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Comment tester un transformateur

industriel.
I. Tout d'abord, c'est quoi un transformateur ?
ü Un transformateur électrique est un composant, qui permet de fournir une tension ou
une intensité. La fourniture provient de ce que l'on appelle : secondaire.

ü Un transformateur génère de l'énergie électrique, il absorbe lui aussi, de l'énergie.


L'énergie absorbée provient du secteur d'alimentation et va dans ce qu'on appellera :
primaire.

ü Il ne peut fournir que des courants alternatifs.

ü Le niveau des grandeurs électriques générées, est adapté à une situation précise. Un
transformateur est prévu pour fournir une puissance nominale donnée.

ü Il existe des transformateurs de petites puissances, comme il en existe de très fortes.

II. Que doit faire un bon transformateur ?


Un transformateur doit fournir, par son secondaire, une puissance, dont les composantes, U et
I, constitueront un ensemble nominal, fixe et connu.

Conséquences de non-respect :

ü La tension secondaire va s'écrouler, si on lui demande trop intensité.


ü Le niveau de tensions secondaires ne sera pas adapté aux récepteurs raccordés au
transformateur.
ü Le transformateur va chauffer, les isolants risquent de fondre.

Un transformateur absorbe de la puissance, par son primaire. Il doit transmettre cette


puissance avec un minimum de pertes. Ces pertes ne donnent pas excéder 5 %.

Conséquences de non-respect :

ü La tension secondaire va s'écrouler, de plus en plus, même si aucun courant


secondaire n'est demandé.
ü L'intensité absorbée par le transformateur sera supérieure à celle prévue dans le
cahier des charges. Elle va progressivement continuer à croître. Tous les
conducteurs, du primaire et du secondaire, vont chauffer.
ü La chaleur produite, va faire chuter le niveau du champ magnétique présent, à
l'intérieur des transformateurs. Ceci va entraîner une sur intensité au niveau du
primaire. La chaleur produite va de nouveau augmenter, et créer un cercle vicieux
entre la diminution du champ magnétique et l'augmentation du courant.
ü Le niveau de tensions secondaires sera non adapté aux récepteurs raccordés au
transformateur.
ü Les isolants risquent de fondre.

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Les isolants présents dans le transformateur doivent supporter une tension de claquage, au
moins égale à la somme des tensions maximum les plus fortes rencontrées, entre primaires et
secondaires.

Conséquence de non-respect :

ü Les isolants risquent de se détériorer, des étincelles vont apparaître.


ü Des fuites vers la terre, vont se produire.
ü Il y aura un risque majeur de court-circuit entre le primaire et le secondaire. Ceci
entraînera la destruction totale.
ü Avant la destruction, une sur tensions brève, mais très importante risque de se
produire au secondaire. Ceci va entraîner des dégâts, sur les récepteurs raccordés
au secondaire.

Les conducteurs primaires et secondaires, doivent supporter au minimum, les courants


nominaux prévus dans le cahier des charges. Une surcharge temporaire et brève doit être
supportée, et fournie.

Conséquence de non-respect :

ü Tous les conducteurs, primaire secondaire, vont chauffer.


ü La chaleur produite, va faire chuter le niveau du champ magnétique présent, à
l'intérieur des transformateurs. Ceci va entraîner une sur intensité au niveau du
primaire. La chaleur produite va de nouveau augmenter, et créer un cercle vicieux
entre la diminution du champ magnétique et l'augmentation du courant.
ü Les isolants risquent de fondre.

Le circuit magnétique constituant le transformateur, ne doit pas saturer, si une sur tension,
égale ou supérieure à la plage des tensions accordées par EDF, se présente. (± 10 %)

Conséquence de non-respect :

ü Si l'on passe le cap de la saturation, pour un matériau magnétique donné, toute


élévation de tension, même minime, va automatiquement entraîner une violente sur
intensité.
ü L'élévation de l'intensité sera infiniment plus rapide, que celle de la tension. Ceci
entraînera la destruction totale du transformateur.
ü La chaleur va devenir intense. Les isolants vont fondre.

Les vibrations mécaniques doivent être contenus dans le cadre d'une utilisation normale.

Conséquence de non-respect :

ü Toute vibration excessive va entraîner une dépense d'énergie.


ü Une gêne sonore sera imposée au voisinage.
ü Le rendement va chuter.

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En cas de court-circuit accidentel, le serrage des pièces amovibles doit être respectueux des
normes en vigueur.

Conséquence de non-respect :

ü Les conducteurs arrivant, ou sortant du transformateur, risquent de s'arracher.


ü Des masses métalliques seront projetées.
ü Des arcs électriques destructeurs, se produiront.
ü Le transformateur tout entier risque d'éclater.

Tout transformateur ne présentant pas, une, ou plusieurs des


qualités demandées, risque de se détruire !

Immédiatement, ou de manière différée.

La destruction du transformateur risque d’entraîner, la


destruction du réseau électrique :

En amont et / ou en aval.

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Recherche des caractéristiques d’un transformateur
industriel.
Principe des mesures de la tension secondaire et du
rendement en fonction de la charge accouplée.

I. Remarques primordiales :

Les caractéristiques ne sont pas mesurées in-situ, mais estimées.

L’estimation peut permettre de connaître avec précision :

ü Le comportement de la (des) tensions secondaires du transformateur, en fonction de


l’intensité débitée et du déphasage.

U2 = f ( I2, j2 )

ü Le principe est utilisable pour des transformateurs monophasés ou triphasés.

ü La variation du rendement, en fonction de l’intensité débitée et du déphasage.

h = f ( I2, j2 )

Les estimations sont faites à la suite de mesures spécifiques à la méthode et


effectuées en……

Court-circuit !!!!
Pour éviter les craintes légitimes de destructions, il convient de travailler à très
faible tension.

Connaître le principe

L’avantage majeur de la méthode est qu’elle permet d’éviter d’avoir une charge
monstrueuse pour simuler la consommation réelle de gros transformateurs. Qui parfois
peut dépasser les milliers d’Ampères.

Il est inutile de fournir la puissance qui serait normalement absorbée. On se contente de


fournir une énergie équivalente aux pertes du transformateur !

Si celui-ci est de qualité, la consommation en situation de tests, est minime !

L’inconvénient c’est que le comportement d’un transformateur n’est pas vérifié en


situation réelle.

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II. Comment tester ?
En tout premier lieu, les mesures classiques hors ou sous tension, sont préconisées :

A. Mesures d’isolement :
v Entre phase du primaire.
v Entre phase du primaire et le châssis.
v Entre phase du secondaire.
v Entre phase du secondaire et le châssis.
v Entre phase du primaire et du secondaire.

Les tests d’isolement et de rigidité diélectrique peuvent être réalisé en même temps, si
l’on pratique avec un testeur d’isolement générant des surtensions calibrées.

(Voir fiche mesure transfo mono)


(Voir fiche mesure transfo tri)
B. Mesures de continuité et de résistance des enroulements :
v Entre les bornes de chaque phase du primaire.
v Entre les bornes de chaque phase, du secondaire.

La mesure précise de résistance peut être effectuée, mais il faut signaler que celle-ci
sera généralement plus faible, que celle, présente, lors de l’usage normal du
transformateur.

Lorsque le transformateur travaille, il chauffe, donc les résistances des fils, aussi faibles
soit-elle, vont chauffer et légèrement augmenter !

(Voir fiche mesure transfo mono)


(Voir fiche mesure transfo tri)

En second, les mesures en surtension.

C. Mesure de l’intensité au primaire en cas de surtension.


v Elle consiste à connecter le transformateur, avec le secondaire à vide. Le primaire est
raccordé à un autotransformateur, capable de fournir une tension K fois égale à la tension
primaire nominale.
v Il faudra mesurer l’intensité primaire, de façon à vérifier si au-delà de 20%, l’intensité ne
présente pas de « pic » d’intensité.

Dans le cas ou cela se présenterait, cela signifierait un défaut grave de construction.

· Soit le nombre de spires au primaire est insuffisant.


· Soit le circuit magnétique, par les matériaux utilisés, est inadapté.

Ces mesures peuvent s’effectuer en préalable des mesures suivantes,


elles aussi effectuées à vide.
(Voir fiche mesure mono)
(Voir fiche mesure tri)

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Pour terminer, les mesures sous tension en utilisant l’hypothèse de
Kapp..
A. Mesure des pertes dans le fer et du rapport de transformation.
v Elles s’effectuent à tension primaire nominale, à vide de charge secondaire. Elles
interviendront dans le calcul du rendement.

(Voir fiche mesure mono)


(Voir fiche mesure tri)

B. Détermination des caractéristiques nécessaire à l’estimation du


rendement et du comportement de la tension secondaire, en fonction de
I secondaire et du déphasage secondaire.

Une suite d’étapes utilisant l’Hypothèse de Kapp devra s’effectuer.

v Mesure de la puissance active, consommée au primaire pour une série d’intensités


typiques, au secondaire. Celui-ci étant placé, en court-circuit.

v Détermination, par le calcul, de la résistance, dite « ramenée au secondaire » (RS).

v Détermination, par le calcul, de l’impédance, dite « ramenée au secondaire » (ZS).

L’impédance ramenée au secondaire (ZS) est constituée d’un résistor théorique


(RS), suivie en série d’une inductance théorique (LS).
ü (RS), est pratiquement constante !
ü (ZS), elle varie pour chaque valeur d’intensité débitée !
ü Il convient de faire un calcul, pour chaque intensité.

(Voir fiche mesure et calcul, tous


transfos)

v Détermination, par le calcul, de la tension secondaire : U2 = f ( I2, j2 )

(Voir fiche calcul, transfos)

v Détermination, par le calcul, du rendement :h = f ( I2, j2 )

(Voir fiche calcul tous transfos)

Remarques :
Les calculs d’estimations peuvent éventuellement être réalisée par un aide informatique.
Des mesures de niveau sonore, peuvent être relevées en même temps.

C. En dernier les vérifications des serrages.


Si nécessaire…

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Il conviendra dans ce cas de se rapporter aux consignes de serrage, prévues en cas de court-circuit
accidentel.
Chacun des constructeurs fournissent des documentations précisant la force de serrage exigée, des
fixations, en fonction des puissances mises en cause.

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Comment mesurer les continuités.

Mesures de continuité des enroulements pour un transformateur


monophasé :
v Entre les arrivées et sorties, des phases du primaire.
v Entre les arrivées et sorties, des phases du secondaires.

Remarques :
Ø La prise des mesures se fait hors tension.
Ø Le relevé des mesures permet de voir, pour une même catégorie d’enroulements,
s’il n’y a pas de disparités de valeurs. (Et donc de qualités)
Ø Les valeurs mesurées doivent être faibles.
Ø L’importance des valeurs permet de déterminer, si l’on se trouve sur
l’enroulement de faible ou de haute tension.
Ø Le relevé peut servir à la détermination de la résistance « ramenée au
secondaire », Rs. Dans ce cas, la mesure doit être des plus précises.

Grâce à un ohmmètre.

RAB RCD Constat de Plus !


qualité
RAB > RCD Û bobine forte tension.

RAB < RCD Û bobine forte tension.

Retour

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Comment mesurer les continuités.
Mesures de continuité des enroulements pour un transformateur
triphasé :
v Entre les arrivées et sorties, des phases du primaire.
v Entre les arrivées et sorties, des phases du secondaires.

Remarque :
Ø La prise des mesures se fait hors tension.
Ø Le relevé des mesures permet de voir, pour une même catégorie d’enroulements,
s’il n’y a pas de disparités de valeurs. (Et donc de qualités)
Ø Les valeurs mesurées doivent être faibles.
Ø L’importance des valeurs permet de déterminer, si l’on se trouve sur
l’enroulement de faible ou de haute tension.
Ø Le relevé peut servir à la détermination de la résistance « ramenée au
secondaire », Rs. Dans ce cas, la mesure doit être des plus précises.

Grâce à un ohmmètre.

RAB RCD REF RGH RIJ RKL Constat de qualité Plus !


RAB > RGHÛ bobine
forte tension.

RAB < RGH Û bobine


forte tension.

Retour

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Comment mesurer les isolements.

Mesures d’isolement pour un transformateur monophasé :


v Entre phase du primaire. Non
v Entre phase du primaire et le châssis. Oui
v Entre phase du secondaire. Non
v Entre phase du secondaire et le châssis. Oui
v Entre phase du primaire et du secondaire. Oui

Grâce à un testeur à surtension.

Avec un coefficient d’isolement, qui doit suivre les normes du moment.

Au minimum, il faut prendre K = 10000W /Volts


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Comment mesurer les isolements. Transformateur monophasé,
suite.

Primaire
Résistance
Phase du minimum Résistance
Possibilité Bornes Constat
Primaire attendue : obtenue
K . V =……W
P1 - P2 Non
P1 - P3 Non
P2 - P3 Non
Secondaire
Résistance
Phase du
minimum Résistance
secondaire Possibilité Bornes Constat
attendue : obtenue
K . V =……W
P1 - P2 Non
P1 - P3 Non
P2 - P3 Non

Primaire - Châssis
Résistance
Phase du
minimum Résistance
primaire Possibilité Bornes Constat
attendue : obtenue
K . V =……W
AM
P1 - M Oui BM

Secondaire - Châssis
Résistance
Phase du
minimum Résistance
Secondaire Possibilité Bornes Constat
attendue : obtenue
K . V =……W
CM
P1 - M Oui DM

Primaire - Secondaire
Phase du
Résistance
Primaire et
minimum Résistance
du Possibilité Bornes Constat
attendue : obtenue
Secondaire
K . V =……W
AC
P1 - M Oui BC
AD
BD

Retour

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Comment mesurer les isolements.

Mesures d’isolement pour un transformateur triphasé :


v Entre phase du primaire. Oui
v Entre phase du primaire et le châssis. Oui
v Entre phase du secondaire. Oui
v Entre phase du secondaire et le châssis. Oui
v Entre phase du primaire et du secondaire. Oui

Grâce à un testeur à surtension

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Comment mesurer les isolements, pour un transformateur triphasé,
suite.

Primaire
Résistance
Phase du
minimum Résistance
primaire Possibilité Bornes Constat
attendue : obtenue
K . V =……W
AC
P1 - P2 Oui AD
BC
BD
AE
P1 - P3 Oui AF
BE
BF
CE
P2 - P3 Oui CF
DE
DF
Secondaire
Résistance
Phase du minimum Résistance
Possibilité Bornes Constat
secondaire attendue : obtenue
K . V =……W
GI
P1 - P2 Oui GJ
HI
HJ
GK
P1 - P3 Oui GL
HK
HL
IK
P2 - P3 Oui IL
JK
JL

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Comment mesurer les isolements, pour un transformateur triphasé,
suite et fin.

Primaire - Châssis
Résistance
Phase du
minimum Résistance
primaire Possibilité Bornes Constat
attendue : obtenue
K . V =……W
P1 - M Oui AM
BM
P2 - M Oui CM
DM
P3 - M Oui EM
FM
Secondaire - Châssis
Résistance
Phase du
minimum Résistance
Secondaire Possibilité Bornes Constat
attendue : obtenue
K . V =……W
P1 - M Oui GM
HM
P2 - M Oui IM
JM
P3 - M Oui KM
LM
Primaire - Secondaire
Résistance
Phase du Phase du
minimum Résistance
primaire Secondaire Bornes Constat
attendue : obtenue
K . V =……W
P1 AG
P1 P2 AI
P3 AK
P1 CG
P2 P2 CI
P3 CK
P1 EG
P2 P2 EI
P3 EK

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Comment mesurer le rapport de transformation et les pertes à vides.
Remarque :
Ø La mesure du rapport de transformation peut s’effectuer avec n’importe quelle tension,
imposée au primaire. De préférence, effectuer la mesure à valeur nominale. Si la tension
nominale du secondaire est trop forte, pour se mesurer avec les mesureurs présents dans
le laboratoire de mesure, faire la mesure à tension primaire réduite.

Ø Que ce soit pour un transformateur monophasé ou triphasé, les mesures de puissances


actives effectuées ont des valeurs toujours positives. La mesure doit se faire à tension
nominale, pour le primaire.

Ø Terminer de préférence par le test de légère surtension.

I. Séquence de travail, pour un transformateur monophasé.

Préparer la mesure hors tension.


v Régler l’alternostat qui alimente le primaire à zéro.
v Câbler. Au besoin, placer un commutateur sur le secondaire en série avec le voltmètre.
v Fermer le commutateur.
v Mettre sous tension, augmenter suffisamment la tension primaire pour pouvoir mesurer : U1 et
U2 vide.
v Amener U1 à sa valeur nominale.
v Mesurer P1 . Elle correspond à la puissance magnétique, consommée dans le fer.
v Conserver les résultats.
v Amener la tension primaire à K fois U primaire nominal, mesurer ou vérifier si l’intensité reste
proportionnelle et correcte.

U1 I1 U2 vide U1 Pertes dans le fer


m=
U2 vide = P1

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Comment mesurer le rapport de transformation et les pertes à vides.

II. Séquence de travail, pour un transformateur triphasé.


Remarques :
Ø La mesure du rapport de transformation peut s’effectuer avec n’importe quelle tension,
imposée au primaire. De préférence, effectuer la mesure à valeur nominale. Si la tension
nominale du secondaire est trop forte, pour se mesurer avec les mesureurs présents dans
le laboratoire de mesure, faire la mesure à tension primaire réduite.

Ø Le couplage étoile ou secondaire doit pouvoir être effectué, avant l’arrivée sur la plaque à
bornes.

Ø La mesure de m, s’effectue sur un bobinage primaire et un seul secondaire.

Ø Que ce soit pour un transformateur monophasé ou triphasé, les mesures de puissances


actives effectuées ont des valeurs toujours positives. La mesure doit se faire à tension
nominale, pour le primaire.
Ø Terminer de préférence par le test de légère surtension. Amener la tension primaire à K fois U
primaire nominal, mesurer ou vérifier si l’intensité reste proportionnelle et correcte.
Préparer la mesure hors tension.

v Régler l’alternostat qui alimente le primaire à zéro.


v Câbler. Au besoin, placer un commutateur sur le secondaire en série avec le voltmètre.
v Fermer le commutateur.
v Mettre sous tension, augmenter suffisamment la tension primaire pour pouvoir mesurer : U1 et
U2 vide.
v Ouvrir, si nécessaire, le commutateur. Amener U1 à sa valeur nominale.
v Mesurer P1 Elle correspond à la puissance magnétique, consommée dans le fer.
v Amener la tension primaire à K fois U primaire nominal, mesurer ou vérifier si l’intensité reste
proportionnelle et correcte.
v Conserver les résultats.
U1
U1 U2 vide m= Pertes dans le fer = P1
U2 vide

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Comment mesurer les pertes par effet joules.

Remarques :

Ø La mesure doit s’effectuer avec le secondaire mis en court-circuit. La tension du primaire


doit être faible et inférieure ou égale à 10 Volts efficaces.

Ø Il faut impérativement commencer à 0 (zéro) Volts pour le primaire.

Ø l faut se fixer une suite d’intensité secondaire.

Si les intensités secondaires sont trop importantes, pour l’appareillage de mesure


disponible, il est possible de mesurer l’intensité au primaire et d’estimer celle du
secondaire.
On rappelle que I1 = m . I2 (en court-circuit)

Ø Le choix et le positionnement pour une intensité secondaires s’effectueront en


augmentant plus ou moins la tension du primaire.

Ce peut être dangereux !!!

Préparer la mesure hors tension !!!

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Comment mesurer les pertes par effet joules, pour un transformateur
monophasé.

I. Séquence de travail.

Préparer la mesure hors tension. Voir les remarques de l’en-tête..


S
Ø Avant de câbler, calculer les intensités à partir de I nominale =
U2 nominale
Ø Récupérer les valeurs dans un tableau, qui devra être rempli au fur et à mesure.
S
Monophasé 10% 20% 30% 40% 50% 60% 70% 80% 90%
U2 nominale
110
%
I2CC ou I1
Mesures

P1 cc
Mesures

P1cc
Rs = » constante
(I2cc )²
Ou Calcul
P
Rs = = m x 1cc
(I1cc )²
U U
Zs = m x 1 = m² x 1cc
I2cc I1cc
Calcul

Ø Réaliser le court-circuit.
Ø Vérifier que l’alternostat est en position de fourniture nulle (Zéro !!!!)
Ø Mettre sous tension et piloter la source primaire de manière à obtenir l’intensité secondaire (ou
primaire) désirée.
Ø Relever P1cc, qui correspond aux pertes Joules en fonction de I2cc (ou I1cc)
Ø Mettre hors tension.
Retour

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Comment mesurer les pertes par effet joules, pour un transformateur
triphasé.

II. Séquence de travail.

Préparer la mesure hors tension. Voir les remarques de l’en-tête.

Il conviendra d’effectuer les mesures d’intensité, pour


toutes les phases, et enroulement par enroulement.

Ceci permettra de vérifier le comportement de


tous les bobinages, et leur qualité !

Le couplage étoile ou secondaire doit pouvoir


être effectué, avant l’arrivée sur la plaque à
bornes.

Les intensités sont mesurées sur un fil de


ligne ! Mais calculées pour un enroulement !

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Comment mesurer les pertes par effet joules, pour un transformateur
triphasé, suite et fin.

S
Ø Avant de câbler, calculer les intensités à partir de I nominale =
U2 nominale
Ø Récupérer les valeurs dans un tableau, qui devra être rempli au fur et à mesure.
S 110
Triphasé 10% 20% 30% 40% 50% 60% 70% 80% 90%
U2 nominale %
I2CC ou I1
Mesures
(Phase 1)
I2CC ou I1
Mesures
(Phase 2)
I2CC ou I1
Mesures
(Phase 3)

P1 cc Mesures

P1cc 1
Rs = x » constante
(I2cc )² 3
Ou Calcul
P 1
Rs = m x 1cc x
(I1cc )² 3

U1 U
Zs = m x = m² x 1cc Calcul
I2cc I1cc

Ø Réaliser le court-circuit.
Ø Vérifier que l’alternostat est en position de fourniture nulle (Zéro !!!!)
Ø Mettre sous tension et piloter la source primaire de manière à obtenir l’intensité secondaire (ou
primaire) désirée. Par exemple pour la phase 1.
Ø Relever P1cc, qui correspond aux pertes Joules en fonction de I2cc (ou I1cc)
Ø Mettre hors tension.
Ø Déplacer le mesureur d’intensité sur une autre phase et recommencer, en faisant coïncider les
mesures de puissances. Cela permettra de vérifier les intensités.

Retour

20
Comment calculer, U2 = f ( I2, j2 )

1. U2 en charge = U2vide - D U

Grâce aux relevés de mesure et aux calculs précédents !


A savoir:

La valeur du rapport de transformation, m.

Le relevé des pertes par effet Joules.

Le calcul de Rs.
Attention, pour le triphasé.

Le calcul de Zs, pour les différentes intensités.

Il faudra, le calcul de l’angle de déphasage intermédiaire


Rs
q = arc cos ( )
Zs

Il faut se choisir un déphasage !!

Il faudra calculer pour une intensité I2 et un déphasage j2 donnés :


Rs
ΔU = Zs .I2 .cos [arc cos ( ) - j2]
Zs

Il faudra calculer pour une intensité I2 et un déphasage j2 donné, la valeur de U2


en charge
Telle que :
U2 en charge = U2vide - D U

Cela nous donnera U2= f (I2, j2)

A ce niveau, ouvrez directement le lien vous dirigeant sur le fichier de


calcul et de tracé, Excel.
Il vous est gracieusement fourni.

Veinard !
Si vous voulez des conseils et retourner.

Si vous voulez voir le fichier excel (A la condition que Excel soit ouvert)

Si, par contre, vous voulez de la théorie, cliquez ici !

21
Comment calculer, h = f (I2, j2)

2. h = f ( I2, j2 )
Grâce aux relevés de mesure et aux calculs précédents !

Il faudra prendre la valeur des pertes dans le fer, c'est-à-dire à P1 à vide.


Il faudra, avoir sous la main les différentes valeurs mesurées, de pertes par effet
Joules.
Il faudra calculer pour une intensité I2 et un déphasage j2 donné, la valeur de U2
en charge

En monophasé :

(mU1 – ΔU).I2 .cos(j2)


h= x 100%
[ (mU1 – ΔU).I2 .cos(j2) + Pertes fer + Pertes Joules mesurées en court-circuit.]

En triphasé :

U2.I2 . 3 .cos(j2)
h= x 100 %
[ U2.I2 . 3 . cos(j2) + Puissance mesurée à vide + Pertes joules en court-circuit]

A ce niveau, ouvrez directement le lien vous dirigeant sur le fichier Excell,


gracieusement fourni.

Veinard !

Si vous voulez des conseils et retourner.

Si vous voulez voir le fichier excel (A la condition que Excel soit ouvert)

Si, par contre, vous voulez de la théorie, cliquez ici !

22
Hypothèse de KAPP.

I. Comparaison entre un transformateur existant et un


transformateur équivalent de Kapp.
Remarque :

ü Le principe est utilisable pour les transformateurs monophasés ou triphasés.


ü Les explications sont réalisées avec le monophasé comme support, dans un but de
simplification.
ü La transition du principe du monophasé au triphasé coule de source :

§ Pour déterminer la tension disponible aux bornes d’un enroulement


secondaire, il faut isoler une phase et connaître l’intensité fournie par un
seul enroulement.

§ Il faudra par la suite, transposer, en tenant compte des couplages de


enroulements.

ü En monophasé comme en triphasé, le calcul du rendement est global, car on utilise


la méthode des pertes séparées.

A. Transformateur réel monophasé.

Le transformateur réel est un ensemble complexe qui comporte deux impédances associées à
un transformateur parfait. Chaque impédance Z1 et Z2 sont respectivement constitués d’un
résistor en série avec une inductance.

· Le transformateur parfait, réalise la conversion tension/tension et courant/ courant, sans


U I
pertes. Le rapport m = 2 vide = 2 = constante, quelque soient U1 et I2.
U1 I1

· Les résistors (R1 et R2), constituent la résistance des fils du primaire et du secondaire. Ce
composant n’est pas dissocié matériellement de celui qui suit.

· Les inductances L1 et L2, sont réalisées par les bobines des enroulements. Ce composant
n’est pas dissocié matériellement de celui qui précède.

· Le résistor RF, symbolise en réalité, la consommation d’énergie perdue pour magnétiser le


circuit magnétique. Cette énergie est perdue en chaleur. C’est la raison pour laquelle, on
imagine un résistor, qui branché sur la source, ferait perdre la même quantité d’énergie. Ce
résistor n’a pas d’existence matérielle.

23
B. Transformateur monophasé, équivalent de Kapp.

Le transformateur est assimilé par KAPP, comme un transformateur parfait, fournissant d’une force
électromotrice alternative, dont le secondaire est associée avec une impédance placée en série.

La résistance RF qui symbolise les pertes dans le fer est présente, mais pour les calculs
de la tension secondaire n’intervient pas.

Par contre sa présence sous-entendue, est prise en compte dans les calculs de
rendement.

Le schéma de travail devient donc le suivant.

Transformateur transformé de KAPP

L’impédance secondaire est constituée d’une seule résistance et une seule


bobine.
v Rs correspond à une association mathématique, qui lie les deux résistors, R1 et R2. La
résistance de ce composant théorique est constante.
v Ls, correspond, elle aussi, à une association mathématique, qui lie les deux inductances.
Hélas, la valeur de Ls varie, au fur et à mesure de l’augmentation de la fourniture de
courant au secondaire.
U I
v Le transformateur est parfait, c'est-à-dire que Le rapport m = 2 vide = 2 = constante,
U1 I1
quelque soient U1 et I2.

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II. Comment se servir des Hypothèses de Kapp.

U2 vide I1cc
Si l’élément transformateur est parfait, on rappelle que : m = = = constante.
U1 I2cc

De ce fait peut importe, ce que l’on mettra, en série avec le secondaire du transformateur.

Il est possible de ne rien mettre sur le secondaire.

Cela permettra de connaître les pertes dans le fer.

Dans ce cas la puissance consommée, sera intégralement celle qui sera perdue dans le
résistor équivalent RF.

Il se démontre que la puissance perdue dans le fer d’un circuit magnétique,


dépend de la fréquence de l’alimentation et de la valeur de la tension imposée.
Pas de l’intensité. (Voir démo)

Il suffira de mesurer la puissance consommée à vide, par le transformateur, pour


connaître les pertes dans le fer.

Par la même, dans la mesure ou, le transformateur est considéré parfait, il sera possible
U2 vide
de calculer le rapport de transformation m =
U1
Avec n’importe quelles tensions au primaire.

Il sera donc possible de travailler en TBT (très basse tension).

Dans le cas d’un transformateur triphasé, le calcul de m s’effectuera en


prenant les tensions présentes aux bornes d’un enroulement pour une
phase !!!

25
Il est aussi possible de mettre, le secondaire en court-
circuit.

Cela permettra de connaître la chute de tension, en


fonction de l’intensité et pour un déphasage
donnée, au secondaire.

La stratégie sera :

a) Connaître Zs , pour plusieurs valeurs d’intensité de court-circuit, mesurées au


secondaire.
b) Connaître Rs. (Il y a deux façons)
c) S’imposer théoriquement, une intensité déphasage au secondaire, pour un déphasage
donné.
d) Faire un calcul vectoriel qui permettra de connaître la chute de tension observée au
secondaire, en fonction des intensités fournies.
e) Terminer en calculant le rendement du transformateur.

Remarque :

Comme, il faut travailler en court-circuit, il faut imposer très peu de tension au primaire.
(Quelques volts.)
Et comme, il y a très peu de tension, les pertes dans le fer sont négligeables.

RF n’intervient donc pas !

La manière la plus simple de ne pas se tromper consiste à


mesurer l’intensité fournie par un enroulement et non pas,
sortant d’une phase.

26
Dans ce cas :

ü I2cc = Intensité mesurable de court-circuit au secondaire.

Ce courant devra correspondre à l’intensité nominale, que devra normalement


fournir le transformateur.

ü U2 = U2cc = tension secondaire, qui se reporte intégralement sur l’impédance Zs.

ü U2cc = m U1cc

Comme le secondaire est en court-circuit, il faudra peu de tension, au primaire


pour produire le courant I2cc.

U2cc U
ü L’impédance Zs = (Rs + Ls w j) = = m . 1cc
I2cc I2cc

Ce qui signifie qu’il suffira de mesurer :

· La tension du primaire. (relativement faible)


· L’intensité du secondaire (forte, mais impossible à obtenir autrement)

Dans le cas d’un transformateur triphasé le calcul


s’effectuera avec ce qui sort comme intensité d’un
enroulement et ce qu’il y a comme tension aux bornes
de ce même enroulement.

V sur un enroulement secondaire


Avec m =
V sur un enroulement primaire

C’est l’étape a)

27
ü Pour le calcul de Rs, il y a deux façons :

La meilleure, à mon avis : C’est la mesure à chaud !


Elle consiste à mesurer la puissance absorbée, lorsque le secondaire est
alimenté avec peu de tension primaire et avec le secondaire, en court-
circuit.

Il conviendra de mesurer aussi : I2cc, ou, I1cc , dans un en roulement.

Si l’on admet la présence d’une seule résistance, c’est Rs qui consommera


toutes la puissance active perdue, par effet Joules.

La puissance perdue dans le fer sera négligeable, puisque U1cc est faible.

Nous aurons :

Pj = P mesurée au primaire = Rs . ( I2cc)²


I
Ou alors, par I2cc = 1cc
m
I
Pj = P mesurée au primaire = Rs . ( 1cc)²
m

Ce qui signifie qu’il suffira de mesurer :

· La puissance absorbée du primaire. (relativement faible)


· L’intensité du secondaire (forte, mais impossible à obtenir autrement)
· Ou bien, l’intensité du primaire, plus facilement mesurable.

La deuxième, à mon avis, moins bonne, car les résistances ne sont pas mesurées
à chaud :

Si l’on mesure les résistances de R1 et R2, avec un ohmmètre et hors


alimentation du transformateur.

o R1 sera traversé par I1cc. R2 par I2cc.

o Donc la puissance perdue par effet Joules sera la somme de celles


dissipée dans chaque résistance :

Pj1 + Pj2 = R1 . I1cc² + R2 . I2cc².

Si le transformateur est parfait, I1cc = I2cc . m et, si l’on se ramène au


concept de Rs, nous aurons :

Pj totale = Rs . I2cc² = R1 . (I2cc . m)² + R2 . I2cc².

En simplifiant par I2cc², nous obtiendrons : Rs = R1 . m² + R2

Dans le cas d’un transformateur triphasé la valeur de


R sera égale au tiers du résultat, puisque la puissance
mesurée sera crée par trois phases.
C’est l’étape b

28
ü Pour s’imposer des intensités et un déphasage, rien de plus simple.

Pour l’intensité :

Il suffira de connaître la puissance nominale du transformateur en VA et calculer


l’intensité nominale en ligne. Puis par phase, s’il s’agit d’un transformateur triphasé.
Il faudra par la suite, fractionner ses valeurs de 0% à 110%., de façon à effectuer
plusieurs mesures.

Pour le déphasage :

Il suffit de se placer, si nécessaire dans des cas remarquables, comme :

j = + 90°
j = + 45°
j= 0°
j = - 45°
j = - 90°

C’est l’étape c

29
ü Pour calculer la chute de tension, en fonction de l’intensité de charge et du
déphasage.

Pour un seul bobinage secondaire !!!!


§ Soit on ne connaît que les diagrammes vectoriels et le dessin.
§ Soit on connaît le calcul et l’usage des projections vectorielles.
§ Soit on dispose d’un fichier de calculs. (Veinard ! )

Il nous faut connaître D U, tel que U2 en charge = U2vide - D U

30
Méthode vectorielle simple (graphique).

Il nous faut connaître D U, tel que U2 en charge = U2vide - D U

v On s’impose une échelle V/cm, pour le tracé des vecteurs.

v On calcule Rs. I2 et Zs. I2, pour une intensité donnée.

v On trace les deux vecteurs. (La perpendiculaire, correspond à Ls.w, qui est inconnue)

v On s’impose un déphasage j2 de I2 vers U2.

v On trace deux droites parallèles sensées représenter mU1 et U2. Les droites présentent le
déphasage j2.
¾¾® ¾¾® ¾¾®
v U2 = mU1 - Zs.I2

v Compte tenu de la petitesse de Rs. I2 et Zs. I2 , par rapport à mU1, On constate que le
déphasage de U2 @ celui de mU1.

v DU devrait être mesurée grâce à un compas, mais compte tenu de l’échelle, il est
possible de connaître le résultat en effectuant une projection orthogonale sur le vecteur
de mU1.

v U2 = mU1 - DU

31
Méthode par calcul sur les projections.

Il nous faut connaître D U, tel que U2 en charge = U2vide - D U


¾¾® ¾¾®
Il est possible de constater, sur le graphe vectoriel précédent, que l’angle entre Zs.I2 et mU1
égale q - j2.

Il convient donc de connaître cet angle afin de calculer D U, par méthode trigonométrique.

On rappelle que I2 et j2 sont choisis (et connus)

Rs
L’angle intermédiaireq, se calcule par la fonction inverse du cosinus. q = arc cos ( )
Zs

On ne peut passer par la tangente, car dans ce cas, il faudrait connaître (et calculer) le
coté opposé, qui correspond à Ls.w.

On rappelle que celui-ci, varie à chaque valeur de I2 et de ce fait, devrait être calculé à
chaque fois !

Rs
D U = Zs .I2 .cos [arc cos ( ) - j2 ]
Zs

Une précision de taille : si j2 est négatif, l’on se trouve avec des charges capacitives, il se
pourra que D U devienne négative !
C'est-à-dire que la tension au secondaire sera supérieure en charge qu’elle ne l’était à vide.

C’est un phénomène normal de résonance, qui se produit pour quelques valeurs d’intensités
avec un déphasage au voisinage de – 90 °

C’est l’étape d qui vient d’être réalisée !

32
ü Pour calculer le rendement, en fonction de l’intensité de charge et du déphasage.

Il faut préalablement connaître :


o S'il s'agit d'un transformateur monophasé ou d’un triphasé.

o La valeur de la résistance ramenée au secondaire, Rs. Ou bien les résistances du


primaire et de secondaire.

o La puissance perdue dans le fer, à vide.

o La puissance perdue par effet joules, pour les différentes intensités secondaires
choisies.

o Le coefficient de déphasage choisi.

o Le principe permettant de calculer les rendements, par la méthode des pertes


séparées.

En monophasé :

U2.I2 .cos(j2)
h= x 100%
[ U2.I2 .cos(j2) + Pertes fer + Pertes Joules mesurées en court-circuit.]

Si on préfère sous une autre forme :

(mU1 – ΔU).I2 .cos(j2)


h= x 100%
[ (mU1 – ΔU).I2 .cos(j2) + Pertes fer + Pertes Joules mesurées en court-circuit.]

Si on préfère sous une autre forme :

U2.I2.cos(j2)
h= x100
[U2.I2.cos(j2) + Puissance mesurée à vide + Pertes Joules mesurées en court-circuit]
%

Si on préfère sous une autre forme :

U2.I2.cos(j2)
h= x 100 %
[U2.I2.cos(j2) + Puissance mesurée à vide + Rs.(I2)²]

Si on préfère prendre en compte, chacune des résistances de chacun des enroulements,


primaire et secondaire.

U2.I2.cos(j2)
h= x 100 %
[U2.I2.cos(j2) + Puissance mesurée à vide +(R1.m² + R2).(I2)²]

En triphasé :

Il faudra prendre les valeurs recalculées des tensions entre phase, selon le couplage.

33
Il faudra connaître la valeur des intensités en ligne.

Attention…
Dans les cas les plus fréquents.

En étoile,
U2 = V2 3 = ( m.V1 – Δ V ). 3 V sur un enroulement secondaire
Avec m =
V sur un enroulement primaire
En triangle :
U2 = V2 = ( m.V1 – Δ V )

En zigzag :

A deux constituantes : Un enroulement complet fournira U2 = U’2 d’une demi bobine x


3
Chacun des enroulements sera, par la suite couplé en étoile, ou en triangle.

En étoile,
U2 = V2 3 = ( m.V1 – Δ V ). 3 V sur un enroulement secondaire
Avec m =
V sur un enroulement primaire
En triangle :
U2 = V2 = ( m.V1 – Δ V )

A trois constituantes : Un enroulement complet fournira U2 = U’2 d’un tiers de bobine x 2


Chacun des enroulements sera, par la suite couplé en étoile, ou en triangle.

Par la suite, si l’on connaît la tension disponible entre phase pour chaque intensité, avec un
déphasage donnée.

U2.I2 . 3 .cos(j2)
h= x 100 %
[ U2.I2 . 3 . cos(j2) + Puissance mesurée à vide + Pertes joules en court-circuit]

34
Quelques règles à rappeler.
Tout transformateur a été conçu en fonction de principes électriques et électromagnétiques,
dont les formules caractéristiques sont données ci-dessous :

1. Flux magnétique.
Le flux magnétique f (en Webers), est égal au produit scalaire de l’induction B,
par la normale à la surface (en m²), traversée par cette induction. Dans le cas
d’une surface perpendiculaire :

f=B.S

2. Loi de LENZ :
dF
E = N.
dt

Cela signifie :

Toute variation de flux magnétique par rapport au temps, imposé à une bobine,
avec des spires, induit la création d'une force électromotrice.
Cette force électromotrice est aussi variable dans le temps.

Les mathématiciens diraient que la force électromotrice induite, dans une


spire, correspond à la dérivée de l'expression mathématique du flux
magnétique, par rapport au temps. S'il y a plusieurs spires, il faut multiplier
par le nombre de spires présentes.

Inversement si l'on impose une variation de tension dans le temps, à une bobine
comportant des spires, cela va produire une variation de flux magnétique dans la
bobine.

Là encore, les mathématiciens diraient que le flux magnétique produit,


correspond à la primitive de la force électromotrice, fonction du temps.

Un deuxième aspect de la loi de LENZ nous dit, que tous les courants induits vont
créer des effets électromagnétiques, qui vont s'opposer à la cause qui leur a
donné naissance.

Pratiquement cela signifie :


§ Si l'on impose un courant, ont créé un le magnétique, lequel flux
magnétique, va tendre à limiter le courant imposé.
§ Si l'on impose un flux magnétique, on induit une force
électromagnétique, si on l'utilise, le courant fourni par la bobine var
créer un flux magnétique qui va s'opposer à celui qui est imposé.

35
3. Puissance perdue dans le fer.

La puissance perdue se calcule ainsi

P = k . f . B²

Où :

P est la puissance en Watts.


k est un coefficient de pertes des matériaux magnétiques.
f est la fréquence en Hertz.
B est l’induction maximale présent dan le fer. (En Teslas)

Pratiquement cela signifie :

Si l’on a une tension imposée, nous aurons un flux.


La relation entre les deux est :
dF
E = N.
dt

S’il y un flux, il y a une induction B.

La relation entre les deux est :

f=B.S

Donc si E est imposée, f le sera, et par la même B, suivra.


En gros B = K . E , ou K est une valeur donnée.

Comme la puissance perdue dans le fer dépend de Bmaxi², la puissance perdue


dépend de la tension² imposée au primaire !

Plus la tension sera forte (et la fréquence du réseau) plus les


pertes fer le seront !

36
4. Puissances en alternatif.

ü Les puissances électriques mises en cause, en alternatif mono phasé, pour en


enroulement.
Elles seront nombre de trois.

v La puissance active. Elle est toujours positive. La puissance active


totale est la somme de toutes les puissances actives

P = S U .I . cos (j) (S = Somme)

v La puissance réactive. Elle peut être positive (bobine) ou négative (s'il y


a des condensateurs). La puissance réactive totale est la somme de
toutes les puissances réactives.

Q = S U .I . sin (j) (S = Somme)

v La puissance apparente.
Il existe une relation entre les trois puissances, c'est le principe de
BOUCHEROT. (Applicable aussi en triphasé)

S= S P² +SQ²

La puissance active va servir à déterminer le rendement.

La puissance apparente permettra de donner les caractéristiques utiles et


nominales du transformateur. C'est-à-dire, plus précisément : les
caractéristiques du secondaire du transformateur, sans tenir compte du
déphasage du courant par rapport à la tension.

ü Les puissances électriques, en alternatif triphasée.

Dans le cas de circuits triphasé équilibré, en étoile ou en triangle.


Les formules sont les mêmes sont les mêmes, associé à 3.
(Avec U entre phase, I en ligne.)

v La puissance active. Elle est toujours positive.


P = U .I . 3 cos (j)

v La puissance réactive. Elle peut être positive ou négative


Q = U .I . 3 sin (j)

v La puissance apparente.

S= U .I . 3 = P² +Q²

Par contre, si par malheur le circuit n'est pas équilibré, il faudra travailler
phase par phase et appliqué le principe général de Boucherot.

37
ü Intensité en monophasé.

S P
I= Ou, I =
U (U .cos(j )
ü Intensité en triphasé.

v En ligne :

P
I = S/U. Ou, I =
(U . 3 cos(j )
v Dans une branche, D.

J = I/ 3 Ce qui donne :

P
J = S/3.U. ou J =
(U .3.cos(j )
v Dans une branche, U.

J=I Ce qui (re)donne :

P
J = S/U. ou J =
(U .cos(j )

5. Puissances perdue par effet Joules.

Dans tous les cas : P = R . I²

Dans la situation du transformateur, R = Rs, donc il suffit de relever lors de la


mesure en cours circuit la puissance consommée. Il n’est pas besoin de calculer
la résistance (à part pour le plaisir)

Si l’on veut quand même calculer, une possibilité existe pour le triphasé !

A l’arrêt, hors tension, il faut mesurer la résistance entre deux phases.

Peu importe, le couplage !

Par la suite, que l’on soit en étoile ou en triangle la puissance perdue se calculera
en effectuant l’opération :

3
P= x R mesurée entre 2 phases x I ²
2

Le calcul s’effectue pour le primaire, puis pour le secondaire.

On ajoute le tout et l’on a la perte totale par effet Joules du transformateur.

Le tout est de savoir de quelle intensité, il s’agit… Et de ne pas se mélanger….. !

38
Conclusion

Par son hypothèse,


Kapp. a voulu affirmer que le transformateur pouvait se modéliser comme un ensemble
constitué d’un générateur alternatif parfait en série avec une impédance unique.

Cette impédance théorique était fonction des composants du primaire et du


secondaire.

Il se produisait la même chute de tension aux bornes de son impédance interne en court-
circuit, comme en utilisation normale.

S’il était impossible de tester grandeur nature le transformateur, il était toujours


possible de le mettre en cours circuit, et de faire des mesures.

A faible tension et en cours–circuit, le transformateur ne perdait pratiquement rien dans le


circuit magnétique.

Par contre, les pertes par effet Joules étaient les mêmes en court-circuit qu’en
utilisation nominale.

Il était possible de d’estimer la variation des tensions de sortie d’un transformateur et son
rendement en fonction des intensités débitées.

Et en plus,il marche, son truc !

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