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Chapitre 02

L’atome d’Hydrogène dans le modèle de


Bohr-Sommerfeld
Ce chapitre est consacré au modèle planétaire de Bohr-Sommerfeld. Dans la première
partie nous commençons par une présentation du modèle de Bohr de l’atome
d’Hydrogène : les postulats, les niveaux d’énergie, les rayons d’orbitales, puis nous
passons au modèle de Sommerfeld qui vient expliquer la structure fine du spectre de
l’hydrogène avec un traitement relativiste. A la fin du chapitre nous décrivons les
différentes insuffisances du modèle de Bohr-Sommerfeld.

2.1. Modèle de Bohr :

En 1913, Niels Bohr a proposé un modèle pour l'atome d'hydrogène qui a


conservé le modèle nucléaire antérieur de Rutherford mais a fait d'autres stipulations
quant au comportement de l'électron. Une explication dramatique de l'expression
spectrale de Balmer-Rydberg en a résulté. De nombreuses idées modernes sur la
structure atomique et moléculaire se sont découlés de ce modèle.

Fig. 2.1 Modèle de Bohr de l’atome d’Hydrogène.


2.1.1. Les postulats de Bohr :

1er postulat : Quantification de l’action

L’intégral sur une période de l’action est égale à un nombre entier de h :

(2.2)
∮ 𝑝⃗. ⃗⃗⃗⃗⃗
𝑑𝑠 = 𝑛. ℎ

𝑝⃗ : La quantité de mouvement de l’électron.

⃗⃗⃗⃗⃗
𝑑𝑠 = 𝑟𝑑𝜃 : L’abscisse curviligne.

En intégrant sur une période de 2𝜋, on trouve :

𝑚𝑉𝑟 = 𝑛ћ (2.3)

2ème postulat : Loi des fréquences

L’électron occupe une orbite stationnaire caractérisé par une énergie𝐸𝑛 . L’absorption
ou l’émission d’un photon d’énergie ℎ𝜈 n’est possible que l’électron change d’orbite :

𝐸𝑛2 − 𝐸𝑛1 = ℎ𝜈 (2.4)

Calculons maintenant l’énergie totale de l’électron :

L’énergie potentielle de l’électron à une distance r du noyau est :

1 𝑍𝑒 2 𝑞2 (2.5)
𝐸𝑝 (𝑟) = − =−
4𝜋𝜀0 𝑟 𝑟
Le noyau étant supposé au repos, L’énergie cinétique s’écrit :

1 𝐶 1
𝐸𝑐 = 𝑚𝑣 2 = − = − 𝐸𝑝 (𝑟) (2.6)
2 2𝑟 2
Ainsi, l’expression de l’énergie totale du mouvement de l’électron est :

D’autre part, l’expression de la force électrique :


1 1 𝑞2
𝐸 = 2 𝑚𝑣 2 + 𝐸𝑝 (𝑟) = − 2 (2.7)
𝑟

𝑑𝐸𝑝 𝑞2 (2.8)
𝑓=− =− 2
𝑑𝑟 𝑟
En appliquant la 2ème loi de Newton, on trouve :

𝑞2 𝑉2 (2.9)
− 2 = 𝑚. 𝑎𝑛 = −𝑚
𝑟 𝑟
Après simplification on a :

𝑞2 (2.10)
= 𝑉2
𝑚𝑟
La quantification de l’action impose :

𝑞2 𝑛2 ћ2
=
𝑚𝑟 𝑚2 𝑟 2 (2.11)
Ce qui nous permet de trouver l’expression de 𝑟𝑛 :

𝑛2 2 (2.12)
𝑟𝑛 = ћ
𝑚𝑞 2
Où l’électron peut être se trouver que à ces distances quantifiées 𝑟𝑛 :

ћ2
𝑛 = 1 ∶ 𝑟1 =
𝑚𝑞 2

𝑛 = 2 ∶ 𝑟2 = 4𝑟1

𝑛 = 3 ∶ 𝑟2 = 9𝑟1

ћ2
Avec : 𝑟1 = 𝑚𝑞2 = 𝑟𝐵 ≃ 0,53 𝐴° appelé le rayon de Bohr.

L’expression de l’énergie est :

1 𝑚𝑞 4 (2.13)
𝐸𝑛 = −
𝑛2 2ћ2
On applique la loi des fréquences entre deux niveaux d’énergie différents n et p :
𝑚𝑞 4 1 1 𝑐 (2.14)
𝐸𝑝 − 𝐸𝑛 = 2
( 2 − 2 ) = ℎ𝜈𝑛𝑝 = ℎ
2ћ 𝑛 𝑝 𝜆𝑛𝑝
On la compare avec la formule empirique de Ritz :

𝑐 1 1
ℎ𝜈𝑛𝑝 = ℎ = 𝑅𝐻 ℎ𝑐 ( 2 − 2 ) (2.15)
𝜆𝑛𝑝 𝑛 𝑝

Ce qui nous aboutit à trouver l’expression de 𝑅𝐻 :

𝑚𝑞 4 (2.16)
𝑅𝐻 =
2ћ3 𝑐
𝑅𝐻 : la constante de Rydberg pour l’atome d’Hydrogène

Fig. 2.2 Spectre d’émission de l’atome d’Hydrogène selon le modèle de Bohr


2.2. Le modèle de Sommerfeld :

Selon Bohr, les raies du spectre de type hydrogène devraient chacune avoir une
longueur d'onde bien définie. Des études spectroscopiques minutieuses ont montré
que les raies Hα, Hβ et Hγ dans le spectre de l'hydrogène ne sont pas uniques. Chaque
raie spectrale était en fait constituée de plusieurs raies très proches «regroupées ».
Michelson a découvert qu'en haute résolution, la raie Hα peut être résolue en deux
composantes toutes proches l’une de l’autre, avec une séparation de longueurs d'onde
de 0,013 nm. C'est ce qu'on appelle la structure fine des raies spectrales. La théorie de
Bohr ne pouvait pas expliquer cette structure fine.

Sommerfeld a réussi en partie à expliquer la structure fine observée des raies spectrales
en introduisant les principales modifications suivantes dans la théorie de Bohr :

(i) Sommerfeld a suggéré que le trajet d'un électron autour du noyau, en général, est
une ellipse avec le noyau est l'un des foyers. Les orbites circulaires de Bohr en sont un
cas particulier.

(ii) La vitesse de l'électron se déplaçant sur une orbite elliptique varie


considérablement à différentes parties de l'orbite. Cela provoque une variation
relativiste de la masse de l'électron en mouvement.

Donc, Sommerfeld a pris en compte la variation relativiste de la masse de l'électron


avec la vitesse. Par conséquent, ce modèle de l'atome est appelé le modèle relativiste
de l'atome de Sommerfeld.

Dans le cas d'un mouvement elliptique, l'angle 𝜃 et le vecteur de rayon r varient


périodiquement, comme le montre la figure 2.3.

Fig. 2.3 Modèle de Sommerfeld de l’atome d’Hydrogène.


Ainsi, Sommerfeld a supposé que les moments associés à ces deux coordonnées
généralisées (𝜃 et r) peuvent être quantifiés conformément à la condition de Bohr.

Les deux conditions de quantification sont de Sommerfeld sont :

∮ 𝑝𝑟 𝑑𝑟 = 𝑛𝑟 ℎ (2.17)

∮ 𝑝𝜃 𝑑𝜃 = 𝑛𝜃 ℎ (2.18)

Où 𝑛𝑟 et 𝑛𝜃 sont les deux nombres quantiques introduits par Sommerfeld. Puisqu'ils


représentent un système périodique 𝑛𝑟 +𝑛𝜃 = 𝑛.

𝒏𝒓 est connu sous le nom de nombre quantique radial, et 𝒏𝜽 nombre quantique


angulaire ou azimutal et n est connu comme le nombre quantique principal.
Maintenant, nous devons quantifier les impulsions généralisées associées aux
coordonnées généralisées radiales et angulaires :

𝜕𝐿 𝜕 1 𝑍𝑒 2
𝑝𝑟 = = [ 𝑚(𝑟̇ 2 + 𝑟 2 𝜃̇ 2 ) + 𝑘 ] = 𝑚𝑟̇ (2.19)
𝜕𝑟̇ 𝜕𝑟̇ 2 𝑟
𝜕𝐿 𝜕 1 𝑍𝑒 2
𝑝𝜃 = = [ 𝑚(𝑟̇ 2 + 𝑟 2 𝜃̇ 2 ) + 𝑘 ] = 𝑚𝑟 2 𝜃̇ (2.20)
̇
𝜕𝜃 𝜕𝜃 ̇ 2 𝑟

Etant donnée, l’unique force agissante sur l’électron est la force électrostatique qui est
portée sur la composante radiale (force centrale), alors la composante transversale de
l’accélération est nulle, de sorte que :

1 𝑑 2
[𝑟 𝜃̇] = 0 (2.21)
𝑟 2 𝑑𝑡
Par conséquent, [𝑟 2 𝜃̇] et même 𝑚𝑟 2 𝜃̇=Cte :

2𝜋 (2.22)
𝑝𝜃 ∮ 𝑑𝜃 = 𝑛𝜃 ℎ
0 (2.23)

𝑝𝜃 = 𝑛𝜃 = 𝑛𝜃 ћ
2𝜋

Cette dernière équation montre que le moment angulaire de l’électron est un multiple
entier de ћ la constante de Planck réduite.

Revenons maintenant à la composante radiale 𝑝𝑟 :

∮ 𝑝𝑟 𝑑𝑟 = ∮ 𝑚𝑟̇ 𝑑𝑟 = 𝑛𝑟 ℎ
(2.24)
𝑑𝑟 𝑑𝜃 𝑑𝑟
∮ 𝑚𝑟̇ 𝑑𝑟 = ∮ 𝑚 𝑑𝜃 = 𝑛𝑟 ℎ
𝑑𝜃 𝑑𝑡 𝑑𝜃 (2.25)
𝑑𝜃 1 𝑑𝑟 𝑑𝑟
∮ 𝑚𝑟 2 [ ( ) ( )] 𝑑𝜃 = 𝑛𝑟 ℎ (2.26)
𝑑𝑡 𝑟 2 𝑑𝜃 𝑑𝜃
1 𝑑𝑟 2
∮ 𝑝𝜃 . [ ( )] 𝑑𝜃 = 𝑛𝑟 ℎ (2.27)
𝑟 𝑑𝜃

𝑑𝑟
L’expression de (𝑑𝜃) on peut la déterminer à partir de l’équation polaire de l’ellipse :

𝑝
𝑟(𝜃) =
1 + 𝜀. 𝑐𝑜𝑠𝜃 (2.28)
Avec, p le paramètre de l’ellipse et 𝜀 l’excentricité.

Après intégration par un changement de variable approprié et simplification, on


obtient :

𝑛𝜃 2𝜋
[ − 2𝜋] = 𝑛𝑟
2𝜋 √1 − 𝜀 2
(2.29)
1
𝑛𝜃 [ − 1] = 𝑛𝑟
√1 − 𝜀 2 (2.30)
𝑛𝜃 𝑛𝜃
√1 − 𝜀 2 = =
𝑛𝜃 + 𝑛𝑟 𝑛 (2.31)

2 1/2
𝑛𝜃2
𝜀 = [1 − ( 2 ) ] (2.32)
𝑛
𝑏2
Pour une ellipse, on peut montrer que : 1 − 𝜀 2 = 𝑎2 où a et b sont le demi-grand axe et

demi-petit axe respectivement, ce qui donne :

L’énergie cinétique de l’électron est :


𝑏 2 𝑛𝜃2
= (2.33)
𝑎 2 𝑛2

1 2
1 𝑑𝑟 2 𝑑𝜃 2
𝐸𝑐 = 𝑚𝑣 = 𝑚 [( ) + (𝑟 ) ] (2.34)
2 2 𝑑𝑡 𝑑𝑡
𝑝𝑟2 𝑝𝜃2
𝐸𝑐 = + (2.35)
2𝑚 2𝑚𝑟 2
𝑑𝑟 𝑑𝑟 𝑑𝜃
On remplace ( 𝑑𝑡 ) par (𝑑𝜃) ( 𝑑𝑡 ), l’expression de l’énergie cinétique devient :

2
(2.36)
1 𝑝𝜃2 𝑑𝑟 𝑝𝜃2
𝐸𝑐 = 𝑚 [ 2 4 ( ) + ]
2 𝑚 𝑟 𝑑𝜃 𝑚𝑟 2
(2.37)
𝑝𝜃2 1 𝑑𝑟 2
𝐸𝑐 = [( ) + 1]
2𝑚𝑟 2 𝑟 𝑑𝜃

Son énergie potentielle est :


𝑍𝑒 2
𝐸𝑝 = − (2.38)
4𝜋𝜀0 𝑟
Par conséquent l’énergie totale de l’électron est :

𝑝𝜃2 1 𝑑𝑟 2 𝑍𝑒 2
𝐸𝑛 = [( ) + 1] − (2.39)
2𝑚𝑟 2 𝑟 𝑑𝜃 4𝜋𝜀0 𝑟
1 𝑑𝑟 2 2𝑚𝑟 2 𝐸𝑛 𝑚𝑟𝑍𝑒 2
( ) = + −1
𝑟 𝑑𝜃 𝑝𝜃2 2𝜋𝜀0 𝑝𝜃2 (2.40)

A partir de l’équation polaire de l’ellipse on trouve :

1 𝑑𝑟 2 𝑟 2 (1 − 𝜀 2 ) 2𝑟
( ) =− 2 + −1 (2.41)
𝑟 𝑑𝜃 𝑎 (1 − 𝜀 2 )2 𝑎2 (1 − 𝜀 2 )

Par analogie :

(2.42)
2𝑚𝐸𝑛 (1 − 𝜀 2 )
= 2
𝑝𝜃2 𝑎 (1 − 𝜀 2 )2
(2.43)
𝑚𝑟𝑍𝑒 2 2
2 = 𝑎 2 (1 − 𝜀 2 )
2𝜋𝜀0 𝑝𝜃
(2.44)
𝑚𝑍 2 𝑒 4 (1 − 𝜀 2 )
𝐸𝑛 = − [ ]
32𝜋 2 𝜀02 𝑝𝜃2

Nous trouvons au final l’expression de 𝐸𝑛 en fonction de 𝑛𝑟 𝑒𝑡 𝑛𝜃 :

2
𝑚𝑍 2 𝑒 4 1
𝐸𝑛 = − 2 2 [ ] (2.45)
8𝜀0 ℎ 𝑛𝑟 + 𝑛𝜃
D’après l’équation 2.45 on peut écrire :

𝑍𝑒 2 𝑍𝑒 2
𝐸𝑛 = − ⇒ 𝑎=− (2.46)
8𝜋𝜀0 𝑎 8𝜋𝜀0 𝐸𝑛

Donc le demi-grand axe a et le demi-petit axe b de l’ellipse peuvent être écrits comme
suit :

𝑛2 𝑟𝐵 𝑛2 𝑟𝐵 𝑛𝜃
𝑎=[ ] 𝑒𝑡 𝑏 = [ ]( ) (2.47)
𝑍 𝑍 𝑛
𝜀 ℎ2
Avec 𝑟𝐵 = 𝜋𝑚𝑒
0
2 = 0.0529 𝑛𝑚 est le rayon de Bohr.

D’après l’expression de b, la valeur 𝑛𝜃 =0 est interdite, car l’ellipse se réduit à une droite
ce qui rend possible que l’électron traverse le noyau, provoquant ainsi l’effondrement
de l’atome. Par conséquent, les valeurs possibles de 𝑛𝜃 sont 1, 2,…, n, et les valeurs
correspondantes de 𝑛𝑟 sont (n-1),…, 2, 1, 0.

Prenons, 𝑛 = 1 (1ère orbite), la seule valeur de 𝑛𝜃 est 1(𝑛𝑟 = 0), implique 𝑎 = 𝑏


⇒l’orbite est circulaire.

Avec, 𝑛 = 2, 𝑛𝜃 prend les valeurs 1 et 2, et 𝑛𝑟 les valeurs 0 et 1 :

𝑛𝜃 = 1 𝑒𝑡 𝑛𝑟 = 1 ∶ 𝑙 ′ 𝑜𝑟𝑏𝑖𝑡𝑒 𝑒𝑠𝑡 𝑒𝑙𝑙𝑖𝑝𝑡𝑖𝑞𝑢𝑒 (𝑎 = 2𝑏)


{
𝑛𝜃 = 2 𝑒𝑡 𝑛𝑟 = 0 ∶ 𝑙 ′ 𝑜𝑟𝑏𝑖𝑡𝑒 𝑒𝑠𝑡 𝑐𝑖𝑟𝑐𝑢𝑙𝑎𝑖𝑟𝑒 (𝑎 = 𝑏)

Avec, 𝑛 = 3, 𝑛𝜃 prend les valeurs 1, 2 et 3, et 𝑛𝑟 les valeurs 0,1 et 2 :


𝑛𝜃 = 1 𝑒𝑡 𝑛𝑟 = 2 ∶ 𝑙 ′ 𝑜𝑟𝑏𝑖𝑡𝑒 𝑒𝑠𝑡 𝑒𝑙𝑙𝑖𝑝𝑡𝑖𝑞𝑢𝑒 (𝑎 = 3𝑏)
3
{𝑛𝜃 = 2 𝑒𝑡 𝑛𝑟 = 1 ∶ 𝑙 ′ 𝑜𝑟𝑏𝑖𝑡𝑒 𝑒𝑠𝑡 𝑒𝑙𝑙𝑖𝑝𝑡𝑖𝑞𝑢𝑒 (𝑎 = 𝑏)
2
𝑛𝜃 = 3 𝑒𝑡 𝑛𝑟 = 0 ∶ 𝑙 ′ 𝑜𝑟𝑏𝑖𝑡𝑒 𝑒𝑠𝑡 𝑐𝑖𝑟𝑐𝑢𝑙𝑎𝑖𝑟𝑒 (𝑎 = 𝑏)

Fig. 2.4 Orbitales elliptiques selon le modèle de Sommerfeld.

La figure 2.4 montre les orbites de Bohr-Sommerfeld pour l’atome d’hydrogène, pour
les trois premières valeurs de n.

La transition entre les orbites n = 3 et n = 2 donnant la raie Hα peut se produire de six


(3x2 possibilités) manières différentes. Cependant, toutes ces transitions possibles ont
la même énergie (E3 - E2) et donnent donc une seule valeur de fréquence pour la raie
Hα. Aucune nouvelle ligne expliquant la structure fine n'est donc prévue.

Dans son mouvement elliptique autour du noyau, sa vitesse peut atteindre des valeurs
𝐶
relativistes de l’ordre de (137) quand il est le plus proche du noyau (périhélie), d’où

la nécessité d’apporter des corrections relativistes. Sommerfeld, a montré qu’en plus


du traitement relativiste des orbites elliptiques, le mouvement de l’électron n’est pas
simplement une ellipse mais plutôt une Rosette (figure 2.5) décrite par l’équation du
mouvement suivante :

1 1 + 𝜀. cos(𝜓𝜃)
= (2.47)
𝑟 𝑎(1 − 𝜀 2 )
Où, 𝜓 est donné par :

2
2
𝑍𝑒 2
𝜓 =1−[ ] (2.48)
4𝜋𝜀0 𝑝𝑐
Fig. 2.5 Le mouvement Rosette de l’électron suivant le modèle relativiste de
Sommerfeld.

On peut démontrer que l’énergie totale de l’électron dans la théorie relativiste est
sous cette forme (on pose 𝑛𝜃 = 𝑘 ) :

𝑅𝐻 𝑍 2 𝑍2𝛼 2 𝑛 3
𝐸𝑛,𝑘 = − [ 1 + ( − ) + 𝒪(𝛼 4 )] (2.49)
𝑛2 𝑛2 𝑘 4
𝑒2 1
Avec, 𝛼 = 2𝜀 = 137 appelée la constante de la structure fine.
0 𝑐ℎ

Le mouvement n’est plus périodique, puisque r(𝜃) ne reprend pas la même valeur
quand θ fait une période. Le Périhélie change lentement de position à chaque tour
elliptique d’où la forme rosette du mouvement.

Le premier terme à droite est l'énergie de l'électron dans l'orbite (circulaire ou


elliptique) avec le nombre quantique principal n selon la théorie de Bohr. Le deuxième
terme est la correction relativiste de Sommerfeld résultant du mouvement de la rosette
de l'orbite électronique qui dépend de n et 𝑘. La dépendance de l'énergie totale de
l'électron dans son orbite telle que donnée par le l'équation (….) génère de nouveaux
niveaux d'énergie dans l'atome. Pour une valeur donnée de n, il y aura n composants
correspondant aux n valeurs autorisées de 𝑘. Par conséquent, la multiplicité des raies
spectrales devrait apparaitre dans l'atome d'hydrogène.

Après ces corrections relativistes, il est essentiel de faire une comparaison avec les
résultats expérimentaux. Pour cela on prend la raie Hα de l'atome d'hydrogène qui est
due à la transition de l'état n = 3 à l'état n = 2. Pour n = 3, il y a trois niveaux d'énergie
possibles correspondant aux trois valeurs de 𝑘 = 1, 2 et 3. De même, il y a deux niveaux
possibles pour n = 2. Par conséquent, six transitions sont possibles :

33 → 22 ; 33 → 21 ; 32 → 22 ; 32 → 21 ; 31 → 22 ; 31 → 22

Fig. 2.5 Transitions permises par le modèle de Bohr-Sommerfeld.

Ces transitions sont représentées sur la figure 2.6. En fait, la raie Hα ne comporte que
trois composantes. Pour que l'expérience et la théorie s'accordent, certaines transitions
doivent être exclues par une règle de transition. La règle de transition est que 𝑘 ne peut
changer que +1 ou –1, c'est-à-dire que ∆𝑘= ± 1.

Insuffisances du modèle Bohr-Sommerfeld :

-Dans le cas des atomes complexes, le modèle de Bohr-Sommerfeld n'a pas réussi à
calculer l'énergie du système et les fréquences des rayonnements émis.

-La modification de Sommerfeld, bien qu'elle ait donné un arrière-plan théorique de la


division des raies spectrales individuelles d'hydrogène, elle ne pouvait toujours pas
prédire le nombre correct de raies à structure fine observées.

-Les deux modèles n'ont pas pu expliquer la distribution et l'arrangement des électrons
dans les atomes.

-Les deux modèles ne jettent aucune lumière sur les intensités des raies spectrales.

-Les deux modèles n'ont pas pu expliquer l'effet Zeeman anormal et l'effet Stark
anormal.