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INTRODUCTION GENERALE

Au cours de la dernière décennie, la consommation des produits avicoles a progressé de


5,8% par an dans la grande île selon les estimations officieuses disponibles. La contribution
de l’élevage des volailles à l’économie des ménages, d’après des aviculteurs montre qu’une
poule peut produire, dans une année, 120 kg de viande et 6,8 kg d’œufs soit environ 250 œufs.
L’aviculture de ce fait, a connu en l’espace de 5 ans à Madagascar, une croissance non
négligeable. Pour ce qui est de la production d’œufs de poule, elle a été de 14 900 tonnes en
2002 contre 13 100 tonnes en 1997. Le nombre de poules pondeuses atteint en moyenne
80000 par semaine (source dans le médias de demain). Ce boom inattendu de la filière
s’explique en partie par la dégradation de l’élevage des porcs suite à l’invasion de la peste
porcine africaine qui a poussé les éleveurs à se reconvertir en aviculteurs et d’autre part, par
les résultats positifs de la foire organisée par la maison du petit élevage (MPE) en 1999 qui a
sensibilisé un plus grand nombre de public.

D’une manière générale, le poulet constitue plus de 70% de l’effectif total de l’élevage
de la volaille. Par exemple en 1999 sur 21 129 748 têtes sont tous des poulets alors que les
canards ne représentent que 4 225 950, les dindes 1 267 784 et les oies 845 189.

Notre unité sise dans la commune rurale d’Andina se trouve dans la Région d amoron’i
mania. Il envisage de participer à l’élevage de poulet avec 1 000 têtes de poules au début, qui
donneront 290000 à 300000 œufs par an. Sur le plan commercial, l’unité vise comme
population cible les ménages de proximité ainsi que les ménages urbains Ambositra, les
hôtels-restaurants, les épiceries. De ce fait, l’unité d’élevage espère acquérir une part de
marché de 70% dans la vente d’œufs de la zone car une partie de la demande n’est pas encore
satisfaite d’après les informations obtenues sur place.

Notons par ailleurs que cette activité est pratiquée presque dans toutes les régions de
l’île. Ainsi, le milieu physique de Madagascar est en générale favorable à son développement
et le milieu humain n’est pas indifférent à sa pratique. Toutefois, elle est considérée par la
population comme activité secondaire ou complémentaire non rentable. Par exemple : une
mère de famille ne vend pas les œufs du poulailler, elle préfère les garder pour qu’ils fassent
des poussins et ne vend qu’en cas de besoin et ne constitue qu’une ressource financière du
ménage

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Dans la commune d’Andina, la plupart des éleveurs adoptent le type d’élevage familial
et artisanal, mais c’est le type industriel qui nous intéresse. C’est la raison pour laquelle
plusieurs organismes comme MPE, FIDA et leur installation aide à lutter contre la pauvreté
ont été créées dans le but de donner aux paysans une formation sur le type d’élevage à cycle
court car le phénomène de chômage s’aggrave, du fait de la conjoncture économique
nationale particulièrement difficile et des problèmes de plus en plus ardus.

Ce sont les raisons essentielles qui nous ont poussé à développer le thème intitulé :

« PROJET DE CREATION D’UNE UNITE D’ELEVAGE DE POULES


PONDEUSES DANS LA COMMUNE D’ANDINA ».

L’objectif du présent projet consiste donc à élever une bande unique de 1000 poules
pondeuses par an afin de :

Produire et vendre 290 000 à 300 000 œufs de consommation par an grâce à la race
performante de STARCROSS 579 et l’utilisation de techniques d’élevage modernes
;Contribuer à l’amélioration de la nutrition particulièrement en protéines animales jugées
dégradantes dans l’alimentation de la population ;

Augmenter la production avicole ;

L’objet du projet est de proposer au promoteur désireux d’investir dans l’aviculture


industrielle un projet permettant d’obtenir en un temps relativement court une rentabilité
maximale. Pour la réalisation de ce projet, le promoteur envisage en partie la fabrication de
l’alimentation de la volaille et de participer aux investissements nationaux.

Ce projet représente ainsi plusieurs aspects favorables,


D’abord sur le plan technique :
 Obtention de résultats rapides si l’élevage est bien mené ;
 Modicité des investissements au départ ;
 Débouchés assurés presque partout, en raison des possibilités de vente de la
production en unités de faible valeur (Maîtrise du prix de revient)

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 Ensuite, sur le plan social et économique, la réalisation d’un tel projet permettra de
subvenir à la malnutrition et de valoriser le potentiel agricole et humain. De plus, les
protéines animales correspondent mieux aux besoins de l’organisme humain.
 Enfin, sur le plan politique, il s’inscrit dans le cadre de la réalisation de la politique de
développement qui permettra de contribuer à l’augmentation de la production
nationale, donc de la richesse nationale, grâce à la création de valeurs ajoutées.

L’étude du projet se divise en trois grandes parties : dans la première partie, il s’avère
indispensable de commencer par l’aperçu général du projet dans lequel nous verrons la
présentation du projet, l’analyse environnementale incluant le diagnostic interne et externe à
l’entreprise et l’étude de marché ; la deuxième partie concerne la conduite du projet qui va
décrire l’étude technique du projet, la capacité de production envisagée et l’étude
organisationnelle, et enfin dans la troisième partie, nous allons finir par l’étude financière du
projet en appuyant sur le montant des investissements en comptes de gestion, l’étude de
faisabilité, l’analyse de la rentabilité et de l’évaluation du projet en fournissant quelques
suggestions et améliorations possibles.

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Première partie: Cadre de l'étude
Introduction partielle :
Un projet se décrit comme « une étude avec dessin et devis d’une construction à
réaliser ». Alors, notre projet consiste à créer une Entreprise d’élevage de poule pondeuse
dans la commune d’Andina.

Chapitre I : Présentation du projet

Section 1 : Généralité

Un projet est un ensemble de tâches cohérentes, liées, limitées dans le temps, dans le
coût et dans l’espace. Quand on établit un projet, on se propose d’investir un fonds pour créer,
développer et améliorer certains moyens afin d’accroître la production de biens et/ou services
dans une collectivité pendant une certaine période.

Au moment de la conception de l’élevage, les priorités sont de créer un espace avec une
ambiance de vie idéale pour les animaux, un espace facile à nettoyer et à désinfecter,
permettant une bonne alimentation des animaux, tout en prenant compte la nécessité de faire
des économies d’énergie électrique et de chauffage. En outre, depuis quelques années, les
méthodes modernes d’aviculture permettent de répondre aux besoins de consommation et
reproduction. Ainsi, de nombreux éleveurs s’avancent vers une industrialisation de l’élevage,
qui investit dans des outils performants comme dans notre cas, en adoptant la méthode
industrielle dans l’élevage de poules pondeuses afin de satisfaire les besoins de la clientèle.

Section 2: Champ de l'étude


Notre étude a été menée dans la Commune Rurale d’ANDINA qui se trouvent dans la
partie occidentale du District d’AMBOSITRA, situé dans la région d’Amoron’i Mania.

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I) Présentation du milieu d’étude

I-1) Situation géographique :

Tableau 1 : Délimitation et surface

Nord Sud Est Ouest

Commune Rurale de Commune Rurale Commune Rurale Commune Rurale


Tsarasaotra d’Anjimanankona et d’Ivony et d’Ihadilalana
de Vinany d’Ambositra II

SURFACE

175 Km2

Source : Monographie du commune d’Andina

I-2) Nombre de Fokontany


La commune d’Andina possède 15 Fokontany tels que Ampotsinatsy, Atsimondrano,
Andina, Ampiterana, Ampasina, Ambalamarina, Anjama, Ankadilalana, Talaky, Tananomby,
Loharano, Ampamahotra, Antaniufotsy, Ambinome, Marinera.

I-3) Concernant le relief morphologique :


Dans la commune d’Andina, son relief est caractérisé par la dominance de collines et
de massifs rocheux (Vatomavo) séparant la commune à celle des autres communes voisines
(comme Ihadilalana). Cette commune se présente en forme d’une cuvette et le cours d’eau y
est de nombreux à caractère torrentiel (Ivato ; Sahasaonjo…)

I-4) Sol et végétation :


Dans la commune d’Andina, le sol est constitué de sol ferralitique jaune et rouge dans
les deux communes IVONY et ANDINA. Tandis que celui de la commune
d’IHADILANANA est sableux et rouge.

Et pour la végétation se caractérise en deux types :

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I-4-1) Prairies naturelles :
Pour ANDINA la circonscription est généralement peu boisée ; la végétation est
caractérisée par une grande superficie de savanes. Dans la Commune Rurale d’IVONY, il y a
quelque lambeau de forêts largement détruites au sommet des collines. Des terrains de
reboisement présentent surtout sur les collines à faible pente.

I-4-2) Cultures vivrières :


Dans ces trois communes, la principale culture dominante est le riz. Mais on y
rencontre également d’autres cultures comme les maniocs, patates, mais, arachides, haricots,
destinées à la consommation locale et au commerce. A part le riz, on peut aussi trouver des
grandes plantations d’arbres fruitiers d’agrumes et de manguiers dont les produits sont vendus
à AMBOSITRA et ANTANANARIVO. Après la récolte du riz, certaines rizières font l’objet
de culture des tomates, des pommes de terre en contre saison. La culture du tabac est
relativement importante surtout destiné au commerce par la vente sous forme de feuille séchée
soit en poudre.

I-5) Climat :
Dans la commune d’Andina, son saison sèche a de température moyenne de 7°C- 19°C
le mois de mai à août et la saison pluvieuse à température moyenne de 15°C à 30°C le mois
de septembre à avril

I-6) Population
Les habitants actuels de ces régions sont constitués essentiellement par le BETSILEO
mais en petite partie par le MERINA. Presque 99 % des betsileo sont des cultivateurs et des
éleveurs, et le commerce occupe la deuxième place. L’exhumation est très populaire et
constitue pour eux une vénération des ancêtres ainsi que la circoncision et le diam- ponenana.

L’effectif de la population dans la commune d’Andina est de 20026 environs.

Section 3 : Caractéristiques du projet

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L’étude du projet peut être définie par la description des voies et des moyens à mettre
en œuvre pour réaliser un objectif sectoriel. C’est un projet agricole qui a un objectif à
atteindre dans un temps défini et pour un coût prédéterminé.

I. Equipe du projet
L’exploitation dont nous allons parler est composée d’un poulailler de 1000 poules. Ce
projet est réalisé par un promoteur étoffé par de différents spécialistes du métier.

II. Description sommaire


Le présent projet consiste à créer une unité d’élevage de poules pondeuses dans la
commune d’Andina. L’objectif est de pouvoir produire et vendre 290 000 à 300 000 œufs de
consommations par an, grâce à l’élevage de race performante et à l’utilisation d’une
technique d’élevage moderne. C’est une race performante, adaptée aux conditions
climatiques tropicales. Une poule pondeuse peut donner 290 000 à 300 000 œufs de
consommation par an. Donc, le nombre de poussins d’un jour à acheter est alors au nombre
de 1 000 têtes.

III. Intérêt du projet


Notre projet s’intéresse à une production à caractère industriel avec un poulailler de 8
mètres de long et 4 mètres de large où vivent 1000 poules dans 250 cages reparties sur 2
rangées. En outre, l’existence d’une surface cultivable nous permet de diminuer en partie le
coût de production procédant à la culture du maïs et du manioc utilisés dans l’alimentation
animale. Précisons que l’instauration d’une telle unité de production se situe à proximité du
marché d’Andina . La taille de cette unité d’élevage est encore limitée à ce stade du fait des
possibilités financières dont nous disposons toutefois nous osons espérer que l’extension
sera possible après quelques années d’exploitation. (cf. annexe 05 ; schéma n°06)

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Chapitre II : Etude de marche
L’étude de marché occupe une place clé dans l’élaboration de ce projet de création. Elle
doit en effet permettre :
• De bien connaître et comprendre son marché,
• De définir sa stratégie commerciale,
• De choisir ses premières actions commerciales.

Section 1 : Description du marche


Dans cette section, nous discuterons des produits destinés à la vente en reconnaissant
qu’un marché dessine le lieu de rencontre de l’offre et de la demande d’un bien ou de service
qui permet de déterminer le prix de vente et les qualités échangées.

I. Domaine d’étude
Le premier chapitre nous servira à faire un parcours rapide de la région d’Andina dans
le sud de Madagascar d’une part, et de l’élevage de poule pondeuse ou aviculture. Ceci nous
permettra de faire connaissance avec la région et de ses potentialités en matière d’élevage.

I-1) Milieu économique

Nous nous intéressons surtout au domaine de l’élevage.

I-2) Elevage
L’élevage bovin est pratiqué par la majorité de la population de nombreuses sous-
préfectures ; cependant, on note également une moyenne proportion d’exploitation de
l’élevage porcin, de moutons et de chèvres.

I-3) Caractéristique

Les éleveurs utilisent deux méthodes d’élevage :

I-3-1) L’élevage extensif

L’élevage extensif est un système peu productif pratiqué sur une vaste étendue.

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I-3-2) L’élevage intensif

L’élevage intensif qui est un système cherchant à obtenir une production massive sur
des espaces restreints.

II. Part de marché visé

Nous avons déjà réitéré le fait qu’il s’agit d’un créneau porteur et que l’entreprise
compte ouvrir le maximum disponible sur le marché.

Nos études préalables du marché nous ont permis de chiffrer notre objectif
d’occupation à 70%.

Tableau 2 : Part du marché visé


Services Part du marché Produits sur le marché
Notre projet 70% Œufs et poules reformées
Les familles rurales 5% Œufs
Le centre d’élevage 20% Œufs et poules reformées
Les fermes qui adoptent le type d’élevage
15% Œufs et poules reformées
artisanal.

Source : Enquête

III. Mode de commercialisation

Comme il s’agit d’une activité à caractère productif, l’entreprise choisira un circuit de


distribution relativement simple et assurera elle-même la mise en vente de sa production.
Par ailleurs, elle compte mettre en exécution une politique commerciale dynamique basé sur
l’information et une meilleure qualité de production.

Section 2 : Etude de l’offre

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Cette étude doit permettre d’apporter des réponses précises aux questions suivantes :
Que va-t-on vendre et pourquoi ? Comment vendre ? Qui sont les concurrents ?

I. Le produit
La raison pour laquelle nous avons adopté l’élevage de poules pondeuses, vu la race
performante STARCROSS 579, elle arrive à produire 290000 à 300000 œufs par an. De
plus, son exploitation ne demande pas beaucoup de charges. Ainsi, l’œuf de poule est le plus
souvent à usage de consommation par rapport aux autres œufs de volaille. Alors, nous
pouvons espérer acquérir une part de demande non encore satisfait à l’aide de nos actions
commerciales planifiées et de notre stratégie adoptée.

I-1) Qu’est-ce qu’un œuf ? :


Un œuf se définit comme un corps organique de taille variable dont le but est d’assurer
la reproduction de l’espace ; il contient le germe d’un embryon et des réserves alimentaires.
L’œuf de poule possède beaucoup d’avantages par sa valeur nutritive à savoir le jaune
contient environ 50% de solides, autour de 16% de protéines et environ 30% de lipides,
l’albumen, substance faisant partie du groupe des protéines.

I-2) Tirage et calibrage :


Un œuf pèse en général entre 45 et 47 grammes. Tous les œufs doivent être triés et
calibrés au centre d’élevage ou dans les centres de conditionnement. Leur classement varie
en fonction de la souche élevée et la période de ponte. Les œufs peuvent être classés par
catégories pour la détermination de leur prix de vente. (Cf. annexe 2)

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Tableau 3 : Classement des œufs
Période de ponte Classe Poids (en grammes)
Début de ponte (20s à 36s) Petit 45 – 50

Moyen 50 – 55

Standard 55 – 70
Pic de ponte (26s à 42s) Gros Super 60 – 65

65 – 70
Fin de ponte (42s à 72s) Gros + 70
Source : Auteur

I-3) Valeur nutritive:


Comme nous l’avons déjà expliquée précédemment la valeur nutritive est marquée
surtout le jaune d’œuf. La couleur globale d’un jaune d’œuf peut être plus ou moins foncée,
et varie selon l’alimentation de la poule ; une diète riche en blé produit des jaunes très pâles
tandis qu’une alimentation où le maïs domine, donne un jaune plus foncé. De plus, les
protéines de l’œuf sont celles les mieux adaptées aux besoins humains. L’œuf est donc la
source protéique idéale accessible au pouvoir d’achat de la population, d’autant qu’il est
également riche en vitamine B, donc il peut remplacer la viande.

II. Distribution des produits

II-1) Choix des canaux de distribution :

L’objectif à atteindre c’est de vendre à un maximum de profit au moindre coût. Il


s’agit d’étudier les attentes de la clientèle et la présentation du produit sur les points de
vente. De ce fait, pour faire parvenir le produit au consommateur, nous utilisons des canaux
de distribution pour la circulation des biens. Il est à noter que nous adoptons trois circuits
simultanément pour l’acheminement des produits :

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• Le circuit direct : il s’agit de la vente directe aux consommateurs sans passer par
aucun intermédiaire ;
• Le circuit court : le produit passe du producteur au détaillant sans autre
intermédiaire
• Le circuit long : il comporte la séquence suivante : Producteur →
Grossiste → Détaillant → Consommateur

A chaque circuit adopté, la stratégie d’approche client n’est pas la même. Pour le circuit
direct, il s’agit de demander pour connaître les besoins du consommateur. Pour le circuit court
et long, il s’agit de satisfaire la demande des détaillants et grossistes pour les profits de
revendeurs.

II-2) Stratégie de ventes à adopter :


La stratégie de vente adoptée est la stratégie de communication. La communication nous
permet d’acquérir de nouveaux marchés ; la communication est la base de la vente de
produits. Nous adoptons que la stratégie publicitaire c’est à dire faire une insertion dans les
pages jaunes du journal pour la publicité de la société et du produit, et ensuite faire la
publicité sur le lieu de vente en distribuant de prospectus, de cartes de visites. Cette stratégie
de communication sera appliquée au moment du lancement du produit et au fur et à mesure
que le cycle de vie du produit progresse, la stratégie a intérêt à changer aussi.

II-2-1) Choix de la stratégie marketing : Marketing Mix


Nous avons choisi les stratégies « Marketing Mix » pour mieux rejoindre le marché
cible.

Le Marketing Mix est composé de quatre variables :


 Politique de produit ;
 Politique de prix ;
 Politique de distribution ;
 Politique de promotion ou de consommation.

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II-2-1-1) La politique de produit : (Est-ce que le service offert suscite
l’intérêt du client et répond son exigence ?)

Objectivement, le produit est le bien physique ou le service que l’entreprise vend à ses
clients. Subjectivement, le produit ou le service représente, pour l’acheteur, un ensemble de
satisfaction physique et psychologique.

On admet généralement, que notre politique du produit a pour objectif l’amélioration


de la position de l’entreprise sur le marché. Elle permet de procurer une certaine satisfaction
au consommateur.

On peut alors identifier le produit par :


 Ses caractéristiques techniques ;
 Les services rendus lorsqu’il est utilisé ;

Grâce aux expériences de notre personnel dans le domaine et du fait de la


spécialisation, l’entreprise a une parfaite maîtrise de l’activité.
Nous avons vu dans cette sous-section la politique des produits adoptée par
l’entreprise. Toutefois, cette politique entraîne une autre qui est celle des prix si l’entreprise
veut percer sur le marché tout en restant rentable. Nous allons donc voire maintenant la
politique des prix.

II-2-1-2) Politique des prix :


Il s’agit ici de prix de vente, nous considérons le prix comme la contrepartie d’un
service. Ainsi, le prix de vente est la somme globale qu’aura à payer l’acheteur final.

Le principal élément déterminant le prix de vente d’un produit ou service donné est
l’appréciation que porte sur lui l’acheteur. Le prix est donc la fixation par l’acheteur de « la
valeur commerciale » du produit.

Notre politique de prix est donc étroitement liée à trois (03) éléments :
 La qualité des services ou produits ;
 La clientèle finale ;
 Les canaux de distribution utilisés.

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Notre choix a été dicté par la possibilité de production de masse. Effectivement, le fait
d’exploiter les matériaux existants nous permet de réduire nos coûts. D’autre part, la
démographie de la ville d’Andina nous permet aussi d’obtenir cette production de masse.

II-2-1-3). Politique de distribution :


La politique de distribution adoptée par l’entreprise doit être essentiellement liée à la
qualité du produit ou de service.

D’un il s’agit du circuit de distribution c’est à dire l’ensemble des intervenants qui
prennent en charge les activités de distribution : les activités qui font passer un produit ou un
service de son état de production à son état de consommation.

De deux, la firme se rapproche de son marché sans intermédiaire. C’est parce qu’un
service, pour se réaliser, a besoin de l’implication personnelle du client.

II-2-1-4). Politique de promotion ou de consommation :


La promotion ou la consommation joue un rôle important dans la vie de l’entreprise.

Quant à la consommation, la qualité de service mentionnée est la base fondamentale de


la politique de la communication. L’entreprise participera à des opérations promotionnelles
dans le cadre des événements spéciaux par exemple : des foires, la fête nationale, …

Comme « la politique de promotion est un ensemble cohérent de services offerts


étendus, d’une part pour organiser et pour conduire la campagne de vente et d’autre part pour
stimuler les achats des consommateurs et l’efficacité des revendeurs ».

Section 3 : Analyse de la demande

Dans cette section, il est important de définir avec précision sa clientèle ; par
conséquent, il faut poser les critères de segmentation afin de préciser exactement sa
population cible.

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I. Le marché en général
D’après notre enquête effectuée sur un échantillon de 100 vendeurs et éleveurs, la
consommation d’œufs connaît une expansion.

En 2017, la consommation d’œufs dans la région d’Andina est de 140 000 œufs
consommés annuellement où nous espérons avoir une part de marché 70% en produisant 300
000 œufs c’est à dire en élevant 1 000 têtes de poules pendant une année.

II. Le marché visé


Nous viserons deux types de marché :
 Le marché domestique commercial : ce marché est constitué par des entreprises
intéressées par nos produits à savoir les pâtisseries, les restaurants, les hôtels ;
 Le marché domestique de consommation : celui-ci est constitué de tous les individus
et familles qui achètent ou qui peuvent acheter nos produits.
Nous pouvons aussi exploiter la vente des produits sur le marché local de la commune
de Andina.

III. La clientèle finale


Beaucoup de collecteurs arrivent pour la commercialisation des œufs, d’autres assurent
la vente sur place et certains vont jusqu’au centre-ville pour livrer ces produits. La clientèle
est constituée des ménages, des restaurants, des hôtels et des pâtisseries. Elle est dispersée
dans tous les coins de la ville mais à proximité du lieu d’implantation. L’analyse de la
clientèle est le point le plus important afin de mener une action commerciale pour la vente des
produits.

Donc, notre projet aura une part de marché de 70% sur la consommation d’œufs. Cette
situation peut être améliorée chaque année à l’aide de l’utilisation de techniques modernes et
à l’application des actions commerciales efficaces.

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Section 4 : Les concurrents

Du point de vue stratégique, le marché c’est le champ d’action perméable aux actions
commerciales de l’entreprise. Les champs d’action étant la zone où l’entreprise peut avoir de
l’influence.

En position sur le marché actuel de la profession nous pouvons mieux comprendre nos
concurrents. On doit offrir une meilleure qualité de service aux clients pour préserver une
notoriété et l’image de la société.

I. La concurrence
Quel est l’intérêt de la connaissance des concurrents et quelle stratégie à adopter ?

L’objectif est de pouvoir mener une stratégie commerciale adaptée à la situation.

Voici les concurrents directs et indirects situés à proximité et au centre urbain :

Tableau 4 : Illustration des concurrences


Lieu
A proximité Au centre urbain
Concurrents
Concurrents directs –– Le centre d’élevage du sud
Concurrents indirects Les familles rurales qui adoptent Les fermes qui adoptent le
le type d’élevage familial et type d’élevage artisanal.
artisanal.
Source : Enquête

II. Les principaux concurrents


La taille de l’élevage dépend des possibilités financières et du matériel des éleveurs. Les
types élevages visités ont leur originalité respective mais ils ont aussi certains points
communs quant aux matériels utilisés et à la conduite d’élevage. Aussi, allons–nous les
regrouper en 2 catégories :

 Les petits éleveurs qui adoptent le type familial et artisanal :

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Elevage extensif ou en claustration ; effectif compris entre 5 à 50 têtes ; races
améliorées ; achat de provende à l’extérieur ; la famille s’occupe des animaux ; Poulaillers en
bois ; abreuvoirs en cuvettes plastique ; mangeoires en planches ; insuffisance d’encadrement
sanitaire.

 Les moyens éleveurs qui adoptent le type d’élevage industriel :


Elevage en claustration effectif compris entre 100 à 500 têtes ; races améliorées ;
production de provende à l’usine même ; emploi de main d’œuvre ; poulailler en dur et en
ciment ; abreuvoirs siphoïdes de 5L à 20L ; mangeoires linéaires ou en tôle galvanisée ;
Hygiènes et santé animale bien contrôlés.

III. Prix actuels pratiqués


Dans cette section, nous devons tenir compte du prix d’œufs et celui des produits
accessoires comme les poules de réforme et les fumiers.

III-1) Prix des œufs :


Le prix des œufs de consommation varie d’une ferme à une autre suivant le marché, la
saison, la région, le client, leur fournisseur.

Logiquement, plus les lieux de vents sont éloignés du lieu de production, les frais
augmentent automatiquement. Ainsi, l’organisation est plus complexe pour que les œufs et les
volailles parviennent aux consommateurs sous la forme requise, à l’endroit voulu, et au
moment adéquat. Le prix d’œufs varie de 300 à 350 Ariary sur le marché, dans les épiceries.

III-2) Prix de poules de réforme :


Le prix du kilo vif entre 7000 à 8000 Ariary, selon les clients, la période et la demande.
Par exemple : lors de la fin de l’année ou à l’occasion d’une fête, la plupart des sociétés
achètent des poules directement aux éleveurs et le prix sera en fonction de l’achat des clients
et la période, c'est-à-dire suivant la conjoncture.

III-3) Prix concurrentiels


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Le prix est un instrument important de la concurrence. Il varie selon les produits
offerts.

Le tableau ci-après montre les prix pratiqués au sein des diverses concurrences.

Tableau 5 : Prix pratiqués sur le marché.


PRIX
CONCURRENTS Œufs Poules reformées
Notre projet 300 7000
Les familles rurales qui adoptent le type
d’élevage familial et artisanal. 350 7500
Le centre d’élevage 350 7500
Les fermes qui adoptent le type d’élevage
artisanal. 300 8500
Source: Auteur

Figure 1: Histogramme du Prix pratiqués sur le marché


8000
6000
4000
2000
0

PRIX Œufs
PRIX Poules reformées

Source: Auteur

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Chapitre III : Théorie générale sur les outils et les critères d’évaluation
Dans ce dernier chapitre de cette première partie, nous étalerons assez amplement
l’analyse de la rentabilité des projets. Nous verrons le critère de la valeur actuelle nette, le
critère du taux de rentabilité interne, le délai de récupération des capitaux et l’indice de
profitabilité.

Section 1 : Les outils d’évaluation du projet

Dans cette première section nous développerons respectivement :


 La définition, le principe général et l’interprétation des résultats de la valeur actuelle
nette ;
 La définition, la formule du taux de rentabilité interne
 Les principes de l’indice de profitabilité et du délai de récupération des capitaux
investi.

I. Valeur Actuelle Nette (VAN)

I-1) Définition
Cette méthode intègre les valeurs en monnaies constantes en tenant compte de la
dépréciation due au temps, il s’agit de la valeur actuelle nette.

La méthode de la VAN ou flux net de trésorerie consiste à comparer les économies


nettes, augmentés des amortissements (appelés « Cash-flow ») pendant la durée de vie de
l’investissement ou pendant une période donnée, au montant de l’investissement initial ou de
l’investissement consommé pendant la période donnée.

Dans notre cas, le cash-flow correspond au résultat augmenté des amortissements.

L’actualisation permet de ramener à l’époque initiale la valeur de cash-flows annuels,


c’est à dire une seule valeur (valeur actuelle).

Ce qui nécessite le facteur d'actualisation suivant:

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f=n

Où i = taux d’actualisation (généralement compris entre 7% et 15%)

Et n = époques ou années considérées variant de 1 à la durée de vie du projet ou à une période


donnée.

I-2) Formule

La VAN est donnée par la formule :

VAN= n-i

Avec i = investissement initial ou consommé pendant la période « p » donnée

Cn = cash-flow à l’époque n

Le présent projet est rentable si la VAN > 0. On a lors intérêt à réaliser l’investissement
dans ce cas. Dans le cas contraire (VAN<0), on doit rejeter l’investissement.

II. Taux DE Rentabilité Interne (TRI)

II-1) Définition
Le TRI d’un investissement est le taux avec lequel, en actualisant le cash-flow (Cfa), on
obtient le montant de l’investissement initial.

Cash-flows actualisés = investissement

II-2) Formule
Ce taux est calculé par la formule suivante :

VAN = 0 = ∑p Cn 1 r-i avec r = taux de rentabilité interne


r=1 (1+ i)

20
III. Délai de Récupération des Capitaux Investis (DRCI)

III-1) Définition
Pour illustrer la notion du délai de récupération des capitaux investis, prenons un
exemple très simple : si un investissement de 50 rapporte 10 par an, on aura récupéré la mise
au bout de 5 ans, ce qui constitue le délai de récupération. Dans cette perspective, un
investissement sera ressorti rentable si le délai de récupération est inférieur à l’horizon de
risque accepté par l’Entreprise.

III-2) Formule

1
I = ∑ MBAj (1+i)-j
j=1

I : Coût ou capital investi

IV. Indice de Profitabilité (IP)

IV-1) Définition
L’indice de profitabilité mesure la rentabilité des cash-flows actualisés par rapport à
l’investissement réalisé

IV-2) Formule

IP = 1I n∑p= CFa1 (1+1i)n = ∑np=1 Cfa(I1+ i)− n

I : Investissement

Section 2 : Les critères d’évaluation du projet

I. Evaluation du projet
Après avoir analysé la rentabilité et étudié la faisabilité du projet, il est évident de faire
une évaluation sur trois cotés à savoir l’évaluation économique, évaluation financière et
l’évaluation sociale.

21
L’objet de l’évaluation est d’étudier toutes les données précédentes pour savoir si
l’établissement à créer sera rentable ou non.s

L’évaluation du projet peut servir de base pour :


 Prendre des initiatives ou des mesures correctives nécessaires pour améliorer
l’efficacité d’un projet en cours,

 Décider de réviser le projet pour que le projet soit efficient :

Se référer au coût et rythme auquel les interventions sont transformées en résultats.

Se mesurer par la comparaison des coûts et des résultats et se remettre à l’utilisation


optimale des ressources dans la production des profits. C’est l’économie dans la poursuite des
objectifs. Alors que le projet doit être à la mesure de recourir aux ressources disponibles
localement et les intrants et les extrants soient disponibles dans les délais requis

 D’apprécier l’efficacité, l’impact et la pertinence du projet après

L’évaluation ; si nécessaire, on peut procéder à une révision du projet pour pouvoir modifier
sa conception. Cette modification permet d’ajuster l’objectif, les activités à réaliser, les
apports à fournir.

En principe, l’évaluation du projet consiste à comparer le coût et le volume des


investissements avec les revenus ou les avantages futurs étalés sur une certaine période de
temps (généralement 5 ans).

Conclusion partielle I
Nous avons vu dans cette première partie que la présentation d’un tel projet dans la
commune d’Andina semble intéressante car vu l’analyse environnementale et l’étude de
marché, ce dernier n’est pas encore saturé, et il existe de ce fait une part de demande non
satisfait.

Nous pouvons aussi dire que face au nombre important de concurrents et à la demande
de plus exigeante, il fait choisir une stratégie adéquate et rationnelle pour la réussite du projet.
Donc, l’analyse préalable du marché est nécessaire avant d’entamer la conduite du projet
proprement dit.

22
Deuxième partie : Etude financière du projet

Introduction partielle II
L’étude financière est une phase très importante de la réalisation de ce projet car cette
partie, fait ressortir l’étude de la rentabilité de l’exploitation avec un résultat positif ou négatif
selon le cas présenté.

Chapitre IV : Couts des investissements et compte de gestion


Au cours de ce chapitre, nous verrons cinq sections dissemblables :
 Nature et coûts des investissements
 Tableau des amortissements

 Plan de financement

 Tableau de remboursement des dettes

 Compte de gestion

Section 1 : Nature et couts des investissements

I) - Immobilisations incorporelles
I-1). Frais d’établissement :
Ce sont les frais engagés dans la constitution du projet c’est à dire le frais
d’enregistrement. Ils sont estimés à 110000 Ar.

I-2). Immobilisations corporelles

I-2-1). Terrains :
L’implantation de l’unité d’élevage occupe un terrain de 500 m 2, évalué à
2 500 0000 Ar.

I-2-2). Constructions :
Les bâtiments sont composés de :
 Une poussinière de 10 m de long et de 6 m de large ;
 Un poulailler de ponte de 25 m de long et de 10 m de large ;
 Un magasin de stockage et une provenderie de 10 m de long et 6 m de large ;
 Un bureau.

23
Les matériaux de construction de bâtiments sont évalués ainsi :

Tableau 6: Matériaux de construction

Désignation Unité Quantité P.U. Montant


Briques U 49 000 100 49 000 000
Ciment U 60 125 000 7 500 000
Sable m3 15 20 000 300 000
Caillasse U 12 35 000 420 000
Planches U 35 12 000 14 700 000
Tôles U 95 130000 12 350 000
Frais 3 000 000
Divers 505 000
Total 30 905 000
Source: Auteur

I-2-3). Matériel et outillage :


Ce sont les machines intervenant dans le cycle de production de provende :
∗ Broyeur marteau :
•Performance 500 kg/jour

•Prix : 4 00 000 Ar

∗ Mélangeur à provende :
•Capacité 200 kg/jour

•Prix : 174 000 Ar

24
∗ Balance bascule :
•Portée 500 kg/jour •Prix :
140 000 Ar

∗ Brouette :
•Prix : 50 000 Ar

∗ Matériel d’élevage : matériel d’alimentation, matériel d’abreuvement,


pondoirs… évalué à 500 000 Ar
Donc, le matériel et outillage sont évalués à 1250 000 Ar

I-2-4). Matériel de transport :


On a besoin d’une voiture d’occasion (fourgonnette) pour le transport des biens qui est
évaluée à 3 00 000 Ar

I-2-5). Matériel et mobilier de bureau :


Les matériels utilisés sont composés de : une table, des chaises et les fournitures de
bureau. Ils sont évalués à 130 000 Ar

I-2-6). Agencement, aménagement et installations :


Ce sont les installations d’équipement, de branchement électrique, adduction d’eau,
évalués à 156 000 Ar.

25
On peut récapituler dans un tableau ci-après :

Tableau 7 : Les immobilisations


Immobilisations Montant
Immobilisations incorporelles
•Frais d’établissement
110 000
Immobilisations corporelles
750 000
•Terrains
3 300 000
•Constructions
1 254 000
•Matériel et outillage
3 000 000
•Matériel de transport
156 000
•Agencement, aménagement
130 000
Installations
•Matériel et mobilier de bureau
Total 8 700 000
Source: Auteur

Section 2 : Tableau des amortissements


Certains biens de l’actif immobilisé subissent au cours du temps, des pertes de valeurs
qui résultent de :
•L’usure, la détérioration due à l’usage à savoir le matériel de transport, liée aux
conditions d’utilisation ;
•La dépréciation, due aux changements technologiques.

Pour enregistrer chaque année, la dévaluation des outils de travail, nous utilisons la
méthode d’amortissement constant ou linéaire qui consiste à établir uniformément la valeur
du bien immobilisé sur la durée d’utilisation probable et ce à compter à partir de son entrée en
service.

L’annuité d’amortissement constant est calculée par la formule suivante :

Annuité d’amortissement = Valeur d’origine ou valeur d’acquisition x taux


d’amortissement

26
I. Amortissements des immobilisations incorporelles
I-1) Amortissement du frais d’établissement :
Tableau 8: Tableau d’amortissement
Frais d’établissement Durée : 5 ans
Valeur d’origine : 550 000 Taux d’amortissement : 20%
Valeur Annuité Amortissement Valeur nette
d’origine d’amortissement cumulé comptable
Années (VNC)
(Vo)
1 110 000 22 000 22 000 88 000

2 110 000 22 000 44 000 66 000

3 110 000 22 000 66 000 44 000

4 110 000 22 000 88 000 22 000

5 110 000 22 000 110 000 00


Source: Auteur

VNC = Vo – amortissement cumulé

II. Amortissements des immobilisations corporelles


II-1) Amortissement de bâtiments :

Bâtiments Durée : 20 ans


Valeur d’origine 3 300 000 Taux d’amortissement : 5%

Tableau 9: Tableau d’amortissement de bâtiments


Valeur Annuité Amortissement Valeur nette
Années d’origine d’amortissement cumulé comptable
(Vo) (VNC)
1 3 300 000 165 000 165 000 3 135 000
2 3 300 000 165 000 130 000 2 970 000
3 3 300 000 165 000 95 000 2 805 000
4 3 300 000 165 000 60 000 2 640 000
5 3 300 000 165 000 25 000 2 475 000

Source: Auteur
II-2) Amortissement du matériel et outillage :

27
Matériel et outillage Durée : 10 ans
Valeur d’origine : 1 254 000 Taux d’amortissement : 10%

Tableau10 : Tableau d’amortissement de matériel et outillage

Valeur nette
Valeur d’origine Annuité Amortissement
Années comptable
(Vo) d’amortissement cumulé
(VNC)

1 1 254 000 124 000 124 000 1 128 600


2 1 254 000 124 000 250 800 1 003 200
3 1 254 000 124 000 176 200 877 800
4 1 254 000 124 000 101 600 752 400
5 1 254 000 124 000 27 000 627 000

Source: Auteur

II-3) Amortissement du matériel de transport :


Matériel de transport Durée : 5 ans
Valeur d’origine : 3 000 000 Taux d’amortissement : 20%

Tableau 11 : Tableau d’amortissement de matériel de transport

Valeur nette
Valeur d’origine Annuité Amortissement
Années comptable
(Vo) d’amortissement cumulé
(VNC)

1 3 000 000 600 000 600 000


2 400 000
2 3 000 000 600 000 1 200 000
1 8000 000
3 3 000 000 600 000 1 800 000
1 200 000
4 3 000 000 600 000 2 400 000
600 000
5 3 000 000 600 000 3 000 000

Source: Auteur

28
II-4) Amortissement de l’agencement, aménagement et installation :

Agencement, aménagement, installation Durée : 10 ans


Valeur d’origine : 156 000 Taux d’amortissement : 10%

Tableau 12 : Tableau d’amortissement de l’agencement, aménagement et installation

Valeur nette
Valeur d’origine Annuité Amortissement
Années comptable
(Vo) d’amortissement cumulé
(VNC)

1 156 000 15 600 15 600 14 0400


2 156 000 15 600 31 200 124 800
3 156 000 15 600 46 8000 109 200
4 156 000 15 600 62 400 93 600
5 156 000 15 600 78 000 78 000

Source: Auteur

II-5) Amortissement de matériel et mobilier de bureau :

Matériel et mobilier de bureau Durée : 10 ans


Valeur d’origine : 130 000 Taux d’amortissement : 10%

Tableau 13 : Tableau d’amortissement de matériel et mobilier de bureau


Valeur Annuité Amortissement Valeur nette
Années d’origine d’amortissement cumulé comptable
(Vo) (VNC)
1 130 000 13 000 13 000 77 000
2 130 000 13 000 26 000 104 000
3 130 000 13 000 39 000 91 000
4 130 000 13 000 52 000 78 000
5 130 000 13 000 65 000 65 000

Source: Auteur

29
Section 3 : Plan de financement

Deux sortes de crédit vont être demandées :


• Crédit d’investissement
• Crédit de fonctionnement

I. Crédit d’investissement
Le crédit est présenté dans le tableau suivant :

Tableau 14 : Tableau de financement (en millions de Ar)


Apport personnel Crédit à
Désignation Coût total
Nature Numéraire demander
•Frais d’établissement 110 000 750 000 110 000 3 300 000
•Terrains 750 000 3 000 000 154 000 1 254 000
•Construction 3 300 000 130 000
•Matériel et outillage 1 254 000
•Matériel de transport 3 000 000
•A.A.I. 156 000
•Matériel et mobilier de bureau 130 000

8 700 000 3 750 000 396 000 4 554 000


Total
100% 48% 52%
Source: Auteur

Figure 2: Diagramme en secteur du Taux de financement

Total

Cout total
Apport personnel
Credit demande

Source: Auteur

30
Pour le démarrage de ce projet, nous avons besoin d’une aide financière. Notre
financement est assuré par un fonds propre d’une valeur de 4 146 000 Ar soit 48% des
investissements et un emprunt de 4 554 000 Ar soit 52% qui est le capital à emprunter à
moyen terme (4 ans) après des bailleurs de fonds.

II. Crédit de fonctionnement


Pour financer ce projet au moment du démarrage de l’activité, nous avons besoin d’un
montant de ressources minimales appelé « Fonds de roulement initial » c’est à dire le fonds
nécessaire avant la production. Il s’agit d’un crédit nécessaire pour assurer les besoins de
fonctionnement.

III.Décaissement
•Achat de poussins : le poussin d’un jour destiné à la ponte est vendu actuellement au
prix de 900 Ar. Ce prix varie selon les accouveurs.
•Achat d’aliment :

Tableau 15 : Crédit de fonctionnement


Mois Mois Mois Mois Mois Mois Mois Mois Mois Mois
Mois 1 Mois 2
3 4 5 6 7 8 9 10 11 12
Effectif 960 960 960 960 960 960 960 960 960 960 960 960
Quantité
consommée 0,7 1,82 2,87 3,08 3,08 3,395 3,35 3,5 3,5 3,5 3,5 3,5
(kg)
Prix 381,4 341,4 341,4 300,4 313 313 313 313 313 313 313 313
unitaire(Ar)
256 595 595 888 888 1 020 1 006 1 051 1 051 1 051 1 051 1 051
Total
300,8 795,2 795,2 222,6 222,6 129,6 608 680 680 680 680 680
Source: Auteur

Nombre de poussins = 1 000 – (1 000 x 4%)


N.B. : Il faut tenir compte du taux de mortalité de poussin de 4% pour l’élevage au sol,
qui est moindre par rapport à ce de l’élevage en batterie.

31
•Chauffage, eau et électricité : 40 000 fmg à 50 000 Ar/ mois ;
•Prophylaxie et désinfection : sont estimées à 5% du prix d’aliment ;
•Rémunération du personnel : le gérant et les deux ouvriers : 180 000 Ar/ mois.

IV. Encaissement (en millier d’Ariary)

Tableau 16 : Encaissement

J F M A M J J A S O N D
25 25 25 25 25 25 25 25 25 25 25
Nombre d’œufs 25 000
000 000 000 000 000 000 000 000 000 000 000
Prix unitaire
300 300 300 300 300 300 300 300 300 300 300 300
d’œufs
Chiffre 1 1 1 1 1 1 1 1 1 1 1
1 500
d’affaires 500 500 500 500 500 500 500 500 500 500 500
Source: Auteur

Tableau 17: Tableau du fond de roulement initial

Taux de ponte
6ème mois 20 à 30%
7ème mois 50 à 65%
8ème à 10ème
60 à 85%
mois
11ème à 16ème mois 50 à 75%
17ème à 18ème mois 40 à 60%
Source: Auteur

Ce tableau montre le résumé de calcul du Fonds de Roulement Initial du projet en


tenant compte du taux de ponte.

32
Tableau 18 : Calcul de Fonds de Roulement Initial (FRI)

Mois 1 Mois 2 Mois 3 Mois 4 Mois 5 Mois 6 Mois 7 Mois 8 Mois 9 Mois 10 Mois 11 Mois 12

Encaissement

Œufs
0 0 0 0 0

Poules réformées
0 0 0 0 0 144 480 1 437 500 1 812 500 1 812 500 1 812 500 1 562 500 1 562 500

Total 0 0 0 0 0 625 000 1 437 500 1 812 500 1 812 500 1 812 500 1 562 500 1 562 500

Décaissement

Poussins
900 000 0 0 0 0 0 0 0 0 0 0 0
Aliments
256 300 595 795 595 795 888 223 888 223 1 020 129 1 051 680 1 051 680 1 051 680 1 051 680 1 051 680 1 051 680
Chauffage, eau et électricité
40 000 40 000 40 000 40 000 40 000 50 000 50 000 50 000 50 000 50 000 50 000 50 000
Prophylaxie et désinfection
12 815 29 790 29 790 44 411 51 006 51 006 52 584 52 584 52 584 52 584 52 584 52 584
Rémunération du personnel
180 000 180 000 180 000 180 000 180 000 180 000 180 000 180 000 180 000 180 000 180 000 180 000

Total décaissement 13 891 115 845 585 4 227 925 1 152 633 1 152 634 1 301 136 1 394 264 1 394 264 1 394 264 1 394 264 1 394 264 1 394 264

Solde mensuel -1 389 115 -845 585 -4 227 925 -1 152 633 -1 152 634 -676 136 43 236 478 236 478 236 478 236 228 236 228 236

Solde cumulé -1 389 115 -2 234 701 -3 080 286 -4 232 920 -5 385 553 -6 061 689 -6 019453 -5 540 217 -5 061 981 -4 583 745 -4 355 509 -4 127 273

33
Tableau 19 : Chiffre d’affaires = PU x Quantité produite x taux de ponte

6ème mois : 300 Ar x (25 000 x 25%) = 1 875 000

7ème mois : 300 Ar x (25 000 x 57%) = 4 275 000

8ème à 10ème mois : 300 Ar x (25 000 x 72,5%) =5 437 500

11ème à 16ème mois : 300 Ar x (25 000 x 62,5%) = 4 687 500


= 3 750 000

17ème à 18ème mois : 300 Ar x (25 000 x 50%)


Prophylaxie et désinfection = coût d’achat x 5%
= 256 300,8 x 5%
= 12 815,04
Achat de poussins = 900 Ar / poussin x 1 000 poussins
= 900 000Ar

Source: Auteur

Le déficit maximum de trésorerie s’élève à 6 061 689,4Ar qui est le fonds de roulement
initial nécessaire. Le montant du fonds de roulement est justifié par le déséquilibre entre les
dépenses et les recettes pendant 7 premiers mois. Le crédit à court terme à demander est donc
de l’ordre de 6 061 689,4Ar.

Section 4 : Tableau de remboursement des dettes

I. Tableau d’amortissement de crédit à moyen terme


Le rembourrement s’effectue à partir de la 2ème année :
Amortissement constant = Capital / Durée de remboursement

Total à verser = Intérêt + Amortissements

34
Tableau 20 : Remboursement des dettes

Capital au Capital à la
Amortissement Total à
Année début de Intérêt fin de
constant verser
période (Co) période (Cn)
1 4 554 000 – – – 4 554 000
2 4 554 000 774 180 1 138 500 1 912 680 3 415 500
3 3 415 500 580 635 1 138 500 1 719 135 2 277 000
4 2 277 000 387 090 1 138 500 1 525 590 1 138 500
5 1 138 500 193 545 1 138 500 1 332 045 0
Source: Auteur

Total à verser = (4 554 000x 17%) + (4 554 000x 25%)


= 1 912 680Ar

Cn = Co – Amortissement constant
= 4 554 000 – 1 138 500
Cn = 3 415 500Ar

II. Tableau d’amortissement de crédit à court terme


Nous avons vu que le crédit à court terme à demander est de 6 061 689,4Ar. Le taux
d’intérêt est de 17% et la durée de remboursement est de 6 mois.

Intérêt = Capital x taux x Durée de remboursement

= 6 061 689,4x 0,17 x 6 / 12 d’où l’intérêt à court


terme = 515 243,6Ar

Alors les charges financières pour chaque année seront :

35
Tableau 21 : Charges financières
Année 1 2 3 4 5
Charges
515 243,6 774 180 580 635 387 090 193 545
financières
Source: Auteur

Section 5 : Compte de gestion


Les comptes de gestion enregistrent les variations du résultat occasionnées par les
emplois définitifs dans un compte « CHARGES » et par les recettes propres dans un compte
« PRODUITS »

I. Les comptes de charges


Les comptes de charges enregistrent les emplois définitifs correspondant à un
appauvrissement d’une entreprise. Ils figurent au début du compte de résultat. On peut les
classer sous trois rubriques : les charges d’exploitation, les charges financières et les charges
exceptionnelles.

I-1) Les charges d’exploitation :

I-1-1) Achats :
On va représenter les calculs sous forme de tableau pendant la durée du projet soit 5 ans
en constatant qu’il y ait une augmentation de prix.

36
I-1-1-1) Achats de poussins

Tableau 22 : Achats de poussins


Année Effectif P.U. (Ar) Prix total annuel
1 1 000 900 900 000
2 1 000 1000 1000 000
3 1 000 1000 1 000 000
4 1 000 1 100 1 100 000
5 1 000 1 100 1 100 000
Source: Auteur

I-1-1-2) Achats d’aliments

Tableau 23 : Achats d’aliments


Quantité Année 1 Année 2 et 3 Année 4 et 5
Effecti d’aliment
Stade
f consommé PU Montant PU Montant PU Montant
(kg)
Poussins 960 5,39 341 1 764 470,4 392 2 028 364,8 452 2 338 828,8
Poulette 960 6,93 300,4 3 257 973,2 345,4 2 297 877,2 400 2 661 120
Pondeuse 960 45,5 313 13 671 840 360 15 728 480 414 18 083 520
18 694 20 051 042 23 093 468,8
283,6
Source: Auteur

La quantité consommée des oiseaux dépend de leur âge et le prix d’aliments varie
suivant la saison :

∗On constate qu’il existe une baisse de prix d’aliments de volailles au mois d’avril, mai,
juin, juillet, août et septembre car les produits de récolte sont en abondance.

∗Tandis qu’au mois d’octobre, novembre, décembre, janvier, février et mars, il y a une
hausse de prix vu la saison basse.

37
I-1-1-3) Achats des matières et fournitures non stockés

Ce sont le chauffage, l’eau et électricité : 40 000Ar à 50 000Ar par mois

Tableau 24 : Chauffage, eau et électricité

Année 1 2 3 4 5
Chauffage,
eau et 480 000 540 000 540 000 600 000 600 000
électricité
Total 480 000 540 000 540 000 600 000 600 000
Source: Auteur

Année 1 : 40 000 Ar x 12 mois = 480 000 Ar


Année 2 et 3 : 45 000 Ar x 12 mois = 540 000 Ar
Année 4 et 5 : 50 000 Ar x 12 mois = 600 000Ar

I-1-1-4) Désinfection et prophylaxie


Dès que les poulardes sont vendues, les bâtiments doivent être nettoyés, désinfectés et
laissés vides pendant un temps plus long de 2 à 4 semaines, c’est un vide sanitaire.

La prophylaxie sanitaire de l’animal correspond au programme de vaccination et aux


soins comme le fortifiant, l’anti-stress, le débecquage, la vitamine et la vermifugation.

Les désinfections et la prophylaxie sont évaluées à 5% du prix d’aliment.

38
Tableau 25 : Désinfection et prophylaxie

Année 1 2 3 4 5
Aliments 18 694 283,6 20 051 042 20 051 042 23 083 468,8 23 083 468,8
Désinfection
et
prophylaxie 934 714,2 1 002 552,2 1 002 552,2 1 154 173,4 1 154 173,4
Source: Auteur

Exemple : Désinfection et prophylaxie = 5% x Prix d’aliment


= 5% x 18 694 283,6
= 934 703,4

I-1-1-5) Charges externes :

o Services externes : Dans notre projet, il s’agit de risque éventuel qui peuvent
atteindre l’exploitation, la souscription à une assurance contre le cataclysme, le
vol et autres, et estimés à 80 000Ar par an. En plus, il y a aussi l’entretien et la
réparation des matériels évalués à 60 000Ar par an.

o Autres services externes, ce sont les frais de postes et télécommunication et


carburant autres évalués à 80 000 par an.

Tableau 26 : Charge externes

Année 1 2 3 4 5
Charge
220 000 220 000 220 000 220 000 220 000
externes
Source: Auteur

I-1-1-5-1) Calcul des charges externes:

39
80 000 + 60 000 + 80 000 = 220 000

a. Impôts et taxes :
Il s’agit de l’impôt foncier sur les propriétés bâties, c’est à dire le bâtiment occupé en
tant que bureau est frappé par l’IFPB et évalué à 5 000 Ar par an. Mais il n’y a pas de taxe
professionnelle en élevage et en agriculture.

b. Charges du personnel :
b-1 Rémunération du personnel

•Salaires et appointements, c’est l’ensemble des rémunérations de toutes les


catégories de personnel. Comme nous l’avons déjà le calcul dans la deuxième
partie : ils sont évalués à 2 529 000Ar par an.

•Primes et gratifications pour motiver le personnel ; chaque personne recevra


une prime de fin d’année de 30 000 Ar, en totalité, cela est évalué à 90 000 Ar
car il existe 3 personnes.

b-2 Charges sociales


Pour l’élevage et agriculture, les charges sociales sont calculées sur la base de la
rémunération totale au taux de 13%, soit 13% (1 200 000 + 480 000) = 280 800 Ar.

c. Dotations aux amortissements et aux provisions :


Ce sont les dotations aux amortissements des biens immobilisés calculés dans la section
2 de ce chapitre.

I-2) Charges financières :


Elles sont composées des intérêts des emprunts à moyen terme et à long terme.
Elles sont déjà calculées précédemment dans la section 4.

II. Les comptes de produits

40
Ces comptes enregistrent les ressources représentant l’enrichissement du projet. Ils
figurent au crédit du compte de résultat. On peut les classer sous trois rubriques : les produits
d’exploitation, les produits financiers et les produits exceptionnels.

Dans notre cas, il s’agit seulement des produits d’exploitation.

II-1) Les produits d’exploitation :


Ce sont les ressources liées au fonctionnement normal du projet : ventes d’œufs, ventes
de poules reformées.

Tableau 27 : Produit d’exploitation unité : en Ar

Année 1 Année 2 et 3 Année 4 et 5


Quantité P.U. Montant Quantité P.U. Montant Quantité P.U. Montant

Œufs
290 000 300 87 000 000 295 000 350 103 250 000 300 000 400 120 000 000
Poules
960 2 200 2 112 000 900 2 400 2 160 000 960 2 600 2 496 000
Réformes

Total 89 112 000 105 410 000 122 496 000


Source: Auteur

A la première année, les pondeuses produisent 290 000 œufs vendus à 300 Ar l’un qui
est un prix de pénétration c’est à dire que les marges bénéficiaires sont peu signifiant sur le
marché afin d’acquérir une part de marché importante.

Le calcul se présente ainsi :

PV = Prix de revient + MB

Soit :
PV = 300 Ar PR = 220

d’où :
MB = 80 Ar soit 20% de MB

En 2ème et 3ème année, la production est de 295 000 œufs avec un PV de 350 Ar l’un. Ce
prix est appliqué pour que le profit augmente.

41
De même pour la 4ème année, on espère augmenter le profit et d’ailleurs les charges
imprévues peuvent exister, alors nous prenons une marge sur le prix de vente.

42
Chapitre V: Etude de faisabilité et analyse de rentabilité

Dans ce chapitre, nous avons les chiffrages essentiels de notre projet, c'est-à-dire, il va
donner l’idée sur le bénéfice que l’unité pourrait dégager en face des différents types de
charges qu’elle supporte.

Section 1 : Compte de résultats prévisionnels unité : en Ar

Tableau 28 : Compte de résultats prévisionnels


Débit 1 2 3 4 5
Charge d’exploitation
Poussins
Aliments
Matériels et fournitures non 900 000 1 000 000 1 000 000 1 100 000 11 000 000
stockés 18 694 283,6 20 051 042 20 051 042 23 083 468 23 083 468
Désinfection et prophylaxie 480 000 540 000 540 000 600 000 600 000
Charges externes
934 714,2 1 002 552 1 002 552 1 154 173 1 154 173
Impôts et taxes
220 000 220 000 220 000 220 000 220 000
Charges de personnel
5 000 5 000 5 000 5 000 5 000
Charges financières
2 530 800 2 529 000 2 530 800 2 530 800 2 530 800
Intérêts des emprunts
515 244 174 000 580 635 387 090 193 545
Dotations aux amortissements
941 000 141 000 941 000 941 000 941 000
Sous total 25 221 041 27 064 574 26 871 029 30 021 532 29 827 987
Résultat d’exploitation
Bénéfice 90 948 4 739 425 4 923 970 5 474 467 5 668 012
Total 25 312 000 31 804 000 31 804 000 35 496 000 35 496 000
Crédit 1 2 3 4 5
Produit d’exploitation
23 200 000 2 29 500 000 29 500 000 33 000 000 33 000 000
Œufs
2 112 000 2 304 000 2 496 000
Poules reformées 2 304 000 2 496 000
Total 25 312 000 31 804 000 31 804 000 35 496 000 35 496 000
Source: Auteur

Figure 3: Histogramme des résultats

43
Total
40,000,000
35,000,000
30,000,000
25,000,000 Total
20,000,000
15,000,000
10,000,000
5,000,000
0
Année 1 Année 2 Année 3 Année 4 Année 5

Source: Auteur

Dotation aux amortissements = 22 000+165 000+125 400+600 000+15 600+13 000

= 941 000

Le tableau nous montre, l’exploitation est rentable d’après les résultats prévisionnels.

On constate une progression de profit d’années en années.

Section 2 : Plan de Trésorerie

I. Définition
Le budget de trésorerie constitue une prévision des différentes opérations de l’entreprise
« vente, production, achat » sur la trésorerie de l’entreprise, c’est à dire sur l’ensemble, les
avoirs en banque, aux chèques postaux et en caisse.

Le budget de trésorerie est un document essentiel puisqu’il permet de dire si l’entreprise


pourra faire face à ses échéances, si elle ne risque pas de se trouver contrainte à la cessation
des paiements.

Pour que les prévisions soient établies d’une manière rigoureuse, il faut bien connaître
les conditions de règlement accordées aux bénéficiaires du crédit et les conditions de
remboursement des fonds.

44
Si la situation de trésorerie est positive, il n’a pas de problème d’échéance ; et il est
prudent de prévoir un solde de précaution au-dessous duquel il ne faut pas descendre.

Si la situation de trésorerie est négative, cela veut dire que l’entreprise ne pourra pas
faire face à ses échéances
Avant de présenter le compte prévisionnel de trésorerie à moyen terme, effectuer le
tableau de cash-flow prévisionnel pendant 5 ans.

II. Cash-flow prévisionnel


Le cash-flow désigne des ressources internes sécrétées par l’exploitation que l’entreprise
peut utiliser pour son fonctionnement. Il correspond ainsi au potentiel d’autofinancement de
l’exploitation ou la capacité d’autofinancement de l’entreprise.

Tableau 29 : Cash-flow prévisionnel pendant 5 ans unité : en Ar

Année 1 2 3 4 5

Production
25 300 000 31 804 000 31 804 000 35 496000 35 496 000
Charge variable
20 528 997 22 053 594 22 053 594 9 25 337 642 25 337 642
Marges sur coût varié
4 783 002 9 750 405 750 405 10 158 357 10 158 357
Charges de structure
941000 941 000 941 000 941 000 941 000
Amortissement
3 235 800 3 235 800 3 235 800 3 235 800 3 235 800
Coût fixe d’exploitation
515 243 774 180 580 635 387 090 967 725
Intérêt d’emprunt

Résultat avant impôt 90 958 4 739 425 4 932 970 5 474 467 5 668 012
IBS – – – – –
Résultat après impôt 90 958 4 739 425 4 932 970 5 474 467 5 668 012
CASH-FLOW 1 031 958 5 680 425 5 873 970 6 415 467 6 609 012
Source: Auteur

45
Année 1 :
Charges variables = Achat de poussins + achat d’aliments +Désinfection et prophylaxie
= 900 000 + 18 694 283 + 934 714
= 20 528 997

Coût fixe d’exploitation = Matériels et fournitures non stockés + Charges externes


+ Impôts et Taxes + Charges de personnel
= 480 000 + 220 000 + 5 000 + 2 529 000
= 3 235 800

Résultat avant impôt = M/CV – Charges fixes


= 4 783 002 – (941 000 + 3 235 800 + 515 243)

RAV = 90 958
Résultat après impôt = RAV – IBS
= 90 958 – 0
RAI = 90 958

D’où pour l’année 1 le CASH-FLOW = RAI + Amortissements


= 454 793 + 941 000
CASH-FLOW = 1 031 958

Pour chacun, le calcul est le même.

46
Tableau 30 : Compte prévisionnel de trésorerie à moyen terme (Unité en Ar)

Année
0 1 2 3 4 5
Désignation

Ressources
Capital 4 146 000
Emprunt 4 554 000

Cash-flow
1 031 958 5 680 425 5 873 970 6 415 467 6 609 012
Total ressources 1 031 958 5 680 425 5 873 970 6 415 467 6 609 012

Emplois
Frais d’établissement 110 000
Terrains 750 000
Constructions 3 300 000
Matériels et outillages 1 254 000
Matériels de transport 3 000 000

AAI 156 000


130 000
MMB
Remboursement d’emprunt

1 138 500 1 138 500 1 138 500 1 138 500


Total emplois 1 138 500 1 138 500 1 138 500 1 138 500
Solde 1 031 958 4 541 925 4 733 470 5 276 967 5 470 512
Cumul 1 031 958 5 573 884 10 309 355 15 586 323 21 056 835
Source: Auteur

47
Section 3 : Le tableau des grandeurs caractéristiques de gestion

Ce tableau ci-dessous permet de mesurer la performance de l’exploitation à un moment


donné.

Tableau 31 : Tableau des grandeurs caractéristiques de gestion (Unité : en Ar)


Libellé Année 1 Année 2 Année 3 Année 4 Année 5
Production vendue 25 312 000 31 804 000 31 804 000 35 497000 35 497000
1.Production de l’exercice 25 312 000 31 804 000 31 804 000 35 497000 35 497000
Achats des matières 20 528 997 22 053 594 22 033 594 22 033 594 22 033 594
premières 480 000 540 000 540 000 600 000 600 000
Matériels et fournitures non 220 000 220 000 220 000 220 000 220 000
stockés
Charges externes
2.Consommation 21 228 997 22 813 594 114 067 971 130 788 211 130 788 211
intermédiaire
Production de l’exercice 25 312 000 31 804 000 159 020 000 177 480 000 177 480 000
Consommation intermédiaire (21 228 997) (28 813 594) (114 067 971) (130 788 211) (130 788 211)
3.Valeur ajoutée 4 083 002 8 990 406 44 952 029 46 691 789 46 691 789
Valeur ajoutée 4 083 002 8 990 406 44 952 029 46 691 789 46 691 789
Subvention d’exploitation
Impôts et taxes (5 000) (5 000) (5 000) (5 000) (5 000)
Charges de personnel (2 530 000) (2 530 800) (2 530 800) (2 530 800) (2 530 800)
4.Excédent brut 1 547 202 6 454 605 32 273 029 34 012 789 34 012 789
d’exploitation
Excédent brut d’exploitation 1 547 202 6 454 605 32 273 029 34 012 789 34 012 789
Dotation aux amort. (941 000) (941000) (4 705 000) (4 705 000) (4 705 000)
d’exploit.
5.Résultat d’exploitation 606 202 5 513 605 5 513 605 29 307 789 29 307 789
Produits financiers – – – – –
Charges financières 515 243 774 180 2 903 175 1 935 450 967 725
6.Résultat financier (2 576 218) (3 870 900) (2 903 175) (1 935 450) (967 725)
Résultat d’exploitation 3 031 011 27 568 27 568 29 307 29 307 789
+ Résultat financier 2 576 218 029 3 029 2 789 1 967 725
870 900 903 175 935 450
7.Résultat avant impôt 90 958 4 739 425 4 932 970 5 474 467 5 668 012

48
Résultat avant impôt 90 958 4 739 425 4 932 970 5 474 467 5 668 012
IBS – – – – –
8.Résultat net de l’exercice 90 958 4 739 425 4 932 970 5 474 467 5 668 012
Source: Auteur

Section 4 : Bilan prévisionnel

I. Définition
Le bilan est document chiffré qui résume, à une date donnée, la situation patrimoniale de
l’entreprise, c’est à dire l’ensemble de ses biens, de ses droits, et ses obligations.

Les valeurs existantes et figurant dans les divers postes du bilan ne sont pas fixes.
Chacun de ces postes subit des modifications à la suite des opérations comptables. Donc pour
trouver ces modifications, nous proposons les bilans prévisionnels de notre projet pendant les
5 ans.

Nous signalons qu’à chaque fin d’exercice, nous incorporons le bénéfice au capital.

II. Bilans

Tableau 32 : Bilan prévisionnel au 31/12/A1 (Unité : en Ar)


Montant Montant
Actif Amortissement Passif Montant
brut net
Actif immobilisé 110 000 22 000 88 000 Capitaux
Immobilisations 750 000 – 750 000 propres
incorporelles 3 300 000 165 000 3 135 000 Capital 4 146 000

49
Frais d’établissement Résultat net de 9 095 864
Immobilisations corporelles l’ex.
Terrains Dettes
Constructions Emprunt LMT 154 000
Matériel et outillage 1 254 000 125 400 1 128 400
Matériels de transport 3 000 000 600 000 2 400 000
AAI 156 000 15 600 140 400
MMB 130 000 13 000 117 000
Total actif immobilisé 8 700 000 941 000 1 551 800
Actif circulant
Disponibilités
Caisse ou banque 1 031 000 1 031 000
Total actif circulant 1 031 000 1 031 000

Total général 9 731 960 941 000 8 790 958 Total général 8 790 958
Source: Auteur

Tableau 33 : Bilan prévisionnel au 31/12/A2 (unité : en Ar)

Montant Montant
Actif Amortissement Passif Montant
brut net

50
Actif immobilisé
Immobilisations Capitaux
incorporelles propres
Frais d’établissement Capital 4 236 958
Immobilisations corporelles Résultat net de 4 739 425
Terrains 110 000 44 000 66 000
l’ex.
Constructions 750 000 – 750 000
Dettes
Matériel et outillage 3 300 000 330 000 2 950 000
Emprunt LMT 3 415 500
Matériels de transport 1 254 000 250 800 1003 200

AAI 3000 000 120 000 1 800 000

MMB 156 000 31 200 124 800


130 000 26 000 104 000
Total actif immobilisé 870 000 1 882 000 6 818 000

Actif circulant
Disponibilités
Caisse ou banque 5 573 884 5 573 884
Total actif circulant 5 573 884 5 573 884

Total général 14 273 884 1 882 000 12 391 884 Total général 12 391 884
Source: Auteur

Capital A2 = Capital A1 + Résultat A1

= 4 146 000 + 90 958 = 4 236 958

51
Tableau 34 : Bilan prévisionnel au 31/12/A3

Montant Montant
Actif Amortissement Passif Montant
brut net
Capitaux
Actif immobilisé propres
Immobilisations Capital 8 976 384
incorporelles Résultat net de 4 932 970
Frais d’établissement l’ex.
Immobilisations corporelles Dettes
Terrains 110 000 66 000 44 000
Emprunt LMT 2 277 000
Constructions 750 000 – 750 000

Matériel et outillage 3 300 000 495 000 2 805 000

Matériels de transport 1 254 000 376 200 877 800

AAI 3 000 000 1 800 000 1 200 000

MMB 156 000 46 800 109 200


130 000 39 000 91 000
Total actif immobilisé 8 700 000 2 823 000 5 877 000

Actif circulant
Disponibilités
Caisse ou banque 10 309 355 10 309 355
Total actif circulant 10 309 355 10 309 355

Total général 19 009 355 2 823 000 16 186 355 Total général 16 186 355
Source: Auteur

Capital A3 = Capital A2 + Résultat A2


= 4 236 958 + 4 739 425 = 8 976 383

Tableau 35 : Bilan prévisionnel au 31/12/A4

52
Actif Montant brut Amortissement Montant net Passif Montant

Actif immobilisé Capitaux


Immobilisations propres
incorporelles Capital 13 909 355
Frais d’établissement Résultat net 5 474 467
Immobilisations corporelles de l’ex.
Terrains 110 000 88 000 22 000
Dettes
Constructions 750 000 – 750 000
Emprunt 1 138 500
Matériel et outillage 3 300 000 660 000 2 640 000
LMT
Matériels de transport 1 245 000 5 01 600 752 400

AAI 3 000 000 2 400 000 600 000

MMB 156 000 62 400 93 600


130 000 52 000 78 000
Total actif immobilisé 8 700 000 3 764 000 4 936 000

Actif circulant
Disponibilités
Caisse ou banque 15 586 323 15 586 323
Total actif circulant 15 586 323 15 586 323

Total
Total général 24 286 323 3 764 000 20 522 323 20 522 323
général
Source: Auteur

Capital A4 = Capital A3 + Résultat A3


= 8 976 384 + 4 932 970 = 13 909 354
Capital A4 = 13 909 354

Tableau 36 : Bilan prévisionnel au 31/12/A5

Actif Montant brut Amortissement Montant net Passif Montant

53
Capitaux
Actif immobilisé
propres
Immobilisations
Capital 13 989 823
incorporelles
Résultat net de 5 668 012
Frais d’établissement
l’ex.
Immobilisations
Dettes
corporelles 110 000 88 000 –
Emprunt LMT –
Terrains 750 000 – 750 000
Constructions 3 300 000 660 000 2 475 000
Matériel et outillage 1 254 000 5 01 600 627 000
Matériels de transport 3 000 000 2 400 000 600 000
AAI 156 000 62 400 78 000
MMB 130 000 52 000 65 000
Total actif immobilisé 8 700 000 4 705 000 3 995 000

Actif circulant
Disponibilités
Caisse ou banque 21 056 835 21 056 835
Total actif circulant 21 056 835 21 056 835

Total général 29 756 835 4 705 000 25 051 835 Total général 25 051 835
Source: Auteur

Capital A5 = Capital A4 + Résultat A4


= 13 909 355,2 + 5 474 467,8 = 19 383 822

54
Conclusion Partielle II

Nous avons vu que ce chapitre représente l’étude de l’évolution du montant des


investissements nécessaires du projet.

D’après les éléments dont nous disposons, on peut dire que les résultats prévisionnels de
l’exploitation sont satisfaisants.

Cette étude financière nous a permis de montrer l’impact de ce projet sur le plan
économique, social et financier.

55
Troisième partie : Evaluation du projet

Introduction partielle III


Dans cette dernière partie, nous allons faire une évaluation de ce projet qui est
l'ensemble complet d’activités et d’opérations qui utilisent des ressources limitées et dont
quelques agents économiques attendent des revenus. En faisant L’étude comparative de
l’évolution des coûts et des recettes dans le domaine financière et d'autre part une évaluation
sociale de la société.

Chapitre VI: Evaluation du projet

Un projet est un ensemble complet d’activités et d’opérations qui utilisent des


ressources limitées et dont quelques agents économiques attendent des revenus de ce projet.

A la différence des techniques comptables qui visent à enregistrer et contrôler les


opérations, les techniques d’évaluation servent à éclairer et faciliter des prises de décision.
Toutefois, elles font partie de l’étude financière.

L’étude comparative de l’évolution des coûts et des recettes se présente de deux


manières différentes :

Au niveau de l’entreprise : la banque, l’entrepreneur du projet cherchent à évaluer la


rentabilité du projet et à vérifier l’équilibre financier qui est l’évaluation financière du projet ;

Au niveau de la collectivité nationale : les techniciens cherchent à évaluer les


bénéfices du projet pour la nation qui est l’évaluation économique.

En plus, il existe aussi l’évaluation sociale qui concerne la société en général.

Section 1 : Evaluation économique

L’évaluation économique de ce projet nous permet de connaître les impacts au niveau


national et au niveau régional que nous allons voir successivement.

56
I. Effet au niveau national
La réalisation du présent projet contribue à l’augmentation de la production nationale,
donc de la richesse nationale, grâce à la création de la valeur ajoutée.

Rappelons que la valeur ajoutée est obtenue en calculant la différence entre la


production de l’exercice correspond à la production vendue et les consommations
intermédiaires qui sont constituées des divers achats, matières et fournitures non stockées et
les charges externes. Les valeurs ajoutées dégagées de ce projet sont présentées par le tableau
suivant :

Tableau 37 : Bilan prévisionnel au 31/12/A5 (unité : en Ar)

Année
1 2 3 4 5
Rubrique
Production de l’exercice 25 312 000 31 804 000 31 804 000 35 496 000 35 496 000
Consommation
(21 228 997) (28 813 594) (28 813 594) (26 157 642) (26 157 642)
intermédiaire
Valeur ajoutée 4 083 002 8 990 405 8 990 405 9 338 357 9 338 357
Source: Auteur

La valeur ajoutée est de 4 083 002à la 1ère année et à la 3ème année d’exercice, cela
veut dire que la production arrive à couvrir les consommations intermédiaires.

Ainsi durant ces cinq années, la VA totale est de 40 740 529 soit une valeur ajoutée
moyenne annuelle de 8 148 105 pour la nation. En d’autres termes, notre activité d’élevage
contribue à l’augmentation de la richesse nationale.

La création de ce projet permet d’activer la production d’autres branches d’activités


complémentaires existantes ou la création de nouvelles activités. Etant donné que l’entreprise
a besoin de divers produits, fournitures et services lors de son exploitation. Citons par
exemple des produits de la pêche et de l’élevage (poisson sec, …)

II. Effet au niveau régional

57
Nous pouvons dire que la création de ce projet participe à l’intégration de l’agriculture
dans l’élevage. Pour cela, on utilise des produits agricoles dans l’alimentation des animaux
comme le maïs, le manioc. Or, ces produits sont cultivés dans cette région, et notre entreprise
a besoin d’une quantité assez importante pour la production de provende. Cette nouvelle
demande incite les gens à participer davantage au leur culture pour augmenter l’offre (la
production)

Ainsi, les cultivateurs vont tirer profit de l’existence de notre projet dans cette région. Ce qui
nous montre l’instauration du projet est très souhaitée et favorise aussi l’agriculture.

Section 2 : Evaluation sociale

Cette évaluation consiste à déterminer les impacts de ce projet sur le plan social.
L’analyse est basée sur la création d’emploi, sur l’importance sociale et sur le développement
de la région.

I. Création d’emploi
Le chômage est un phénomène tragique sur le plan économique et social d’un pays. Il
provient de l’insuffisance de l’offre d’emploi par rapport à la demande. Sur le marché de
travail il frappe presque tout le pays quel que soit leur niveau d’industrialisation. En effet, ce
sont les jeunes diplômés ou non (avec ou sans formation professionnelle) qui en sont souvent
les premières victimes et s’ils en trouvent, le travail qu’ils exercent ne correspond pas à leurs
spécialités. Donc, c’est un problème social à résoudre.

Pour lutter contre le chômage, l’Etat participe déjà à la création d’emploi en


encourageant les investisseurs nationaux ou étrangers à s’investir. Par conséquent, notre projet
constitue une source de création d’emploi et aussi une source de revenu pour les mains
d’œuvre.

II. Importance sociale

58
Les produits avicoles ont pris une place importante dans le régime alimentaire de
l’humanité concernant :
La croissance du jeune enfant, son bon état de santé ;
Le maintien de l’effort physique qui est la condition essentielle de son activité.
Donc, notre exploitation contribue aussi à l’alimentation du régime alimentaire de la
population en matière de protéines

III.Développement de la région
On peut dire que notre projet contribue d’une manière importante au développement
de cette région, à savoir la création d’emploi, car le niveau de vie de quelques familles peut
s’améliorer en recevant un revenu mensuel. Par ailleurs, la culture de produits agricoles
pratiquée par les habitants est une source de revenus pour sa famille qui sera augmenté par
l’installation de notre exploitation en augmentant la demande en produits agricoles.

Section 3 : Evaluation financière

Cette évaluation consiste à déterminer les impacts du projet sur le plan financier.
L’analyse sera donc basée sur les quatre éléments suivants : le délai de récupération des
capitaux investis, la valeur actuelle nette, le taux de rentabilité interne et l’indice de
profitabilité.

59
I. Valeur Actuelle Nette (VAN)
Dans ce cas, nous allons prendre comme taux d’actualisation i = 9% et comme
période d’observation 5 ans

Le tableau suivant nous montre le calcul de cash-flows actualisés :

Tableau 38: Le calcul de cash-flows

1
Année Résultats Amortissements Cash-flow Cfa
(1,09)"
1 90 958 941 000 1 013 958 0,870 897 804
2 4 739 425 941 000 5 680 426 0,756 4 294 402
3 4 932 970 941 000 5 873 971 0,658 3 865 072
4 5 474 467 941 000 6 415 468 0,572 3 669 647
5 5 668 012 941 000 6 609 012 0,497 3 284 679
Total 16 011 606
Source: Auteur

60
Tableau 39 : Valeur résiduelle des investissements à la 5ème année (unité : en Ar)

Durée de Taux Valeur


Immobilisation Montant
vie d’amortissement résiduelle
Frais d’établissement 110 000 5 20 0
Terrains 750 000 – – 750 000
Bâtiments 3 300 000 20 5 2 475 000
Matériel et outillage 1 254 000 10 10 627 000
Matériel de transport 3 000 000 5 20 0
AAI 156 000 10 10 78 000
MMB 130 000 10 10 65 000
Total 8 700 000 3 995 000
Source: Auteur

La valeur résiduelle actualisée est :


3 995 000 x 0,5= 2 266 870

Investissement consommé
Il est obtenu à partir du calcul suivant :
Ic = Io – Vr
avec Ic = Investissement consommé
Io = Investissement initial
Vr = Valeur résiduelle actualisée de l’investissement

La valeur actuelle nette est donc :


VAN = Cfa – Ic
= 17 445 331 – 6 433 129

D’où VAN = 11 012 202

Nous constatons que la VAN est positive. On a alors intérêt à réaliser l’investissement.

La VAN ne permet pas de classer les investissements entre eux, mais tout simplement des les
accepter ou de les rejeter. Pour les classer, il faut donc connaître leur rentabilité interne.

61
Calculons le taux de rentabilité interne.

II. Taux de rentabilité interne (TRI)


Le tableau suivant nous aide à encadrer le TRI dans le cas de notre projet, en calculant
d’abord le Cash-flow actualisé par deux taux différents :

Tableau 40: Cash-flow actualisé au taux de 39% à 44%


Cash-flow actualisé
Année Cash-flow
1(1,39)" CFa 1 (1,44)" CFa
1 1 031 958 0,71 732 690 0,69 712 051
2 5 680 425 0,51 2 897 017 0,48 2 726 604
3 5 873 970 0,37 173 3692 0,33 1 938 410
4 6 415 467 0,26 1 668 021 0,23 1 475 557
5 6 609 012 0,19 1 255 712 0,16 1 057 442
Total 25 610 835 8 726 811 7 910 065
Source: Auteur

Or « r » correspond à la valeur actuelle nette nulle, c’est à dire compris entre 39% et 44%. Il
suffit d’effectuer une interpolation linéaire pour trouver ce TRI.

39% < TRI < 44%


39%→→→→8 726 811
TRI→→→→8 700 000
44%→→→→7 910 065

TRI -39% 8 700 000- 7 910 065= 44% − 39% 7 910 065- 8 726 811

Le taux de rentabilité interne des capitaux investis du projet est de 39,16%. Plus le taux est
élevé, plus l’investissement est intéressant. On peut dire que ce projet est très rentable.

62
III.Délai de récupération des capitaux investis (DRCI)
Le tableau suivant nous donne le cash-flow cumulé et nous permet de déterminer le
délai de récupération des capitaux investis.

Tableau 41: Cash-flow cumulé

Année 1 2 3 4 5

Cash-flow 1 031 958 5 680 425 5 873 970 6 415 468 6 609 013

Cash-flow
1 031 958 6 712 384 12 586 355 19 001 823 25 610 836
cumulé

Investissement 8 700 000


Source: Auteur

Ce tableau met en relief que le montant des investissements est compris entre le cumul du
cash-flow de la deuxième année et celui de la troisième année.

6 712 384< 8 700 000< 12 586 355

Année 2 ? 3
Source: Auteur

En faisant l’interpolation, le délai de récupération sera obtenu comme suit :


DRCI = +2 = 2,34
2 = 2 ans
0,34 x 12 = 4,08
0,08 x 30 = 2,4
D’où la DRCI est égale 2 ans 4 mois et 2 jours.

L’investissement initial sera récupéré après 2 ans 4 mois et 2 jours.


Comme nous avons déjà vu, le montant total des investissements est de 8 700 000 Ar. Or nous
remarquons que le cash-flow cumulé le plus proche de ce montant est celui de la troisième
année est donc de 3 ans.

63
Alors, nous allons vérifier les autres critères d’évaluation du projet.

IV. Indice de profitabilité (IP)


IP = 1,84

Il s’agit d’un Ip>1,


Il est à noter qu’un projet est acceptable si l’indice est >1, ce qui équivaut à une VAN>0. Les
deux critères sont vérifiés pour la réalisation du projet.

64
Conclusion partielle III
Sur le plan social, la réalisation d’un projet conduit à la création d’emploi, à la
résolution du problème d’approvisionnement en matière de produits agricoles.

Sur le plan économique, nous contribuons à l’augmentation de la production nationale


et de favoriser aussi l’agriculture.

Sur le plan financier, nous avons vu que les différents critères d’évaluation nous
permettent d’en conclure que notre projet est rentable et faisable.

65
CONCLUSION GENERALE

Actuellement, le problème de la sécurité alimentaire préoccupe le monde entier. Or


compte tenu de l’abondance des richesses en produits avicoles de notre pays, l’étude de ce
projet d’élevage a été activée pour participer à la résolution de ce problème.

Il est à noter que l’insuffisance des produits avicoles dans la commune de Andina nous
a incité à s’implanter dans cette région. Les habitants pratiquent encore l’élevage de type
traditionnel qui est à faible rendement et uniquement pour ses besoins. Alors il nous est
indispensable de contribuer à l’alimentation de la production en élevant des pondeuses de race
performante STARCROSS 579 et non plus de se contenter d’élever des autres races
existantes.

L’obtention d’un rendement satisfaisant est assurée par la bonne conduite d’élevage et
l’utilisation des méthodes et de techniques adéquates : bâtiment et matériels d’élevage,
alimentation, prophylaxie sanitaire… Ainsi, la filière poule pondeuse ne doit plus être
considérée comme une activité secondaire.

Ce qui nécessite la création d’une unité d’élevage de poules pondeuses de cette


commune en pratiquant l’élevage à caractère semi-industriel dont les produits sont destinés à
être vendus, afin de satisfaire les besoins de la clientèle.

D’une manière générale, les facteurs de production ne posent pas de problèmes


concernant l’élevage en général et l’élevage avicole en particulier. Cependant, la culture de
certains produits agricoles particuliers utilisés dans l’alimentation des animaux est
indispensable et le projet devrait s’occuper directement.

En somme, notre exploitation pratique le type d’élevage à caractère individuel et va


produire et vendre 290 000 à 300 000 œufs de consommation annuellement. Ceci grâce à
l’effectif de 1 000 pondeuses de STRACROSS 579.

Avec un investissement total de 8 700 000 Ar dont 48% en apport personnel et 52%
pour emprunt à moyen terme, notre projet résulte d’un TRI de 43,60%.

66
L’exploitation va dégager un bénéfice variant de 2 000 000 à 5 600 000 Ar par an, soit
un résultat annuel moyen de 3 800 000 Ar.

Ainsi, notre projet va-t-il contribuer à l’augmentation de la richesse nationale grâce à


la création d’une valeur ajoutée moyenne annuelle de 6,6millions d'Ar.
Encore que d’autres effets soient attendus de notre projet tels que :
L’accroissement de la production des autres branches de l’économie ;
La contribution à l’amélioration de la situation financière de l’Etat,
La création d’emploi.
La réalisation de notre projet permet de favoriser aussi l’agriculture, d’améliorer le niveau de
vie de certaines familles.

Notre projet permet alors de contribuer à la réalisation des objectifs de développement


économique et social du pays. Aussi, les différentes études effectuées nous montrent que le
présent projet est techniquement, financement et économiquement viable.

Dans un moyen terme, il est possible de participer à l’amélioration de l’élevage de


poules pondeuses dans cette région en élevant non plus de poussins d’un jour mais de
poulettes de 2 mois et demi de STARCROSS 579. Along terme, il est envisageable de faire
augmenter l’effectif de production annuelle.

Donc finalement, l’élevage avicole a un bon avenir dans le secteur élevage notamment
à son lieu d’exploitation.

Des recommandations, des suggestions et des conseils tirés de cette étude sont données
aux jeunes intellectuels diplômés pour qu’ils s’orientent vers la création d’une petite et
moyenne entreprise. Cela permet aux jeunes de participer à la résolution des problèmes de
chômage d’aujourd’hui, et afin de former un programme d’investissement pour aider les
jeunes.

Finalement, du fait de son alignement sur la stratégie nationale d’autosuffisance


alimentaire, ce projet constitue une source d’emploi assez important pour la nation.

67