déchets dans
les décharges;
- Choisir un prestataire de service qui possède les compétences techniques et les
autorisations nécessaires;
- Surveiller les quantités des déchets produits et leur qualité dans le bassin productif;
- Entamer des actions de formation et d’information sur les possibilités techniques et
de gestion des approvisionnements.

III. GESTION DES REJETS LIQUIDES

L’utilisation des eaux dans les activités industrielles est un des facteurs qui peut causer des
effets néfaste sur l’environnement. Dans la plus part des cas les entreprises implantées
s’approvisionnent directement de la nappe souterraine et des captages des eaux de surface ou
en utilisant les eaux potables.

L’emploi des eaux de surface ou de la nappe souterraine peut causer des effets sur
l’environnement sur une grande échelle territoriale tels qu’une diminution de la portée des cours
d’eau jusqu’à des niveaux trop bas pour garantir l’équilibre des biotopes fluviaux ou de la
diminution du niveau des premières nappes souterraines.

L’emploi industriel est parfois en compétition avec les autres emplois anthropiques surtout
celui de l’agriculture qui représente la plus importante forme de consommation d’eau.

Les quantités et les typologies des eaux de traitement nécessaires dans un compartiment
productif changent en fonction de la typologie des entreprises implantées. Ils existent des
secteurs qui nécessitent particulièrement des ressources en eau comme les secteurs
agroalimentaires ou la chimie.

Il est quand même important d’observer comme, parmi les industries qui nécessitent
particulièrement des ressources en eau, le secteur agroalimentaire demande des eaux avec des
critères de potabilité excellents, tandis que le secteur chimique peut aussi utiliser des eaux de

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qualité inférieure. Il y a donc d’immenses différences dans la qualité en termes de nécessités


d’eau qui peuvent mener à la définition de différents scénarios de gestion parmi les différentes
zones. Tous les scénarios devront être également efficients dans le but de garantir
l’approvisionnement nécessaire aux entreprises avec une gestion efficiente des ressources au
niveau de l’environnement.

Un premier objectif dans cette gestion est la quantification de la consommation d’eau en


créant des systèmes de mesure aptes à surveiller les quantités d’eau utilisées aussi en fonction
des principaux indicateurs économiques. Une fois établi un cadre de référence, il faudra évaluer
l’efficience des systèmes de distribution qui peuvent causer la perte d’importantes quantités
d’eau à cause de ruptures ou de déversements.

La gestion pourra donc continuer en rendant efficients les différents usages des eaux de
service pour engager ensuite les entreprises dans l’identification des faiblesses de leur procès
productif. A ce niveau il est possible d’intervenir afin d’obtenir la réduction des quantités d’eau
employée, but prioritaire de la gestion efficiente au niveau du respect de l’environnement.

1. La maitrise des consommations d’eau

Optimiser la consommation en eau contribue à la protection de l’environnement. Cela


permet aussi de faire des économies financières. Un diagnostic des réseaux et des pertes en
ligne ainsi qu’une étude sur les équipements de récupération pour la réutilisation des eaux
pluviales peuvent être réalisés. Une évaluation poussée permet de déterminer les besoins
qualitatifs et quantitatifs des entreprises et permet d’éviter l’utilisation d’eau potable quand ce
niveau de qualité n’est pas obligatoire.

Des dispositifs de suivi et de surveillance de la nappe phréatique (par des piézomètres par
exemple) peuvent être installés sur la zone d’activités.

2. La gestion des rejets liquides

Les rejets liquides des entreprises ont des caractéristiques très variées en quantité et en
qualité. Il peut être intéressant de différencier les modes de traitement des rejets en fonction de
leur nature, par la mise en place de réseaux séparatifs par exemple. Les rejets industriels étant
spécifiques, ils seront dirigés vers une station d’épuration adaptée et pouvant être gérée
collectivement par les entreprises. Ce scénario A est plus efficace et rentable dans le cas pour
notre zone (car la zone industrielle est répartie en secteurs d’activités (ayant la même qualité
des eaux rejetées).

Il y a lieu de noter que nous avons considéré les normes françaises pour le dimensionnement
des stations d’épuration. En effet, un ha d’une zone industrielle consomme en moyenne

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40 m3 /jour et génère 90% de cette quantité comme eau usée. Donc pour 177 ha on aura une
quantité d’eau usée rejetée d’environ 900 m3 par jour.

Figure : zone industrielle repartie par secteur d’activités

Source : PFE 2017

3. La gestion des eaux pluviales

Les eaux de ruissellement contribuent fortement aux transferts de pollution.

Le dimensionnement des ouvrages de récupération doit être optimisé pour réduire les coûts
d’investissement, d’entretien et de maintenance et pour éviter les risques d’inondations.

Des noues, fossés ou points d’eau (équipés d’un système en mesure de séparer l’eau et les
suspensions comme un déshuileur) seront aménagées pour accueillir les eaux pluviales. Les
eaux pluviales non polluées sont récupérées, dans un bassin de récupération perméable, pour
des usages ne nécessitant pas de l’eau potable : arrosage des espaces verts, nettoyage des
véhicules...

IV. GESTION DES REJETS ATMOSPHERIQUES

Les véhicules, les installations de combustion (chauffage, incinération...) et les procédés


industriels spécifiques rejettent dans l’atmosphère des composés tels que le CO2, le CO, le SO2,
les NOx et les COV. Ces composés se révèlent être dangereux et doivent être limités.

Il est nécessaire de connaître les rejets atmosphériques de chaque entreprise désirant


s’implanter sur la zone d’activités. L’étude d’impact exigée actuellement pour le dossier
d’acquisition de terrain n’est pas satisfaisante. Il va falloir poussée l’analyse environnementale
et la description du procès et ces rejets dans les études d’impact.

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Les informations suivantes sont à noter : émissions diffusés ou canalisées, hauteur


d’émissions ainsi que nature, quantité émise et fréquence des rejets. Afin de limiter la diffusion
de la pollution atmosphérique et d’éviter la gêne des riverains et des usagers, les entreprises
ayant des rejets atmosphériques particuliers peuvent être implantées sur la zone en fonction de
la topographie et des vents dominants. Un système de surveillance permet de veiller au respect
des limites de rejets. Ce système serait efficace en utilisant une station mobile de mesure de la
qualité de l’air. Les actions menées pour rationaliser les transports ont des répercussions
positives sur la diminution de la pollution atmosphérique.

Afin de réduire les rejets atmosphériques dus aux transports routiers, il est préférable de
favoriser l’utilisation de transports alternatifs. Des aménagements doivent être prévus pour
faciliter tous les différents modes de transport.

Le gestionnaire peut assurer un rôle d’information et de sensibilisation auprès des


entreprises sur les possibles actions à mener pour réduire les émissions atmosphériques.

V. GESTION DES BRUITS ET VIBRATIONS

Deux sortes de bruits sont caractéristiques et doivent être pris en compte : les bruits émis
par les entreprises implantées et les bruits émis par la zone industrielle elle-même

1. La diminution des nuisances sonores

Afin de diminuer l’impact des nuisances sonores liées aux activités, des solutions peuvent être
trouvées en termes de localisation et d’agencement, d’aménagement et de réduction à la source.
Il est possible de fixer des niveaux sonores maximaux lors de l’implantation d’une nouvelle
entreprise.

2. L’aménagement de la zone d’activités

Il peut être prévu des emplacements spéciaux pour les entreprises bruyantes, au centre de la
zone par exemple. Les entreprises peu bruyantes peuvent servir d’écran aux émissions sonores
des activités bruyantes. Des aménagements peuvent atténuer les nuisances sonores : enrobé
drainant, revêtement, murs et buttes antibruit...

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VI. SOLS, SOUS-SOL, STOCKAGE ET ECONOMIE D’ENERGIES

Les activités industrielles peuvent engendrer des pollutions du sol. Ces pollutions peuvent être
dues à un mauvais stockage, à des fuites, à un déversement accidentel.

1. L’évaluation des risques de pollutions

Le gestionnaire peut réaliser et mettre à jour une étude documentaire sur ce thème sur toute la
zone d’activités. Cette recherche d’informations peut porter sur :

o Historique des activités exercées sur chaque parcelle de la zone.


o Historique des accidents et incidents ayant pu avoir des conséquences sur
l’environnement.
o Sensibilité de l’environnement : profondeur de la nappe phréatique, zones
protégées...
o Risques
lors du chargement/déchargement des matières dangereuses
o Risques de lixiviation due au stockage.
o Risques de fuites des citernes et autres cuves
o Risques de déversements ou de fuites lors du transport sur les axes de la zone
industrielle.

2. La prévention des pollutions des sols

L’information et la sensibilisation sont importants et nécessaires afin d’inciter les entreprises à


mettre en place des mesures de prévention.

3. Réseau de surveillance des nappes phréatiques

Afin de prévenir une pollution de la nappe phréatique, la zone doit être équipée depuis son
origine d’un système de surveillance de la nappe sur laquelle elle est implantée. Pour le cas de
la zone industrielle de Bonoua, ce réseau est indispensable pour assurer la qualité des eaux
exploitées par les entreprises de mise en bouteilles des eaux minérales. Un ensemble de 100
puits dans 500 ha, permet de réaliser des mesures piézométriques et qualitatives de la nappe en
fonction des risques potentiels. Cela permet de donner l’alarme rapidement en cas de pollution
accidentelle.

4. Economie d’énergies

Maîtriser la consommation de l’énergie permet de préserver les ressources naturelles non


renouvelables (charbon, pétrole, gaz) mais aussi de réduire les impacts sur l’environnement en
limitant les émissions atmosphériques.

Rédigé par : BERTE Souleymane


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Thème : Projet d’aménagement de la zone industrielle de Bouaké

5. Les consommations d’énergie

Une évaluation sur toute la zone d’activités sert à déterminer les types et les quantités d’énergies
consommées. Pour réduire les consommations énergétiques et par conséquent les coûts,
l’optimisation de l’éclairage peut s’effectuer à l’aide d’ampoules à faible consommation ou
encore par l’automatisation de l’éclairage de nuit.

6. La diversification des sources énergétiques

Les énergies renouvelables sont préconisées. La zone d’activités peut proposer des installations
pour : le biogaz, le bois-énergie, la géothermie, l’énergie solaire, l’hydroélectricité ou l’éolien.

Rédigé par : BERTE Souleymane


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Tableau 21 : Plan de Gestion Environnemental pour les futures zones industrielles


Coût estimatif
Composante Mesures d’atténuation Echéancier de mise en œuvre Responsabilité
(F CFA)
Aménagement d’un bassin « catastrophe
Dès le démarrage de l’aménagement de la
pour réutiliser les eaux pluviales en Concessionnaire 655 000 000
Risques industriels nouvelle zone industrielle (500 ha)
réalimentant le réseau incendie
et naturels
Prévoir un périmètre de sécurité autour Dès le démarrage de l’aménagement de la
Concessionnaire -
de la zone industrielle d’environ 500 m nouvelle zone industrielle
Aménagement d’une déchetterie Dès le démarrage de l’aménagement de la
Concessionnaire 327 500 000
industrielle nouvelle zone industrielle (500 ha)
Acquisition des équipements de gestion
Dès le démarrage du l’exploitation de la
des déchets (matériel roulant, Concessionnaire 655 000 000
nouvelle zone industrielle (500 ha)
conteneurs, poubelles,…)
Renforcement des capacités du Dès le démarrage du l’exploitation de la Ministère chargé de
Gestion des déchets -
CIAPOL pour le contrôle et le suivi nouvelle zone industrielle (500 ha) l’environnement
Formation et sensibilisation des usagers Réalisation des campagnes une fois par an
Concessionnaire Voir suivi
de la zone (journée sur la gestion des déchets)
Renforcement du cadre juridique au
profit de la valorisation et le recyclage Dans les meilleurs délais Gouvernement -
des déchets
Aménagement d’une station d’épuration
Dès le démarrage de l’aménagement de la
par activité (considérant 4 activités dans Concessionnaire 26 200 000 000
nouvelle zone industrielle
Gestion des rejets une zone)
liquides Réseau séparatif et eaux pluviales
Dès le démarrage de l’aménagement de la
acheminées vers des bassins de stockage Concessionnaire -
nouvelle zone industrielle
pour réutilisation

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Acquisition d’une station mobile de Dès le démarrage du l’exploitation de la


Concessionnaire 196 500 000
mesures de la qualité de l’air nouvelle zone industrielle
Renforcer les exigences des termes de
Gestion des rejets références des études d’impact Le plutôt possible ANDE -
atmosphériques environnemental
Formation et sensibilisation des
Réalisation des campagnes une fois par an
industries et des transporteurs usagers Concessionnaire Voir suivi
(journée sur la pollution atmosphérique)
de la zone
Implanter les industries bruyantes au
Lors de la mise en valeur des terrains et leurs
milieu de la zone (éloigner le maximum AGEDI -
attributions
Gestion des bruits et possible des habitations)
vibrations Exiger dans les autorisations de mise en
valeur l’utilisation des matériaux Lors de l’étude du dossier de l’entrepreneur AGEDI -
assurant une étanchéité phonique
Exigences spécifiques pour
Condition au niveau du cahier des charges
l’aménagement des zones de AGEDI -
pour l’acquisition d’un terrain
stockage des produits toxiques
Sols, sous-sols et
stockage Formation et sensibilisation des
industries et des transporteurs usagers
Réalisation des campagnes une fois par an Concessionnaire Voir suivi
de la zone sur le plan d’action lors des
déversements et des fuites
Utilisation de l’énergie renouvelable Dès le démarrage de l’aménagement de la
Concessionnaire 131 000 000
pour l’éclairage public (panneau solaire) nouvelle zone industrielle
Economie d’énergie
Formation et sensibilisation des usagers
Réalisation des campagnes une fois par an Concessionnaire Voir suivi
de la zone sur l’économie de l’énergie
Coût Total 28 165 000 000
Source : Etudes économiques d’une zone industrielle, MIM 2014

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Tableau 22 : Suivi de la mise en œuvre des mesures et entretien de la zone


Coût estimatif
Composante Mesures d’atténuation
(Euro) / an
Risques industriels
Entretien du bassin des eaux pluviales 32 750 000
et naturels
Entretien de la déchetterie et exploitation 375 500 000
Entretien des équipements et véhicules 655 000 000
Gestion des déchets Frais des consommables pour le fonctionnement des
131 000 000
équipements
Formation et sensibilisation des usagers de la zone 13 100 000
Gestion des rejets Entretien du réseau et de la station d’épuration
131 000 000
liquides
Entretien de la station mobile de mesures de la
32 750 000
Gestion des rejets qualité de l’air et consommable
atmosphériques Formation et sensibilisation des industries et des
13 100 000
transporteurs usagers de la zone
Formation et sensibilisation des industries et des
Sols, sous-sols et transporteurs usagers de la zone sur le plan d’action 13 100 000
stockage lors des déversements et des fuites
Mesures de la qualité des eaux tous les 4 mois 131 000 000
Formation et sensibilisation des usagers de la zone
Economie d’énergie 13 100 000
sur l’économie de l’énergie
Coût Total 1 541 400 000

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Thème : Projet d’aménagement de la zone industrielle de Bouaké

Notre projet avait pour but de mener toutes les études nécessaires à la réalisation d’un
projet d’aménagement d’une zone industrielle à Bouaké. Ces études ont été menées selon deux
grandes parties. La première partie a traité du diagnostic urbain de la ville de Bouaké, dans
laquelle partie nous avons effectué une visite sur le site afin de déterminer la morphologie du
terrain, son état foncier et établir d’éventuelles relations entre la carte du terrain que nous avons
reçu et les réalités du terrain. La deuxième partie concernait le projet d’aménagement de la zone
industrielle où nous avons abordé les différents aspects de cette opération.

En effet, dans la première partie, nous avons faire une étude du site afin de connaître
les potentialités, les contraintes et les caractéristiques du site destiné à recevoir le projet. Cette
étude nous a permis de recenser les insuffisances en matière d’équipements dans cette localité.
C’est ainsi que nous avons proposé, dans l’aménagement du site, certains équipements
insuffisants. Ensuite, nous avons effectué une typologie de l’habitat dans le but de connaître le
mode d’occupation du sol de cette ville.

La deuxième partie a abordée plusieurs points qui sont entre autre, l’aménagement du
site du projet qui s’étend sur une superficie de 178 ha environ en général et l’aménagement des
25 ha du projet d’urgence en particulier. L’occupation du sol qui en résulte donne 58,52 % pour
les unités industrielles, 21,28 %pour la voirie, 16,88 % pour le parking, les équipements
publics, les services collectifs et 3,32 %pour l’espace vert. Dans le troisième point nous avons
mené les études nécessaires à la viabilisation du site du projet (les études d’impact
environnemental et social, l’étude d’amenée de conduite). Dans ce dernier point de cette partie,
nous avons élaboré l’estimation sommaire du coût de la réalisation de ces travaux
d’aménagement. Nous avons obtenu, un montant de deux cent soixante-six millions cent
soixante mille francs (266 160 000 FCFA TTC). Il ressort de cette étude que l’initiative de
l’Etat de Côte d’Ivoire qui vise à aménager une zone industrielle pour le compte de la ville de
Bouaké répond au déficit d’infrastructures industrielles performantes que rencontre cette
localité. Ainsi, nous pouvons dire que notre hypothèse est vérifiée.

Enfin, il est important de retenir que ce projet a été bénéfique pour nous en ce sens qu’il
nous a permis de mieux appréhender certaines notions d’aménagement du site et d’urbanisme.
Nous espérons que notre projet retiendra l’attention du maître d’ouvrage afin que sa réalisation
soit une réalité pour offrir des opportunités d’emploi à la jeunesse de Bouaké et celle des villes
environnement.

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Thème : Projet d’aménagement de la zone industrielle de Bouaké

Référence bibliographiques :
Bureau National d’Etudes Techniques et de Développement (BNETD) / Département
Urbanisme et Développement Territorial (DUDT) ; Schéma Directeur d’Urbanisme (SDU)
de Bouaké ; 1998
URBAPLAN, Schéma Directeur d’urbanisme (SDU) de Bouaké à l’horizon 2030, Février
2015.
Bureau National d’Etudes Techniques et de Développement (BNETD) / Département
Urbanisme et Développement Territorial (DUDT) ; Atlas des villes de Côte d’Ivoire; 2007
Bureau National d’Etudes Techniques et de Développement (BNETD) / Département
Urbanisme et Développement Territorial (DUDT) ; Guide des équipements communaux;
Novembre 1998
RIADH SOUSSI ; Localisation des industries et enjeux urbains dans l’agglomération du
Grand Tunis.
JEAN-LOUIS MASSON, Situation et devenir des zones industrielles, 1984, volume 59

Cours :
 M. N’Zi Juste Claire, Cours des VRD, INP-HB/ESTP.
 Dr AKRE AKRE Michel, Cours d’Urbanisme Opérationnel, INPHB/ESTP

Références webographies :

 https://www.memoieonline.com , Visité le 30 mars 2017 ;


 https://www.industrie.gouv.ci , Visité le 30 mars 2017 ;
 https://www.mairiebouake.ci , Visité le 14 avril 2017 ;
 https://www.concevoir les aménagements de sites.htm, Visité le 14 avril 2017 ;
 https://www.aménagement — Wiktionnaire.htm ; Visité le 30 mai 2017 ;
 http://www.mamot.gouv.qc.ca , Visité le 02 juin 2017.

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Thème : Projet d’aménagement de la zone industrielle de Bouaké

DEDICACE ................................................................................................................................. I

REMERCIEMENTS ................................................................................................................. II

AVANT-PROPOS ................................................................................................................... III

SIGLES ET ABREVIATIONS ................................................................................................ IV

LISTE DES FIGURES .............................................................................................................. V

LISTE DES PHOTOS .............................................................................................................. VI

LISTE DES TABLEAUX .......................................................................................................VII

SOMMAIRE ......................................................................................................................... VIII

INTRODUCTION GENERALE ................................................................................................ 1

1. Contexte et justification de l’étude. ............................................................................. 1


2. Problématique .............................................................................................................. 2
3. Hypothèse .................................................................................................................... 3
4. Objectifs de l’étude ...................................................................................................... 3
4.1. Objectif principal .................................................................................................. 3
4.2. Objectifs spécifiques ............................................................................................ 3
5. Définition des concepts clés ........................................................................................ 3
6. Intérêt et limites de l’étude .......................................................................................... 4
6.1. Intérêt de l’étude ................................................................................................... 4
6.2. Limite de l’étude .................................................................................................. 5
7. Méthodologie de recherches ....................................................................................... 5
7.1. Informateurs clés .................................................................................................. 5
7.2. Collecte d’information ......................................................................................... 5
7.3. Difficultés rencontrées ......................................................................................... 6

CHAPITRE I : BREVE PRESENTATION DE LA VILLE DE BOUAKE .............................. 8

I. SITUATION GEOGRAPHIQUE ET HISTORIQUE DE LA VILLE ............................ 8


II. CARACTERISTIQUES PHYSIQUES ........................................................................... 9
1. Relief et végétation ...................................................................................................... 9
2. Données climatologiques ........................................................................................... 10

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3. Données géologiques et pédologiques ....................................................................... 11


III. CARACTERISTIQUES SOCIO-DEMOGRAPHIQUE ........................................... 11
1. Historique de peuplement de la ville ......................................................................... 11
2. Evolution démographique.......................................................................................... 13

CHAPITRE II : DYNAMIQUE SPATIAL ............................................................................. 16

I. MODE D’OCCUPATION DU SOL ............................................................................. 16


1. Dynamique de l’occupation du sol ............................................................................ 16
2. Typologie de l’habitat ................................................................................................ 18
II. LES EQUIPEMENTS URBAINS ................................................................................. 18
1. Superficies occupées par les équipements ................................................................. 18
2. Typologie des équipements ....................................................................................... 20

CHAPITRE III : DYNAMIQUE ECONOMIQUE .................................................................. 21

I. LES INFRASTRUCTURES ECONOMIQUES............................................................ 21


1. Le transport ................................................................................................................ 21
2. Le commerce ............................................................................................................. 23
3. Les institutions financières ........................................................................................ 24
II. LES ACTIVITES ECONOMIQUES ............................................................................ 25
1. Secteur primaire ......................................................................................................... 27
2. Secteur secondaire ..................................................................................................... 27
3. Secteur tertiaire .......................................................................................................... 29

CHAPITRE IV : ASSAINISSEMENT ET ENVIRONNEMENT URBAIN .......................... 30

I. TRAITEMENT ET EVACUATION DES EAUX USEES ........................................... 30


II. COLLECTE ET TRAITEMENT DES DECHETS SOLIDES ...................................... 30

PARTIE II : PROJET D’AMENAGEMENT DE LA ZONE INDUSTRIELLE DE BOUAKE


.................................................................................................................................................. 32

CHAPITR V : PROGRAMMATION URBAINE ................................................................... 33

I. COMPOSANTE DE L’ORGANISATION DU SITE ................................................... 33


1. Zone destinée aux unités industrielles ....................................................................... 33
2. Zone réservée aux services collectifs, à la recréation et la restauration .................... 33
3. Zone réservée aux équipements communs ................................................................ 34
4. Zone réservée aux parkings pour le stationnement.................................................... 35

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5. Zone réservée à la voirie et aux réseaux divers ......................................................... 36


6. Zone réservée à l’espace vert..................................................................................... 37
II. PROGRAMME D’AMENAGEMENT ......................................................................... 38

CHAPITRE VI : AMENAGEMENT URBAIN ...................................................................... 40

I. PRESENTATION GENERALE DU PROJET .............................................................. 40


II. PRESENTATION DU SITE DE PROJET .................................................................... 40
1. Localisation du site .................................................................................................... 40
2. Desserte et réseaux divers (VRD) ............................................................................. 41
3. Profil géologique et végétation du site ...................................................................... 43
III. ANALYSE DU SITE ................................................................................................. 45
1. Potentialités du site ................................................................................................ 45
2. Contraintes du site.................................................................................................. 46
IV. AMENAGEMENT DU SITE .................................................................................... 46
1. Zonage ....................................................................................................................... 46
2. Schéma de structure ................................................................................................... 47
3. Lotissement ................................................................................................................ 48
V. REGLEMENT PARTICULIER D’URBANISME ....................................................... 51
1. Objectif ...................................................................................................................... 51
2. Objet .......................................................................................................................... 51
3. Règles liées aux différentes composantes ................................................................. 51
3.1. Nature de l’occupation et de l’utilisation du sol ................................................ 51
3.2. Conditions de l’utilisation du sol ....................................................................... 52
VI. ETUDE D’IMPACTS DU PROJET .......................................................................... 58
1. Impact environnemental ............................................................................................ 58
2. Impact économique .................................................................................................... 61
3. Impact social .............................................................................................................. 62

CHAPITRE VII : LE MONTAGE FINANCIER .................................................................... 63

I. DEVIS DESCRIPTIF DES TRAVAUX ....................................................................... 63


1. Réseaux intérieurs (ou intra-muros) .......................................................................... 63
2. Réseaux extérieurs (ou extra-muros) ......................................................................... 65
II. ESTIMATION SOMMAIRE DU COÛT DES TRAVAUX ......................................... 66

CHAPITRE VIII : GESTION ENVIRONNEMENTALE DE LA ZONE CREEE ................. 68

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I. GESTION DES RISQUES INDUSTRIELS ET NATURELS ...................................... 68


1. La réponse des secours .............................................................................................. 68
2. La défense contre l’incendie ...................................................................................... 68
3. Les risques liés à la concentration industrielle .......................................................... 69
II. GESTION DES DECHETS ........................................................................................... 69
1. Gestion des déchets dans les entreprises ................................................................... 70
2. Gestion de matières dangereuses ............................................................................... 70
3. Gestion collective des déchets à l’échelle de la zone industrielle ............................. 71
III. GESTION DES REJETS LIQUIDES ........................................................................ 72
1. La maitrise des consommations d’eau ....................................................................... 73
2. La gestion des rejets liquides ..................................................................................... 73
3. La gestion des eaux pluviales .................................................................................... 74
IV. GESTION DES REJETS ATMOSPHERIQUES ...................................................... 74
V. GESTION DES BRUITS ET VIBRATIONS ................................................................ 75
1. La diminution des nuisances sonores ........................................................................ 75
2. L’aménagement de la zone d’activités ...................................................................... 75
VI. SOLS, SOUS-SOL, STOCKAGE ET ECONOMIE D’ENERGIES ......................... 76
1. L’évaluation des risques de pollutions ...................................................................... 76
2. La prévention des pollutions des sols ........................................................................ 76
3. Réseau de surveillance des nappes phréatiques ......................................................... 76
4. Economie d’énergies ................................................................................................. 76
5. Les consommations d’énergie ................................................................................... 77
6. La diversification des sources énergétiques .............................................................. 77

CONCLUSION GENERALE .................................................................................................. 81

BIBLIOGRAPHIE ET WEBOGRAPHIE .................................................................................. I

TABLE DES MATIERES ........................................................................................................ II

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