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2.

La tige

La tige est l’axe de la partie aérienne des végétaux, c’est elle qui porte les feuilles, les fleurs,
les rameaux et les fruits. Elle a un rôle dans la conduction des sèves brute et élaborée entre les
deux parties aérienne et sous terraine de la plante.

Fig. n°07 : Organisation de la tige des végétaux supérieurs

2.1 Morphologie de la tige :

L’axe caulinaire est en général érigé et il est également appelé un tronc chez les arbres. La
partie basale de la tige, située entre le collet et les cotylédons, est appelée hypocotyle et celle
qui se trouve entre ces derniers et les premières feuilles est appelée épicotyle. Elle est un
phytomère qui est composé par la succession des nœuds et des entre-nœuds d’où l’insertion
des feuilles au niveau des nœuds. À l’aisselle de chaque feuille, se trouve un bourgeon
axillaire, pouvant être végétatif ou reproducteur, et un bourgeon terminal qui se trouve à
l’extrémité de la tige.

Les tiges se distinguent en deux types, l’un est herbacé, mince et peu rigide et l’autre est
arborescent et lignifié, spécifique aux Dicotylédones qui possèdent les méristèmes
secondaires.
2.2 Différents types de tiges :

Selon les orientations et les formes des tiges, Il existe comme suit:

 L’orientation
1- Tige dressée

Comme les troncs d’arbres et les chaumes du blé, la tige est érigée, dressée et bien droite.

2- Tige grimpante

Ce genre de tige a besoin d’un tuteur ou d’un support pour se fixer. Dans ce cas, la tige émet :

 Crampons ou racines adventives : c’est des racines aériennes qui permettent à la


plante de se fixer sur un mur par exemple ; comme le Lierre et Bignone.
 Volubiles : c’est des courbatures de la tige pour lui permettre de s’enrouler autour
d’un tuteur. Chèvrefeuille, Passiflore et Bryone
 Vrilles : leur origine peut être la tige ou la feuille comme le petit pois.
3- Couchée ou prostrée

La tige est en contact direct avec le sol d’où son nom couché.

4- Rampante ou stoloniforme

C’est une tige qui rampe et s’enracine au contact du sol comme les stolons du fraisier.

5- Sarmenteuse

L’exemple le plus courant est la vigne, c’est une tige ligneuse mais qui a besoin d’un tuteur.

6- Montante ou ascendante :

A sa base, elle est couchée puis elle se redresse.


Vrille Racines crampons

Fig. n°08 : Les différentes formes de tige

 La forme

En général, la tige a une forme arrondie mais il existe d’autres configurations qui font
exception à cette règle. Ainsi, elle peut être lisse comme elle peut être des poils très fins.
Parmi ces formes, il y a : carrée, concave, trigone cylindrique, aplatie, elliptique, renflée,
noueuse, ailée, striée, sillonnée, côtelée, cannelée…
glabre, velue, poilue, laineuse, cotonneuse, épineuse, verruqueuse, glanduleuse.
Fig. n°09 : les différentes formes des tiges
2.3 Plante acaule

Une plante acaulescente ou une plante acaule qui a une tige très réduite, les feuilles et les
branches sont insérées ou liées directement au collet.

2.4 Organisation du méristème apical caulinaire

Comme la racine, la tige possède un apex apical caulinaire qui est responsable de la
croissance en longueur. Le MAC a une forme d’un dôme protégé par des jeunes feuilles et
d’après le modèle tunica-corpus, il est composé par plusieurs assises, deux externes qui
forment la tunica et une interne qui forme le corpus. organisé comme suit :

Fig. n°10 : Organisation du méristème apical caulinaire (MAC)

 La tunica : formée par deux assises externes L1 et L2 qui correspondent à la


périphérique du méristème. Les cellules de l’assise L1 ont des divisions anticlines qui
se divisent perpendiculairement à la surface du méristème.
 Le corpus : correspondt au méristème ou à la zone centrale du méristème, il est formé
par les cellules de l’assise L3 et ses dérivées qui ont des divisions anticlines et
périclines.

Les cellules de l’assise L1 vont donner naissance au protoderme et l’épiderme des feuilles,
alors que les cellules des assises L2 et L3 et du corpus vont donner naissance des
primordiums foliaires. Sous le corpus, se trouve un méristème médullaire, les cellules issus de
ce méristème vont s’allonger pour former la moelle de la tige.
2.5 Tiges souterraines

La tige, en général, est un organe aérien d’une plante mais il existe des tiges souterraines qui
sont considérées comme des organes de réserves, elles sont comme suit :

 Le tubercule : comme la pomme de terre ou la patate douce, c’est une tige souterraine
enflée qui est considéré comme un organe de réserve possédant des yeux qui en réalité
sont des bourgeons axillaires et considérée comme un organe de réserve. (Fig. n°11 :
b)
 Le rhizome : comme l’iris, l’arum et le gingembre, considéré comme un organe de
réserve, est une tige souterraine mais elle est horizontale qui possède des racines
adventives et émet des rameaux aériens et qui donne des pousses chaque année. (Fig.
n°11 : a)
 Le bulbe : comme les narcisses, l’oignon et l’ail, c’est une tige en forme de feuilles
charnues et épaisses accumulant de l’amidon qui s’attachent à une tige très courte.
(Fig. n°11 : d)
 Le cormus : comme celui des glaïeuls, le cormus ressemble à un bulbe mais il est
compact entouré de feuilles. (Fig. n°11 : c).

b
a

d c

Fig. n°11 : Tiges souterraines (a : Rhizome, b : tubercule, c : bulbe, d : cormus)


2.6 Métamorphose de la tige et son rôle

Afin de remplir des fonctions spécifiques, la tige s’est adaptée comme les autres organes
végétaux et a modifié son apparence habituelle. Parmi ces fonctions, nous pouvons citer :

 Fixation : de nombreuses plantes grimpantes produisent des vrilles, des crochets ou


des crampons pour pouvoir se fixer sur un tuteur ou sur un mur comme le petit pois et
la vigne ou c’est la tige complète qui devient plus flexible et se courbe autour d’un
tuteur comme les espèces de la famille des cuscutacées et les haricots.
 Photosynthèse : la tige peut également être assimilatrice du carbone atmosphérique
comme les feuilles comme c’est le cas des tiges succulentes comme le figuier de
Barbarie. Il existe également des tiges aplaties et la régression des feuilles aboutit à la
transformation de la tige en une feuille courte, aplatie possédant un seul entre-nœud:
les cladodes ou phyllocladodes comme chez le fragon. Les cladodes assurent
également la respiration.
 Organe de réserve : Nous avons évoqué auparavant que les tubercules et les rhizomes
sont des organes de réserves. La tige peut également être un organe de réserves d’eau
comme chez les plantes succulentes, elle est gorgée d’eau et les feuilles se sont
transformées en épines.
 Défense : l’aubépine et prunelle par exemple, leurs tiges latérales se transforment
épines.
 Hiémation ou hivernation : chez les géophytes, les tubercules et les rhizomes
résistent aux conditions de l’hiver et restent vivants alors que les parties aériennes
meurent. Pendant le printemps, ils développent des rejets.
 Extension : chez quelques végétaux, la plante mère émet des stolons et qui vont
s’enraciner au contact du sol. La plante jeune reste attachée à la plante mère par ce
stolon qui l’alimente au début et puis elle va se développer à partir des bourgeons et
puis elle s’enracine, ex : le fraisier.
Fig. n°12 : Les cladodes du petit houx (fragon) et une tige succulente du figuier de Barbarie

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