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Institut

d'études économiques et juridiques appliquées


à la Construction et à l'Habitat

COURS
AMENAGEMENT ET URBANISME

Professeur:

Mohamed HANZAZ
Objet et objectifs du cours

Objet

Outils d’aménagement du territoire et documents d’urbanisme


(Conception, suivi, gestion et accompagnement)

Objectifs

- Maîtriser les techniques de conception et de suivi des documents d’aménagement


et des documents d’urbanisme

- Identifier les dysfonctionnements qui entravent la mise en œuvre des documents


d’aménagement et des documents d’urbanisme

- Capitaliser quelques bonnes pratiques pour la conception et la réalisation des documents


d’urbanisme

- Développer les compétences de la lecture des documents d’urbanisme et aspects de la


gestion urbaine

- Maitriser les différents aspects de l’urbanisme opérationnel et autorisations


d’urbanisme ainsi que les règlements et le contrôle des constructions
Eléments de cadrage

Pas d’exhaustivité Complexité/temps imparti Aller à l’essentiel

Pas de recettes miracles Connaissances partagées Interaction /échange

Pas de contenu figé Souci d’adaptation Appropriation

Trois regards sur les modalités d’élaboration des documents d’urbanisme

Les spécifications de la loi La pratique courante La bonne pratique

Ce que dit la loi Ce qu’on fait Ce qu’il faudrait faire


Plan du cours

Cadrage conceptuel, méthodologique et juridique

Documents d’aménagement du territoire au Maroc :


(SNAT, SRAT, SOFA,…)

Techniques de suivi et d’élaboration du PA (règles et


procédures)

Validation et homologation

Mise en œuvre et évaluation des documents d’urbanisme

Urbanisme opérationnel et autorisations d’urbanisme

Règlements et le contrôle des constructions


INTRODUCTION
•  l’urbanisme est alternativement défini comme science, art et/ou
technique de l’organisation spatiale des établissements humains.

•  L'urbanisme est "l'ensemble des mesures techniques, juridiques,


économiques et sociales permettant un développement harmonieux des
agglomérations".
•  L’urbanisme est à la fois une science et un art…l’urbaniste étudie et
recherche la beauté » Gaston Bardet.
•  L’urbanisme c’est:
u  l'art d'aménager les villes.

u  la science des agglomérations.

u  un ensemble de disciplines.

u  une politique qui s’exprime à travers la législation.


Rappel : Concepts
Concept espace

•  L’espace est habitable (l’oekoumène), là où les conditions naturelles


permettent la vie en société;

•  L’oekoumène coïncide, jusqu’à une date récente, avec les terres
cultivables et utilisable pour l’agriculture et l’élevage

•  Espace accessible aux hommes, il comprend la terre, la mer et l’air.

espace vécu / espace cognitif/ espace aménagé

L’espace géographique apparait comme le support des relations :


•  Les uns se déterminent à partir des données du milieu physique;

•  Les autres provenant des sociétés humaines qui aménagent l’espace en


fonction des besoins de peuplement, de l’organisation sociale et
économique, et du niveau des techniques.
Concept espace

•  Le mot espace est un concept global : un complexe multi-varié de


données d’ordre naturel, historique (patrimoine),
économique, social et
politique.

C’est le théâtre d’un jeu de force permanent

Quelles sont les caractéristiques de l’espace?

Comment l’espace peut il influencer l’action de l’aménagement?

Quelle relation existe –t- elle entre l’espace et le territoire?


L’ESPACE : APPROCHE THÉORIQUE

Trois unités principales :

Le point La ligne La surface


Sens Espace de rayonnement

Le point

Réseau Espace local

La ligne

Espace d’attractivité

La surface
L’ESPACE : APPROCHE THÉORIQUE

2
2
2 6
6
5 3 1 3

3 1
5
6 4 4 5 4
1
R é s e a u Réseau dense où Les citadins dispose
embryonnaire: plusieurs espaces d’un réseau optimum :
absence de liaisons fonctionnent d’une chaque centre est relié
(sauf pour les deux manière segmentaire aux autres
espaces) avec un seul espace
polarisant.
L’ESPACE : APPROCHE THÉORIQUE

A partir de unités : le point, la ligne et la surface, trois concepts


peuvent être distingués:

•  La structure spatiale (organisation et répartition des phénomènes


géographiques);

•  Le processus spatial (tous mouvements dans l’espace);

•  L’interaction spatiale (relations entre les différentes composantes


spatiales).
Conditions d’interaction spatiale

Complémentarité
fonctionnelle Transferabilité Opportunité de
proximité

Aire urbaine
Caractères de l’espace

•  Espace localisable (cordonnées, site et situation);

Bastide de cordes

Gare de Barcelone
Caractères de l’espace géographique

Espace différencié

• 
Tout élément de l’espace, toute forme de paysage sont, du fait de leur

localisation et du jeu de combinaisons qui détermine leur évolution, des
phénomènes uniques jamais identiques

Chaque espace à sa propre identité et sa personnalité, sa forme,...

Un paysage n’est jamais strictement pareil à un autre.


Caractères de l’espace géographique

•  L’homogénéité de l’espace est donc une notion riche mais ambigüe


•  L’analyse de l’homogénéité de l’espace ne devient éclairante
que si elle fait appel à la notion d’échelle (taxinomie des
phénomènes).

•  La comparaison se fait entre les éléments comparables car


lorsqu’on change d’échelle les phénomènes changent non
seulement de grandeur mais aussi de nature:

•  Ex : petite ville / grande ville;


•  Ex: oasis / périmètre irrigué
Caractères de l’espace géographique

La notion d’échelle appliquée à l’espace

•  La cartographie est une technique


qui, permettant la figuration et
la schématisation de l’espace, implique obligatoirement le choix
d’une échelle.

•  A chaque échelle correspond un mode de présentation qu’il n’est pas


tjs possible de transcrire à d’autres échelle;

•  Plan d’aménagement : 1/2 000;

•  Disposition des villes et répartitions des fermes : 1/50 000


Caractères de l’espace géographique

•  Un espace changeant (temporalité), qui se décrit

•  L’espace géographique est imprégné d’histoire;




•  L’espace concret et localisable est un espace dont le
paysage se décrit:

•  La description est indispensable à l’explication;

•  La description met en valeur, classe et ordonne les


éléments du paysage sur lequel on fait porter l’analyse;

•  Elle permet de poser les problèmes et de rechercher les


liaisons entre les combinaisons.
Concept territoire
 
Espace et société : deux éléments vers le territoire

Paysage naturel Absence ou faible


action humaine

Paysage modifié Déséquilibre


spatial

Actions correctives
Les paysages aménagés
ou de consolidation
Espace et société : deux éléments vers le territoire

•  L’organisation portée par une société implique l’émergence d’un


projet:

Elle impose le dépassement de la vie au jour le jour à


la prévision de la survie et du futur

Mobilisation des forces de travail : techniques, religieux,…


La force agissante du pouvoir organisateur de la société sur l’espace

Saturation et transfère du modèle (capitalisme /colonisation)


Espace et société : deux éléments vers le territoire

•  territoire : étendue de la surface terrestre (espace) sur laquelle vit un


groupe humain et spécialement une collectivité nationale (Etat-nation);


•  Territoire : espace sur lesquels s’exerce l’autorité d’un groupe social
ou d’un organisme de gestion ;

•  La relation entre la société et l’espace s’exprime par la mise en place


de « territoire »;

Fonction du territoire dépend :

•  du milieu physique dans lequel il s’inscrit (le déterminisme


géographique est plus ou moins affirmé);

•  de l’ordre politique et économique (mode de production) dont ils


sont le reflet.
Concept Territoire

Société + Espace Territoire

le territoire est le théâtre de deux systèmes de pouvoirs:

•  l’un résultant de la démultiplication de l’autorité centrale;

•  l’autre émanant du local.


Concept Territoire

D’où la réflexion sur le développement


territorial, lequel implique:

•  la recherche d’une cohérence entre les stratégies de l’aménagement
économique et du progrès social ;

et

•  la définition des cadres spatiaux les plus aptes à les conduire.


Logique territoriale
(zonage /maillage)

Zonage : la distribution Maillage : la répartition


(l’affectation) de l’espace de l’espace en fonction du
en aires d’activités pouvoir qui s’y exerce

Relation
dialectique
entre le local
et le central

Création du territoire
Analyse territoriale

Observer Décrire

expliquer

Concertation élargie

comparer

Dégager les
Chercher les enjeux
interactions

Stratégie de
Problématiser développement

Spatialiser et
schématiser Programmation
et actions
La ville et l’urbain

•  La ville, ainsi, est constituée de plusieurs niveaux imbriqués  ;


surfaces, aériennes et souterraine  : le tout forme une
organisation complexe qui diffère d’une société à une
autre.

Première catégorie : Deuxième catégorie : Troisième catégorie :


les axes de circulation les constructions le mouvement

Les rues Les tunnels Les immeubles Les sous-sols Les véhicules Piétons,
habitants

L’urbain et la ville

•  La révolution industrielle et le déploiement des techniques ont


perturbés les finalités de la ville et ce, par la logique des
réseaux qui préside bien souvent l’urbanisme;

•  La révolution urbaine annoncée par Henri Lefebvre (1970);

•  Le règne de l’urbain et la mort de la ville : pointer la manière


locale de vivre institutionnellement ensemble dans des entités
dotées d’une identité, appelées les villes (Françosie Choay
-1999)

•  L’urbain ne se traduit pas d’une seule forme urbanistique, mais


revêt de nombreuses configurations, ce qui rend l’interprétation
délicate ;

•  L’urbain exprime l’état globale de la civilisation d’une société;


L’urbain contemporain

•  Les mutations actuelles du capitalisme orchestrées par la


globalisation de l’économie, les transformations des modes du
travail, les NTIC, la bioéthique ont des répercussions sur les
modes de vie et sur les modes de penser:

La dimension de la civilisation urbaine

L‘urbain est l’espace occupé par la ville

Mais l’état des savoirs sur la ville et l’urbain est hétérogène.

Désaccord entre théoriciens;


Conflit entre théoriciens et praticiens.
LA VILLE ET L’URBAIN

•  L’objet ville était abordé par des méthodes très analytiques:


transport, urbanisme, sociologie urbaine, environnement, etc;

•  L’objet ville rarement étudié selon des tentatives de


croisement de ces différentes approches dans une
perspective transversale;

•  Face aux insuffisances de la pensée classique et, à l’inverse,


au regard des potentialités de la pensée systémique, il
semble légitime de chercher à traiter la ville comme un
objet complexe susceptible d’être envisagé sous un angle
systémique.

•  Plus que la ville, il faudrait parler de territoire, ou des


territoires urbains.
LA VILLE ET L’URBAIN
LA THÉORIE DES TROIS ÂGES DE LA VILLE

Ville pédestre

§  Trois types ou « âges » de la ville :

•  La Ville Pédestre traditionnelle tés


Ville radiale
dense;

•  La Ville Radiale , ou ville des transports


en commun;

•  La Ville Automobile.

§  La ville superpose les organisations


spatiales précédentes.

Ville Automobile
L’action d’aménagement :

Le terme «  aménagement  » servait à désigner l’action de construction et


de réparation des bâtiments puis, il concernait le sens de désigner
l’aménagement intérieur d’un bâtiment.

Au début du XXème siècle, le terme «  aménagement  » prend une nouvelle


signification en référence à des actions collectives sur l’espace,
organisées ou non par la puissance publique, en vue de son organisation et de
sa transformation  : la construction de polders en Hollande, le
reboisement des terrains de montagne,

L’aménagement signifie : une meilleure répartition des personnes et des


richesses sur un territoire sur la base des objectifs d’efficacité
économique et de justice socio-spatiale.
L’action d’aménagement :

Action réfléchie, c'est-à-dire consciente d’un groupe social pour organiser,


voire transformer l’espace dans le but de générer des effets positifs sur la
société (compétitivité territoriale).

Action concertée, non pas d’un individu agissant seul, mais d’une société
ayant des objectifs à réaliser;

Action continue, pour que le milieu soit modifié et que l’on puisse tirer le
parti souhaité.

Les échelles : le local, le régional et le national.

l’aménagement de l’espace désigne l’organisation de l’espace dans sa


dimension volontariste qui nécessite un cadre juridique et technique pour
son exécution : des lois, des outils d’aménagement,…
• l’aménagement rural pour désigner l’organisation spatiale des exploitations
agricoles (ex. le remembrement), leurs équipements ainsi que celui des bourgs et
des villages.

• l’aménagement urbain désigne l’aménagement des villes et s’apparente, dans


ses aspects techniques, à l’urbanisme.

• L’aménagement urbain (urbanisme), stricto sensu, a deux thèmes essentiels


d’application, qui sont par ailleurs complémentaires:

ü L’organisation de nouvelles extensions hors des limites existantes:

•  Les zones d’urbanisation nouvelles (ZUN);

•  Les zones d’aménagement progressif;

•  Les villes nouvelles.


ü La refonte des espaces et des volumes urbains existants, pour les mettre à
la mesure des populations actuelles:

• Réhabilitation urbaine : consiste à rénover sans démolir. Elle suppose le


respect du caractère architectural des bâtiments, du quartier concerné. Elle
concerne le traitement des façades dégradées;

• Rénovation urbaine, il s’agit ici bel et bien de démolir, de raser pour construire
selon des plans et une architecture qui peuvent être radicalement différents de
l’antérieur;

• Restructuration, il s’agit des travaux de voirie, d’addiction en eau potable,


de branchement en électricité et d’assainissement.
- L’action d’aménagement :

• L’aménagement du territoire, quelle définition ?

c’est donner une dimension géographique aux actions de


développement économique et social afin d’en assurer une
adéquate répartition spatiale dans le pays.

• l’aménagement du territoire doit chercher deux principaux objectifs


complémentaires :

ü transformer l’espace pour améliorer ses qualités fonctionnelles


pour répondre aux besoins de la population;

ü protéger voire rationnaliser l’exploitation du milieu naturel pour


pérenniser les ressources et permettre leur renouvellement.
L’action d’aménagement :

Pour ce faire, il s’agit de :

• Définir les espaces d’appui pouvant permettre une mobilisation optimale


des ressources  ;

• A s s u r e r d e s é c h e l l e s d’intervention pour éviter les


dysfonctionnements ;

• Articuler les actions à caractère local, régional, national sans omettre


les aspects internationaux ;

• Favoriser la mise en place des infrastructures et des services support


de l’activité économique.
L’aménagement du territoire peut être considéré sous deux angles
croisés et complémentaires

L’aménagement du territoire L’aménagement du territoire


en tant que politique en tant que pratique et démarche

La prise de décision Un mode de comportement


façonnant l’espace des acteurs sur l’espace

Souplesse et adaptation

Pause

DOCUMENTS D’AMÉNAGEMENT
• L’aménagement du territoire constitue une préoccupation majeure au
Maroc:

•  L’évolution démographique galopante et différenciée (exode rural);


•  L’inégale répartition des infrastructures de base;
•  La forte concentration de la croissance économique sur certaines
zones de l’espace national;
•  L’extension urbaine et son effet sur l’environnement;
•  La mondialisation et son impact sur la compétitivité spatiale.

Dépassement des actions ponctuelles


vers une politique globale partagée
entre les différents acteurs
institutionnels, économiques, citoyens,
Une politique de …
planification
économique et
sociale
Détermination des priorités de
développement
dans le temps et dans l’espace
Evolution des outils d’Aménagement du Territoire
Centre d’Expérimentation, de Recherche et de Formation (1968);
(Mené une réflexion profonde sur l’aménagement urbain et rural)

Schéma d’Armature Rurale (SAR) 1972


Schéma de Structure et d’Orientation (SSO)

Schéma de Développement et d’Aménagement Régional(SDAR) 1977


Schéma National d’Aménagement du Territoire (SNAT)
Plan quinquennal 1981-1985

Contraintes
Absence d’un débat au sujet des grands principes d’aménagement du territoire
Absence d’un cadre de référence (charte)
Insuffisance de la connaissance des potentialités régionales et difficulté de leur
valorisation
Charte National d’Aménagement du Territoire

•  Débat National sur d’Aménagement du Territoire;

•  Forum national qui a couronné le débat


national sur l’A.T;

Objectif de la Charte National d’Aménagement du Territoire

•  Créer un cadre normatif de référence pour les opérateurs


économiques et les collectivités territoriales;

•  Affirmer l’aménagement du territoire en tant qu’un droit de


l’homme;

•  Réaliser les conditions de bien être des citoyens.


Contenu de la Charte National d’Aménagement du Territoire

1- Les contraintes de l’aménagement


•  Méconnaissance des forces et des faiblesses du territoire national

•  Accumulation des retards dans le monde rural

•  Pression sur les ressources naturelles

•  Crise urbaine et la croissance démographique

•  Insuffisances de la gouvernance territoriale.

2- Les principes de base


•  Développement centré sur l’homme social
•  Efficience économique
•  Harmonie entre l’homme et son environnement

•  Solidarité entre les composantes du territoire national

•  Démocratie et Participation.
Contenu de la Charte National d’Aménagement du Territoire

3- Les grandes orientations


•  Résoudre la problématique du foncier

•  Rattraper les retards dans le monde rural

•  Statuts juridiques ne garantissant pas la stabilité de la propriété (rural)

•  Difficulté de contrôle du marché foncier (urbain)

Propositions
L’élaboration des instruments de maîtrise du marché foncier urbain
•  Loi d’Orientation du Foncier;
•  Création d’une Agence Nationale du Foncier;
•  Banque Nationale des données foncières

La levée des contraintes foncières qui entravent le développement en milieu rural


•  Protection juridique de la propriété collective;
•  Registre du foncier;
•  Mobilisation du patrimoine foncier;
•  Promouvoir les terres domaniales.
Les structures d’aménagement du territoire
Le Conseil Supérieur d’Aménagement du Territoire et du Développement Durable

Présidence et composition

Il est présidé par le ROI;


Il comprend :

•  les ministres,
•  les présidents des deux chambres du parlement et des commissions
parlementaires, des partis politiques,
•  les principales centrales syndicales;
•  les walis et les présidents de région,
•  les fédérations des chambres de commerce, de services, d’industrie
et d’artisanat, d’agriculture et de la pêche maritime,
•  les représentants du patronat marocain et du secteur des banques,
•  les directeurs des établissements publics directement concernés par
l’aménagement du territoire
Les structures d’aménagement du territoire
Le Conseil Supérieur d’Aménagement du Territoire et du Développement Durable

Missions

•  Il définit les grandes orientations de la politique nationale



d’aménagement du territoire et du développement durable;

•  Il approuve les documents généraux et sectoriels, à l’échelle nationale
et régionale, d’aménagement du territoire.

•  Il assure, dans le cadre d’une vision prospective d’aménagement du


territoire, l’intégration des différentes options et orientations
sectorielles.

Il se réunit, avant et après, la conception du schéma national


d’aménagement du territoire
Les structures d’aménagement du territoire
La Commission Nationale Permanente d’Aménagement du Territoire et du
Développement Durable (CNPATDD)

Présidence et composition
•  Elle est présidée par le Président du Gouvernement;

•  Elle est constitue des ministères de l’intérieur, des finances, de
l’agriculture, de l’équipement, de l’énergie et des mines, HCP, HC des
eaux et forêts, des représentants des régions,…
Missions
•  Assurer le suivi de la mise en œuvre des options retenues par le CSATDD;
•  Veiller à la concrétisation des contrats-programmes (Etat-régions);
•  Evaluer des documents nationaux et régionaux d’aménagement du territoire
avant de les soumettre au CSATDD ;

le secrétariat général de la CNPATDD est assuré par la


structure nationale en charge de l’aménagement du territoire
Les structures d’aménagement du territoire
La Commission Régionale d’Aménagement du Territoire et du Développement
Durable

Présidence et composition
régional et le Wali de la région;
•  Elle est présidée par président du conseil
•  Elle est constitue des représentants des
services et établissements publics
déconcentrés, des conseils provinciaux, des municipalités, des chambres
professionnelles, un représentant de la CNPATDD…
Missions
•  Concevoir le schéma régional d’aménagement du territoire (SRAT) et les
schémas d’équipement et d’urbanisme ;
•  Elaborer le plan régional du développement économique et social (PRDES) ;
•  Assurer l’articulation entre le SRAT et le PRDES et les orientations du
SRAT à travers la coordination des programmes sectoriels étatiques et ceux
des collectivités locales;

le secrétariat général de la CRATDD est assurer par


l’Inspection Régional de l’Urbanisme et de l’aménagement du
territoire
Outils d’Aménagement du Territoire
Schéma National d’Aménagement du Territoire

•  Document de référence établit pour un horizon de 25 ans;



•  Il définit les orientations fondamentales
en matière d’aménagement du
territoire ;
•  Il servira de base à la conception des plans de développement économique et
social,
•  Il est établi sur la base d’une bonne connaissance de l’état actuel du
territoire et de ses enjeux;
•  Il est soumis, durant tout le processus de sa conception, à une large
concertation;
•  Il est approuvé par le Conseil Supérieur d’Aménagement du Territoire et du
Développement Durable;
•  Il devient opposable à l’Etat et aux collectivités locales après son approbation.
Schéma National d’Aménagement du Territoire



Outils d’Aménagement du Territoire
Schéma Régional d’Aménagement du Territoire
•  Document de référence établit pour un horizon de 25 ans;

•  Définir une vision d’aménagement au niveau de l’espace régional ;

•  Assurer un développement territorial cohérent de la région de RSZZ

•  Identifier les domaines de partenariat entre l’Etat et la région ;

•  Etablir des banques-projets qui seraient réalisés par la région et la conception

de planning opérationnel pour leur réalisation ;

•  Arrêter les grandes orientations de la politique urbaine régionale qui servirait

de référence à l’élaboration des documents d’urbanisme ;

•  Mobiliser les acteurs locaux autour d’un projet régional partagé.


Outils d’Aménagement du Territoire
Schéma Régional d’Aménagement du Territoire

Suivi du SRAT

•  Le secrétariat technique composé du Conseil Régional, Wilaya de la région


et l'IRUAR de la région;

•  Le comité de pilotage composé de: la Wilaya, le Conseil Régional, la DAT,


l'IRUAT et la Direction Régionale du Plan. Il se réunira après chaque phase
pour examiner et approuver les documents fournis;

•  Le comité de suivi présidé conjointement par l’IRATE et le conseil


régional de la région de Rabat-Salé-Zemmour-Zaër. Il est chargé
d’assurer le suivi des travaux de l’étude et examiner les documents
fournis.
Etapes d’élaboration du SRAT

Phase 1 Rapport sectoriel


Diagnostic

Rapport territorial

Phase 2 Délimitation des espaces


Espaces/projets

Identification des
projets

Phase 3 SRAT Stratégie du SRAT


Schéma diagnostic

Schéma d’organisation
Diagnostic fonctionnelle et
d’aménagement (SOFA)
Connaissance approfondie Détermination des relations Détermination des relations
des différentes entre la région de RSZZ et entre le territoire régional et le
composantes du territoire les régions avoisinantes reste du territoire National
(FLUX) (Intégration)

Mise en évidence des problèmes et des


dysfonctionnements du territoire
(Forces/Faiblesses – opportunités/Menaces)

Hiérarchisation et "zonification" des problèmes


communs des composantes du territoire

Proposer des axes de développement de


chaque composante territoriale dans une vision
globale (espaces projets)

Stratégie de développement territorial


Schéma d’organisation fonctionnelle et
d’aménagement (SOFA)



Schéma d’organisation fonctionnelle et
d’aménagement (SOFA)
Schéma d’organisation fonctionnelle et d’aménagement est un nouveau concept porteur:

• des principes d’identité permettant de lier des unités spatiales;



• des principes d’équité pour plus de justice spatiale entre la grande ville et les villes

satellites;
• des principes de solidarité par le développement des relations de proximité et leur
transformation en de véritables liens d’interaction entre les villes et leur arrière pays.

Développement d’un
système urbain

Emergence de nouvelles
complémentarités spatiales
et fonctionnelle

Métropole
Schéma d’organisation fonctionnelle et
d’aménagement (SOFA)
Délimitation de la zone métropolitaine :
L’aire métropolitaine centrale : Kénitra-El Jadida

Objectifs:

•  Procéder à une requalification des fonctions de la métropole par un
renouvellement des dynamiques économiques et sociales des
métropoles et des villes et des modes de leur gestion;
•  Proposer une stratégique à moyen / long terme concernant
l’organisation de la croissance des deux métropoles en donnant la
priorité au développement en direction l’une de l’autre ;
•  Urbaniser le «corridor central» selon un axe intérieur, parallèle au
littoral.

l’organisation des transports urbains ;


le renouvellement urbain;
la maitrise des extensions urbaines ;
la mise à niveau des extrémités des grandes agglomérations.


Schéma d’organisation fonctionnelle et
d’aménagement (SOFA)



Schéma d’organisation fonctionnelle et
d’aménagement (SOFA)



Schéma d’organisation fonctionnelle et
d’aménagement (SOFA)



ARTICULATION:
Orientations OUTILS D’AMÉNAGEMENT ET D’URBANISME

National
SNAT

SRAT Régional
SOFA
SDAU Aire urbaine
Réglementations

Ville
P A
Quartier
PAS

Les enjeux des politiques publiques en matière de planification sont multiples


et imbriqués

Pause

DOCUMENTS D’URBANISME
DOCUMENTS D’URBANISME

Pratique ancienne et formalisation récente


Tradition relativement ancienne mais un champs technique et professionnel récent

Support d’expérimentation
Support d’expérimentation des outils de planification selon une vision d’inspiration
française

Formules importées
Application des outils et des modes de planification importés.
La ville intra muros : planification urbaine consensuelle

Pas de directives centrales


Gestion par consensus, compromis et négociation

Pas de plan prédéfini


Une configuration viaire schématique hiérarchisée avec deux composantes
principales : centre (Mosquée/place /palais) et quartiers (métiers et résidence )

Pas d’anticipation
Une adaptation continuelle en fonction du contexte (usage, culture, changement
biographique)

Pas de réglementation
Mais des principes globaux dictée par l’usage et les préceptes de l’Islam
Urbanisme au Maroc

Urbanisme traditionnel (intra muros)

Principes de bases : valeurs arabo-musulmanes (la vie


communautaire, l’éthique, la raison et capacité collective).
Objectifs :
- l’indispensable (l’habitat = abri protection);
- le nécessaire (équipements et ameublement);
- le complémentaire (embellissement, esthétique, décoration).
Résultat escompté:
- La citadinité la perfection de l’homme en développant les arts nobles:
-  la médecine ( santé et bon usage de la raison);
-  la beauté (raffinement des pratiques humaines);
-  La librairie ( renseigne sur le degré civilisationel)

Le bien-être
Urbanisme au Maroc

La planification des villes précoloniales repose sur deux fondamentaux :


le sacré et le fonctionnel.

Le sacré est lié à la morphologie de la ville, qui s’articule autour d’une grande
mosquée (Fès, Marrakech), et /ou d’un marabout (Azemmour) ou d’une Zaouia
(Safi, Sidi Kacem).

Le fonctionnel est en relation avec les services que développe la ville, selon
l’importance de sa base économique. Ainsi, aux abords des édifices de culte se
répartissent les marchés, les métiers et les résidences, d’une manière
spontanée à condition que leurs usages ne soient pas incompatibles avec les
principes de la religion musulmane.

Le tout s’opère dans un cadre « consensuel » eu égard aux techniques de


gestion pratiquées par consensus, compromis et négociation,
souvent, en dehors de toute directive centrale.
Urbanisme colonial

Un urbanisme d’inspiration française « urbanisme importé » (depuis un siècle)

•  Définissant les modalités de mise œuvre de la ville moderne selon


les intérêts militaire ou économique;

•  Définissant le règlement du cadre bâti;

•  Maitrisant le foncier urbain : droit de propriété, utilité publique


et documents graphiques
Urbanisme colonial

LES ÉTAPES DE LA FORMATION DE LA LÉGISLATION URBAINE

1ere étape :

¢  1914 : dahir sur les plans d'aménagement.


¢  1914 : dahir sur les expropriations.
¢  1917 : dahir des associations syndicales de propriétaires urbains.
¢  1933 : dahir sur les lotissements.

2ème étape :
n  1951 : dahir sur les expropriations.
n  1952 : dahir sur l'urbanisme.
n  1953 : dahir sur les lotissements et morcellements.
Un urbanisme fondateur :
Le Dahir du 16 avril 1914 relatif aux alignements, aux plans
d’aménagement et d’extension des villes:

Le dahir du 16 avril 1914 prévoit deux cas, l’alignement et l’aménagement d’ensemble :

Procédure d’alignement:
Elle permet dans les zones non pourvues de plans d’aménagement l’élargissement, le
redressement des voies existantes et l’ouverture de nouvelles voies.

Plan général d’aménagement et d’extension:


Il fixe les emprises des voies nouvelles, la situation des jardins ou parcs, les servitudes à
établir dans l’intérêt de la sécurité publique, de la circulation ou de l’esthétique.

Il est déclaré d’utilité publique et les autorités locales sont chargées de son exécution.
Un urbanisme fondateur :

Théorie de la séparation
Créer une cité moderne en dehors de la
cité musulmane, mais les rattacher l’une à
l’autre dans leur intérêt réciproque, par
de grandes artères

Trame urbaine
Créer des voies selon un aménagement
rationnel qui tient compte à la fois des
nécessités économiques, de la circulation
automobile, et de l’hygiène tout en
respectant les contraintes liées au site
(l’urbanisme culturaliste).

Zonage
Afin de diviser les villes en quartiers,
Prost a privilégié le principe du zoning
c.à.d. diviser la ville en zones et attribuer
à chacune un règlement qui détermine
l’usage, la destination, la hauteur, les
dimensions des constructions, et la
superficie à construire.
Urbanisme au Maroc

•  Le dahir du 31 août 1914 donne aux pouvoirs publics les moyens de


procédures d’expropriation «dans le cadre des plans
d’aménagement et d’extension des villes et servitudes» et
d’entraves aux stratégies spéculatives.

•  Le dahir du 10 novembre1917 complète les principes, inscrits dans


le dahir du 16 avril 1914, sur les «Associations syndicales de
propriétaires urbains (ASPU).

D’une part, les propriétaires étaient invités à remembrer


leurs terrains, céder les emprises des voiries, et récupérer
des lots alignés proportionnellement à la superficie de leur
terrain initial,

D’autre part, l’Etat s’occuperait de la réalisation de la voirie


et de l’achat des immeubles construit sur l’emprise des voies.

Création des voies publiques sans charges financières


pour l’administration
LE
La
Rab
Cet
une
con
pat
le f

Cité
La cité Habous (Diour Jamaa) à Rabat
Créée entre 1917 et 1933
Urbanisme au Maroc

Plans d’affectation du sol

Des plans avec des tracés, des affectations et des aménagements qui
rappellent l’urbanisme de régulation d’Haussmann

Règlements sommaires

Quelques règles d’utilisation du sol suivant des principes précis :zoning,


fonctionnalité, orthogonalité, hygiène, salubrité,…

État colonisateur (centralisme)


Assurer et garantir les intérêts économiques des colons
(mobilisation de l’essentiel des terrains).
Urbanisme au Maroc

Urbanisme moderne:
Un urbanisme d’inspiration française « urbanisme importé » (depuis un siècle)

Un urbanisme de consolidation et d’adaptation : Dahir du 30


juillet 1952 relatif à l'urbanisme:

• Actualisation des règles pour une meilleure maitrise spatiale;

• Elargissement du champ des plans d’aménagement: zones de


banlieues, zones périphériques, centres délimités,…;

• Plan de zonage (délimitation des zones réservés à des utilisations


déterminées avec une interdiction de construction pendant deux
ans).
Une volonté d’assurer un contrôle sur le territoire et permettre la
réglementation d’un espace de plus en plus urbanisé et des besoins énormes
en logement.

Des plans d’affectation plus détaillés

Définition de droit des sols par


des zonages fonctionnels et par la
répartition des grandes
infrastructures et équipements

Reprise intégrale des


principes de la doctrine
fonctionnaliste ( zoning,
fonctionnalité, hygiène,
salubrité ) à travers des
documents juridique .

Une réglementation plus stricte


Trame sanitaire Youssoufia à Rabat,

Le douar Tabriquet à Salé est la première TSA de la ville. Sa


situation deviendra rapidement centrale, ce qui en fera, dans
les années soixante-dix, un quartier très recherché et coté.
En 1967, la TSA Tabriquet comprenait 6.400 personnes pour
1.300 baraques. En 1970, un incendie va ravager quelque
200 baraques. Malgré cela, en 1981, on compte une popu-
lation de 13.000 personnes soit une densité de 2.000 habi-
tants par hectare.37 La superficie moyenne de ces baraques se
serait réduite de 73 mètres carrés à 48 mètres carrés.
Depuis les années cinquante, le plateau de Tabriquet a fait
l’objet de nombreuses études visant à résorber l’habitat pré-
caire. Malgré ces nombreuses réalisations, la prolifération des Plan de
bidonvilles n’a ni été enrayée, ni été stoppée.38 Directio

Bidonville de Tabriquet
DES SOLUTIONS POUR LES FAIBLES REVENUS : LES TRAMES SANITAIRES AMÉLIORÉES
De 1962 à 1965, on va construire 9.000 logements pour les faibles revenus, dans sept villes différentes, sous forme de lots de terrains de Détail d’un quartier
40 à 50
d’une unité vicinale
mètres carrés, comprenant la construction d’une pièce de 12 mètres carrés, une toilette et un point d’eau : ce sont les trames sanitaires améliorées
(TSA).35 source fonds Ecocha
Ces opérations sont envisagées avec pour objectif de résorber les bidonvilles. Mais ces tentatives seront vaines car ces bidonvilles ont un ture
tauxetdedu patrimoi
croissance de 7% supérieure à celui des villes qui est de 5% à l’époque. d’architecture du XXe
D’autres opérations appelées « trame sanitaire » proposeront des lots de 35 à 50 mètres carrés, sur lesquels seront montés des bidonvilles. Ces
quartiers bénéficient de fontaines (1 robinet pour 50 habitants en moyenne), de pylônes d’éclairage distants de 30 à 50 mètres et d’une voirie
rudimentaire. Des aires de stockage pour les ordures ménagères sont prévues de façon à ce qu’aucune baraque n’en soit éloignée de plus de 60
mètres de la suivante.36 Pour lutter contre les incendies, cette trame prévoit également des coupe-feu de 40 à 50 mètres de large toutes les 400
à 500 baraques, jalonnées de bouches d’incendie. La densité de ces quartiers est prévue de 400 à 500 habitants par hectare. Dans le courant des
années soixante-dix, les trames sanitaires améliorées vont connaitre des phases de durcification et ensuite de surélévation. Ces quartiers vont finir
par s’intégrer dans la structure urbaine.

Schéma des ilots ave


34. CHAPON, Architecture d’aujourd’hui n° 35, p. 12. Ecochard, M., Urban
35. DETHIER, op. cit., p. 41.
pour le plus grand
36. BELFQUIH, M. FADLOULLAH, A., Mécanisme et formes de croissance urbaine au Maroc, cas de l’agglomération de Rabat-Salé, Ed El Maarif, Rabat,
Schéma d’organisation des unités de voisinage, source Ecochard, M.,
1987, p. 342.
donnée le 10 février
Urbanisme et construction pour le plus grand nombre, conférence donnée urbanisme n° 6,1975,
Ann
source p
le 10 février 1950, Architecture et urbanisme n° 6, Annales de l’institut nique du bâtiment e
100technique
ans d’urbanisme
du bâtiment et au
des Maroc
travaux publics, octobre 1950. 37. BELFQUIH, M. FADLOULLAH, A., op. cit., p. 350. octobre 1950.
38. Loc. cit.
Résultat
135 plans d’aménagement entre 1948 et 1956

Mise en place progressive de la


réglementation urbaine

Naissance d’une armature urbaine Constitution de réserves foncière

Une politique urbaine ségrégative

Prolifération de l’habitat insalubre


Constat

Fin de la décennie 60 :Constat d’échec de la législation issue de la période


coloniale .

Selon le Ministère de l’Intérieur


« les procédures anciennes n’ont eu que des effets trop limités…Elles n’ont pu
empêcher: l’explosion urbaine, les médinas de se congestionner du fait de
surpeuplement, les bidonvilles, douars et lotissements clandestins de proliférer,
les villes d’éclater et la crise de logement de se développer…
C’est que les plans d’aménagement prévus par la loi de 1952 se sont avérés
d’un maniement trop lourd et trop complexe pour faire face à une situation en
constante évolution ». 

Encadrement du monde rural :


Dahir relatif au Plan de développement des agglomérations

Apparition du SDAU en tant qu’instrument de planification


Urbaine des grandes agglomérations urbaines
Urbanisme au Maroc

Un urbanisme de réglementation: Dahir du 17 juillet 1992 relatif à


l'urbanisme:

• Nouveaux outils d’urbanisme SDAU, PZ, PA et AA;

• Affectation de l’espace;

• Contrôle de l’usage du sol par des procédures spécifiques;

• Mise en œuvre des dispositions urbanistiques (collectivités locales,


lotisseurs promoteurs et l’administration).

La formalisation du zoning et d’un règlement détaillé


définissant la réglementation de l’affectation du sol
Plan d’aménagement de Sidi Bouknadel
Plan d’aménagement de Sidi Bouknadel
Divers circulaires pour affiner le contenu des DU
Circulaires communes
• Circulaire n° 822/ 6690 du 02/05/2003 au sujet de l'adoption de la souplesse et de la justice foncière dans les documents
d'urbanisme.
•  Circulaire n°12/96 du 29/10/1996 du Premier Ministre relative à la mise en oeuvre des documents d'urbanisme.
•  Circulaire n°302/DGUAAT du 29/09/1995 relative au financement par le FEC des plans d'aménagement et des plans de
développement.
SCHÉMA DIRECTEURS D'AMÉNAGEMENT URBAIN
•  Circulaire n°664/DUA/DPU/2 du 27/11/1995 relative au comité local de suivi du SDAU.
•  Circulaire n°221/DUA/DPU du 15/06/1995 relative au SDAU : Etude, instruction, approbation et suivi de réalisation.
• PLANS DE ZONAGE ET PLANS D'AMÉNAGEMENT
• Circulaire n° 19128 du 24/10/2005 relative à la révision du contenu des plans d'aménagement et des procédures de leur
élaboration.
•  Circulaire n° 12076 du 20/06/2005 relative aux normes urbaines des équipements publiques.
• Circulaire n°399/DGUAAT du 14/05/1996 relative au suivi de l'exécution des dispositions des plans d'aménagement.
•  Circulaire n°156/cab du 06/03/1995 relative aux procédures d'étude, d'instruction et d'approbation des plans
d'aménagement.
•  Circulaire n°005/DUA/SJ du 17/01/1994 relative au plan d'aménagement - Phase d'étude, d'instruction et d'approbation -
Suivi de sa réalisation.
• PLANS DE DÉVELOPPEMENT
•  Circulaire n°220/DGUAAT du 15/06/1995 relative à la législation applicable aux agglomérations rurales dotées d'un plan
de développement homologué.
•  Circulaire n°1257 MHAT/4 du 17/11/1980 relative aux plans de développement des agglomérations rurales.
•  Circulaire n°369 MUHE/SG du 29/03/1973 relative au ruralisme et à l'étude des plans de développement.

Dérogations en matière d’urbanisme


Circulaire n°3020/27 du 04/03/2003 conjointe entre le Ministère de l'Habitat et de l'Urbanisme et le Ministère de
l'Intérieur relative aux conditions permettant aux projets d'investissement de bénéficier de dérogation en matière d'urbanisme.
Circulaire n° 622 du 8/05/2001 relative à l'activation des travaux de la commission ad hoc instaurées par la circulaire
ministérielle n°254 du 12/02/1999 relative aux procédures d'instruction des projets d'investissement.
Circulaire n°254 du 12/02/1999 relative aux procédures d'instruction des projets d'investissement.
État de la production des documents d’urbanisme au niveau national

Taux de couverture en documents d’urbanisme en nette augmentation


Un taux de couverture qui ne suit pas le nombre de centres et de communes urbaines nouvellement crées

Multiplication des agences urbaines et décentralisation des modalités de suivi et validation des DU
le nombre avoisine 50 SDAU et 1000 PA et PDAR

Une procédure longue d’homologation qui rend caduque les options de ces documents

Nombre de PA et SDAU homologués très limité par rapport au nombre total des documents
Sur les 14 SDAU lancés avant les années quatre vingt, un seul a été
homologué, celui de Casablanca. ( SDAU Kénitra, Safi, Oujda n’ont pas
été homologués)

Des 32 documents lancés depuis les années 90, seuls 13 ont été
homologués

Pour les PA, parmi les 700 documents lancés depuis la fin des années 80,
seule la moitié a été homologuée

Une bonne partie des PA homologués sont anciens ou dépassant leur


échéance de validité

La durée d’homologation du SDAU est entre 5 et 7 ans


Quelques données sur les Documents d’urbanisme

Délai moyen d’homologation de PA


Durée moyenne légale Durée moyenne réelle

28 mois 40 mois

Taux de réalisation des équipements et infrastructures

Moins de 20% 15 % des équipements publics prévus ont été réalisés à Casablanca.

Nombre de dérogations ( de l’exception à la règle)

En nette augmentation

Faibles effets sur l’espace


l’organisation spatiale Situation socio-économique Paysage et environnement

Éclatement spatial Marginalité et précarité Pollution et dégradation


Étalement continu Disparité sociale et spatiale Consommation des terres
Problème de circulation Prolifération des bidonvilles agricoles
Absence d’une centralité Manque d’équipements Manque d’espaces verts
Quelques éléments d’explications

Aspects juridiques Aspects techniques Aspects institutionnels Aspects financiers

Rigidité/ Problèmes Question de Faiblesses des


flous de conception
gouvernance ressources

Documents décalés par rapport à la réalité

Faible incidence sur l’espace

Dépassés, dérogés et rarement respectés


Aspects juridiques

•  Un arsenal juridique éparse et parfois désuet ;


•  Forte normalisation;
•  Absence d’une vision économique;
•  Rigidité des règlements ;
•  Flou dans les responsabilités des acteurs intervenants (la commune);
•  Faible indication sur les modalités de conception, de mise en œuvre
des documents d’urbanisme
Aspects techniques
BET

•  Rareté de BET qualifiés voire professionnels;


•  Manque de compétences;
•  Absence d’équipes pluridisciplinaires;
•  Absence d’une véritable mise en concurrence;

Offre

•  Diagnostic très sommaire et descriptif: méconnaissance du territoire objet de


l’étude, projections surestimées et décalées par rapport à la réalité locale;
•  Absence de lien entre les études et les projections spatiales
•  Formalisme spatial et esthétique et zonage très rigide
•  Règlements rigide et standard
•  Absence d’outils et d’indications sur les modalités de mise en œuvre
•  Mode de travail en vase clos

Suivi et gestion

•  Absence d’un véritable comité de suivi et d’accompagnement du processus;


•  Problèmes de sélection des BET;
•  Des CPS et TDR identiques (TDR Sommaires et vagues);
•  Maque d’animation et de coordination.
Aspects Institutionnels
•  Multiplicité des acteurs intervenants sans définition claire des responsabilités;

•  Faible engagement des collectivités locales dans le processus;

•  Bureaucratie et lenteur administrative ( un processus long d’homologation);

•  Vision administrative et normative des documents d’urbanisme;

•  Incohérence entre la programmation proposée et celle des départements


locaux;
•  L’absence de projet urbain fédérateur (actions sectorielles ponctuelles à
l'échelle de la ville);

•  Absence de dispositif d’échange et de concertation autour du contenu des


documents d’urbanisme;

•  Manque d’implication des usagers , des ONG;

•  Absence de véritables dispositifs de suivi, contrôle et d’évaluation.


Aspects financiers
•  Manques de moyens financiers pour la mise en œuvre des DU

•  Absence des indications sur les modalités de mise en œuvre


des dispositions des DU ( moyens, coûts et sources de
financements)

•  Absence de véritables montages financiers des projets


proposés par les DU;

•  Insuffisance des moyens budgétaires des services extérieurs


pour la réalisation des équipements,

•  Absence du dispositif d’implication du privé dans le


financement des équipements et infrastructures;

•  Absence de nouveaux dispositifs de mobilisation du foncier


urbain
Urbanisme au Maroc
Politique de la gestion urbaine
1956 Circonscription de l’urbanisme et de
l’habitat (TP)
Direction de l’urbanisme et de l’habitat
1968 (MI)

1972 Ministère chargé de l’Habitat, de


l’Urbanisme et de l’Environnement Charte communale
1985 Direction Générale de l’urbanisme et
l’aménagement du territoire Agence urbaine
Ministère de l’Habitat, de l’Urbanisme,
de l’aménagement du territoire et de
1998 l’Environnement

2002 Ministère chargé de l’Habitat et de


Méfiance et contrôle
l’Urbanisme

2006 Ministère de l’Habitat, de l’Urbanisme


et de l’Aménagement de l’Espace

Un urbanisme hésitant
2012 Ministère de l’Habitat, de l’Urbanisme
et de la politique de la ville

Ministère de l’Urbanisme et de la
2013 l’Aménagement du Territoire
Urbanisme au Maroc

Un urbanisme de réglementation: Dahir du 17 juillet 1992


relatif à l'urbanisme:

Contexte politique, social et urbain entraînant la refonte de la législation


en vigueur et le lancement d’un nouveau arsenal juridique.

Nécessite de l’encadrement de
l’urbanisation

Une politique urbaine Le foncier levier de régulation


sécuritaire Politique et social
Évolution des logiques de réglementation de l’espace

Logique réglementaire Normalisation, contrôle, administrative


La logique dominante

Le document d’urbanisme comme outil de réglementation de sol Lois et


règlements

Logique économique Promotion de l’emploi, de l’investissement et de développement


(dérogation)
Comme outil de développement et de promotion économique Circulaire/commission

Logique environnementale Protection de l’environnement et de développement


durable
Comme outil de promotion de développement durable

Logique de gouvernance Décentralisation, anticipation, concertation

Comme outil de gouvernance et d’échange collectif


d’un urbanisme de zonage à un urbanisme de projet…
L’exemple français en incluant les principes du développement durable En
formalisant des démarches participatives
Urbanisme au Maroc
Projet de code d’urbanisme

Trois principes de bases :


• La concertation et la participation;
• La mixité fonctionnelle et sociale;
• Développement durable.
Volontés :
•  Volonté affirmée de décentralisation et de déconcentration, le
pouvoir de plus en plus dévolu aux collectivités locales et aux
administrations déconcentrées
•  Volonté grandissante d’assouplir le contenu des documents,
d’accélérer leur processus d’approbation et de mise en œuvre

Les nouveaux outils


•  Le schéma directeur d’agglomération
•  Le schéma directeur d’aménagement (territoires à caractère
spécifique)
•  Le plan d'aménagement;
•  Le plan de sauvegarde et de mise en valeur (zone à intérêt
patrimonial et/ou un intérêt paysager ou écologique).
Une diversité de contraintes et de raisons

Complexité de la problématique de la réalisation des doc

Plusieurs dimensions s’interfèrent : d’ordre technique ,


juridique, financier et politique

Se focaliser sur les aspects liés au suivi et conduite du processus


d’élaboration des documents d’urbanisme
PROCESSUS D’ÉLABORATION DES
DOCUMENTS D’URBANISME
PROCESSUS D’ÉLABORATION DES DOCUMENTS D’URBANISME

Trois registres d’analyse du processus

Technique Administratif Politique

Pratiques et Modes de
Compétences et gouvernance, de
méthodes de procédures de suivi
et de conduite partage des
conception des DU responsabilités, de la
concertation
PROCESSUS D’ÉLABORATION DES DOCUMENTS D’URBANISME

Sur la base des orientations de la loi et circulaires

Sur la base de l’analyse des dysfonctionnements constatés


Sur la base de nouvelles orientations du projet de code de
l’urbanisme

Sur la base des expériences étrangères


PROCESSUS D’ÉLABORATION DES DOCUMENTS D’URBANISME

Sur la base des orientations de la loi et circulaires


SCHÉMA DIRECTEUR
D’AMÉNAGEMENT URBAIN
SCHÉMA DIRECTEUR D’AMÉNAGEMENT URBAIN

DÉFINITIONS

¢  Un document prévisionnel et normatif à long terme: 25 ans (Article 3);

¢  Il s’applique à un territoire dont les composantes se développent dans


un cadre des interdépendances économiques, sociales, culturelles,…
(Article 2).

¢  Il fixe les orientations fondamentales de l’aménagement urbain d’une


ou plusieurs communes urbaines et /ou un ou plusieurs centres
délimités et éventuellement une partie ou la totalité d’une ou plusieurs
communes rurales avoisinantes (article 2);

En somme, il s’applique à une agglomération et à sa


zone d’influence directe (Aire urbaine).
SCHÉMA DIRECTEUR D’AMÉNAGEMENT URBAIN

¢  Les critères retenus pour délimiter la zone d’influence directe


des villes sont :
—  la continuité de la surface bâtie ;
—  l’intensité des déplacements journaliers ;
—  les liaisons entre les activités.

o  La zone d’influence directe doit être nettement distinguée :


—  du périmètre d’aménagement qui fixe l’aire d’application du PA;

—  du périmètre urbain qui fixe les limites d’un centre délimité ou d’une
municipalité;

—  de la zone périphérique qui est une limite administrative.

LA ZONE D’INFLUENCE EST PLUTÔT


FONCTIONNELLE
SCHÉMA DIRECTEUR D’AMÉNAGEMENT URBAIN

DÉFINITIONS

¢  Il constitue un cadre de référence pour les investissements


dont il oriente la localisation.

¢  Il n’est pas un document de la planification économique.


Néanmoins, il doit se baser sur une connaissance approfondie
de la base socioéconomique existante et de ses tendances afin
qu’il puisse répondre aux besoins existants et futurs et en
soutenir le développement.

¢  Il comprend une programmation globale du développement


urbain destiné à orienter et à coordonner les programmes
d’action de l’Etat, des collectivités locales et des
établissements et services publics quant à leurs activités
d’aménagement et d’équipement des agglomérations urbaines.
SCHÉMA DIRECTEUR D’AMÉNAGEMENT URBAIN

Les objectifs (article 4 -12/90):


§  Déterminer les choix et les options d’aménagement qui encadrent le
développement harmonieux économique et social du territoire objet
de l’étude ;

§  Déterminer les zones nouvelles d'urbanisation et les dates de leurs


ouvertes à l'urbanisation en préservant notamment les terres
agricoles et les zones forestières dont les limites sont fixées par
décret pris sur proposition du Ministre chargé de l’Agriculture après
avis de l’autorité gouvernementale chargée de l’urbanisme (décret
d’application de la loi d’urbanisme 2-92-832 du 14 octobre 1993);

§  Fixer la destination générale des sols (zones réservées à


l’agriculture, à la forêt, à l’industrie, au tourisme...);
SCHÉMA DIRECTEUR D’AMÉNAGEMENT URBAIN

Les objectifs :
§  Fixer la destination générale des sols en déterminant la localisation :
ü  des zones grevées de servitudes telles que les servitudes non
aedificandi et les servitudes de protection des ressources en eau ;
ü  des sites naturels, historiques ou archéologiques à protéger et/ou
à mettre en valeur ;
ü  Les grands équipements (le réseau principal de voirie, les installations
aéroportuaires, portuaires et ferroviaires, les principaux établissements
sanitaires, sportifs et d'enseignement);

ü  des zones dont l'aménagement fait l'objet d'un régime juridique


particulier.
SCHÉMA DIRECTEUR D’AMÉNAGEMENT URBAIN

Les objectifs :

Le schéma directeur d'aménagement urbain a pour objet également :

o  de déterminer les secteurs à restructurer et/ou à rénover ;

o  de définir les principes d'assainissement et les principaux points


de rejet des eaux usées et les endroits devant servir de dépôt
aux ordures ménagères ;

o  de définir les principes d'organisation des transports ;

o  d'arrêter la programmation des différentes phases de sa mise


en œuvre et de préciser les actions prioritaires à mener, en
particulier d'ordre technique, juridique et institutionnel. 
SCHÉMA DIRECTEUR D’AMÉNAGEMENT URBAIN

COMPOSITION DU SDAU :

Le SDAU comprend :
 

-  des documents graphiques constitués notamment:


•  du plan du SDAU
•  d’une ou de plusieurs cartes d’utilisation des sols et, éventuellement, un
plan de sauvegarde et de mise en valeur du patrimoine historique ;
 

-  un rapport qui:
•  justifie et explique le parti d’aménagement;

•  détermine les mesures à mettre en œuvre pour la réalisation du SDAU;

•  indique les phases d'exécution des dispositions prévues par le SDAU.


SCHÉMA DIRECTEUR D’AMÉNAGEMENT URBAIN

Les intervenants dans le processus d’élaboration du SDAU

Décret n° 2.92.832 (14 octobre 1993) et la Circulaire n°221 du 15 juin 1995

Le Comité central de Suivi du SDAU (CCS)

•  Le projet de SDAU est établi à l’initiative de l’administration (Autorité chargée de


l’urbanisme) avec la participation des collectivités territoriales concernées.
•  L’élaboration du SDAU est assuré par un comité central de suivi (CCS) composé:
ü  des représentants de tous les départements ministériels sauf ceux de la Justice
et des Affaires Étrangères;
ü  les Walis, Gouverneurs des provinces et prefectures concernées;
ü  des Présidents des Conseils communaux,
ü  du directeur des domaines,
ü  du Directeur de l’Agence Urbaine.

•  Le comité peut faire appel à toute autre administration ou personne dont l’avis lui paraît
utile.
•  Le comité central de suivi est présidé par le département ministériel chargé de
l’urbanisme. 
SCHÉMA DIRECTEUR D’AMÉNAGEMENT URBAIN

Quelles sont les étapes du processus d’élaboration du SDAU ?

Circulaire n°221 du 15 juin 1995

•  La première phase consiste en un diagnostic basé sur le recueil des


informations et de données nécessaires;

•  La deuxième phase est relative à l’élaboration du projet du SDAU


(carte de synthèse assortie d’une note de présentation);

•  Le suivi d’élaboration du SDAU est assuré par le Comité central /


Agence Urbaine);

Faibles indications sur le contenu et le déroulement de ces étapes


SCHÉMA DIRECTEUR D’AMÉNAGEMENT URBAIN

Quelles sont les étapes du processus d’élaboration du SDAU ?

Décret d’application et circulaire n°221 du 15 juin 1995

•  La troisième phase englobe les étapes suivantes :


•  Instruction du projet du SDAU par le comité local (CL) dans un délai d’un
mois après sa réception  ;
•  Composition du CL :
•  Le Wali de la région (Président) et Gouverneurs des préfectures et
provinces concernées;
•  Les membres du CTP;
•  Les Présidents des conseils communaux et d’arrondissements
concernés;
•  Les présidents des chambres professionnelles;
•  Le représentant de de la Direction d’Urbanisme;
•  Le Directeur des Domaines;
•  Le représentant de la défense Nationale;
•  Le Directeur de l’Agence Urbaine ( Secrétariat du CL);

•  Le PV du CL doit parvenir au CCS dans un délai de 15 jours après la fin de ses travaux (Art. 6 du
Décret d’application);
•  Prise de décision dans les 25 jours qui suivent la réception des documents du CL (Cir. 221).
SCHÉMA DIRECTEUR D’AMÉNAGEMENT URBAIN

Quelles sont les étapes du processus d’élaboration du SDAU ?

Circulaire n°221 du 15 juin 1995

•  Après prise de décision par le CCS et avant son approbation le projet SDAU
est soumis à l’examen des conseils communaux;

•  Examen du projet du SDAU par les conseils communaux concernés (3 mois) ;

•  Les propositions émises par lesdits conseils sont étudiées par l’autorité
chargée de l’urbanisme (DU);

•  La Direction de l’urbanisme peut organiser des réunions avec chaque conseil


concerné

•  Approbation du SDAU par décret ;


•  Publication du décret d’approbation au bulletin officiel.
SCHÉMA DIRECTEUR D’AMÉNAGEMENT URBAIN

LES EFFETS DU SDAU :

Une fois approuvé, le SDAU est opposable à l’administration, aux collectivités locales ainsi
qu’aux entreprises publiques. Leurs programmes d’activité ainsi que leur réalisation doivent
être conformes aux orientations du SDAU.

Les plans de zonage, les Plans d'aménagement et les Plans de développement des agglomérations
rurales (PDAR) doivent respecter les dispositions des SDAU. Leur fonction doit se limiter à
détailler, dans leur champ territorial d’application, les orientations du SDAU.

Les plans d’aménagement, les plans de zonage et les PDAR applicables à des territoires faisant
l’objet d’un SDAU peuvent continuer à produire leurs effets à condition que leurs dispositions
soient compatibles avec les options du SDAU.

Dans le cas contraire, un arrêté de mise à l’étude est pris un mois au maximum après la date
d’approbation dudit SDAU et qui définira les zones à doter de nouveaux plans d’aménagement.
SCHÉMA DIRECTEUR D’AMÉNAGEMENT URBAIN

LES EFFETS DU SDAU :

Lorsqu’il n’existe pas de plan d’aménagement ou de plan de zonage, tout projet de

lotissement ou de construction ne peut être autorisé s’il n’est pas compatible avec les

dispositions édictées par le SDAU concernant les zones nouvelles d’urbanisation et la

destination générale des sols.

Cette disposition est très importante, puisqu’elle rend directement opposable le SDAU

aux particuliers
SCHÉMA DIRECTEUR D’AMÉNAGEMENT URBAIN
(Rabat-Salé)

Principaux objectifs :
•  Maîtriser le développement urbain, en favorisant la construction de
logements et en freinant la spéculation foncière ;
•  Organiser la défense des sites et paysages et des ressources
naturelles, en particulier les nappes phréatiques ;
•  Améliorer la circulation et les transports.
SCHÉMA
SCHÉMADIRECTEUR
DIRECTEURD’AMÉNAGEMENT
D’AMÉNAGEMENTURBAIN
URBAIN
(Rabat-Salé)
Développement urbain, le SDAU préconise :

•  le développement linéaire le long de la côte;


•  la création de villes nouvelles situées sur les axes de liaison;
•  Renforcement du rôle de la ville de Témara;
•  l’extension urbaine de quelques sites : Bouknadel, Skhirat et Bouznika.
(accueillant chacune une population de 20.000 habitants pour 2007).
SCHÉMA DIRECTEUR D’AMÉNAGEMENT URBAIN
(Rabat-Salé)
Voiries et infrastructures :
•  l’élargissement de l’emprise de la route côtière;
•  L’aménagement de l’avenue de la Victoire ;
•  La création des rocades interne et externe (voie de
contournement)
SCHÉMA DIRECTEUR D’AMÉNAGEMENT URBAIN
(Rabat-Salé)

Environnement et milieux naturels :

•  La préservation des séparations naturelles existantes constituées par


les oueds entre Rabat, Salé, Témara et Skhirat ;
•  La délimitation de zones forestières ou agricoles à protéger ;
•  Le maintien d’une ceinture verte entre Rabat et Témara et entre Salé
et Bouknadel ;
•  La protection de la forêt de la Mamora et du littoral.

Opérations majeures d’aménagement

•  L’aménagement du Bou Regreg;


•  L’aménagement de la corniche ;
•  L’aménagement du plateau de Akrach;
•  La création d’un parc industriel à Salé.
SCHÉMA DIRECTEUR D’AMÉNAGEMENT URBAIN
(Rabat-Salé)

"   Protection du patrimoine naturel


"   Aménagement de la Corniche;
"   Aménagement du Bouregreg;
"   Urbanisation du plateau Akrach;
"   Création d’un parc industriel à Salé;
"   Aménagement de l’Avenue de la victoire;
"   Création des rocades internes et externes;
LE SOFA : ORIENTATIONS MAJEURES

126
DYNAMIQUE SPATIALE
EXEMPLE DE SDAU
PLAN D’AMÉNAGEMENT
Introduction

•  Le PA est le document d’urbanisme réglementaire qui


définit le droit d’utilisation du sol à l’intérieur des
territoires auxquels il s’applique.
 
•  C’est l’instrument qui transforme les orientations du
SDAU, lorsque celui-ci existe, en prescriptions légales
opposables à l’Administration et aux tiers.

•  Le PA est établi, le cas échéant, sur la base du plan de


zonage et compte tenu des orientations du SDAU.
Champ d’application :

Le plan d’aménagement peut être établi pour :


•  Tout ou partie d’un des territoires désignés au premier alinéa de
l’article premier de la loi 12-90, c’est-à-dire :

ü  les communes urbaines


ü  les centres délimités ;
ü  les zones périphériques des communes urbaines et des
centres délimités ;
ü  les groupements d’urbanisme
concernant ce point, la loi précise qu’un plan d’aménagement
ne pourra être établi pour une partie d’un groupement
d’urbanisme que si ledit groupement est doté d’un Schéma
Directeur d’Aménagement Urbain.

•  Tout ou partie du territoire d’une ou plusieurs communes rurales,


ayant une vocation spécifique;
Objet et contenu du plan d’aménagement :
Objet :

Conformément aux dispositions de la loi, l’objet du plan d’aménagement


porte sur la définition de tout ou partie des éléments suivants (art.19) :

•  L'affectation des différentes zones suivant l'usage principal qui doit


en être fait ou la nature des activités dominantes qui peuvent y être
exercées telles que zone d'habitat, zone industrielle, zone
commerciale, zone touristique, zone maraîchère, zone agricole et zone
forestière ;

•  Les zones dans lesquelles toute construction est interdite ;

•  Les limites de la voirie (voies, places, parkings) à conserver, à modifier


ou à créer;

•  Les limites des espaces verts publics (boisements, parcs, jardins), des
terrains de jeux et des espaces libres divers tels que les espaces
destinés aux manifestations culturelles et folkloriques, à conserver, à
modifier ou à créer ;
Objet et contenu du plan d’aménagement :
Objet :

•  Les limites des espaces destinés aux activités sportives à créer


conformément aux dispositions de l'article 61 de la loi n° 06.87
relative à l’éducation physique et aux sports promulguée par le dahir n
°1.88.172 du 13 chaoual 1409 (19 mai 1989), et les limites des
mêmes espaces à conserver ou à modifier ;

•  Les emplacements réservés aux équipements publics tels que les


équipements ferroviaires et leurs dépendances, les équipements
sanitaires, culturels et d'enseignement ainsi que les bâtiments
administratifs, les mosquées et les cimetières ;

•  Les emplacements réservés aux équipements collectifs et installations


d'intérêt général dont la réalisation incombe au secteur privé tels que
centres commerciaux, centres de loisirs ; 
Objet et contenu du plan d’aménagement :
Objet :

•  Les quartiers, monuments, sites historiques ou archéologiques, sites et


zones naturelles telles que zones vertes publiques ou privées à protéger
ou à mettre en valeur pour des motifs d'ordre esthétique, historique,
culturel, et éventuellement les règles qui leur sont applicables ;

•  Les règles d'utilisation des sols et les règles applicables à la


construction, notamment les hauteurs minima ou maxima du bâtiment et
de chacune des parties, le mode de clôture, les conditions
d'implantation et d'orientation des immeubles, les parkings couverts ou
non, les distances des bâtiments entre eux, le rapport entre la surface
constructible et la surface totale du terrain, les servitudes
architecturales ;

•  Les servitudes établies dans l'intérêt de l'hygiène, de la circulation,


de l'esthétique, de la sécurité et de la salubrité publique et
éventuellement les servitudes découlant de législations particulières ; 
Objet et contenu du plan d’aménagement :

Objet :

•  Les zones à ouvrir à l'urbanisation suivant une périodicité


déterminée ;

•  Les périmètres des secteurs à restructurer et des secteurs à


rénover ;

•  Les zones dont l’aménagement fait l’objet d’un régime juridique


particulier.
Objet et contenu du plan d’aménagement :

Contenu :

Le plan d’aménagement est composé:

Ø  d’un ou de plusieurs documents graphiques (plans)

Ø  d’un document écrit (règlement) définissant les règles


d’utilisation du sol, les servitudes et autres obligations
imposées en vue de la réalisation d’un aménagement ordonné
et cohérent ainsi que les règles de construction applicables
à la zone concernée (art. 20).

Ø  D’un rapport justificatif précisant, entre autre, les choix


d’aménagement
Processus d’élaboration des documents d’urbanisme

Quelles sont les étapes du processus d’élaboration du PA ?

D’autres des étapes en amont et en aval sont le produit d’une ingénierie administrative qui donne lieu à une
diversité de pratiques

Au niveau de la pratique

Initiation Conception Instruction/validation Mise en œuvre

Etapes administratives ( préparation, évaluation suivi/gestion) ,

Étapes techniques ( étapes de conception, ,)

Étapes opérationnelles ( étapes de mise en œuvre,)


Processus d’élaboration du PA

Six étapes principales

Préparation/initiation

Lancement/définition

Phases thématiques Conception/projection

Approbation et validation

Mise en œuvre

Phase transversale Suivi et gestion


La phase de préparation et d’initiation

Une phase stratégique de définition des besoins , des objectifs et des attentes, de
clarification du dispositif de suivi et de pilotage, de mise en place de mesures
préparatoires, de prévoir et d’organiser le déroulement du processus

Objet

Elle englobe toutes les mesures préparatoires et préliminaires avant le lancement officiel
du document d’urbanisme

Objectif

assurer les conditions logistiques, techniques et organisationnelles nécessaires pour un


bon lancement du PA

Constat

une phase mal négociée et gérée, courte avec l’absence d’une réelle stratégie de
concertation
Qui est habilité à initier un PA ?

De par la législation
Le département de l’urbanisme ou l’administration avec la participation de la
commune concernée

Article 23
Le projet de plan d’aménagement est établi à l’initiative du département
chargé de l’urbanisme en participation avec les communes concernées, sous
réserve des attributions dévolues en la matière aux agences urbaines par la
législation en vigueur

Le décret d’application de la loi a précisé quelle administration (agence urbaine)


pouvant initier un PA mais il a passé sous silence sur le terme de participation

Quelle sens à donner au terme « participation » ?

Le terme participation est une notion « valise »

- Collaboration?
- Implication/engagement ?
-  Consultation?
- Participation obligatoire ou facultative?
Qui est habilité à initier un PA ?

La commune : un rôle secondaire de par la loi

Quelle soit effective ou facultative , la participation des collectivités locales est placée,
par la loi, en second plan.

Un rôle confirmé par la pratique courante

La commune est rarement l’initiatrice de PA. C’est l’affaire des Agences Urbaines,
de l’administration. La gestion de l’espace est une affaire publique. (la
problématique de la décentralisation, de la gouvernance)

PA = plan de zonage ≠ projet de ville

un PA est un projet de ville à long terme, un instrument de gestion de développement


urbain qui engage les élus et les citoyens
- La commune qui s’occupe de la gestion urbaine, de contrôle et suivi des dossiers
de construction, la plus proche du terrain , de la réalité locale ( la mise en oeuvre)
Etablissement du PA:

Arrêté de mise à l’étude (article 21 loi 12-90)

•  Préalablement à l'établissement d'un plan d'aménagement, un arrêté dit


"arrêté de mise à l'étude du plan d'aménagement" peut fixer les limites
du territoire pour lequel l'étude du plan d'aménagement est envisagée.

•  Le Président du conseil communal édicte, de sa propre initiative ou sur


demande de l'administration (l'agence urbaine), l'arrêté de mise à
l'étude après délibération dudit conseil.
Effet de l’arrêté de mise à l’étude

Cet arrêté a effet pendant six mois à compter de la date de sa


publication au Bulletin officiel;

Il peut être renouvelé une seule fois pour une période d'égale durée;

Dès sa publication, le président du conseil communal sursoit à statuer


sur toutes les demandes d'autorisation de lotir, de créer un groupe
d'habitations ou de construire dans le territoire concerné;

Toutefois, il peut délivrer des autorisations de lotir, de créer des


groupes d'habitations ou de construire, après accord de l,Agence
Urbaine, si le projet est compatible avec les dispositions du schéma
directeur d'aménagement urbain et, à défaut d'un schéma directeur,
s'il est compatible avec la vocation de fait du secteur concerné;
Par contre

Dans la législation française ( le modèle marocain d’inspiration)

La loi SRU (2000) entérine une volonté politique affirmée de décentralisation, de


démocratie locale et de développement durable

Le rôle central de la commune

L’initiation des documents d’urbanisme est l’affaire exclusive de la commune, du


conseil communal avec l’appui et le soutien de l’administration

La formule est totalement inversée dans le cas marocain


La phase de préparation et d’initiation

De par la loi

Une phase occultée par la législation en vigueur

Simple indication sur l’initiation du document d’urbanisme

Le contenu, les modalités d’exécution de cette phase, les mesures


préparatoires à mener ne sont pas indiqués

Des modes de faire arbitraires et expéditifs

Dans la pratique

-  Phase surmontée pour passer à la phase de la présentation de la commande


-  Quelques préparatifs en interne par les services de l’agence urbaine
- Sans une véritable opération de concertation et d’échange à l’échelle locale
-  Absence de dispositifs ad-hoc de pilotage ( simple cadre ou chef de services)
Le projet de code de l’urbanisme

Dans le projet de code de l’urbanisme on trouve des indications sur les formes de
concertation à engager avant le lancement effectif du document d’urbanisme

La commune/ concertation

Préalablement à l’élaboration du schéma directeur d’agglomération et PA, la commune


prend toutes les dispositions nécessaires pour inviter le public, notamment les associations de
quartier, les syndics de propriétaires et les corps professionnels ainsi que les partenaires
concernés à faire connaître, dans un délai de deux mois, leurs préoccupations et attentes sur le
territoire soumis à l’étude.
Dans la législation française ( pour les PLU)

La prescription du conseil municipal

Cette phase d’initiation est baptisée « prescription » du maire englobant tous


ces dispositifs préliminaires de préparation de dossier de PLU avant son lancement
effectif

Les échanges préliminaires de concertation

Cette prescription du PLU, signifiant la décision l’élaboration du document, est


précédée par un ensemble d’échanges de concertation à l’échelle communale et
au niveau des divers services de la ville

Pour lancer le PLU une délibération du conseil municipal est obligatoire (art L
123-6). Cette délibération de prescription précise notamment les " modalités de
la concertation ".
La phase de prescription = la phase de préparation inclut un ensemble de dispositifs

Délibérations communales et concertations

Il s’agit des échanges de discussion et de concertation qui se font au niveau du conseil


municipal mais aussi au niveau de la ville

Deux types de concertation sont prévus en amont du processus :

Concertation institutionnelle consiste à réunir au sein de « groupes thématiques » sectoriels les grands
partenaires institutionnels publics et privés pour réfléchir aux enjeux d’urbanisme et à débattre des
orientations réglementaires

- Concertation locale qui sollicite les conseils de quartiers afin de recueillir leur avis ainsi que leurs
propositions concrétés d’aménagement.

Le porter à connaissance de l’État

Ce sont l’ensemble des politiques sectorielles et des schémas d’aménagement touchant la


zone en question qui sont transmis par les autorités concernées

L’évaluation environnementale

C’est une étude préalable sur les incidences que peut avoir le lancement du PA sur
l’environnement et les mesures à mettre en place pour les atténuer

PHASE DE LANCEMENT

PHASE DE LANCEMENT

Elaboration du cahier des prescriptions spéciales (CPS) et


termes de référence (TDR)

Appel d’offres

Evaluation des offres


PHASE DE LANCEMENT

Elaboration du cahier des prescriptions spéciales (CPS)

Un document contractuel entre le client et le prestataire


(obligation/devoir).

Il fixe les conditions dans lesquelles sera effectuée l’étude

Pour la sélection d’un BET


•  Il précise les attentes des élus en terme de résultats et d’études;

•  Il permet aux prestataires de saisir l’étendue de la mission et de


faire une proposition adaptée;

•  Il fixe une grande partie des modalités de travail entre MO et


BET retenu.
PHASE DE LANCEMENT

Phase administrative du CPS

• Conforme aux textes en vigueur régissant la passation des marchés;

• Clair pour qu’il soit compris par les soumissionnaires;

• Précis car il définit les responsabilités et les missions de la commande

• Cohérent : entre les dispositions techniques, les moyens de financement et


les délais impartis.
PHASE DE LANCEMENT

Elaboration du cahier des prescriptions spéciales et son règlement

Phase administrative Phase technique

Agence urbaine (DAF)ou DU Agence urbaine ou DU


et Finances (DE)

Faire référence aux textes


Objectifs et élaboration des
en vigueur pour la passation
TDR
des marchés

Opter pour un travail d’équipe


PHASE DE LANCEMENT

Phase administrative du CPS

Quelques articles composant le CPS


Le CPS est composé en principe de 9 points :

1. Objet de la mission: SDAU, PA, PDAR;


2. Aire de la zone d’étude (secteur, commune, conurbation,…) ;
3. Mode de passation : appel d’offres ouvert sur offres de prix, appel
d’offres restreint ou entente directe (convention??);;
4. Maitre d’ouvrage : (AU/ DU ou CU/CR);
PHASE DE LANCEMENT

Phase administrative du CPS

Quelques articles composant le CPS

5. Documents à fournir au BET;

6. Missions et leur contenu;


7. Rendus et modalité de paiement;
8. Délais et pénalités
9. Règlement de consultation
PHASE DE LANCEMENT
Phase administrative du CPS

•  Préciser les missions, les documents à fournir par le titulaire et fixer le


délai de leur exécution de l’étude en général et pour chaque phase de
l’étude (Délai d’instruction des documents par l’administration).

Phase Document Mission Désignation Délai en


mois
1 Méthode
d’approche
1 Cadrage général de l'étude. 1

Diagnostic 2 Diagnostic , synthèse, cartes, 3


plans,… (réunion, atelier,…)

2 Elaboration PA 3 Rapport justificatif, règlement


d’aménagement et plan graphique
3

du PA (CTL)

3 Stratégie de mise
œuvre
4 Introduction du projet PA et la
stratégie de mise en œuvre (CC).
2

Dossier final 5 Restitution des documents 1


finalisés du PA

•  Arrêter les modalités de la sous-traitance :la sous-traitance ne


peut porter sur la totalité du marché, ni sur sa phase importante du
marché .
PHASE DE LANCEMENT

Phase administrative du CPS

•  Modalités de paiement :

•  Rapport méthodologique : 15 %;

•  Diagnostic et orientations stratégiques : 30 % ;

•  Plan d’Aménagement : 35 %;

•  Stratégie de mise en œuvre : 15 %;

•  Dossier complet de l’étude : 05 %.


PHASE DE LANCEMENT

Termes de référence (TDR)

Objectifs des TDR

Les TDR permettent au commanditaire de passer une commande à un


prestataire , et de lui expliquer ce qu’il veut et pourquoi il le veut.

Implication des acteurs locaux et


Connaissance parfaite de la
partenaires dans la rédaction des
zone d’étude
TDR

Cibler les objectifs et les lignes


directrices de l’étude
PHASE DE LANCEMENT

Termes de référence (TDR)

Les conditions des TDR

• Clairs : le prestataire doit pouvoir comprendre la commande avant de la


satisfaire :

• Fidèles : les TDR traduisent effectivement les attentes du commanditaire et


informent objectivement les candidats à la prestation, de l’action à mettre
en œuvre et de son contexte ;

• Complets : les TDR doivent inclure tous les éléments nécessaires à la


rédaction d’une note méthodologique de qualité irréprochable ;

• Cohérents : les objectifs de l’action doivent être cohérents entre eux et


avec les moyens à mettre en œuvre pour la réaliser.

Des TDR clairs, précis et détaillés, connus et acceptés par tous,


facilitent ensuite grandement la réalisation de l’activité, réduisent les
risques de malentendus et favorisent l’utilité de l’activité en facilitant
l’acceptation des résultats.
PHASE DE LANCEMENT

Termes de référence (TDR)

Le contenu des TDR

• Une présentation générale de l’aire de l’étude:


•  Présentation rapide du contexte (Délimitation administrative, Aire
d’étude, caractéristiques de la Commune,…)

•  Description détaillée de la prestation;

•  Présentation des attentes du commanditaire et des objectifs à


atteindre, les références constitutives de l’action) ;

• Des précisions sur le contenu de la commande (Secteurs et thématiques


à analyser dans l’aire de l’étude à mener, les méthodes à utiliser,…) ;

• La précision de la compatibilité et la pertinence de l’étude avec les


documents régionaux et nationaux.
PHASE DE LANCEMENT

Termes de référence (TDR)

Les objectifs doivent être simples, clairs et « mesurables ».


Comment les formuler?

• Clarifier les attentes des acteurs et des partenaires ;

• Traduire les attentes en objectifs;

• Eviter d’être trop long ;

• Hiérarchiser les objectifs ;

• Décliner chaque objectif en questions spécifiques (2 à 3 questions) ;

• Vérifier la cohérence entre les attentes et les moyens à mettre en œuvre.


PHASE DE LANCEMENT

Termes de référence (TDR) exemple de Paris

Le projet de ville de Paris s'articule autour de trois objectifs indissociables :


Améliorer le cadre de vie de tous les Parisiens, en l'intégrant dans une conception
de développement durable de l'urbanisme :
- diminuer les nuisances quotidiennes de toute nature (pollutions de l'eau, de l'air et des
sols, bruit),
- défendre une nouvelle conception de la ville en matière de déplacements,
- réaliser davantage d'espaces verts,
- préserver le patrimoine architectural et urbain.
Réduire les inégalités pour un Paris solidaire :
- mettre en œuvre une nouvelle politique de l'habitat offrant une meilleure mixité sociale,
- créer des équipements de proximité,
- adapter le temps de la ville aux temps qui rythment la vie des citadins (temps de travail,
parental, de consommation, de déplacement et de loisirs),
- défendre le commerce de proximité et la diversité commerciale.
Développer la coopération intercommunale et affirmer les fonctions de Paris
métropole au cœur de son agglomération :
- couverture sur certaines portions du boulevard périphérique,
- aménagement des portes de Paris,
- réalisation d'un tramway sur le boulevard des Maréchaux,
- développement économique de nouveaux secteurs, en liaison avec les communes
limitrophes.
- développement de programmes participant au rayonnement intellectuel et culturel de la
capitale : création de pôles universitaires importants à Paris-Rive-Gauche et dans le nord-
est parisien (le Plan Universités pour le 3ème Millénaire).
PHASE DE LANCEMENT

Termes de référence (TDR) exemple du Maroc

ARTICLE 8 - OBJECTIF DE L’ETUDE


L’élaboration d'un nouveau plan d’aménagement « PA » de la Commune
Urbaine ………..adapté aux spécificités local permettent de déclencher
une dynamique de mise à niveau globale et de proposer une
réglementation souple et fiable.
Le plan d’aménagement doit s’inscrire dans une logique de projet de
ville, susceptible d’aboutir, selon une démarche de planification
stratégique participative, à :
• un développement durable du territoire qui assure une
conception rationnelle et diversifiée de l’espace, une
préservation des espaces naturels et paysagers, et un
équilibre entre les différents milieux ;
•  une réduction des disparités territoriales et sociales
renforçant la mixité sociale, la diversité urbaine, une qualité
de l’habitat et des espaces publics ;
• une cohérence des différentes politiques en matière
d’habitat, de développement économique et de transports
et déplacements.
Termes de référence (TDR) exemple du Maroc

Cette nouvelle conception du PA devrait s’appuyer sur un ensemble


de principes parmi lesquels :

Les options d’aménagement doivent être axées sur une démarche


participative intégrant :

• Les objectifs fixés par l’Etat en matière de développement et de


mise à niveau de cette Préfecture ;

• Les besoins identifiés par l’émergence des grands projets de manière


à accompagner leur mise en œuvre ;

• La vision de la société civile ;

• Le Plan Communal de Développement.

Cette démarche permettra ainsi, l’élaboration d’un support de


planification fixant les modes d’utilisation de l’espace en respectant
les vocations de la Commune, en tenant compte de ses potentialités
(actuelles/futures) et en palliant les dysfonctionnements majeurs.
PHASE DE LANCEMENT

Termes de référence (TDR)

Les profils des consultant /Expertise requise

• Les TDR indiquent :


•  le nombre d’experts requis;
•  leurs qualifications ;
•  leurs expériences;
•  une attention particulière doit être accordée aux compétences
et au profil du chef de mission.

La liberté peut être donnée au bureau d’études ou au chef de mission de


faire une proposition en indiquant un nombre de jours /experts maximum.

Lieu/Période/ Durée/ Calendrier / Chronogramme des activités


PHASE DE LANCEMENT
RÈGLEMENT DE CONSULTATION

Les modalités d’évaluation des offres:

Le Règlement est mis à disposition des candidats pour qu’ils puissent


produire une proposition adaptée à la grille d’évaluation /
d’appréciation .
Les critères d’évaluation des offres

• Expérience du BET;

• Qualité de l’équipe d’encadrement;

• Note méthodologique générale.


PHASE DE LANCEMENT
RÈGLEMENT DE CONSULTATION

Les modalités d’évaluation des offres:

Les critères d’évaluation des offres

• Expérience du BET (sur30 points): (ancienneté :10 points , référence :15 points
et matériels : 5 points);

• Qualité de l’équipe d’encadrement (sur 30 points): (chef de projet : 10


points et l’équipe 20 points);

• Note méthodologique générale (sur 40 points): problématique (10 points),


méthodologie (20points), grands traits stratégiques (10 points).
PHASE DE LANCEMENT
RÈGLEMENT DE SÉLECTION

Les modalités d’évaluation des offres:


Constitution d’une commission d’évaluation:
• Maitre d’ouvrage;
• Représentants de certaines administrations;
• Représentant des finances ;
• Représentant de la commune concernée.

Constitution d’un comité d’examen des offres techniques:


• Maitre d’ouvrage;
• Représentant de certaines administrations
• Représentant de la commune concerné.

Validation par la commission d’évaluation


PHASE DE LANCEMENT
RÈGLEMENT DE SÉLECTION

Les modalités d’évaluation des offres:

A l’issu de l’évaluation des offres technique, tout soumissionnaire


présentant une note technique inférieure à la moyenne de 65 /100 points
sera éliminé.

Sera déclaré attributaire, le soumissionnaire le moins disant.

Dans le cas où l’offre du moins disant est très inférieur à la valeur


estimative de l’étude, le MO peut lui demander des justifications.

Les appels d’offres infructueux (la valeur estimative de l’étude est


sous estimée)

PHASE DE CONCEPTION

La phase de conception

C’est la phase d’élaboration du diagnostic permettant de définir les enjeux , d’identifier


les atouts et contraintes et dégager les orientations d’aménagement.

Objet

Elle comporte toutes les études générales et thématiques à conduire sur le terrain ainsi
que les analyses prospectives pouvant déboucher sur des stratégies et les options
d’aménagement

Objectif

Ressortir les enjeux (atouts et contraintes) pour pouvoir identifier les pistes
d’aménagement

Constat

Des études sommaires ou descriptives, sans hiérarchisation des enjeux et des problématiques
avec des programmations non fondées conduisant à des orientations d’aménagement non
pertinentes
La phase de conception

Diagnostic Options d’aménagement Stratégie de mise en œuvre Plan et règlement dossier du PA

L’ensembl C’est l’analyse Elle définit le plan La projection spatiale La préparation du


e d’études prospective et d’action pour la mise et la réalisation d’un d o s s i e r d e
et programmatique en œuvre des options r è g l e m e n t présentation du PA
d’investiga permettant de ressortir et des orientations d’aménagement p o u r s o n
tions les options d’aménagement définissant le zonage homologation
permettant d’aménagement et réglementant
de ressortir l’usage du sol
les enjeux
de territoire

Étape transversale d’animation , de validation et de concertation

Les différentes étapes doivent être jalonnées par des actions


permanentes de diffusion, de communication et de partage du
diagnostic avec les acteurs et le grand public ( ateliers, exposition,
débats publics, etc)
La phase de conception

Le diagnostic c’est quoi ?


Il représente une démarche orientée, associant radiographie de l'existant, démarche de
prospective et mise en perspective des résultats.

Analyse orientée vers l’action


Il est défini comme le fait de chercher à savoir, d’analyser dans le but de trouver la
solution, le remède ;
« c’est l’évaluation d’une situation donnée, en vue de guider l’action »

Une analyse ciblée et pertinente


Ce n’est pas une monographie qui dresse un état de lieu exhaustif et descriptif d’un
territoire (accumulation de données) mais une analyse plutôt ciblée, qualitative et
calée sur les thématiques les plus pertinentes du territoire analysé

Une analyse articulée et systémique


Ce n’est pas une analyse thématique ou sectorielle mais essentiellement une analyse
transversale qui articule les différentes dimensions d’un territoire pour en ressortir les
enjeux, les atouts et contraintes ( le territoire comme système)

L’ objectif n’est pas d’apporter une réponse précise à un problème donné ou à une problématique
particulière, mais de trouver la réponse la mieux adaptée à un ensemble de problèmes qui
interagissent entre eux.
La phase de conception

Un bon diagnostic doit être partagé, croisé et interactif avec les acteurs

Les acteurs locaux sont les meilleurs connaisseurs du terrain, il faut les impliquer, les
concerter, les mettre en discussion. Le BET doit susciter le débat et croiser les points de
vue.

D’un consultant connaisseur au consultant animateur

Le diagnostic ne se fait pas dans les bureaux mais sur le terrain et en contact
permanent avec les divers acteurs locaux
Diagnostic pertinent

C’est une articulation de trois dimensions

Espace Acteurs Temps

•  Fonctionnement et •  Usage et pratiques spatiales et Tendances d’évolution,


organisation spatiale, sociales; ruptures constatées,
•  Articulation, répartition •  Politiques publiques sectorielles
territoriale,
•  Stratégies d’action
•  Perceptions, conflits, attentes,
visions

Analyse spatiale Analyse sociopolitique Analyse prospective

Exige une connaissance pluridisciplinaire


Deux techniques de conduite de diagnostic

AFOM : Atouts‐ Faiblesses et Opportunités‐Menaces

L’intérêt de La méthode AFOM: aller à l’essentiel, orienter l’action, ciblant les


acteurs

Elle dégage les atouts et les faiblesses de la commune, ce qui facilite la


définition des enjeux et des objectifs pour l’aménagement de l’espace

Définition des priorités et hiérarchisation des enjeux

Ressortir les indicateurs pertinents servant au travail ultérieur de projection


spatiale
Une autre démarche faite par et avec les acteurs locaux

Diagnostic Participatif

Placer les acteurs au cœur du diagnostic

Elle consiste à impliquer les acteurs dans l’élaboration de diagnostic ( permettre


une appropriation du diagnostic et ses orientations d’aménagement

Diverses formes d’interfaces


Différentes techniques d'association de ces acteurs peuvent être combinées
(consultation par enquête, concertation dans le cadre de réunions de travail,
groupes thématiques, ..focus groupes .)

Groupes thématiques
La mise en place des groupes thématiques « multi profils » animé par des consultants
animateurs sur divers thèmes du diagnostic s’inscrit également dans cette optique

Diagnostic territorial et expression des enjeux


stratégiques (pas de monographie)
LES THÈMES DU DIAGNOSTIC :

—  Milieu physique (géologie, topographie, climat,…);

—  Peuplement, évolution de la population, densité, solde migratoire,…;


—  Activités économiques (commerce, services, industrie, agriculture,…);
—  Habitat (morphologie urbaine, type d’habitat, mixité sociale, ...),
—  Equipements et infrastructures;
—  Déplacements et mobilité (localisation des extensions urbaines et des
équipement divers, diversifications des modes de déplacement,
desserte des quartiers nouveaux, stationnement, minimisation des
besoins de déplacements de proximité...)
LES THÈMES DU DIAGNOSTIC :

§  Protection des milieux naturels et de la biodiversité,

§  Protection et la gestion de la ressource en eau (protection de la


ressource, économie sur les prélèvements, qualité des rejets,...),

§  Préservation et la mise en valeur des paysages et du patrimoine,

§  Prévention des risques et des nuisances;

§  Foncier (statut, parcellaire,…);

§  Gestion communale.
Analyse des données:
•  Combinaison et croisement des données cartographiques et
alphanumériques:

¢  Densité / structure urbaine;


¢  Forme urbaine /espaces publics

¢  Lieux de résidence et lieux d’emploi;

¢  Réseau de voirie et transport/ structure urbaine;

•  Réalisation du POS;

•  Délimitation des zones structurantes de l’espace étudié.


PA découle d’une planification stratégique :
¢  Le diagnostic établi de façon à permettre de formuler une vision ;

¢  La vision décrit une situation idéale ou souhaitée à laquelle aspire la


collectivité (ambitieuse et réalisable);

¢  La vision reste proche de la réalité.


Planification
Vision
stratégique
PA découle d’une planification stratégique :
¢  La vision est l’expression d’un projet de société commun (projet
de ville) dont le rôle est double:

¢  outil qui permet la lisibilité et la communication des prescriptions


d’urbanisme;

¢  démarche d’analyse urbaine visant à faire émerger la qualité des


espaces urbains et aidant à formaliser des idées sur le devenir
de la ville objet de l’étude
PA découle d’une planification stratégique :
¢  La vision exprime un futur lointain (30 à 40 ans) dépassant la durée
d’un plan d’aménagement (10 ans)

Continuité, durabilité et persévérance


Adaptation Adaptation

PA 10 ans PA de 20 ans PA de PA
30 ans
fondateur consolidation confirmation d’épanouisse
ment

Vision à long terme


PHASEDE
LE CONTENU DELALANCEMENT
PROGRAMMATION
Le PA, devrait traduire les orientations des études
socioéconomiques

¢  Faire émerger les objectifs du conseil communal en matière de


développement économique, d’aménagement de l’espace, d’environnement,
d’équilibre social de l’habitat, de transports, d’équipements et de services;

¢  Etudier la cohérence entre les superficies à ouvrir à l’urbanisation, les


potentialités offertes par le renouvellement urbain et les objectifs de
croissance démographique de la commune ;

¢  Etudier la cohérence entre ZUN et les infrastructure de base (voirie,


assainissement,…);

¢  Recenser tous les projets publics ou privés pouvant avoir une incidence sur
le développement de la ville et du territoire.
Composition du plan d’aménagement
Si les phases précédentes mettaient en œuvre principalement
l’esprit scientifique et philosophique de l’urbanisme, la composition
du PA réclamerait l’intuition et innovation.
L’urbaniste doit être un artiste cultivé.
n  Comment réunir en une seule composition une multitude de
projets épars (extension d’un quartiers, construction d’un
hôpital, création d’une zone d’activités, construction des
routes, des ponts,… ?

n  Avoir la capacité de détecter les erreurs des études effectuées;

n  Mettre en exergue les opportunités latentes;


Composition du plan d’aménagement

n  Ilne s’agit pas d’une mosaïque de conceptions diverses, mais d’une


orchestration de partitions fort différentes au départ;
n  Il
s’agit de traduire géographiquement les activités sur des lieux
adéquats et précis ;
n  Il
s’agit de tisser la relation entre l’homme et son espace dans la
cohérence et l’interaction adéquates;
n  Ils’agit de considérer l’espace public comme lieu de liaison et de
transformer les groupes de bâtiments comme lieux de communautés
ou de fonctions spécifiques.

L’urbanisme est un art de stratège beaucoup plus qu’un art


de maçon, un art de distribution d’activités (d’hommes) sur
des surfaces.
Le contenu de la programmation
La programmation des équipements et infrastructure doit être fondée sur :

- Une connaissance parfaite de la réalité locale et son évolution ( l’intérêt d’un


bon diagnostic)

d’une connaissance des capacités financières de la commune

- D’une étude préalable du système foncier local ( les réserves foncières


disponibles)

d’une concertation étroite avec les différents départements sectoriels

Nouveaux modes de programmation : intégration du secteur privé ( équipement


intégré) , des équipements partagés ( plusieurs départements) adaptées à la
réalité locale

Maitrise efficace des échelles territoriales (arrondissement, commune,…)

Equilibre entre répartition / proximité (distance/temps)


La liste des équipements dont les normes sont formalisées par la circulaire ministérielle

Quelques équipements de proximité

Type Equipements de proximité

Ecole primaire
Equipement d’enseignement Collège
Lycée

Equipement de santé Centre de santé urbain

Maison de jeune
Equipement de jeunesse et de
Foyer féminin
sport
Terrains de sport
Moquée de quartier
Equipement religieux
Mosquée du vendredi
Grand Jardin
Espace vert et espace de jeux
Petit jardin
Four
Equipements commerciaux Hammam
Marché couvert
Poste de police de proximité
Equipement de sécurité
Arrondissement de police
Densité 200 logements à l’hectare
Seuil maximum
Distance ou Temps Surface Nbre de Taille des lotissements (superficie en ha) < ou = à 1 1< ou = à 5 5< ou = à 10 10<ou = à 20 20<<ou = à 50 > à 50
Critères de
de desserte minimale niveaux
Equipement programmation Seuil de population (hab.)
< ou = à
1000
< ou = à
5000
< ou = à
10.000
< ou = à
20.000
< ou = à
50.000
Plus de
50.000
Equipements
Ecole primaire 1,5 km 20 mn 8000 hab 4000 m² R+2
Petit jardin ● ● ● ● ● ●
Four ● ● ● ● ● ●
Collège 2,25 km 30 mn 16.000 hab 9000 m² R+3
Hammam ● ● ● ● ● ●
Lycée 2,25 km 30 mn 32.000 hab 10.000 m² R+3 Mosquée de quartier ● ● ● ● ● ●
Poste de police de proximité ο ● ● ● ● ●
Centre de Santé Ecole primaire ● ● ● ●
2 km 30 mn 30.000 500 m² R+1
Urbain Maison du service Public ● ●
Collège ● ● ● ●
1,5 à 2,25 20 à 30
Maison de jeune 20.000 600 m² R+2 Mosquée du vendredi ● ● ● ●
km mn Arrondissement de police ο ● ●
1,5 à 2,25 20 à 30 Lycée ● ● ●
Foyer féminin 20.000 600 m² R+2
km mn Maison de jeunes ο ● ● ●
Foyer féminin ο ● ● ●
Mosquée de
300 m 5 mn variable 200 m² R.D.C Terrain de sport ● ● ●
quartier Grand jardin public ou parc ● ● ●
Mosquée du Centre de santé ο ο ● ●
600 m 10 mn variable variable R.D.C
vendredi Marché couvert ● ●
● Equipement à programmer ο Programmation possible en fonction du site d’implantation
Poste de police de
1,5 km 20 mn variable 100 m² R.D.C Densité 100 logements à l’hectare
proximité
Four 750 m 10 mn 1000 100 m² RDC Taille des lotissements
(superficie en ha)
< ou = à 1 1< ou = à 5 5< ou = à 10 10< ou = à 20 20< ou = à 50 > à 50
Hammam 750 m 10 mn 1000 200 m² RDC < ou = à < ou = à < ou = à < ou = à < ou = à 25.000 à + de
Seuil de population (hab.)
+ de 30 500 2500 5000 10.000 25.000 50.000
Marché couvert +de 2,25km Variable Variable
mn Equipements
Petit jardin ● ● ● ● ●
+ de 30
Marché de plein air +de 2,25km Variable Variable Four ● ● ● ● ●
mn Hammam ● ● ● ● ●
Mosquée de quartier ● ● ● ● ●
Arrondissement de + de 30
+de 2,25km Variable 1000 m² R+2 Poste de police de proximité ● ● ● ● ●
police mn Ecole primaire ● ● ●
500 à 10 à 20 Maison du service Public ●
Terrain de sport 20.000 hab 2000 m²
1500m mn Collège ● ● ●
Mosquée du vendredi ο ● ● ●
Grand jardin public > à 750 m > à 10 mn Variable 6 ha Arrondissement de police ο ● ● ●
Lycée ● ●
300 à 700
Petit jardin public 10 mn 1000 hab 450 m² Maison de jeunes ο ● ●
m Foyer féminin ο ● ●
Maison de service 1,5 à 2,25 20 à Quartier/ Terrain de sport ● ●
600 m² R+1
public* km 30mm Arrondissement Grand jardin public ou parc ● ●
Centre de santé ο ● ●

Programmation selon un nombre de critéres : densité logement, distance, temps de trajet


L’urbanisme actif
La programmation ou la question de normalisation

Constat

une programmation sommaire sans justification

Une programmation décalée par rapport à la réalité parce que basées sur des
projections démographiques non fondées

Le cas du plan d’aménagement de Rommani ( un taux d’accroissement proposé de 9%


contre 1.5% observé en 2010)

Normalisation identique reposant sur une grille normative «standard »

Normalisation très subjective pour certains équipements structurants

Flou juridique dans la normalisation de certains équipements ( espaces verts, aires de


stationnements (problème majeur) Les infrastructures (voiries, chaussées, trottoirs, ) etc

Absence de profils spécialisés : des programmistes

Absence d’investigation sur les modalités de mise en œuvre et de prise en


charge des équipements et infrastructures proposées.
LA PROJECTION SPATIALE :
PLAN GRAPHIQUE ET RÈGLEMENT
La projection spatiale : plan graphique et règlement

la traduction des orientations d’aménagement dans l’espace comporte trois


composantes :

Un rapport justificatif

Un plan

Un plan conçu sous forme de zonage de fonctions et de liaisons viaires


fixant pour chaque zone une vocation spécifique

Un règlement

un règlement définissant les règles d'utilisation du sol, les servitudes et


autres obligations imposées en vue de la réalisation d'un aménagement
ordonné et cohérent ainsi que les règles de construction applicables à la zone
concernée.
Le contenu du PA d’après la législation

le plan d'aménagement a pour objet de définir tout ou partie des éléments suivants:

zones fonctionnelles ( usage principal) : zone d'habitat, zone industrielle, zone commerciale, zone
touristique, zone maraîchère, zone agricole et zone forestière ;

Les zones ( non edificandi) dans lesquelles toute construction est interdite

Les emplacements réservés aux équipements publics ainsi que les bâtiments administratifs, les mosquées
et les cimetières

Les limites de la voirie (voies, places, parkings) à conserver, à modifier ou à créer ;

Les zones à ouvrir à l'urbanisation suivant une périodicité déterminée


Les périmètres des secteurs à restructurer et des secteurs à rénover

Les limites des espaces verts publics (boisements, parcs, jardins), des terrains de jeux et des espaces libres
divers à conserver, à modifier ou à créer ;

Les emplacements réservés aux équipements collectifs et installations d'intérêt général dont la réalisation
incombe au secteur privé

Les zones dont l'aménagement fait l'objet d'un régime juridique particulier.

Les limites des espaces destinés aux activités sportives à créer et les limites des mêmes espaces à
conserver ou à modifier ;

Les quartiers, monuments, sites historiques ou zones naturelles à protéger ou à mettre en valeur
La nomenclature des règlements d’aménagement

Absence de nomenclature officielle et standards


Chaque PA a sa propre nomenclature ( pas de vocabulaire commun)
Obligation de se référer à la légende et au règlement pour comprendre le PA

Les signes de la nomenclature

Variantes Identiques

Chaque architecte propose sa légende Qui deviennent à fort d’usage « conventionnels »

( habitat, les voiries, les équipements) RA ( réserves agricoles


RB ( réserves biologique)
RS ( réserves stratégiques)
ZNE ( zones non édificandi)
ZT ( zones touristiques)
ZR ( zones à restructurer)
Généralement, on trouve les signes suivants:
B pour l’habitat collectif avec ses variantes (B1, B2, B3, etc)
D pour Villas et ses variantes ( D1, D2, D3)
E pour les équipements
V ( pour les voiries)
Pour plus de précision

Les Équipements Publics sont classés en plusieurs catégories :


• LES SERVICES ADMINISTRATIFS repérés par l'indice : a
• LES SERVICES PUBLICS OU SOCIAUX repérés par l'indice : p
• LES ETABLISSEMENTS D'ENSEIGNEMENT repérés par l'indice : e
• LES ETABLISSEMENTS POUR LA SANTE PUBLIQUE repérés par l'indice : s
• LES EQUIPEMENTS CULTURELS repérés par l'indice : ec
• LES MOSQUEES repérées par l'indice : m
• LES EGLISES repérées par l’indice : eg
• LES SYNAGOGUES repérées par l’indice : sg
• LES CIMETIERES repérés par l'indice : c
• LES EQUIPEMENTS SPORTIFS repérés par l'indice : sp
• LES PLACES repérées par l'indice : p

D’autres indices pour préciser les équipements à créer, à agrandir, ( chiffre, lettre)
Éléments d’originalité de la loi 12-90

Zone ayant un régime particulier

L’article 19

Zone ne faisant pas l’objet de règles d’utilisation bien spécifiques; Ces règles sont précisées
dans des dates plus ultérieures (RS).

Les zones dont l'aménagement fait l'objet d'un régime juridique particulier.

La circulaire ministérielle : plus de souplesse

L’idée de proposer des zones flexibles où il est possible de prévoir des règles évolutives
possibilité de modifier , de dépasser le COS, changement partiel de l’affectation du sol, de
certaines servitudes avec le respect du cachet urbain et architectural
Règlements d’aménagement

C’est le document juridique du PA

La qualité d’un PA dépend de la qualité de son règlement d’aménagement

Un texte opposable qui consiste à fixer des « servitudes d’utilisation des sols »

Il délimite sur l’ensemble du territoire communal des zones selon leur vocation et fixe un certain
nombre de règles qui leur sont applicables.

ces règles portent sur :


- les possibilités de construction et la superficie minimale de construction;
- la situation des constructions : conditions de desserte ou d’accès aux réseaux publics
routiers, d’eau et d’assainissement;
- l’implantation des constructions par rapport aux voies publiques, aux constructions
environnantes et aux limites séparatives;
- les conditions de construction : emprise au sol, hauteur, aspect extérieur, aménagements
obligatoires (aire de stationnement, aire de jeux, plantations …), densité
Règlements d’aménagement
Constat

des règlements rigides identiques et non adaptés à la réalité du terrain et à l’évolution des contextes

marqués par des Zonings monofonctionnels ( entrainant étalement, forte mobilité, infrastructures viaires)

L’une des règles de base des règlements est le COS ( coefficient d’occupation du sol ) qui fait
l’objet de critiques divers ( fixation des densités, des formes urbaines, des surélévations, des
emprises, )

Exprimant rapport de la surface cumulée des planchers, comptée hors œuvre, à la surface de la
parcelle, soit par le rapport du volume des bâtiments à la surface de la parcelle. » , cette règle
impose des servitudes sur le gabarit des bâtiments, leur emprises définissant donc un plafond
maximum de densité ( incidences sur la programmation)
La nécessité d’assouplir le règlement

Les dispositions des circulaires ministérielles :( circulaire n° 19128 du 24/10/2005)


des plans et des règlements souples et moins détaillés

- Au niveau de la voirie, se contenter de l’indication et la programmation des grandes voies


structurantes de plus 20 m

-  Au niveau du zonage , se contenter de préciser les zones principales avec leur usage sans
rentrer dans les détails et dans leurs variantes secondaires; ( Immeuble type B sans B1, B2, etc)

Au niveau des équipements, programmer uniquement les équipements de première nécessité

- Au niveau du règlements, mentionner juste les règles d’utilisation principales (densité, hauteur,
COS, CUS) et ne pas inclure les règles souvent soulevées par les règlements de construction
Dans certaines expériences étrangères, les règlements ont un caractère :

-Incitatif avec l’octroi des avantages fiscaux ( contre la version prescriptive et normative)

- « Minimaliste » en prévoyant le minimum de règles et de servitudes (orientations


globales)

-  évolutif dans le temps ( densité / surélévation progressives suivant un timing)

Un cos évolutif selon les circonstances et les besoins

-Souple et différencié selon la nature des zones avec trois types de secteurs:

- Secteurs ayant des règles fixes et non modifiables


- Secteurs ayant des règles modifiables
- Secteurs ayant des règles négociables
En France

Des mesures sont instituées par la législation pour permette la modification du règlement

- Possibilité de dépassement du COS dans certaines circonstances et pour certains projets spécifiques

Le code permet d’instituer par délibération un dépassement du volume constructible de 50% maximum
en faveur du logement social

La dérogation au règlement instituée depuis les années 70 a été abolie ( le non application du
règlement)
Le recours à la « règle alternative » ou « exception » constitue, une nouvelle technique
d’assouplissement du règlement

Elle consiste à prévoir, à côté d’une règle générale, une ou plusieurs règles subsidiaires ou alternatives
qui peuvent être privilégiées en fonction des circonstances

la régle des « Adaptations mineures » accorde des possibilités pour procéder à des adaptations
mineures justifiées par la nature du sol, la configuration des parcelles ou la structure
des constructions avoisinantes, en cas d’incidents naturels ou techniques non prévus initialement
PHASE DE VALIDATION
PHASE DE VALIDATION
L’instruction du projet de plan d’aménagement s'opère à travers les phases
réglementaires suivantes :


COMITE TECHNIQUE LOCAL

ENQUÊTE PUBLIQUE


DÉLIBÉRATION COMMUNALE

COMMISSION CENTRALE

PUBLICATION AU BULLETIN OFFICIEL


PHASE DE VALIDATION

COMITE TECHNIQUE LOCAL (CTL)

La commission technique locale est instituée par les dispositions de


l’article 5 du décret d’application de la loi 12-90, qui définit la
composition de cet organe et son rôle, au niveau de la concertation sur le
projet de plan d’aménagement :

Présidence : le Wali ou le Gouverneur de la préfecture ou de la province concernée


Assistance : le président de la commune concernée et délégués des services extérieurs

(ayant reçu le dossier via le gouverneur 15 jours avant la réunion)

Secrétariat : Le secrétariat de la CTL est assuré par l’agence urbaine (PV


consignant les demandes de modifications retenues, signé par tous les membres
présents).


.
Remarques
: séance tenante ou dans 15 jours (PV définitif)
PHASE DE VALIDATION

COMITE TECHNIQUE LOCAL (CTL)

Constat :

Wali ou Gouverneur n’est pas tenu par un délai réglementaire pour provoquer la réunion
du CTL (retard)


Services extérieurs : problème de compétence ou de désintéressement


Président de commune : surpris des options d’aménagement et agissements inattendus


Agence urbaine : réunions par secteurs en cas de problème

PHASE DE VALIDATION

Enquête publique (1 mois)

L’enquête publique est instituée par la loi. Elle a pour objet de permettre
au public de prendre connaissance du projet de PA et de formuler
d'éventuelles
observations.  
Commune: après sa modification et sa signature par le Directeur, le PPA est transmis à la
commune pour l’ouverture de l’enquête publique (publication à huit jours d'intervalle dans
deux quotidiens, registre daté et numéroté, affichage);
Agence urbaine : participation de l’AU à l’opération de la publicité (journaux, organisation
des portes ouvertes de sensibilisation)


Clôture de l’enquête : après la clôture de l’enquête, les remarques émises peuvent être
examinées par le conseil dans ses délibérations en l’objet.

Constat : l’enquête publique demeure ouverte (émise de remarques hors délai),


envoi du dossier sans le registre, …

.
PHASE DE VALIDATION

Délibération communale (2 mois)

La phase de la délibération du conseil communal est instituée par la loi. Elle


a pour objet de permettre aux membres du conseil de prendre
connaissance du projet de PA et de formuler d'éventuelles observations.  

Conseil communal:
• Délibérations et formulations des remarques et propositions;
• Etablissement d’un PV en l’objet;
• Envoi du dossier complet à l’administration (AU) (PV et registre)


Agence urbaine : report de toutes les remarques sur le projet du plan d’aménagement.
Introduction à la Commission centrale qui tranche en ce qui concerne les remarques émises


NB :A compter de la date de la clôture de l’enquête publique, le projet de PA
devient applicable
PHASE DE VALIDATION

Commission centrale (CC)

Un moyen d’arbitrage pour trouver des solutions aux requêtes émises


(circulaire 20125 du 22 -11-2005)

Commission préparatoire du CC : l’Agence urbaine a la charge de
• reporter toutes les remarques sur le projet du plan d’aménagement;
• introduire le PPA à la Commission centrale (plan, règlement, registre des remarques, PV
du de la délibération communale comportant les remarques et propositions du conseil
communal)

Commission centrale (échelle et responsabilité d’intervention)
• Grande ville : réunion à la DU;
• Ville moyenne : réunion au niveau local sous la présidence du Directeur de la DU;
• Petite ville : réunion locale coprésidée par le directeur de l’AU et l’Inspecteur (PA
élaboré par un BET) ou par l’Inspecteur (PA élaboré par l’AU) .

L’AU a la charge de déterminer la classification des villes


PHASE DE VALIDATION

Commission centrale (CC)

Un moyen d’arbitrage pour trouver des solutions aux requêtes émises


(circulaire 20125 du 22 -11-2005)

Agence Urbaine, commune, IRHUAE, DU
• Examens des requêtes en suspend;
• Etablissement d’un PV en l’objet;
• Correction du projet du plan d’aménagement par l’Agence urbaine.


Agence Urbaine et IRHUAE
• Veiller à l’insertion de toutes les corrections recommandées par la CC;
• Interdire toute modification sur le plan après la tenue de la CC;


Agence urbaine : Soumettre le dossier à la DU puis à l’homologation (SGG)
(dossier complet dont les plans 1/2000 et 1/5000)
PHASE DE MISE EN ŒUVRE
Phase de mise en œuvre des options d’aménagement du PA .

Objet

Elle comporte les actions et les dispositions à mettre en place pour permettre la mise en
œuvre du PA

Objectif

Permettre la bonne exécution des options d’aménagement dans le temps et dans l’espace

Constat

Problématique de mise en œuvre des options majeures d’aménagement ( taux faibles de


réalisation de valorisation, retard, manques de ressources, )

La mise en œuvre est souvent « victime » de la mauvaise négociation des phases


ultérieures

Consultée dans les phases préliminaires, la commune est paradoxalement « responsabilisée »


dans les phases les plis stratégiques
Circulaire ministérielle : le contact étroit avec les départements sectoriels

Mesures préconisées :

1°/- au niveau de la concertation préalable à toute étude d'aménagement, le concepteur sera chargé de
recueillir en particulier auprès de chaque administration des précisions quant au calendrier de
réalisations à entreprendre en priorité dans les 5 ans à venir, assorti dans toute la mesure du possible
de son estimation. Sur cette base sera établi un planning des opérations à réaliser avec le
programme de leur financement ;

2°/ - ce planning des réalisations accompagnera le plan et le règlement d'aménagement lors de


l'enquête inter-services et de la consultation à l'échelon local des conseils communaux. Il sera donc
considéré dans un premier temps comme un document indicatif formulant les intentions des
administrations quant à la réalisation des équipements les concernant ;

3°/ - le plan d'aménagement une fois approuvé, le conseil communal devra suivre les différentes
étapes de sa réalisation pour cerner éventuellement les difficultés et proposer des solutions.
Responsabilité entière est dévolue au conseil communal

Article 31 (loi 12-90)

Les conseils communaux et, le cas échéant, le conseil de la communauté urbaine


prennent toutes mesures nécessaires en concertation avec l'administration pour la
réalisation et le respect des dispositions du plan d'aménagement.

Les étapes

Le comité de mise en œuvre Le programme de mise en œuvre La mise en œuvre

Mise en place d’un dispositif Définition de la programmation des L’exécution des actions
de programmation et de suivi actions de réalisation du PA
de mise en œuvre du PA
Le comité de mise en œuvre

D’après la circulaire ministérielle n°005 du 17 janvier 1994

Il sera institué, au niveau de la commune, un comité qui sera responsable du suivi de la


réalisation de ce document d'urbanisme.
Ce comité qui est placé sous la présidence du président du conseil communal, est composé de
trois à quatre membres choisis parmi ceux qui assument au sein dudit conseil des missions en
rapport avec les domaines de l'urbanisme et de l'aménagement.
Ledit comité doit s'adjoindre, dans tous les cas, l'architecte et l'ingénieur en fonction dans la
commune.
Ce comité se réunit, sur convocation de son président, chaque fois qu'il est jugé nécessaire et
au moins quatre fois par an.

Missions

Identification des priorités, précision des délais Établissement des programmes d’exécution,
Définition des modalités de mise en œuvre, procédures d'acquisition, Recherche des
financements nécessaires, Négociation avec les départements concernés, mise en places des
partenariats avec le secteur privé,
Le programme de mise en œuvre

montage de mise en œuvre

Définition des actions à exécuter


Définition des priorités et leur hiérarchisation

Programmation des actions ( délais, moyens et tâches )

montage de financement

Investigations sur le financement et l’apurement foncier

- Recherche des financements, des partenariats, des crédits


La circulaire ministérielle:
N° 399./ DGUAAT14 mai 1996 Suivi de l'exécution des dispositions des plans d'aménagement.

A cet effet, les communes sont notamment tenues de :

Prendre les mesures nécessaires à la réalisation des équipements d'infrastructure ;

Etablir une programmation pluriannuelle d'acquisition des terrains réservés aux


équipements (voirie, espaces verts, ...) et de prévoir les financements nécessaires dans leurs
budgets ;

Saisir les administrations concernées par les équipements publics prévus, en vue d'inscrire
dans leurs budgets respectifs les crédits nécessaires pour l'acquisition des terrains et de
procéder à la réalisation des constructions programmées avant l'expiration du délai légal.
Mise en place des arrêtés d’alignement

ART. 34 - Les arrêtés d'alignement valent déclaration d'utilité publique des opérations qu'ils
fixent. Ils produisent effet pendant une durée de dix ans. Cette durée est ramenée à deux ans
pour les arrêtés d'alignement emportant cessibilité.

Mise en place des actes de cessibilité des propriétés

Article29
Le plan d'aménagement peut également valoir acte de cessibilité des terrains nécessaires à la
réalisation des équipements. A cette fin il désigne les propriétés frappées de cessibilité en
mentionnant leur consistance, leur superficie et le nom des propriétaires présumés.
La gestion de l’exécution de la mise en œuvre

- La gestion des terrains « non encore valorisés »

Des usages et des affectations provisoires (lutter contre l’occupation clandestine)

Par dérogation aux dispositions qui précèdent, les terrains réservés aux
affectations prévues (pour certains équipements), peuvent recevoir à titre
provisoire une destination autre que celle prévue par le plan d'aménagement,
après autorisation de la commune. Cette autorisation n'est délivrée que si l'affectation
provisoire ne compromet pas la réalisation de l'équipement prévu par le plan. Dans
tous les cas le propriétaire est tenu de remettre les lieux en état au moment de la
réalisation dudit équipement.

L’option de plus en plus courante de la contractualisation


PHASE DE SUIVI
ET D’EVALUATION
La phase de suivi du processus

Suivi et gestion du processus

Le suivi est un processus continu de collecte systématique et d’analyse des données sur le
déroulement d’un processus , le progrès réalisés dans sa mise en œuvre, sur les objectifs atteints
et l'utilisation des ressources allouées

Constat : un simple contrôle administratif, centré sur l’accomplissement du processus

D’un simple acte administratif et bureaucratique à un véritable acte de réajustement du processus

Management du processus ( axé sur les résultats) recouvre l'ensemble des tâches qui permettent
de conduire une opération quelconque à bonne fin
La phase de suivi du processus

Suivi et gestion du processus

Comité technique permanent de suivi (commune/agence urbaine/province)

Des plates-formes permanentes d’échange et d’information (structure permanente)

Un planning de suivi ( défini préalablement )

Des indicateurs commun de suivi de suivi :


- gestion des délais (état d’avancement respect des délais, )
- gestion des offres et prestations ( qualité, pertinence, atteinte des objectifs)
- gestion des acteurs ( coordination, circulation de l’information, coaching ),
- gestion des ressources ( affectations ,

Suivi multiforme : contrôle, vérification, validation, animation, coordination, information,


La phase de suivi du processus
Communication
La communication d’information fait partie intégrante du suivi et de l’évaluation. Il s’agit
de fournir systématiquement et en temps utile des renseignements sur le processus

Faible accès des acteurs non étatiques aux informations


D’un simple dispositif d’information à une véritable structure d’animation et de
communication

Créer une véritable interface entre le PA (déroulement, contenu, options) et les acteurs de
la ville
Mettre en place une véritable stratégie de communication et d’animation autour du projet

Un communication qui soit permanente, élargie et diversifiée

Permanente : tout au long du processus de mise en œuvre du PA ( préparation, lancement,


conception et mise en œuvre
Élargie touchant les différents champs institutionnels et socio-économiques de la ville avec
ciblage des acteurs ( décideurs politiques, départements techniques, promoteurs économiques,
chambres professionnelles, ONG, Habitants) et avec des thèmes précis ( logement, espace
public, équipements, )

Diversifiée prenant différentes formes de manifestations ( ateliers d’information,


tables rondes, brochures, publications, sites web interactifs, exposition, NTIC)
La phase de suivi du processus

La Participation

Partant du principe que le PA est une œuvre collective qui engage toutes les forces vives de
la ville

la participation des acteurs devient une entreprise impérative, cela implique

Une plus grande implication, engagement


gestion des conflits d’intérêt et divergences de points de vue

Déblocage en amont des contraintes entravant le bon déroulement du processus

réponse aux différentes attentes

réadaptation des résultats aux besoins et spécificités locaux


appropriation locale
La phase de suivi du processus
Participation

Dans la pratique

Absence de véritables pratiques de participation

Simples pratiques d’information, de consultation et de correspondances administratives ( où


manque un atmosphère de débat et d’échanges collectifs)

Consultation qui reste exclusivement « administrative » écartant les autres profils et acteurs de
la ville

Dans la loi en vigueur

Aucune indications explicites sur la participation à part trois procédures à caractère


informatif que délibératif : les CTL, l’enquête publique et délibération communale
Une prise de conscience politique manifeste

Circulaire ministérielle : l’adoption de la souplesse 66 90

Assurer la coordination entre les différents acteurs intervenants à travers la mise en place d’un
dispositif de concertation permettant l’implication de tous les partenaires dans le but
d’instaurer le compromis et le consensus

Dans le projet de code de l’urbanisme

Section première – De la concertation et de la participation


Article 4.- Les règles générales d’urbanisme, d’aménagement urbain et foncier et de
construction doivent être élaborées et mises en œuvre en concertation avec les citoyens, les
associations les plus représentatives dans le domaine considéré, et ce, selon les règles fixées par le
présent code et les textes pris pour son application

Des principes d’intention sans indication des modalités de leur


réalisation
La CTL

Délibération autour du PA et ses options au niveau des équipements publics

Ce n’est pas une véritable « mise en débat » autour de ses options, ses objectifs, sa mise en
œuvre

L’enquête publique

Dispositif « administratif » de recueil des remarques et des réactions des habitants

Faible stratégie communicationnelle

Repose préalablement sur le lancement « restreint » d’un avis dans quelques journaux!!

Le PA est « consulté » au siege de la commune pour une période restreinte d’un mois
( déplacement)

Absence d’une stratégie de sensibilisation et de communication auprès des usagers

Difficulté d’appréhender le graphisme du plan et le jargon technique et juridique des


règlements par le profane
La phase de suivi du processus

Participation

À l’étranger

La participation est une pratique impérative formalisée et instituée par la loi

Des dispositifs de concertation sont imposés tout au long du processus pour permettre
une plus implication des acteurs dans le circuit de mise en œuvre

Le dossier de présentation de PLU doit comporter un planning sur les pratiques de


concertation

Parmi les critères essentiels pour la sélection des BET, figure leur approche pour mener
et conduire des démarches participatives

Les différentes phases du processus sont jallonées par des moments de participation

Pour le PLU de Paris ( tous les parisiens ont récus un questionnaire sur le PLU par poste
( 120 000 personnes ont répondu)
Quelle définition recouvre la participation ?

Une notion « valise » sujette à une diversité d’interprétations et des niveaux

Information : circulation de l’information

Consultation : recueil de points de vue /

Présence : présence , assistance

Implication : échange de points de vue

Engagement : des prises de décision partagées


La participation

c’est le processus par lequel les parties prenantes influencent et partagent le contrôle sur
les initiatives de développement, les décisions et les ressources qui les affectent
« c’est prendre activement part, contribuer, s’engager, s’adonner, s’impliquer », on y
distingue cinq niveaux de participation,

Divers niveaux de participation :

La Participation informative : qui est en réalité la sensibilisation, le transfert d’une partie ou la totalité
d’une information,

La Participation consultative : qui se réfère à une collecte de certaines données dont on a besoin
pour un processus donné, elle peut être précédée d’une sensibilisation ou pas,
La Participation collaborative : est le fait de s’informer mutuellement, de donner des informations à
l’autre et surtout de savoir ce qu’il pense, comment il s’organise pour éviter les chevauchements et des
freins sur le terrain, sans nécessairement lui demander son point de vue ou de l’impliquer dans le
processus,

La Participation d’action : qui consiste à impliquer l’autre dans la mise en œuvre, même s’il n’est pas
totalement informé du processus ni parfois de la finalité, il lui faut cependant un minimum
d’informations et d’adhésion

La Participation de décision : c’est le processus qui appelle l’implication des autres dans toutes les
phases, la conception, la mise en œuvre et le suivi du processus, elle suppose une maîtrise équilibrée de
l’information, une consultation permanente et une complémentarité dans le processus de prise de
décision.
Conduite de la participation

L’identification des différents acteurs de la ville et leur structures représentatives


( associations, corporation, corps, ordres, chambres, unions, syndicats, etc)

Création des interfaces d’échanges avec des acteurs

L’organisation différentes phases du processus des moments de concertation et


d’échange entre ces acteurs (planning et des objectifs à atteindre)

Ateliers de démarrage du PA
Ateliers de restitution du Diagnostic et son affinement
Attelers sur l’élaboration de la vision prospective
Ateliers sur les options d’aménagement

Diversification des outils d’implication de ces acteurs ( enquêtes, questionnaires,


réunions, expositions, sorties ou excursions participatives, des ateliers-promenades
brainstorming, forums, conférence de citoyens,réunions publiques ) etc

l’un des rôles majeurs du comite de suivi est de susciter l’intérêt de ces acteurs et les
amener à participer et à s’impliquer dans le processus
La phase de suivi du processus

Évaluation

Objet

Appréciation systématique et objective d’un projet , de sa mise en œuvre et de ses résultats

Objectif

Déterminer la pertinence et l’atteinte des objectifs, l’efficience, l’efficacité, l’impact et la


durabilité (viabilité) et fournir des informations crédibles et utiles permettant le réajustement du
processus et son recadrage vers les résultats escomptés
Évaluation

La mise en œuvre du PA est un « projet » longue et complexe qui engage le devenir de la


ville et son développement

Comme tout projet à caractère stratégique, il doit être fondé sur une stratégie d’ évaluation

L’évaluation n’est pas une opération facultative

Une action capitale et incontournable dans le processus de mise en œuvre du PA

L’évaluation ne se réduit pas à un simple travail de contrôle et de vérification

C’est une autre démarche d’affinement et de réajustement constant du processus

Elle n’est pas une tache supplémentaire qui va alourdir davantage le processus de mise en
œuvre du PA

Elle est une phase intégrante du processus qui doit se faire tout au long de la mise en œuvre du PA
Dans la pratique

Absence des pratiques d’évaluation

Simples exercices de vérification et de contrôle administratifs

L’expérience des études menées par le Ministère ( études d’évaluation de la phase de mise en
œuvre) mais SANS SUITE et SANS EFFETS sur les documents.

Dans la loi en vigueur

Aucune indication sur la nécessité de mettre en place des dispositifs d’évaluation

Dans le projet de code d’urbanisme

Introduction des pratiques d’évaluation mais sans préciser les formes et les modalités, de leur
conduite
Le projet de Code de l’urbanisme

Une évaluation « postérieure »


Article 42.- L’Agence d’urbanisme procède, en liaison avec la ou les communes
concernées, tous les 5 ans, à
l'évaluation de l’exécution des orientations du plan d’aménagement, du contrat-
programme et des investissements et réalisations publics qui en découlent et le cas
échéant, à la révision totale ou partielle dudit plan.
L’Agence d’Urbanisme établit également, tous les 5 ans, en coordination avec les
administrations concernées,un nouveau projet de contrat – programme quinquennal,
qu’elle soumet à l’approbation du conseil communal concerné et à la signature des
parties contractantes.

Le Code français
Une évaluation antérieure et postérieure

Le PLU doit faire l'objet d'une évaluation sur les résultats de son application au regard de la
satisfaction des besoins en logements et de l'échéancier prévisionnel de l'ouverture à
l'urbanisation des zones à urbaniser et des équipements correspondants dans un délai de 6 ans
après son approbation.
L’exercice de l’évaluation doit
être
Permanent tout long du processus

Prévoir des moments de « pause » dans le processus pour faire des recadrages

Elle peut être thématique et transversale ( l’exemple de l’évaluation environnementale )

Croisé/élargie implication du trinôme « expert/administration/habitants »

Basé sur un ensemble d’indicateurs définis en commun

Pertinence : réponses adaptées aux attentes exigées, compatibilité avec les spécificités
institutionnelles et socio économiques locales

Efficacité : atteinte des résultats, taux de réalisation

Efficience : gestion plus performante des ressources ( bon gestion et affectation du


temps et moyens)

Impact : effets et retombées plus bénéfique sur l’espace à aménager


Processus d’évaluation
MERCI ET BONNE CHANCE