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EXAMEN DALF C1 : ÉPREUVE BLANCHE

ÉLABORATION DU PLAN POUR LA PRODUCTION ÉCRITE

NOM, prénom : ORTIZ Tatiana

Activité : Lisez les textes ci-dessous et rédigez les INTRODUCTIONS ainsi que les PLANS pour UNE
SYNTHÈSE et pour UN ESSAI

Document 1.
« Manger mieux dans les cantines, plus bio, local et sain est possible sans que ça ne coûte plus cher »
La restauration collective est devenue un sujet majeur. Manger mieux, plus bio et local est un impératif vers lequel devraient tendre
toutes les cantines françaises, estime ce collectif de signataires.

Avec onze millions de repas servis chaque jour dans les écoles, les maisons de retraite, les hôpitaux, les entreprises et les
administrations, la restauration collective s’invite de plus en plus fréquemment dans le débat public.

Elle fait des incursions dans le champ politique, intègre parfois des programmes électoraux, se déploie dans les livres et les
émissions grand public, et des chefs étoilés n’hésitent plus à s’en mêler. C’est la preuve qu’elle fait converger certaines des
préoccupations économiques, sociales et environnementales du moment, et qu’elle concentre de fortes attentes de la part des
citoyens.

Comme tout sujet de société, elle n’échappe pas à une prise en main politicienne : ici on brandit l’impossibilité d’accueillir tous les
enfants à la cantine, là on se cache derrière l’incapacité présumée de s’approvisionner plus localement et si possible en bio, là
encore les peurs identitaires et communautaires s’immiscent dans les menus…

Abaisser le niveau de débat à ce point est regrettable car cela porte préjudice à une lente évolution qui, discrètement mais
sûrement, s’opère en France.

Nouveaux enjeux de territoire


De plus en plus nombreux, des acteurs convaincus et enthousiastes adressent un joli pied de nez aux empêcheurs de bien
manger ensemble. Ce sont des élus locaux, des techniciens, des cuisiniers, des gestionnaires, des collectifs de parents, bref, une
constellation de citoyens éclairés par de nouveaux enjeux de territoire. Si on y prête un minimum d’attention, ces cantines «
rebelles » sont un formidable outil local de développement et de cohérence écologique.

Toutes se sont posé les bonnes questions : Que mange-t-on ? Comment est-ce produit ? Quel est le lien avec la production de
proximité ? Comment le temps du repas est-il géré ? La santé dans l’assiette est-elle envisagée comme une priorité ? Manger bio
et local, est-ce vraiment plus cher ? A l’heure des crises agricoles à répétition, la restauration collective apparaît comme un sérieux
débouché pour les producteurs locaux légitimement soucieux de vivre décemment de leur métier.

En termes de santé publique et parce qu’elles sont des lieux d’égalité d’accès à l’alimentation, les familles prêtent aux cantines
l’image d’un refuge de la variété et de l’équilibre alimentaire des convives.

Ce n’est pas ruineux


Pour ce qui est de la qualité, en revanche, on les accuse d’abuser des premiers prix de l’industrie agroalimentaire et d’une
agriculture intensive dont les produits contenant des pesticides saturent de camions les autoroutes d’Europe.

C’est malheureusement assez vrai, le contenu de nos assiettes est la traduction de nos pratiques alimentaires. Manger bio en
respectant l’environnement reste l’exception : à peine 3,2 % des achats de la restauration collective en 2015 (source : Agence
Bio), même si la croissance annuelle de ce marché affiche une santé à deux chiffres depuis près de dix ans. Santé,
environnement, développement économique : le mouvement des cantines rebelles est à l’oeuvre aussi bien en ville qu’à la
campagne. Enracinées dans les territoires, en lien direct avec les acteurs de terrain, ces politiques alimentaires innovantes ne
ruinent pas les collectivités.

Le bio atteint ainsi près de 20 % à Nantes, Dijon et dans les collèges des Pyrénées-Atlantiques, dépasse les 25 % à Paris,
Toulouse et Grenoble ; il s’élève même à 100 % à Grande-Synthe (Nord), au Rouret, à Mouans-Sartoux (Alpes-Maritimes) ou à
Ungersheim (Haut-Rhin). Les collectivités parviennent à s’accommoder du cadre rigide du code des marchés publics pour
relocaliser la production alimentaire en adaptant leur cahier des charges, jouent sur les prestations des fournisseurs, divisent leurs
marchés en autant de lots que la production locale est susceptible d’en emporter.
Un mouvement de « rébellion »
Certaines ont réglé la question de la surconsommation de protéines de mauvaise qualité. En quelques années, la restauration
collective est devenue un sujet majeur de société, qui interpelle les citoyens autant que les élus. Manger mieux, plus bio, local,
sain et juste fait peu à peu son chemin, dans un mouvement de « rébellion » qui, sur le terrain, tord le cou à certains discours
politiciens, en présentant un double menu quotidien avec et sans viande, comme à Bègles (Gironde), ou en offrant un repas
périodique à base de protéines végétales – c’est le cas à Salon-de-Provence (Bouches-du-Rhône), à Briançon (Hautes-Alpes), ou
dans les collèges de la Drôme.

Pour soutenir l’installation de nouveaux agriculteurs, certains élus n’hésitent pas à s’engager dans des politiques d’aménagement
du territoire et de gestion intelligente du foncier. A cet égard, le débat qui agite depuis un an les parlementaires pour savoir s’il faut
ou non fixer un seuil de 20 % de produits bio d’ici à 2020 en restauration collective est éclairant.

Alors qu’il suffirait de mettre en culture 80 000 hectares (soit à peine un quart des surfaces qui se convertissent au bio chaque
année) pour proposer des légumes bio à chaque repas et atteindre les fameux 20 %, ce ne sont pas les capacités de production
qui manquent, les freins sont donc à chercher ailleurs.

Réduire le gaspillage
Enfin, les cantines ne sont plus seulement des lieux auxquels on assigne la seule tâche de remplir des estomacs. Elles deviennent
des espaces de vivre-ensemble, de plaisirs partagés, de découvertes sensorielles où des cuisiniers vengent la réputation médiocre
qui colle à leur métier.

Il en va de même pour l’ineptie du gaspillage alimentaire. La moyenne des restes par assiette et par convive frôle 150 g : c’est un
tiers de la nourriture achetée, cuisinée et jetée, dont il faut en plus payer la collecte, le stockage et le traitement. Certaines
collectivités parviennent à réduire de 70 % à 80 % ce gaspillage, ce qui leur permet de dégager des budgets pour investir dans
une meilleure qualité de produits.
Manger mieux à coût constant, c’est évidemment possible. Une telle dynamique demande de l’audace et un portage politique fort,
loin des discours clivants. En se saisissant des bons enjeux, les cantines rebelles apportent une réponse positive à la question de
l’intégration de tous les publics, pour lesquels l’âge, l’origine sociale, le niveau de richesse ou les préférences alimentaires ne sont
pas des barrières mais, au contraire, la preuve que la diversité sociale des convives est aussi importante que la diversité du
contenu de l’assiette.

d’après www.lemonde.fr , 11.12.2016

Document 2
Le choix de manger bio et local, la cantine de Barjac dans le Gard l’a fait il y a 10 ans !
Le salon de l’agriculture 2017 fait la part belle au bio. Un hectare sur 4 lui est dédié en Occitanie. Et pourtant, à Barjac, dans le
Gard, 10 ans après la conversion de la cantine scolaire au bio et au local, tenir le cap est un défi logistique et financier quotidien.
Menu du jour, à la cantine de Barjac : salade verte, porc aux lentilles et fromage blanc au coulis de châtaignes. Les lentilles
viennent du Puy, le porc de Lozère et la salade, elle, est cultivée du Gard. Le plus local de l’étape, c’est le pain, livré par Frédéric
et produit à Issirac. Ce boulanger livre 40 pains par semaine et travaille avec la cantine depuis 3 ans. Frédéric est un partenaire
précieux car trouver un fournisseur régulier, bio et local relève du défi.

10 ans de bio et des enfants conquis


Les plats bio ont été introduits petit à petit à la cantine. Puis on est passé au repas bio et local. Mais même au bout de 10 ans,
c’est encore un parcours du combattant. Les enfants, eux, se régalent. Ils ont été associés à cette conversion au 100 % bio. Bon
nombre d’entre eux ont bien compris le but recherché. Barjac fait figure de précurseur en matière de cantine bio et de circuit court.
C’est ce qui a séduit les parents d’élèves. Santé et éducation, c’est le crédo du maire, Edouard Chaulet. Chaque repas coûte 8,50
euros mais les parents ne payent que 2,50 euros. La commune met la différence.

Un film documentaire « Nos enfants nous accuserons » de Jean-Paul Jaud a été tourné sur l’initiative de cette municipalité
gardoise de 1.600 habitants, qui a décidé d’introduire le bio dans la cantine scolaire du village. Le réalisateur brosse un portrait
sans concession sur l’empoisonnement des campagnes par la chimie agricole (76.000 tonnes de pesticides déversées chaque
année) et les dégâts occasionnés sur la santé publique. La commune de Barjac consacre 6,5% de son budget à la cantine soit 115
000 euros sur un budget annuel de 1,7 million d’euros. La cantine coût 300 000 euros par an mais le portage comme les repas à
domicile pour personnes âgées ou dépendantes, rapporte 90 000 euros et les parents payent 100 000 euros.

d’après Fabrice Dubault, www.francetvinfo.fr, 25.02.2017


Activité 1. À partir des textes, rédigez l’information demandée :

PLAN POUR UNE SYNTHÈSE :


Introduction complète (40-60 mots environ)
Le plan : (seulement les idées)
- Idée commune (principale)
- D’autres idées communes
- Idées différentes

SYNTHÈSE
Introduction Les journalistes de www.lemonde.fr et de www.francetvinfo.fr, traitent le sujet « Manger bio dans
(40-60 mots les cantines » dans leurs articles Manger mieux dans les cantines, plus bio, local et sain est
environ) possible sans que ça ne coûte plus cher publié le 11 décembre 2016 et Le choix de manger bio et
local, la cantine de Barjac dans le Gard l’a fait il y a 10 ans ! publié le 25 février 2016 sur leurs
sites internet.

Idée -Récupération des espaces d’alimentation abordables et saines à base des aliments bio en
commune l’ensemble de public.
(principale)
D’autres - Le développement économique
idées -Les dégâts provoqués par l’usage des pesticides.
communes
Idées -Diminution du gaspillage
différentes -La collaboration aux parent et personnes âgées.

Activité 2. À partir des textes, rédigez l’information demandée :

Consigne plan essai argumenté :


Le bio, aujourd’hui, est à la mode. Mais est-ce juste une tendance ou y a-t-il de véritables
raisons pour passer définitivement au bio ? Vous écrirez un essai argumenté sur ce thème.
PLAN POUR UN ESSAI
- Introduction complète (60-80 mots)
- Plan (dialectique, analytique, thématique...)
- Développement : 2 idées par perspective Ex. Plan comparatif, pour/contre (2 idées pour, 2 idées contre)
- Paragraphe de conclusion : rédigez seulement les idées

ESSAI
Introduction Le thème la tendance bio, est une notion discutée actuellement en raison de la lutte vers
(60-80 mots environ) l’alimentation sain et la production des aliments respectueux de l’environnement. À partir de
cela on se pose la question, si le bio est-il juste une tendance ou y a-t-il de véritables raisons
pour passer définitivement au bio ? Pour l’en répondre, ils seront exposés les arguments pour et
contre pour passer ou non bio.
Plan : Analytique
Développement : POUR : D’une part, l’amélioration des pratiques alimentaire, sains et favorable à
l’environnement.
Idée 1 : D’abord, l’abaissement de l’usage des pesticides. C’est-a-dire, l’élimination des vie
indésirables.
Idée 2 : Puis, la décadence de pollution et l’extinction des petites espèces. Tel est le cas des
abeilles.

CONTRE : D’autre part, la durée de vie des aliments est plus courte en raison de la non-
utilisation de conservateurs.
Idée 1 : D’un côté, il comporte l’accroissement des terres agricoles. Cette situation montre, un
déclin des terrains fertiles.
Idée 2 : D’un autre côté, implique un risque de la santé, à cause des insectes et bactéries.
Comme en témoigne, la bactérie coli.
Conclusi

Résumé En somme, passer au bio pourrait régir des bons résultats environnementaux en considération
avec quelques démarcations de la santé.
Opinion Quand même, Il serait convenable d’analyser les points pour et contre pour décider si le
transfert au bio est seulement une propension ou il est irréversible.
on

Ouverture Considérant la dualité de la situation, on pourrait proposer la suivante question Est-il possible
de remplir quelques produits chimies pour prolonger la passation définitive au bio ?