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PARTIE A : LES TRANSFERTS DE
.A
CHALEUR
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I- Introduction

1- Chaleur

La chaleur est une forme d'énergie dont les manifestations ont la particularité d'être directement
ressenties par le corps humain. Les notions de chaud ou de froid résultent de la perception par
nos sens de la présence ou de l'absence de chaleur, ou plus exactement de l'accroissement ou de
la diminution de la chaleur. La chaleur due à l’agitation des particules élémentaires qui
composent un corps est repérée par la température. Couramment deux échelles de température
sont utilisées : L’échelle CELSIUS, dans cette échelle le zéro correspond à la température de la
glace fondante, la valeur cent à celle de l’ébullition de l’eau à la pression atmosphérique. Le
degré CELSIUS est la centième partie de la variation entre 0 et 100°C. Les valeurs inférieures à
zéro sont négatives. L’échelle thermodynamique, le zéro ou origine de cette échelle est défini
comme la plus basse température que peut atteindre un corps ‘elle correspond à –273,15°C sur
l’échelle de Celsius). Les températures mesurées grâce à cette échelle s’expriment en Kelvin (K).

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Le degré Celsius et le Kelvin on la même valeur.
T Kelvin = T Celsius + 273,15

2- Grandeurs thermodynamiques utilisés


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2-1 Chaleurs massiques ou molaires

En génie chimique on utilise surtout la chaleur massique cp (molaire Cp) à pression constante qui
représente la quantité de chaleur nécessaire pour élever de 1°C une unité de masse (une mole)
d'un corps pur sous une pression constante. Elles s'expriment en J.kg-1.K-1 (J.mol-1.K-1) dans le
système légal. Plus couramment on trouve les unités kJ.kg-1.K-1 (kJ.mol-1.K-1). L'utilisation
des calories ou kilocalories est encore rencontrée dans des tables ou des abaques anciens. On a
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donc par exemple les unités suivantes: cal.kg-1.K-1 et kcal.mol-1.K-1. On rappelle l'équivalence: 1
cal = 4,18 J. La chaleur massique dépend de la température et de l'état physique du corps pur. La
variation suivant la température est souvent négligée; on utilise alors des valeurs moyennes
valables sur des intervalles de température.

exemple de l'eau: eauliq (20°C) 4,18 kJ.kg-1.K-1


eauliq (80°C) 4,30 kJ.kg-1.K-1
2,01 kJ.kg-1.K-1
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eauvap (120°C)
eauvap (200°C) 1,98 kJ.kg-1.K-1

2-2 Chaleurs latentes (ou enthalpies) de changement d'état

La chaleur latente massique d'un changement d'état l (molaire L) représente la quantité de


chaleur nécessaire pour permettre le changement d'état d'une unité de masse (une mole) d'un
corps pur d'une substance sous une pression constante. Elles s'expriment en J.kg-1 (J.mol-1) dans
le système légal. Plus couramment on trouve les unités kJ.kg-1 (kJ.mol-1). Suivant la convention
thermodynamique, les chaleurs latentes de changement d'état sont positives si on doit fournir de
l'énergie à un corps ou négatives si le corps libère de l'énergie.

La condensation est une opération qui correspond à une libération de chaleur par la vapeur qui se
condense. La vaporisation est une opération qui exige une fourniture d'énergie au liquide. Donc
les chaleurs latentes de vaporisation sont positives et les chaleurs latentes de condensation sont

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négatives. La vaporisation et la condensation constituent des opérations inverses: les chaleurs
latentes sont donc égales en valeur absolue pour les transformations de vaporisation et de
condensation.

Les chaleurs latentes sont donc égales en valeur absolue pour les transformations suivantes:
vaporisation et condensation (liquéfaction), fusion et solidification, sublimation et condensation.

Les chaleurs latentes de changement d'état dépendent de la température. Il est donc nécessaire de
spécifier la température. Une relation empirique (loi de Regnault) permet de calculer la chaleur
latente de vaporisation de l'eau lv entre 100 et 200 °C.

lv (θ) = 2535 - 2,9.θ avec lv en kJ.kg-1 et θ en °C. (1)

Dans le cas d'un mélange de corps purs, on admet souvent que les enthalpies de vaporisation des
corps purs sont identiques dans le cas de liquides purs et dans le cas de mélanges: ceci revient

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donc à prendre pour enthalpie de vaporisation du mélange la moyenne pondérée des enthalpies
de vaporisation des liquides purs.

II- Généralités sur les processus de transferts thermiques


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Il y a transfert de chaleur entre deux points où règnent des températures différentes: le transfert
s'effectue toujours de la température la plus élevée à la température la plus faible. La différence
de température est la force motrice du transfert de chaleur.

On distingue trois types de transfert de chaleur:

 Conduction
.A
 Convection
 Rayonnement

Conduction : La chaleur se propage dans le corps par agitation moléculaire. Ce mode de


transmission de la chaleur concerne tous les milieux matériels : fluides ou solides. Il n’y a pas
déplacement de la matière.
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Figure 1 : transfert de chaleur par conduction

Le barreau métallique, dont une extrémité est exposée à une flamme, s'échauffe progressivement.
La chaleur chemine de proche en proche à l'intérieur du métal.

Convection : C’est le déplacement des particules du milieu fluide (gaz ou liquide) qui provoque
le transfert de chaleur. On distingue la convection forcée pour laquelle c’est une action
mécanique qui est à l’origine du mouvement et la convection naturelle où la mise en mouvement
est due à des différences de densité au sein même du fluide.

Figure 2 : transfert de chaleur par convection

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Rayonnement : La chaleur se propage entre deux milieux matériels par l’intermédiaire d’ondes
électromagnétiques. La propagation des ondes électromagnétiques ne nécessite pas de milieu
matériel, exemple le rayonnement solaire parvient à la surface de la terre après avoir traversé le
vide spatial.

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Figure 3 : transfert de chaleur par rayonnement
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1- Transmission de la chaleur par conduction

La principale caractéristique de la conduction est que l'énergie se propage par contact direct sans
déplacement appréciable des molécules. Dans le cadre de ce cours nous ne nous intéresserons
pas au mécanisme interne du transfert (par exemple diffusion des électrons d'une région à haute
température vers une région à basse température dans les métaux, ou contact élastique entre les
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molécules pour les fluides). En dehors de ce mécanisme à l'échelle microscopique, l'effet
observable est l'égalisation des températures. Cependant si les températures sont maintenues en
différents points par l'apport ou l'évacuation de chaleur il s'établit un écoulement continu de
chaleur de la région chaude vers la région froide.

Dans un problème de conduction on dispose donc d'un système matériel dont on connaît la
géométrie et les caractéristiques physiques. Ce système est en contact avec des sources de
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chaleur. La façon dont ces sources agissent constitue les liaisons thermiques. La connaissance de
ces sources et des liaisons thermiques constituent les conditions aux limites du système. Si l'on
admet que la température a toujours une valeur bien définie en chaque point et à chaque instant
le problème à résoudre est donc la connaissance de la température en tout point et son évolution
au cours du temps. C'est la recherche du champ de température. De plus dans la plupart des cas
la connaissance des quantités de chaleur transmises est primordiale.

La relation fondamentale de la transmission de la chaleur par conduction a été proposée par


FOURIER en 1822. Pour bien comprendre cette loi il faut au préalable définir un certain nombre
de grandeurs physiques.

1-1 Grandeurs physiques utilisées

1-1-1 Flux de chaleur à travers une surface :

C'est la quantité de chaleur qui traverse la surface considérée pendant l'unité de temps.
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Le symbole utilisé est la lettre Φ. L'unité dans le système international est le Watt.

dΦ = d2Q/dt (2)

1-1-2 Densité de flux de chaleur :

C'est la quantité de chaleur qui traverse l'unité de surface pendant l'unité de temps. C'est donc le
flux de chaleur par unité de surface (ou densité de flux). On le notera ϕ. L'unité dans le système
international est le Watt / m2.

ϕ = dΦ/dS (3)

1-1-3 Surfaces isothermes :

Considérons dans un corps homogène un champ de température T défini en chaque point et à

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chaque instant par la fonction T = f(x, y, z, t) .x, y, z sont les variables spatiales, t est le temps.
Dans tout le corps on peut définir à l'instant t des surfaces lieu des points ayant la même
température. Ce sont les surfaces isothermes. Dans le cas particulier de régime permanent qui
sera développé ultérieurement la température est indépendante du temps et les surfaces
isothermes sont fixes.

Remarque Importante :
ya
Deux surfaces isothermes ne peuvent se couper car on aurait alors deux températures différentes
en un même point ce qui est physiquement impossible.

1-1-4 Gradient de température : T


.A

Figure 4 : schéma du vecteur gradient


M

Considérons deux surfaces isothermes Σ(T) et Σ (T+dT) et 00' leur normale commune (voir
figure 4 ci dessus). On définit au point O le vecteur gradient de température gradT dont le
module est égal à dT/dn. Ce vecteur est en tout point normal à la surface isotherme passant par
ce point.

Dans un système de coordonnées cartésiennes nous avons :


𝜕𝑇

⎪ 𝜕𝑥
⎪𝜕𝑇
�⎯⎯⎯⎯�
𝑔𝑟𝑎𝑑𝑇= ⎨𝜕𝑦

⎪𝜕𝑇
⎩ 𝜕𝑧

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1-2 Loi de FOURIER

Considérons un milieu solide D dans lequel une surface élémentaire dS est orientée par sa
normale unitaire n (figure 5 ci-dessous).

Figure5 : surface élémentaire

La quantité de chaleur d²Q qui traverse la surface dS pendant l’intervalle de temps dt dans le sens
de la normale est donnée par la loi de Fourier :

d 2Q = −λ gradT.n.dS.dt (4)

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λ est la conductivité thermique du matériau.
On a également :

dΦ=d 2Q/ dt = −λ gradT n dS (Flux de chaleur)


ya (5)

d ϕ = dΦ/dt −λ gradT.n. (Densité de flux de chaleur). (6)

La présence du signe – dans le second membre des relations ci-dessus signifie que le flux de
chaleur progresse dans le sens opposé au gradient de température, c’est à dire des températures
les plus élevées vers les températures les plus basses.
.A
Si la surface dS est située sur une surface isotherme les vecteurs gradT et n seront alors
colinéaires d'où :
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1-2-1 Conductivité thermique

C’est la propriété physique d’un matériau qui caractérise sa capacité à conduire plus ou moins
facilement la chaleur. Contrairement à l’électricité où il existe des matériaux complètement
isolants, pour la conduction il n’existe pas de matériau totalement isolant.
Plus un matériau est conducteur de la chaleur, plus sa conductivité thermique est élevée.

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La conductivité thermique d’un matériau est fonction de :

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1. sa densité : plus un matériau est léger plus il est isolant
2. sa température : plus un matériau est « chaud » plus il est conducteur
3. sa teneur en eau (humidité) : plus un matériau est humide plus il est conducteur
ya
Tableau 1 : conductivité thermique de quelques matériaux

1-2-2 Paroi homogène à faces parallèles

Pour une paroi homogène, en terre par exemple, La flux de chaleur est donné par l’équation
suivante :
.A

Φ = A λ / e ( T1− T 2 ) (6)
2
− A: surface de la paroi [m ]
− λ: conductivité du matériau [W/m/K]
− e: épaisseur de la paroi [m]
− T1 et T2 Températures des surfaces 1 et 2 [K]
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− Φ: Flux de chaleur à travers la paroi [W]

Cette expression est vraie en régime permanent, c’est à dire quand la température ne dépend pas
du temps. Dans ce cas il y a conservation du flux.

Pour une surface donnée, si l’on veut réduire le flux de chaleur, on peut :
• Diminuer la valeur de la conductivité thermique du matériau utilisé.
• Augmenter l’épaisseur de la paroi.

Evolution de la température dans le mur


La température varie selon une fonction linéaire dans une paroi homogène.

(7)

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1-2-3 Analogie électrique

Les problèmes d’électricité et de transfert de chaleur par conduction sont régis par des équations
de même nature. Il est donc possible d’établir une analogie entre ces deux phénomènes
physiques.

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Tableau 2 : analogie électrique
ya
Par conséquent, il est possible d’appliquer les lois de l ‘électricité à un problème de conduction
thermique Pour une surface de 1 m², la résistance thermique devient :

1-2-4 Mur multicouche


.A

Figure 6 : résistances thermiques en série


M

1-3 Application à un tube cylindrique homogène

On considère la conduction dans un milieu homogène et isotrope (propriétés physiques


identiques dans toutes les directions de l'espace) entre deux cylindres concentriques de rayon «r i
» et «r e » et de longueurs « L », à des températures uniformes q i et q e . On suppose que
l'écoulement de la chaleur s'effectue radialement (la température est identique sur une surface
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cylindrique quelconque entre les deux cylindres – rayon « r » -). On suppose qu'il n'y a pas de
pertes de chaleur aux extrémités latérales des cylindres.

Figure 7 : conduction thermique à travers un tube cylindrique

Le régime permanent est supposé être atteint: en tous les points du système les températures ne
varient plus en fonction du temps. Le flux de chaleur qui traverse chaque surface entre les deux
cylindres est alors identique. La loi de Fourier s'exprime donc différemment puisque les surfaces

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ne sont pas identiques selon la propagation de la chaleur.
La loi de Fourier appliquée à la surface cylindrique de rayon « r » donne la puissance thermique
traversant cette surface dans une direction radiale :

(8)
ya
Cette équation permet de calculer la fonction de variation de température :

Ce qui donne
.A

Expression qui permet d’obtenir l’expression de la résistance thermique du tube :

(9)
M

2 Transmission de la chaleur par rayonnement

2-1 Définition

Le rayonnement thermique est la quantité d’énergie thermique échangée dans un système sous
forme d’ondes électromagnétiques. Une onde électromagnétique est un phénomène ondulatoire
caractérisé par sa période T et sa longueur d’onde λ. La vitesse de propagation de l’onde est
appelée célérité c.
Les relations suivantes existent entre ces différentes grandeurs

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Figure 8 : température du toit

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Deux exemples d’ondes :

• ondes acoustiques c=330m/s dans l’air


• ondes électromagnétiques c=300000km/s dans le vide
ya
Le spectre des ondes électromagnétiques est très large et seule une petite partie comprise entre
0,1mm et 100mm correspond aux rayonnements thermiques.
La lumière visible a une longueur d’onde comprise entre 0.4mm et 0.8mm. Entre 0.1 et 0.4 mm
c’est le domaine du rayonnement ultra violet. La plage comprise entre 0.8 et 100mm correspond
aux rayonnements infrarouges. C’est dans ce domaine que la plus grande partie des échanges de
chaleur par rayonnement est réalisée.
.A
M

2-2 Corps noir


Définition

Puissance rayonnée (émittance): La puissance rayonnée par la surface d’un corps noir dans
toutes les directions et pour toutes les longueurs d’onde est proportionnelle à la puissance 4 de la
température (Loi de Stefan Boltzmann).

M0 =σ ×T4 [W/m²] (10)


-8 4
σ=5.67 10 W/m²/K

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2-3 Corps réel

Puissance rayonnée : émittance


Pour les matériaux courants de construction (béton, bois, terre, peinture, métaux non polis,
etc...), la puissance rayonnée est donnée par la relation :

M = ε ×σ × T 4 [W/m²]
ε : émissivité de la surface. Elle est comprise entre 0 et 1.

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ya
Tableau 3 : émissivité de quelques matériaux

La couleur n’est pas une caractéristique prépondérante de l ‘émissivité. Des surfaces blanches
peuvent rayonner fortement.
.A
Puissance reçue (Eclairement) : C’est le flux reçu par unité de surface. Dans le cas général, le
flux incident se répartit en :

• flux absorbé
• flux transmis
• flux réfléchis.
M

Coefficient d’absorption : α = Φa / Φ Figure 9 : éclairement d’un corps


Coefficient de transmission : τ = Φt/Φ
Coefficient de réflexion : ρ = Φr / Φ

α +ρ +τ = 1

Comme pour l’émissivité, les valeurs de ces coefficients dépendent de la longueur d’onde.

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Quelques cas particuliers

Corps opaque : τ=0


Corps transparent : τ=1

Les corps ne sont transparents que pour un petit domaine de longueur d’onde (figure ci dessus).

Corps gris : ε=α


C’est le cas de la majorité des matériaux de construction dans le domaine de l’infrarouge
(λ ∈ [1,100µm]).

Quelques valeurs du coefficient d’absorption vis à vis du rayonnement solaire.

di
ya
Tableau 4 : coefficient d’absorption de quelques matériaux
.A
Echange entre deux surfaces grises

Plans parallèles indéfinis


M

Cylindres concentriques indéfinis

Ce résultat s’applique au cas des sphères concentriques et d’une façon plus générale dans les cas
où la surface S2 entoure totalement une surface S1 convexe.

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3 Transmission de la chaleur par convection

Les échanges de chaleur par convection se produisent entre une paroi solide et un fluide (liquide
ou gaz). L’étude détaillée de ces mécanismes d’échange est complexe et fait appel aux
connaissances de la mécanique des fluides pour caractériser le mouvement du fluide et à la
thermique pour évaluer les quantités de chaleur échangée. Dans pratiquement tous les systèmes
échangeant de la chaleur, il y a des problèmes convectifs à étudier.

Les phénomènes convectifs mis en jeux sont extrêmement complexes. Pour la conception d’une
installation de climatisation, on s’intéresse à la convection de manière très globale en utilisant
des équations simples.

Convection naturelle ou libre

Au contact d’un corps chaud, la température d’un fluide s’élève et le fluide se dilatant, son poids

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volumique diminue. Le fluide chauffé a donc tendance à s’élever par rapport au fluide
environnant. Un écoulement se met donc en place au sein du fluide, le fluide chaud étant
remplacé par du fluide froid. Cet écoulement se maintient tant que la source de chaleur existe.

Convection forcée ya
Le mouvement du fluide est imposé par une force extérieure (ventilateur, pompe, etc.). L’étude
hydraulique est dissociée de l’étude thermique.

3-1 Equation fondamentale

C’est la loi de Newton qui détermine le flux de chaleur échangé par convection entre une paroi et
.A
un fluide.

Φ = h c S (T1 - T2) [W] (11)

Avec


M

T1 Température de la surface de la paroi (°C)


 T2 Température du fluide loin de la paroi (°C)
 hc Coefficient d’échange convectif [W/m²/K]
 S Surface de la paroi [m²]

Un des objectifs d’étude de la convection est la détermination du coefficient hc pour tous les
types d’écoulement que l’on rencontre dans les systèmes d’échange de chaleur.

Ce coefficient hc dépend de nombreux paramètres :

La nature du fluide.
Les températures de surface et du fluide, hc augmente quand l’écart de température (T&-T2)
augmente.
La vitesse du fluide au voisinage de la surface d’échange.

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L’orientation et les dimensions de la surface d’échange.
etc…

hc varie localement sur la surface d’échange. Sauf dans le cas d’études très poussées, on
considère des coefficients d’échange moyen sur l’ensemble de la surface.

3-2 Convection forcée

3-2-1 Grandeurs

Soit un fluide caractérisé par

• sa vitesse U (m/s)
• Dans le cas d’un écoulement libre U=U0 vitesse loin de la paroi
• Pour une canalisation U=Ū vitesse moyenne égale au débit global divisé par la section de

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la canalisation.
• sa masse volumique ρ (kg/m3)
• sa pression P (N/m²)
• sa température Tf (K)
• sa viscosité dynamique µ (kg/m.s)

• Cp chaleur massique
ya
En récapitulant, nous avons hc=f(U, µ, D, λ, Cp, ρ) avec

• λ conductivité thermique

L’analyse dimensionnelle permet de définir des groupements adimensionnels.


.A

(12)

(13)
M

(14)

Les nombreuses études réalisées sur les échanges convectifs ont permis d’établir des relations
expérimentales du type F (Re, Pr, Nu)=0

Le nombre de Reynolds permet de déterminer le régime d’écoulement. Pour un écoulement en


conduite fermée on a les valeurs suivantes.

− Re < 2100 régime laminaire


− Re > 2100 régime turbulent

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3-2-2 Ecoulement dans un tube

Les formules ci dessous sont valables pour des écoulements nettement turbulents (Re>10000) et
stabilisés. C’est à dire pour une longueur de canalisation supérieure à 60 diamètres.
Pour des canalisations circulaires, D est le diamètre du tube.
Pour des canalisations non circulaires D=De=4S/P.

− De Diamètre équivalent
− S Section du tube
− P Périmètre du tube

Cas des gaz

(15)

di
ya
Tableau 5 : caractéristiques de l’air à la pression atmosphérique

Cas des liquides


.A
Indice (f) : caractéristiques du fluide à la température Tf
Indice (s) : caractéristique du fluide à la température T

(16)
M

Tableau 6 : caractéristiques de l’eau à la pression atmosphérique

Remarque : pour les tubes en serpentins enroulés suivant un diamètre d, nous utiliserons un
coefficient multiplicatif pour la formule ci dessus de (1+3,5D/d).

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3-2-3 Ecoulement autour d’un tube

Le diamètre extérieur du tube sera la dimension caractéristique D

Tubes isolés

(17)

(18)

di
Faisceau de tubes

Les tubes peuvent être disposés en lignes ou en quinconces. A partir du 3ème rang on peut utiliser
les relations suivantes :
ya (19)

(20)

Pour la 1ère rangée, on multiplie par 0,60 et pour la 2ème rangée par 0,9 (en lignes) ou 0,7 (en
quinconces). Ces relations fournissent des ordres de grandeurs.
.A

3-2-4 Ecoulement sur une plaque verticale isotherme

(21)

(22)
M

( (23)
(24)

3-3 Convection naturelle

3-3-1 Grandeurs

Toutes les grandeurs relatives au fluide subsistent. Seule la vitesse est remplacée par
l’accélération de la pesanteur g (m/s2) et le coefficient de dilatation volumique α (K-1) à pression
constante, qui définissent le mouvement du fluide du à la variation de sa densité.

Ayadi. M 16
(25)

(26)

di
3-3-2 Convection naturelle en espace libre

Le tracé de Nu=f(PrxGr) forme trois tronçons de droites en diagramme bi logarithmique.


ya
.A

Les grandeurs sont calculées pour une température moyenne surface-fluide ½(Tf+Ts), seul α est
déterminé à Tf. Pour la dimension caractéristique D, nous prendrons :

Cylindre vertical D=h hauteur du cylindre


M

Cylindre horizontal D=De diamètre extérieur


Sphère D=De diamètre extérieur
Plaque verticale D=h hauteur de la plaque
Plaque horizontale D=l la plus petite dimension

Dans le dernier cas, pour une surface chauffante horizontale Ts>Tf, nous surestimons de 30% les
échanges sur la face inférieure et nous sous estimons de 30% les échanges sur la face supérieure.
Dans le cas d’un fluide chauffant Tf>Ts, les corrections sont inversées.
Ces relations fournissent uniquement des ordres de grandeurs.

3-3-3 Convection naturelle en espace limité

Si la température du fluide entre S1 et S2 se stabilise à une valeur Tf, on parle de convection libre.
Dans le cas contraire la température du fluide varie continûment et on parle de convection en
espace limité. L’exemple type de ce cas est celui de lame d’air d’un double vitrage ou d’une
paroi sandwich (cf. figure ci-dessous).

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Pour une lame d’air d’épaisseur e, on définit une conductivité équivalente λ’ telle que

di
La convection dans la lame d’air est donc assimilée à de la conduction.
Soit λ la conductivité de l’air, on utilise les relations suivantes pour déterminer λ’.
ya
Les caractéristiques sont déterminées à la température (T1+T2)/2, la dimension caractéristique est
e (D=e)
.A
M

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PARTIE B : NOTION SUR LES
ECHANGEURS

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ya
.A
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