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Dossier de presse 03 / 2015

Renaissance
de l’ancien
hôpital royal
© Couverture et vue aérienne : ville de Versailles
Versailles ville nature
Une stratégie urbaine
Versailles est une cité de référence depuis plus de trois siècles. Ville nouvelle au XVIIe,
ville nature depuis ses origines, profondément transformée par la création de trois gares
au XIXe, à l’avant-garde du logement social dans les Trente Glorieuses, elle est à la fois
héritière de son passé et un laboratoire urbain actif où se pense et se fabrique la ville de
demain. Elle doit son rayonnement à l’unicité de son patrimoine et à l’excellence de ses
paysages dessinés par André Le Nôtre. Ce legs historique est un atout majeur à son essor
urbain pour faire face aux nouveaux enjeux de la ville de demain : la densité, la mixité, la
mobilité et le développement durable. Aujourd’hui, je souhaite renouer avec cette tradi-
tion de précurseur : Versailles doit devenir une référence internationale sur le véritable
enjeu de la ville de demain ; le mariage harmonieux ville-nature .

La réhabilitation de l’ancien hôpital royal de Versailles vient de s’achever. Il s’en est


fallu de peu pour que ce patrimoine remarquable du XVIIIe siècle, trois fois incendié,
disparaisse à jamais. Ce site, classé monument historique et abandonné pendant 10
ans, a fait l’objet depuis 2009 d’une réhabilitation voulue par la Ville de Versailles et
confiée à l’architecte Jean-Michel Wilmotte avec Frédéric Didier, architecte en chef des
monuments historiques. La réalisation des nouveaux jardins publics a été assurée par
les paysagistes François Neveux et Bernard Rouyer. Avec 28 000 m2, cette opération,
conçue par le promoteur Ogic, constitue aujourd’hui l’un des plus importants pro-
jets français de réhabilitation en cœur de ville. Elle a permis de requalifier intégrale-
ment un îlot urbain avec la création de 3 nouveaux axes de circulation douce, 3 jardins
publics, 91 logements sociaux dont une résidence étudiante, 227 logements en acces-
sion libre, un nouvel espace culturel, une crèche, cinq commerces et des locaux pour
profession libérale.

François de Mazières
Député-maire de Versailles
« La réhabilitation de l’ancien Hôpital Royal qui s’est étalée sur
quatre ans a permis de requalifier et de redynamiser
une zone urbaine majeure de Versailles, située entre la gare Ver-
sailles Rive droite et le quartier Notre-Dame »
©Ville de Versailles
L’ancien hôpital royal :
histoire d’une renaissance
Commencée en 1781 sous la direction de l’architecte Charles-François Darnaudin, la construc-
tion de l’Hôpital royal de Versailles s’est étalée sur près de 80 ans, ne s’achevant qu’en 1859. Les
plans initiaux, dessinés par Ange-Jacques Gabriel et un architecte moins connu nommé Gra-
vois, ont été respectés avec une grande fidélité, même si des modifications ont été apportées au
XIXe siècle, comme, par exemple l’adjonction d’une aile basse sur le flanc sud du quadrilatère.
Il n’en demeure pas moins que l’ensemble architectural affiche une remarquable homogénéi-
té. “Le plan emprunte la forme d’un H. La chapelle y occupe le milieu de la barre horizontale, de
manière à séparer les salles des deux sexes. La colonnade circulaire du rez-de-chaussée soutient à
l’étage la tribune des malades. Quatre niches placées sur les diagonales raccordent le cercle central
au carré qui l’inscrit. Une coupole coiffe le tout, si bien que l’édifice néo-classique associe Sainte-
Constance, le Panthéon et les tepidaria des thermes impériaux. En façade, le péristyle dorique est
d’un palladianisme sévère.*”
Dès l’origine, le site de Richaud s’est vu affecter une destination hospitalière. D’abord modeste
“maison de charité” tenue par les Filles de Saint-Vincent de Paul sous Louis XIV, l’hôpital n’a
cessé d’accueillir des malades chaque année plus nombreux, jusqu’aux années 1960.
Au XXe siècle, avec l’accroissement des besoins de l’hôpital, de nouveaux bâtiments ont été
construits mais, cette fois, sans aucun plan d’ensemble imposé. Il en a résulté une grande confu-
sion dans l’organisation générale de l’hôpital et une hétérogénéité des constructions. Simulta-
nément, le quadrilatère historique a subi toutes sortes de transformations visant à augmenter
la surface disponible et à mettre aux normes les installations techniques. Néanmoins, malgré
les altérations très dommageables, les structures architecturales n’ont pas été dénaturées de ma-
nière irréversible.
Après le transfert des activités hospitalières vers le site de Mignot en 1981, Richaud allait
connaître de longues années d’abandon, aboutissant à des dégradations rapides et même à des
destructions provoquées par trois incendies sucessifs, dont le tout dernier en 2009.
La sauvegarde et la réhabilitation du site, promesse de campagne de François de Mazières en
2008, était devenue pour l’équipe municipale une priorité. Elle s’est étalée sur quatre ans et a
permis de requalifier une zone urbaine majeure de Versailles, située entre la gare Versailles
Rive-Droite et le quartier Notre-Dame.

* Michel Gallet, Les Architectes parisiens du XVIIIe siècle : Dictionnaire biographique et critique, Éditions Mengès.

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©Ville de Versailles
état des lieux
avant réhabilitation
Le bâtiment s’organise sur la base d’un plan en forme de H, composé en son centre d’une aile
principale magnifiée par la chapelle et par deux grandes ailes placées perpendiculairement à la
première. Ajoutée au XIXe siècle, une aile plus basse a été édifiée sur le flanc sud, percée dans
l’axe par un porche monumental. L’organisation spatiale reprend des dispositions courantes
au XVIII e siècle, avec la chapelle comme point focal, attirant les regards tant par son volume
couronné d’un grand dôme que par sa qualité architecturale. Elle assure la séparation des sexes
dans l’hôpital, les femmes occupant la partie occidentale et les hommes la partie orientale.
Les étages sont desservis par deux grandes cages d’escalier situées chacune dans les barres du
H. Elles ne sont pas rigoureusement symétriques, celle de l’aile orientale ayant été avancée pour
ménager un passage cocher qui formait, à l’origine, l’accès principal à l’hôpital.
L’ordonnancement souhaité par Darnaudin a été bouleversé lors de l’achèvement de la construc-
tion au milieu du XIXe siècle. Les pavillons terminaux des extrémités sud des grandes ailes ont
été doublés par d’autres pavillons rigoureusement identiques. Pour clore la composition, des
pavillons bas à deux travées ont également été ajoutés.
Hormis les dégâts provoqués à la fois par l’abandon total d’entretien et par les incendies succés-
sifs, le bâtiment se trouve dans un état presque idéal. à la faveur du curetage intérieur, les es-
paces intérieurs ont retrouvé leurs volumes originels, purgés des adjonctions, cloisonnements
et entresols ajoutés au fil des ans pour répondre aux besoins de modernisation de l’établisse-
ment hospitalier.
L’ampleur et la générosité données aux salles des malades, la distribution rationnelle et rigou-
reuse du complexe, réapparaissent dans toute leur force et confèrent à l’ensemble une remar-
quable et indéniable valeur patrimoniale. L’ancien oratoire des Sœurs, aménagé en 1860 par
l’architecte Béraud à l’extrémité sud de l’aile réservée aux femmes, avait même conservé ses
décors de boiseries et de gypseries, hélas fortement endommagés par les incendies et des actes
de vandalisme. L’état sanitaire des structures de charpente était relativement sain, à l’exception
notable des parties inférieures en contact avec les ouvrages maçonnés, et il n’avait pas été décelé
de présence de termites, ni même d’infestations actives d’insectes.
©Ville de Versailles

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©Ville de Versailles
La naissance
d’un nouveau quartier
Le site remarquable de l’ancien hôpital royal invitait à une réflexion globale sur son intégration
dans la ville. L’agence Wilmotte & Associés a ainsi imaginé la création d’un nouveau quartier
autour de cet élément architectural majeur. Le projet rend aux deux façades principales, au
Nord et au Sud, leur rôle primordial d’ouvertures sur la ville. Il créé, de part et d’autres du bâti-
ment en « H », des mails plantés et piétons et deux îlots de logements, réalisés en dégageant les
façades anciennes et en dessinant des correspondances perpendiculaires pour s’ancrer dans la
trame urbaine existante. L’ancien hôpital devient ainsi l’élément central d’un projet de grande
échelle qui permet à la ville de proposer une nouvelle offre de logements et de services, dans un
cadre exceptionnel et préservé.

Le programme comprend ainsi la réalisation


de quatre opérations majeures

• La réhabilitation et le réaménagement complet de l’édifice de l’ancien hôpital royal le Carré


Richaud, qui comprend 66 appartements haut de gamme, une crèche, un espace culturel ins-
tallé dans l’ancienne chapelle, des bureaux pour des professions libérales et des espaces dédiés à
l’Académie des Sciences Morales, des Lettres et des Arts de Versailles
• La création d’un îlot résidentiel et d’une résidence pour étudiants le long de l’aile ouest : Les
Jardins Richaud
• La réalisation, à l’est, d’un programme mixte logements et espaces commerciaux en continuité
de la rue commerçante et animée qui relie l’ensemble du projet au centre-ville : les Allées Foch
• L’aménagement d’espaces extérieurs et de trois jardins très contemporains bien qu’inspirés
des jardins traditionnels « à la française »

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Boulevard de la reine

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rue
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© Wilmotte et associés
Le Carré Richaud - 1
L’édifice principal en “H” a été entièrement réhabilité. La restauration mettant en valeur les par-
ties classées (toitures, façades, oratoire et escaliers monumentaux) a été assurée par l’architecte
en chef des monuments historiques, Frédéric Didier.
La restructuration intérieure, permettant d’accueillir le nouveau programme de logements de
standing et de services ouverts au public, a été conçue, quant à elle, par l’agence de Jean-Michel
Wilmotte. L’aménagement de 66 appartements et des espaces communs a fait l’objet d’un travail
attentif, en respectant les caractéristiques remarquables du bâtiment existant.

Les espaces paysagers et les jardins - 2


Cette réhabilitation de l’ensemble du monument historique a permis la création de trois jar-
dins. C’est l’agence de paysagistes Neveux & Rouyer qui a pris en charge l’aménagement des
espaces et des cheminements extérieurs. Le projet a créé 2 mails et 6 entrées dans chacune des
ailes du monument. Connectées sur la ville, elles conduisent jusqu’au jardin central, autori-
sant la traversée des espaces paysagers pendant la journée. Les paysagistes ont créé des jardins
contemporains tout en s’inscrivant dans l’histoire des lieux et en empruntant les principes du
style classique :
• un jardin minéral et ouvert pour accueillir des manifestations culturelles devant la chapelle
• un jardin central « à la française » s’organise de manière très structurée autour d’une pièce d’eau
• sur la rue Richaud, un jardin d’agrément, mariant pelouse et plantations, invite à la détente

Les Jardins Richaud - 3


Conçus par l’agence Wilmotte & Associés, trois bâtiments neufs articulés autour d’un jardin cen-
tral, ont été implantés entre le monument historique et le lycée Hoche. Les volumes et gabarits
des nouveaux bâtiments respectent la réglementation architecturale et s’insèrent harmonieuse-
ment dans le tissu urbain. Les lignes de composition particulièrement rigoureuses soulignent
et accompagnent le dessin de l’ancien hôpital. Des éléments caractéristiques de l’architecture
versaillaise (bossage, lucarnes) ont été réinterprétés dans une écriture plus contemporaine.

Les Allées Foch - 4


Cette opération, composée de deux bâtiments, a pour objectif de valoriser le patrimoine archi-
tectural de Versailles par la création de 66 logements adaptés aux exigences environnementales
actuelles, situés à proximité des équipements publics, des commerces et des transports en com-
mun. Mais aussi par la création de locaux commerciaux dans la continuité de l’axe animé qu’est
la rue Foch. Les deux bâtiments épousent les formes de la parcelle. Le premier bâtiment est
implanté en U, avec un alignement sur les rues Foch et Richaud, ainsi que le long de la nouvelle
voie piétonne. Le deuxième bâtiment en L s’implante en continuité du précédent sur la rue Foch
et en regard du premier sur la voie piétonne. L’échelle des nouveaux bâtiments est donnée par
l’ancien hôpital : les hauteurs des façades et des toitures des nouveaux bâtiments ne dépassent
jamais celle du bâtiment ancien.

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© Vincent Fillon
© Vincent Fillon © Vincent Fillon

© Vincent Fillon
© Vincent Fillon © Vincent Fillon
La réhabilitation
du bâtiment historique
Les façades
L’intention était de retrouver l’unité et l’harmonie générale de l’ordonnance des façades. Leur
restauration a été réalisée selon trois niveaux d’interventions :
• interventions mineures pour les ouvrages en bon état ne nécessitant qu’un nettoyage simple,
des rejointoiements partiels et des reprises ponctuelles. Ces interventions ont concerné pour
l’essentiel les parties courantes des façades ;
• interventions intermédiaires pour les ouvrages en pierre de taille en état médiocre, le plus
souvent les soubassements. Elles ont impliqué une reprise des pierres à hauteur de 50 % de la
surface totale et un rejointoiement plus important ;
• interventions majeures pour les zones en très mauvais état nécessitant un remplacement com-
plet des parements en pierre et une réfection à neuf des enduits.
Les façades de la chapelle ont été complètement restaurées. Les parties qui ont le plus durement
souffert (soubassements, stylobates et base des colonnes, chambranles de porte, entablements)
ont été reprises en pierre de Saint-Leu (pierre tendre) et en pierre de Saint-Pierre-Aigle (roche
dure).
Une attention toute particulière a été portée à la réfection des appuis de fenêtres, éléments qui
subissent toujours des dégradations en raison des eaux de rejaillissement.
De manière générale, les pierres neuves ont été harmonisées avec les parements anciens puis
une eau-forte a été passée afin d’uniformiser l’ensemble des ouvrages en pierre, en regard des
maçonneries enduites.

Les sculptures
Elles étaient concentrées au droit des frontons de la chapelle et du porche monumental de
l’aile basse. Leur état était relativement satisfaisant mais elles devaient être nettoyées. Il était
nécessaire de compléter le nettoyage par micro-gommage avec d’autres procédés chimiques.
Les éléments les plus fortement endommagés ou manquants ont été reconstitués soit en pierre,
soit en mortier pierre.

Les menuiseries
De manière générale, les menuiseries étaient très dégradées du fait du long abandon du bâ-
timent. Même si certaines pouvaient tout à fait être restaurées, l’aménagement de logements
rendait incompatible le maintien de l’existant. En effet, les nouveaux appartements devaient ré-
pondre à des normes de confort à la fois thermiques et acoustiques que ne pouvaient respecter
des ouvrages anciens.
Le projet prévoyait cependant de maintenir certaines menuiseries dans les espaces où de telles
contraintes n’étaient pas impératives, comme l’avant-corps central de la chapelle, les cages d’es-
calier monumentales Est et Ouest et certaines circulations communes. Les autres menuiseries
existantes ont été remplacées par des menuiseries d’aspect similaire qui offrent des perfor-
mances acoustiques et thermiques respectant les règlements en vigueur.

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© Ville de Versailles
© Ville de Versailles © Ville de Versailles
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Les toitures
Laissées à l’abandon pendant de nombreuses années, les toitures se trouvaient dans un état de
délabrement avancé, malheureusement accentué par des sinistres récents qui ont entraîné la
disparition d’une partie de celle de l’aile aux femmes ainsi que de celle de la moitié occidentale
de l’aile basse. Le projet a visé la réfection à neuf de l’ensemble des toitures du quadrilatère
historique, à l’exception notable de celles du dôme de la chapelle, lesquelles ont été simplement
révisées et reprises ponctuellement.

Les charpentes
Elles ont nécéssité des travaux de réfection importants et un renouvellement sur les zones si-
nistrées par les incendies successifs. Les charpentes anciennes, relativement en bon état, ont
fait l’objet d’un traitement curatif et préventif ainsi que cryptogamique. Elles ont été ensuite
restaurées selon les règles de l’art. Celles qui devaient être reconstruites l’ont été de façon tradi-
tionnelle en bois.

Les clôtures
Les limites méridionales et septentrionales de l’ancien hôpital ont été fermées par des clôtures,
soit en maçonnerie pleine, soit avec des grilles en ferronnerie. La clôture qui longe le boulevard
de la Reine a subi le plus de transformations, l’objectif étant de rendre l’ancien hôpital totale-
ment visible de l’extérieur.

Les espaces intérieurs remarquables


Il s’agissait principalement de l’ancien oratoire des Sœurs et des cages d’escalier de l’aile aux
hommes et de l’aile aux femmes. Les escaliers ont fait l’objet d’une restauration soignée, dans
l’esprit de simplicité d’origine. L’ancien oratoire se trouvait dans un triste état. Ses lambris supé-
rieurs et son plafond étaient en partie détruits par les incendies tandis que les éléments décora-
tifs de la plupart des boiseries avaient disparu. Les travaux ont permis d’assurer sa sauvegarde
et sa restauration complète.

Les planchers
Les planchers les plus anciens de l’aile aux hommes et de l’aile principale ont été prioritairement
préservés, consolidés et rechargés par des dalles légères pour ne pas les alourdir. à l’inverse, les
planchers hauts du premier étage ont dû être entièrement démolis et reconstruits.

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© Vincent Fillon
© Vincent Fillon © Vincent Fillon

© Vincent Fillon
© Ville de Versailles
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© Vincent Fillon
© Vincent Fillon
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L’espace richaud,
nouveau lieu de culture
à Versailles
En prenant le parti de restaurer la chapelle historique de l’ancien hôpital pour en faire un lieu
ouvert au public, la Ville de Versailles a choisi de se doter d’un nouvel équipement culturel de
prestige. L’ancienne chapelle pourra accueillir une grande diversité de manifestations : exposi-
tions, concerts, conférences, mais aussi spectacles vivants, en particulier dans le cadre du Mois
Molière.
Ses différents espaces répartis sur trois niveaux permettront de nombreuses combinaisons au
service de la création comme de la valorisation du patrimoine.
Ce lieu de pluridisciplinarité artistique sera également un élément fort de l’offre que la Ville
entend proposer à ses mécènes. Ils trouveront dans la chapelle de l’ancien hôpital royal le cadre
idéal pour leurs manifestations.
Cette dimension contribuera efficacement à l’équilibre financier de la programmation cultu-
relle avec laquelle la Ville souhaite faire revivre cette chapelle.
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Rue

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Allée Claude Erignac

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Boulevard de la Reine

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Allée Jean-Paul II
Trois nouvEaux axes
de circulation douce
pour mieux connecter le quartier Notre-Dame,
son marché et le boulevard de la Reine

Les travaux menés par les dix équipes d’architectes et d’urbanistes lors de la consultation inter-
nationale sur le Grand Paris ont tous mis l’accent sur l’importance de la porosité de la ville de
demain, un moyen de régénérer le tissu urbain et d’accroître les déplacements par des liaisons
et des circulations douces. Les passages piétons, respirations qui rendent Versailles plus vivante,
sont une longue tradition. Leur multiplicité voulue pour accélérer la fluidité en ville s’appuie sur
deux vecteurs : le renforcement du lien social et le développement économique.
Depuis 2008, 8 passages ont ainsi été créés en milieu urbain à Versailles.

À l’est du site, l’allée Jean-Paul II, réservée aux piétons et aux cyclistes, rejoint le boulevard de
la Reine et la rue Richaud, et donne accès aux nouveaux logements. À l’ouest, l’allée Claude
Erignac relie la rue du Maréchal Foch avec la rue Richaud et dessert le bâtiment principal et les
commerces.

Ces axes de circulation douce contournent désormais l’enceinte de l’ancien hôpital royal et
créent ainsi une perméabilité entre le quartier Notre-Dame, son marché et le boulevard de
la Reine. Connectés sur la ville, ces passages conduisent jusqu’au jardin central, autorisant la
traversée des espaces paysagers par une population mixte (habitants, visiteurs ou résidents du
Centre Hospitalier de Versailles) pendant la journée.
L’usage des jardins a ainsi été rendu aux Versaillais.

La nouvelle allée Jean-Paul II

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© Ville de Versailles
Les aménagements paysager :
Un clin d’œil au classicisme
Les paysagistes François Neveux et Bernard Rouyer se sont inspirés de l’époque du bâtiment
et de sa stricte symétrie. Le parterre formel, les alignements d’arbres palissés et le choix des vé-
gétaux (buis, ifs, charmilles) renvoient aux jardins de la tradition française. Des éléments plus
modernistes se marient avec le style minimaliste du jardin du XVIIIe siècle.

La cour d’Honneur
Le parvis devant la chapelle, la cour d’honneur, est entourée sur deux côtés par les ailes de l’an-
cien hôpital et dominée par l’entrée principale de la chapelle avec ses belles colonnes doriques.
Pour maximiser la vue du bâtiment à partir du boulevard de la Reine, la cour d’honneur est
dégagée et plantée avec des alignements de petits cordons fruitiers et des tables de buis basses.
Ces cordons fruitiers rappellent le jardin fruitier qui était planté sur le site en 1707. Entre les
cordons fruitiers un couvre-sol de lierre planté de bulbes offre un tapis de couleur tout au long
de l’année. Les deux cotés de l’allée principale sont agrémentés de longs bancs.

Le jardin central
Dans cette cour intérieure, de larges haies basses et des à-plats de pelouse en forme d’équerre
encadrent le bassin central. Au milieu des bandes de pelouse, le thème des cordons fruitiers
est repris. Quelques longs bancs offrent un lieu pour se reposer. Autour du carré central, les
haies de 1.20 m et de 2 m de hauteur renforcent la symétrie du lieu et donnent de l’intimité aux
jardins privés.

Le jardin Richaud
Ce jardin, situé devant l’entrée sud de l’ancien hôpital, est clôturé par une grille et des murs.
Une large table basse de buis, disposée tel un socle au bâtiment, éloigne les piétons des fenêtres
du rez-de-chaussée. Comme dans la cour d’honneur, le couvre-sol donne de la couleur au jar-
din. Quelques chênes de taille adulte, en forme libre, sont plantés. Ils rappellent les feuilles des
chênes que l’on peut voir sur l’écusson du porche en pierre.

L’allée Richaud et l’allée Foch


Les allées Richaud et Foch sont bordées par des alignements de tilleuls palissés avec un houp-
pier peu épais. Ces tilleuls palissés s’inspirent du style formel français, style que l’on retrouve
également dans les alignements des arbres dans les contre-allées du parc de Versailles et dans
les jardins du château. Au pied des arbres se trouve un tapis de lierre panaché de bulbes. Entre
les arbres et les baies vitrées de l’ancien hôpital a été plantée une table arbustive de 40 cm de
hauteur. Ce socle du bâtiment arbustif sert, comme ailleurs, à éloigner les piétons des fenêtres
des logements.

le jardin de la crèche.
La crèche du Chat Botté est logée dans l’aile nord-ouest du bâtiment existant. Elle bénéficie d’un
jardin extérieur privatif de 320 m². Quelques arbres en forme libre donnent de l’ombre à la cour.
Dans le jardin de la crèche, l’alignement des tilleuls palissés continue sur son axe nord-sud. Une
haie crée un écran entre les deux jardins.

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Les strates du projet paysager
Strate herbacée
Le couvre-sol est en lierre panaché, ponctué aux différents moments de l’année par les bulbes
monochromes de la saison. Par exemple, les perce-neige en hiver, les jonquilles au printemps
suivies par les tulipes en été et les crocus en automne.

Strate arbustive
Les haies basses et les tables arbustives sont plantées en buis et bien taillées pour obtenir un
effet net. Les haies de 1,20 mètre sont plantées en ifs, et les haies de 2 mètres, en charmilles. Ces
dernières gardent leurs feuilles pendant l’hiver et continuent ainsi de former un écran visuel.

Strate des arbres


Les cordons fruitiers seront les pommiers et des poiriers palissés, d’une hauteur de 50 cm. Les
arbres libres autour du site forment un mélange de chênes et d’érables, c’est-à-dire d’arbres lo-
caux et caducs. Les arbres dans le jardin Richaud sont des chênes verts, au feuillage persistant.
Des tilleuls palissés ont été plantés en alignement avec un houppier .

Strate minérale
Dans la cour d’honneur, les grands pavés anciens sont réutilisés. Dans le jardin intérieur, le
carré central est fait de stabilisé. Quant au nouveau carré, il est composé de pavés neufs de grès
scié. Dans les allées Foch et Richaud, comme dans le jardin Richaud, le traitement du sol est en
béton désactivé.

Eclairage et mobiliers
Les différentes allées sont bien éclairées donnant un très bon niveau de sécurité. Des lampa-
daires de 4 mètres diffusent une lumière fonctionnelle. Des projecteurs et des spots éclairent le
bâtiment et mettent en valeur les arbres palissés. Fermés la nuit, la cour d’honneur, le jardin
central et le jardin Richaud ont un éclairage plus doux, d’ambiance et de balisage. Des bancs
sont installés dans la cour d’honneur, dans le jardin central et dans les deux jardins.

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© Vincent Fillon
317 logements dont 91 sociaux
Logements neufs privés (226) et sociaux (91) (dont une résidence étudiante de 82 logements).
Livraison février 2014 : 103 logements à l’accession
Livraison fin août 2013 : 82 logements sociaux (résidence étudiante)
Livraison mai à septembre 2014 : 66 logements à l’accession dont 15 sont encore à livrer
au 1er semestre 2015 - Novembre 2014 : 57 logements à l’accession et 9 logements sociaux

la crèche municipale LE chat botté


637 m² SHAB, livrée en septembre 2013
La réhabilitation de l’ancien hôpital royal a permis à la Ville de Versailles de se porter acquéreur d’un
volume à aménager (côté 78, boulevard de la Reine), saisissant ainsi la possibilité de devenir proprié-
taire des locaux de la crèche du Chat botté, en réalisant un aménagement à proximité immédiate des
anciens locaux, situés 99 boulevard de la Reine, occupés jusqu’alors en location. Mise en service en
septembre 2013, la nouvelle Crèche du Chat botté accueille 66 berceaux, soit 6 de plus que dans les
locaux d’origine. D’une surface de 697m² sur trois niveaux (sous-sol, rez-de-chaussée et 1er étage), elle
bénéficie d’un jardin extérieur privatif de 320 m².

LES bureaux
Décembre 2013 : livraison d’environ 946 m² de SHAB de bureaux, certains locaux à destination des
professions libérales ont été livrés en octobre 2014.
Octobre 2014 : livraison d’environ 2 000 m² de SHAB (8 dont 1 livré au 1er semestre 2015)

les commerces
• Bio C’Bon, alimentation biologique • Gibert Joseph, papeterie-carterie • Hype Store, premium
reseller Apple • La Halle, prêt-à-porter et accessoires femme, enfant et bébé • Sostrene Grene, dé-
coration et design danois

L’Académie de Versailles
Héritière de la Société des Sciences Morales, des Lettres et des Arts de Seine-et-Oise fondée le 5 dé-
cembre 1834, l’Académie de Versailles fait partie des 31 académies des provinces créées, pour la plu-
part, avant la Révolution Française et regroupées au sein de la Conférence Nationale des Académies
des Sciences, Lettres et Arts, sous l’égide de l’Institut de France. Comme toute académie, l’Académie
des Sciences Morales, des Lettres et des Arts de Versailles et d’Île-de-France a une vocation, une his-
toire, des règles. Elle est pluridisciplinaire et comprend un nombre limité de membres titulaires élus.
Elle a des activités, une publication, la Revue de l’Histoire de Versailles et des Yvelines. Elle sera installée
désormais dans l’ancien oratoire des Sœurs, du côté de la rue Richaud.

LES ARCHITECTES
La maitrise d’œuvre du projet a été confiée à l’agence Wilmotte & Associés pour les extensions
modernes - qui créent un véritable quartier autour du quadrilatère historique, et les aménagements
intérieurs du bâtiment historique (maîtrise d’ouvrage OGIC), et à Frédéric Didier, architecte en chef
des Monuments historiques exerçant au sein de l’agence 2BDM – Architecture et Patrimoine, pour
la restauration des façades, des charpentes, des couvertures et des espaces intérieurs remarquables,
dont l’oratoire des Sœurs et les escaliers monumentaux. Parallèlement, la Ville de Versailles a confié
à 2BDM la reconversion de l’ancienne chapelle, chef d’œuvre de Darnaudin, en espace culturel.

LIVRAISON 2013-2014-2015 INAUGURATION Avril 2015

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Le groupe OGIC
Fondé en 1966, OGIC est un promoteur qui s’est forgé une solide expérience dans les différents
secteurs de la promotion immobilière : résidentiel son activité principale, tertiaire, aménage-
ment urbain, réhabilitation et valorisation de bâtiments anciens ou de monuments historiques.
Reconnu pour ses programmes d’exception, OGIC privilégie les meilleurs emplacements et
s’attache à ses valeurs fondées sur la qualité et le service pour rendre unique chacun de ses
clients, chacune de ses réalisations.
Ainsi, plusieurs réalisations primées témoignent du savoir-faire d’OGIC qui a naturellement
été choisi pour conduire les opérations de réhabilitation de sites emblématiques : l’ancien Hô-
pital royal à Versailles (78), l’ancienne Manufacture de Tabac à Rumilly (74) et les anciennes
prisons Saint-Joseph et Saint-Paul à Lyon (69).
Aujourd’hui fort du soutien de DENTRESSANGLE INITIATIVES, un actionnaire de taille et
majoritaire depuis 2008, le groupe OGIC poursuit son développement avec une capacité aug-
mentée à promouvoir des projets d’envergure.
En 2013, OGIC a réalisé un chiffre d’affaires de 210 millions d’euros pour la mise en chantier
de 738 logements.
Parallèlement OGIC intervient en immobilier d’entreprise. Sur ce secteur, il a déjà à son actif
plusieurs opérations de réhabilitation comme « Seine Panorama », un ensemble de 15 000 m²
de bureaux dans le 15e arrondissement. Prochainement, il réalisera la réhabilitation de l’im-
meuble de 7 500 m² de bureaux, «Le Phénicien», à Boulogne.
OGIC a également réalisé à Boulogne-Billancourt, pour le compte de l’assureur AG2R La
Mondiale, Up West, un immeuble neuf de 7 000 m² de bureaux, dans lequel il a notamment
installé son siège.
Le groupe est présent à Paris et en Ile-de-France ainsi que dans les régions Rhône-Alpes et
Provence-Alpes-Côte d’Azur.

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L’AGENCE WILMOTTE & ASSOCIéS
Fondée par Jean-Michel Wilmotte en 1975, Wilmotte & Associés est une agence d’architecture
internationale œuvrant dans cinq domaines : l’architecture, l’architecture d’intérieur, la muséo-
graphie, l’urbanisme et le design. Wilmotte & Associés est implantée en France, au Royaume-
Uni, en Italie, en Corée du Sud et au Brésil. Elle intervient sur tous types de programmes et
traite toutes les échelles de projets.

Avec 207 collaborateurs de 21 nationalités différentes, l’agence est structurée en deux entités :
l’agence d’architecture Wilmotte & Associés et le studio de design Wilmotte & Industries, qui
gèrent simultanément une centaine de projets dans 24 pays.

Jean-Michel Wilmotte est reconnu pour son approche éclectique de l’architecture, pour son
grand souci du détail et de la qualité, notamment dans le choix et l’emploi des matériaux.
Parmi ses nombreuses réalisations, l’agence a récemment livré le siège du groupe L’Oréal à Cli-
chy, le Centre des Arts de l’École Internationale de Genève en Suisse, le centre culturel de Dae-
jeon en Corée du sud, ou encore le stade Allianz Riviera à Nice. L’agence finalise le Centre de
Gestion Sportive Ferrari à Maranello (Italie), le siège du groupe Unilever à Rueil-Malmaison,
des nouveaux bureaux pour Google dans le quartier King’s Cross à Londres (Royaume-Uni),
ou encore le siège de JCDecaux à Londres (Royaume-Uni).

Wilmotte & Associés travaille par ailleurs sur la Halle Freyssinet qui accueillera 1000 start-
ups et le Centre Spirituel & Culturel Orthodoxe Russe à Paris, le Centre de Congrès de Metz,
l’Université européenne de Saint-Pétersbourg, un parc écologique à Bakou en Azerbaïdjan, des
nouveaux quartiers à Libreville au Gabon, ou encore un mémorial de l’esclavage à Loango au
Congo. L’agence a développé une expertise dans le domaine de la muséographie en concevant
des projets pour d’importantes institutions : le Grand Louvre et le Musée d’Orsay à Paris, le
Musée d’Art islamique à Doha (Qatar), le Rijksmuseum à Amsterdam (Pays-Bas)...

En 2005, Jean-Michel Wilmotte crée la Fondation d’entreprise Wilmotte pour sensibiliser les
jeunes architectes aux problématiques de conservation et de réhabilitation du bâti ancien et
introduire le concept de « greffe contemporaine ». En 2010, l’agence entre dans le classement
mondial des 100 plus grands cabinets d’architecture selon une étude réalisée par le magazine
anglais Building Design. En 2015, elle est à la 71e place.

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FRéDéRIC DIDIER
Né le 31 juillet 1960, Frédéric Didier devient architecte D.P.L.G. en 1985. Ancien élève de
l’Ecole du Louvre, spécialisé en « Architecture et décor des Grandes Demeures », il est diplômé
de l’école de Chaillot en 1985.
Reçu au concours d’Architecte en Chef des Monuments Historiques en 1986, il est tout d’abord
chargé du département de la Côte-d’Or (1987-1992), puis de celui des Deux-Sèvres (1989-
1990), avec les chantiers des châteaux de Thouars (1989-1995) et d’Oiron (1990-1999).
Depuis 1990, Frédéric Didier est chargé du département de la Saône-et-Loire et du château de
Versailles, ainsi que de la ville de Versailles depuis 2000.

Au titre de sa fonction, il conduit toutes les restaurations du château de Versailles tant à l’exté-
rieur (façade sur les jardins, rétablissement de la grille royale, couvertures de la Cour de Marbre)
qu’à l’intérieur (Galerie des Glaces, Grands appartements et cabinets du Roi et de la Reine,
Opéra Royal, etc.). Il mène un très grand nombre d’opérations sur des édifices remarquables
(château d’Asnières, pavillon des Indes à Courbevoie, chapelle du lycée Hoche à Versailles) ou
des sites prestigieux en région (Vézelay, Cluny, Auntun, Paray-Le-Monial).
Frédéric Didier est membre de l’Académie d’Architecture, et enseigne depuis plus de 15 ans à
l’école de Chaillot qui forme les architectes du patrimoine.

2BDM
ARCHITECTURE ET PATRIMOINE :
UNE STRUCTURE DEDIéE AU PATRIMOINE

En 2010, Christophe Batard, Christophe Bottineau, Frédéric Didier et Jacques Moulin, tous
quatre architectes en chef des Monuments Historiques, décident de mettre en commun leur
expérience et leurs moyens au sein d’une structure unique complètement partagée.
L’agence 2BDM réunit une équipe pluridisciplinaire, spécialisée dans la gestion d’opérations
complètes de restauration, de restructuration et de réhabilitation sur le patrimoine. Basée à
Paris et à Versailles, elle travaille pour des maîtres d’ouvrage publics et privés.

2BDM compte un effectif de plus de 40 personnes, aux parcours variés, associant toutes les
compétences nécessaires autour d’un édifice ancien : architectes en chef des monuments his-
toriques, architectes du patrimoine, ingénieurs, ingénieurs horticoles, paysagistes, historiens,
documentalistes, économistes de la construction…
L’agence 2BDM qui compte parmi les 50 premières agences d’architecture en France est aussi la
plus importante dédiée au patrimoine.

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François Neveux
et Bernard Rouyer, paysagistes
« Notre expérience d’études et de réalisations de projets d’échelles diverses en France et à l’étranger,
nous a permis de mesurer l’importance des moyens à mettre au service d’un projet, quelle qu’en
soit l’ampleur.
Qu’il s’agisse d’espaces publics, de restructurations de centre-ville, de parcs urbains ou privés, de
jardins, nous travaillons dans le cadre de nos missions avec des équipes pluridisciplinaires, compo-
sées d’architectes, d’urbanistes et d’experts (historiens, sociologues, etc.).
Les maîtres d’ouvrage avec lesquels nous collaborons aujourd’hui nous permettent d’inscrire notre
réflexion dans la durée. En effet, notre attitude consiste, au-delà de l’aspect projectuel de notre
travail, à constituer un outil méthodologique au service du maître d’ouvrage. Notre action se base
sur une écoute concertée des différents intervenants, et la prise en compte des aspects historiques,
humains et économiques du projet.
Nos récentes études montrent l’importance que nous attachons aux projets d’échelles territoriales,
à la qualité des liens entre l’architecture et le paysage et au développement d’un vocabulaire spéci-
fique à chaque projet, permettant son inscription dans le territoire.
Nous sommes convaincus que le végétal a aujourd’hui un rôle déterminant dans l’élaboration des
projets et l’amélioration du cadre de vie. Nous le considérons comme la base de nouveaux rapports
entre les hommes, la ville et son inscription dans le territoire ».

François Neveux et Bernard Rouyer

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© Vincent Fillon
FICHE
TECHNIQUE
Le Carré Richaud Les allées Foch
et Les Allées Richaud
Maîtrise d’ouvrage
Maîtres d’ouvrage SCI Les allées Foch
SCI le Carré Richaud
SCI Les Allées Richaud Maître d’ouvrage délégué
OGIC
Maître d’ouvrage délégué
OGIC Constructeurs
OUTAREX
Constructeurs
EIFFAGE Construction (Carré Richaud) Équipe de maîtrise d’œuvre
OUTAREX (Jardins Richaud) Architecte : Wilmotte & Associés
Paysagiste : Neveux Rouyer
Équipe de maîtrise d’œuvre Maîtrise d’œuvre d’exécution : ELAN
Architecte : WILMOTTE & ASSOCIES BE structure : SCYNA 4
Architecte en chef des Monuments histo- BE fluides et thermique : PRELEM
riques : 2BDM ARCHITECTES Bureau de contrôle : BATIPLUS
Paysagiste : NEVEUX ROUYER BE acoustique : MMS
BE Structure : SCYNA 4 BE VRD : SETU
BE VRD : SETU Économiste : DAL
BE acoustique : AVLS BE sol : FUGRO
BE fluides et thermique : M.B.E.
Économiste : DAL Superficies
Bureau de contrôle : BATIPLUS Logements : 4 008 m² SP (Bâtiment A : 2 525
BE sol : FUGRO m² / Bâtiment B : 1 483 m²)
Commerces bâtiments A et B : 2 217 m² SP)
Maîtrise d’œuvre d’exécution
ELAN (Carré Richaud) / ARTELIA (Jardins Calendrier
Richaud) Études : sept. 2010 - mars 2012
Chantier : avril 2012 - décembre 2014
Superficies
Réhabilitation Monument historique : 13 900
m² shon
Bâtiments neufs : 7 800 m² shon
Jardins ouverts au public : 10 000 m²

Calendrier
Études : juil. 2010 - déc. 2011
Chantier bâtiments : déc. 2011 - sept. 2014
Chantier VRD : déc. 2011 - déc. 2014
Contacts presse

Ville de Versailles
Frédérique Meyer
+33 (0)6 21 09 82 74
frederique.meyer@versailles.fr
Ingrid Cadoret
+33 (0)6 88 89 17 72
ingrid.cadoret@hexagramm.fr

Ogic
Galivel & Associés
Carol Galivel
+33 (0)1 41 05 02 02
galivel@galivel.com

Wilmotte & Associés architectes


Anne Derycke
+ 33 (0)1 53 02 22 22
anne.derycke@wilmotte.fr

Agence Neveux et Rouyer


+ 33 (0)1 39 51 53 53
contact@neveux-rouyer.com

Frédéric Didier
Agence 2BDM
Architecture et Patrimoine
Lucie Nicolas-Vullierme
+ 33 (0)1 42 26 84 24
lucie.nicolas-vulierm@2bdm.fr