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Avec cette vidéo animée, découvrez comment la clause sociale

permet de répondre aux enjeux d'achats responsables

L’un des enjeux prioritaires pour les coopératives est de développer et conserver l'attractivité de ses
métiers et de s'assurer du développement des compétences et de l'employabilité de ses salariés en
particulier ceux qui sont peu ou pas qualifiés. Il est possible aujourd'hui, à travers des achats
socialement responsables, de répondre à ces 2 objectifs.

Selon, l’observatoire des achats responsables, un achat responsable correspond à tout achat
intégrant les spécifications et critères en faveur de la protection et de la mise en valeur de
l'environnement, du progrès social et du développement économique. A travers les achats
socialement responsables, un donneur d'ordre public ou privé qui se procure un bien ou un service
peut maximiser son impact social. Cela peut passer par de nombreuses pratiques, par exemple,
faciliter l'accès aux appels d'offres des entreprises de l'économie sociale et solidaire, du secteur
adapté et protégé, de l'insertion par l'activité économique. Leur acheter directement des biens et des
services ou encore inciter ses fournisseurs classiques à développer des actions d'insertion dans le
cadre de marchés dont ils sont attributaires.

Cette dernière possibilité est plus connue sous le nom de clauses sociales ou clauses d'insertion.
Ainsi, l'entreprise qui obtient le marché est tenue de réserver des heures de travail à des personnes
rencontrant des difficultés sociales et professionnelles. Elle peut répondre à son engagement en
embauchant directement la personne ou en faisant appel à une structure de l'insertion par l'activité
économique pour sa mise à disposition ou la sous-traitance d'une partie de son activité. En 2016,
Alliance Villes Emploi répertorie sur le territoire français plus de 11 000 000 d'heures d'insertion
travaillées à environ 29 000 salariés éligibles au dispositif de la clause d'insertion. Ces derniers sont
majoritairement des personnes peu qualifiées. C’est un dispositif qui fait ses preuves du retour à
l'emploi de ceux qui en ont bénéficié. En effet, les 3 quarts d'entre eux travaillent toujours dans les 2
ans qui suivent leur premier contrat. Les secteurs les plus concernés par ce dispositif sont des
secteurs en tension comme ceux de la construction, des travaux publics, de la propreté et des
espaces verts naturels. A l'instar des coopératives, ils ont pour enjeu fort le développement de leur
métier, des compétences et de l'employabilité de leurs salariés. Un processus de diversification de
ces secteurs est en cours. Ainsi, les marchés relevant de l'informatique et de l'économie verte
devraient à terme comporter davantage de clauses sociales. La clause sociale constitue aujourd'hui
une obligation pour une entreprise. Elle peut cependant facilement être transformée en opportunité.

En effet, une entreprise qui permet à une personne éloignée de l'emploi d'accomplir des activités qui
lui permettront d'accroître son employabilité ou qui lui permet d’accéder à une qualification est une
entreprise socialement responsable. Elle y gagnera également un salarié impliqué qu’elle n'aurait
probablement pas embauché dans un autre contexte. Ce qui, actuellement sur le marché de l'emploi,
n'est pas négligeable dans une période où il si difficile de rapprocher l'offre et la demande