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Définition  :

On peut caractériser un produit par sa conductibilité qui se définie par le pouvoir de


conduction du courant.
Dans un bain électrolytique, il y a des ions qui assurent le passage du courant, la résistivité
du bain défend donc la nature des ions.
Pour les solutions aqueuses qui ne sont pas trop concentrés, la résistivité diminue quand le
nombre des ions croit.
Quand la concentration augmente, la valeur minimale est généralement de l’ordre 10 2
Ωcm.
Les ions H+ et OH sont plus mobiles que les autres. Les solutions d’acide fort ou bases fortes
ont une résistivité plus faible que les solutions salines.
Quand la température augmente, la mobilité augmente et la résistivité décroît.
En éléctrochimie la conductivité électrique d’une solution d’électrolyse est généralement
présente soit comme la conductivité spécifique æ ou par la conductivité ionique sc sont les
métaux alcalins, les alcanes ferreux  : l’ammoniac et certain sel solide.

Un électrolyte  :
On appelle électrolyte toute solution qui en solution, laisse passer le courant électrique.
L’eau et la solution sucrée ne conduisent pas le courant électrique. Par contre les solutions
de Nacl et CH3COOH sont des solutions ioniques.
Toutefois, comme à concentration identique i( CH3COOH ) < i( Nacl ) , nous diront que l’acide
acétique est un électrolyte plus faible que la chlorure de sodium.

Principe  :
Hcl + NaOH Nacl + H2O

CH3COOH + NaOH NaCOOCH3 + H2O

(Hcl + CH3COOH) + 2 NaOH NaCH3COOH + Nacl + 2 H2O

Matériel et produit utilisé  :


Conductimètrie + électrode spécifique.
Agitateur magnétique ( pour avoir l’homogénéité de la solution )
Support métallique
Flacon, Bêcher, Pipette
NaOH ( 0.5 N ) , Hcl ( 0.1 N ) , CH3COOH ( 0.1 N )
Mode opératoire :
Lavons une cellule à immersion avec de l’eau distillée et l’à raccorder à un
conductomètre.
A l’aide d’une pipette on transfère 25ml de l’acide dans le bêcher de 100ml, ensuite on
introduit la cellule, et si nécessaire on ajoute de l’eau distillée pour que la cellule couvre
complètement les électrodes ( ceci est indispensable ) et finalement on mesure la
conductance.
On ajoute la solution basique ( NaOH ) par quantité successive de 0.5ml et mesurant la
conductance après chaque addition.
Au cours de la titration faisant un graphe de la conductance en fonction de la quantité (ml)
de base ajoutée.
On refait la même chose pour l’acide acétique et le mélange ( Hcl + CH 3COOH ) mais en
ajoutant ( NaOH de 0.1ml ).

Résultat  :
Titrage de Hcl par NaOH  :

V(ml) 0 0,5 1 1,5 2 2,5 3 3,5 4 4,5 5

Cond(ms/cm) 20 17,29 15,9 15,3 13,9 12,02 11,04 9,01 7,15 6,09 5,19

5,5 6 6,5 7 7,5 8 8,5 9 9,5 10 10,5 11 11,5 12


7,01 8,63 9,22 10,8 11,06 10,3 13,03 14,76 15,81 16,26 17,39 17,95 18,7 19,99

Interprétation du graphe n° 1  :

Pour le titrage d’un acide fort ( Hcl ) par une base forte ( NaOH ), on remarque que le
changement du milieu dépend de la quantité de base ajoutée car les ions H + et OH sont
responsables de la conductivité de solution. L’acide chlorhydrique se caractérise par la
concentration des ions H+, on peut constater qu’il y a un décroissement de l’allure de la
courbe cela signifie qu’on est entrain de se rapprocher à milieu d’un acide faible jusqu’au
point d’équivalence, le milieu devient neutre ce qui veut dire qu’il y a une égalité entre les
concentrations d’ions H+ et OH.
Lorsqu’en dépassant le milieu neutre le graphe change d’allure et par conséquent une
variation de pente qui fait apparaître un accroissement à cause de l’addition d’une quantité
assez élevée de NaOH, le milieu passe au milieu basique qui se caractérise par une
augmentation de concentration de l’ion OH.

Graphiquement  :

La conductivité : 5.19ms/cm
Le volume de NaOH : 5ml

Au point d’équivalent  : N1V1 = N2V2


0,1 . 25
______________
V2 = = 5ml
0,5

Titrage de CH3COOH par NaOH  :


V(ml) 0 0,1 0,2 0,3 0,4 0,5 0,6 0,7 0,8 0,9 1 1,5 2
Cond Πs/cm 585 546 531 529 542 553 625 663 706 781 830 1161 1294

2,5 3 3,5 4 4,5 5 5,5 6 6,5 7 7,5 8 8,5 9 9,5 10


1348 1448 1885 1903 2210 3220 3460 4820 5650 6660 7720 8830 9920 11310 12350 12960

Interprétation du graphe n°2 C = f(v)  :

Après avoir tracer le graphe qui représente le titrage d’acide faible ( CH 3COOH ) par une
base forte ( NaOH ), on remarque que l’allure du graphe décrois, puis on remarque un
accroissement dût à l’addition du ( Na+, OH ) dans ce cas la concentration des ions qui se
retrouvent dans l’acide faible se fait rapidement.

Graphiquement  :
Conductivité : 529Πs/cm
Volume de NaOH 0.3 ml

Titrage du mélange ( Hcl + CH3COOH )  :

V(ml) 0 0,1 0,2 0,3 0,4 0,5 0,6 0,7 0,8 0,9 1 1,5 2 2,5
Cond ms/cm 9 8,83 8,87 8,63 8,24 8,06 7,81 7,46 6,57 6,17 5,51 3,95 3,2 3,42

3 3,5 4 4,5 5 5,5 6 6,5 7 7,5 8 8,5 9 9,5 10


3,85 4,03 4,92 6,12 6,83 7,85 8,91 10,43 11,1 12,21 13,44 14,48 15,77 16,76 17,46

Interprétation du graphe n°3  :


D’après le graphe, on réalise qu’il y a deux pentes ou deux points d’équivalence cela est dût
à l’existence de deux acides ( Hcl acide fort + CH 3COOH acide faible ) dans notre solution
titrée par une base forte NaOH ( 0.5 N ).
Dans la première partie du graphe on remarque l’influence du milieu acide caractérisé par
les ions H+ mais après l’addition du NaOH elle diminue et le graphe décroît au voisinage du
premier point d’équivalence P1 ensuite la courbe devienne croissante et brusquement elle se
dévie une deuxième fois et forme un pic
En décroissant, on peut avoir le 2éme point d’équivalence P2 ensuite elle redevient croissante
Dans ce cas la conductance des ions se fait à deux reprises parce qu’on a utilisé un mélange
( Hcl + CH3COOH ) ces deux points sont déduit graphiquement
Conductivité : 8.83ms/cm
P1
Volume de NaOH : 0.1ml
Conductivité : 3.2ms/cm
P2
Volume de NaOH : 2ml

Différentes méthodes de titration des acides  :


1. Titration volumique  : le processus des analyses quantitatives est basé sur les volumes
généralement. On a une solution de concentration connue, on peut facilement la
déterminer en injectant une autre concentration jusqu’au point d’équivalence et
finalement on aura : N1V1 = N2V2.
Cette méthode est rapide on peut seulement déterminer le point d’équivalence par un
changement de couleur, mais elle manque de précision, elle est loin d’être idéale.
2. PH métrie  : cette méthode consiste à déterminer le PH par le PH mètrie pour chaque
volume de NaOH ajoutée, après avoir obtenu les valeurs et après avoir tracer le la
courbe du PH qui se caractérise par un point d’équivalence et un demiéquivalence.
Le point de demi-équivalence présente la moitié de l’acide initial qui a été converti à
son sel de sodium.
3. PH basique  : c’est la même technique signalée au PH qui dépend des molarités des
solutions.
Elle est efficace car elle présente une grande précision et par conséquent, elle se
rapproche à la conductimètrie au point de vue avantage.