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CPGE / INP-HB Yamoussoukro Année scolaire 2017-2018

TRAVAUX DIRIGÉS DE MECANIQUE QUANTIQUE

Exercice 1 : Puits de potentiel infiniment grand et relations d’incertitude


On considère une particule de masse 𝑚 assujettie à se trouver dans l’intervalle (0, 𝑎) de l’axe 𝑂𝑥 et
pouvant être considérée comme libre dans cet intervalle.
1) Si la particule est dans un état propre 𝜓𝑛 (𝑥, 𝑡) (correspondant à l’énergie quantifiée 𝐸𝑛 dont on
donnera la valeur) déterminer les valeurs moyennes 〈𝑥〉 et 〈𝑝〉 de la position 𝑥 et de l’impulsion 𝑝
respectivement. Calculer les écarts quadratiques
Δ𝑥 = √〈𝑥 2 〉 − 〈𝑥〉2 et Δ𝑝 = √〈𝑝2 〉 − 〈𝑝〉2
et vérifier que la relation d’incertitude de Heisenberg est satisfaite. Quelle est la probabilité d’avoir la
particule dans l’état 𝐸𝑛 avec une impulsion 𝑝 ?
2) On étudie maintenant un autre cas où l’on suppose qu’à l’instant 𝑡 = 0 le système est représenté par la
fonction normée
30
  x,0   x  a  x   a  0  pour 0  x  a
a5
  x,0   0 si x  0 et x  a
Calculer 〈𝑥〉 , 〈𝑝〉, 〈𝐸〉 , Δ𝑥, Δ𝑝, Δ𝐸 pour 𝑡 = 0. Que peut-on dire de l’évolution de ces grandeurs
au cours du temps ? comparer avec les résultats du 1). Conclure.
3) Refaire les calculs précédents si
8  x
  x,0  
sin 2    pour 0  x  a
3a  a
  x,0   0 si x  0 et x  a
Exercice 2 : Relations d’incertitude
1) La fonction d’onde de l’état fondamental d’un oscillateur harmonique (à une dimension) est
m 2
 x
0  C e 2

Déterminer C pour que  0 soit normalisée à l’unité.


2) Calculer l’incertitude Δ𝑥 sur 𝑥 [en prenant comme définition Δ𝑥 = √〈𝑥 2 〉 − 〈𝑥〉2 ] et celle Δ𝑝 sur 𝑝.
En déduire la valeur de Δ𝑝. Δ𝑥.
3) Montrer que 〈𝑥〉 et 〈𝑝〉 restent nuls à tout instant.
4) Refaire les calculs du 2) pour le premier état excité.

Exercice 3 : Double puits de potentiel asymétrique


Une particule de masse 𝑚, non relativiste, dans un état d’énergie stationnaire 𝐸, est situé sur l’axe 𝑂𝑥, le
long duquel la répartition d’énergie potentielle 𝑉(𝑥) est la suivante :

𝑥<0 𝑉(𝑥) ⟶ ∞
0<𝑥<𝑎 𝑉(𝑥) = 0
𝑎 <𝑥 <𝑎+𝑏 𝑉(𝑥) = 𝑉0
𝑎+𝑏 < 𝑥 < 𝑎+𝑏+𝑐 𝑉(𝑥) = 0
𝑥 >𝑎+𝑏+𝑐 𝑉(𝑥) ⟶ ∞

2mE 2m
1) On suppose que 0 < 𝐸 < 𝑉0 et l’on pose k  2
,K  2 V0  E  . Quelle est la

fonction d’onde de la particule dans les différentes régions de l’axe 𝑂𝑥 ?


2) En utilisant les conditions aux limites, établir une équation permettant de définir les valeurs possibles
de l’énergie.
3) Que devient cette équation si 𝑐 (ou a) est voisin de 0 ? Si 𝑐 = 0, donner les niveaux d’énergie dans le
cas des très faibles et très grandes valeurs de 𝑏 respectivement. Conclure.

1
Exercice 4 : Evolution d’un paquet d’ondes gaussien
Une particule libre de masse 𝑚 est à l’instant 𝑡 = 0 dans l’état 𝜓(𝑥, 0) :
x2

  x,0   C e 4 a 2 ik0 x
e a   , k0   
1) Sans calcul, donner la signification physique de 𝑎. Quelle est la dimension de 𝑘0 ?
2) Trouver la constante C , prise réelle et positive dans la suite.
3) Expliquer pourquoi l’état à l’instant 𝑡 peut être cherché sous la forme :
 k2 
 i  kx  t
 m 
  x, t    A  k  e  2
dk

Donner l’expression intégrale de la fonction d’onde 𝐴(𝑘) et la calculer explicitement.
4) En partant de sa définition, trouver la vitesse de groupe 𝑣𝑔 du paquet d’ondes.
5) Les équations de Heisenberg pour la coordonnée 𝑥 et pour l’impulsion 𝑝 sont définies par :
pH  t 
xH  t   et pH  t   0
m
Les intégrer et en déduire les valeurs moyennes de x, 〈𝑥〉(𝑡), et de p, 〈𝑝〉(𝑡). Commenter
6) On admettra que toutes les valeurs moyennes demandées sont indépendantes du temps (conservation
de l'impu1sion pour une particule libre), et peuvent donc se calculer en considérant l'état initial.
Calculer les valeurs moyennes de 〈𝑝2 〉 et de 〈𝑝4 〉. En déduire l’écart quadratique de l’énergie et tracer
E mvg a
la variation du rapport en fonction de s  . Qu’en est-il pour une particule classique et
E
pour une particule quantique ?

Exercice 5 : Diffusion par un puits de potentiel


On envoie des particules de masse 𝑚 en direction d'un puits de potentiel de forme quelconque, tel que
𝑉(𝑥) = 0 si 𝑥 < 𝑎 et si 𝑥 > 𝑏 (𝑎 < 𝑏) . Les régions 𝑥 < 𝑎 et 𝑥 > 𝑏 sont respectivement désignées par I
et III.
1) Expliquer pourquoi les fonctions propres dans ces deux régions sont de la forme :
 I  x   A eikx  B eikx ,  III  x   C eikx  D e ikx
Relier le nombre d'onde 𝑘 a l’énergie 𝐸 des particules.

2) On définit le courant par J   *    * , en utilisant la conservation du courant, écrire


2im
la relation entre les modules carrés des quatre constantes A, B, C et D.

Exercice 6 : Enrichissement isotopique par réflexion sur une barrière de potentiel


Soit la marche de potentiel schématisée sur la figure suivante ; une source située en 𝑥 = −∞ envoie vers la
marche un mélange isotopique dont toutes les particules ont la même vitesse. On souhaite utiliser la
marche pour modifier la composition isotopique du faisceau réfléchi.

1) Expliquer (sans calcul) pourquoi il est nécessaire dans ce but d'utiliser des particules d’énergie 𝐸
supérieure à 𝑉0 . Dans ces conditions, dans quel sens se produit l’enrichissement du mélange réfléchi :
plus dense ou moins dense en particules les moins massives ?
2) Dans toute la suite, on suppose 𝐸 > 𝑉0 . La fonction propre de l’état d’énergie 𝐸 est écrite comme suit
:
  x   A eikx  B e ikx x  0

  x   C e  D e
 iKx
iKx
x  0
Ecrire les relations entre 𝑘, 𝐾, 𝐸, 𝑉0 et la masse 𝑀 d’une particule.

2
3) Combien vaut D ? exprimer B et C en fonction de A. Vérifier que le courant 𝑗 est bien indépendant
de 𝑥.
V0
4) Déduire de ce qui précède le coefficient de réflexion R, et l’exprimer à l’aide du rapport . Combien
E
vaut R si 𝐸 = 𝑉0 ? donner l’expression simplifiée de R quand 𝐸 ≫ 𝑉0 . Tracer le graphe R en fonction
de l’énergie.
5) Le mélange incident contient les proportions 𝑐1 et 1 − 𝑐1 de particules de masses respectives 𝑀1 et
𝑀2 (𝑀1 < 𝑀2 ) Donner l’inégalité entre les deux coefficients de réflexion 𝑅1 et 𝑅2 .
Trouver la concentration 𝑐1′ du mélange réfléchi en fonction de 𝑐1 , 𝑅1 et 𝑅2 . (Calculer
numériquement le taux d'enrichissement en particules légères pour un mélange hydrogène - deutérium
de très grande énergie par rapport à 𝑉0 , sachant que 𝑐1 = 0,81.

Exercice 7 : Puits asymétrique


Une particule de masse 𝑚 a pour énergie potentielle

 si x0

V  x    0 si 0  x  a
V xa
 0 si
2mE 2m
Dans la suite, 𝐸 désignant l’énergie, on pose k  2
, k0  2
V0 et K  k02  k 2 .
1) 𝑘 est-il toujours réel ?
2) Ecrire l’équation aux valeurs propres pour 0 < 𝑥 < 𝑎 et 𝑥 > 𝑎.
3) Parmi les expressions suivantes, indiquer les formes possibles des fonctions propres et préciser le(s)
condition(s) de leur pertinence :
0  x  a : A sin kx  A cos kx 1
x  a : B sin K x  B cos K x , Ce
Kx
 Ce
Kx
 2
4) On suppose 𝐸 < 𝑉0 , correspondant aux états liés, que l’on numérote avec un entier 𝑛 ∈ ℕ∗ ;
écrire l’équation donnant les valeurs possibles de 𝑘.
5) En raisonnant graphiquement, répondre aux questions suivantes :
a) Y a-t-il toujours des solutions en 𝑘 ? commenter physiquement.
b) Quelle est la valeur minimale de 𝑉0 telle qu’il existe au moins un état lié ?
c) Quelle est la condition sur 𝑘0 pour qu’il y ait 𝑁𝑏 états liés ?
2
6) Dans le cas où V0 comment varie la différence 𝐸𝑛+1 − 𝐸𝑛 de deux états de basse
ma 2
énergie ?

Exercice 8 : Double puits rectangulaire


On travaille avec une énergie potentielle 𝑉(𝑥) en double puits rectangulaire
  a a
0 pour x  b  ; b  
  2 2
V  x  
V  a
pour x  0; b  
 0  2

1) Comparaison rapide classique-quantique. . .

3
a. Quel est l’espace accessible d’une particule classique initialement placée dans l’un des deux
puits de potentiel avec une énergie 𝐸 < 𝑉0 ?
b. Reprendre la question précédente en considérant (comme dans toute la suite) une particule
quantique d’énergie 𝐸 < 𝑉0 et de masse 𝑚. Quel effet peut se produire dans le cadre de l’étude de
la molécule d’ammoniac ?
2) Approche graphique de l’effet de couplage des puits
a. Rappeler quel est le profil de la fonction d’onde spatiale de l’état fondamental pour un puits
unidimensionnel infini de largeur 𝑎. Quelle est la valeur d’énergie 𝐸∞,1 associée ?
b. On considère le niveau fondamental du double puits de potentiel dans la limite 𝑉0 ⟶ ∞.
Quelle est sa dégénérescence ? Comment peut-on construire pour ce niveau une fonction d’onde
spatiale symétrique 𝜑∞,𝑠,1 (𝑥) et une antisymétrique 𝜑∞,𝑎𝑠,1 (𝑥)? Les représenter.
c. On note, dans le cas où 𝑉0 reste fini, 𝜑∞,𝑠,1 (𝑥) et 𝜑∞,𝑎𝑠,1 (𝑥) les fonctions d’onde spatiales des
états stationnaires respectivement symétrique et antisymétrique et d’énergies minimales 𝐸𝑠,1 et
𝐸𝑎𝑠,1 (inférieures à 𝑉0 ). On fournit les représentations admises de leurs allures ci-dessous.

En exploitant ces tracés, comparer les énergies 𝐸𝑠,1 et 𝐸𝑎𝑠,1 et 𝐸∞,1.Conclure.

Exercice 9 : Barrière de potentiel dans le cas 𝑬 > 𝑽𝟎


On considère un flux continu de quantons indépendants, de masse 𝑚 et d’énergie 𝐸, en
incidence depuis 𝑥 → −∞ sur une barrière de potentiel. On se place dans le cas 𝐸 > 𝑉0.
V pour x   0, L 
V  x   0
 0 sinon
1) La physique quantique permet de démontrer que le coefficient de probabilité de transmission
à travers la barrière est
1 V02
T avec  
 2m  E  V0   4 E  E  V0 
1   sin 2  2
L 
 
Donner toutes les étapes nécessaires à l’obtention de cette formule, sans les réaliser.
L’expression est-elle modifiée si 𝑉0 < 0 avec 𝐸 > 0 ?
2) Représenter T en fonction de la largeur de barrière L. Proposer des commentaires physiques
pertinents en relation avec ce tracé.
3) La figure ci-après précise en trait plein l’évolution de T avec E (seulement pour 𝐸 > 𝑉0 ). Ce
tracé est-il cohérent avec vos commentaires précédents ?

4) Commenter les deux tracés suivants de la densité de probabilité de présence effectués pour
des états stationnaires avec deux valeurs d’énergie E différentes :

4
Exercice 10 : Barrière de potentiel dans le cas 𝟎 < 𝑬 < 𝑽𝟎
On considère un flux continu de quantons indépendants, de masse 𝑚 et d’énergie 𝐸, en
incidence depuis 𝑥 → −∞ sur une barrière de potentiel. On se place dans le cas 0 < 𝐸 < 𝑉0 .
V pour x   0, L 
V  x   0
 0 sinon
1) On rappelle que dans le cas 𝐸 > 𝑉0, le coefficient de probabilité de transmission à travers la
barrière est
1 V02
T avec  
 2m  E  V0   4 E  E  V0 
1   sin 2  2
L
 
Dans le cas présent 0 < 𝐸 < 𝑉0 , préciser, avec justification la plus concise possible, la nouvelle
expression du coefficient T.
2) Les états stationnaires sont-ils liés ?
3) Montrer, que pour un domaine de valeurs de L à préciser,
E  E   2L
T  16 1   e 
V0  V0 
Expliciter 𝛿 en fonction de ℏ, 𝑚, 𝑉0 et 𝐸. Représenter T en fonction de la largeur de barrière L.
Proposer des commentaires physiques pertinents en relation avec ce tracé.
4) Commenter les figures suivantes qui précisent l’évolution de T avec E (en trait plein), ainsi
qu’un exemple de tracé de profil de densité de probabilité de présence d’un état stationnaire.

Exercice 11 : Puits de potentiel rectangulaire fini


Soit un quanton non relativiste de masse 𝑚 et d’énergie 𝐸 étudié dans un puits de potentiel rectangulaire
fini unidimensionnel. Le cas considéré est 0 < 𝐸 < 𝑉0 .
  L L
 0 pour x   ; 
V  x    2 2
V  0 sinon
 0
On donne sur la figure ci-contre les représentations graphiques de fonctions utiles : 𝑓(𝑥) = 𝑥 𝑡𝑎𝑛 𝑥
(traits pleins) et 𝑔(𝑥) = 𝑥 𝑐𝑜𝑡𝑎𝑛 𝑥 (pointillés).

5
2mE 2m
On pose k  2
et K  2 V0  E 
1) Expliciter la forme générale de la fonction d’onde spatiale d’un état stationnaire quelconque en utilisant
𝑘 et 𝐾 et sans chercher à déterminer les facteurs inconnus.
2) Expliciter les relations existant entre les facteurs inconnus précédents. Préciser comment on peut en
déduire la relation implicite vérifiée par les énergies E accessibles (seule la méthode est attendue).
3) On s’intéresse dans cette question uniquement à des états stationnaires de fonctions d’onde spatiales
paires (états symétriques).
a. Montrer que ces états respectent la condition
KL kL  kL 
 tan  
2 2  2 
b. En déduire, par un raisonnement graphique exploitant la fonction 𝑓(𝑥), que les énergies
correspondantes sont quantifiées et de nombre fini.
4. On s’intéresse dans cette question uniquement à des états stationnaires de fonctions d’onde spatiales
impaires (états antisymétriques). Montrer que de tels états n’ont pas les mêmes énergies que celles des états
précédents de fonctions d’onde paires. Comment se situent ces énergies par rapport aux précédentes ?
5. Justifier qu’il n’existe pas d’autre état stationnaire possible.
6. À quelle condition n’y a-t-il qu’un seul état stationnaire lié possible ?

Exercice 12 : Conservation locale de la densité de probabilité


En électromagnétisme, on a vu que l’équation locale de conservation de la charge totale contenue dans un
  M , t 
volume donné d’un conducteur s’écrit
t
 
 div j  0 où   M , t  est la densité volumique

de charge au point M à l’instant 𝑡 et j le vecteur densité volumique de courant. Ce qui donne, pour un
  x, t  j
problème à une dimension suivant l’axe (𝑂𝑥) avec j  jex :   0 . En mécanique
t t
quantique, la probabilité totale de trouver la particule dans un volume donné doit être aussi conservée. On
va voir dans cet exercice que cela conduit à une relation analogue à celle trouvée en électromagnétisme
pour la conservation de la charge, ce qui permet d’obtenir l’expression de J .

1. En combinant l’équation de Schrödinger à une dimension et son expression complexe conjuguée,


retrouver l’équation locale de conservation de la probabilité, reliant la densité de probabilité  à la
densité de courant de probabilité J dont on donnera l’expression.

2
k2
2. En utilisant la relation de dispersion de l’onde plane  , exprimer le vecteur densité de
2m
d
courant de probabilité J  x, t  en fonction de k puis en fonction de la vitesse de groupe Vg 
dk
associée au paquet d’ondes décrivant la particule.

3. Proposer une analogie entre mécanique quantique et électromagnétisme dans ce contexte

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