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RANARISAMIMANANA Zoly

19257/M2/SE/D

Année : 2018-2019

DEVELOPPEMENT DURABLE

« Le développement durable et ses principes s’appliquent à toutes les activités et tous les
secteurs. On parle ainsi de santé durable, de ville durable, de gestion durable des forêts, de
modes de production et de consommation durables, etc. Illustrer votre réponse ? »

Le développement durable » est désormais incontournable dans les discours qui


entendent traiter de l’environnement et du développement. La définition du « développement
durable » la plus connue est celle qui figure dans le rapport Brundtland « Le développement
durable, c’est s’efforcer de répondre aux besoins du présent sans compromettre la capacité de
satisfaire ceux des générations futures. » À côté de cette définition « méthodologique » est
posée une définition en termes d’objet, déclinée selon les trois dimensions du social, de
l’économique et de l’environnemental. Alors que la première définition est susceptible
d’englober toute réflexion sur l’intergénérationnel sous le seul angle de l’environnement, la
deuxième précise utilement la multi-dimensionnalité de la notion de développement durable.
Cette problématique se doit de susciter analyses et discussions quant à la nature même du
développement économique, ainsi qu’aux conditions qui président à sa préservation au cours
du temps. La notion de développement durable, pour ne pas rester un slogan vide de sens,
commande que soient reconnues et prises en compte les inévitables tensions entre les trois
dimensions de l’économique, de l’environnemental et du social.

Le problème est de connaitre la liaison du développement durable et ses principes dans


toutes les activités et de tous secteurs.

Pour en savoir plus nous allons accepter comme plans en première partie l’application
de développement durable et ses principes à toutes activités et tous secteurs, et, en seconde
partie l’indissociabilité ces principes du développement durable à dans tous les domaines.

I.- L’application de développement durable et ses principes à toutes activités et tous secteurs

Depuis les années 1970, des études montrent les effets néfastes de la croissance sur
l’environnement. Cependant, on peut montrer que l’absence de croissance nuit à
l’environnement et que les progrès technologiques peuvent permettre de nuancer les
conclusions sur les effets néfastes de la croissance

De nombreux pays ont utilisé d’une manière intensive leurs ressources naturelles
comme le charbon, métaux précieux, etc.,  raison pour laquelle l’état de la planète se dégrade
de façon générale. Ainsi, les émissions mondiales de CO2, néfastes pour la couche d’ozone,
ont été multipliées, approximativement, par 3 entre 1971 et 2008 (document 2).

Cette situation est aggravée par le fait que le marché ne prend pas en compte les coûts
environnementaux qui constituent des externalités négatives. Cependant, on peut observer que
les pays les plus développés, depuis 1971, contribuent de moins en moins à cette émission car
la Chine, pays émergent, a vu ses émissions multipliées par 8 (document 2). Dès lors, la
problématique environnementale change de sens et elle se déplace vers celle de la pauvreté.

En règle générale, les pays pauvres, peu responsables des dégradations de


l’environnement, ne sont pas prémunis contre les risques écologiques. Certaines dégradations
ont une portée internationale par exemple le réchauffement climatique, qui risque de toucher
plus durement les pays pauvres. En effet, pour faire face à leurs besoins, les pays les moins
développés utilisent des techniques fortement consommatrices d’eau ou d’énergie.

e ralentissement de la croissance n’est pas un gage de développement durable. Ainsi,


celui de l’UE s’est accompagné d’un accroissement de la consommation énergétique
(document 1). Les exemples des pays émergents, Chine et Brésil, montrent que la croissance
reste indispensable pour assurer les besoins essentiels des générations actuelles, ce qui est une
condition du développement durable. Pour assurer la satisfaction des besoins des générations
futures, il faut concilier croissance et préservation de l’environnement.

 Il faut développer, grâce au progrès technique, de nouvelles combinaisons


productives moins consommatrices de ressources naturelles non renouvelables.

Les pays les plus riches ont des ressources qui peuvent permettre de financer des
recherches afin de trouver de nouveaux procédés ou matériaux moins énergivores
(consommation d’énergies renouvelables comme l’énergie éolienne ou solaire). Cette
évolution nécessite une nouvelle révolution industrielle afin de réduire l’empreinte
écologique. Ainsi, dans le cadre d’une conception de la durabilité faible, il est possible de
substituer du capital artificiel et humain au capital naturel, préservant ainsi le niveau total de
capitaux et le bien-être des populations à venir.

Si le progrès technique est un élément nécessaire pour concilier croissance et


développement durable, il n'est pas suffisant sans une volonté politique forte.
II.- L’indissociabilité de ces principes du développement durable dans tous les
domaines.

Si la pollution apparaît comme le résultat des défaillances du marché, l’État doit


corriger les insuffisances de celui-ci. Cette intervention de l’État implique une volonté
politique des pouvoirs publics tant au niveau international qu’au niveau national et/ou
régional.

Dans le protocole de Kyoto, adopté en 1997, les pays signataires s’engagent à réduire
les émissions de gaz à effet de serre (GES) de 5 % environ d’ici à 2012 et sur la mise en place
d'un marché des droits à polluer (document 3). Cet accord international a été obtenu dans la
douleur car certains pays comme les États-Unis ne l’ont pas signé et d’autres l’ont fait
tardivement. 

Ce progrès marque un progrès dans la prise de conscience des effets d’une croissance
trop gourmande en ressources non renouvelables, ce qu'illustre l’évolution des émissions de
CO2 qui ont ralenti dans les pays développés, même aux États-Unis (document 2). Mais les
difficultés pour renouveler ce protocole montrent que la volonté politique doit s’accompagner
d’une véritable action pour réduire les inégalités dans la distribution des richesses au niveau
mondial.

Les pays non développés sont réticents à renouveler un accord international engageant


les pays à réduire leurs émissions de car la croissance est une condition pour assurer la
satisfaction des besoins essentiels des générations actuelles.

Les pays riches ont une certaine responsabilité concernant la solidarité internationale,
notamment quant aux droits de propriété intellectuelle sur les technologies favorisant une
moindre consommation des ressources naturelles. 

Parmi les pays les plus riches, ceux de l’Union Européenne ont une responsabilité
majeure. La « stratégie de Lisbonne » a permi d'engager une démarche de développement
durable visant à améliorer la qualité de l’environnement tout en renforçant la cohésion sociale
et la croissance économique. Ainsi, en principe, l’Europe applique les normes
environnementales parmi les plus strictes au monde, afin de lutter contre le changement
climatique et de préserver la biodiversité. De plus, les objectifs de protection de
l’environnement sont considérés comme des moyens pour stimuler l’innovation. Mais l’effort
au niveau européen doit être répercuté au niveau national.

Les pays agissent sur les comportements des consommateurs, notamment concernant
le recyclage des déchets et l'usage de ressources renouvelables. 

En guise de conclusion, le développement durable implique une volonté politique


forte. Il faut favoriser les transferts des technologies propres, ce qui suppose une remise en
cause des droits de propriété sur le plan international.

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