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 Projet

Le projet consiste à construire d’un immeuble R+2 caractérisée par :

Superficie approximative : …………………………..


Nombre de niveaux : 03 niveaux
Structure : en béton armé

 Existant

Le site est sur un terrain nu avec trois(3) mitoyennetés.

1.2 Règlements utilisés

Les différents essais pratiqués sont conformes aux normes AFNOR.

Les recommandations et justifications ont été faites conformément aux textes réglementaires
suivants :

 XP ENV 1997-1 Eurocode 7 – calcul géotechnique – règles générales.

 NF P11-300 : Exécution des terrassements.

 AFNOR P11-211 – DTU 13.11 – Fondations superficielles et AFNOR P11-711 – DTU 13.12 –
Règles pour le calcul des fondations superficielles.

 Toutefois, les symboles du fascicule 62 plus récent ainsi que certains aménagements des
formules de base apportés par ce document, ont été utilisés.

 AFNOR NF P11-213-1 à 4 – DTU 13.3 – Règles de construction des dallages.


I. RECONNAISSANCE DES SOLS

2.1 Programme de la reconnaissance

- Un (01) puits manuel jusqu’à 03 m de profondeur afin de prélever les échantillons pour les
essais laboratoires et de définir une coupe détaillée des sols,

- Un (03) sondages au pénétromètre dynamique à 10 m de profondeur ou au refus, afin de définir


la nature des terrains et de mesurer la résistance dynamique des sols en places.

- des essais de laboratoires pour identifier et caractériser les sols en place, comprenant :

 02 teneurs en eau [NF P 94-050],

 02 analyses granulométriques [NF P 94-056],

 01 Poids spécifiques [NF P 94-053],

 02 densités apparentes et absolues [NF P 94-053, 94-064],

 01 cisaillement rectiligne direct [NF P 94-071-1],

 01 compressibilité à l’odomètre [NF P 94-090-1].

Les résultats sont présentés en annexes.

La nature rocheuse des formations rencontrées lors des sondages carottés ne nous permettait pas
d’exécuter les essais pressiométrique comme prévu initialement dans le programme d’investigation.

2.2 Synthèse de la reconnaissance

 Données géologiques du site

Les travaux menés dans la presqu’île du Cap-vert par (Castelain et al, 1965 ; Tessier et al, 1967 ;
Lappartient, 1985 ; Crévola et al, 1994 etc.) et bien d’autres auteurs, ont permis de faire la synthèse
stratigraphique des formations tertiaires de la région de Dakar (voir figures 3 et 4).

Le site du projet repose sur un substratum basaltique appartenant au quaternaire ancien.

- Les produits volcaniques : Ils sont liés au volcanisme des Mamelles dont le centre d’émission est
situé à l’ouest de la tête de la presqu’île (Mermoz, Ouakam). Il est marqué par le dépôt de produits
pyroclastiques (cinérites, tufs, ponces et bombes volcaniques) et de coulées de basanite doléritique
qui se sont mis en place entre le Pléistocène inférieur (1,4 Ma) et le Pléistocène moyen. Ces
produits volcaniques affleurent largement au nord-ouest de la presqu’île (de la pointe de Fann à
Yoff) où ils forment des falaises littorales ainsi que les collines des Mamelles. Les dolérites de ce
volcanisme se rencontrent en forage jusqu’à la Patte-d’Oie et sont interstratifiés avec des sables
dunaires de l’Inchirien inférieur. Les dernières coulées volcaniques ont été datées à Mermoz de 570
000 ans (Crévola et al, 1994).

- Les « sables infrabasaltiques » : Ce sont les plus anciens dépôts quaternaires connus et ils
reposent sur la latérite fini-tertiaire. Ces sables affleurent à la base des premières coulées du
volcanisme des Mamelles sur le littoral entre Mermoz et Ouakam. Ils ont été retrouvés dans les
forages de la tête de la presqu’île. C’est un ensemble de sables et argiles à coquillages marins ainsi
que sables argileux et dunaires. Cette assise est attribuée à l’Inchirien inférieur dans la stratigraphie
régionale et son épaisseur maximale connue est de 74 m.

Figure 1 : Esquisse géologique de la région de Dakar ( P. Elouard, 1980, modifiée)

Description géotechnique du site

Les sondages carottés sont réalisés à l’emplacement du projet situé dans le quartiers des ALMADIES à
DAKAR.
L'ensemble des résultats permettent de dresser la coupe géotechnique schématique ci-après. On
distingue de haut en bas, au droit de notre sondage :
 Formation 1 : Argile latéritique sableuse reconnues jusqu’à 0,8 m de profondeur par rapport au
TN sur SC1 et 1.80 m de profondeur par rapport au TN sur SC2
 Formation 2 : Latérite argileuse reconnues jusqu’à 1,00 m de profondeur par rapport au TN sur
SC1. Cette formation n’est pas rencontrée sur le sondage SC2.
 Formation 3 : basalte altéré à matrice latéritique argileuse reconnues jusqu’à 2.50 m de
profondeur par rapport au TN sur SC1 et 3.0 par rapport au TN sur SC2
 Formation 4 : Basalte altéré reconnues jusqu’à 3.20 m de profondeur par rapport au TN sur
SC2 et 4.00 m de profondeur par rapport au TN sur SC1
 Formation 5 : Basalte altéré poreux fracturé reconnues jusqu’à 10 m de profondeur par rapport
au TN.

NB : le niveau zéro de référence pour les profondeurs est le terrain naturel.

L’ensemble des profondeurs ci-dessus sont données au droit de nos reconnaissances (sondages
carottés).

 Synthèse des essais de laboratoire

Les résultats des essais de laboratoire effectués sur les échantillons de sols prélevés dans les
sondages carottés, sont récapitulés ci-après :

Tableau récapitulatif des essais


Site Construction d'un immeuble R+4 aux Almadies

Granulométrie [% passant au tamis…mm] Classification Cisaillement Compressibilité Tassement


Sondage Prof. (m) W% VBS Ps
2 1 0.5 0.25 0.125 0.08 GTR C φ(°) e0 Cc

SC1 0 - 0.80 18.30 2.53 2.649 89.43 88.14 86.34 75.26 63.40 61.85 A2 30.59 27.59 0.653 0.124 0.08

SC1 1.30 - 3.00 32.01 3.26 2.677 69.98 64.86 61.45 58.38 54.97 53.95 A2 20.73 40.89 -

SC2 0 - 1.80 11.60 2.66 2.590 80.62 78.92 77.64 72.74 65.92 65.28 A2 1.78 30.11 0.47 0.148 0.10

SC2 1.80 - 2.40 23.70 2.83 2.808 48.09 47.15 46.22 45.05 44.81 44.58 A2 31.48 25.24 -

Les résultats des essais effectués sur les carottes montrent que les sols ont une granulométrie variant
entre 44.31 et 65.92% avec des passants au tamis 0.08 mm.
Les essais de cisaillement donnent :
 Une cohésion moyenne de 16.19 kPa au niveau des sols argile sableuse latéritique avec un
angle de frottement interne moyen de 28.85°.
 Une cohésion moyenne de 27.59 kPa au niveau des sols latérite argileuse avec un angle de
frottement interne moyen de 32.97°.
L’essai de compressibilité à l’oedométre donne pour les sols en place un coefficient de compressibilité
moyenne de 0, 09 les classant dans la catégorie des sols moyennement compressible.

 Synthèse hydrogéologique
La nappe n’a pas été rencontrée au droit de nos reconnaissances.
On ne peut pas cependant exclure la présence de circulations anarchiques, liées à des chenaux
d’écoulement préférentiels. Le régime hydrologique de surface est susceptible de varier, en fonction de
la saison et de la pluviosité.

II. RECOMMANDATIONS
3.1 Détermination de la capacité portante à partir des résultats de laboratoires
Les résultats des essais de laboratoire sont utilisés pour le calcul de la capacité portante des sols. Les
hypothèses de calcul ci-dessous ont été considérées :

- Type de fondation : semelles carré de largeur B et d’encastrement D ;

- Poids volumique des terrains : 18 kN/m3 ;

- Charges de calcul : non communiquées.

Pour une semelle, la contrainte de rupture (q’u) est donnée par la relation :

q’u = Sc.C.Nc + Sγ.γ.B/2. Nγ + Sq.γ.D.Nq ( q’u est exprimé en KPa, B et D en mètres)

Avec qa = qu/Fs

qqdm = contrainte admissible 


γ1 = poids volumique du sol sous la fondation ; D = profondeur d’ancrage
γ2 = poids volumiques du sol latéralement à la fondation ; B = Largeur de la semelle ;
C = Cohésion ;
F s= coefficient de sécurité (3-5)
Nγ, Nq, Nc coefficients de portance définis à partir d’abaques et de l’angle de frottement interne
Sc, Sγ et Sq = coefficient de forme

C et φ sont issus des valeurs mesurées à partir des essais de cisaillement rectiligne direct à la boîte de
Casagrande.

En application numérique, les contraintes de rupture du sol pour une semelle carrée de largeur unitaire
variant sont données par le tableau ci-dessous pour des profondeurs d’encastrement variant entre 0.5
et 2.5 m/TN:

Tableau 1 : Contrainte de rupture du sol (en Bars)

Profondeur (m) Contrainte de rupture du sol (q’u en bars)


0.5 3.67
1 5.34
1.5 7.02
2 12.5
2.5 13.5

C’est résultats montrent que pour une profondeur de base de la semelle de 1 m, la contrainte de rupture
du sol est de 5.34 bars pour une semelle carrée de 1 m de côté.
Les capacités portantes à l’ELS et à l’ELU sont données respectivement par q’u/3 et q’u/2.
Pour chaque essais, les capacités portantes sont calculées en faisant varier la largeur de la semelle (B)
et la profondeur d’encrage D de 0.8 m à 2.5 m. Les tableaux ci-dessous donnent les résultats de ce
calcul pour chaque sondages carottés SC (SC1 et SC 2).

Tableau 2 : Capacité portante du sol aux ELS et ELU à partir des résultats de SC1 (en MPa)

SC1: Capacités portantes calculée suivant le D.T.U pour une semelle de largeur B et d'encastrement D

Largeur B 0,5 1 1,5 2

Encastrement
CP ELS CP ELU CP ELS CP ELU CP ELS CP ELU CP ELS CP ELU
D

0,8 0,399 0,592 0,415 0,616 0,431 0,639 0,447 0,663

1,5 1.57 2.34 1.72 2.56 1.86 2.78 2.03 3.00

2 1.79 2.66 1.93 2.88 2.08 3.10 2.22 3.32

2,5 2.01 2.99 2.15 3.20 2.30 3.42 2.44 3.64

Tableau 3 : Capacité portante du sol aux ELS et ELU à partir des résultats de SC2 (en MPa)
SC2: Capacités portantes calculée suivant le D.T.U pour une semelle de largeur B et d'encastrement D

Largeur B 0,5 1 1,5 2

Encastrement
CP ELS CP ELU CP ELS CP ELU CP ELS CP ELU CP ELS CP ELU
D

0,8 0.143 0.207 0.165 0.241 0.188 0.274 0.21 0.308

1,5 0.23 0.331 0.252 0.364 0.274 0.398 0.297 0.43

2 0.431 0.628 0.441 0.643 0.451 0.66 0.462 0.674

2,5 0.469 0.682 0.48 0.70 0.49 0.713 0.5 0.728

3.2 Précautions particulières de conception et d'exécution

 Dispositions constructives

Fondations

Afin d'assurer la protection contre la dessiccation, la hauteur minimale d'encastrement sera d'au
moins 1.5m sous le terrain fini extérieur.

Le niveau d’ancrage devra être homogène (même horizon géotechnique) sur l’ensemble du
bâtiment.

 Précautions de mise en œuvre

Fondation superficielle

 Les poches molles ou décomprimées seront purgées et rattrapées par un gros béton.

 Coulage des fondations à pleine fouille

 Réalisation d’une forme étanche autour de la construction

 Chainages soignés des constructions

Les dispositions constructives des documents de référence (Fascicule 62 et DTU) sont à prendre en
compte.

 Conditions d’eau
Les éventuelles venues d’eau dans les fouilles (ruissellement des eaux de pluie) au cours des
terrassements seront évacuées.
ANNEXES
ANNEXE 1
ANNEXE 2
Profondeur de prélèvement éprouvette (m) : 0.0-3.00 m

Courbe œdométrique
Profondeur de prélèvement éprouvette (m) : 0.0-1.80m

Courbe œdométrique