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LE PROJET

D’ETABLISSEMENT DU

SERVICE PETITE ENFANCE


Du 25 août 2010
au 29 juillet 2011
« C’est avec fierté que nous vous présentons ce premier projet d’établissement du service petite
enfance Axe Sud.
Il s’agit d’un document complet qui regroupe tous les supports spécifiques au service dans sa
globalité, c'est-à-dire dans le domaine politique, social, éducatif et pédagogique.

Il est le fruit d’une concertation et d’un long travail entre élus, professionnels de la petite
enfance, et techniciens de la Communauté de Communes Axe Sud. Il symbolise les valeurs
fortes de notre quotidien telles que le respect, la solidarité, l’entraide, l’écoute, la
communication, …

Merci à tous et à toutes pour l’implication et le travail accompli »


2

Thierry CARTAGENA
Coordinateur du service Petite Enfance de la Communauté de Communes Axe Sud

SOMMAIRE
Le projet d'établissement du service petite enfance Axe Sud est composé du :

- projet éducatif page 3


- projet social page 9
- projet pédagogique « les pitchounets » page 19
- projet pédagogique « Les frouzi’bouts » page 55
- projet pédagogique « Les petites canailles » page 69
- règlement de fonctionnement des multi accueils page 87
- règlement de fonctionnement des RAPES page 101
- une présentation des compétences professionnelles mobilisées page 107
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LE PROJET EDUCATIF

DU

SERVICE PETITE ENFANCE


« L’individu se socialise et construit son identité par étapes, au cours d’un long processus qui
s’exprime fortement de la naissance à l’adolescence et se poursuit à l’âge adulte. Le corps
constitue pour le bébé la base de son identification. Il se découvre lui-même au travers de ses
perceptions, de ses actions, mais aussi dans son rapport aux autres et dans le regard des
autres ». J.C RUANO- BORBALAN

La Communauté de Communes Axe Sud, après une longue réflexion des élus et des
responsables, a pu définir les grandes lignes d’un projet éducatif basé sur :
- l’éducation
- la solidarité
4 - la citoyenneté
Ce projet, est un mélange des différents courants pédagogiques existants.

1/ LES OBJECTIFS EDUCATIFS :


• accueillir un enfant dans sa singularité :
Tout enfant est accueilli en tant que personne. Il est considéré comme un individu à part
entière, capable de se positionner en fonction de son âge dans des situations qu’il vit, ou qu’on
lui propose. Nous laisser guider par ce qu’il va tenter de nous dire, plus que par la parole
proprement dite (qu’il n’a pas encore ou qu’il élabore à peine), est la base de notre projet.

• favoriser le développement de l’enfant :


Tout être humain peut se développer et même se transformer au cours de sa vie, s’il en a le
désir et les possibilités. Nous tâchons d’accompagner votre enfant sur ce chemin, en étant
ouvert à deux attitudes complémentaires :
- le « laisser agir » dans une présence sécurisante,
- mais aussi parfois, une attitude « limitative », afin que soit exploré le domaine du possible
et du sensible à l’intérieur d’un cadre qui donne des repères, une structure, sur lesquels
s’appuyer.

• respecter le rythme de l’enfant :


Tout individu tend au bien être, et donc a droit au respect et à la différence, tant dans son
intégrité morale, physique et affective. Votre enfant a donc besoin de découvrir son propre
rythme, et d’apprendre à répondre à ses besoins. La professionnelle doit permettre à l’enfant
d’être « acteur » de son développement. Cela passe par l’éducation à la santé, par et pour
l’enfant.

• répondre aux différents besoins de l’enfant :


L’enfant, dès son plus jeune âge, a des besoins qu’il exprime de différentes façons : répondre à
ces besoins est une priorité. L’enfant a besoin d’un cadre sécurisant, aménagé et adapté à son
âge pour ses besoins physiques (soins corporels, repas, sommeil), psychomoteurs, ses besoins
de sécurité affective, de compréhension, de protection et de limites, de repères, de
reconnaissance de ses capacités et de ses difficultés ou de son handicap, de jeu et de
créativité, d’autonomie, d’expérimentation …Le professionnel se doit de répondre à l’ensemble
de ces besoins.

• accompagner l’enfant vers l’autonomie et la socialisation :


Les professionnels qui accueillent les enfants sont tous qualifiés. Il en va d’un choix de qualité
d’accueil. Ils participent à l’éveil de l’enfant, à sa socialisation, à son éducation. L’observation, la
verbalisation, l’écoute, favoriser les apprentissages par l’activité…le respect sont leurs outils
quotidien avec l’enfant mais aussi avec les parents. La notion d’équipe est une valeur forte
dans le cadre de leurs fonctions.
La notion de « référent » est une valeur essentielle dans la prise en charge d’un enfant : votre
enfant est pris en charge par un professionnel qui assurera son suivi durant toute l’année.

• créer un environnement sécurisant par une relation de confiance avec les


parents :
Les parents sont les premiers éducateurs de leurs enfants, et les professionnels contribuent à
cette éducation. On évoque un travail en co-éducation visant à assurer une continuité dans
l’éducation des enfants.
Parents et professionnels créent des relations constructives basées sur la confiance mutuelle et
complémentaire.

• accompagner des parents dans leur fonction éducative :


5 Les professionnels accompagnent les familles dans leurs réflexions et préoccupations éducatives
et parentales.

• accompagner et aider les assistantes maternelles du territoire :


Les relais d’accueil petite enfance (RAPE) permettent aux assistantes maternelles d’éviter
l’isolement et aussi de s’enrichir professionnellement au contact d’agents qualifiés de la petite
enfance.
Le but est de transmettre des outils éducatifs et pédagogiques, par diverses actions, à des
professionnels de l’accueil individuel.

2/ LA CITOYENNETE : L’APPRENTISSAGE DE LA VIE EN COLLECTIVITE


L’enfant et ses parents vont faire une multitude de rencontres au travers d’un lieu, de sorties,
de personnes … et ce, dès le moment ou la demande d’accueil en crèche est acceptée.
• rencontre d’une équipe pluridisciplinaire
• rencontre avec des enfants et leurs parents
• d’une nouvelle structure spécifiquement aménagée pour les enfants
• d’un projet éducatif et pédagogique
• de nouveaux lieux qui contribuent à l’éveil culturel et artistique, tel que médiathèque
• rencontres de nouvelles personnes dans le cadre des passerelles avec l’école, de projets
inter générationnels…
• rencontre de stagiaires, d’enfants différents.

Une somme de rencontres et de découvertes qui vont permettre à l’enfant de «grandir», de se


développer dans les meilleures conditions possibles.

«La socialisation de l’enfant» passe par la rencontre de l’autre, mais aussi par le biais de
l’éducation qui permet de poser des règles et des limites.

3/ L’EDUCATION
L’éducation se fait à travers les différents temps qui composent une journée type en multi
accueil mais aussi à travers des actions adaptées à l’âge de l’enfant, à ses besoins, à sa famille.

Temps forts : accueil, repas, repos :


• considérer les parents, les enfants, dans leur histoire personnelle, pour les accompagner
avec justesse, sans y mêler prédictions et jugements.
• recueillir les émotions de l’enfant, sans les nier et trouver ensemble un rituel rassurant
lors du départ du parent
• laisser l’enfant expérimenter seul le repas : il a le droit de manger avec les mains et d’en
découvrir les sensations nouvelles, le plaisir qui s’offre à lui. Au fil du temps l’inciter à
prendre la cuillère, et respecter l’ordre d’un repas.
• respecter le rythme de l’enfant, c’est être à l’écoute de ses envies, de ses refus : un
enfant a le droit de ne pas avoir le désir de manger (un enfant ne se laisse jamais mourir
de faim). Il ne s’agit pas de le forcer ni d’user du chantage, mais de proposer et
d’essayer de susciter le besoin en verbalisant.
• respecter les rythmes de sommeil des enfants, et leurs rituels (doudou, sucette…), les
coucher dès qu’ils ont sommeil. Ils ont le temps au fil de l’année de se « caler » au
rythme de la majorité du groupe.

Temps calmes et rituels :


• veiller à l’alternance temps forts (accueil, repas, sieste, change), temps calmes (ritualisés
avant les temps forts et coin détente avec doudou) et temps des ateliers et du jeu libre.
• instaurer des rituels qui permettent à l’enfant de se rassurer, de saisir l’espace temps et
6 d’anticiper les divers moments de la journée.
• accepter en début d’année et ponctuellement qu’un enfant ne veuille pas s’asseoir avec
le groupe, se mette à distance. Lui préciser cependant de ne pas faire de bruit.

Temps de jeu libre et d’ateliers :


• aménager des espaces appropriés et suffisamment stimulants où chacun pourra de façon
plus individuelle découvrir ses compétences. Ces espaces sont repensés au fil des mois.
• poser des limites et des règles, afin que l’adulte puisse questionner l’enfant et ensemble
trouver une solution adaptée, si celles-ci sont transgressées.
• favoriser les interactions entre enfants. Elles sont le fondement de leur développement
mental (jeux de coopération, ateliers décloisonnés…) et dans un premier temps laisser
les enfants gérer seuls un conflit, qui peut rapidement se transformer en jeu.
• accepter la prise de risque de l’enfant, en ayant une attitude bienveillante, en
s’approchant de lui, en lui manifestant notre présence et nos encouragements,
(verbalisation).
• lui permettre de distinguer ce qui est vraiment dangereux de ce qui est un danger
imaginaire pour l’adulte ou pour l’enfant.
• s’impliquer verbalement dans l’activité de l’enfant sans être trop interventionniste, pour
le laisser aussi découvrir seul ses nouvelles acquisitions.
• ne pas tomber dans l’activisme et le « faire pour faire ». Il n’y a pas de notion de résultat
pour l’enfant, ni pour les parents, ni pour les professionnels. On n’oblige pas un enfant à
faire, on lui laisse le choix.
• proposer une palette d’activités variées qui permettront à l’enfant d’aiguiser son sens de
l’initiative et de la curiosité.
• mettre en place, tout au long de l’année, des ateliers d’éveil culturel et artistique en lien
avec les thèmes du moment, ou choisis en début d’année dans le cadre du projet
pédagogique.
• favoriser l’imaginaire de l’enfant à travers divers temps d’activité.

Temps des acquisitions : marche, langage, sociabilité, propreté :


• observer l’enfant, en étant à son écoute au quotidien, pour lui permettre de poursuivre
ses propres recherches, tant sur le plan de son identité, que sur celui de la sensorialité et
du relationnel.
• permettre à l’enfant, d’être acteur de son propre développement, tout en l’accompagnant
dans ses apprentissages par la parole, sans devancer ses capacités, en respectant son
rythme, son identité.
• proposer des responsabilités à l’enfant, en lien avec ses attentes, ses désirs, ses besoins.
• être disponible pour l’enfant, c’est aussi reconnaître ses souffrances, ses peines et donc
savoir lui donner de son temps, où la dimension affective prend place. Il ne s’agit pas de
créer du besoin mais de répondre à un besoin de tendresse, de sécurité affective.
• accompagner l’enfant vers la propreté est synonyme d’être à l’écoute, en interaction et
en communication avec lui.
• proposer le pot à l’enfant qui nous fait entrevoir son envie, tout en veillant à, d’abord en
discuter avec les parents, pour avoir des actions éducatives cohérentes et concertées

4 / LA SOLIDARITE
Mieux répondre aux besoins diversifiés des familles, les aider à concilier leur vie familiale et leur
vie professionnelle, mais aussi leur vie personnelle, telle pourrait être la définition de la
solidarité.

- L’OFFRE AUX FAMILLES


• un accueil diversifié
7 • une qualité d’accueil pour l’enfant, ses parents
• des objectifs communs aux diverses équipes
• des repères sur la nature des besoins fondamentaux de l’enfant et sur la manière d’y
répondre avec bienveillance.
• l’ouverture d’un dialogue autour de l’enfant et de chaque enfant, afin d’établir des
relations de qualité. Un objectif pour permettre à chaque enfant, cet adulte en devenir,
de se construire en lui offrant tous les moyens possibles dans ses potentialités selon son
propre rythme, sa précocité et le nombre des apprentissages n’étant pas des objectifs
pour cet âge..

- LA PLACE DES PARENTS :


Comme il a déjà été dit, les parents sont les premiers éducateurs de leurs enfants, les
professionnels assurent la continuité de cette éducation.

Il est indispensable d’établir une relation de confiance entre les professionnels et les parents
afin que ces derniers soient rassurés, ce qui permet une « séparation » en douceur.
Plusieurs temps et actions sont programmés afin de permettre cette relation de confiance :
• l’entretien de préinscription
• l’entretien d’admission
• la période d’adaptation
• la mise en place d’un référent pour l’enfant
• les transmissions d’informations lors de l’accueil du matin et du soir
• des réunions de présentation de la structure, du règlement de fonctionnement et du
personnel par unités (en début d’année)
• la mise en place de diverses manifestations dans le cadre de fêtes de fin d’année, la
semaine du goût…
• la participation à des spectacles, à des sorties…
• la mise en place d’un atelier de soutien à la parentalité : « la cafétéria DMO »
• la mise en place de divers supports permettant le lien équipe/parents…
8
9

LE PROJET SOCIAL

DU

SERVICE PETITE ENFANCE


La construction d’un projet social et éducatif pour l’ensemble des établissements d’accueil du
jeune enfant fait partie de la démarche « offrir un service de qualité ». Mieux répondre aux
besoins diversifiés des familles, les aider à concilier leur vie familiale et leur vie professionnelle,
mais aussi leur vie personnelle, associer les parents à la démarche éducative, constituent les
objectifs prioritaires de ce projet, fondé sur une politique solidaire.

Il intègre une identité territoriale de proximité, et sert d’appui au travail en réseau des
différents partenaires et institutions, pour améliorer la cohérence et la complémentarité des
réponses de chaque structure et des différentes communes.

Le projet social et éducatif est un outil d’intégration et de cohésion sociale, de lutte contre les
10 exclusions et les inégalités, de participation à l’éducation des futurs citoyens, de soutien aux
savoir-faire parentaux. Ce projet est également axé sur une politique de citoyenneté et
d’éducation.

La mise en œuvre du projet social s’appuie sur des actions concrètes qui participent à la qualité
d’accueil des jeunes enfants et des familles.

Il devra évoluer avec son environnement social. Il nécessitera donc une démarche dynamique
qui ne se traduise pas pour autant par une instabilité qui serait préjudiciable au jeune enfant.

Cette capacité à évoluer s’appuiera sur l’évaluation et la concertation.

La Communauté de Communes Axe Sud, riche d’idées et de la population qui la compose,


s’engage dans une logique de développement durable à travers sa préoccupation à préparer
l’avenir, en accompagnant du mieux que possible « les tout petits » et leur famille.

L’enfant face à l’évolution de la société


En cinq siècles, l’enfant est passé d’un statut de nourrisson à la survie incertaine, à celui d’une
personne dont les droits personnels et sociaux sont proclamés et reconnus. En effet, la place de
l’enfant n’a cessé d’évoluer au fil du temps selon des influences diverses (médecine, guerres,
sciences, famille…), pour occuper aujourd’hui une place centrale dans la famille et la société.
Une place reconnue dans les années 90, par l’obtention de droits dans le cadre de la
Convention internationale des droits des enfants.

Cette évolution de la place de l’enfant dans la société s’accompagne de l’évolution des formes
familiales, car les bouleversements et développement socio-économiques agissent
naturellement sur les liens et la physionomie des familles.

Le mariage change et prend une nouvelle dimension : après le mariage d’intérêt, voici le
mariage amoureux qui privilégie le « bien être ». A cela s’ajoute l’explosion de l’activité
professionnelle des femmes. Au début des années 60, 40 % des femmes de 25/55 ans
travaillaient. De nos jours, elles sont 80 %.

Cette transformation est accompagnée depuis les années 70, par des politiques familiales qui
favorisent l’accueil collectif et individuel. Cependant des inégalités persistent entre hommes et
femmes, et nombreuses sont les femmes qui choisissent le travail à temps partiel (elles
occupent 80 % des postes à temps partiel).
La division sexuelle des tâches domestiques reste une réalité : 80 % sont assurées par les
femmes. Celles-ci cumulent obligations professionnelles et vie éducative : une situation critique
aggravée par la monoparentalité.

Aujourd’hui, l’enfant est au centre de la famille et reste une réelle préoccupation. L’enfant, mais
aussi les parents, qui doivent concilier vie professionnelle / vie familiale / vie personnelle sont
au centre d’une longue réflexion qui devrait permettre de développer des modes d’accueil
souples et diversifiés, accessibles à toutes les demandes, de soutenir le droit et l’accès au
travail des femmes, et d’appuyer les familles dont le projet de carrière est à la fois celui de
l’homme et de la femme. De cette réflexion nous avons défini les grands axes d’une politique
basée sur la solidarité, la citoyenneté et l’éducation.
11 Conclusion

La Communauté de Communes Axe Sud a fait des choix en décidant


d’accroître les moyens financiers, techniques et humains consacrés à la
petite enfance. Elle se positionne pour une amélioration de la
conciliation entre vie familiale, vie professionnelle et vie personnelle,
tout en tenant compte de la diversité du paysage démographique,
socio-économique de chaque commune.

Quelles orientations pour la petite enfance ?


La politique de la Communauté de Communes Axe Sud pour la petite enfance s’est donnée
pour objectifs de veiller à la variété de l’offre d’accueil des enfants, de développer toutes les
actions qui concourent à leur épanouissement et à leur éveil, de mieux répondre aux besoins
diversifiés des familles, enfin d’accompagner l’aspiration de tous à mieux concilier vie familiale,
vie professionnelle et temps libre.
Pour prendre en compte la modification du cadre juridique de la politique d’accueil des jeunes
enfants et de leurs parents (décret août 2000), chaque structure d’accueil définit un projet
pédagogique, fruit de la réflexion commune des professionnels de la petite enfance et des élus,
autour d’un objectif : adapter la structure aux besoins des familles.

Le projet social et éducatif traduit les orientations générales en une batterie d’actions
concrètes :

• amélioration des conditions d’accueil en crèche (possibilité d’accueil d’urgence et de


dépannage, ou d’horaires atypiques)
• organisation d’un passage progressif entre les structures « petite enfance » et les écoles
maternelles, entre le milieu familial et l’école maternelle, pour atténuer le traumatisme
de la première séparation.
• mise en place d’une commission petite enfance (prospective et coordination des actions),
à la fois instance de réflexion, d’analyse, d’évaluation et d’adaptation continue du projet
• soutien et accompagnement par la formation des professionnelles de la petite enfance
• accompagnement d’actions de soutien à la parentalité telles que la création de lieux de
rencontre et d’aide
• développement de l’éveil artistique des tout petits dans les établissements, en s’appuyant
sur les différents services de la Communauté de Communes.
• prévention précoce de la maltraitance : partenariat et échanges avec les services du
Conseil Général et des associations
• amélioration et renforcement de l’accueil de l’enfant porteur de handicap.
Le défi de la diversité :

A travers les aspects quantitatifs et qualitatifs du « contrat enfance » se dégage la toile de fond
du projet social et éducatif de la Communauté de Communes Axe Sud : diversifier les modes
d’accueil pour accueillir la diversité.

• une approche fondée sur la rencontre, la découverte des autres, reconnaît la diversité
culturelle de la population accueillie et lutte contre l’isolement des familles
• le bouleversement des rôles du père, de la mère, de l’homme et de la femme dans le
monde social et économique a diversifié les modèles familiaux (couples mariés ou pas,
familles recomposées, familles monoparentales) et la place faite à l’enfant.
12 • l’accueil des enfants différents, qu’ils soient porteurs d’une maladie chronique ou d’une
déficience physique ou psychique, permet de leur offrir un espace de socialisation et
d’éveil
• la diversité sociale et la mixité sociale imposent de lutter contre les inégalités dès les
premiers âges de la vie, mais aussi d’accueillir avec attention et justesse les parents en
recherche d’emploi ou en parcours d’insertion.

Conclusion :

La réforme de la prestation de service unique (PSU), fondée sur


l’accueil à l’heure, favorise le multi accueil, l’amplitude d’ouverture,
l’accueil en urgence et de dépannage, en un mot la diversité de
l’accueil. Ce sont autant de leviers pour répondre au mieux aux besoins
des familles tout en respectant le bien être de l’enfant.

Les nouvelles conditions nées du décret d’août 2000. Les principales innovations du décret
sont :
• autoriser l’assouplissement des horaires d’ouverture des structures d’accueil, décloisonner
les différents types d’accueil (régulier et occasionnel), favoriser et renforcer la place des
parents, poser en principe l’ouverture à toutes les familles et à tous les enfants.
• Pour chaque structure d’accueil, le projet d’établissement comprend un volet social, un
volet éducatif et pédagogique et le règlement de fonctionnement
• Une prestation de service unique (PSU) institue la tarification à l’heure (beaucoup plus
souple) pour les parents.
Faits et chiffres
• Dans le cadre du prochain « contrat enfance », la Communauté de Communes Axe Sud
souhaite la création de 35 nouvelles places d’accueil en établissements collectifs de type
multi-accueil.

• Seront également créés 3 relais d’accueil petite enfance (RAPE): les professionnelles de la
petite enfance indépendantes s’y retrouveront plusieurs fois par semaine avec les enfants
dont elles assurent l’accueil. Un relais est aussi un lieu d’accueil et de ressources pour les
parents. Cela concerne près de 330 enfants sur notre territoire.

• Dans le cadre de l’accompagnement à la parentalité, des lieux d’échange devraient voir le


jour en complément des RAPE et de l’action cafétéria DMO.

Les chiffres clés de la Communauté de Communes Axe Sud

Population :
- Nombre d’habitants : 19705 en 2007
- Nombre d’enfants de moins de 3 ans : 729
- Naissances : croissance en légère augmentation en 2004 (+14%), 205 enfants en 2004, 234
enfants en 2007

Accueils :
- 117 places en accueils collectifs (multi accueils), et 20 places crèche BB’BIZ soit 137 places en
2009
- 124 assistantes maternelles agrées pour des accueils individuels, soit 330 places en 2009
- Taux moyen d’occupation des places dans les établissements de la Communauté de
Communes : 73.5 % en 2009
- Les horaires d’ouverture s’échelonnent de 6h45 à 20h, les plus fréquents sont : 7h30- 18h30
- Taux d’encadrement : 1 personne pour 5 enfants qui ne marchent pas et 1 pour 8 qui marchent
tout au long de la journée dont 2 obligatoirement présentes lors de l’ouverture et de la
fermeture.

Qui paie quoi ?

• Un accord a été conclu avec la caisse d’allocations familiales pour une


durée de 4 ans (Contrat Enfance). Il garantit à la Communauté de
Communes un financement par la CAF, sous forme de subventions
financières et de la prestation de service unique.

• Pour une heure d’accueil effectivement réalisée : la moyenne de la


recette provenant de la participation parentale est de 1.24 euros,
contre3.99 euros financés par la CAF et 0.82 euros de charge nette
pour la Communauté de Communes.
L’enfant au centre du projet social et éducatif
Pour que la société avance tout en restant attentive, les établissements répondent qualitativement
et quantitativement aux besoins des tout petits et de leurs familles sur un territoire : c’est le projet
social et éducatif.
A la fois réflexion et action, toujours évolutif, il organise des réponses de terrain aux demandes
exprimées…ou implicites. Il permet à l’enfant de vivre sa singularité dans un monde collectif et
social, de considérer les parents comme les premiers éducateurs et les maillons indispensables sans
le concours desquels aucune politique de la petite enfance n’a de sens.

Il situe la structure dans un cadre politique, économique, social et partenarial.


14 Il précise les objectifs et les moyens mis en œuvre en vue de l’accessibilité et de l’adaptation de la
14
structure à tous les enfants et à toutes les familles, en fonction de leurs besoins.

I - Les besoins spécifiques :

 accueil des enfants en difficulté, porteurs de handicap(s), gestion des demande(s) d’urgence,
des horaires atypiques
 lutter contre l’isolement et favoriser les liens sociaux
 valoriser la richesse liée à la mixité sociale
 accompagner les familles en valorisant les compétences parentales (coéducation)

C’est pourquoi nous avons fait le choix de mettre à disposition des locaux adaptés, avec du matériel
et mobilier adaptés, mais aussi et surtout d’embaucher du personnel qualifié, afin de répondre aux
besoins et attentes des enfants et de leurs parents.
Le Service Petite Enfance s’adresse à l’ensemble des familles qui habitent sur le territoire de
l’intercommunalité, quelque soit leur situation professionnelle économique, sociale et familiale.

Des priorités ont été définies :

 lorsque les 2 parents sont actifs (travail, études, formation)


 aux parents porteurs d’un handicap, ou au titre de la protection de l’enfance
 aux parents isolés, en recherche d’emploi, congé parental …
 aux parents dont la demande de place est déjà passée en commission d’affectation au cours
de l’année N-1.

Les enfants seront accueillis sur nos structures « multi accueils ». Il s’agit d’un mode de garde qui
permet l’accueil d’enfants sur des accueils réguliers, des accueils occasionnels (halte garderie).

D’autres critères sont pris en considération comme :

1. L’ACCUEIL D’URGENCE OU DE DEPANNAGE


Définition : C’est la survenance d’un évènement exceptionnel qui rompt à un moment donné
l’équilibre familial comme :
 la rupture du mode de garde (ex. arrêt ou suspension avec l’assistante maternelle)
 la maladie ou le décès
 la séparation
 un dégât matériel
 un parcours en insertion : reprise d’activité, un stage, une mission
 incarcération d’un parent
Cette rupture peut nécessiter une réponse rapide, adaptée, limitée dans le temps, pour soutenir la
famille « en situation de crise » passagère.
En 2009, c’est environ une vingtaine de demandes de ce type qui ont été effectuées. Ce chiffre
enregistre une hausse très importante par rapport aux années précédentes.
Tous les multi accueils de notre territoire peuvent répondre à ce type d’accueil d’urgence.
L’accueil d’urgence est limité dans le temps (maximum 3 mois).
Un important travail a été effectué sur cet axe du projet social, dans le cadre du partenariat avec la
Protection Maternelle Infantile.

Conclusion :
L’accueil en urgence ou de dépannage ne s’improvise pas. En amont,
une organisation territoriale et une réflexion de l’ensemble des
15
15 acteurs (petite enfance et autres partenaires) ont permis de créer un
réseau qui simplifie les démarches de la famille.

2. L’ACCUEIL DE L’ENFANT DIFFERENT


Définition : L’enfant différent est un enfant porteur d’une maladie chronique ou génétique, atteint
de trouble moteur et/ou psychologique et de troubles sensoriels. L’enfant porteur d’un handicap est
avant tout un enfant avec un même droit d’accès à un lieu de qualité que tout autre enfant.
Un enfant porteur d’un handicap a été admis sur chacune de nos structures en 2009.
Ces accueils permettent de créer des partenariats spécifiques avec des institutions spécialisées et
des associations.
La contractualisation d’un protocole d’accueil individualisé (P.A.I. signé par les parents, le pédiatre
de la structure, le médecin traitant, un élu, la directrice et les différents partenaires) formalise les
diverses informations nécessaires à un accueil de qualité.
Les enfants sujets à des allergies alimentaires sont accueillis dans nos structures. Un P.A.I. est
également signé dans les mêmes conditions que pour un enfant différent.

Conclusion :
Le lieu d’accueil de l’enfant différent est un espace de socialisation, d’éveil et
d’initiatives conçu pour favoriser la plus grande autonomie possible, qui se différencie
du lieu de prise en charge thérapeutique.

3. L’EXTRA SCOLAIRE POUR LES ENFANTS DES MULTI-ACCUEILS


Définition : l’accueil extra scolaire, c’est l’accueil de l’enfant en dehors du temps scolaire, les
mercredis et vacances scolaires.

Cet accueil s’adresse aux enfants qui n’ont pas 3 ans révolus et qui ne peuvent pas fréquenter le
centre de loisir (s). Pour les enfants qui vont effectuer leur première rentrée scolaire en septembre,
un accueil est possible la dernière semaine d’août.

4. LES DISPOSITIFS PASSERELLES


Ce sont des initiatives de rencontres d’une grande diversité, entre le multi accueil du jeune enfant
et l’école maternelle de proximité, sous la forme d’activités communes, de temps « festifs », de
réunions d’informations, de rencontres…
Le partenariat entre la petite enfance et l’Education Nationale vise à aider l’enfant à « apprivoiser »
l’école, en organisant un passage progressif vers celle-ci, une passerelle tenant compte du
développement de chaque enfant et de la nécessité d’accompagner les parents.

5. DYNAMISER L’ACCUEIL INDIVIDUEL POUR DIVERSIFIER L’OFFRE


Depuis sa création, la Communauté de Communes Axe Sud a vu son nombre de places en multi
accueils s’accroître avec régularité, mais cela ne suffit pas à réduire le léger déséquilibre entre
l’offre et la demande. Des réponses diversifiées restent à apporter aux besoins toujours plus variés
des familles.
Parmi les 124 assistantes maternelles agrées, 76 sont adhérentes à un Relais d’Accueil Petite
Enfance (RAPE) du territoire où 166 enfants sont accueillis lors de temps collectifs, ce qui
représente 50 % des enfants de moins de 3 ans gardés par une assistante maternelle.

Conclusion :
Une particularité du territoire est l’offre importante d’accueils individuels proposés par
les assistantes maternelles (331 places), les élus sont conscients de ce potentiel et
entrevoient la possibilité de développer d’autres RAPEs.

6. SOUTIEN A LA PARENTALITE : « LA CAFETERIA D MO »


16
16 Définition : Lieu de rencontre convivial, accueillant une fois par mois des parents (environ une
vingtaine), qui ont la possibilité d’échanger avec des professionnelles de la petite enfance
(Psychologue, éducateur jeunes enfants, infirmière, etc.…), sur des thèmes spécifiques à la
parentalité et l’enfant.
Après une présentation théorique de la thématique, les parents ont la possibilité de poser leurs
questions, d’échanger avec les autres parents et professionnelles, autour d’un café, dans un lieu
convivial et neutre. Chacun peut faire part de ses angoisses, de ses pratiques, des solutions
trouvées…

Conclusion :
De plus en plus de familles éprouvent le besoin d’échanger sur la fonction parentale. Ce
besoin est croissant, et cet atelier remporte un vrai succès. Il correspond à un travail
souhaité de coéducation.

7. LES PARTENAIRES
La P.M.I.(Protection Maternelle Infantile)
Au-delà du rôle de contrôle que doit effectuer la PMI, service du Conseil Général, s’est instauré un
vrai travail en partenariat avec les professionnelles de ses antennes telle que l’UTAMS (Unité
Territoriale d’Actions Médico Sociales) de Frouzins.
En effet, à travers des rencontres régulières entre professionnels, sont évoquées des situations
relevant de la protection de l’enfance ou des situations dites « d’urgence » et de « dépannage »,
nécessitant une admission rapide sur une de nos structures.
C’est environ une quinzaine de demandes qui ont trouvé une solution en 2009. Toute la dimension
de la solidarité et de la citoyenneté, prend du sens à travers ce partenariat que l’on peut qualifier
des plus prolifiques.
La CAF (Caisse d’Allocations Familiales)
Au delà d’un rôle de contrôle et d’aide financière, la CAF, par le biais de ses conseillères techniques,
apporte des idées, des informations et des compétences spécifiques à la gestion de la petite
enfance

La crèche d’entreprise BB’BIZ


La Communauté de Communes a choisi d’établir un partenariat avec cette crèche privée selon deux
objectifs :
- Accroître la capacité d’accueil en achetant 20 places.
- Offrir une amplitude plus importante à des familles ayant des horaires atypiques.
Ce partenariat est un vrai succès.

La Maison d’arrêt et le Centre de détention de Seysses :


Certaines mamans incarcérées, ont la possibilité de faire garder leur(s) enfant(s) sur le multi accueil
de Seysses. En effet, une place est réservée pour un accueil de ce type.
Les différents organismes socio-médicaux :
Avec l’accueil d’enfant(s) porteur d’un handicap, ou d’enfant(s) ayant un suivi socio éducatif, la
Communauté des Communes, entretient des partenariats avec des organismes « spécialisés »,
comme :
 L’institut spécialisé Paul Dottin
 L’association Le fil d’Ariane
 L’A.S.E. (L’Aide Sociale à L’Enfance) …

Les Maisons de retraite :


Toutes nos structures sont en lien avec les maisons de retraites locales. Ceci permet d’entretenir un
lien intergénérationnel.
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La médiathèque, le centre culturel, l’école de musique :
Les enfants accueillis sur nos multi accueils sont régulièrement reçus sur des lieux culturels ce qui
représente une vraie ouverture sociale et culturelle pour les plus petits.

Les intervenant(s) extérieur(s) :


Lorsque nous proposons des ateliers (conte, lecture, goût,…), nous accueillons des intervenants.

Conclusion :
Le service petite enfance a besoin d’un réseau de partenaires
institutionnels et associatifs. Les spécificités et les compétences de
chacun permettent d’offrir un service de qualité aux administrés.
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18
LE PROJET PEDAGOGIQUE
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19

MULTI ACCUEIL

« Les Pitchounets »
LES PREMIERS JOURS DU RESTE DE SA VIE
Votre enfant va être admis au sein de la crèche « La Maison des Pitchounets » à Roques-sur-
Garonne. Nous vous remercions du choix et de la confiance que vous nous portez. La crèche va être
le nouveau lieu de vie de votre enfant.
La crèche accueille en moyenne 35 enfants par jour de 3 mois à 3 ans répartis en 3
groupes : le groupe des bébés (environ 10 enfants), le groupe des moyens (environ 10 enfants), le
groupe des grands (environ 15 enfants). Dans chaque groupe il y a de 3 à 4 professionnelles qui
s’occupent de votre enfant. La crèche compte 16 agents, dont une puéricultrice (directrice), une
éducatrice de jeunes enfants (adjointe de direction), des auxiliaires de puéricultures, des agents
20 titulaires du CAP petite enfance et des agents non diplômés. La crèche est ouverte de 7h30 à 18h30
20
du lundi au vendredi.
Vous viendrez avec votre enfant faire la connaissance de son futur lieu de garde où il va
découvrir un environnement nouveau, de nouveaux visages. Notre rôle en tant que professionnelles
est d’assurer une continuité entre la maison et la crèche.
Accueillir votre enfant dans son nouveau lieu de vie c’est l’aider à faire connaissance avec les
nouvelles personnes qui vont prendre soin de lui, c’est vous accueillir.
1. L’ACCUEIL
Accueillir c’est entrer en relation, être à l’écoute et savoir accepter les différences de chacun.
L’accueil commence avec le premier contact qui est souvent téléphonique et il se prolonge jusqu’au
départ définitif de votre enfant de la crèche. Nous tenons compte des diversités familiales et
culturelles sans faire de discrimination. Nous vous accueillons donc en nous adaptant à votre vie et
celle de votre enfant, à votre culture et à vos principes éducatifs dans la mesure du possible.

La préinscription et l’inscription
Avant l’entrée de votre enfant à la crèche, vous avez fait une préinscription qui vous a permis
d’avoir un premier contact avec la Direction.
21
21
Puis vient le moment de l’inscription. Durant cet entretien, la direcrice prend le temps de
vous expliquer le fonctionnement de la crèche et le règlement intérieur. Elle profite de ce moment
pour répondre à vos premières questions ; aborder vos craintes et attentes. En effet, ce sont les
prémices de la future séparation d’avec votre enfant. Cet échange permet de poser les premiers
repères de la relation qui se construira avec vous, votre enfant et l’équipe. C’est aussi le moment
durant lequel est abordé l’adaptation de votre enfant et l’explication de son déroulement.

L’adaptation
Votre enfant va être accueilli dans notre structure en votre absence. La première nécessité
est de lui offrir le soutien d’une nouvelle relation qui doit être stable, fiable et continue. La période
d’adaptation est donc nécessaire pour votre enfant, vous-même et l’équipe car chacun doit faire
connaissance. Elle a pour objectif de créer un lien sécurisant tant pour votre enfant, que pour vous
parents.
Par conséquent, vous et votre enfant serez reçus par une professionnelle qui sera la
référente de votre enfant dès la période d’adaptation. Elle sera votre interlocuteur privilégié pour
favoriser le développement d’un sentiment de sécurité affective pour votre enfant. Grâce à des
outils professionnels (questionnaire d’accueil, feuille de rythme, …), la référente recueillera les
renseignements nécessaires pour assurer la continuité dans son accompagnement. Vous aborderez
différents thèmes tels que le doudou, le sommeil, l’alimentation, le matériel à fournir, le
déroulement de la journée, le règlement intérieur, …
Ainsi, l’équipe crée progressivement un climat de confiance et apprend à vous connaître ainsi
que votre enfant.
La période d’adaptation permet à votre enfant et vous-même de vous familiariser avec son
nouveau lieu de vie en votre présence (visite des locaux, prise des repas, …). En effet, l’adaptation
est modulable en fonction du rythme et des besoins de votre enfant. Nous restons souples, et nous
nous adaptons aux réactions de votre enfant et à votre disponibilité.
Cette période est de durée variable : en général elle dure d’une semaine à 10 jours. La durée
dépend de la réaction de votre enfant à la séparation.

Dans le groupe des bébés

Votre enfant est accueilli par les professionnelles de la section. La personne référente est
importante pour que votre enfant et vous ayez des repères.
Durant la période d’adaptation c’est exclusivement la professionnelle référente qui s’occupe
de votre enfant. Durant ce temps elle commence à transmettre ses habitudes à ses collègues. Après
l’adaptation et à partir du début de son accueil régulier, votre enfant pourra être accueilli par
d’autres professionnelles que sa référente mais celle-ci privilégiera les soins du quotidien (sommeil,
change, repas). Petit à petit le relais se fera avec les collègues de la section.
Ainsi, votre enfant garde la référente comme repère principal et interlocutrice privilégiée
durant les premières semaines de sa vie à la crèche. Puis progressivement, les autres
professionnelles commencent à s’occuper de lui. Ceci permet à votre enfant de s’ouvrir doucement
au monde qui l’entoure tout en respectant son besoin de relation privilégiée et duelle.

22
22 Dans le groupe des moyens

La référente de votre enfant sera la personne avec laquelle vous échangerez pendant son
adaptation : elle réalise votre accueil quotidien, pour vous permettre ainsi qu’à votre enfant de
créer une relation de confiance et des repères. Elle répond à toutes les questions que vous vous
posez quant au déroulement de la journée de votre enfant. Jusqu’à ce que votre enfant se sente
bien et à l’aise au sein de la crèche, la référente prend en charge les soins quotidiens (repas,
changes, sieste).
A partir du moment où votre enfant commence son accueil régulier, le relais de l’accueil peut
être fait par les collègues de la section. En effet durant la période d’adaptation, la référente de
votre enfant aura transmis les informations le concernant à ses collègues afin qu’elles puissent aussi
construire et pérenniser un lien de confiance avec lui et vous.

Dans le groupe des grands

Durant la période d’adaptation, qui souvent est moins longue que chez le tout petit (environ
une semaine), nous travaillons l’ouverture vers l’autre. Si l’adaptation se déroule bien, le relais vers
les autres professionnelles de la section se fait rapidement. Si l’enfant éprouve quelques difficultés,
la personne référente est gardée le temps nécessaire. Les échanges avec la référente de votre
enfant vous permettent de tisser une relation de confiance et de transmettre vos principes
éducatifs.
Pour les enfants déjà familiers de la crèche car étant accueillis depuis qu’ils sont bébés, une
référence s’instaure tout au long de leur vie à la crèche. En effet chaque année, une professionnelle
suit le groupe d’enfants dans le groupe d’enfants supérieur. Systématiquement tout accueil du
matin comme du soir est réalisé par une professionnelle de la section.

L’accueil au quotidien de votre enfant


Une professionnelle de l’unité de votre enfant sera présente à l’accueil du matin et celui du
soir. Ainsi, il vous est possible d’avoir un temps d’échange individuel avec une personne qui
s’occupera de votre enfant dans la journée. Ces temps sont essentiels pour préserver une continuité
entre le milieu familial et la crèche.
Les accueils des bébés se feront dans leur unité de vie afin que ce moment soit serein. En
effet, les tout petits ont un grand besoin de repères et de calme.
Un accueil commun se fait pour le groupe des moyens et celui des grands. Il y aura
systématiquement une professionnelle de chaque section afin de donner des transmissions fidèles
de la journée.
L’accueil est l’occasion de la prise de contact quotidienne entre enfants et adultes et de faire
les transmissions.
Le matin, nous recueillons les informations qui nous serons utiles pour que la journée de votre
enfant se passe le mieux possible (la soirée de votre enfant, son réveil, l’heure du petit déjeuner,
vos préconisations pour la journée, …). C’est le moment qui vous prépare à votre séparation
mutuelle. Nous verbaliserons votre départ à votre enfant et nous vous inviterons à le faire aussi
même si cela est difficile pour lui.
23 Le soir, nous vous raconterons la journée de votre enfant (repas, siestes, activités ou petite
23
anecdotes, …) afin que vous puissiez voir à travers nos yeux l’évolution et le développement de
votre enfant en votre absence.

Votre accueil en tant que parents


Le premier accueil se fait lors de la préinscription en crèche, puis lors de l’élaboration du
dossier d’inscription avec la directrice. Lorsque vous arrivez dans notre structure d’accueil, vous
comme votre enfant avez les mêmes attentes : être accueillis, accompagnés, écoutés, rassurés et
que nous vous aidions à vous séparer. Ensuite lors de l’adaptation de votre enfant, nous vous
présentons la structure, et son fonctionnement. Nous sommes à votre écoute et nous tachons de
répondre à vos questionnements. Nous vous présentons la relation triangulaire parents-enfant-
équipe. Au début la relation s’établie avec la référente puis celle-ci vous aide à vous ouvrir à ses
collègues. Toutes ces étapes permettent de construire avec vous une relation de confiance et
d’instaurer une communication entre vous et nous qui conditionnent la confiance de votre enfant
envers l’équipe de la crèche. C’est pour cela que la période d’adaptation est si importante pour la
suite de notre vie commune.

La réunion d’information

Quelques temps après la fin des vacances d’été, nous vous inviterons pour une réunion
d’information. Cet échange se déroulera en deux temps. Le premier sera la partie « technique »
durant laquelle nous vous exposerons le fonctionnement général de la crèche et où vous pourrez
poser toutes les questions que vous avez en tête et aborder tous les thèmes souhaités. Le
deuxième sera la partie plus « pratique » où nous vous inviterons à aller dans l’unité de vie de votre
enfant pour un temps d’échange avec l’équipe de la section sur le déroulé d’une journée et les
projets qu’elle a pour l’année d’accueil qui débute.
Cette réunion nous permet de vous faire rencontrer toute l’équipe et d’être un temps de
rencontre entre parents. C’est le premier temps convivial tous ensembles. D’autres viendront au
cours de l’année…

La crèche est un lieu d’écoute, ressource et d’orientation

La crèche est un lieu d’accueil et de vie pour votre enfant mais il est aussi un lieu pour les
parents. En effet lorsque nous accueillons votre enfant, nous vous accueillons aussi. C’est pour cela
que dès l’arrivée de votre enfant à la crèche, nous vous impliquons dans ses journées avec nous
(adaptation, transmissions, invitations, …).

Un lieu d’écoute
Nous souhaitons que la crèche devienne pour vous un lieu d’écoute, d’échange. La base
d’une communication sereine est la connaissance du fonctionnement de la crèche. C’est pourquoi
vous devez prendre connaissance du règlement intérieur, dont nous sommes garantes. La direction
sera informée du non respect éventuel du règlement. Pour que la communication entre vous et
nous soit facilitée, nous emploierons un langage adapté et non professionnel. En effet, les termes
24 professionnels ne sont pas toujours très simples !
24
Pour que vous vous sentiez en confiance avec nous, l’équipe respectera vos choix et rites
culturels ou religieux dans la limite de la collectivité et nous ne porterons aucun jugement. De plus
par respect du secret professionnel, les informations que vous nous donnez seront transmises à la
direction et celle-ci décidera si toute l’équipe ou uniquement la section devra être informée, suivant
l’importance de l’information. En cas d’une demande de votre part la réponse sera différée pour en
discuter avec l’équipe et la direction.
Nous sommes attentives à toutes vos demandes et questions, quelles qu’elles soient
concernant votre enfant. Nous sommes à l’écoute, et tachons de vous rassurer, de vous conseiller
et de vous conforter dans votre rôle de parents dans la limite de nos connaissances
professionnelles. Les conseils que nous vous donnons ne sont pas des « recettes miracles » mais
notre avis sur la situation que vous nous soumettez. Ces suggestions sont aussi issues des
observations que nous faisons de votre enfant. Toutefois, les choix éducatifs vous reviennent car
vous êtes les premiers éducateurs de votre enfant.
Nous travaillerons avec vous pour que l’accueil et le développement de votre enfant soient
les plus en adéquation avec vos principes éducatifs.

Un lieu ressource
Malgré notre volonté de coéducation, il peut arriver que nous ne puissions répondre à vos
demandes ou attentes. Dans ce cas, nous vous dirigerons vers un professionnel adapté à la
situation que vous rencontrez. C’est aussi ça la richesse de l’accueil en crèche ! Savoir vous orienter
vers les services ou personnes compétents fait partie intégrante de notre travail.
De plus, au sein de la crèche vous avez à votre disposition des prospectus sur différents
sujets (apprentissage du langage des signes, revues, flyers d’informations, …).
Enfin, la ressource de la crèche se situe aussi dans les échanges que vous pouvez avoir avec
les autres parents. En effet, il n’est pas rare de constater que vous, parents avez des compétences
et des connaissances qui peuvent servir à d’autres parents. N’hésitez pas à échanger entre vous car
les expériences des uns aident souvent les autres.

L’accueil de votre enfant porteur de handicap ou de maladie chronique


Pour nous, l’accueil de votre enfant porteur de handicap ou atteint d’une maladie chronique
est très important car il permet tant à votre enfant qu’à vous-mêmes d’être intégrés dans un milieu
« traditionnel ». Dans notre crèche, votre enfant sera accompagné au titre d’enfant. C'est-à-dire
que son handicap ou sa maladie chronique ne sera pris que comme une de ses spécificités et non
comme l’axe d’accompagnement principal.
Mise en place d’un projet d’accueil individualisé

Pour que l’accueil de votre enfant se fasse dans les meilleures conditions possibles, un projet
d’accueil individualisé est élaboré en collaboration avec vous-mêmes, l’équipe de professionnelles
de la crèche, le pédiatre de la structure, les autres professionnels qui s’occupent de votre enfant à
l’extérieur. Ainsi, une continuité peut s’instaurer entre les différents lieux de vie de votre enfant et
sa prise en charge est globale.
Ce projet tient compte des besoins spécifiques de votre enfant qui découlent de son
handicap ou de sa maladie.

25
25 Intégration de votre enfant

Votre enfant a avant tout besoin que nous le considérions comme un être en devenir et qui a
ses potentialités propres. En effet, bien souvent le handicap ou la maladie chronique stigmatisent et
réduisent l’enfant à cette seule caractéristique. Or, votre enfant est avant tout un enfant comme
tous les autres enfants qui a des capacités ; une envie de découvrir et d’apprendre ; un besoin de
sécurité intérieure et de confiance en lui.
Pour répondre à ces besoins, nous intègrerons votre enfant à la vie de la crèche sans faire
aucune distinction. Ainsi, enfants, parents et professionnelles apprendront au quotidien à vivre
ensemble.

2. LE BIEN-ETRE DE VOTRE ENFANT


Vous nous confiez votre enfant en toute confiance et nous nous devons d’être à la hauteur
de celle-ci. Notre premier objectif en tant que professionnelles est que votre enfant se sente bien à
la crèche et qu’il soit assez en sécurité pour pouvoir profiter au maximum de ses journées à la
crèche. Pour ce faire, nous accueillons et accompagnons votre enfant en respectant plusieurs
principes de travail et en répondant à ses besoins fondamentaux (sentiment de sécurité,
alimentation, sommeil, …) et secondaires (éveil, jouer, découvrir, …).

Sa sécurité physique
La première des nécessités pour nous est de répondre au besoin de sécurité physique de
votre enfant. En votre absence, nous sommes les garantes de l’intégrité physique de votre enfant.

1. Respect des normes applicables aux structures d’accueil


Les structures d’accueil Petite Enfance sont régies par des normes de sécurité bien
spécifiques. Nous sommes tenues de les respecter et notre structure est soumise à des contrôles
réguliers (PMI, Services vétérinaires).

a) La sécurité alimentaire
Des règles obligatoires (normes HACCP) doivent être respectées et contrôlées pour que les
aliments servis à votre enfant soient au maximum sécurisés. Tout commence par le respect de la
« zone propre » et de la « zone sale » dans la cuisine ainsi que par un relevé quotidien de la
température des réfrigérateurs. Ensuite, nous respectons la chaîne du froid : au moment de la
livraison des repas par la cuisine centrale de la Communauté des Communes Axe Sud, nous nous
assurons qu’elle a été correctement respectée. Pour cela nous prenons la température d’une
barquette (la température ne doit pas être supérieure à 6°). Ces données sont notées et conservées
pour assurer la traçabilité.
Nous appliquons aussi un protocole de réchauffage des plats livrés avec prise de la
température des plats après-chauffe (données notées et archivées pour assurer la traçabilité et la
sécurité). De plus, le personnel qui réchauffe les repas porte une tenue adaptée (port de charlotte,
de blouse et de pantalon, de chaussure adéquate, ongles courts, pas de port de bijoux pour limiter
au maximum le risque de contamination manu portée, lavage des mains aussi souvent que
nécessaire et rigoureux). Nous utilisons une vaisselle adaptée aux enfants (vaisselle en plastique,
verre à bec…).
La préparation des biberons se fait aussi selon un protocole définit par les instances
26 compétentes. Ils sont préparés le matin pour la journée en cours et sont réfrigérés jusqu’à leur
26
utilisation.
La puéricultrice s’assure de la fiabilité des denrées provenant de l’extérieur (date limite de
consommation, emballage intact…).

b) L’hygiène des locaux et des personnes


Des mesures d’hygiènes rigoureuses doivent être appliquées tant au niveau des locaux que
du personnel accueillant votre enfant.
L’hygiène des locaux se fait grâce à l’application du plan de nettoyage des surfaces, des sols, … Les
produits que nous utilisons pour l’asepsie des surfaces sont conformes à la règlementation en
vigueur dans les crèches. Nous avons mis en place une traçabilité du nettoyage comme le préconise
la PMI. Le mobilier et les jouets qu’utilise votre enfant sont eux aussi nettoyés selon un protocole.
Ceci permet d’éviter la prolifération des microbes.
Pour que cette hygiène soit accrue, elle est complétée par une nécessaire hygiène des
professionnelles. Nous suivons donc les protocoles de nettoyage ou de désinfection des mains
(avant et après un change ou un mouchage de nez, avant les repas, …) et faisons attention à la
propreté de nos vêtements. Pour éviter d’apporter trop de microbes de l’extérieur, nous avons des
chaussures spécifiques pour la crèche. C’est pour vous intégrer à cet effort sur l’hygiène que nous
vous demandons de mettre des sur chaussures quand vous entrez dans la structure.
Mais tout ceci n’empêche votre enfant d’être malade parfois.

2. La santé de votre enfant


Pour répondre au mieux aux besoins de votre enfant et à vos attentes concernant la santé de
celui-ci, plusieurs choses sont mises en place.

a) Le pédiatre
Le pédiatre de la crèche fait une visite médicale bimensuelle. Cette visite médicale est d’ordre
préventive (examen médical avec mesure de votre enfant, pesée, …).
Les enfants de 3 mois à un an sont vus dans la mesure du possible tous les mois.
Les enfants entre 1 an et 2 ans sont vus tous les 3 mois.
Les enfants âgés de 2 ans et plus doivent être vus une fois par an.
Le pédiatre élabore les protocoles concernant les conduites à tenir en cas d’inhalation de
corps étrangers, de crise convulsive, de diarrhées, de vomissements et d’hyperthermie. Ces
protocoles sont revus, datés et signés annuellement.
Le personnel est formé par le pédiatre et la puéricultrice sur les conduites à tenir
(désinfection des plaies, prise en charge d’un enfant en crise convulsive, surveillance d’un
traumatisme crânien, …). Il suit également des formations internes comme la formation secouriste
sauveteur du travail, gestes et postures, formation incendie, …

b) L’accueil de votre enfant malade


Si votre enfant est malade à son arrivée, nous recueillerons toutes les informations
nécessaires à sa prise en charge et noterons le début du traitement (date et moment de la
journée). La direction en sera informée systématiquement.
Vous devez nous amenez une prescription datée, signée comportant le nom de votre enfant
et son poids ainsi que les médicaments concernés. Si le traitement est une antibiothérapie, vous
devez nous fournir un flacon non ouvert qui sera reconstitué et gardé au réfrigérateur de la crèche
27 jusqu’à la fin du traitement.
27
Nous surveillerons attentivement votre enfant tout au long de la journée (prise de
température, état général, administration de traitement, …). Son traitement lui est administré par
une auxiliaire de puériculture sous couvert de la puéricultrice ou l’éducatrice de jeunes enfants ou la
puéricultrice et la prise sera notée dans la feuille des transmissions.

c) La prise de température
Si l’état de votre enfant nous interpelle ou si vous nous avez annoncé à l’accueil qu’il était
susceptible d’avoir de la fièvre, nous procédons à des prises de températures systématiques (toutes
les 3 heures). La température est prise soit par la puéricultrice soit par l’éducatrice de jeunes
enfants, soit par une auxiliaire de puériculture ou une professionnelle titulaire du CAP petite
enfance sous couvert de l’auxiliaire de puériculture. La température est prise soit en auxillaire soit
en rectal.
Si la température est supérieure à 38°5 ou si votre enfant tolère mal la température ou s’il
souffre, nous appliquons le protocole médical propre à votre enfant. Nous le pesons
systématiquement avant l’administration de la thérapeutique pour être le plus juste possible. Le
traitement est administré par l’auxiliaire de puéricultrice sous couvert de la puéricultrice, ou par la
puéricultrice ou l’éducatrice de jeunes enfants. Les flacons de thérapeutique sont conservés au
réfrigérateur et gardés un mois après ouverture.
Nous vous avertissons par téléphone de l’état de santé de votre enfant afin que vous puissiez, si
cela est nécessaire prendre un rendez-vous chez votre médecin ou pédiatre.
Le suivi de la température de votre enfant est noté sur une fiche de suivi.
N.B. : Nous pouvons mettre des patchs de crème anesthésiante (crème Emla) à votre enfant, sur
prescription médicale dans laquelle est noté le site de pose.

d) La surveillance préventive de votre enfant


Au quotidien, le moment du change est un moment d’observation et d’échange avec votre
enfant. Il nous permet de pouvoir dépister certains troubles (apparition d’éruption, plaies, érythème
fessier, …). C’est aussi un moment privilégié avec votre enfant durant lequel il sera sécurisé et
rassuré par la relation duelle avec l’adulte. En effet, la professionnelle explique à votre enfant ce qui
se passe pour lui. Son intimité sera respectée car nous faisons les changes par petit groupe. Nous
considérons que votre enfant a droit à la même intimité qu’un adulte car c’est un être en devenir.
En lui montrant par nos actes qu’il est important qu’il respecte son intimité, nous lui permettons de
construire l’image de son corps et son intégrité physique.
De plus, tout comportement inhabituel de votre enfant (grognon, il pleure inhabituellement, il
ne mange pas, ou tout changement de comportement…) est relevé et transmis à la puéricultrice.
Nous vous en parlons le soir quand vous venez le chercher pour rentrer à la maison afin que vous
puissiez prendre le relais et nous dire le lendemain si ce comportement inhabituel a perduré chez
vous.
Nous établissons un suivi personnalisé par le biais d’une fiche médicale nominative, dans
laquelle est notée l’évolution de votre enfant (alimentation, propreté, développement
psychomoteur, maladies…). Cette fiche aide également au suivi médical fait par le pédiatre de la
crèche. Elle est un de nos outils d’observation de votre enfant.

3. Présence et vigilance des professionnelles


Votre enfant se sent en sécurité au sein de la crèche car il sait que les professionnelles sont
28 présentes pour lui.
28
Tout au long de la journée, nous observons votre enfant et sommes vigilantes à ce que son
intégrité physique soit respectée. Vigilance ne signifie pas omniprésence mais regard bienveillant
sur les agissements de votre enfant. En effet, il a besoin d’expérimenter par lui-même sans que
l’adulte intervienne sans cesse. Nous devons donc trouver la juste mesure entre laisser faire votre
enfant et faire à sa place par peur de l’accident ou de l’incident. De plus, la parole que nous posons
sur les actes de votre enfant participe de son sentiment de sécurité. En effet, nous le prévenons
d’un danger et si cela est nécessaire, nous intervenons.
Pour que la crèche soit rassurante pour votre enfant, nous avons réfléchi l’aménagement de
l’espace de manière à ce qu’il puisse évoluer et expérimenter en toute liberté et sécurité.
L’installation du mobilier est différente selon l’âge des enfants car ils n’ont pas les mêmes besoins.
Les bébés ont besoin de beaucoup de tapis car ils ne maîtrisent pas bien leurs mouvements. Les
moyens acquièrent progressivement la marche et deviennent de plus en plus moteur donc nous
devons protéger leur environnement avec des tapis tout en laissant des possibilités d’exploration de
difficulté moyenne (petit toboggan, modules de motricité mous ou peu élevés, …). Les grands
quant à eux sont dans la motricité et ont besoin de grimper, sauter, rouler, … Il est donc aussi
nécessaire de protéger leur espace d’expérimentation tout en augmentant progressivement les
hauteurs et difficultés qu’ils rencontrent.

A. Son alimentation
Elle joue un rôle important dans la vie de votre enfant car elle répond à plusieurs de ses
besoins tels que le besoin nutritionnel, relationnel et affectif, sensoriel, moteur et social.
Le besoin de se nourrir est le premier auquel nous répondons lors des repas car pour que votre
enfant grandisse il lui est nécessaire d’avoir des apports réguliers et équilibrés de nourriture.
Ensuite au cours du repas les autres besoins entrent en jeu. En effet, votre enfant a un
besoin permanent d’être reconnu par les adultes comme un individu à part entière et différent des
autres enfants. C’est pourquoi, le repas est un moment de relation duelle entre votre enfant et la
professionnelle qui lui donne à manger jusqu’à ce qu’il marche. Ainsi, nous pouvons communiquer
de manière individuelle avec votre enfant dans une période où il en a énormément besoin pour la
construction de son identité. Puis progressivement, votre enfant prendra ses repas à table avec
d’autres enfants par petits groupes (3 à 8 enfants selon son âge). Ceci permet à votre enfant
d’apprendre à tenir compte des autres et de leurs besoins. C’est par ces moments privilégiés (et
d’autres) que nous socialisons doucement votre enfant.
Pour pouvoir accompagner votre enfant dans son développement moteur et sensoriel, nous
le laissons découvrir les textures des aliments (il touche avec les mains) et apprendre à utiliser la
cuillère puis la fourchette. Nous incitons votre enfant à goûter mais nous ne le forçons jamais à
manger ou à finir son assiette. Le moment du repas doit être un temps de plaisir et de convivialité.

1. Les repas
Les repas que votre enfant va prendre au sein de la crèche sont le repas du midi, la collation
de 10h et le goûter. Les menus du mois sont affichés dans le sas de la crèche et dans les unités. Le
soir au moment des transmissions nous vous dirons succinctement ce que votre enfant a mangé.
L’élaboration de nos menus est établie par une diététicienne. Ils sont préparés au sein de la
cuisine centrale de la Communauté de Communes Axe Sud à base de produits frais et sont livrés,
en liaison froide le matin à la crèche. La ration alimentaire proposée à votre enfant doit comporter
29 la présence de tous les nutriments, en quantité nécessaire (lipides, protéines, glucides, minéraux et
29
vitamines).
Nous proposons régulièrement à votre enfant de l’eau minérale, en dehors des repas, et
encore plus souvent si votre enfant présente de la température ou si la chaleur est importante.
Nous respectons vos choix alimentaires dans la mesure du possible (lait maternel, alimentation sans
porc, …).

2. De 3 mois à la diversification alimentaire


Au moment de l’entrée de votre enfant à la crèche, nous prenons le relais du choix du son
mode d’alimentation (lait maternel ou maternisé). Un recueil de données exhaustif est donc élaboré
avec vous au moment de son adaptation (nombre de prises de biberons, intervalles entre les prises,
durée de la prise, rituels…). Puis nous échangeons avec vous concernant l’évolution des quantités
proposées. Nous les réajustons à la hausse si votre enfant exprime un besoin en lait
supplémentaire. A contrario si les quantités semblent trop importantes, nous appliquons la Règle
d’Appert (calcul des rations journalière en fonction du poids de l’enfant).
Vous avez la possibilité de poursuivre votre allaitement maternel en appliquant le protocole
de conservation du lait et d’acheminement.
Nous vous demanderons d’amener la boîte de lait neuve sur laquelle nous notons la date
d’ouverture et que nous conservons dans un endroit sec durant trois semaines à un mois. Nous
appliquons le protocole de préparation des biberons en respectant les règles d’asepsie.
Nous utilisons des biberons en verre que nous nettoyons et stérilisons au sein de la crèche.
Sinon vous avez la possibilité de nous fournir des biberons personnels, dépourvus de Bisphénol A.

3. La diversification alimentaire
Lorsque le lait ne couvre plus les besoins nécessaires au développement de votre enfant,
s’instaure alors la diversification alimentaire. Elle débute idéalement à la maison. L’équipe de la
crèche prend le relais et respecte vos attentes dans la mesure du possible.
Elle évolue en partenariat avec vous parents, l’équipe référente, le pédiatre de la crèche et la
puéricultrice. L’introduction des aliments se fait si possible un à un, pour prévenir au maximum
l’apparition d’allergie.
Le début de la diversification peut être retardé en fonction du terrain atopique de votre
enfant ou de vos antécédents allergiques. Lorsque votre enfant présente des allergies alimentaires,
un protocole d’accueil individualisé est mis en place (protocole validé et signé par vous, le Pédiatre,
la Directrice, un Elu de la Communauté des Communes Axe Sud).

4. Les repas en fonction des âges


Chez les bébés, nous respectons le rythme de votre enfant. Le biberon sera pris
systématiquement dans les bras de l’adulte et votre enfant sera installé de manière à pouvoir être
en entière relation avec la professionnelle.
Quand l’enfant maîtrise la position assise, nous utilisons un transat pour lui donner à manger
et être en relation duelle. Lorsqu’il marche, nous l’installons sur une petite chaise autour d’une
table, le plus souvent avec un autre enfant. Nous laissons l’enfant toucher et découvrir la texture
des aliments. Nous ne ramassons pas la nourriture sur la bouche de l’enfant, nous l’essuyons pour
respecter son intégrité physique. Nous lui proposons la cuillère en fonction de ses acquisitions et de
l’envie de votre enfant (une cuillère pour enfant et une pour l’adulte). Nous proposons
régulièrement de l’eau au biberon.
30
30 Chez les moyens, les enfants qui ne mangent pas seuls mangeront en individuel avec une
professionnelle tout en respectant leur rythme. Ceux qui commencent à manger seuls, mangent en
groupe de 3 enfants maximum avec un adulte qui les accompagne dans leur apprentissage en les
aidant quand ils en ont besoin et le demandent. Ceux qui mangent seuls sont en groupe avec une
professionnelle et leur repas est servi vers 11h/11h15. En début d’année, nous lavons les mains des
enfants avant et après le repas avec un gant. Les enfants devenant de plus en plus autonomes, ils
apprennent à se laver seuls les mains avec le gant puis éventuellement à un point d’eau.
Chez les grands, nous travaillons tout au long de l’année dans un but de socialisation et
d’autonomisation de votre enfant. Pour ce faire, des étapes sont proposées à votre enfant au
moment des repas.
Votre enfant prend son bavoir, le met et l’enlève seul.

En cours d’année, votre enfant sera invité à se servir seul à table et pourra commencer à
utiliser une fourchette. Nous l’invitons à manger avec ses couverts, en dehors des fruits. Cette
évolution permet à votre enfant de commencer à évaluer les quantités qu’il met dans son assiette.
Il travaille aussi sa dextérité en manipulant plusieurs ustensiles (plats, assiette, couverts, verre) et
sa socialisation car il doit tenir compte des besoins des autres enfants et attend son tour pour se
servir.

B. Son sommeil
Le sommeil est primordial pour votre enfant. Il a besoin de beaucoup de sommeil car il est
dans une période où il grandit énormément tant physiquement que psychologiquement et
intellectuellement. Cela lui demande une énergie qu’il retrouve à chaque fois qu’il dort. Le sommeil
repose votre enfant de l’activité de la journée. Il lui permet l’acquisition et la rétention des
connaissances découvertes durant son éveil. De plus pendant qu’il dort et rêve, il se défoule
psychiquement des tensions vécues (fatigue, frustration, découvertes, …).

1. Ses caractéristiques
Le nouveau-né dort en moyenne 16 heures par jour puis lentement son temps journalier de
sommeil va se réduire pour atteindre en moyenne 12 heures vers 3 ans. Le sommeil regroupe les
siestes diurnes et le sommeil nocturne. En effet, jusqu’à 2 mois votre enfant ne fait pas la
différence entre le jour et la nuit. Progressivement, il saisira les nuances de luminosité, la régularité
des repas, les moments d’activité et d’échanges et le coucher vont aider votre enfant à acquérir un
sommeil nocturne stable. Au fur et à mesure que votre enfant grandit, ses besoins en sommeil
diurne évoluent : jusqu’à 6 mois il fait entre 3 et 4 siestes en journée ; vers 12 mois il en fait 2 pour
n’en faire plus qu’une vers 18 mois.
Le sommeil de votre enfant est constitué de plusieurs
phases qui évoluent selon son âge mais il débute toujours par
l’endormissement qui dure entre 5 et 10 minutes. Elles forment
des cycles de sommeil qui se répètent entre 4 à 5 fois par période
de sommeil.
Jusqu’à 2 mois, son sommeil est composé du sommeil agité
(mouvements du corps et des yeux, respiration accélérée et
possibilité de pleurs) et du sommeil calme (pas ou peu de
mouvements du corps ou des yeux et respiration régulière). Ce
cycle dure environs 50 minutes.
31
31 De 2 à 9 mois, le cycle de sommeil passe à 70 minutes environs.
Il est composé de trois phases ; le sommeil paradoxal (cerveau
très actif, respiration augmente et devient irrégulière,
mouvements des yeux et muscles relaxés) est le stade des rêves,
le sommeil lent (rythme cardiaque ralenti et alternance de périodes de tensions et de relaxation
musculaire) durant lequel votre enfant peut se réveiller en raison de bruits et le sommeil profond
(corps se repose et récupère, fabrication de l’hormone de croissance) pendant lequel il est très
difficile de réveiller votre enfant et où il peut faire des terreurs nocturnes, du somnambulisme ou
mouiller son lit.
Entre 9 mois et 3 ans, le cycle est toujours d’environs 70 minutes mais les phases sont
différemment réparties. Il y a le sommeil lent léger (rythme cardiaque ralenti et alternance de
périodes de tensions et de relaxation musculaire), le sommeil lent profond (corps se repose et
récupère, fabrication de l’hormone de croissance) et le sommeil paradoxal (cerveau très actif,
respiration augmente et devient irrégulière, mouvements des yeux et muscles relaxés).
A partir de 3 ans, les caractéristiques du sommeil de votre enfant vont doucement évoluer
pour se rapprocher de celles de l’adulte.

2. Notre accompagnement de votre enfant dans son sommeil


Pour répondre au mieux au besoin de sommeil de votre enfant et pour qu’il soit le plus
réparateur serein possible, nous mettons plusieurs choses en place.
Les dortoirs sont séparés des lieux de vie afin que le calme soit le plus complet possible.
Chaque unité de vie a son ou ses dortoirs. Ceci permet à votre enfant d’avoir un repère spatial
concernant l’endroit où il se repose pendant son accueil à la crèche. Pour accentuer ce repère
spatial qui sécurise votre enfant, il a un lit qui reste le même pendant toute la semaine. Si cela n’est
pas possible pour des raisons d’organisation, nous le faisons dormir toujours dans le même dortoir.
Les dortoirs sont agencés de manière à ce que les professionnelles puissent facilement y circuler.
Ainsi, nous pouvons rester auprès de votre enfant si cela est nécessaire. Les dortoirs sont décorés
pour les rendre plus attrayants et sereins pour votre enfant car un environnement agréable aide
votre enfant à s’endormir.
Pour le bien-être physique de votre enfant, la température des dortoirs n’excède pas 20°car
pour que le sommeil soit de qualité, l’ambiance de la pièce où dort votre enfant ne doit pas être
trop sèche. Jusqu’aux 2 ans de votre enfant, il dort dans un lit-parc sans tour de lit et nous le
mettons dans une turbulette l’hiver car il ne régule pas encore bien sa température corporelle
quand il dort. Au-delà de 2 ans, nous les faisons dormir dans des draps.
Pour votre enfant, l’arrivée du sommeil peut être inquiétante car il doit se laisser aller sans
savoir ce qui va se passer après. Pour que ce moment soit le plus paisible possible, nous respectons
son rythme de sommeil et les signes de fatigue qu’il nous montre (frotte ses yeux, bâille, se met à
l’écart, yeux qui se ferment, …). De plus, nous l’accompagnons en mettant en place des rituels
(bercement, comptines, lecture, prise du « doudou » et de la sucette, …) et en respectant sa
position d’endormissement. Par conséquent si un enfant s’endort dans la salle de vie, nous le
laissons où il s’est endormi et nous sécurisons l’espace autour de lui.
Chez les moyens et les grands, une professionnelle reste dans le dortoir le temps de
l’endormissement et au moment des réveils qui sont échelonnés. Notre présence sécurise votre
enfant. Lorsque tous les enfants dorment, nous utilisons des écouteurs pour surveiller leur sommeil.
Toutefois, nous allons régulièrement voir les enfants pour nous assurer qu’ils dorment bien.
Nous ne réveillons jamais un enfant car s’il dort c’est qu’il en a besoin. En moyenne, un
32 enfant régule assez bien son sommeil seul. Un sommeil accru peut s’expliquer de plusieurs
32
manières telles que la maladie, un manque de sommeil la veille, un décalage du rythme de
sommeil, … Quand cela arrive, nous sommes vigilantes et nous vous en parlons le soir quand vous
venez chercher votre enfant.

C. Sa propreté
L’acquisition de la propreté par votre enfant commence dès son plus jeune âge. Certes, ce
n’est pas la propreté au sens « d’enlever la couche » mais dans le sens où votre enfant apprend
peu à peu que la couche ne fait pas partie de lui et qu’il sent qu’il y a quelque chose dedans qui
peut être désagréable.

1. Le change
L’hygiène est indispensable au bien-être de votre enfant mais elle doit être complétée par
l’approche psychoaffective. Par conséquent, le moment du change sera à la fois technique mais
aussi relationnel grâce aux gestes et la parole bienveillante de la professionnelle. C’est un moment
privilégié car votre enfant est en relation duelle avec l’adulte qui s’occupe de lui.
La verbalisation de ce qui se passe pour votre enfant lui permet d’appréhender positivement
ce qui lui arrive et les sensations qu’il ressent. Ainsi petit à petit, votre enfant prend conscience de
son schéma corporel. Pour respecter l’intimité de votre enfant, nous l’amenons seul ou par petit
groupe à la salle de changes.
Ainsi, nous pouvons prendre le temps d’échanger avec votre enfant et de tenir compte de
ses capacités (position assise, se relever seul, monter et descendre les marches, …). Plus il grandit
et devient autonome, plus nous lui proposons d’être acteur de ce moment privilégié (prendre sa
couche dans son casier, monter à l’escalier, ranger ses vêtements, enlever sa couche seul si cela
est possible, …). Souvent avant le début de l’acquisition de la propreté, c’est lui qui nous dit
qu’il « a fait pipi ou caca ».

2. L’acquisition de la propreté
L’acquisition de la propreté est une période délicate et importante pour votre enfant : il sera
propre quand, physiquement et psychologiquement il sera prêt. Votre enfant sera vous dire et nous
dire quand il aura envie d’être propre. Il est primordial que nous (vous, parents et nous,
professionnelles) respections cette étape importante dans le développement de son autonomie et
de son désir de grandir. L’acquisition se fait bien souvent par étapes.
Au départ, si votre enfant a la couche et qu’il nous demande d’aller aux toilettes, nous l’y
accompagnons. Si votre enfant a envie d’enlever sa couche, nous lui expliquons que nous en
parlerons avec vous le soir. Si vous êtes d’accord nous vous demanderons d’amener du change.
Si votre enfant n’a plus de couche et que pour quelques raisons que ce soient il formule
l’envie de la remettre, nous en parlerons avec lui et nous la lui remettrons. Le soir, nous en
discuterons avec vous pour savoir s’il peut y avoir un élément déclencheur. Si c’est le cas, nous
travaillerons en collaboration avec vous pour que votre enfant retrouve le désir d’être propre.
Les accidents durant cette période sont fréquents et normaux. Nous rassurerons votre
enfant, et il ne sera pas mis en situation d’échec. En effet, à ce moment là votre enfant est très
sensible aux remarques faites par les adultes qui l’entourent. Il est donc impératif de dédramatiser
la situation du pipi ou caca dans la culotte.
Durant la période d’acquisition de la propreté, des pots et des toilettes adaptés sont mis à la
disposition de votre enfant pour qu’il puisse choisir et ainsi éviter une source d’angoisse. Certains
33 enfants ne veulent pas aller sur le pot et d’autres refusent d’aller sur les toilettes au début de cette
33
période.
Votre enfant sera amené aux toilettes à sa demande. Nous lui proposerons d’aller aux toilettes
avant les activités et le repas par petit groupe.

D. Sa sécurité affective
Pour que votre enfant se développe et grandisse dans de bonnes conditions, sa sécurité
physique ne suffit pas. Il a aussi besoin de se sentir serein. C’est ce que nous nommons la sécurité
affective. Elle passe par divers actes au quotidien.

1. Notre attitude contenante


Par nos gestes, nos paroles, nos regards, nos postures nous apportons à votre enfant un sentiment
de sécurité intérieure : c’est le « portage » qui est à la fois physique et/ou psychologique. Nous
pratiquons le portage au moment de l’accueil de votre enfant, quand il est triste, quand il joue,
mange, … Le « portage » est présent tout au long de la journée de votre enfant à la crèche. Nous
le faisons avec contenance et distance à la fois.
Lorsque nous portons physiquement votre enfant car il a demandé un câlin ou qu’il avait
besoin d’être consoler, nous nous installons de manière à ce qu’ensuite il puisse quitter nos bras,
nos genoux pour repartir s’occuper de sa vie d’enfant. Ce portage physique est complété par le
portage psychique. En effet, nous portons votre enfant dans notre tête quand nous lui parlons, que
nous l’accompagnons dans ses actes, que nous l’aidons. Par nos agissements, votre enfant
comprend qu’il peut nous faire confiance et compter sur nous car il compte pour nous.
Nous sommes physiquement et psychiquement là pour lui tout en lui laissant la liberté
d’expérimenter seul : il a son « espace privé » (intégrité physique et psychique) dans lequel nous
pouvons entrer s’il nous en montre le besoin.

2. Notre communication avec votre enfant


Tout est communication et pour que votre enfant se développe le plus harmonieusement
possible, nous lui verbalisons ce qui va lui arriver et ce qui lui arrive afin que son environnement
soit sécurisant. La communication avec votre enfant est primordiale pour nous. C’est ce qui
détermine avec l’observation, l’accompagnement que nous lui proposons.
Elle a deux composantes aussi importantes l’une que l’autre : la non-verbale et la verbale.
La communication non-verbale (agitation corporelle, expressions du visage, pleurs, regards,
…) est la seule et unique jusqu’à ce que votre enfant acquiert le langage. Nous y sommes donc très
attentives chez le bébé et le très jeune enfant. Ainsi, votre enfant peut nous « dire » ce qu’il
ressent, ce dont il a envie et besoin. Pour pouvoir être les plus réceptives à la communication non
verbales des tout petits, les professionnelles les observent tout au long de la journée et tiennent
compte de ce que vous leur avaient transmis comme information le matin. Par conséquent, une
connaissance approfondie de chaque enfant et la verbalisation que nous lui faisons des soins que
nous lui apportons et de ce qui l’entoure sont essentielles pour qu’il construise l’image de son corps,
son estime de lui-même et la relation à l’autre.
Votre enfant va commencer à babiller, vocaliser puis dire quelques mots. Avec l’apparition du
langage, la communication verbale s’installe pour un échange mutuel. En effet jusque-là, nous
étions celles qui mettaient en mots et par ce biais votre enfant apprenait le vocabulaire nécessaire à
la communication verbale. A partir du moment où votre enfant parle, les deux communications
s’imbriquent dans les échanges qu’il crée avec nous. C’est la période où le « non », les
34 « pourquoi ? » arrivent. Votre enfant se positionne, s’inscrit comme un être décidant, existant par
34
ses gestes et ses paroles.
Dans notre communication avec votre enfant, nous tenons compte de son évolution
concernant sa propre communication. Nous sommes donc attentives aux postures, gestes et paroles
que nous dirigeons vers votre enfant. En effet, nous « parlons » à votre enfant tant avec notre
corps qu’avec les mots que nous employons pour lui expliquer le monde qui l’entoure.
Quand nous nous adressons à votre enfant, nous le prénommons pour qu’il sache que nous
désirons entrer en relation avec lui. Nous nous mettons à sa hauteur pour que nos regards puissent
se croiser, qu’il ait conscience que nous sommes disponibles pour lui et que la relation soit entière.
Nous reformulons toujours une demande de votre enfant pour qu’il sache que nous avons bien
compris ce qu’il veut exprimer. Nous lui expliquons toutes les décisions que nous prenons et toutes
les réponses que nous lui apportons afin qu’il se sente considéré comme un être acteur de sa vie.
Pour que le langage de votre enfant se développe et que son vocabulaire s’enrichisse nous
nommons scrupuleusement tous les objets, aliments, jeux prénoms des autres enfants, … et ce,
même si votre enfant ne parle pas. Nous employons un vocabulaire adapté aux enfants et en
faisant attention à la tonalité de notre voix. La modulation de la voix exprime nos émotions. Nous
devons donc faire attention à celle-ci.

3. Poser les repères et les limites


C’est par la communication que nous posons les repères et les limites à votre enfant. Ils sont
nécessaires à la construction de son identité, au développement de son autonomie et à sa
socialisation.

a. Les repères
Les repères font que la sécurité physique et affective de votre enfant à la crèche. Il peut
ainsi aller à la découverte de son environnement.
Tout d’abord lors de l’accueil du matin et de soir, votre enfant a pour repère le lieu où nous
vous accueillons : la section des bébés pour ces derniers et l’atrium pour les moyens et les grands.
Autant vous que votre enfant êtes rassurés de savoir à l’avance où vous diriger dans la crèche et
qu’il y a une professionnelle de l’unité de votre enfant qui est présente pour parler avec vous.
Ensuite, des rituels s’instaurent dès le début de l’année pour rythmer la journée de votre
enfant. A 9h15, votre enfant retrouve son unité de vie et participe s’il le souhaite à un moment
convivial pour se dire bonjour (comptines, chansons, collation, …). Avant le déjeuner, nous
proposons à votre enfant un temps calme (lecture, chansons, lavage des mains…) pour qu’il se
prépare à manger. Un instant paisible prépare votre enfant à la sieste tel qu’une lecture dans le
dortoir, l’écoute de musique douce, le déshabillage dans le dortoir, …).
Enfin, l’équipe qui s’occupe de votre enfant est repérante pour lui. S’il entre à la crèche, il
tisse une relation privilégiée avec sa référente et cette relation s’étend ensuite à l’équipe de la
crèche. Si votre enfant est accueilli depuis longtemps à la crèche, il retrouve des professionnelles
qu’il connaît et peut en découvrir de nouvelles. Nous sommes nombreuses et cela permet à chaque
enfant de pouvoir trouver une professionnelle avec laquelle il aura une relation privilégiée. Ce n’est
pas forcément celle qui vous a accueilli les premiers jours de votre arrivée dans la structure.

b. Les limites
Dès sa naissance, votre enfant a besoin d’un cadre et de limites autant que de liberté et
d’autonomie. Les limites sont un des socles indispensable à votre enfant pour la construction de son
35 identité. En effet, le moteur de la vie repose sur le désir qui lui, se fonde sur la frustration.
35
Quand il entre à la crèche, il découvre de nouveaux repères, libertés et limites qui seront les
mêmes pour tous les enfants. Les limites sont les règles de vie, les interdits que votre enfant doit
respecter au sein de la crèche. Elles sont diverses et touchent tous les domaines de la vie dans la
structure (repas, sommeil, activités, objets, autres enfants, adultes, …). Ce ne seront pas les
mêmes que celles qu’il connaît chez vous. Ces différences d’un lieu de vie à l’autre participent de sa
socialisation. Les limites structurent votre enfant : il en a besoin pour se sentir en sécurité et
pouvoir ainsi expérimenter et apprendre en toute sérénité.
Pour que les limites que nous posons à votre enfant soient bénéfiques, il faut qu’elles soient
claires et fermes. Notre rôle est de les lui rappeler quand il ne les respecte pas. Ainsi, nous
devenons des « remparts » contre les débordements et permettons à votre enfant d’intégrer
progressivement les règles de vie et les interdits. C’est grâce aux échanges que nous avons avec
votre enfant qu’il s’approprie les limites de la crèche, construit sa personnalité et apprend à vivre en
collectivité.
Nous travaillons donc toutes ensemble et avec vous à l’apprentissage de la politesse ; du
respect de soi et d’autrui ; du respect du « non » posé par l’adulte ; des limites par votre enfant.

4. La cohérence éducative
C’est la continuité qu’il existe dans l’éducation que nous (vous parents et nous
professionnelles) donnons à votre enfant. Elle s’établie à deux niveaux : entre les deux lieux de vie
de votre enfant et au sein de la crèche.
Votre enfant a besoin de savoir qu’il existe un lien entre votre maison et la crèche. Il est
donc nécessaire que la communication qui s’est instaurée entre vous et nous au moment de son
adaptation, perdure durant toute la durée de son accueil dans la structure. C’est pour cela, que
nous prenons le temps (le matin et le soir) d’échanger avec vous sur la soirée ou la journée de
votre enfant. De plus,
nous écoutons ce que vous nous dites de l’éducation que vous lui donnez pour prendre votre relais.
Nous sommes aussi attentives aux questions que vous nous posez quant au développement de
votre enfant ou aux difficultés que vous rencontrez dans son éducation. Nous pouvons en reparler
avec lui pendant son accueil à la crèche. La continuité éducative entre votre domicile est la crèche
rassure votre enfant.
Il est nécessaire et indispensable qu’une cohérence éducative existe aussi au sein de la
crèche. Pour que votre enfant évolue en toute sérénité et confiance avec nous, nous avons décidé
des limites de manière collégiale. Mais la cohérence éducative ne se borne pas au respect des
limites. Elle doit être effective à tous les niveaux de la vie de votre enfant à la crèche. C’est pour
cela que tout est discuté en équipe que ce soit l’alimentation, le sommeil, les activités, les soins, …
Ainsi si nous nous occupons de votre enfant alors qu’il n’est pas de notre section, nous savons quoi
faire et comment pour que son sentiment de sécurité ne soit pas altéré.

5. L’objet transitionnel ou « doudou »


Il apparaît généralement entre 4 et 12 mois. C’est l’objet que votre enfant a choisi, sa
première possession. Par conséquent, cela peut être une peluche, une sucette, une chanson, … Il
lui permet de se sentir en sécurité, d’être apaisé et d’effectuer la transition entre sa maison et la
crèche. Le « doudou » rassure votre enfant quand il doit se séparer de vous car à travers lui, vous
êtes symboliquement présents pour votre enfant. Ce rôle rassurant du « doudou » rend les
nouvelles expériences (motrices, affectives ou autres) possibles à votre enfant.
36
36 Plus votre enfant grandit, plus il se sépare facilement de son « doudou ». En effet
progressivement, ses expériences et son développement lui permettent de construire un sentiment
de sécurité intérieure et une capacité de réassurance. Il intègre peu à peu que votre absence est
temporaire.
Pour que l’objet transitionnel ait un réel intérêt, nous avons décidé qu’il fera le trajet
domicile-crèche tous les jours. Par souci d’hygiène, nous vous demanderons également de le
maintenir propre le plus souvent possible.
Pour toutes ces raisons, nous laissons le « doudou » à la disposition de votre enfant. Nous lui
demandons de le poser pour certains moments de la journée (repas, change, activités). Pour ce
faire et pour que votre enfant puisse facilement le retrouver, son objet transitionnel a un
emplacement bien connu de lui et qui lui est accessible. Si votre enfant en a besoin pendant ces
moments là, nous lui verbaliserons ainsi qu’au groupe pourquoi nous acceptons. De plus, s’il le
réclame dans la journée, nous le lui donnons, et nous l’incitons à se mettre dans un endroit calme à
l’ écart du groupe pour se reposer.
Concernant la sucette, elle peut faire le trajet domicile-crèche tous les jours. Il est toutefois
préférable qu’elle reste à la crèche où elle sera lavée et stérilisée tous les soirs. Nous vous
demanderons de noter le nom de votre enfant dessus. Dans la mesure du possible, nous
souhaiterions que le modèle que vous aurez choisi reste le même afin que votre enfant et nous-
mêmes puissions la reconnaître facilement si le nom a disparu.
Que ce soit pour l’objet transitionnel ou la sucette, si une professionnelle range ceux de votre
enfant alors elle lui verbalisera car il sait où il les a laissé. Nous pouvons avoir parfois l’impression
que l’enfant a délaissé son « doudou » et sa sucette car ils sont par terre loin de lui mais ce n’est
pas le cas. Si nous les enlevons de leur place et que l’enfant veut ensuite les reprendre, nous
voyons qu’il se dirige vers l’emplacement où ils se trouvaient. Il est donc important de prévenir
votre enfant du rangement des ses affaires.

E. Le respect de son individualité


Dès sa naissance, votre enfant entre dans un processus d’individuation. C’est un être unique
et sa singularité se constitue de sa personne physique, son histoire familiale, sa personnalité, son
environnement et son développement. Respecter l’individualité de votre enfant c’est respecter ses
rythmes et ses besoins en s’y adaptant au mieux et ne faire aucune comparaison avec les enfants.
Il mérite toute notre attention et nous l’accueillons dans son individualité tout en prenant en
compte la dimension collective.
1. Son rythme
Chaque enfant est différent et développe ses connaissances, ses compétences et ses
capacités à son rythme. Nous respectons donc l’évolution individuelle de votre enfant car nous
connaissons son âge, son développement psychomoteur, ses acquisitions et que nous échangeons
avec vous sur ses habitudes et son comportement chez vous.
Nous accompagnons et stimulons votre enfant dans son développement tout en le laissant
aller à son rythme. En effet, les centres d’intérêt diffèrent selon les âges et votre enfant a ses
spécificités de développement. Par exemple chez les nourrissons, c’est la sensorialité qui est
première mais un bébé sera plus visuel et l’autre plus tactile. Par conséquent, nous adaptons les
propositions d’éveil en fonction de ce que nous connaissons de votre enfant. Ainsi, nous adaptons
37 son environnement en fonction de son développement et nous proposons des activités adaptées
37
(tapis d’éveil, hochet, musique, jeu de manipulation, jeu symbolique, motricité, …).
Par notre adaptation au développement de votre enfant, nous travaillons à son
autonomisation. En effet plus votre enfant expérimente, plus il apprend à faire par lui-même. Nous
l’accompagnons donc dans ses gestes et activités quotidiennes sans faire à sa place. S’il rencontre
une difficulté, nous le rassurons et l’encourageons pour qu’il trouve la solution par lui-même. Ce
n’est qu’à sa demande que nous intervenons pour l’aider à faire. Votre enfant devient autonome
progressivement grâce à la répétition des actes, aux regards bienveillants des adultes et à la
confiance qu’il a en lui. C’est pour cela que nous le soutenons tout au long de son évolution.
Nous sommes aussi attentives à l’expression des besoins, des goûts, de la volonté de votre
enfant car cela nous permet de l’accompagner dans son travail de différenciation, de prise de
conscience de lui-même et de construction de son identité. Pour se sentir un être humain reconnu
dans son individualité, votre enfant a besoin de se voir dans le regard de l’Autre (vous, nous, les
autres enfants, …). C’est pour répondre à ce besoin que malgré l’accueil en collectivité, nous
prévoyons des moments de relation duelle (change, repas, …) ou des temps en petits groupes
(activités, préparation à la sieste, …) entre les professionnelles et votre enfant.

2. Son environnement familial


Nous travaillons l’accueil de votre enfant avec vous et ce, dès lors que son adaptation
commence. Pour que votre enfant se sente en sécurité à la crèche, il est nécessaire que vous soyez
sereins quand vous nous le confiez.
Ceci n’est possible que si nous (vous et nous) avons réussi à créer une relation de confiance
entre nous. Afin qu’elle naisse, nous avons pris le temps d’écouter et d’entendre vos attentes
concernant l’accueil de votre enfant ainsi que vos choix éducatifs (limites, alimentation, sommeil,…).
Nous vous avons de suite dit s’il était possible ou pas de les respecter au sein de la crèche. Nous
respectons donc vos coutumes, appartenance religieuse, les habitudes de votre enfant dans la
mesure du possible. Nous vous avons expliqué le fonctionnement de la crèche pour que vous créiez
vos repères et que cette confiance se pérennise.
La permanence du sentiment de confiance que vous avez envers nous se construit aussi au
quotidien. Les moments où nous discutons du développement de votre enfant, des difficultés que
vous pouvez rencontrer dans son éducation ou de ses petits et grands exploits sont autant
d’ancrages du lien qui existe entre nous. Ces échanges nous permettent de vous montrer que nous
vous reconnaissons en tant que parents et que vous êtes et restez les premiers éducateurs de votre
enfant. C’est pour cela que nous accompagnons votre enfant dans son développement sans jamais
prendre une décision ou faire à votre place.
3. Sa communication
Comme nous communiquons avec vous, nous le faisons aussi avec votre enfant car c’est un
être de communication (non verbale et verbale) qui est en interactions avec son environnement.
Nous devons donc être attentives à ce qu’il nous dit et nous montre de lui et à ses
demandes. En effet, votre enfant a des besoins qui lui sont propres et nous avons pour objectif d’y
répondre au mieux. Pour cela, nous l’observons énormément et tenons compte à la fois de ce qu’il
nous montre (communication non verbale) et/ou de ce qu’il nous dit (communication verbale). Tout
le corps de votre enfant lui sert à communiquer : ces mouvements, ces expressions du visage, son
regard, ses pleurs, ses sourires, … nous indiquent son humeur, son état de santé, ses besoins. A
partir de nos observations, nous adaptons notre comportement. Ceci nous permet de respecter ses
38 besoins et ses envies et d’entrer en relation avec lui.
38
Par sa communication, votre enfant nous dit donc ce qu’il veut. Nous nous devons d’en tenir
compte dans son accompagnement. En effet, votre enfant est un être en construction tant dans son
identité, que dans ses rapports aux autres (socialisation). Il est donc primordial qu’il se sente
reconnu en tant qu’individu. Par conséquent, nous travaillons au quotidien à la valorisation de votre
enfant dans tous les actes de sa vie (activités, repas, change, relation aux autres, …) afin qu’il
devienne sujet et acteur de son développement. Par exemple, nous lui proposons de participer aux
activités et il décide ; nous l’impliquons dans ses soins (prendre sa couche, se laver les mains, …) ;
… Votre enfant doit pouvoir faire des choix sans que nous intervenions car il en est capable.

F. Sa socialisation (vie en collectivité, enfant acteur)


Votre enfant est un être en devenir qui doit apprendre à entrer en relation avec le monde qui
l’entoure tout en tenant compte de l’Autre. La socialisation est le processus par lequel votre enfant
s’approprie les règles de la société et grâce auquel il construit son identité sociale. Donc apprendre
à votre enfant à se socialiser c’est lui transmettre et lui communiquer que le futur adulte qu’il est
peut vivre en harmonie en société.

1. Votre enfant est acteur de sa vie


Pour que votre enfant intègre les règles de vie en société, il a besoin de se sentir considéré
comme un être à part entière. C’est le lien d’attachement que votre enfant ressent envers vous puis
envers nous qui constitue la base de tous les apprentissages et donc celui de sa socialisation.
L’attachement correspond à la façon dont les adultes s’occupent de l’enfant et ce que cela induit
comme sentiment (de sécurité ou d’insécurité) chez ce dernier. Si votre enfant est sécure (réponse
à ses besoins, attention bienveillante, affection, …) alors il pourra progressivement s’ouvrir au
monde. Dès sa naissance, votre enfant entre en relation avec vous et ces interactions sont les
prémices des rapports à autrui. Les premiers mois de sa vie posent les bases des relations futures.
En effet, son identité naissante repose sur les rapports duels ou triangulaires qu’il entretient avec
vous, ses parents.
Pour que votre enfant devienne acteur de sa vie, nous (vous et nous) devons être aptes à le
laisser expérimenter seul ; avoir confiance dans ses capacités d’apprendre, d’appréhender les
difficultés et de trouver des solutions par lui-même. Par conséquent, nous privilégions la libre
utilisation par votre enfant de ses aptitudes dans ses explorations, recherches, élaborations
sensorielles, motrices et intellectuelles. Toutefois, notre vigilance permanente l’accompagne et le
soutient dans son développement.
Votre enfant développe sa capacité d’être acteur grâce à notre intervention. C’est par nos
paroles, nos gestes d’accompagnement, de soutien et d’encouragement, les repères que nous lui
donnons qu’il se construit en tant qu’individualité et qu’il apprend à se positionner (affirmer ses
désirs et ses mouvements de volonté personnelle). Ses capacités à être seul et à faire seul
augmentent quotidiennement.

2. Sa vie en collectivité
Le sentiment d’être un individu avec une identité propre permet à votre enfant de développer
son respect pour l’autre. C’est dans son expérience quotidienne de l’attention bienveillante, des
gestes et paroles reçus de l’adulte qu’il acquiert la possibilité d’intérioriser les règles de vie de la
crèche.
Son arrivée à la crèche signe un grand changement pour lui. Il apprend doucement à
39 accepter que les professionnelles s’occupent de plusieurs enfants. La socialisation (au sens
39
d’acceptation des règles sociétales) commence. Comme elle n’est pas naturelle, nous aidons votre
enfant dans ce processus. Nous le guidons, l’accompagnons et l’encourageons dans sa volonté de
coopérer. En effet, la socialisation de votre enfant est possible grâce à une communication
efficiente : le respect mutuel, la verbalisation et les explications que nous lui donnons concernant
les règles de vie (repères et limites) facilitent leur appropriation par votre enfant. Il a le sentiment
qu’elles sont siennes.
La sociabilité de votre enfant est constituée de toutes les règles qu’il rencontre dans ses
différents lieux de vie et des relations qu’il a avec les personnes (adultes comme autres enfants)
qu’il croise dans sa vie. C’est ainsi que progressivement, votre enfant apprend le respect d’autrui
tant physique qu’intellectuel ; qu’il intériorise les règles sociales ; qu’il accroît sa maîtrise de soi et
qu’il développe sa conscience morale.

G. Son éveil
Le développement psychomoteur de votre enfant dépend de ses possibilités de jeu. En effet,
c’est grâce aux différentes stimulations sensorielles qui jalonnent sa journée qu’il se construit en
tant que personne. Donc donner à voir, à toucher, à goûter, à sentir, à entendre c’est permettre à
votre enfant de découvrir le monde qui l’entoure. L’éveil sensoriel et intellectuel de votre enfant
associé à sa mémoire, sa sécurité affective et sa confiance en lui font qu’il grandit et apprend à se
connaître.
Eveiller votre enfant, c’est l’accompagner dans l’ouverture d’un chemin qui le mènera à la
découverte de lui-même des autres et de son environnement. C’est par ses sens que votre enfant
découvre son environnement ainsi que son pouvoir d’action sur celui-ci.

1. L’importance de l’aménagement de l’espace


Pour que votre enfant puisse s’éveiller et jouer il est nécessaire qu’il se sente en sécurité.
C’est pour cela que nous aménageons l’espace de vie de votre enfant de manière à ce qu’il ait des
repères spatiaux. L’aménagement est différent selon l’âge de votre enfant. En effet, ses besoins
varient selon qu’il est bébé, marche, entrera bientôt en Maternelle, …
Chez les bébés, l’environnement de votre enfant est très épuré concernant le matériel car
votre tout-petit se construit à ce moment-là par l’éveil de ses sens. Son principal « jouet » est la
professionnelle qui s’occupe de lui. En effet, son éveil passe par tous les instants de son quotidien.
L’adulte lui propose des supports très élémentaires tels que l’écoute de musique ou d’histoires
simples, des hochets, les repas, des massages de certaines parties de son corps, des tapis d’éveil,
… C’est par l’interaction avec les professionnelles et vous-mêmes que votre enfant apprend à se
connaître.
Puis votre enfant grandit et commence à marcher. Il a alors besoin de structures plus
élaborées pour stimuler sa motricité tout en respectant son besoin de sécurité physique et affective.
Nous lui proposons des jeux basés sur le « ramper, le quatre-pattes, le monter, le descendre ».
Ainsi son espace de vie évolue selon le moment de la journée. Nous utilisons des modules de
motricité, des bascules, … pour répondre à ses besoins d’expérimentation corporelle. La motricité
n’est pas le seul centre d’intérêt de votre enfant. Il a toujours une sensorialité très développée et il
apprécie de la stimuler. C’est pour cela que nous agençons l’espace en petits « coins » (motricité,
calme, manipulation, …).
Quand votre enfant maîtrise très bien la marche, il a besoin important au niveau moteur car
il est dans le « sauter, courir, grimper, escalader, … ». Dans le même temps, il est attiré par les
40 jeux plus calmes. Nous devons donc tenir compte de ses besoins pour créer un espace qui y est
40
adapté. Ces observations nous font créer des « coins » repérants (dînette, calme, moteur, jeux de
manipulation, …) pour votre enfant. Ces espaces permettent aussi à votre enfant d’intégrer
progressivement les règles de la crèche car il doit respecter certaines consignes dans chacun des
« coins ».
L’aménagement de l’espace dans la crèche et dans chaque section évolue au cours de
l’année si nous observons que les besoins des enfants ont changé.

2. Le jeu et les activités


Votre enfant a besoin et a le droit de jouer. C’est par le jeu que votre enfant devient « je » :
il joue tous les aspects de sa vie (ses préoccupations, ses joies, ses peines, ses peurs, ses échecs,
ses réussites, …). Il est donc impératif que nous les adultes, nous sachions proposer des jeux et
activités adaptés à votre enfant en fonction de son âge et de son développement psychomoteur.
Le jeu et les activités sont sources d’expérimentations et de connaissances pour votre enfant.
Quand il joue, votre enfant crée un espace transitionnel entre son « dedans » et le dehors. Cette
manière qu’il a de jouer n’appartient qu’à lui et nous, les adultes, nous n’avons rien à y voir. C’est
son domaine, son jardin secret car il y construit ses représentations, y teste des sensations, y
rejoue des situations, … Donc ce que nous devons faire c’est respecter son besoin d’intimité en le
laissant jouer et être attentives à ce que sa sécurité physique et affective soient maintenues.
Nous sommes sources de propositions de jeux ou d’activités mais c’est votre enfant qui est
maître de participer ou pas à eux. Une fois que votre enfant joue ou fait une activité, il s’approprie
le support. Nous observons qu’un même support trouve différentes utilisations et fonctions selon
l’enfant qui le manipule. C’est là que réside toute la richesse de notre travail : dans notre capacité à
laisser votre enfant détourner un objet selon son imagination.

a) Le jeu « libre »
Le jeu « libre » est celui que nous proposons à votre enfant et qu’il peut inventer à son goût.
Il n’est pas exempt de consignes mais il reste plus libre comme son nom l’indique que les activités.
Il est très important car il permet à votre enfant de stimuler son imagination. Il répond au grand
besoin de liberté de votre enfant dans ses choix. Pendant ces jeux, nous pouvons jouer avec votre
enfant ou l’observer. Il regroupe beaucoup de jeux très différents.
Les jeux de manipulation (pâtes, semoule, pâte à sel, …) développent les sensations tactiles
et visuelles ainsi que l’adresse de votre enfant. Ils ont une action compensatrice car votre enfant
peut imaginer qu’il touche des substances interdites (selle, urines, …). De plus, ces jeux nous
permettent de stimuler le langage de votre enfant en lui posant des questions et en lui verbalisant
ses actions et en nommant les objets.
Les jeux moteurs (sauter, utilisation des structures motrices, imiter les mouvements de
l’adulte, voitures, …) développent l’image corporelle de votre enfant que ce soit dans le temps ou
dans l’espace. Plus il grandit, plus il maîtrise la coordination de ses mouvements et plus ses actes
sont réfléchis ce qui facilite son ouverture vers le monde qui l’entoure. Ils lui permettent aussi
d’acquérir son autonomie car ses gestes sont plus précis (déshabillage seul, tient son verre et sa
cuillère, …). De plus, ces jeux donnent la possibilité à votre enfant de libérer ses énergies et ses
tensions.
Quand votre enfant utilise les jeux symboliques (dînette, poupées, imitation, …), il joue « à
faire comme les grands » ou il rejoue des situations agréables ou désagréables. Ainsi, il peut
trouver une solution par lui-même à un événement antérieur difficile (peurs, frustrations, échec, …)
41 ou retrouver une sensation, un sentiment positif et se les approprier. Plus votre enfant grandit, plus
41
il nous (vous et nous) intégrera dans ces jeux et plus ses histoires seront élaborées.
Les jeux de construction quant à eux, développent aussi l’imaginaire de votre enfant ainsi
que sa dextérité. En effet lorsqu’il construit, il se raconte des histoires : c’est un château, un ferme,
une tour, … Son adresse est stimulée car il doit empiler, juxtaposer, … de plus, ces jeux permettent
à votre enfant d’être décideur car il construit et détruit à sa guise.

b) Les activités
Les activités sont les propositions que nous faisons à votre enfant et qui vont lui demander
d’être respectueux des consignes inhérentes à cette activité. Elles sont plus contraignantes que les
jeux car les consignes sont plus importantes. Les activités sont source de production par votre
enfant : il laisse sa trace. Comme les jeux, elles permettent à votre enfant de développer ses
capacités motrices (préhension fine, coordination des mouvements, …), intellectuelles
(mémorisation, imagination, acquisition du langage, …) mais aussi sa socialisation grâce à
l’intégration progressive des règles de vie.
Les activités sont diverses : peinture, collage, gommettes, parcours moteurs, dessin, khims
(activité sensorielle), lecture, … Nous les proposons régulièrement à votre enfant en les faisant
varier (changement du support, ajout de textures, mélange de plusieurs activités, …). Cela nous
permet de tenir compte de son envie de refaire, retrouver cette activité ou de la découvrir s’il
n’avait pas voulu la faire lors de la première proposition. Nous offrons toujours à votre enfant la
possibilité de participer.

c) Ne rien faire
Si votre enfant se construit bien en agissant, il faut aussi que nous le préservions d’une
intensification de l’activité et d’une accélération des apprentissages pour le laisser cheminer à son
rythme. Il a donc le droit de ne rien faire d’autre que de jouer ou pas et de laisser le jeu ou le non-
jeu faire le reste !
C’est pour cela que le temps libre ne doit surtout pas être considéré comme du temps perdu.
Savoir laisser votre enfant s’ennuyer, c’est lui donner l’opportunité de trouver par lui-même les
moyens de se sortir de cet ennui. De plus, votre enfant est capable de produire par lui-même son
propre jeu ou activité et ainsi, d’engager sa créativité. Ne pas proposer d’activité à votre enfant
rend possible pour lui de créer ses occasions d’expérimentations dans le domaine de la motricité, du
langage, des sens, du partage ou de la socialisation. Et au-delà de la question de « ne rien faire »,
nous admettons la possibilité pour votre enfant de s’éveiller et de se développer sans l’intervention
des adultes.
Les périodes d’inactivité de votre enfant, loin d’être du temps perdu, lui permettent de se
poser, d’imaginer, de rêver, de réfléchir sur lui-même et les autres. Ces moments sont donc
indispensables pour tous les enfants et surtout ceux, comme votre enfant, qui sont accueillis en
crèche. En effet, sa journée est souvent longue pour lui. Ces instants d’inactivité lui permettent de
se ressourcer et de se reposer de la collectivité. Ainsi, le manque permet à votre enfant de trouver
en lui les ressources nécessaires à son équilibre.

3. LE TRAVAIL D’EQUIPE
Pour accueillir votre enfant au sein de la crèche, des professionnelles ont été recrutées en
fonction de leurs motivations, de leurs connaissances (savoir-faire) et de leurs compétences (savoir-
42 être) concernant les jeunes enfants. Toutes ces professionnelles forment l’équipe de la Maison des
42
Pitchounets. Pour que notre travail soit de qualité, nous avons plusieurs outils à notre disposition.

A. Les réunions
Les réunions nous permettent de prendre du temps pour échanger sur nos pratiques, les
questionner et pour organiser notre travail auprès de votre enfant. Elles sont plurielles.

1. De directions
Elles regroupent les binômes de Directions des trois crèches, les responsables des RAPE, le
Coordinateur Petite Enfance, la secrétaire du Coordinateur et la Directrice Générale des Services de
la Communauté de Communes Axe Sud. Ces réunions permettent d’uniformiser les pratiques dans
les différents points d’accueil des enfants et de leurs familles ; de discuter des projets à venir ; de
faire des bilans réguliers du fonctionnement du service Petite Enfance.

2. D’équipe
Elles sont mensuelles et regroupent tout le personnel de la crèche. Elles font l’objet d’un
ordre du jour établi en collaboration entre les agents et la direction. Tous types de sujets peuvent
être abordés et discutés durant ces réunions : l’organisation de la crèche en général (planning du
personnel, ménage, …), le questionnement de nos pratiques, l’élaboration des projets, …

3. De sections
Elles sont mensuelles et les participantes sont les professionnelles d’une section ainsi que la
Direction. Pendant ces réunions, les problématiques (projets, difficultés rencontrées, …) et le
fonctionnement de l’unité sont abordés. Un point est fait concernant le développement de chaque
enfant.

4. D’intersections
Elles sont mensuelles. Une professionnelle de chaque section y participe ainsi que la
Direction. Cela nous permet de faire le point entre les unités sur les projets en cours dans chacune
d’elles. Des informations ou des questions concernant leur fonctionnement interne peuvent être
abordées.

5. De supervision
Ces réunions mensuelles sont animées par une psychologue. Toute l’équipe de la crèche y
participe. Elles nous permettent de discuter et d’échanger sur des difficultés que nous rencontrons
au sein de la crèche ; de questionner nos pratiques avec une personne neutre afin de les faire
évoluer ou de les pérenniser ; …

B. L’observation de votre enfant


Quand nous observons votre enfant, nous le considérons avec attention afin de mieux le
connaître, de mieux le comprendre. L’observation est une démarche ouverte, dynamique et de
prévention que l’on fait au quotidien vers votre enfant. Pour observer, nous devons trouver la
bonne distance qui nous permet d’être à la fois assez discrète et de faire en sorte que votre enfant
continue d’évoluer à proximité de nous. A la crèche, notre observation se base sur ce que votre
enfant nous donne à voir et à entendre (comportement non verbal et verbal). Elle nous permet
43 d’ajuster nos pratiques pour répondre au mieux aux besoins de votre enfant et pouvoir ainsi
43
valoriser ses actes, expérimentations et découvertes. Ce temps d’observation nous décentre de
notre position d’adulte et nous met en empathie avec ce que votre enfant « pense » et vit. Ainsi,
nous comprenons mieux ce qu’il vit à la crèche. L’observation que nous faisons de votre enfant tout
en étant présentes pour lui, est une mine d’information pour lui proposer un accompagnement de
qualité et individualisé.
L’observation est un outil d’analyse de nos pratiques car elle facilite la prise de distance et de
temps pour réfléchir avant d’agir. C’est pour cela que recueillir et consigner ce que nous observons
est indispensable pour pouvoir ensuite prendre le temps de l’exploiter. C’est grâce à nos
observations que nous ébauchons des projets et les mettons en place pour le plus grand plaisir de
votre enfant. Pour autant, nous ne devons pas nous empêcher d’agir sous prétexte de ne pas avoir
assez observé. Nous devons garder notre spontanéité auprès de votre enfant car c’est aussi ça qu’il
attend de nous.
L’observation n’est pas un jugement mais un outil de travail essentiel pour que nos
propositions soient en adéquation avec les besoins de votre enfant et que nos pratiques évoluent.

C. La communication dans l’équipe


Pour que l’accueil que nous vous proposons ainsi qu’à votre enfant soit de qualité, il est aussi
nécessaire que la communication au sein de l’équipe soit effective et efficience.
Pour ce faire, nous avons mis en place les différentes réunions (d’équipe, de sections,
d’intersection, de supervision) dont nous vous avons déjà parlé plus avant. Ces réunions nous
permettent de réfléchir à nos pratiques, notre organisation et aux propositions d’activité que nous
ferons à votre enfant.
Nous disposons aussi d’un outil très important au quotidien qui est les cahiers ou feuilles de
transmissions. Il y en a un général pour toute l’équipe dans lequel nous notons toutes les
informations nécessaires au bon fonctionnement de la crèche (absence d’un enfant ou d’un agent,
changement du planning, …). Dans chaque section, un cahier de transmissions spécifique à celle-ci
existe. Les professionnelles y notent les informations concernant leur unité de vie et les enfants
qu’elles y accueillent (idée de projet, traitement en cours, informations concernant la famille, …).
Les feuilles de transmissions quant à elles, permettent de noter tout ce qui concerne votre enfant
de manière spécifique (heure de réveil, repas, état de santé, activité, comportement, …).
Ces écrits sont complétés par les transmissions et les échanges que nous nous faisons
oralement.
D. Les projets
Les projets que nous élaborons en équipe rendent la vie de votre enfant à la crèche encore
plus riche et viennent compléter les jeux et activités que nous lui proposons au quotidien. Ils sont
source de découvertes et d’expérimentations supplémentaires.
Le projet jardinage permet à votre enfant de découvrir les joies de l’agriculture (planter,
arroser, cueillir, goûter, nommer) et vous permet de vous investir dans sa vie à la crèche. En effet,
nous vous demandons de nous fournir des plants et votre enfant peut vous proposer d’aller voir le
jardin quand vous venez le chercher.
Le projet poussette a été élaboré pour pouvoir sortir avec les tout-petits de l’enceinte de la
crèche et ainsi leur faire découvrir leur environnement proche ainsi que la nature qu’ils voient en se
44 promenant. De plus, ils sont en relation privilégiée avec l’adulte car il y a seulement 2 enfants avec
44
un adulte.
Le projet musique a été conçu avec les autres crèche de la Communauté de Communes Axe
Sud et en partenariat avec l’Ecole de Musique afin de faire découvrir les instruments de musique au
groupe des grands. Ils apprennent des chansons différentes de celles qu’ils chantent habituellement
à la crèche.
Le projet médiathèque nous permet d’avoir des livres différents tous les 15 jours. En effet,
un partenariat a été mis en place avec Le Moulin pour que nous puissions recevoir une sélection de
livres dont nous pouvons choisir le ou les thèmes.
Le projet pâtisserie se fait à la crèche. Nous proposons à votre enfant s’il le désire de
fabriquer des gâteaux qu’il mangera au moment du goûter. Ces fabrications se font dans le respect
des normes d’hygiène et de sécurité alimentaire. Votre enfant peut ainsi découvrir de nouvelles
textures et sentir des odeurs étonnantes (cannelle, girofle, vanille, …).
D’autres projets sont en cours de réflexion ou d’élaboration afin de diversifier nos
propositions à votre enfant.

E. Les fiches de poste


Elles notifient les actions que chacune des professionnelles doit faire en fonction de son
diplôme et de ses qualifications. C’est un repère pour les stagiaires qui viennent à la crèche et les
professionnelles qui arrivent après un recrutement.

F. L’accueil des stagiaires


Les stagiaires peuvent venir de divers horizons tels que les collèges, les lycées, les instituts
de formations d’infirmières puéricultrices, les écoles de travailleurs sociaux, … Nous leur demandons
de venir faire une visite de présentation avant le début de leur stage afin de prendre connaissance
du fonctionnement de la crèche ; de leur emploi du temps ; du nom ou des noms de leur référente
de stage. Nous leur demandons de porter une photo pour que vous puissiez les reconnaître.
Durant la durée de leur stage et après, les stagiaires sont tenus au secret professionnel
comme toutes les professionnelles qui accueillent votre enfant. Un suivi de stage est effectué
régulièrement pendant celui-ci et en fin de stage afin que le stagiaire puisse nous faire part de ses
remarques, questions et mette en place son projet de stage.

G. La formation
Nous pouvons profiter des formations proposées par le Centre National de la Fonction Publique
Territoriale (CNFPT) qui nous permettent d’interroger nos pratiques professionnelles ; de rencontrer
d’autres agents et d’échanger avec eux sur le fonctionnement de leurs structures ; d’enrichir nos
connaissances et nos compétences sur divers thèmes (soutien à la parentalité, gestion d’équipe,
apprentissage du langage des signes, …).
La Communauté de Communes Axe Sud organise des formations pour l’ensemble de ses agents
sur certains sujets tels que le secourisme (formation Sauveteur Secouriste du Travail), notre
sécurité physique (formation Gestes et Postures), la sécurité contre les incendies (formation sur la
manipulation des extincteurs), …
D’autres organismes (WEKA, IFRASS, …) proposent des formations que nous pouvons
demander.

4. LE PARTENARIAT
45
45 Pour que votre enfant grandisse harmonieusement, nous faisons appel à divers partenaires.
Ils enrichissent nos pratiques et nous font nous questionner de part leurs formations qui sont
différentes des nôtres. De plus, le partenariat permet aussi de proposer à votre enfant un panel
plus vaste d’activités. Le fait de voir des personnes extérieures à la crèche accentue son ouverture à
son environnement plus ou moins proche. En effet comme votre enfant et vous-mêmes avez dû
vous adapter à la crèche, l’adaptation se fait de nouveau pour votre enfant lorsqu’un adulte inconnu
entre dans la structure.

A. Financier et social
Nos partenaires financiers sont la CAF, le Conseil Général (PMI), la Communauté de
Communes Axe Sud et vous-même. Les contributions financières de chacun permettent d’accueillir
votre enfant dans les meilleures conditions possibles et nous pouvons vous proposer un service de
qualité. L’argent que perçoit la Communauté de Communes Axe Sud et qu’elle ventile dans ses
différents services, nous permet d’acheter les jeux, les livres, le matériel pédagogique, le mobilier,
l’alimentaire, les produits d’hygiène, … nécessaire au bon fonctionnement de la crèche.
Mais ils ne sont pas seulement financiers car ceux sont aussi nos partenaires sociaux
auxquels s’ajoutent l’école et le CLAE de Roques, la PMI et une psychologue clinicienne. La CAF, la
PMI, la mairie de Roques-sur-Garonne, les autres services de la Communauté de Communes Axe
Sud et la psychologue clinicienne sont des acteurs vers lesquels nous pouvons vous orienter si nous
n’avons les capacités de répondre à vos demandes. C’est ainsi que nous devenons un lieu-
ressource.
L’école et le CLAE quant à eux, sont des partenaires avec lesquels nous avons un élaboré un
projet passerelle pour les enfants accueillis à la crèche et qui entreront en maternelle l’année
suivante. Votre enfant connaît ainsi l’équipe pédagogique et appréhende mieux l’entrée en
maternelle.

B. Culturel
Nous avons deux projets autour des livres. L’un avec la médiathèque « Le Moulin » qui nous
prête des livres. L’autre avec l’association « Lire et Faire lire » grâce à laquelle une personne vient
raconter des histoires aux enfants du groupe des grands.
Un professeur de l’Ecole de musique intervient une fois par semaine pour mettre en musique
des chansons et les apprendre aux enfants. Ce projet a été élaboré en collaboration avec les autres
crèches de la Communauté de Communes Axe Sud.
Le partenariat avec elles se prolonge dans divers aspects de la vie de la crèche (échange de
matériel ; de pratiques sans jugement, …).
Nous pouvons aussi faire appel à des intervenants extérieurs ponctuels. Il peut s’agir de la
location de mobilier de jeu extérieur, de ferme itinérante, …
Vous êtes nos derniers partenaires culturels mais non les moindres ! En effet, vous avez des
connaissances, des cultures et coutumes qui peuvent être différentes des nôtres. Nous souhaitons
vivement que vous nous fassiez part de votre envie de les faire partager aux enfants et à nous.
Nous vous faisons aussi participer au projet jardinage avec le plus grand des plaisirs.

C. Médical
Les visites bimensuelles du pédiatre de la crèche permettent d’avoir un suivi régulier des
enfants accueillis. Elles sont source pour nous d’échange avec le pédiatre concernant le
46 développement de votre enfant. Il peut répondre à nos questions et assure des temps de
46
formation(l’hyperthermie, la morsure, …).
Une diététicienne élabore les menus qui sont servis à votre enfant.
La PMI et les Services vétérinaires vérifient régulièrement que les normes d’hygiène et de
sécurité sont respectées au sein de la structure. Ils font un rapport annuel dans lequel sont
notifiées si nécessaire, les modifications que nous devons mettre en place dans la crèche pour que
celle-ci soit aux normes.

D. De formation
Les écoles de formation telles que l’IFRASS, l’Institut Saint-Simon, les écoles de
puéricultrices, collèges, lycées, … ou le pôle emploi proposent notre structure comme lieu de stage.
Ainsi, la crèche peut accueillir tout au long de l’année des stagiaires venant de différents horizons
(auxiliaire de puériculture, infirmière-puéricultrice, éducateur de jeunes enfants, CAP ou BEP,
chômeur, …). Ces personnes sont une richesse pour nous car nous leur transmettons nos
connaissances et compétences et qu’ils nous questionnent sur nos pratiques.
Nous pouvons nous former grâce au Centre National de la Fonction Publique Territoriale
(CNFPT). Cet organisme nous propose tout un panel de formations dans divers domaines de
compétences. Ces formations nous permettent d’interroger nos pratiques, de prendre de la distance
et de rencontrer des personnes extérieures à notre structure. Les connaissances que nous
acquérons à ce moment là, nous les échangeons avec nos collègues quand nous revenons à la
crèche.
Des intervenants extérieurs viennent nous apporter leurs savoir-faire dans un domaine bien
précis (formation sauveteur-secouriste du travail, gestes et postures, incendie, …). Toutes ces
acquisitions nous permettent d’être encore plus professionnelles auprès de vos enfants car elles
nous apprennent à appréhender tous les risques du quotidien.

E. Interne
Les agents des services techniques de la Communauté de Communes Axe Sud interviennent
sur site pour réparer les petits ou gros soucis matériel ou fabriquer du mobilier dont nous avons
besoin pour améliorer l’accueil de voter enfant et notre qualité de travail.
Les agents de la cuisine centrale élaborent et livrent les repas que déguste votre enfant ou
nous-mêmes. Ils s’occupent aussi de la commande et de la livraison des goûters ainsi que de celle
des produits d’hygiène.
Les agents des services administratifs s’occupent entre autre de commander les fournitures
de bureautique ; de répondre à nos questions juridiques ou de gestion financières (qui peuvent
parfois être les vôtres) ; nous aide à gérer les absences du personnel de la crèche ; … Ils sont une
ressource pour nous.

47
47
ANNEXES
ANNEXE 1 : EXEMPLE DE DOCUMENT POUR VOUS, PARENTS

LA MAISON DES PITCHOUNETS


AVENUE DES TILLEULS
31 120 ROQUES-SUR-GARONNE
Tél : 05.61.72.43.71
48
48

BIENVENUE A LA MAISON DES PITCHOUNETS !

Vous voilà, votre enfant et vous, sur le seuil d’un monde inconnu…Nous allons, au fil des jours,
apprendre à mieux nous connaître et à tisser des liens de confiance.

Nous avons pour cela organisé un temps d’accueil progressif appelé « ADAPTATION ».

Pour votre enfant, il s’étale sur dix jours. Ce temps de transition, qui permet le passage du cocon
familial à un mode d’accueil, a pour objectif la préparation à la séparation.

Comment ?
1) En créant un climat de confiance dans le respect des différents partenaires (enfant, parents,
personnel) et en apprenant à se connaître.

2) En permettant à l’enfant de se familiariser et d’investir son nouveau lieu de vie en présence de ses
parents.

Cependant, pour mieux accueillir votre enfant, nous nous permettons ces quelques conseils :

* Prévenez le quelques temps avant le début de l’adaptation de ce qui se prépare (si possible).

* Le moment venu de la première séparation, ne pas hésiter à lui signifier votre départ. Il est
important que votre enfant soit prévenu, mais aussi qu’il vous voit partir. Ainsi l’équipe pourra « parler »
votre absence tout en lui évoquant votre « retour ».

* Evitez les actes ou changement, anodins à l’adulte, mais importants à l’enfant dans les jours qui
précèdent cette période (changement de lit au domicile, ou de chambre….vaccins ou autres…bref tout ce qui
peut engendrer une réaction de l’enfant).

* Toute demande particulière des parents sera prise en compte selon son application possible ou pas
au sein de la collectivité.

Que faut-il fournir à la crèche ?

* les couches
* un change complet (pantalon, chassettes, tee-shirt…) marqué au nom de l’enfant
* Sérum physiologique et crème pour change
* Protocole médical, dictant la conduite à tenir en cas de fièvre, établi par votre médecin, avec
traitement anti-pyrétique. Ce protocole devra spécifier le poids de l’enfant, posologie clairement rédigée
spécifiant la voie d’administration.
* Une tétine restant à la crèche si besoin
Rendez-vous pour l’adaptation

1er jour :
2ème jour :
3ème jour :
49
49 4ème jour :
5ème jour :
Début du contrat :
ANNEXE 2 : EXEMPLE DE QUESTIONNAIRE D’ADAPTATION

MAISON DES PITCHOUNETS


AVENUE DES TILLEULS
31 120 ROQUES-SUR-GARONNE

A PARTIR DE 12 MOIS
50
50
Période d’adaptation du …………………………………………. au ……………………………………

Ma référente est …………………………………………………………………..

COUCOU voici ma petite histoire !


Je m’appelle ……………………………………………………. et je suis né (e) le ……………………
Mes frères et sœurs sont :
Prénoms Ages
………………………………………………………. ………………………………
………………………………………………………. ………………………………
………………………………………………………. ……………………………….
………………………………………………………… ……………………………..

Avant mon arrivé à la crèche, c’était ……………………………………qui s’occupait de moi.


Le matin, j’arriverai avec ……………………………………………… vers …………………….
Le soir, je partirai avec …………………………………………………vers ………………………..
Sur une semaine, je serai présent (e) ……………………………………………..
……………………………………………………………………………………..…………………………………
…………………………………………………
Quand mes parents seront occupés et ne pourront pas venir me chercher, ce sera
……………..……………………………………………………………………………………qui viendra.
Papa, maman, n’oubliez pas de me prévenir de ce changement et de remettre une
autorisation au personnel.

MES HABITUDES DE VIE


MON ALIMENTATION
J’ai l’habitude que mes repas se fassent dans  le calme  avec du bruit
 la télé  la radio et que je sois  entouré (e)  seul (e)
 partage le repas familial
Mon petit-déjeuner est vers ………………. avec (biberon, lait, chocolat, …)
……………………………..….………………………………………………………………………………………
……………… et (table, chaise, bras, …)
…………………………………………………………………………………………………………………………

Mon déjeuner est vers ……………………….


Je mange un peu  moyennement  beaucoup
51
51
 aidé (e)  seul (e)
 en mixé  moitié mixé et moitié morceaux  en morceaux
Je bois  au biberon  au verre à bec  au verre
Au goûter il est ………………… et je mange …………………………………...
…………………………………………………………………………………….
Dans mon alimentation, papa et maman ont déjà introduit
LEGUMES FRUITS PROTEINES

LE SOMMEIL
Quand j’ai sommeil, je le montre en ……………………………………………..
…………………………………………………………………………………….
………………………………………………………….…………………………Il me faut (doudou,
sucette) ………………………………………………………
…………………………………………………………………………………….
………………………………………………………………………………….pour m’accompagner au lit.
Je dors seul (e)  oui  non.
Mes habitudes sont (position + turbulette ou drap) ………………………………
…………………………………………………………………………………….
.……………………………… dans un lit  à barreaux  bas
Pour m’endormir, j’ai l’habitude de (bercé, caressé, noir, …) …………………...
…………………………………………………………………………………………………………………………
…………..……………………………….…..
…………………….et je m’endors facilement  oui  non
Dans la matinée, je dors vers …………………. Et pendant environ ………….. heures.
L’après-midi, je dors vers ………………… et pendant environs …………….. heures.
Au réveil, j’aime ………………………………………………………………….
…………………………………………………………………………………….
52
52
………………………………………………………………………………….………………………………….…
…………………………………………………

MES MOMENTS D’EVEIL


Je joue facilement seul (e)  oui  non
Je marche seul (e) depuis (âge) …………………………………………………..
Je commence à parler et j’aime prononcer ……………………………………….
…………………………………………………………………………………….
…………………………………………………………………………………….
…………………………………………………………………………………….
Quand je fais des bêtises, papa et maman réagissent
…………………………………………………………………………………….
……………………………………………………………………………….…………………………………………
…………………………………………….……………………………………………………………………………
……….………………………………………………………………………………………
Quand je suis réveillé (e), j’aime (motricité, jeux de construction, imaginaire, …)
.................................................................................................................
…………………………………………………………………………………….……………………………………
……………………….…………………………………………………………………………………………………
…………………………………………………………………………………………………………………………
…………………………………………………………………………………………………………………………
…………………………………………………………………………………………………………………………
…………………………………………………………………………………………………………………………
…………………….
Concernant la propreté, je ………………………………………………………..
……………………………………………………………………………….…………………………………………
……………………………………………….
………………….…………………………………………………………………………………….………………
…………………………………………………………………….……………………………………………………
………………………………………………………………………………………………….
ANNEXE 3 : DOCUMENT POUR LA POURSUITE DE L’ALLAITEMENT

MAISON DES PITCHOUNETS


AVENUE DES TILLEULS
31 120 ROQUES-SUR-GARONNE

53
53

PROTOCOLE DE POURSUITE DE L’ALLAITEMENT

Vous allez confier votre enfant ………………………………………………………………..à notre établissement.


Afin de vous permettre de poursuivre l’allaitement de votre enfant, nous vous proposons le
protocole suivant :
- vous vous engagez à fournir le lait tiré dans un biberon stérile étiqueté au nom de votre
enfant avec la date et l’heure d’expression du lait
- ce biberon devra être transporté dans un sac isotherme avec un pack réfrigéré lors du
trajet maison/crèche
- nous nous engageons à ne donner à votre enfant que le lait fourni, prêt à l’emploi et à en
assurer sa conservation
- tout biberon apporté ne satisfaisant pas à ces conditions sera refusé
Par contre, la crèche étant soumise à une réglementation particulière en matière de restauration
collective, il ne vous sera pas possible de porter de repas particulier pour votre enfant.

Je soussigné (e) Mr/Mme/Mlle …………………………………………………………………….mère/père de


l’enfant déclare accepter les conditions du protocole de poursuite de l’allaitement établi par
…………………………………………………………………………………………….. et dégager de toute
responsabilité l’établissement en cas de problème lié à la prise du lait apporté.

Fait à ……………………………………………………………….., le ………………………………………….

Signature des parents Signature de la Direction


ANNEXE 4 : EXEMPLE DE PROTOCOLE D’HYGIENE

MESURES DE PREVENTION

• LE LAVAGE DES MAINS

Les mains sont un réservoir microbien. Il est donc nécessaire, en matière de prévention de
respecter quelques règles de base
COMMENT ?
54 Utiliser les commandes non manuelles
54
Utiliser le savon désinfectant mis à votre disposition
Se laver les mains durant 30 s
Utiliser les essuies mains à usage unique, bien s’essuyer les mains
QUAND ?
En arrivant au travail
En sortant des toilettes
Avant de faire manger les enfants
Après s’être mouché, après avoir mouché un enfant
Dès qu’il y a manipulation de denrées alimentaires
Entre chaque change
Après un soin à un enfant suspecté de risque de contagiosité (rhinite infectée, conjonctivite,
érythème fessier, diarrhée, vomissement…)

• LA SOLUTION HYDRO ALCOOLIQUE

Des distributeurs de solutions hydro alcoolique sont à disposition afin d’assurer l’antisepsie des
mains. Il est nécessaire de se frotter les mains avec 2 pressions de gel pour que la solution soit
efficace. Son utilisation peut dans de nombreux cas remplacer le lavage des mains (après le
mouchage des enfants, entre plusieurs changes…)

• CONDUITE A TENIR SI CONTACT AVEC LE SANG

Mettre des gants


Désinfecter la plaie avec un antiseptique
Couvrir la plaie
Désinfecter toute surface contaminée après le soin
Se laver les mains
• CONDUITE A TENIR SI DIARRHEE

Mettre des gants


Utiliser un gant de toilette à usage unique
Désinfecter matelas de change et évier
Se laver les mains
Evacuer le plus vite possible la poche poubelle avec la couche et le gant et isoler dans une poche
les vêtements souillés
55
55

LE PROJET PEDAGOGIQUE

MULTI ACCUEIL

« Les Frouzi’bouts »
Pas à pas, vers demain…
… Ou l’accueil d’une famille au sein du multi accueil « Les Frouzi’bouts »…
Ce projet est le fruit d’une réflexion commune du personnel de la structure en lien avec
notre travail d’accueil quotidien de l’enfant et de sa famille.
Il s’articule autour de valeurs que nous définissons comme essentielles : la bienveillance et le
respect de l’autre, l’écoute et la disponibilité, la créativité et le plaisir, la confiance et la
sécurité.
Les différentes thématiques autour de l’accueil ont donc été discutées, réfléchies, parlementées
56
56
parfois, et écrites avec comme fil conducteur les différentes valeurs citées ci-dessus.
Notre projet en tant que professionnelles est d’accueillir l’enfant et sa famille dans leur
individualité, dans leur histoire, dans un espace synonyme d’échanges, de liens… Un lieu pensé,
imaginé pour répondre aux besoins de l’enfant, des enfants. Un lieu de vie.
C’est pourquoi nous avons souhaité, afin de favoriser la qualité de ces échanges, accueillir les
enfants en âge mélangé.
En effet l’accueil en multi âge nous semble, par son fonctionnement, offrir à l’enfant un accueil
riche, stimulant et sécurisant.

5. Premier pas vers le multi âge…

Grandir « en multi âge », offrir à l’enfant un espace où il pourra rencontrer ses pairs (enfants du
même âge) mais aussi des plus petits ou des plus grands et vivre ensemble des moments de vie
quotidienne est l’aboutissement du projet de la structure d’accueil de Frouzins.

Historiquement, cette idée est née d’une réflexion de l’ancienne équipe qui souhaitait vivre et
mettre en avant une expérience riche en relation… La nouvelle crèche a donc été pensée en terme
de locaux dans un esprit « petite famille » ou « unité en âge mélangé ».
Lors de l’ouverture le projet n’étant qu’en « gestation » cette expérience a été mise en place sur
une unité uniquement…

Ainsi depuis 3 ans l’unité « bambins » accueille les enfants en âge mélangé (15 enfants dont en
moyenne 5 bébés, 5 moyens, 5 grands). Cette expérience, par sa richesse a conforté l’équipe dans
son envie, voire sa nécessité de l’étendre à toutes les unités.
Elle a mis en avant :
- La richesse des échanges entre enfants : communication, échange des petits vers les grands et
vice versa, attention des plus grands envers les petits, imitation, admiration…
- Le respect du rythme de chaque enfant au sein d’un groupe (rythme de sommeil, de repas,
capacité à faire ou à ne pas faire…)
- Un cadre de travail plus calme et plus serein
Toutefois elle a également mis en avant l’importance d’un travail d’équipe en termes
d’organisation, de polyvalence, d’investissement et de réflexion.
En effet pour que la « vie ensemble » soit la plus respectueuse des besoins de chacun,
l’organisation de la journée, les espaces de jeux, de vie (pour chaque âge), les temps forts, les
repères, la mise en place des activités (pour chaque âge), le besoin de se retrouver (au même âge)
ont dû être pensé en lien avec ce type d’accueil.
C’est pourquoi nous accueillons aujourd’hui les enfants selon trois unités : Les Lutins, Les Bambins
et Les Galopins…
Chaque unité se compose de 4 agents (Auxiliaire de Puériculture ou EJE, CAP petite enfance, Agent
social) et d’une personne volante c'est-à-dire qui vient en renfort des équipes.
L’équipe de direction, la directrice et éducatrice de jeunes enfants et la directrice adjointe et
infirmière participe quotidiennement à divers moments de la journée des enfants.

Notre réflexion en créant cet accueil nous a permis de mesurer l’importance de la rigueur de notre
travail et nous a, à la fois emportées dans l’envie de vivre une aventure différente de notre travail
quotidien… Elle nous a donné … envie…

6. Premier pas vers l’accueil…

57
57 Chaque rencontre faite avec une famille est un moment important. Il doit être de qualité.
Au-delà des premières rencontres lors des préinscriptions, ou de l’inscription définitive de l’enfant,
nous pensons que l’accueil au quotidien est primordial dans la relation que nous pouvons
instaurer avec la famille.
Parce que l’accueil de l’enfant se fait au travers de l’accueil de son parent, la qualité de cet
échange va permettre un meilleur accompagnement de l’enfant tout au long de la journée.
Définir une posture d’accueil telle qui suit nous a parut nécessaire afin que tout en gardant notre
individualité nous soyons dans une même posture professionnelle à l’égard de chaque enfant et
parent.
- Se lever, sourire, dire bonjour en nommant l’enfant, être positive et accueillante
- Prendre le temps et être dans l’écoute du parent, ne noter qu’après son départ les
informations relatives à l’enfant
- Inviter l’enfant à poser son doudou s’il le souhaite. Ne pas le lui retirer brusquement. Ne pas
le ranger en cachette même si l’enfant ne s’en sert pas. Etre toujours dans le « dire » : « on
va poser ton doudou ? tu souhaites le poser ?
- Chaque matin l’Auxiliaire de puériculture met en en place plusieurs espaces de jeux (1 ou 2)
afin de donner à l’enfant l’envie d’aller vers … et de quitter son parent plus facilement.
L’accueil se fera si possible par la professionnelle de l’unité, l’autre auxiliaire prendra en
charge le groupe d’enfant et n’interviendra pas dans l’accueil effectué par sa collègue (à
moins que celle-ci le lui demande) afin de respecter l’échange de cette rencontre.
- La posture d’accueil ne se termine pas au départ du parent. Toute information « d’accueil »
devant être discuté en équipe ne se fera pas devant l’enfant.
- Accompagner l’enfant dans son début de journée à la crèche en prenant le temps de lui
enlever ses chaussures si nécessaires.
- Lors de l’accueil du soir la posture sera la même. Chaque parent quelle que soit son heure
d’arrivée doit recevoir des transmissions de qualité. Les auxiliaires veilleront à laisser
plusieurs jeux à disposition sous forme d’atelier jusqu’au départ du dernier enfant (18H15).
Si le parent a du retard, l’auxiliaire proposera toujours à l’enfant un espace pour jouer.
-

7. Premier pas vers l’autre

Qui est l’autre pour l’enfant que nous accueillons ? L’autre, autre que, son parent, sa famille, ses
habitudes.
L’autre, la structure, l’inconnue, les nouveaux visages, les pairs….
Afin que ce nouvel espace de vie devienne un espace connu et sécurisant, il est nécessaire de
prendre le temps dans la rencontre et la découverte.
Le temps d’adaptation : Il est nécessaire et obligatoire. Ce temps va permettre à l’enfant, à
l’équipe et aux parents de se rencontrer et d’apprendre à se connaître. Il se déroulera sur une
semaine environ. Une auxiliaire « référente » fera le lien entre le milieu familial et la structure. C’est
un temps où l’enfant va vivre des sentiments intenses : séparation, insécurité, découverte,
attachement à de nouvelles personnes, rythme différents… Il est important de respecter les phases
par lesquelles vont passer les parents et l’enfant.
L’auxiliaire dans son accompagnement permettra à l’enfant d’exprimer son ressenti, soutiendra le
parent dans ses moments de séparation (ex : accompagner le parent à dire au revoir à l’enfant, à
ne pas partir en cachette, à trouver un lien avec la maison c'est-à-dire un doudou, un jeu, une
chanson qui sera repère pour l’enfant…) …
58
58 L’enfant dans le groupe : L’enfant va donc évoluer dans un espace où les enfants seront d’âge
différent.
Toutefois chaque tranche d’âge se retrouvera pour des moments de jeux, de repas, de sommeil afin
de respecter au mieux leurs rythmes et besoins.
Les plus grands pourront par exemple se retrouver chaque jour pour des ateliers avec des enfants
du même âge des autres unités. Ces moments permettront des échanges en petits groupes,
moment de socialisation où l’enfant pourra « se confronter » à d’autres.

Moi d’abord, ou le besoin du sentiment de sécurité chez l’enfant : Au cours des trois
premières années, l’enfant traverse différentes étapes dans son développement psychique.
Lors de la période fusionnelle l’enfant a besoin de s’assurer que sa « mère » est là, pas loin de lui et
qu’elle peut revenir vers lui dès qu’il en a besoin.
Les professionnelles par leurs postures doivent être capables de répondre au besoin de sécurité que
manifeste l’enfant.
Lors du huitième mois environ l’enfant fait très bien la différence entre les personnes qu’il connaît et
celles qui lui sont étrangères. Cela peut provoquer chez lui de réelles angoisses.
C’est à cette période que l’enfant va s’approprier un objet transitionnel (« doudou », sucette,
odeurs, chansons…).

L’objet transitionnel….: C’est donc l’enfant qui le choisit. La relation de l’enfant avec cet objet
est très sensorielle (tâter, sucer, mordiller, sentir…) et est chargée d’affectivité. L’objet permet de
créer un espace intermédiaire entre la maison et la structure.
Il est important, pour nous professionnelles, de respecter cette « première autonomie » de l’enfant
qui est de se rassurer par le biais de cet objet.
C’est pourquoi nous pensons indispensable que l’enfant puisse accéder à son doudou quand il le
souhaite.
Un espace « doudou » est mis en place dans chaque unité et est repérer par les enfants. Ceux des
bébés sont plus à proximité d’eux.

L’enfant qui est en « sécurité » posera peu à peu de lui-même son objet.
C’est à l’enfant « sécurisé » que l’adulte pourra proposer de poser le doudou à divers moments de
la journée comme le temps d’une activité, pour prendre le repas, pour être disponible, pour aller
dehors, ou bien pour être libre d’aller « explorer »… et de s’aventurer dans la vie de la crèche. C’est
une façon de l’aider à « gérer » ce besoin.
L’adulte acceptera la décision de l’enfant et en aucun cas il ne l’obligera à poser son doudou, ni à
en faire un objet de chantage.
Le « doudou » pourra rester à la crèche (si les parents le désirent) ou mieux faire l’aller-retour avec
la maison, symbolique du lien mis en place.
Vers la socialisation… : « Comprendre les raisons d’un interdit est beaucoup plus constructif que
d’y obéir… pour faire plaisir »
Accompagner l’enfant vers la socialisation c’est tout d’abord l’accompagner dans sa propre
autonomie.
Pour cela il faut qu’il se sente compris et respecté dans ses désirs tout en respectant ceux des
autres.
Les professionnelles par leurs gestes, la parole, les limites, les repères et les règles qu’elles donnent
aident l’enfant à comprendre ce qui se vit autour de lui, avec lui et avec les autres. Elles
accompagnent donc l’enfant dans le processus d’intégration des règles qui permettent de vivre avec
les autres.

Notre objectif est de donner envie à l’enfant de faire et de prendre plaisir à faire seul (habillage,
59
59 alimentation, propreté, rangement …) et avec les autres…
L’enfant en intégrant les règles sociales pourra envisager d’être en relation avec les autres. En
ayant fait l’expérience des possibles et des négociations il apprendra par la suite à négocier avec
ses pairs.

8. Premier pas vers le sommeil

L’objectif de la collectivité est de répondre aux besoins de dormir, de se reposer dans le respect du
rythme propre à chaque enfant.
Le professionnel par son observation et par sa connaissance de l’enfant va repérer les signes
annonciateurs du besoin de dormir chez l’enfant et va pouvoir mettre en place des actions pour
répondre à ce besoin.
La réflexion menée par les équipes par rapport à l’organisation du sommeil et de l’espace permettra
des réponses adaptées.
Des moments phares dans la prise en compte du sommeil ont donc été mis en place.
L’endormissement : c’est un moment qui doit être sécurisant pour l’enfant. Il doit donc être
préparé par des propositions d’espaces et de temps calme.
Les signes annonciateurs du sommeil :
- Pleurs, frissons, frottements des yeux, gestuelles du sommeil paupières lourdes, enfant qui
suce son pouce, réclame son doudou…
- Excitations, apathie, chutes fréquentes
- Dépendance à l’adulte, recherche de réconfort, de présence de l’adulte
- Agressivité avec les pairs ou avec l’adulte

Pour le bien être de l’enfant il est important de reconnaître ces périodes et de les respecter, en
veillant à ne pas interrompre le cycle du sommeil.
On peut également accepter notamment chez le bébé qu’il ne s’endorme pas dans un premier
temps dans son lit, c’est ainsi lui laisser le temps d’être en sécurité avec les adultes, dans la
structure puis dons son dortoir et dans son lit.
Toutefois il est important dans notre façon de faire de ne pas créer une dépendance
d’endormissement : dépendance à une personne, à un lieu. Tout endormissement qui posera
question sera discuté en réunion d’unité afin de trouver ensemble une réponse adaptée au besoin
de l’enfant.

Pour les plus grands :


Les enfants ont pratiquement le même rythme soit une sieste en début d’après midi. Une sieste
s’annonce, se prépare. La verbalisation de l’adulte est importante. Dès le moment du repas l’enfant
sait qu’ensuite ce sera un moment calme pour dormir… Il peut s’y préparer.
Tous les enfants ne vivent pas la sieste de la même façon. Certains l’attendent, d’autres
l’appréhendent. Il nous faut donc être vigilent à ce que ressent l’enfant.
Le moment d’avant la sieste est plus qu’un temps de « transition » c’est un moment fragile où le
professionnel doit être très présent.
En effet c’est un temps où les enfants « s’éparpillent » souvent, « s’excitent », n’ont plus envie
d’être concentrés. Très vite l’ambiance peut devenir « difficile » et les couchers risquent de se faire
dans la contrainte et la précipitation.
Afin d’éviter cela, la professionnelle doit « orchestrer » ce moment. Elle donne la « tonalité » par
sa disponibilité, son organisation et la réelle prise en charge de chaque enfant.
Pour favoriser ce moment le professionnel instaure des rituels et propose des règles simples aux
enfants :
. Les rituels d’accompagnement
60
60
- Le Repas pris dans le calme
- La Sortie du réfectoire tout doucement, sans courir, sur la pointe des pieds.
On peut imager avec les enfants ce moment : « faire comme un chat, comme une souris…
écouter les petits bruits de la crèche qui est plus calme que le matin etc…
Les paroles rassurantes, apaisantes de l’adulte permettront d’anticiper le moment du coucher.
- L’Aménagement de l’espace et des dortoirs favorisent ce temps : dortoirs sécurisés, calmes,
tamisés, aérés. Lit individuel et adapté à chaque enfant.
- L’arrivée des enfants par petits groupes dans l’unité, puis dans la salle de change.
- L’accompagnement dans les dortoirs par petits groupes où ils retrouvent doudous et
sucettes. Un petit sac leur permettra d’y mettre les vêtements. C’est un moment où
l’autonomie sera mise en avant avec l’apprentissage du déshabillage…

. Les rituels sécurisant :


- Une professionnelle accueille les enfants dès qu’un seul enfant est présent. La présence de
l’adulte est indispensable tout au long du temps de repos (endormissement, sommeil et
éveil). Le relai des adultes se fait à tour de rôle selon un planning établit. (L’adulte ne sort
pas du dortoir tant qu’un autre n’a pas pris la relève même si ce dernier est en retard).
- La professionnelle a un moment privilégié avec chaque enfant. L’installe, le borde, le rassure
d’une parole, d’un geste, d’un « câlin » ou d’un simple sourire. Des petits « gestes
bienveillants » qui rassurent l’enfant, le réconforte et l’invite à dormir.
La professionnelle qui se veut rassurante ne doit pas être dans une relation conflictuelle avec
l’enfant. Pour celui dont l’endormissement est difficile, des solutions seront mises en place :
relai, aide, accompagnement.

. Les rituels d’endormissement :

- Ils peuvent être différents selon les unités mais décidés en équipe : une histoire racontée,
une berceuse chantée, une musique douce…

Le moment de réveil est une étape toute aussi importante. Ce sont également des temps de
transition qui donneront la « tonalité » de l’après midi. Les réveils sont progressifs avec si possible
un accueil calme et individualisé de chaque enfant.
Pour chaque enfant la durée de la sieste est différente. L’enfant qui dort peu sera pris en charge
par une professionnelle qui lui proposera un temps calme, à l’écart de ceux qui dorment (respect du
rythme de chacun).
Pour le bébé, l’enfant sera couché lorsqu’il montrera des signes de sommeil (énoncé ci-dessus). Le
professionnel veillera à respecter son rythme, et à avoir une attitude propice à l’endormissement.

9. Premier pas vers le repas

Se nourrir est la réponse à un besoin physiologique qui passe par le plaisir.


Le repas de tout enfant quelque soit son âge doit dons se dérouler dans un cadre sécurisant,
chaleureux et calme.
Afin que ces « critères soient respectés nous avons établie une « façon d’être professionnelle »
commune et une organisation dans la mise en place des repas (roulement, espace…) qui
garantiront la qualité de ce moment.
61
61 Il est important de préciser que puisque le repas doit être un moment de plaisir, notre rôle sera
de proposer, d’inciter, de donner envie à l’enfant. En aucun moment le repas ne doit faire l’objet de
chantage, de frustration ou d’obligation. Il n’y aura donc aucune action de l’adulte dans ce sens.
- « chantage /obligation » : obliger un enfant à finir son assiette
- « punition » : privé un enfant de dessert ou de pain
- « frustration » : ne pas accepter de resservir l’enfant (sauf contrainte médicale)

Un enfant sait se faire comprendre lorsqu’il n’a pas ou plus faim : tourne la tête, pince les lèvres,
serre les dents, pousse l’assiette, dit non…
L’adulte doit accepter que l’enfant refuse de manger. Si plusieurs refus consécutifs (sur
plusieurs jours) nous interpellent, la situation sera évoquée en équipe mais également avec les
parents pour décider quelles attitudes ou actions à mettre en place, pour tenter de comprendre la
raison du refus de manger.
Ces raisons peuvent être par exemple médicales (l’enfant est malade, ou va l’être), l’enfant n’aime
pas l’aliment proposé, l’enfant peut également être dans une période d’opposition et n’a pas envie
de faire plaisir à l’adulte (en passant par la nourriture).
Dans tous les cas, notre attitude sera de respecter le choix de l’enfant. Par contre nous ne
complèterons pas le repas par un substitut (exemple : deux desserts) ou autre mais nous veillerons
à la prise du repas d’après.
Toutefois notre objectif sera de comprendre les raisons du refus de se nourrir et d’y répondre
par des actions adaptées (enfant en opposition/accompagnement verbal/limite)…
Chaque cas sera discuté avec les auxiliaires référentes, la directrice et l’infirmière.

Le repas du bébé ou repas au biberon :


Le repas se fera dans la section. Prendre le plus possible le bébé dans les bras afin de créer un
contact sécurisant. Cependant l’observation et la connaissance de l’enfant nous permettra de
comprendre ce qu’il préfère.
Vers 15/18 mois par exemple, l’enfant peut manifester un besoin d’autonomie et manifeste parfois
le désir de prendre le biberon seul. Si on l’en sent capable l’adulte l’installera confortablement sur
un tapis et le laissera boire son biberon seul.
Si l’enfant refuse le biberon, n’a pas faim, l’adulte différera la prise de biberon et lui re-proposera
quelques minutes plus tard. Il est important pour nous de toujours nous adapter au rythme de
l’enfant tout en tenant compte des impératifs de la collectivité (hygiène, règlementation).
L’adulte lors du repas aura une attitude que nous avons réfléchie ensemble et qui permet d’être
dans un moment d’échange et de bien être pour l’enfant :
- Etre installé confortablement
- Eviter la conversation avec d’autres professionnelles
- Ne pas répondre au téléphone
- Ne pas interrompre le repas ou biberon pour faire une autre tâche
Le repas du moyen
Selon son âge et ses possibilités, l’enfant prendra son repas dans l’unité ou bien dans le réfectoire.
Dans l’unité il sera installé sur des chaises basses ou sur une petite table (2/3 enfants). Dans le
réfectoire les groupes d’enfants seront de 6 à 8 maximum afin de privilégier la qualité du repas. Le
repas sera proposé à l’enfant à partir de 11H.
Les enfants seront installés de façon à pouvoir voir le groupe d’enfants.

Le repas des grands


De par le multi âge, il parait intéressant et possible de faire parfois manger certains grands à la
table des moyens (enfant fatigué, qui a besoin de plus de temps, relation et échange avec les plus
petits, imitation, équilibre des groupes repas etc).
Organisation des repas :
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62
- Il sera pris dans le réfectoire à 11h45. Il est servi par Colette ou Laurence les agents en
charge de la restauration sur la structure.
- Le nombre d’enfants est de 6 par table en moyenne.
- Le temps du repas n’excédera pas 45 minutes
- Les enfants assis sur les tables en demi-lune seront orientés de façon à ce qu’ils puissent voir
les autres enfants.
- Des rituels sont mis en place : lavage des mains dans l’unité pour les plus grands afin de ne
pas perturber les enfants déjà à table, donner le bavoir, aider l’enfant à le mettre, laisser
l’enfant s’asseoir à la place qu’il souhaite. Si deux enfants côte à côte sont trop perturbateurs
l’adulte expliquera à l’enfant pourquoi il préfère qu’ils ne soient pas à côté…
A la fin du repas, les enfants seront lavés avec un gant (un chacun). C’est un moment où se
« travaille » l’autonomie. Les enfants aiment faire seuls. Ils peuvent aller mettre leur bavoir
et leur gant dans la panière de linge sale ou aider à débarrasser la table.
Avant de partir l’adulte veillera à laisser la table et le sol propre pour les enfants de l’autre
service.

- Des règles de vie sont données à l’enfant pendant le repas : ne pas cracher, éviter de faire
du bruit, éviter de jouer avec l’eau… respecter la nourriture

Rôle de l’adulte :
L’adulte est responsable de sa table. Il veille au bon déroulement du repas et y participe. Il est
dans l’échange avec l’enfant : décrit la nourriture, sent, peut laisser à l’enfant la possibilité de
toucher, de manger avec les doigts pour donner envie.
Toutefois il incitera toujours l’enfant à utiliser la cuillère ou la fourchette.
L’adule peut gouter (en respectant les règles d’hygiène) au repas. C’est une façon d’être dans le
partage.
Le respect de l’adulte et de l’enfant pendant le repas est mutuel.
La professionnelle en charge d’une table n’interviendra pas sur les autres tables à moins que sa
collègue ne le lui demande.

La continuité de la maison
C’est pour nous respecter les choix alimentaires du parent (sans viande, sans porc etc…) ou les
régimes médicaux particuliers (PAI).
Pour l’alimentation liquide (lait) les parents apportent une boite de lait non ouverte. La continuité de
l’allaitement maternel est possible (selon un protocole donné par la structure).
Les repas préparés par la Communauté de Communes sont affichés et mis à la disposition des
parents. Ils sont mis en chauffe et proposés aux enfants selon les règles d’hygiène en vigueur
(norme HCCP). Des contrôles réguliers sont effectués par les organismes compétents.
L’introduction alimentaire se fera en continuité de la façon de faire des parents.

10. Premier pas vers le bien être

- L’acquisition de la propreté

La propreté est une étape importante dans la vie de l’enfant, qui marque une évolution naturelle,
une maturité du corps et du système nerveux, plus ou moins précoce selon chaque enfant.
L’enfant doit être prêt à la fois physiologiquement, intellectuellement et affectivement. C’est
pourquoi l’apprentissage de la propreté ne peut se faire que quand l’enfant le décide, l’adulte
n’étant là que pour l’accompagner ou pour le rassurer.
63
63 Les parents sont demandeurs de conseils et souvent la décision « d’enlever les couches » est
discutée avec l’équipe.
Les professionnelles prennent alors le relai de ce qui est commencé à la maison.
L’enfant sera mis sur les toilettes (ou sur le pot) à chaque fois qu’il le demandera, et également à
des moments « repères » de la journée (en milieu de matinée, avant et après le repas, et le goûter,
au lever de sieste).
L’adulte veillera à respecter au mieux le rythme et les habitudes de l’enfant.
L’enfant sera laissé sur les toilettes le temps qui lui est nécessaire, il pourra y aller seul ou avec
d’autres enfants, mais toujours sous la surveillance d’une professionnelle qui veillera à respecter
son hygiène et son intimité.
Lors de cette période d’acquisition, l’enfant pourra rencontrer quelques difficultés qui seront
transmises et discutées avec les parents. « Un petit accident, cela arrive !!! » et les professionnelles
auront une attitude explicative et rassurante auprès de l’enfant, afin de l’accompagner au mieux
dans cette étape de son autonomie.

- Le change

Les professionnelles ne se substituent pas aux parents dans les différents soins prodigués aux
enfants, mais assurent une continuité de ce qui est commencé ou pratiqué à la maison.
Les soins sont faits dans le respect de l’enfant et de sa famille.
Nous distinguons différents soins : les soins quotidiens et les soins médicaux.
Les soins quotidiens :
Le change, moment de soin, d’hygiène et de confort ponctue la journée de l’enfant en fonction de
ses besoins et de son rythme. Mais il est un moment privilégié, d’échange individualisé avec
l’adulte, moment de verbalisation, moment d’observation, moment de bien être, moment de
maternage au cours duquel le professionnel garantit la sécurité de l’enfant et veille au respect de
son intimité.
L’enfant est toujours prévenu du soin qui va lui être prodigué et peut en différer le moment. Il n’y a
pas « d’heure de change » puisque nous répondons aux besoins de chaque enfant mais nous
veillons à « vérifier » régulièrement les couches.
L’enfant sera également changé si nécessaire avant et après la sieste, en milieu de matinée et
d’après midi.
Le change est systématiquement effectué dès qu’un enfant a souillé sa couche.
Nous veillerons, afin de respecter l’enfant, à ne pas sentir la couche mais nous lui proposerons de
vérifier s’il est propre.
Le nettoyage est fait à l’eau et au savon (sauf contre indication particulière) sur une serviette à
usage unique ou sur un drap d’examen jetable.
Les plans de change sont désinfectés régulièrement au cours de la journée et à chaque change en
période d’épidémie.
En cas d’érythème fessier, les professionnelles peuvent appliquer une crème de soin choisie, adapté
à l’enfant et fournie par le parent.
L’habillage et le déshabillage sont également un moment d’échange individualisés pour l’enfant.
Chaque étape est expliquée à l’enfant qui est sollicité en fonction du niveau de ses acquisitions, et
est invité à y participer.
C’est un moment de calme pour les plus petits, de détente et d’autonomie pour les plus grands. Les
enfants sont très fiers de faire seul comme par exemple ranger leurs vêtements dans leurs petits
sacs individuels.

- Les soins médicaux et les traitements

Le pédiatre intervient sur la crèche tous les quinze jours et plus si nécessaire. Il effectue les visites
64
64 médicales et assure un suivi préventif et de dépistage auprès des enfants et peut poser un
diagnostic, mais ne substitue au médecin traitant de l’enfant.
Il s’assure du suivi des vaccinations de l’enfant, des PAI, et des traitements au long cour.
Il anime des petites formations pour l’équipe en rapport avec notre profession.
Il reste joignable pour toute question d’ordre médical.
L’infirmière veille au respect des règles d’hygiène et de sécurité auprès des enfants. Elle organise
le suivi médical (dossier, suivi du développement et de la croissance…) ainsi que les visites
médicales.
Elle administre les traitements sur prescription médicale et applique les protocoles (protocoles fièvre
et PAI).
En son absence elle peut déléguer les soins aux professionnelles compétentes sous la responsabilité
de la directrice.
Elle est l’interface entre les parents et l’équipe pour tout ce qui concerne les problèmes médicaux et
les traitements de l’enfant, et est décisionnaire en matière de santé.

- Les soins particuliers : PAI

PAI : protocole d’accueil individualisé. Le PAI est un document officiel qui garantit la mise en place
de mesures adaptées à l’état de santé de l’enfant lors de certaines pathologies comportant un
risque vital (asthme, allergies, convulsions…), mais aussi de l’enfant porteur de handicap.
Il décrit un protocole d’intervention en fonction de signes cliniques et de leurs évolutions, le
traitement et les actions à entreprendre. C’est un document écrit par le médecin traitant, validé par
le médecin de crèche, signé par les parents et l’élu de la collectivité, ainsi que la directrice de la
crèche, l’infirmière et l’équipe qui s’engage à le respecter.

- L’accueil de l’enfant différent

Un des axes de notre projet pédagogique est de pouvoir « vivre ensemble » ! C’est pourquoi nous
accueillons un enfant différent au même titre que les autres.
Intégrer un enfant différent passe par un travail en collaboration avec les différents intervenants
médicaux paramédicaux ou autres, et une relation de confiance avec les parents. Il nécessite
également un travail en équipe, d’observation, de réflexion, et d’évaluation. Des synthèses
régulières en équipe sont indispensables ; elles permettent de dégager les problématiques
rencontrées et de trouver des solutions adaptées. Elles permettent également de soutenir les
professionnelles dans leur travail.
Un PAI est alors mis en place et coordonne les soins, traitements, gestes adaptés…
Des temps de bilan avec les parents, l’équipe et les professionnels intervenants auprès de l’enfant
sont également à prévoir et permettre d’adapter au mieux le travail auprès de l’enfant afin de l’aider
dans ses acquisitions et son intégration.
L’accueil d’un enfant différent représente une autre richesse : il apprend aux autres enfants à
s’ouvrir, à vivre avec la différence, à vivre ensemble.
11. Premier espace de jeux

- Les activités du jeune enfant – bébé, moyens, grands

Elles seront proposées aux enfants en fonction de son âge, ses compétences, son développement
et son envie. Elles doivent toujours être pour l’enfant un moment de plaisir.
Elles vont lui permettre la découverte de son corps et de ses possibilités. Elles vont lui permettre
d’être en relation avec l’autre ou bien d’explorer seul…

- Du hochet du bébé à la découverte de glisser sur un toboggan…


65
65
Au cours des premiers mois de sa vie, l’enfant découvre progressivement son corps et ses capacités
selon son propre rythme. L’adulte stimule l’enfant en étant près de lui, en l’encourageant à
découvrir, en mettant à sa disposition sur le tapis des objets adaptés à ses possibilités.
Puis l’enfant dépasse les activités « réflexes » de préhension pour une activité plus volontaire
(manipuler, toucher, ramper, se tourner…). Il devient indépendant et élargit son champ d’action.
Ses activités deviennent plus élaborées à des fins précises et personnelles (l’enfant attrape seul
son jouet, le manipule, se l’approprie). Progressivement il passe de la position allongée à la position
assise puis il se met à quatre pattes, pour finir par se redresser sur ses jambes jusqu’à la marche.
L’enfant entre dans une phase de préapprentissage du langage en montrant des objets à l’adulte
qui les lui nomme. Ce dernier accompagne l’enfant en lui verbalisant les actes du quotidien, en
chantant, en racontant des histoires…
Au cours de la deuxième année, l’enfant est maître de sa motricité et l’exerce au quotidien. Il prend
possession de son corps et de l’espace. Il est beaucoup dans le mouvement. Il explore, grimpe…
Sa motricité fine est de plus en plus précise, elle se met en place à travers des activités de
transvasement, de construction et d’imitation d’où la nécessitée pour la professionnelle de mettre
en place des espaces et des temps permettant et favorisant ces activités.
Il est important que l’adulte laisse à l’enfant gérer son temps entre les activités motrices
importantes et les jeux plus calmes.
Au cours de la troisième année l’enfant maîtrise complètement son corps. Il passe par des activités
plus audacieuses et physiques (grimper, sauter, courir…). Il intègre progressivement son schéma
corporel (devant/derrière). Il s’amuse de plus en plus dans des jeux de rôles et d’imitation.
L’enfant ayant toujours besoin de repères temporels la professionnelle veillera à instaurer des
rituels tout au long de la journée tels que des moments lectures à l’accueil, des moments retour au
clame en chanson…

- L’organisation des activités

Chaque jour les professionnelles mettent en place « des ateliers » libres ou dirigées en fonction de
l’envie des enfants et de ses possibilités.
Les « ateliers dirigées » comme par exemple la peinture, le dessin, la pâte à modeler, la semoule,
les pâtes, la cuisine, les jeux d’eau permettent la manipulation, la découverte du toucher, la
découverte des sens… ils sont fait avec l’adulte qui est là pour encourager l’enfant, le guider parfois
mais en aucun cas il ne l’obligera à faire ou faire sa place…
C’est une attitude d’accompagnement. Ces jeux là nécessitent parfois des règles de vie que l’adulte
proposera à l’enfant et l’aidera à comprendre…
Les « ateliers libres » comme les coins de jeux d’imitation tels que « la dinette », « les petits
voitures », le « déguisement » sont des jeux qui vont permettre aux enfants de se rencontrer, de
« faire comme », de s’identifier…
Les « espaces moteurs » ils sont régulièrement proposés à l’enfant tout au long d’une journée.
Dans la grande salle d’accueil (toboggan, parcours de psychomotricité) mais aussi dans les unités
ou bien dehors. Les jeux extérieurs font partie intégrante de la journée d’un enfant sauf
« intempéries »… et encore jouer sous la neige… quel plaisir !!!

Les « retours au calme », les « rituels » ils rythment la journée et se font en grand groupe le matin
(avec les histoires de Sophie) ou bien dans les unités. Ils peuvent être ponctuels lorsque l’adulte
sent dans le groupe d’enfant le besoin de se poser… Ce sont des moments d’échanges qui
permettent à l’enfant de « se retrouver »…

- L’organisation de l’espace
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66 Les coins de jeux sont adaptés en fonction de l’âge des enfants ainsi on retrouvera dans chaque
unité un « espace » pour le bébé, un « espace moteur » pour l’explorateur et un espace de jeux
(table, dinette…) pour les plus grands. Ces espaces seront ouverts ou fermé suivant les temps de
jeux et selon la présence de l’adulte, disponible pour gérer les rencontres inter âge.
Pour faciliter le jeu symbolique, on proposera aux enfants des espaces plus intimes : cachettes,
cabanes etc.
Pour rendre l’espace plus attrayant les professionnelles veillent à changer les jeux des sections, à
les renouveler. Les adultes veilleront également à remettre régulièrement en place les espaces de
« jeux » en bon état « d’être jouer »… pour donner envie à l’enfant.
Une grande place est prévu pour les jeux moteurs : grande salle, couloir, réfectoire avec du
matériel adapté : cerceaux, tunnels, plots, ballons, parachutes, trotteurs…
Des espaces calmes (tapis, recoins) permettront à l’enfant qui le souhaite de s’isoler…
Les espaces sont égayés par des couleurs, des productions faites par les enfants, des décors….
Pour que les lieux soient gais et attrayants.

- La réalisation de projets

Chaque année l’équipe travaille sur différents projets comme par exemple la musique, les sorties,
les fêtes (noël, semaine du gout, carnaval etc.) ou bien selon des thématiques (l’eau, les chansons,
les animaux…).
Un projet nous permet de construire et de mettre en évidence l’intérêt de ce que l’on va faire avec
l’enfant ou pour l’enfant.
Il permet une réflexion, une mise en place et un travail cohérent.
C’est un support de travail.

12. Premier pas … vers une réflexion de travail…

« La bienveillance s’applique également à l’équipe. Une équipe « bienveillante est un


exemple de bienveillance pour les enfants. »

Le travail d’équipe
Il est fondamental et permet un accueil de qualité de l’enfant et de sa famille.
Il s’articule autour du respect de l’autre et de la communication. Il s’effectue par des
professionnelles diplômées (CAP petite enfance, Auxiliaire de Puériculture, Educatrice de jeunes
enfants, Infirmière) dans un esprit de complémentarité.
L’organisation des journées est pensée et réfléchie ensemble.
L’équipe est « soutenue » dans son travail par le binôme de direction (éducatrice et infirmière),
mais peut également trouver écoute et soutien auprès du coordinateur petit enfance, responsable
du service enfance.
Des réunions en dehors de l’accueil des enfants permettent aux professionnelles d’échanger sur
leurs pratiques.
Des réunions d’unité nous permettent de travailler en petits groupes sur le suivi des enfants.
Une supervision mensuelle avec une psychologue nous permet également d’analyser notre vécu
professionnel, de le partager. C’est une mise à distance nécessaire qui nous permet d’appréhender
notre travail quotidien.
Des formations sont proposées aux agents tout au long de l’année, dans un souci de formation
continue et d’amélioration de leur travail.

Le quotidien de la crèche pour le professionnel


La structure est un espace de travail, avec un cadre que nous nous engageons à respecter.
Réfléchir sur ce cadre de travail nous a permis tout d’abord de mettre en évidence la
67
67 complexité du travail en groupe et de s’en servir comme « moteur » quotidien : richesse des
unes et des autres, notion de respect de l’autre, échange des savoirs, multiplication des idées,
partage des compétences.
Il nous a paru important d’aborder et de pointer les priorités de notre espace de travail :
- Etre à l’écoute des remarques de l’autre professionnel, ne pas les prendre comme un
jugement
- Cadrer notre besoin de partager notre intimité. Le travail auprès des enfants nécessite une
attention importante et ne doit pas laisser place à des échanges personnels.
- Essayer de comprendre sans juger les actions des autres professionnelles, de la hiérarchie,
de l’employeur et des familles accueillies.
- Respecter la parole de l’autre, être dans l’empathie, la diplomatie
- Respecter et ne pas interférer dans le travail de l’autre
- Respect de l’espace de travail de l’autre et de ses capacités

La parole de l’adulte
Elle doit être respectueuse, appropriée et bienveillante envers les enfants, les collègues, les
parents.

La parole de l’enfant
Notre priorité est d’être à l’écoute des paroles verbales et non verbales de l’enfant, d’être à son
écoute et de répondre à ses besoins.
Etre dans l’observation de l’enfant nous permet de mieux le connaître, le comprendre. En ce sens
nous veillons à être attentive a ce que vit l’enfant, à ses ressentis…

13. Premier pas vers l’extérieur

- Appartenir à une Communauté de Communes

Inscrire notre réflexion et notre démarche de travail au sein de la structure est une réponse aux
objectifs de la Communauté des Communes d’Axe Sud.
Proposer un accueil de qualité aux familles et enfants accueillis est notre travail quotidien.
Notre collectivité territoriale nous permet d’enrichir notre travail en nous aidant dans la réalisation
de nos projets. Des projets ont ainsi pu naître avec l’école de musique, la restauration etc.…

- Le lien avec les autres : les partenaires, les espaces de la ville, les projets vers
l’extérieur
Une structure d’accueil est un lieu de vie, qui se nourrit de projets, d’idées, de réflexion et de travail
quotidien.
Des projets annuels se mettent en place et sont régulièrement travaillés afin de créer du lien dans
notre commune : sortie à la médiathèque, exposition, rencontre avec les personnes du club « Les
violettes », partenariat avec l’UTAMS pour la semaine du goût et les personnes âgées…
Le lien vers l’extérieur est un réel moteur de travail.
Il permet à l’enfant de vivre, de découvrir et de fréquenter des lieux de vie qu’il pourra partager
avec ses parents… C’est une façon de l’inscrire comme « citoyen » et être « acteur » à part
entière…

- Créer du lien : avec les parents, entre parents


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68 Créer du lien avec les parents c’est tout d’abord apprendre à se connaître autour de l’enfant
accueilli, c’est « apprendre » à se faire confiance…

C’est également proposé aux parents de partager et de vivre des moments dans ce lieu de vie qui
appartient à son enfant. Pour cela des rencontres sont proposées :
- Réunions d’informations de début d’année
- Petit déjeuner lors de la semaine du goût
- Fête diverses…

Au fil des projets, les parents sont sollicités comme par exemple « les temps de chansons avec
les parents de nationalités étrangères », « les temps de sorties à l’école »…

Conclusion :

Ce projet est le « fil conducteur » de notre travail au quotidien…

Pas à pas vers demain, cela veut tout simplement dire que rien n’est figé, que tout
évolue, les enfants, nous professionnelles, et que nous nous engageons à parler,
réfléchir et penser aujourd’hui nos pratiques de demain…
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PROJET PEDAGOGIQUE

MULTI ACCUEIL
« Les petites canailles»
INTRODUCTION

Le multi-accueil, « les petites canailles », est situé sur la commune de Seysses. La structure dispose
d’un agrément de 37 places, les horaires d’accueil sont 7h30/18h15.
L’équipe est constituée d’une infirmière puéricultrice, directrice, d’une éducatrice de jeunes enfants,
adjointe de direction, d’auxiliaires de puériculture et d’agents techniques (CAP Petite Enfance).

La volonté de l’équipe, en terme de priorité, est d’accueillir l’enfant et sa famille en respectant les
stades de son développement, ses acquis et son âge. C’est pourquoi nous parlons de différents
groupes avec des accueils réguliers ou occasionnels.
70
70 Le groupe des bébés : les Fripounets
L’accueil du très jeune enfant (2 ½ mois à 13 mois) très dépendant de l’adulte ou « le
maternage » est essentiel.
Des moments d’éveil sont proposés aux bébés en tenant compte de leur âge et de leur
développement par le biais de jeux, portiques, éveil sensoriel, jeu au tapis, musique…..

Le groupe des moyens : les Explorateurs


Enfant de 13 mois à 2 ans. C’est l’âge de la découverte, de l’exploration, des débuts de
l’apprentissage pour les plus grands.

Le groupe des grands : les Canaillous


L’enfant apprend à devenir de plus en plus autonome, il a besoin d’un espace de vie foisonnant de
sollicitations nouvelles, dans lequel il apprend à trouver des repères, pratique des activités de
découverte et d’apprentissage, en passant par des moments de frustration.

Chaque groupe est animé par une équipe d’auxiliaires et d’aide-auxiliaires, responsables de
l’encadrement des groupes d’enfants. Elles assurent en priorité un travail répondant aux besoins de
chaque enfant.
Des réunions d’équipes sont organisées dans le but d’une concertation d’équipe pour échanger sur
les pratiques, les projets, le suivi des enfants.

Les besoins relatifs :

1. au bien-être : ce sont les conditions de confort liées aux fonctions physiologiques


(sommeil, alimentation, soins corporels…..) mais aussi de ce qu’on appelle généralement
la « sécurité affective ». La prise en compte de ces besoins conduit à une organisation
matérielle des règles de vie, et une attention particulière de la part des professionnelles.
La collectivité est un nouveau milieu de vie où se pratique de nouvelles activités, où
l’enfant peut expérimenter, découvrir et apprendre en toute sécurité matérielle et
affective. Respecter les besoins de l’enfant est une condition nécessaire pour
accompagner l’enfant dans son développement.

2. A sa personnalité : être reconnu comme une personne. Il faut être attentif à chaque
individualité et profiter des moments de communication duelle, même très courts,
accueillir l’enfant par son prénom, le regarder en face en lui parlant et pour cela
s’accroupir et avoir le visage au niveau du sien, savoir l’écouter sans pour autant
répondre à ses satisfactions immédiates. L’enfant développera ses capacités dans la
mesure où il aura été reconnu par son entourage adulte. Ainsi il acceptera les règles.
LES OBJECTIFS

A- Garantir l’épanouissement et le bien-être de l’enfant tout en respectant son


développement

C’est reconnaître l’enfant dans son individualité, lui permettre de se développer en toute sécurité,
affective et physique. C’est assurer et garantir une continuité relationnelle entre professionnelles et
familles afin de bien comprendre les attentes des enfants. C’est respecter les capacités du jeune
enfant pour lui donner la possibilité de s’ouvrir aux autres et de s’épanouir à son rythme, en toute
liberté en organisant un espace suffisamment riche.

71
71 B- Développer et faciliter la communication entre l’équipe et les parents :

Lors du premier rendez-vous avec l’équipe de direction, les parents sont informés du
fonctionnement de la crèche, des modalités d’admission. Une visite de la structure permet aux
parents de repérer le lieu de vie où leur enfant sera accueilli, puis ils sont présentés à la
professionnelle qui sera la référente de leur enfant lors de l’adaptation.

1- La période d’adaptation :

L’enfant découvre un lieu nouveau, de nouveaux jouets, de nouveaux adultes et surtout d’autres
enfants. Il se sépare peut-être pour la première fois de ses parents et ce moment est, autant pour
eux que pour lui, parfois difficile à vivre. L’équipe se doit d’accueillir au mieux l’enfant pour lui
permettre de s’épanouir dans ce lieu qui lui est nouveau. Afin de faciliter cette séparation, il nous
semble important de l’effectuer progressivement. C’est pour cette raison qu’une période
d’adaptation est nécessaire et indispensable à l’enfant ainsi qu’à l’équipe pour apprendre à se
connaître. Durant cette période, l’enfant viendra, accompagné d’au moins un parent. Ce qui va
permettre une séparation progressive ; l’enfant va peu à peu investir ce nouveau lieu et ces
« nouvelles têtes ». En effet, il va voir son entourage social grandir, adultes et autres enfants
présents à la crèche. Il découvrira les lieux.
La durée de la période d’adaptation est de quinze jours mais elle est variable en fonction du
besoin de l’enfant. Le premier rendez-vous permet à l’auxiliaire référente de rencontrer l’enfant et
sa famille, de mieux connaître ses habitudes afin d’établir une continuité entre le domicile et la
crèche. C’est aussi lors de ce premier contact qu’une relation de confiance est ébauchée et qui va
s’inscrire dans la durée.
Il est essentiel, lors de ce premier entretien, d’être disponible, à l’écoute, de rassurer les parents.
Le premier jour, l’enfant et le ou les parents passent entre une heure, et une heure et demi
dans la structure où, les locaux et le personnel, seront présentés, ainsi que le fonctionnement.
Progressivement l’enfant restera seul, puis prendra un repas sur la crèche, puis une sieste pour
enfin passer une journée type selon le contrat choisi par les parents.

2- L’auxiliaire référente :

Cette auxiliaire va accompagner l’enfant de manière individuelle dans son intégration définitive au
sein du groupe d’enfants de son âge. Elle crée un lien entre la vie familiale et la crèche, donne des
repères à l’enfant et établit un relais parents-professionnels pour la meilleure prise en charge de
l’enfant. C’est un interlocuteur privilégié de l’enfant et des parents mais elle ouvre l’enfant à
l’ensemble de l’équipe. Elle accompagne l’enfant lors des visites médicales avec le pédiatre de la
crèche, elle renseigne ce dernier sur le comportement de l’enfant individuellement et au sein du
groupe et sur son développement psycho-moteur grâce à un travail d’observation.
C- Garantir des relations continues dans le temps, entre professionnels et parents,
afin de permettre l’instauration d’une relation de confiance :

La période d’adaptation est le prémice de cette relation de confiance qui va s’établir dans le temps
grâce à l’instauration d’une communication et d’une relation dans la durée. C’est pour cette raison
qu’une attention particulière doit être accordée aux parents dès la première rencontre. Elle doit
créer les bases d’un climat de confiance s’inscrivant dans la durée.
Pour permettre ce lien entre la vie familiale et la crèche, un cahier de liaison est mis en place. Il ne
s’agit pas seulement d’établir un simple échange d’informations mais d’une véritable communication
où l’objectif est le bien-être et l’épanouissement de l’enfant.
L’accueil de l’enfant sera personnalisé et pris en charge par la professionnelle présente. Il sera
disponible et à l’écoute des parents et recueillera les informations utiles pour la suite de la journée
72
72 (notées sur un cahier à cet effet). La séparation et le ressenti seront verbalisés et expliqués.
Accompagner le parent dans la fonction d’éducation c’est axer la relation d’accompagnement sur le
respect des valeurs éducatives, culturelles et sociales des parents et les soutenir sans jugement ni
substitution.

En début d’année des réunions parents/professionnels sont organisées sur chaque groupe.
Lors de ces réunions, différents points sont abordées notamment la présentation de l’équipe, des
informations sur le fonctionnement du groupe, la présentation des projets avec les différents
partenaires. Un moment d’échanges permet ensuite de répondre aux questions des parents.

Les parents participent à la vie de la crèche lors des anniversaires et autres occasions.

Une rencontre est organisée avec les familles lors de la fête de fin d’année.
LE GROUPE DES BEBES : LES FRIPOUNETS

A- Besoin de repère

Le bébé a un besoin important de repères autant dans le domaine de l’espace dans lequel il est
accueilli que dans l’entourage des personnes qui s’occupent de lui. C’est pourquoi l’équipe instaure
un maximum de repères pour l’enfant à l’intérieur de la crèche : l’accueil du matin, le lit, le casier, le
doudou sont des éléments personnels et propres à chaque enfant qui sont stables et ne changent
pas durant l’année. Le repérage dans l’espace et le temps est un élément important puisqu’il
permet à l’enfant une certaine prévisibilité des évènements à venir. Le tout petit connaît rapidement
les différents lieux de la crèche et leurs fonctions. De même grâce aux explications des adultes, il
73
73 est en mesure de repérer le déroulement de la journée marquée par les différents rituels de la
crèche : l’heure de jouer, de manger, de se reposer et celle du retour des parents.
Dans un premier temps, le bébé aura une auxiliaire dite « référente » qui va assurer l’adaptation de
l’enfant ainsi que son intégration définitive.

B- Répondre aux besoins physiologiques du bébé

Ils concernent les besoins de manger, de dormir et l’hygiène.

1- L’alimentation

Besoin vital, elle doit répondre aux besoins nutritionnels de l’enfant afin de lui assurer une bonne
croissance.
Elle est rigoureusement surveillée en fonction de son âge et des différentes étapes de la
diversification alimentaire. Les menus sont établis de manière équilibrée par une nutritionniste. Les
repas sont pris en fonction du rythme du bébé, on ne réveille pas l’enfant qui dort pour le faire
manger, on décale le repas en fonction de son réveil.

Le repas est moment privilégié d’échanges entre l’adulte et l’enfant.


Progressivement, l’auxiliaire va aider l’enfant à évoluer au travers des repas en lui proposant tout
d’abord une alimentation dans les bras, puis sur une chaise haute, en amenant un début
d’autonomie et de découverte, et progressivement elle lui proposera une diversification alimentaire
à travers la découverte du goût mais aussi la texture des aliments ( la soupe, la purée, l’écrasé ).

Notre comportement autour de l’alimentation est en phase avec le comportement de l’enfant.


Dès son plus jeune âge, bébé doit ouvrir l’éventail des consistances et des goûts nouveaux, pour les
apprécier plus facilement par la suite.
C’est une période dite plus ou moins sensible où l’enfant se manifeste vis-à-vis de l’alimentation.
Chaque transition alimentaire peut être marquée par des oppositions, que l’enfant exprime en
refusant de manger.

2- Le sommeil

Le temps de repos est nécessaire pour les jeunes enfants. Il est donc impératif de leur ménager des
temps de repos tout au long de la journée selon les besoins de l’enfant. Dès qu’apparaissent les
premiers signes de fatigue, l’équipe lui propose de se reposer dans son lit. Chaque enfant possède
un lit respectif dans un dortoir aménagé, il y retrouve tout ce dont il a besoin pour s’endormir dans
les meilleures conditions.
La structure a aménagé deux dortoirs pour les bébés car les rythmes sont différents en tenant
compte des âges des enfants et des rythmes de sommeil opposés.
La préparation à l’endormissement est axée sur un rituel, comprenant un moment d’intimité avec
l’enfant dans son déshabillage, un moment de réconfort où la place de la communication est
importante.

3- Les soins corporels

Le bébé est extrêmement sensible à la douceur dont fait preuve la professionnelle qui lui prodigue
les soins. L’adulte le prévient et verbalise pour que ce moment soit un moment d’échanges auquel
l’enfant participe et prenne du plaisir. Faire participer le bébé à la conversation, lui expliquer ce que
l’on fait. Le bébé saisit l’émotion des gens autour de lui. Il est important d’avertir le bébé des gestes
ou des déplacements qui lui seront attribués, dans le cadre du respect de l’enfant lors des moments
d’échanges avec l’adulte.
74
74 Le bébé est totalement dépendant de l’adulte, il est manipulé pendant de longs moments sur la
journée, changement de couches, le repas, les différents déplacements sont autant de situations où
le corps du bébé est entre les mains de l’adulte.
La relation corporelle est donc importante pour lui car son sens du toucher est délicat.
L’adulte référent travaille une relation duelle et sécurisante auprès du bébé.

C- Le développement psycho-affectif

1- L’angoisse du huitième mois : accompagner l’enfant et le parent

Les premiers mois, l’enfant attache assez peu d’importance aux autres. En grandissant il se rend
compte qu’il est un être différent. Il prend conscience de l’autre. Nous abordons l’angoisse du
huitième mois.
Cette étape peut se manifester plus tôt ou plus tard (de 8 à 11 mois environ) chez l’enfant et d’une
façon plus ou moins spectaculaire. L’enfant l’exprimera par des pleurs, des cris ou d’autres
manifestations du comportement lorsqu’il va prendre conscience que sa mère et son père sont des
êtres différents de lui, qui peuvent disparaître. Il aborde alors la notion d’appartenance en tant
qu’individu à part entière. L’enfant découvre que lorsqu’un objet disparaît, il existe toujours. Sa
mémoire n’est plus sensorielle, elle s’inscrit dans le symbolique.
Pour l’aider dans cette prise de conscience, des jeux autour du « coucou-caché » peuvent être
proposés. Dans le jeu l’enfant apprend à se structurer. Au travers du jeu l’enfant revit
symboliquement la disparition puis la réapparition tout comme le départ et l’arrivée de ses parents.
Cette étape va conduire l’enfant à exister au milieu des autres et à affirmer « sa personnalité
sociale.

2- Le doudou, pourquoi l’enfant y est attaché ?

L’objet nécessaire dans le travail de la séparation est « le doudou » dit objet transitionnel. Il peut
être représenté par une peluche, un foulard portant le parfum de la maman… Cet objet
transitionnel est le lien symbolique avec le connu (sa famille, sa maison) et l’inconnu (la crèche). Le
doudou est nécessaire pendant la période d’adaptation, il permet de travailler et de gérer l’absence
de la mère et d’établir un lien entre la maison et la structure. Il est l’objet autour de la séparation, il
aide l’enfant à se ressourcer, l’odeur ramène à l’apaisement. Le doudou est laissé à portée des
enfants de manière à ce que l’enfant puisse y accéder quand il en a besoin. Peu à peu l’enfant va
apprendre à gérer ce besoin.
Il est en lien avec la période dite « d’angoisse » de l’enfant. Celui-ci est capable de s’identifier à sa
mère. Il passe d’un état de dépendance absolue à un état de dépendance relative. L’enfant se sert
de cet objet pour faire le lien entre le connu (sa famille, sa maison), et l’inconnu (la crèche). Le
doudou est nécessaire, il permet à l’enfant de s’apaiser dans des moments de cafard, lorsqu’il est
malade et pour les temps de repos comme au moment de la sieste.
Ce stade de développement de l’enfant entraîne des questionnements venant des parents qui ne
comprennent pas toujours cette réaction lors de la séparation à la crèche.
Notre rôle est alors de dédramatiser cette situation en apportant des informations concernant cette
réaction.

3- L’album photos :

C’est un outil pédagogique qui permet de rassurer l’enfant, de faire un lien avec la maison, la
famille. Les parents constituent l’album eux-mêmes en y mettant les photos qu’ils veulent (la
maison, les frères et sœurs, la famille plus élargie, les animaux de la famille s’il y en a…). C’est
l’occasion pour l’enfant de se ressourcer, d’échanger et de partager un moment avec les autres
enfants et les adultes.
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75
LE GROUPE DES MOYENS : LES EXPLORATEURS

A- Répondre aux besoins physiologiques de l’enfant :

1- l’alimentation

On respecte le rythme de l’enfant : les premiers repas sont servis entre 10h45 et 11 heures
cependant si certains enfants dorment encore, ils ne seront pas réveillés et une professionnelle se
détachera pour les faire manger à leur réveil. Il en est de même pour le goûter.

L’enfant de 15 à 17 mois : l’enfant traverse une phase d’opposition et d’affirmation de soi. Certains
76
76 refus alimentaires à ces âges, qui ressemblent à un manque d’appétit, sont motivés par le désir de
marquer son opposition. L’attitude professionnelle est de verbaliser nos actions, il ne faut pas
forcer ; il faut être clair et tenir compte d’autres paramètres expliquant le refus l’enfant de
manger : la fatigue, la maladie, des problèmes familiaux etc….. . L’adulte doit tenir compte des
phases de régressions comme dans tout développement de l’autonomie.
Le dessert n’est pas une récompense, ne pas en priver l’enfant même s’il ne termine pas son plat.
C’est à l’adulte de gérer les quantités proposées à l’enfant. L’adulte accompagne l’enfant dans le
plaisir de manger, il ne doit pas se laisser décontenancer s’il refuse de manger. La conduite à tenir
est de dédramatiser afin de ne pas alimenter le conflit. A cet âge la demande de l’enfant vers
l’autonomie est à prendre en compte, l’adulte peut alors proposer une cuillère à l’enfant. Le repas
est un moment fort dans l’échange, l’enfant doit y être participatif. Notre travail ne consiste pas à
focaliser notre attention sur combien mange l’enfant mais plutôt sur comment il mange et le plaisir
qu’il y trouve.

L’enfant de 18 à 20 mois : c’est souvent à partir de cet âge que l’enfant modifie ses préférences
alimentaires. Notre attitude professionnelle est de tout faire pour que l’enfant mange pour son
plaisir et pour se nourrir, le repas ne doit pas être un moment d’angoisse ou une source de
contraintes. L’adulte veille donc à la quantité servie à l’enfant, si celui-ci a un petit appétit l’adulte
lui sert de petites quantités puis il peut le resservir s’il juge nécessaire ou à la demande de l’enfant.

2- le sommeil

Selon les besoins de l’enfant, celui-ci peut être couché le matin et l’après midi. Concernant la sieste
de l’après midi un petit temps de regroupement est proposé pour le petit rituel de l’histoire.
L’installation dans le dortoir se fait dans le calme, les enfants y retrouvent leur lit personnel. Un
membre de l’équipe reste présent durant l’endormissement des enfants et jusqu’au dernier réveil.

B- L’introduction des limites

Afin de conserver un travail de cohérence dans les différents groupes, l’équipe introduit
progressivement le « non » à l’enfant. C’est une période où celui-ci explore les lieux, manipule, c’est
à ce stade du développement que l’adulte pose des limites dans un cadre sécuritaire.
L’importance du « non »: le « non » permet à l’enfant de se construire et de se structurer. La
frustration est une expérience indispensable au développement psychologique et affectif de l’enfant.
L’enfant apprend à renoncer à la satisfaction immédiate de tous ses désirs, c’est une approche de la
socialisation.
Dire « non » à l’enfant, c’est le rassurer. Les limites reçues sécurisent bien plus qu’elles ne briment.
Ne pas céder à la colère de l’enfant est un moyen de lui donner des repères. Un enfant, qui sent
que ses colères et hurlements lui permettent d’atteindre son but, finit par être angoissé de
l’absence de limites posées. Comprendre ses besoins n’est pas synonyme de céder et de laisser
faire. L’adulte va alors installer des limites à l’enfant, ces interdits doivent être dirigés en cohérence
par l’équipe du groupe .
A15/24 mois, les pulsions sont difficiles à contrôler, l’enfant dose mal son amour, c’est la période
des morsures, de taper l’autre. L’adulte doit intervenir en expliquant à l’enfant l’interdit et peut lui
proposer un autre moyen pour libérer ses pulsions (un jouet par exemple).

A partir de 18 mois environ, l’enfant prend possession du NON dans son vocabulaire, c’est le début
du développement de sa personnalité. L’enfant se pose en s’opposant en tant qu’être autonome. Il
cherche dans sa construction de la personnalité une volonté supérieure à la sienne. Si l’enfant
provoque, c’est parce qu’il cherche à comprendre comment l’adulte fonctionne.
D’où l’importance d’un travail comprenant une attitude commune en réponse à l’enfant. L’adulte
77
77 doit expliquer brièvement à l’enfant les interdits. L’enfant a besoin d’entendre le NON, c’est l’adulte
qui transmet les règles. Un enfant qui transgresse les règles incite l’adulte à réagir, l’intervention de
l’adulte met en évidence le principe éducatif, ce qui rassure l’enfant.

C- Le développement affectif et social de l’enfant

L’enfant de 12 à 18 mois : c’est l’âge de la marche, où l’enfant acquiert plus d’autonomie. Il va vers
les objets, il explore et découvre son environnement. Un sentiment de mouvance s’accentue dans
les besoins de l’enfant.

Le rôle de l’adulte : pour favoriser l’autonomie de l’enfant, il faut lui proposer un espace
suffisamment protégé afin d’en limiter les interdits, sécuriser l’enfant, maintenir un lien par la voix
et le regard pendant ses déplacements, aider l’enfant à identifier ses nouveaux lieux, citer les
endroits qu’il explore.

L’enfant de 18 mois : il joue le plus souvent seul et n’aime pas prêter, il ne connaît pas l’échange et
il s’empare des jouets des autres. Il peut présenter des phases d’agressivité qui font partie du
développement de l’enfant.

Le rôle de l’adulte : pour réduire l’agressivité qui se manifeste plus particulièrement en collectivité, il
faut réduire le groupe (l’agressivité augmente avec un nombre important d’enfants). Des temps de
décloisonnement sont instaurés dans la journée pour répondre aux besoins des enfants, aux
besoins de nouvelles découvertes.
Apprendre à l’enfant les règles de l’échange, place importante de la verbalisation.
Apprendre à l’enfant à accepter, à reconnaître l’autre, c’est le début de la socialisation, apprendre à
s’en distinguer.
L’adulte doit mettre les mots sur les sentiments, dédramatiser les situations difficiles, réorienter
l’enfant vers un autre espace de jeu. Un enfant n’ayant pas toujours le langage pour s’exprimer se
sent frustré et se met en colère, son comportement est la traduction de ses sentiments.

L’adulte doit être présent pour répondre à la demande de l’enfant, l’aider à aller plus loin dans son
cheminement.
Chaque enfant est unique d’où l’importance de le respecter pour ce qu’il est.
LE GROUPE DES GRANDS : LES CANAILLOUS

L’accueil des enfants s’effectue dans la salle de vie, il est individualisé afin d’entretenir une relation
avec le parent dans le temps d’échange des informations concernant l’enfant.

Tout comme le groupe des bébés et des moyens, l’adaptation fait partie de l’accueil. C’est un
accueil progressif dans lequel l’enfant va découvrir tous les moments forts de la vie collective avec
des temps de présence de plus en plus long, jusqu’à l’intégration définitive de l’enfant.
L’auxiliaire qui prend en charge l’adaptation de l’enfant est alors référente de celui-ci. Cet
accompagnement progressif permet à l’enfant d’établir un lien entre son milieu familial et celui de la
collectivité, de s’habituer à un nouveau lieu et de nouveaux repères, de faire connaissance avec des
adultes et surtout avec d’autres enfants.
78
78 Pour la référente, l’adaptation permet de mieux connaître l’enfant et ses habitudes et ainsi
d’atténuer les effets négatifs du changement. Répondre à ses besoins affectifs, ses besoins de
présence pour rassurer et consoler.

A- Répondre aux besoins physiologiques des enfants

1- L’alimentation :

Collations et goûters sont indispensables dans la journée. C’est pourquoi nous proposons une
collation en matinée, vers 9h15, afin de répondre également au besoin d’hydratation de l’enfant.
C’est aussi l’occasion, pour les enfants, de faire une pause dans la matinée. Un goûter dans l’après-
midi est également proposé à 16h.

Rôle de l’adulte :
- proposer sans forcer l’enfant est dans la diversification du goût et des textures
alimentaires
- proposer une certaine diversité alimentaire, pédagogie de la découverte du goût,
éviter la monotonie.

a. Le repas

En dehors du fait de manger, le repas est un moment riche en sensation (découverte du goût et
des textures).
Le repas doit être un moment de plaisir. La préparation au repas est importante car il est difficile
pour l’enfant de passer d’un moment de « jeu » à un moment calme. Préparer ce temps par le biais
d’histoires ou bien montrer le menu aux enfants par l’intermédiaire de photos est nécessaire.
Le repas est un moment de socialisation, ce temps fort est aussi l’occasion d’un travail tant sur le
plan éducatif que sur le plan cognitif. Le comportement de l’adulte autour de l’alimentation doit
être en phase avec le développement de l’enfant.
Dans un souci de qualité et de suivi des enfants, le rôle des auxiliaires référentes a toute son
importance car elles prennent en charge leur groupe d’enfants respectifs et assurent un travail
autour des enfants sur l’autonomie à table.

A cet âge (l’âge du non), l’enfant trouve dans la nourriture un moyen de s’opposer à l’adulte. Son
régime alimentaire ne nécessite plus de menu spécial. Il peut goûter à tout sans problème.
Le repas est pris en groupe, régularité et encadrement sont assurés par l’adulte qui en instaure le
déroulement. Les plats proposés sont variés. L’adulte a un rôle important durant cette période car
les goûts et dégoûts alimentaires, tout comme le comportement à table se transmettent par simple
imitation. Les temps de repas doivent être des moments de plaisir, à table les enfants observent,
imitent et testent. Ils sont sensibles aux ambiances et aux attitudes. Ce que demande l’adulte à
l’enfant c’est : apprendre à se tenir à table et respect de la nourriture. Tout comme une activité, le
déroulement du repas doit être verbalisé, chaque action commentée impulse un rythme autour du
repas (l’entrée, le plat principal, le dessert).

b. L’autonomie à table

L’autonomie à table se gère en rapport avec les capacités de l’enfant. A cet âge le seuil de tolérance
maximum pour rester assis à table est de 30 minutes environ. Passé ce délai, les enfants s’agitent
et jouent.
Les enfants sont installés de telle sorte qu’ils puissent tous se voir pendant le repas afin de
permettre l’échange et le mimétisme (imitation dans la nourriture, les plus grands servent de
modèle aux plus jeunes).
79
79 Un enfant perturbateur sera isolé du groupe le temps pour lui de comprendre que son attitude n’est
pas acceptable vis-à-vis des autres, l’intervention de l’adulte doit être claire et calme, évitant les
cris.

c. Les causes de régressions

L’adulte doit tenir compte des phases de régressions comme dans tout développement de
l’autonomie.
Face à ces régressions, l’adulte doit verbaliser ses actions et son accompagnement envers l’enfant
et le groupe d’enfants.
Les causes de régressions peuvent être engendrées par :
- la fatigue (suite d’une maladie ou d’une mauvaise nuit)
- des problèmes familiaux
- une naissance ou tout autre événement pouvant perturber l’enfant.
Au travers de ces éventualités, l’enfant s’exprime peu par le langage, il agit. Ce sont ces
comportements qui traduisent des changements, à l’adulte de rester réceptif pour contenir ces
attitudes de l’enfant.
Attention les goûts et dégoûts alimentaires, tout comme les comportements à table, se
transmettent par simple imitation, l’adulte ne doit pas verbaliser ses propres préférences
alimentaires.

d. La présentation du repas

Le repas est servi dans des plats par table. La présentation divise la viande ou le poisson, des
légumes pour la notion de différenciation. Si l’enfant souhaite mélanger le tout, ce sera selon ses
préférences, l’adulte respecte alors son apprentissage du goût.
L’adulte apprend à connaître les goûts des enfants et gère les quantités en permettant à l’enfant de
se servir seul.

e. Gérer les situations difficiles

Dans le cas où l’enfant refuse de goûter un aliment pour raison X , l’adulte doit lui proposer de faire
l’effort de goûter une petite quantité, afin de savoir réellement si celui-ci apprécie ou non l’aliment
proposé. L’adulte doit être clair dans sa formulation « juste 1 cuillère et après seulement tu
pourras dire non….. »
2- Le sommeil et l’endormissement

Concernant le groupe des grands, le temps de repos est instauré systématiquement après le repas.
Les enfants se déshabillent seuls ou avec l’aide de l’adulte si nécessaire.
L’adulte commence ensuite les changes des enfants, c’est un moment d’intimité entre l’adulte et
l’enfant, un moment de soin individualisé.
Ensuite un petit temps de regroupement est proposé pour le petit rituel de l’histoire ou de la
chanson selon la préférence des enfants.
L’installation dans le dortoir se fait dans le calme, les enfants y retrouvent leur lit personnel. Les lits
sont toujours disposés de la même manière afin d’installer la notion de repères dans l’espace pour
les enfants.
Les enfants retrouvent dans le dortoir leur doudou et sucette dans les lits respectifs, retrouver les
80
80 odeurs familières qui facilitent l’apaisement et l’endormissement.

Le rôle de l’adulte :
L’adulte doit toujours tenir la même ligne de conduite pour l’accompagnement des enfants au
dortoir. Assurer une présence qui rassure, les enfants peuvent être angoissés dans la pénombre.
Il veille au confort général de l’endormissement, les enfants sont couchés en body et sont couvert
pendant la sieste, le dortoir est à température ambiante de 18° à 19°.
Une fois couchés, l’adulte passe de lit en lit, veille à ce que les enfants soient confortablement
installés. Calmés et rassurés par ces rites et une présence attentive, chaque enfant s’endort à son
rythme, puis se réveille au gré de ses besoins.
L’endormissement d’un enfant ne doit pas excéder 30 minutes, si celui-ci ne s’endort pas, l’adulte
doit le lever dans la mesure où il risque de perturber les enfants endormis.
Le dortoir est surveillé du début des endormissements jusqu’à la fin des levers. Cette omniprésence
permet de suivre le sommeil de tous les enfants et de respecter les réveils échelonnés de chacun.

3- Du soin corporel à l’apprentissage de la propreté

Il n’y a pas d’âge « normal » pour la propreté de l’enfant, deux facteurs doivent être observés pour
accompagner l’enfant dans cette phase importante de son développement. Il faut veiller à son
développement physique et sa maturité intellectuelle.
On observe dans le développement physique de l’enfant, le fait qu’il est acquis la marche parfaite,
qu’il monte et descende les marches d’escalier, assure un contrôle de ses muscles abdominaux
nécessaire pour le contrôle des sphincters.
Chaque enfant possède son rythme d’évolution mais l’on considère que la propreté s’acquiert
généralement entre deux et trois ans.

La période transitoire où l’enfant va sur le pot ou les WC, avec encore le besoin de porter la couche,
mérite, de la part de l’adulte, patience et accompagnement. C’est l’observation de l’adulte qui va
permettre la mise en place de la propreté en coordination avec les parents. Nous rappelons que les
parents sont les premiers éducateurs de leur enfant et que notre travail est de conseiller et
d’assurer un relais dans leur choix.

Pendant la période de l’acquisition de la propreté, l’enfant acquiert la notion d’intérieur et


d’extérieur. La propreté urinaire s’installe d’abord puis ensuite celle des selles. L’enfant a du mal à
se détacher de ce qui lui appartient, le port de la couche le sécurise.
A 2 ans, l’enfant qui devient propre, prend tout juste conscience qu’il peut attendre et se retenir,
mais il ignore tout de son autonomie. Un enfant qui fait ses selles dans les WC et tire la chasse,
peut craindre de perdre une partie de lui-même car la représentation de son corps est associée à
celle d’un puzzle. Si une pièce disparaît, l’enfant redoute alors la dispersion. Voilà pourquoi s’il se
cache pour faire caca dans sa couche, il veut tout simplement rester entier.

A la crèche, les enfants sont familiarisés avec le coin « toilettes ». Un travail de mimétisme s’intègre
car les plus jeunes observent les grands qui accèdent à ce lieu facilement. Les toilettes sont un lieu
où le respect des règles de vie s’enseigne, l’adulte apprend à l’enfant à tirer la chasse d’eau après
son passage.
L’apprentissage de tous ces gestes (se déshabiller seul, s’habiller) se fait avec la participation plus
ou moins active de l’adulte, l’objectif est l’autonomie de l’enfant.

B- Répondre à l’autonomie physique et psychique de l’enfant

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81 1- L’autonomie psychique de l’enfant

L’objectif de la crèche est d’aider l’enfant à grandir, à avoir confiance en lui-même et en ses
capacités, à se sentir en sécurité dans ce milieu de vie. L’adulte doit aussi connaître les différents
stades du développement psychologique de l’enfant pour mieux répondre à ces périodes d’angoisse,
pour accompagner l’enfant et le parent en dédramatisant les situations « difficiles ».

2- L’autonomie physique de l’enfant

L’objectif de la crèche dans le développement de ses capacités motrices et dans l’affinement de


son habilité manuelle. Il convient donc d’aménager l’espace pour répondre à ses besoins
d’exploration et de mouvance, de proposer du matériel qui permettra à l’enfant de manipuler et de
vivre ses expériences à son rythme et selon le niveau de son développement psychomoteur. Ainsi
l’enfant pourra trouver ses propres ajustements corporels.
Avec l’âge, les activités évoluent, en grandissant ses possibilités sont plus étendues. L’enfant se
déplace seul, il découvre ses copains d’âge, ses jeux font appel à la symbolisation.
Le comportement de l’adulte : il doit être présent, il permet à l’enfant d’expérimenter par ses
propres moyens. Il est disponible et à l’écoute de l’enfant en répondant à ses besoins sans le
devancer ni lui apporter toutes les solutions aux problèmes qu’il rencontre.
L’adulte doit permettre à l’enfant de se situer par rapport à l’espace, aux autres enfants et aux
adultes qui l’entourent.
L’observation est un outil privilégié pour mieux connaître l’enfant et lui proposer des expériences et
des activités adaptées à sa demande et à ses besoins personnels. Cette démarche de
reconnaissance et de respect de son individualité augmente sa motivation et son intérêt en lui
donnant envie de faire seul ou en groupe.
Pour des activités plus construites ou « dirigées » nécessitant la présence de l’adulte on prend soin
de les proposer à l’enfant sans les lui imposer, car c’est le désir de faire qui positionne l’enfant
comme acteur de son propre développement. L’enfant reste libre de participer aux ateliers
proposés.

C- Répondre aux besoins relatifs au bien être :

1- la socialisation

C’est établir des relations sociales à travers différentes activités grâce à des temps de regroupement
favorisant des échanges entre les enfants.
La crèche est un lieu très favorable à l’enfant pour sa socialisation. Elle va lui permettre de
rencontrer d’autres enfants, d’apprendre à les connaître et à communiquer, les imiter pour enfin
établir de véritables relations sociales en passant par le jeu.
En groupe l’enfant aime se mesurer à autrui, le petit copain va être :
- un modèle (on l’imite)
- un moyen (on veut l’utiliser)
- un obstacle (on veut l’éliminer)

L’enfant aime « dépasser » l’autre et ainsi se valoriser au moyen du jeu, c’est l’émulation. L’enfant a
besoin de se défouler dans des jeux pouvant être agressifs, il se libère ainsi de ses tensions et de
ses conflits intérieurs.

Le personnel propose des jeux collectifs ayant pour objectif la socialisation de l’enfant. Il y a deux
formes d’activités, celle favorisant la perception du corps (parcours psychomoteur, danse ..) et celle
encourageant l’habilité manuelle et l’expression créative.
L’adulte doit aussi dialoguer avec l’enfant, l’écouter et imposer des limites.
82
82
Les temps de regroupement favorisant les échanges sont :
- les rondes, les histoires, les chansons…..
- les activités de manipulations et de découvertes …..
- les sorties extérieures (jeux au dojo, promenades dans le parc, sortie au zoo….)
- tous les moments forts où le groupe d’enfants doit respecter le cadre collectif dirigé par l’adulte.

Les moments de regroupement entre le groupe des explorateurs et celui des canaillous permet une
interaction qui sera bénéfique pour la stimulation réciproque, invitant les plus grands à jouer un rôle
d’initiateurs et les plus petits à faire comme les grands.

2- l’importance du jeu libre

Ce sont des moments importants pour la construction et le développement de sa personnalité. Il


est important de créer un environnement riche et sécurisant par le biais de petits coins aménagés
pour que l’enfant puisse investir ses propres jeux selon ses envies et à son rythme. Des jeux et
jouets sont mis à la disposition pour qu’il puisse développer l’éveil de ses cinq sens selon ses désirs.
Ces moments permettent aussi aux enfants de prendre l’initiative ou non d’aller vers l’autre et de
répondre lui-même à son besoin de curiosité sans une intervention directive de l’adulte, qui doit
rester observateur dans le jeu de l’enfant et se doit d’intervenir lors de moments pouvant être trop
agressifs. L’enfant perçoit l’observation de l’adulte comme un soutien et un contenant. Ces temps
sont une source d’évolution vers la socialisation.

Un groupe d’enfants peu important permettra des échanges plus riches dans la communication à
l’autre et l’on évite un trop grand groupe pouvant entraîner des conflits entre les enfants. C’est pour
cela qu’il faut proposer différents espaces aménagés ayant des thèmes hétérogènes, facilitant ainsi
le décloisonnement du groupe d’enfants et de laisser circuler les enfants vers leur choix de jeu et
préférence.

D- Le développement affectif et social de l’enfant de 2 à 3 ans

Au cours de la troisième année, l’enfant affirme sa personnalité. On observe :


- la construction du moi, l’enfant se sent distinct d’autrui, cette prise de conscience atteint son
apogée à 3 ans, l’enfant utilise le « moi » et le « je ».
- le développement de l’autonomie, l’enfant veut faire seul, il acquiert la propreté, il apprend à se
déshabiller seul et mange seul.

Dans la quête d’identité, après la phase d’opposition, l’enfant cherche l’approbation de l’adulte, il
veut plaire.
Le rôle de l’adulte : il doit aider à s’affirmer, lui expliquer les règles de vie en collectivité, les
interdits statués dans l’encadrement des enfants et les limites posées au groupe. Il faut être clair
dans les comportements et attitudes des adultes.

Les limites

Les règles en collectivité servent à sécuriser l’enfant dans ses démarches, l’adulte qui intervient
avec l’enfant ne doit pas douter de ses capacités à se faire respecter et écouter des enfants.
Sur le groupe des moyens et des grands, l’adulte est l’élément régulateur, le recours en cas de
difficulté ou de conflit grave.
A cet âge, le désir fait appel à l’adulte, celui-ci doit répondre immédiatement dans certains cas
83
83 (l’enfant est alors satisfait) ou en différé (c’est l’apprentissage des règles en collectivité). Mais dans
tous les cas, l’adulte doit répondre, c’est la condition pour que se maintienne un climat de confiance
et le sentiment de sécurité.

E- Répondre aux besoins relatifs à l’affirmation de sa personnalité

1- Etre reconnu comme une personne

Il faut être attentif à chaque individu et profiter des moments de communication duelle même
courts. Accueillir l’enfant par son prénom, le regarder en face en lui parlant (s’accroupir pour avoir
le regard de l’adulte au niveau du regard de l’enfant), l’écouter, l’accompagner dans ses jeux,
s’émerveiller avec lui, saisir ses intentions pour relancer son activité. L’enfant développera
harmonieusement ses capacités dans la mesure où il a été reconnu par son entourage comme une
personne. Il acceptera les règles et respectera l’autre.

2- Se mouvoir

L’enfant est un être en mouvement permanent. Mais le jeune enfant est incapable physiquement de
maintenir longtemps une posture et d’autre part il ne peut fixer que peu de temps son attention sur
une activité.
Les moments d’activité motrice doivent être fréquents et variés pour permettre l’appropriation de
l’espace avec ses composantes, mais aussi l’appropriation du matériel mis à disposition.
Nous aménageons l’espace de manière à répondre aux besoins de mouvance des enfants
(structures de jeux moteurs, jeux extérieurs, promenades, activités psycho-motrices au dojo
notamment, aménagement en coins qui offre des espaces favorisant le jeu symbolique tel le coin
dînette, le coin poupée, le coin construction…).
La forme essentielle de l’activité de l’enfant est le jeu. C’est en jouant que l’enfant prend conscience
du réel, qu’il s’implique dans l’action, qu’il élabore son jugement, son raisonnement et également
qu’il assimile les rôles et statuts sociaux en s’identifiant aux adultes.
A la crèche, toutes les activités sont ludiques (jeux sensoriels et moteurs, jeux symboliques, et
d’imitation ou d’imagination).
L’équipe qui encadre les enfants fait de la structure un milieu riche, en créant des coins de jeux
spécifiques permettant l’expérimentation comme : manipuler, transporter…Toutes les occasions
seront saisies pour explorer par le jeu les possibilités non seulement des objets et des jouets mais
aussi du corps et de la voix.
L’adulte met à la disposition des enfants des jouets et objets qui font appel à leur expérience
antérieure et à ses intérêts (imitation des aliments, vêtements…) qui introduisent le jeu symbolique
dans lequel l’enfant transforme le réel selon ses besoins, il utilise l’imitation différée.
Ces jouets développent le jeu et l’imagination de l’enfant.
3- Le langage

A partir d’un an, l’enfant va utiliser le mot-phrase. C’est un mot significatif qui résume toute une
phrase. C’est l’intonation de la voix de l’enfant qui permet à l’adulte de décoder le sens du mot.

A 15/24 mois
L’enfant utilise le langage significatif, c’est l’association de deux mots.
Ex : papa pati / bébé bobo.
Cette étape du langage, pour l’enfant, correspond à des situations bien précises.

Vers 18 mois, l’enfant peut dire jusqu’à huit mots, il déforme souvent, d’où une compréhension
difficile pour l’adulte.
84
84 Pour aider l’enfant dans l’acquisition et le développement du langage, l’adulte doit nommer les
objets qu’il présente, les couleurs et les formes. Ainsi l’enfant fait une association entre le mot et
l’objet.
L’adulte ne doit pas être trop exigeant dans le langage avec l’enfant, il ne doit pas lui parler
« bébé ».

A 2/3 ans
A partir de 2 ans c’est l’explosion du vocabulaire. Progressivement, l’enfant élargit son répertoire
verbal, il utilise le verbe et fait des phrases explicites.
Ex : poupée à Lili couchée.
A 3 ans l’enfant maîtrise le langage, le vocabulaire est plus riche et les phrases grammaticales se
construisent : sujet, verbe, complément.

Les premières communications s’établissent par le regard, les mimiques, les gestes. L’adulte doit
rester attentif aux manifestations diverses telles que les pleurs, les cris, et le repli sur soi.
La place de l’enfant dans la collectivité est marquée par la communication. L’adulte s’adresse à
l’enfant le plus possible de manière individualisée, l’enfant intègre les consignes simples.

Ainsi pour faciliter la communication, il faut multiplier les interactions et amener les enfants à
accepter le compagnonnage (relation sociale). On favorise le rapprochement au travers des jeux,
les enfants sont ensembles dans des espaces aménagés.

4- Marquer sa position

Le jeune enfant est agressif quand il se sent menacé dans la possession d’un jouet, dans son
territoire ou dans son action. A l’âge de 2 ans ces attitudes de pousser l’autre et de taper sont
fréquentes. L’enfant ne prête pas, il ne collabore pas avec l’autre.
La variété des stimulations à la crèche va lui permettre peu à peu de connaître et d’accepter l’autre.
L’élaboration d’activité commune (jeu libre et jeu collectif) perdrait de sa valeur si elle était
accomplie par un enfant seul.
Les anniversaires et les activités diverses insèreront progressivement l’enfant dans la vie collective.
Pour bien marquer sa présence dans la collectivité et dans le groupe, chaque enfant possède des
casiers individuels dans lesquels ils rangent leurs affaires personnelles, l’équipe dispose de « logos
individuels » qui permettent aux enfants de se repérer et d’être plus autonome comme par
exemple : laisser les enfants ranger leur serviette de table au porte-serviettes où chaque accroche
possède un dessin que l’enfant aura choisi et qui le représentera, ce même dessin sera utilisé pour
tout autre besoin où l’enfant a besoin de se situer (pour les lits...).

Ainsi pour que l’enfant sache marquer son identité, l’aménagement de la salle doit lui permettre un
va et vient entre les activités individuelles et collectives lui offrant la possibilité selon le moment et
l’humeur de s’isoler pour jouer seul, de regarder les autres sans pour autant participer à l’activité,
d’agir à côté.
La salle sera donc organisée en espaces différents pour pouvoir se déplacer, se reposer et se
retrouver avec les autres, pouvoir agir avec son corps « faire comme… » C’est-à-dire imiter l’adulte,
toucher, regarder, manipuler, dessiner être maître de son expérience et faire de l’enfant un
explorateur.

CONCLUSION

Le travail de réactualisation du projet pédagogique initial s’inscrit dans une réflexion menée par
l’ensemble de l’équipe, lors de réunions.
85
85
Ainsi nous avons construit autour de ce projet toute une organisation pour répondre aux différents
critères que nous nous étions fixés à savoir tout ce qui concerne le travail au quotidien auprès des
enfants (sommeil, alimentation, accueil, comportement, activités…), le comportement professionnel,
le travail en équipe et le travail autour de la parentalité et de la place des parents dans une
structure Petite Enfance.

Ce projet pédagogique n’est pas figé. Pour mieux répondre aux besoins des enfants en pleine
évolution et au questionnement des professionnelles confrontées à son application au quotidien, il
peut faire l’objet de discussion lors des réunions organisées sur les différentes équipes.
86
86
87
87

LE REGLEMENT DE

FONCTIONNEMENT DES

MULTI-ACCUEILS
Charte d’accueil du jeune enfant
La charte d’accueil du jeune enfant de la Communauté des Communes Axe Sud est le fruit d’une réflexion
élaborée lors de groupes de travail réunissant l’ensemble des professionnels petite enfance de la collectivité.
Elle permet d’affirmer notre volonté mise au service de l’accueil du jeune enfant, de sa famille et de
participer à la reconnaissance de notre identité professionnelle. Elle symbolise notre engagement.
Nous, professionnelles de la petite enfance, nous nous engageons à :
- Accueillir l’enfant et sa famille dans leur individualité grâce à une relation professionnelle.
- Respecter chaque enfant dans sa globalité
- Répondre aux besoins fondamentaux de l’enfant
- Encourager, chez l’enfant, l’estime de soi
en garantissant sa sécurité physique et affective
88
88 en l’accompagnant dans son développement et sa créativité
en favorisant son autonomie

Conclusion
Cette charte ne peut s’envisager que dans une relation de confiance mutuelle (enfant-parent-
professionnelle) élaborée à partir d’une reconnaissance réciproque.
Règlement applicable du 25 août 2010 à fin juillet 2011

Le règlement de fonctionnement fixe les conditions de fonctionnement des crèches de


la Communauté de Communes Axe Sud et les dispositions financières liées à l’accueil
des enfants. Il vous est remis par la directrice de la crèche.
Vous voudrez bien attester en avoir pris connaissance en signant l’accusé réception de
ce règlement et en le retournant aux directrices de structures.

Préambule
Votre enfant va être prochainement accueilli dans une des crèches de la Communauté de Communes Axe
Sud.
Nous allons faire en sorte que les heures qu’il passera dans l’établissement soient profitables à son
épanouissement et à son développement physique, intellectuel et psychique. Ce règlement va vous
permettre de connaître la réalité de fonctionnement de cette structure.
Ces structures multi accueil sont gérées par la Communauté de Communes Axe Sud, depuis le 1 er janvier
2006. Elles relèvent de l’autorité de Monsieur le Président de la Communauté de Communes.
Ces structures ont pour vocation d’accueillir les enfants à compter de la fin du congé post-natal de la mère
jusqu’à sa scolarisation. Elles peuvent être envisagées comme un mode d’accueil collectif régulier (crèche),
occasionnel (halte garderie) ou d’urgence pendant les périodes d’activités de leurs parents ou selon les
besoins spécifiques des familles.
Elles fonctionnent conformément :
• Aux dispositions du Décret N°2007-230 du 20 février 2007, relatif aux établissements et services
d’accueil des enfants de moins de 6 ans et modifiant le chapitre V, section 2, du titre 1er du livre II du
Code de la Santé Publique et de ses modifications éventuelles,
• Aux instructions en vigueur de la Caisse Nationale des Allocations Familiales, toute modification étant
applicable,
• Aux dispositions du règlement intérieur ci-après.

Les directrices tiennent à votre disposition le projet


pédagogique de la structure, ainsi que le projet
d’établissement comprenant le projet éducatif, le projet
social et les compétences du personnel. N’hésitez pas à le
demander.
I. FONCTIONNEMENT DES ETABLISSEMENTS
Article 1 : Modalités d’inscription
Pour toute demande d’inscription dans une structure petite enfance de la Communauté de Communes Axe
Sud, les familles doivent compléter un formulaire de pré inscription.
Ce document peut être retiré au service petite enfance Axe Sud, 83 route de Frouzins à ROQUES/GARONNE
ou directement sur les structures auprès des directrices et sur rendez-vous.
L’inscription pour une demande de place en crèche ou en halte garderie est effective, dès lors que les
parents ont confirmé la naissance de leur enfant dans le mois suivant celle-ci (envoi de l’acte de
naissance).
Critères d’admission :
89
89 • habiter une commune de la Communauté de Communes Axe Sud (sauf sur dérogation du Président
de la Communauté de Communes, ou l’un des Maires d’une des communes membres)
• la date de réception de l’acte de naissance vaut confirmation d’inscription.
• La disponibilité des places dans les structures
• L’âge de l’enfant au regard de cette disponibilité
• L’antériorité de la demande

Priorités données :
• Lorsque les deux parents sont actifs (travail, études, formation)
• Aux parents porteurs d’un handicap ou à accueillir au titre de la protection de l’enfance (urgence)
• Aux parents isolés, en recherche d’emploi, congé parental (halte garderie)

La commission d’affectation :
Elle se réunit une fois par an, début mai. Les dossiers sont examinés un à un selon les priorités ci-dessus.
A l’issu de cette commission, des courriers sont envoyés à l’ensemble des familles, précisant la suite
favorable ou défavorable à leur demande. Pour les réponses négatives, une note d’information est remise
présentant les Relais Assistantes Maternelles (RAM).

Article 2 : Admission et adaptation


Les enfants peuvent être accueillis de l’âge minimum de 10 semaines jusqu’à leur
scolarisation.

1-Un dossier d’admission doit être complété par les familles, il comprend :
Une fiche de renseignements précisant notamment les coordonnées des employeurs et les numéros de
téléphone où l’on peut joindre les parents en cas d’urgence. Cette fiche de renseignements devra être
mise à jour impérativement dès qu’un changement interviendra.
Quand l’autorité parentale est partagée, la copie de l’acte le justifiant est à joindre aux différentes pièces
qui constituent le dossier d’admission.
L’engagement de vaccination pour les vaccins obligatoires ou un certificat médical de contre-indication
ou l’autorisation de vaccination, le cas échéant.
L’autorisation d’intervention médicale en cas d’urgence, l’adresse et le numéro de téléphone du médecin
traitant de l’enfant.
Les autorisations pour des sorties organisées par l’équipe de l’établissement sont signées par les parents
en début d’année.
Autorisation d’utiliser des photos ou des documents audiovisuels pris dans le cadre de la structure pour
illustrer des informations publiques.
L’engagement signé par les parents de se conformer au règlement intérieur.
 Autorisation du médecin de famille mentionnant que l’enfant est apte à fréquenter un lieu collectif
(uniquement pour les haltes garderie).
Par ailleurs, des pièces administratives doivent être fournies par la famille pour l’admission :
Le livret de famille.
Un extrait d’acte de naissance de l’enfant avec toutes mentions marginales, justifiant l’établissement du
lien de parenté et de l’autorité parentale.
Les justificatifs du domicile des parents et de l’enfant.
Les photocopies des pièces justificatives des ressources du foyer.
La photocopie de l’attestation d’assurance responsabilité civile.
La photocopie de la carte d’immatriculation à la CAF. Pour les haltes garderie, autorisation du médecin de
famille mentionnant que l’enfant est apte à fréquenter un lieu collectif.
 Dans le mois suivant l’admission, tout dossier incomplet ou non signé par les
parents, entrainera l’annulation de l’admission.

2- La visite médicale
90 L’admission de votre enfant n’est définitive qu’après l’avis du médecin de l’établissement,
90
intervenant à l’issue d’un examen médical en présence des parents. Cette visite aura lieu après la
réponse de la commission d’affectation. Lors de la visite médicale d’admission, le médecin vous demandera
de présenter le carnet de santé de votre enfant.
Les enfants doivent être soumis aux vaccinations obligatoires prévues par les textes en vigueur. Une contre
indication devra être attestée par certificat médical.
L’accueil d’un enfant porteur de handicap ou de maladie chronique se prépare avec la famille, le
médecin qui suit l’enfant, le médecin de la crèche et le personnel chargé de l’accueillir.
Ce n’est qu’après la visite médicale que la responsable de la structure vous confirmera
l’admission définitive de votre enfant.

3- Les modalités d’accueil


Afin de permettre à votre enfant et à vous-même de faire connaissance avec ce nouveau lieu qu’est la
crèche, votre enfant est intégré progressivement dans l’établissement avec votre participation, durant une
période d’adaptation d’une durée de 10 jours en moyenne et avec des horaires de présence progressifs.
C’est une période obligatoire car indispensable à l’enfant, aux parents et à la professionnelle référente de
l’accueil afin de permettre une intégration en douceur et à la construction d’un lien de confiance.
Ce temps demande de la disponibilité et sa durée sera variable suivant l’âge de l’enfant, les réactions à la
séparation et selon le projet propre à chaque structure.
Cette période d’adaptation fait partie intégrante du contrat. Le 1er jour d’adaptation fait démarrer le contrat.
Cette période est modulable selon les situations et le protocole d’accueil passé avec vous.

Article 3 : L’équipe
Une équipe pluri-professionnelle accueille les enfants et leurs parents. Dans le projet
d’établissement du service petite enfance, vous trouverez une rubrique « compétence du
personnel »

1- La direction
La direction de chaque établissement est confiée à une personne titulaire du diplôme d’état d’infirmière,
infirmière puéricultrice, ou éducatrice de jeunes enfants.
Elle élabore le projet pédagogique de la structure et assure l’organisation du travail, l’encadrement et la
formation du personnel.
Elle accueille les parents et gère au quotidien les présences et les suivis santé et éducatif des enfants.
La continuité de la fonction de direction est assurée par la directrice adjointe lors des absences de la
directrice.

2- L’équipe de la crèche
L’équipe pédagogique qui prend en charge les enfants est constituée conformément aux dispositions des
décrets n°2000-762 du 1er août 2000 et 2007-230 du 20 février 2007 : permanente et composée de
professionnelles de la petite enfance dont :
• Educatrice de jeunes enfants
• Auxiliaires de puériculture qui prennent en charge (surveillance et soins) les enfants individuellement
et en groupe.
• Adjoints techniques : aides éducatrices ou aides auxiliaires (CAP petite enfance…)
• Adjoints techniques : les agents techniques chargés de l’entretien des locaux, entretien du linge,
préparation cuisine).
• Une psychologue.
• Médecin pédiatre.

Article 4 : Fréquentation des établissements

1- Horaires d’ouverture
91
91 Les établissements sont ouverts tous les jours du lundi au vendredi de 7h30 à 18h30 sauf les
jours fériés (sans déduction - pentecôte est un jour férié) et les 3 jours exceptionnels par an décidés par le
Président de la COMMUNAUTE DE COMMUNES (il s’agit de 3 jours à l’occasion de ponts - avec déduction).
L’accueil des enfants se fait de 7h30 à 18h15.
Les enfants pourront être admis dès 7 h 30. Au-delà de 9 h 00 les parents seront tenus d’informer la
directrice de la présence retardée ou de l’absence éventuelle de l’enfant.
Les contrats horaires démarreront au plus tard à 9 h 00 et termineront au plus tôt à 17 h 00.
En journée, tout départ anticipé d’un enfant ne pourra s’envisager qu’à la condition de prévenir la directrice
et de respecter les heures de sieste de l’enfant (et ainsi du groupe).
Afin que votre enfant puisse être accueilli dans les meilleures conditions, vous êtes invités à l’accompagner
au plus tard à 9 h 15. Au-delà les enfants ne pourront être acceptés (pour des raisons d’organisations
internes et du respect des activités organisées dans les sections.)
Le soir, l’arrivée des parents ne pourra s’envisager au-delà de 18h15, car il est souhaitable qu’un temps de
transmission de qualité soit préservé en fin de journée, pour le respect de chacun.
La fréquentation de la structure sera établie en terme de contrat entre l’établissement et la famille. Ce
contrat a pour objectif de notifier les horaires d’admission de chacun afin d’organiser au mieux l’accueil et
la sécurité du groupe d’enfants.
En cas d’absence des parents à la fermeture de l’établissement, si ces derniers n’ont pas prévenu la
directrice, et en cas d’absences répétées au-delà d’un ¼ d’heure, ils devront payer la somme forfaitaire de
20 euros pour toute heure entamée.
Pour des raisons de bien être de votre enfant, nous estimons qu’une journée d’accueil de 10
heures est un maximum recommandé.
La Communauté de Communes Axe Sud, via la directrice de la structure, signalera aux familles tout projet
de fermeture pour congés annuels.
Nota bene : La crèche est fermée 5 semaines (4 semaines en été et 1 en décembre). Elle sera ouverte 228
jours ouvrés pour l’année 2010-2011.

2- Dispositions exceptionnelles de fermeture des établissements


Des dispositions exceptionnelles de fermeture d’établissements peuvent être prises par le Responsable du
Service Petite Enfance (travaux, grèves…).

3- Fréquentation de l’établissement
L’établissement est un lieu multi accueil. Il propose trois types d’accueil :
• Un accueil régulier qui permet de recevoir les enfants à temps complet ou à temps partiel dans le
cadre du respect de la réglementation.
Tous les établissements proposent un accueil de quatre ou cinq jours par semaine. Certains d’entre
eux proposent aussi une possibilité d’accueil de trois, deux ou une journée par semaine.
• Un accueil occasionnel, correspondant à un besoin d’accueil ponctuel, à raison de deux demi
journées par semaine ou moins (halte garderie).
Des créneaux supplémentaires peuvent être proposés aux parents selon les absences et congés.
Les directrices des structures proposeront selon les disponibilités, des créneaux horaires aux parents
des enfants inscrits en halte garderie. De même les parents auront la possibilité de demander au jour
le jour des créneaux supplémentaires.
Pour les accueils en demi-journée, le cadre horaire se décline ainsi :
8h30 /12h00 et 12h30/17h30
Toutefois un enfant pourra être inscrit sur un temps repas, sur des créneaux
supplémentaires, en plus de son contrat de base.
• Un accueil d’urgence, pour répondre aux besoins des familles en situation difficile.
Pour que l’accueil des enfants soit organisé de façon optimale, leurs jours de fréquentation sont établis
contractuellement par écrit, entre leurs parents et la directrice de l’établissement.
En cas de modification de la situation professionnelle d’un des parents ou selon le souhait exprimé par
la famille, la périodicité de l’accueil de l’enfant peut changer sous réserve de place disponible et sous
condition d’un planning de présence fixé avec la directrice.

4- Absences de l’enfant
92 Pour faciliter l’organisation de l’accueil et de la vie du groupe d’enfants, il est important que vous préveniez
92
la crèche, avant 9h 30, de l’absence ou de l’arrivée tardive de votre enfant.
Lors d’une absence pour cause d’hospitalisation de votre enfant, vous voudrez bien prévenir la crèche le
jour même et transmettre un bulletin d’hospitalisation dans les meilleurs délais.

Article 5 : Santé
Le médecin de l’établissement en collaboration avec la directrice de la structure assure le suivi préventif
des enfants accueillis. Il veille à leur état de santé en lien avec le médecin traitant de chaque enfant auquel
il ne se substitue pas. Les parents sont invités à préciser par écrit les coordonnées du médecin traitant de
l’enfant.

1- Vaccinations
Les obligations vaccinales doivent être respectées pour que l’enfant puisse fréquenter la structure (vaccins
contre la diphtérie, le tétanos, la poliomyélite).
Plusieurs autres vaccinations sont vivement recommandées (notamment, les vaccins contre la coqueluche,
la rougeole, la rubéole, les oreillons, le vaccin contre l’haemophilus B, les vaccins contre l’hépatite B, le
pneumocoque, la gastro entérite à rota virus).
En cas de non-respect des vaccinations obligatoires, votre enfant ne pourra être accueilli en crèche, sauf s’il
présente une contre indication à ces vaccinations attestée par un certificat médical.
RAPPEL : Les effets secondaires de la vaccination ne sont pas considérés comme une maladie
et donc ne font pas l’objet d’une éviction.

2- État de santé de votre enfant


Vous devez veiller à informer le médecin de votre enfant qu’il est accueilli en collectivité afin qu’il puisse
limiter au strict indispensable le nombre de médicaments devant être donnés dans l’établissement.
Lorsque cette prise de médicaments est indispensable au cours de l’accueil et que la poursuite de l’accueil
est compatible avec le bien-être de votre enfant, vous devez fournir l’ordonnance du médecin datée et
signée précisant le nom et prénom de l’enfant avec poids noté, posologie clairement rédigée spécifiant voie
d’administration et date de prescription. Cela permettra un contrôle de la durée du traitement et ainsi que
sa validité.
Aucun médicament ne peut être donné à votre enfant si l’ordonnance est incomplète,
ancienne, si les parents fournissent plusieurs ordonnances ou si une éventuelle modification
par le pharmacien n’a pas été notée (ex : délivrance de médicament générique) et si les
médicaments ne sont pas dans leur emballage d’origine. Les parents devront fournir un flacon
neuf pour un traitement antibiotique.
Aucun médicament ne sera administré à votre enfant sans ordonnance sauf dans le cadre du protocole
médical d’urgence établi par le médecin de la crèche.
Un traitement prescrit deux fois par jour, dégage la crèche de toute administration (le traitement sera pris
au domicile).
Tout traitement sera soumis à l’appréciation du médecin pédiatre de la structure et sera donné si et
seulement si son administration est compatible avec l’accueil collectif.
Sous ces conditions, l’aide à la prise de médicaments est organisée sous la responsabilité de la directrice
d’établissement (infirmière puéricultrice) ou d’une infirmière qui s’assurera de la collaboration des auxiliaires
de puériculture pour l’aide à la prise des médicaments.
Il est exigé que tout enfant présentant des troubles médicaux au domicile, fasse l’objet d’une consultation
avant sa venue en collectivité (fièvre, vomissement, diarrhée, éruption cutanée…)
Il est possible que tout enfant porteur d’une maladie chronique présentant des signes spécifiques, en
rapport avec sa pathologie, puisse ne pas être accepté si son état général inquiète la professionnelle qui
l’accueille (elle-même se référant au protocole médical établi par le pédiatre de la structure).
Il est rappelé que tout enfant fébrile ou porteur d’un symptôme interpellant notre vigilance le matin à son
arrivée, pourra être admis si son état est compatible avec son accueil en collectivité. Cependant, si la fièvre
persiste à la crèche, seule une consultation médicale, validerait son accueil du lendemain.
Si l’enfant présente des troubles pathologiques en cours de journée dans la structure, il pourra lui être
donné des médicaments conformément au protocole médical individuel de l’enfant ou de celui de
93
93 l’établissement (par exemple : du paracétamol en cas de fièvre). La famille sera invitée à venir chercher
son enfant afin qu’il soit examiné par le médecin de famille ou autre.
Pour un enfant qui a quitté l’établissement la veille au soir avec de la fièvre, la puéricultrice
est en droit de demander à son arrivée, un certificat médical en fonction de l’état général de
l’enfant.
Par ailleurs, en cas d’urgence, le médecin de crèche pourra être alerté ainsi que le médecin traitant. Si
l’urgence présente un risque vital, les gestes à accomplir seront fait et les secours d’urgences alertés.
Toute absence de l’enfant pour maladie fera l’objet d’un certificat médical déposé dans les 48 heures,
précisant qu’il est convenu de soigner l’enfant au domicile parental.
Lors du retour en crèche d’un enfant préalablement malade, un certificat médical attestant du retour
possible en collectivité sera exigé, précisant le nombre de jours d’absence préconisé.
Tout accident, chute, vaccination récente ou traitement en cours (ex : vitamines, antibiotiques,
kinésithérapie), doivent être signalé au personnel de l’établissement dès l’arrivée de votre enfant.
De même, tout médicament donné par vous-même devra être signalé au personnel (ex : médicament pour
faire baisser la fièvre).
En cas de maladie contagieuse ou de maladie grave de votre enfant, vous devez
immédiatement prévenir le ou la responsable. Cette information sera transmise au médecin de
l’établissement qui a pour mission de veiller à l’application des mesures préventives d’hygiène générale et
des mesures à prendre en cas de maladie contagieuse ou d’épidémie, ou d’autres situations dangereuses
pour la santé.
Il prescrira les mesures de précautions utiles pour préserver la santé de votre enfant, des autres enfants,
de leur famille et du personnel.
Si votre enfant présente, à l’arrivée, un symptôme inhabituel, les auxiliaires en charge de l’enfant se
réfèreront aux consignes mises en place par le médecin et le ou la responsable de l’établissement.
Ces derniers évaluent si l’état de santé de l’enfant est compatible avec son accueil en collectivité. En
conséquence, ils ou elles peuvent être amenées à vous demander de garder votre enfant malade à
domicile.
Certaines maladies, du fait du risque de contagion, entraînent une éviction de la crèche (vous
trouverez en annexe un tableau récapitulant les différentes modalités d’éviction).
Pour son retour à la crèche après une maladie contagieuse, le ou la responsable peut être amené(e) à vous
demander la présentation d’un certificat médical attestant la guérison de votre enfant.
En cas d’accident ou lorsque l’état de votre enfant nécessite des soins d’urgence, le personnel de
l’établissement prend toute mesure de soins ou d’hospitalisation d’urgence selon le protocole d’urgence
élaboré par le médecin de la crèche et vous informe immédiatement de la situation.

Signalez tout changement d’employeur et le numéro de téléphone auquel on peut vous joindre
en cas d’urgence.

Si votre enfant est porteur d’un handicap :


- vous devez en informer les directrices, qui appliqueront à votre facture un taux d’effort différent de
celui prévu initialement. Il en est de même si vous avez un autre enfant handicapé.

- Quelque soit son handicap, un protocole d’accueil individualisé devra être établi avant l’admission de
votre enfant.
Article 6: Alimentation
1- Allaitement
La poursuite de l’allaitement maternel, soit au sein, soit par du lait tiré, est possible dans les
établissements, dès lors que la mère le souhaite.
Les conditions de l’allaitement au sein, de tirage du lait, de son transport, de sa conservation et de son
utilisation sont déterminées en lien avec le médecin de la crèche et la directrice de l’établissement. Un
protocole devra être signé par les parents.

2- Préparations lactées
Pour l’année à venir nous appliquerons le principe de précaution en ce qui concerne les
biberons en plastique. Aussi, la crèche fournira des biberons en verre pour tous les enfants.
Les parents doivent fournir le lait adapté à l’âge de l’enfant.
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3- Régimes alimentaires
Des repas équilibrés et adaptés à l’âge des enfants leur sont proposés par le service restauration de la
Communauté de Communes Axe Sud sous la responsabilité de la directrice de l’établissement en lien avec
la diététicienne de la Communauté de communes.
Si votre enfant présente des pathologies nécessitant un régime très spécial (ex : intolérance
alimentaire, allergie alimentaire vérifiée), un protocole d’accord individuel (PAI) sera établi
avec le médecin pédiatre de l’établissement, signé entre la responsable de la crèche et vous-
même. Dans ce cas, les parents devront fournir le repas de leur enfant dans son intégralité
(sans révision du contrat et du taux horaire).

Article 7 : Sécurité des enfants, hygiène.


Les enfants doivent arriver propres et avoir pris leur premier repas ou petit déjeuner et doivent disposer
de vêtements de rechange pour la journée, ainsi que des couches.
Les familles devront se conformer aux consignes d’hygiène et aux règles inhérentes à la vie en
collectivité : le port de sur chaussures à usage unique dans l’enceinte des locaux est
obligatoire.
Vous devez veiller à fermer derrière vous les portes de la crèche et du jardin sans oublier les accès
extérieurs.
Il est rappelé qu’à l’exception des parents ou des personnes habilitées à accompagner et reprendre
l’enfant, nul n’est admis à pénétrer dans l’établissement sans autorisation de la directrice de la structure.
Le port de bijoux ou objet –notamment les boucles d’oreilles, les chaînes ou les colliers– est interdit,
compte tenu des risques de perte ou d’accident pour votre enfant ou pour les autres.
Les jouets personnels que l’enfant apporterait doivent être conformes aux normes de sécurité et devront
rester dans le casier personnel de l’enfant. Exception faite de l’objet transitionnel (« le doudou »).
La direction de la crèche se dégage de toute responsabilité en cas de perte, vol ou détérioration d’objets
extérieurs.
Tous les jeux, structures et mobiliers, installés dans la crèche ou dans les jardins sont conformes à la
réglementation en vigueur au moment de leur achat. Ils sont destinés et adaptés aux enfants accueillis.
La Communauté de Communes Axe Sud s’assure du bon état de tous les équipements dont l’utilisation est
strictement réservée aux enfants accueillis dans la crèche. En conséquence, les familles voudront bien
veiller à ce que les plus grands enfants, qui les accompagnent et qui restent sous leur responsabilité, ne
les utilisent pas.

Article 8 : Assurance
Dans le cas où sa responsabilité civile pourrait être engagée, la structure souscrit un contrat d’assurance
définissant les garanties pour les dommages que les enfants accueillis pourraient provoquer et pour ceux
dont ils pourraient être victimes. En cas de dommages corporels, l’assurance de la structure intervient en
complément des prestations des organismes sociaux.
Les parents devront fournir une attestation d’assurance de responsabilité civile en début d’année.
Pour toute détérioration ou vol de poussettes dans les locaux de l’établissement, la structure ne saurait être
tenue pour responsable.
Article 9 : Participation des parents à la vie de la crèche
Il est important que se crée une relation de confiance et de respect mutuel entre les parents et les
professionnelles.
Votre participation à la vie de la crèche et à l’évolution du service petite enfance de la Communauté de
Communes Axe Sud est indispensable au maintien de la qualité de l’accueil des enfants et à la prise en
compte des besoins des familles, dans le respect du rôle de chacun.
Les professionnels, les parents ou les adultes qui accompagnent l’enfant s’engagent à avoir un
comportement calme et respectueux envers les autres enfants et les adultes présents afin de garantir la
sérénité du lieu d’accueil.
Afin de favoriser une ambiance de convivialité, les professionnels vous invitent à des fêtes à la crèche
notamment à la fin de l’année civile et de l’année scolaire. Ils peuvent aussi vous inviter à participer à
certaines sorties organisées pour les enfants accueillis. Les professionnelles vous convient par ailleurs à des
95
95 réunions régulières d’informations et d’échanges.
Une réunion de présentation en début d’année vous sera proposée par la direction de la crèche et l’équipe
afin de vous présenter le fonctionnement de la structure. La participation à cette réunion est vivement
recommandée.
Afin de garantir le respect des normes d’encadrement et de sécurité, et dans le souci de la qualité d’accueil
global souhaitée par tous pour les enfants, quelques règles doivent être impérativement respectées par
tous les parents :
• Favoriser les échanges sur l’enfant : à cette fin, les parents sont priés d’arriver ¼ d’heure avant
la fermeture de l’établissement afin d’avoir le temps d’habiller l’enfant et d’échanger avec le
personnel. Ce temps d’échange est également nécessaire les matins.

• Respecter les horaires de l’établissement : les parents sont tenus de respecter l’heure de
fermeture de l’établissement.
En cas d’absence des parents à la fermeture de l’établissement, si ces derniers n’ont pas prévenu la
directrice, et en cas d’absences répétées au-delà d’un ¼ d’heure, ils devront payer la somme
forfaitaire de 20 euros pour toute heure entamée.
• Respecter les horaires du contrat d’accueil : les parents sont tenus de respecter les horaires
d’accueil sur lesquels ils se sont engagés. Pour les parents à horaires variables, il sera exigé de
fournir 3 semaines à l’avance pour le mois suivant leur planning.
• Signaler les absences et congés : toute absence doit être signalée à la directrice le plus tôt
possible (un répondeur est à votre disposition) ce qui permet de satisfaire la demande très
importante. Toute absence injustifiée de plus de cinq jours entraîne la radiation de l’enfant. La place
sera alors déclarée vacante.
Les périodes de congé doivent être signalées au plus tard 15 jours avant tout congé. Si les parents ne
préviennent pas de l’absence de leur enfant, la période d’absence leur sera facturée.
Aucun accueil de replacement dans une autre crèche n’est prévu en période de fermeture de
l’établissement.
Dans le cas où les parents ne respecteraient pas les conditions d’accueil pré-citées, le gestionnaire de
l’établissement se réserve le droit de dénoncer le contrat par lettre en recommandé avec accusé de
réception.

Article 10 : Durée du séjour de l’enfant


Il est recommandé à partir de son 2ème anniversaire, d’inscrire votre enfant à l’école
maternelle, auprès du service des affaires scolaires de la mairie de votre domicile.
À titre exceptionnel, et lorsque l’école maternelle ne peut accueillir votre enfant à la rentrée de l’année de
ses trois ans, une dérogation peut être demandée auprès du Président de la Communauté de Communes
Axe Sud, afin de permettre la poursuite de son accueil en crèche, au maximum jusqu’à la fin de l’année
scolaire en cours. Vous devrez alors fournir le justificatif d’inscription et la réponse de l’école. Votre
demande sera examinée en fonction du nombre de demandes d’accueil et des places disponibles.
Les enfants rentrant à l’école avant leur 3 ans peuvent bénéficier d’un accueil ponctuel dans la structure
tous les mercredis et pendant les vacances scolaires jusqu’à leur 3 ans.
En dehors des situations d’urgence, soumises à l’appréciation de la directrice de l’établissement, les parents
sont invités à déclarer leur intention de sortie définitive de l’enfant (par écrit) au moins un mois a l’avance.
Tout départ non annoncé dans les délais impartis entraînera le paiement du mois entier (sans prise en
compte de droit de congé).
• LA RADIATION : elle est prononcée par le Président de la Communauté de Communes Axe Sud. La
décision sera motivée et notifiée à la famille par courrier recommandé avec AR, moyennant un préavis
d’une semaine. Toutefois, en cas de troubles du comportement pouvant mettre en danger la sécurité des
enfants, du personnel, ou de lui-même, la décision pourra être immédiatement exécutoire, en concertation
avec les services compétents.

Motifs de radiation :

- Un déménagement hors Communauté de Communes (un mois de préavis)


- 3 non paiements successifs
- La non fréquentation de la structure pendant 15 jours successifs sans motif valable.
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96 - Le non respect du règlement de fonctionnement
- Toute conduite irrespectueuse des familles à l’égard des enfants, du personnel et autres parents.
- Toute déclaration inexacte concernant l’autorité parentale et la situation de ressources

II. PARTICIPATION FINANCIÈRE DES


FAMILLES
Article 1 : Barème de tarification en vigueur
Dans le cadre de la convention signée entre la Communauté de Communes Axe Sud et la Caisse
d’allocations familiales de la Haute Garonne, nous appliquons le barème national établi par la CNAF. En
fonction des nouvelles dispositions prises par la CAF (circulaires CNAF n° 2002-025 du 31 janvier 2002 et
n° 2002-066 du 12 avril 2002), l’unité « journée de crèche » est désormais fixée à 10 heures et l’unité «
demi-journée » à 5 heures.

NOUVEAU : Durant l’année, 2 contrats seront établis : un 1er contrat pour la


période d’août à décembre et un 2ème contrat pour la période de janvier à
juillet. Vous devrez fournir avant les vacances d’hiver, la feuille d’imposition
2009.

Pour l’accueil régulier :


Les parents sont tenus au paiement d’une participation mensuelle forfaitaire, par référence au barème
national et aux modalités de calculs élaborés par la CNAF, qui apporte une aide financière au
fonctionnement des établissements, appelée Prestation de Service Unique (P.S.U).
Elle est calculée conformément aux instructions de ces circulaires. Elle varie en fonction des ressources et
de la composition de la famille et correspond à un taux d’effort modulable en fonction du nombre d’enfants,
dans les limites annuelles d’un plancher.

Type d’accueil Composition de la famille


(Accueil Collectif) 1 enfant 2 enfants 3 enfants 4 enfants

Taux d’effort 0.06 % 0.05 % 0.04 % 0.03 %

La participation des familles varie selon les ressources et selon le nombre d’enfant à
charge.
Le plancher est le forfait retenu en cas d’absence de ressources, soit le plancher mensuel fixé par la CAF en
2009 de : 579.72 €. Pour les autres cas, le taux d’effort s’applique même en cas de ressources très faibles.
Il n’existe qu’une limite plancher. A ce titre, tout changement dans les revenus fera l’objet d’une révision
de la tarification, après étude et validation de la Directrice Générale des Services et du Président de la
Communauté de Communes. Dans tous les cas, la participation financière des familles sera revue en janvier
par la directrice de l’établissement (sur présentation de l’avis d’imposition récent ou après consultation du
dossier famille sur le site Internet de la CAF, CAFPRO). Après un nouveau calcul, un nouveau contrat vous
sera adressé afin de le signer ; celui-ci annule et remplace le contrat précédent.
Aucune déduction ou supplément ne seront acceptés pour les repas et les goûters.
Il est précisé qu’une famille bénéficiant d’un congé parental à temps plein, ne pourra
bénéficier que de 3 ½ journées dans la structure maximum.
De plus, un parent qui perd son activité professionnelle pourra maintenir son contrat horaire
pendant une période de 2 mois maximum.
Pour l’accueil occasionnel ou d’urgence :
Les ressources prises en compte sont les mêmes que pour l’accueil régulier.
L’accueil occasionnel ne fait pas l’objet de déduction liée aux congés.
La facturation tient compte du nombre d’heures réservées auxquelles peuvent s’ajouter des heures
supplémentaires.
En cas d’annulation moins de 24 heures avant le jour de la réservation, les heures réservées
97
97 seront facturées au tarif normal.

Article 2 : Mensualisation et déductions autorisées.


La participation des familles est annuelle et forfaitaire, elle est calculée sur onze mois de l’année. La
structure est ouverte 226 jours par an. C’est pourquoi la famille ne reçoit pas de facturation pour le mois
d’août.
Cette base forfaitaire varie en fonction du temps d’accueil choisi.
Le tarif demandé aux familles sera donc calculé sur une base horaire. Pour s’adapter aux nouvelles
conditions de vie des familles (35 heures notamment) les 200 heures mensuelles peuvent correspondre à
20 jours de 10 heures par jour ou à un forfait mensuel inférieur ou supérieur à 200 heures réparti à la
carte.
Les contrats de temps d’accueil des enfants sont personnalisés en fonction des besoins des familles et dans
tous les cas exprimés en heures mensuelles (selon les créneaux horaires disponibles et conformément aux
règles de fonctionnement de l’établissement).
Cette tarification est obligatoire dans la mesure où le montant de la prestation de service vient en
complément de la participation familiale. La mensualisation est maintenue quel que soit le rythme et la
fréquentation de la structure.

Votre forfait est calculé selon la formule suivante :

Nbre annuel de semaines d’accueil x Nbre d’heures réservées par semaine


______________________________________________________________
Nombre de mois de fréquentation de la structure

Exemples : 47 s x 33 h/s = 141 h 45 s x 50 h/s = 204 h


11 11

Compte tenu des semaines de fermeture des structures (5 semaines), il est établi que les contrats pourront
être calculés sur un maximum de 47 semaines et ne pourront être inférieurs à 45 semaines (à déterminer
avec les parents).

NOMBRE DE JOURS DE CONGES DISPONIBLES :


11 mois 10 mois 9 mois 8 mois 7 mois 6 mois 5 mois 4 mois 3 mois 2 mois
Temps plein 10 9 8 7 6 5 4 3 2 1
4/5ème 8 7 6.5 5.5 5 4 3 2.5 1.5 1
3/5ème 6 5.5 5 4 3.5 3 2.5 2 1 0.5
Mi-temps 5 4.5 4 3.5 3 2.5 2 1.5 1 0.5
2/5ème 4 3.5 3 3 2.5 2 1.5 1 1 0.5
Halte-garderie 2 2 2 2 1 1 1 0.5 0.5 0.5

Pour l’utilisation des vacances restant à leur disposition, les parents devront informer la directrice de la
crèche au moins quinze jours à l’avance.
La périodicité de l’accueil (sauf pour l’accueil de 5 jours) est matérialisée par un protocole signé par les
parents et la directrice de l’établissement. Ce protocole est validé par le Responsable du Service Petite
Enfance.
Le choix de la périodicité d’accueil de l’enfant peut être modifié à la demande des parents ou sur proposition
de la directrice de l’établissement.
Les seules déductions admises sont les suivantes :
• Les jours de fermeture de la crèche décidés annuellement : les trois jours de ponts.
• Les jours de grève
• Hospitalisation de l’enfant (avec certificat joint).
• Eviction par le médecin de la crèche, les jours de maladie entraînant une des évictions prévues dans
l’annexe « évictions » du règlement intérieur, sur la base d’un certificat médical.
• Maladie supérieure à 3 jours (le délai de carence comprend le 1er jour d’absence et les jours
calendaires qui suivent).
98
98 • Les jours de fermeture exceptionnelle (voir article 4, paragraphe 1) sauf s’ils interviennent au mois
d’août, où il n’y a pas de facturation.

Les mois d’entrée et de sortie des enfants sont facturés sur la base des jours d’ouverture de
l’établissement, à partir de la date d’admission de l’enfant pour le mois d’entrée et jusqu’à la date de son
départ, pour le mois de sortie dans la limite du forfait correspondant.
Si le ou la responsable d’établissement n’est pas informé(e) au moins un mois à l’avance de la sortie d’un
enfant (mois de préavis), le forfait est intégralement facturé même si l’enfant n’a pas été présent.

Article 3 : Ressources prises en compte pour le calcul du tarif


Sont considérés les revenus nets imposables avant abattement fiscaux (fournis figurant sur le
dernier avis d’imposition).
Pour les salariés : L’assiette retenue est le revenu net imposable avant déductions fiscales ; les bulletins
de salaires les plus récents servent de références, dont celui du mois de décembre de l’année précédente.
Les primes
sont intégrées dans le calcul, ainsi que les revenus annexes (fonciers, capitaux et mobilier, pensions
alimentaires, indemnités journalières…).
Pour les bénéficiaires d’un congé parental : Les indemnités ne sont pas prises en compte.
Pour les demandeurs d’emploi : Les indemnités de chômage sont prises en compte.
Pour les étudiants bénéficiant d’une bourse d’étude : La bourse annuelle est divisée par 11.
Pour les étudiants non boursiers et autres personnes sans ressource : En cas d’absence de
ressource du ménage, est intégrée une base minimale fixée par arrêté de la CNAF et correspondant au
plancher, soit le RMI annuel pour une personne isolée avec un enfant, déduction faite du forfait logement.
Pour les commerçants artisans et professions libérales : Le résultat net (BNC ou BIC) figurant sur le
dernier avis d’imposition sert de base de calcul. Si le résultat est déficitaire, nul, inférieur au SMIC ou en
cas de démarrage d’activités, la base retenue est celle du SMIC en vigueur.
Pour les gérants salariés : Les bulletins de salaire et de déclarations de revenus.
Pour l’ensemble des catégories socio-professionnelles : Les prestations familiales versées par la CAF
(AJE, complément familial, etc.) n’entrent pas dans le calcul du tarif de la crèche, exception faite des
prestations constituant des revenus dits de substitution (APE, API, AAH, RMI, ASF…).
En cas d’absence de justificatif, les parents se verront appliquer le tarif le plus élevé.
Prise en compte de la situation familiale des parents :
La participation aux frais de crèches est calculée d’après l’ensemble des revenus dont dispose
la famille qui accueille l’enfant.
Si les parents sont séparés, la dernière décision de justice fixant les modalités d’exercice de l’autorité
parentale et le montant de la contribution à l’entretien des enfants doit être spontanément remise à la
directrice de l’établissement.
En l’absence de décision de justice, les parents attesteront sur l’honneur de leur situation et s’engagent à
faire connaître immédiatement toute modification de leur situation familiale.
Il sera demandé la justification des modalités de séparation (domicile séparé, pension alimentaire, etc.). En
cas de résidence alternée de l’enfant chez ses deux parents, le tarif de la crèche est calculé sur la moyenne
des ressources des deux parents.
Article 4 : Révision des tarifs en cours d’année
En cas de changement soudain de situation (chômage, divorce, reprise d’activité, …) vous
devez en informer le plus rapidement possible la Directrice de la structure et la CAF qui le
prendra en compte et le notifiera dans CAFPRO, afin de permettre à la Directrice un nouveau
calcul de votre forfait. Une révision systématique annuelle des tarifs se fait une fois par an, au
1er Janvier.
Lors de l’actualisation annuelle des dossiers administratifs destinés à la révision de la participation
financière, les familles fourniront les pièces nécessaires.
A défaut de produire dans les délais précisés lors de la demande, les pièces nécessaires, la participation
financière sera calculée sur la base du prix plafond, jusqu’à réception des documents, sans effets
rétroactifs.
Tout contrat d’accueil calculé sur une période inférieure à 6 mois sera examiné de façon particulière.
99
99

Article 5 : Modalités de paiement


La directrice assure le service de régies des recettes de son établissement. C’est donc auprès d’elle que
vous aurez à effectuer mensuellement le règlement :
- par chèque postal ou bancaire à l’ordre du régisseur des recettes Axe Sud
- par espèce (avec l’appoint)
- par CESU

Le règlement mensuel est effectué avant le 8 de chaque mois pour le mois en cours.
Les factures sont lissées sur le nombre de mois du contrat et sont en « terme à échoir »
(facturation en début de mois).
En cas d’absence de paiement, les familles feront l’objet de relance du trésorier chargé du recouvrement
des impayés. En cas de rejet des paiements, les frais bancaires engendrés seront refacturés.
Par ailleurs, l’irrégularité du paiement pourra remettre en cause le maintien du placement de l’enfant dans
l’établissement et à ce titre, nous tenons à signaler qu’en aucun cas le titre de recettes ne pourra être
utilisé comme mode de paiement habituel.

• La présence des enfants sera enregistrée automatiquement au moment de


leur arrivée et de leur départ (les parents devront badger à la borne
extérieure de la crèche).
Le premier badge vous est prêté moyennant une caution de 10 €. Cette
caution sera ajoutée sur votre première facture, puis déduite de la dernière.
De plus, il sera possible d’obtenir d’autres badges supplémentaires au prix de
10 € l’unité. Ces badges supplémentaires pourront être revendus à la
structure au prix de 5€ l’unité, lors du départ de votre enfant.
• Tout dépassement du contrat horaire ou absences en mois N sera facturé
ou déduit en mois N+1.
ANNEXES
MALADIES DONNANT LIEU À UNE ÉVICTION SYSTÉMATIQUE
Maladies Evictions minimales préconisées
Coqueluche Éviction pendant 5 jours après le début d’une antibiothérapie efficace par un
macrolide ou par cotrimoxazole ou par un autre antibiotique efficace en cas de
contre-indication de ces antibiotiques.
Gastro-entérite à eschierichia coli Retour dans la collectivité sur présentation d’un certificat médical attestant de
Entéro-hémorragique 2 coprocultures négatives à au moins 24 heures d’intervalle.
Gastro-entérite à shigelles Retour dans la collectivité sur présentation d’un certificat médical attestant de
2 coprocultures négatives à 24 heures d’intervalle au moins, 48 heures après
l’arrêt du traitement.
Impetigo (streptocoque groupe A ou Éviction pendant 72 heures au minimum après le début de l’antibiothérapie, si
100
100 Staphylocoque doré) les lésions sont trop étendues et ne peuvent être protégées. Pas d’éviction si
les lésions peuvent être protégées.
Scarlatine et autres infections à streptocoque A Éviction jusqu’à 2 jours après le début de l’antibiothérapie.
Oreillons Éviction d’au moins 9 jours après le début de la parotidite
Rougeole Éviction pendant 5 jours, à partir du début de l’éruption.
Rubéole 8 jours d’éviction
Varicelle 7 jours d’éviction et retour sans vésicule
Herpès Si labial : accueil avec traitement (pas d’éviction)

Si gingival : éviction de 5 jours


Conjonctivite Accueil avec prescription de collyre.
Bronchiolite (Selon avis médical du pédiatre de la structure) Pas d’éviction systématique
mais à condition d’un état général conservé (alimentaire et respiration
normale)*
Gale-Gale commune Éviction pendant 3 jours après le traitement
Gales profuses Éviction jusqu’à négativation de l’examen parasitologique.
Teigne du cuir chevelu Éviction en l’absence de certificat médical attestant d’une consultation et de la
prescription d’un traitement adapté.
Typhoïde et paratyphoïde Éviction jusqu’à présentation d’un certificat attestant de 2 coprocultures
négatives à 24 heures d’intervalle au moins 48 heures après l’arrêt du
traitement.
Hépatite A Éviction pendant 10 jours après le début de l’ictère.
Par principe, aucun traitement de ventoline ne pourra être administré dans la structure, et aucune kinésithérapie
respiratoire acceptée. Cependant, le pédiatre des structures d’accueil pourra étudier toute demande exceptionnelle. Le
nombre de jours d’absence relatif à l’éviction est précisé par le médecin pédiatre de la structure. Pour tout autre maladie
(grippe, bronchite, angine, otite, rhinopharyngite, gastro enterite, maladie éruptive, état fébrile, etc…), la fréquentation de
la collectivité à la phase aiguë n’est pas conseillée si les symptômes sont marqués et pour le confort de l’enfant.
La liste d’éviction fixe des durées minimales d’éviction. Le médecin de la crèche peut être amené
à prononcer des évictions plus longues si l’état de santé de l’enfant le nécessite.
Il peut également décider des évictions pour d’autres pathologies, car il doit veiller à l’application des mesures préventives
d’hygiène générale et des mesures à prendre en cas de maladie contagieuse ou d’épidémie, ou d’autres situations
dangereuses pour la santé.
Réf. : Guide des conduites à tenir en cas de maladies transmissibles dans une collectivité d’enfants.Conseil Supérieur d’hygiène
Publique de France, section des maladies transmissibles (Novembre 2003).
101

LE REGLEMENT DE

FONCTIONNEMENT

DES RAPES
Le présent règlement a pour objectif de présenter le fonctionnement et l’organisation du
Relais Accueil Petite Enfance et de définir les droits et les devoirs des utilisateurs de ce
service.
Il devra être remis aux Assistantes Maternelles du territoire qui devront le signer puis le
remettre aux parents, dont elles ont les enfants à charge, qui le signeront à leur tour.
L’accusé de réception devra être remis à la responsable du RAPE dès la première visite.
Ce règlement s’applique à toute personne susceptible de fréquenter un des RAPES de la
Communauté de Communes Axe Sud

102
I) LE PUBLIC ACCUEILLI
• Les Assistantes Maternelles agréées indépendantes, exerçant sur la Communauté de
Communes Axe Sud ou candidates à l’agrément
• Les enfants accueillis par les Assistantes Maternelles agréées, âgés de trois mois à trois ans.
• Les parents ou futurs parents à la recherche d’un mode d’accueil
• Les parents qui emploient une Assistante Maternelle agréée
• Toute personne concernée ou intéressée par l’accueil à domicile.

II) LES MISSIONS DU RELAIS ACCUEIL PETITE ENFANCE


Le Relais Accueil Petite Enfance Axe Sud répond à plusieurs missions, conformément à
la circulaire de la CNAF n°213 du 25.09.2001 et à la politique petite enfance Axe Sud.

Il a pour objectif d’améliorer les conditions d’accueil des enfants


au domicile des assistantes maternelles.

Il assure plusieurs fonctions et propose diverses activités au public :

1. C’est un lieu où les assistantes maternelles, enfants et parents se rencontrent,


s’expriment et tissent des liens sociaux.
• Il permet de rompre l’isolement des Assistantes Maternelles.
• Il favorise les rencontres et les échanges d’expériences et des savoirs entre
professionnelles.
• Il offre aux enfants un espace d’éveil et de socialisation.
• C’est un lieu où s’organisent des moments festifs entre professionnelles, enfants et parents.
Ces rencontres et ces échanges s’organisent principalement dans le cadre d’animations
collectives proposées par le relais.

2. C’est un lieu d’information, d’orientation et d’accès au droit pour les parents, les
professionnelles et les candidates à l’agrément.
• Recensement de l’offre et de la demande d’accueil : mise en relation des parents avec les
assistantes maternelles.
• Conseils pour toutes les démarches administratives (prestation de la CAF, CESU…).
• Information actualisée sur les droits et obligations des employeurs et des salariés (contrat
de travail, tarification…)
• Information sur les démarches d’obtention de l’agrément, sur le statut professionnel et les
spécificités de la profession…

3. C’est un lieu qui contribue à la professionnalisation des assistantes maternelles.


• Organisation de réunion d’informations professionnelles et de conférences-débats avec des
intervenants extérieurs.
• Appui à la formation professionnelle continue
• Permettre à la professionnelle d’accompagner et de participer avec l’enfant aux activités
d’éveil
• Mise à disposition de documents professionnels (revues, presse…)
103 • Mise à disposition de fiches techniques relatives aux activités proposées qui comprennent :
le descriptif et l’intérêt pédagogique de l’activité pour l’enfant, une variante de l’activité et
des références bibliographiques sur le thème.

4. Il participe à une fonction d’observation des conditions locales d’accueil des jeunes
enfants.
• Par l’observation de l’évolution de la demande
• Par les orientations et le travail en réseau des différents partenaires.

III) FONCTIONNEMENT DES RELAIS ACCUEIL PETITE ENFANCE

a) Les modalités d’accès :


Le relais est un service public gratuit. Son règlement défini son mode de fonctionnement :

Toute personne souhaitant participer à ses activités


doit en prendre connaissance et le signer.

Les assistantes maternelles qui participent aux activités du relais le font dans une démarche
volontaire.
Le relais propose un accompagnement professionnel des assistantes maternelles mais n’assure
aucun contrôle. La responsabilité de l’agrément des assistantes maternelles ainsi que l’évaluation
des conditions d’accueil à leur domicile relève de la compétence du service de protection
maternelle et infantile (PMI).
Le relais n’est pas un mode d’accueil des jeunes enfants ni un service employeur des assistantes
maternelles. Ce n’est pas un service social, ni un service juridique. Il n’assure aucun suivi médical
ni social, ni psychologique des enfants.
Cependant, toute dérive ou comportement fautif se déroulant dans l’enceinte du RAPE
sera signalée aux services compétents.

b) Les activités du relais :


Les accueils et les activités du relais se réalisent sur la base des principes fondamentaux de
l’accueil du jeune enfant :

Respect, intérêt, épanouissement, bien-être et autonomie


de l’enfant dans sa singularité.
c) Les temps d’accueil :
Afin de garantir un accompagnement de qualité, les animatrices assurent un accueil de 8
professionnelles au maximum par matinée.
Pour participer aux matinées du relais, les assistantes maternelles doivent obligatoirement être
inscrites, en précisant le nombre et l’âge des enfants qui les accompagnent.
L’inscription se fait directement au relais sur un tableau prévu à cet effet ou par
téléphone auprès de l’animatrice.
Pour que le plus grand nombre de personnes puisse bénéficier de ce service, une inscription ou
deux par semaine est autorisée en fonction des places disponibles.
De même, toute absence doit être signalée le plus tôt possible, afin de permettre aux personnes
sur liste d’attente de bénéficier d’un temps d’accueil.
Les Assistantes Maternelles sans enfant à charge peuvent être accueillies ponctuellement.
La responsable reçoit les après-midi, sur rendez-vous, les Assistantes Maternelles et/ou les
104 parents qui le désirent afin de les renseigner, les orienter dans leurs démarches. Elle met à leur
disposition de la documentation relative à la législation en vigueur, ainsi que des revues petite
enfance…

d) Les ateliers d’éveil :

La socialisation et l’éveil de l’enfant se fait au travers


des gestes de la vie quotidienne, des jeux et des activités
adaptés à chacun et dans la libre adhésion de celui-ci.

L’adulte accompagne et participe avec l’enfant aux activités, afin de le soutenir dans ses
acquisitions et le développement de son autonomie. L’observation de l’enfant, dans cet autre
environnement, permet aux professionnelles, d’évaluer sa socialisation.
Un planning des activités est proposé comme support pédagogique à l’éveil de l’enfant.
Le Relais n’est pas responsable des taches sur les vêtements : colle, peinture … Il est préférable
de mettre aux enfants des tenues adéquates pour les activités.
Les adultes qui accompagnent les enfants au Relais sont tenus à un devoir de discrétion et de
respect. Aucun des propos échangés sur les situations personnelles vécues et exposées, ne
doivent être rapportées à l’extérieur du Relais.
Le lieu d’accueil signifie aussi pour chacun quelques règles collectives. (Respect du matériel,
rangement, petit nettoyage…). En effet, après chaque activité, les assistantes maternelles doivent
participer au rangement du matériel utilisé, ainsi qu’à son nettoyage. Le matériel dégradé, devra
être remboursé à la Communauté des Communes Axe Sud (si les consignes d’utilisation ne sont
pas respectées ou utilisé sans autorisation de la responsable du RAPE).
Tous les mois, les anniversaires sont fêtés en groupe selon un calendrier déterminé à l’avance.
Seul, ce moment festif permet de proposer aux enfants, gâteaux et jus de fruits.

e) La responsabilité et la sécurité :
Les enfants présents restent sous la responsabilité des assistantes maternelles qui les
accompagnent.
Afin d’assurer le bien-être des tous petits et d’éviter les contagions, les enfants malades ne seront
pas acceptés.
En cas d’accident provoqué par un enfant, une assistante maternelle ou un parent, c’est la
responsabilité civile des accompagnants qui sera engagée.
La Communauté de Communes Axe Sud dégage toute responsabilité en cas de vol ou de
détérioration de biens matériels ne lui appartenant pas, survenus pendant les temps d’accueil et
d’activités ; ceux-ci restants sous l’entière responsabilité des propriétaires.
Le matériel et la documentation empruntés sont sous la responsabilité des utilisateurs. En cas de
perte ou de détérioration, l’emprunteur devra rembourser le montant d’achat du livre ou de l’objet
détérioré ou perdu.
La photographie ou la vidéo des enfants accueillis, ne sera réalisée qu’avec l’autorisation écrite de
chaque parent. (Voir annexe)
Les sorties organisées par le Relais sont également soumises à l’autorisation des parents. (Voir
annexe). Les assistantes maternelles seront prévenues suffisamment à l’avance (15 jours
minimum) afin qu’elles puissent informer les parents, recueillir leur autorisation et s’organiser.

105
IV) ANNEXES
MALADIES DONNANT LIEU À UNE ÉVICTION SYSTÉMATIQUE
Maladies Evictions minimales préconisées
Coqueluche Éviction pendant 5 jours après le début d’une antibiothérapie
efficace par un macrolide ou par cotrimoxazole ou par un
autre antibiotique efficace en cas de contre-indication de ces
antibiotiques.
Gastro-entérite à eschierichia coli Retour dans la collectivité sur présentation d’un certificat
Entéro-hémorragique médical attestant de 2 coprocultures négatives à au moins 24
heures d’intervalle.
Gastro-entérite à shigelles Retour dans la collectivité sur présentation d’un certificat
médical attestant de 2 coprocultures négatives à 24 heures
106 d’intervalle au moins, 48 heures après l’arrêt du traitement.
Impetigo (streptocoque groupe A ou Éviction pendant 72 heures au minimum après le début de
Staphylocoque doré) l’antibiothérapie, si les lésions sont trop étendues et ne
peuvent être protégées. Pas d’éviction si les lésions peuvent
être protégées.
Scarlatine et autres infections à streptocoque A Éviction jusqu’à 2 jours après le début de l’antibiothérapie.
Oreillons Éviction d’au moins 9 jours après le début de la parotidite
Rougeole Éviction pendant 5 jours, à partir du début de l’éruption.
Rubéole 8 jours d’éviction
Varicelle 7 jours d’éviction et retour sans vésicule
Herpès Si labial : accueil avec traitement (pas d’éviction)

Si gingival : éviction de 5 jours


Conjonctivite Accueil avec prescription de collyre.
Bronchiolite Pas d’éviction systématique mais à condition d’un état
général conservé (alimentaire et respiration normale)*
Gale-Gale commune Éviction pendant 3 jours après le traitement
Gales profuses Éviction jusqu’à négativation de l’examen parasitologique.
Teigne du cuir chevelu Éviction en l’absence de certificat médical attestant d’une
consultation et de la prescription d’un traitement adapté.
Typhoïde et paratyphoïde Éviction jusqu’à présentation d’un certificat attestant de 2
coprocultures négatives à 24 heures d’intervalle au moins 48
heures après l’arrêt du traitement.
Hépatite A Éviction pendant 10 jours après le début de l’ictère.
107

UNE PRESENTATION DES

COMPETENCES

PROFESSIONNELLES

MOBILISEES
LE RECRUTEMENT :
 Les agents du service sont recrutés parmi une banque de candidatures uniquement
constituée par des professionnels de la petite enfance. La sélection se fait par un entretien
professionnel, suivi d’un entretien avec le Président de la Communauté de Communes Axe
Sud.

LES CONDITIONS DE TRAVAIL :


 L’agent fait partie du service Petite Enfance Axe Sud. Il intègre une équipe qui se répartie
sur les 3 structures multi accueils. Selon les besoins du service, l’agent peut être amené a :
- changer ses horaires de travail.
108 - changer de structure

LE PROFIL :
 Chaque agent intègre une équipe pluridisciplinaire. Il a un vécu professionnel, une histoire
et il devra trouver sa place au sein d’une équipe, selon une hiérarchie bien établie.
 Les agents sont sous la responsabilité de la directrice de la structure, ou de l’adjointe en
cas d’absence de la directrice.
 Chaque agent a la confiance de sa hiérarchie, il est reconnu dans sa singularité, par ses
savoirs, ses compétences et sa personne.
 Il doit être capable de travailler en autonomie, mais surtout en équipe ce qui nécessite des
valeurs et pratiques communes conformes au projet d’établissement, au projet
pédagogique et à sa fiche de poste.
 L’agent doit s’appuyer, s’adapter et respecter ces outils.
 L’accueil d’un public et le travail en équipe comportent certaines exigences. En cela, un
agent doit, en début d’année, prendre connaissance du règlement de fonctionnement, du
projet éducatif et social, du projet pédagogique de la structure et assurer le respect de
celui-ci par toute personne fréquentant ce lieu d’accueil.
 Le respect, la communication, l’écoute, la tolérance, l’entraide, le sens des responsabilités,
la prise d’initiative, sont des valeurs communes.
 Un agent doit respecter sa hiérarchie, et ses collègues.
 Son comportement et son attitude professionnelle doivent être exemplaire.

L’ETHIQUE PROFESSIONNELLE :
 Pas de jugement d’une situation.
 Devoir de réserve et discrétion professionnelle
 Appartient et représente la Communauté de Communes AXE SUD
 Une attitude et un comportement sain à sa prise de fonction.
 Assurer la continuité du service public

Un agent qui ne respecterait pas ces directives, s’expose à des sanctions.

AVEC LES ENFANTS :


 Les agents sont recrutés pour accompagner les enfants dans leur développement
psychomoteur, affectif, social…
 C’est un travail de coéducation avec les parents, ce qui nécessite beaucoup de
communication, d’écoute, d’humanisme et de respect pour la famille et le milieu familial.
 Les agents doivent répondre aux besoins primaires de l’enfant qui sont :
- boire,
- manger,
- dormir,
mais aussi à tous les besoins relatifs à la Petite Enfance :
- besoin de propreté,
- de jouer,
- de découvrir, de manipuler, d’expérimenter,
- sécurité affective…
 La notion de temps est fondamentale car elle permet aux agents de préparer à la scolarité
selon le rythme de chaque enfant. Pour cela, les agents favoriseront l’accès à l’autonomie,
la socialisation, l’apprentissage par l’expérimentation...
 Respecter le rythme de l’enfant, c’est aussi, être à l’écoute de ses envies. Il a le droit de ne
109 pas avoir le désir de manger à une heure précise (un enfant ne se laisse jamais mourir de
faim), l’envie de dormir, de jouer. Il ne s’agit pas de le forcer, mais d’essayer de susciter le
besoin en proposant sans « forçage », sans chantage !
 Un agent peut être confronté à des difficultés passagères dans la prise en charge d’un
enfant. Il sait alors qu’il doit « passer le relais » à un de ses collègues, sans être jugé. Il
doit le faire avant de développer des difficultés irrémédiables : c’est faire preuve de
responsabilité. Passer le relais ne veut pas dire que l’on ne sait pas faire.

L’ENGAGEMENT MUTUEL :
 La Communauté de Communes Axe Sud a fait des choix pédagogiques, en mettant tout en
œuvre, selon ses moyens, pour que tous ses agents se sentent bien moralement,
physiquement et psychologiquement (formation interne, supervision, moyen(s)
matériel(s)…)
 Pourtant, tout agent qui ne serait pas satisfait des conditions de travail, ou encore qui ne
pourrait pas « s’adapter » au projet d’établissement et pédagogique (pour diverses raisons
que l’on peut comprendre…), a la possibilité de demander un détachement, ou de
démissionner.

LES FORMATIONS :
 La Communauté de Communes Axe Sud encourage tous ses agents à se former au CNFPT
(Centre National de la Fonction Publique Territoriale) et les accompagne dans le cadre d’un
plan de formation à définir.
 Certaines formations, indispensables et/ou obligatoires sont également mises en place,
comme la formation « Sauveteur Secouriste du Travail », la formation « Incendie », ou
d’autres encore pour améliorer leurs conditions de travail et prévenir les risques de
blessures comme la formation « posture au travail ».
 De plus, les agents doivent également participer à des supervisions d’équipe, qui leur
permettent d’évoquer les difficultés du quotidien, avec un enfant, avec l’équipe…

LE PROJET PEDAGOGIQUE :
 Tous nos agents doivent participer à l’élaboration du projet pédagogique de la structure afin
d’établir un socle commun dans les pratiques et les grands axes de travail auprès des
enfants et de leurs familles.
« Le projet pédagogique est la condition du
passage d’un groupe de professionnelles à une
équipe de travail »
Bernard PUEYO. Psychologue clinicien spécialisé petite enfance.

CONCLUSION :
La diversité des accueils proposés induit une nécessaire évolution
-de mentalité pour les professionnelles,
-de projets au sein de la structure,
-d’organisation du travail, d’aménagement des locaux.
110 La notion d’équité, de complémentarité est aujourd’hui, plus que jamais
nécessaire à développer, à discuter, à réajuster en permanence.
L’ADAPTABILITE, LA REACTIVITE SONT DES CONCEPTS FONDAMENTAUX.