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PRESIDENCE DE LA REPUBLIQUE REPUBLIQUE DE CÔTE D’IVOIRE

Union-Discipline-Travail
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EXPOSE DES MOTIFS

AVANT-PROJET DE LOI PORTANT REVISION DU CODE DE


L’ENVIRONNEMENT

La Côte d’Ivoire s’est dotée, après la Conférence de Rio de 1992, d’un Code de
l’environnement avec la Loi n°96-766 du 3 octobre 1996. L’adoption de ce Code de
l’Environnement a été renforcée par l’adoption des décrets d’application ainsi que
des lois spéciales traitant des sujets sectoriels de l’environnement pris au sens large.
De plus, notre pays s’est doté d’une Constitution en 2016 qui a accordé une grande
importance à la problématique de l’Environnement qui prend ses premiers repères
constitutionnels dans le Préambule qui proclame ce qui suit :
« Nous, Peuple de Côte d’Ivoire ;
Exprimons notre engagement à contribuer à la préservation du climat et d’un
environnement sain pour les générations futures ».
Mieux, en son article 27, la Constitution dispose que : « le droit à un
environnement sain est reconnu à tous sur l’ensemble du territoire national ».
Enfin, la Loi Fondamentale prescrit en son article 40, des devoirs à la charge de tous
les citoyens : « la protection de l’environnement et la promotion de la qualité de
la vie sont un devoir pour la communauté et pour chaque personne physique
ou morale ».

Mais, en dépit de la volonté des autorités politiques et administratives et des progrès


réalisés en matière d’environnement, des faiblesses et des lacunes persistent dans
l’ordonnancement juridique ivoirien. En effet, le cadre juridique, globalement
satisfaisant dans les premières années de la préoccupation environnementale, a
montré dans la pratique ses limites.
En réalité, les nouvelles exigences écologiques, notamment les changements
climatiques, la diversité biologique, l’économie verte, les déchets d’équipement
électriques et électroniques, la fiscalité environnementale, les produits organiques
persistants, les émissions des gaz à effet de serre, l’érosion côtière ont montré la
nécessité d’adapter le cadre juridique de l’environnement aux nouvelles orientations
relatives au secteur de l’environnement.

Ainsi, avec cette évolution du cadre juridique et celle plus dynamique du Droit de
l’Environnement, il est apparu nécessaire d’envisager une révision du Code de
l’Environnement, adopté depuis 1996 qui, de toute évidence, se révèle indispensable
face aux nouveaux enjeux et paradigmes de l’Environnement et du Développement
Durable ainsi que les nouveaux défis liés à l’émergence de la conscience
écologique.
Il est utile de noter que l’existence d’une réglementation très fournie dans le domaine
de l’environnement devrait permettre aux différents acteurs d’identifier leur
intervention dans un cadre bien déterminé. Aussi la révision du Code de
l’environnement devrait-elle conduire à une réponse effective en ce qui concerne les
insuffisances constatées ces vingt dernières années, dans le Code de
l’Environnement de 1996.

L’analyse de tous les aspects relatifs au cadre juridique et institutionnel de


l’environnement a abouti au présent projet de loi portant Code de l’environnement. Il
se veut conforme aux règles et bonnes pratiques internationalement établies, en vue
de la gestion écologiquement rationnelle de l’environnement qui passe par
l’implication effective des parties prenantes pertinentes aux prises de décisions et à
leur mise en œuvre.

Le projet de Code tient compte des engagements souscrits par la Côte d’Ivoire par la
ratification ou l’adhésion à des Conventions internationales relatifs à l’environnement.
Il est subdivisé en cinq (5) titres, comme suit :

- Le TITRE I, a trait aux Dispositions générales ;


- Le TITRE II, énonce les Droits fondamentaux, les obligations et les organes
de mise en œuvre ;
- Le TITRE III, traite des normes environnementales, de la fiscalité, des
mécanismes de financement et de l’évaluation environnementale ;
- Le TITRE IV, expose les Dispositions sectorielles ;
- Le TITRE V, traite des Dispositions preventives, des sanctions administratives
et pénales ;
- Le TITRE VI, enfin, est relatif aux Dispositions finales.
Telle est l’économie du présent projet de loi portant Code de l’Environnement.

Alassane OUATTARA