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Le genre est un concept sociologique désignant les "rapports sociaux de sexe", et de

façon concrète, l'analyse des statuts, rôle sociaux, relations entre les hommes et les femmes.
Appliquées aux politiques publiques, le genre a pour objectif de promouvoir l'égalité des
femmes et des hommes en prenant en compte les différences et la hiérarchisation socialement
construite. Le genre n’est pas un phénomène biologique, mais social.

La société détermine un ensemble de représentations, de valeurs et d'attentes sociales


qui énoncent les conduites, les droits, les moyens et les ressources ainsi que les pouvoirs de
chacun des deux sexes, dans le domaine privé et dans le domaine public.

Les problèmes liées eu genre subsistent donc encore de nos jours certains peuvent être
considérés comme une atteinte aux droits de la femme (donc aux Droits de l’Homme), et leur
incidence sur le développement n’est pas négligeable. Pourtant les femmes doivent prendre
une place très importante au développement agricole moderne aujourd’hui :

I/ Intégration de l’approche genre dans les politiques et les programmes de


développements

A la différence du mot "sexe", qui procède d’une identité biologique, le mot "genre"
renvoie à la définition des rôles assignée par la société aux femmes et aux hommes aussi bien
dans leur vie privée que publique. Ces rôles sont tout à fait modifiables. La société détermine
un ensemble de représentations, de valeurs et d’attentes sociales qui énoncent les conduites,
les droits, les moyens et les ressources ainsi que les pouvoirs de chacun des deux sexes.
L’analyse fondée sur le genre permet de montrer les contextes socioculturels dans lesquels se
construisent les rôles masculins et féminins, et les identités sexuées. En mettant ainsi en
lumière le caractère construit et non naturel de ceux-ci, l’analyse genre explique leur impact
en termes de production des comportements, représentations et lois discriminatoires.

L’objectif général du politique national genre est de promouvoir un développement


participatif et équitable des hommes et des femmes, en leur assurant un accès et un contrôle
égal et équitable aux ressources et aux sphères de décision, dans le respect de leurs droits
fondamentaux.
Le genre dépasse une simple démarche en termes de modèle de développement : il
s’agit d’un phénomène qui pénètre le cœur de notre existence et de notre vécu quotidien.
C’est pourquoi le genre veut être une pratique à observer dans la vie sociale, économique et
politique.

II/ Le genre et les technologies agricole

Dans les ménages ruraux, la mécanisation du travail a permis l’exploitation de plus


grandes parcelles de terrain agricoles. Cela a aussi diminué les occasions de travail rétribué
pour les femmes; puisque les machines conduites par les hommes effectuent les tâches qui ont
été accomplies manuellement par les femmes auparavant. Mais d’un autre côté, elle a amplifié
pour les ménages la nécessité de disposer de revenus monétaires pour l’achat des intrants
technologiques, ce qui a obligé les femmes à s’engager comme ouvrières agricoles, délaissant
parfois la parcelle familiale, source de sécurité alimentaire.

L’introduction de la technologie dans le monde agricole s’est donc automatiquement


traduite par une amélioration du niveau de vie même si les emplois ne sont pas nombreux.
Elle va pas provoqué la croissance des rétributions moyennes des ouvriers agricoles bien
qu’elle ait permis une augmentation des rendements des grandes entreprises.

Pourtant la technologie a son côté négatif car elle a été source d’inégalité entre les
femmes et les hommes. Ces premières ont perçu des salaires moindres bien que le travail fût
plus intense: sarclage, repiquage, récolte, etc.

Les bienfaits de la technologie, tels que la diminution de la pénibilité du travail et la


croissance de la productivité, sont certes indiscutables. Cependant, la modernisation de
l’agriculture peut engendrer des conséquences dramatiques comme la perte, par les femmes
rurales pauvres, d’opportunités d’emploi rétribué. La mécanisation a progressivement rayé
certains travaux traditionnellement effectués par les femmes. C’est l’exemple des produits
traités et transformés à la maison qui apportaient un revenu par leur valeur ajoutée.

En guise de conclusion l’analyse des rapports sociaux selon le genre permet de mettre
en valeur et d’expliquer le déséquilibre général que l’on peut constater dans les relations entre
les femmes et les hommes, l’importance des rôles selon le sexe dans le partage du pouvoir, la
prise de décision, la division du travail, tant au sein du ménage que dans la société en général.
Les rapports sociaux de genre dirigent notre attention sur tous les éléments acquis au cours du
processus de socialisation : notre définition de nous-mêmes et de notre groupe, notre
conception des rôles, des valeurs et des comportements appropriés, et surtout, des interactions
attendues et acceptables entres les hommes et les femmes. L’approche Genre se réfère à une
méthode d’analyse dont la seule utilisation ne suffit pas pour atteindre l’égalité entre les
femmes et les hommes.