Vous êtes sur la page 1sur 27

CHAPITRE 4

Architecture fonctionnelle des


systèmes de production
(Pilotage)
La structuration verticale du CIM

• Le concept CIM, développé dans les années 80, a pour but


l'intégration de l'ensemble des services de l'entreprise par la mise
en place d'un réseau rapide et cohérent d'échange d'informations.
• Ce concept s'étend bien au delà des seules fonctions liées à la
production.
La structuration verticale du CIM

• La structuration des échanges d'informations proposée dans le cadre du


CIM se focalise essentiellement sur une décomposition hiérarchique
verticale, classiquement représentée sous la forme d'une pyramide.
• L'approche classique fait correspondre à chaque niveau la fonction
générale réalisée, le type d'ordinateur utilisé et la nature des réseaux
informatiques mis en œuvre.
Pilotage d’un système
Le pilotage des systèmes de production a fait l’objet de
nombreux travaux depuis deux ou trois décennies
dans le milieu industriel .
Pour les dictionnaires, piloter c’est tout à la fois
conduire, diriger, gouverner.
Implicitement, le pilotage fait référence à un système
complexe. Piloter un engin revient en premier lieu à :
– fixer la cible à atteindre,
– déterminer la meilleure trajectoire de référence pour
atteindre cette cible.
Une fois l’engin lancé, il s’agit par ordre de priorité de :
Pilotage d’un système
(i) surveiller la trajectoire réelle,
(ii) corriger les écarts observés avec la trajectoire de
référence pour ramener l’engin sur cette
trajectoire,
Pilotage d’un système
(iii) modifier éventuellement la trajectoire de référence si des
informations sur le comportement de l’engin et/ou sur
l’univers extérieur montrent soit qu’elle n’est plus
maintenable, soit qu’elle n’est plus la meilleure à suivre
pour atteindre la cible fixée,
(iv) changer de cible si ces mêmes informations montrent
que la cible initiale ne peut être atteinte ou si des
impératifs d’ordre supérieur la remettent en cause.
les systèmes de pilotage peuvent s’organiser selon diverses architectures.
Typologie des structures de pilotage
3.1. Structure centralisée

Il s’agit de l’approche la plus classique et la plus ancienne. Ici, toutes les ressources sont pilotées par
un centre de décision unique, qui supervise la production, synchronise et coordonne les
différentes ressources et gère en temps réel les imprévus qui surviennent.
Le pilotage se fait essentiellement sur la base d’un ordonnancement prévisionnel des différentes
tâches (intégrant donc l'ensemble des ressources et des entités). Cet ordonnancement est calculé
sur des valeurs moyennes des charges machines et des durées d’exécution. Ceci permet de
conserver une certaine souplesse d'exécution (maintenance, réparation...) et de garder une petite
marge de sécurité.
Les perturbations limitées peuvent être absorbées. Les perturbations trop importantes entraînent le
recalcul d’un nouvel ordonnancement.
Cette approche est adaptée aux petits systèmes de production. Elle se rencontre fréquemment dans
les petites entreprises où l’essentiel du pilotage consiste bien souvent à réordonnancer
manuellement les tâches.
Typologie des structures de pilotage
3.2. Structure hiérarchisée

Dans le cas de systèmes de production plus complexes, on


est amené à décomposer le système en sous-systèmes.
Cette décomposition est effectuée :
– par fonctions (approvisionnement, ateliers, logistique
aval),
– par horizons (court, moyen et long termes).
Dans un schéma de décision hiérarchisée, un centre de
niveau supérieur coordonne et fixe un cadre de décision
pour les niveaux inférieurs. Ce cadre de décision va leur
fixer les objectifs et les contraintes à respecter.
Les niveaux inférieurs se voient ainsi déléguer un certain
degré d’autonomie de décision (dans le cadre fixé). En
retour, ils doivent remonter au niveau supérieur des
informations sur les résultats atteints.
Typologie des structures de pilotage
3.2. Structure hiérarchisée

• Chacune des structures est donc dotée de deux fonctions principales :


– une fonction de planification : les ordres reçus des niveaux supérieurs sont traités et
décomposés en sous-ordres transmis au niveau inférieur,
– une fonction d'observation : chaque structure de niveau inférieur envoie un compte
rendu à la structure de niveau supérieur. Celle-ci collecte les différents comptes
rendus, les traite et émet à son tour un compte-rendu global vers le niveau supérieur.
• Chaque structure va donc pouvoir gérer un certain nombre d’aléas à son niveau.
• L'apparition de perturbations de plus grande ampleur entraîne cependant la
remise en cause des décisions des niveaux supérieurs.
• Par rapport au modèle centralisé, ce modèle permet de limiter l'impact des
perturbations. Mais on constate l’absence de liaisons transversales entre les
différents sous-systèmes.
Typologie des structures de pilotage
3.3. Structure coordonnée

• Les liaisons entre les différents sous-systèmes de pilotage


d’un même niveau (ex : production, maintenance) sont
ajoutées dans la structure dite « coordonnée ».
• Cette architecture augmente la capacité de décision dans
chacun de ces niveaux pour avoir une résolution locale
des problèmes.
• La coopération entre les différents sous-systèmes de
pilotage cherche à optimiser la réponse et à mieux réagir
localement en cas d’apparition de perturbations.
• Chaque sous-système de pilotage du niveau inférieur
organise ses fonctions localement selon ses contraintes et
en collaboration avec les autres sous-systèmes de même
niveau.
• La difficulté se situe dans la détermination du degré de
liberté de décision pour chaque poste de conduite locale.
Typologie des structures de pilotage
3.4. Structure distribuée

• Cette structure résout la difficulté


rencontrée dans la structure coordonnée
pour la communication et la circulation
d’information entre différents niveaux.
• Elle est basée sur une répartition des
capacités de décisions sur un ensemble
de centres de pilotage.
• Cette approche est particulièrement
adaptée dans les productions avec des
flux simples, des demandes stables ou à
faible variation et l’apparition d’aléas
réguliers ou connus.
Typologie des structures de pilotage
3.5. Structure distribuée supervisée

• En général, cette structure offre des possibilités


d’intercommunication des systèmes de pilotage
de différents niveaux permettant l’échange
d’informations et la transmission des décisions
prises.
• Cette structure est caractérisée par la
coopération entre les sous-systèmes dépendant
d’un même système supérieur.
• Ce système supérieur sert à commander ou
corriger une décision prise afin de satisfaire les
objectifs plus globaux, car il a une vision plus
large du processus de production dans
l’entreprise.
Typologie des structures de pilotage
3.6. Structure décentralisée

• Dans cette structure, tous les centres de pilotage sont au


même niveau fonctionnel, ce qui la différencie de la
structure distribuée. Il n’existe pas de centre de pilotage de
niveau hiérarchique supérieur. Les centres de décision
doivent s’auto-organiser pour assurer une gestion
cohérente.
• Ces systèmes de pilotage totalement décentralisés sont
restés marginaux, principalement en raison des problèmes
de synchronisation entre les contrôleurs locaux.
• La plupart du temps, on conserve une certaine structure
hiérarchique. Les tâches de suivi de la production ou de
lancement des opérations apparaissent comme des entités
de haut niveau distribuant le travail aux autres modules.
Les centres des différents niveaux sont interconnectés via
des bus de communication permettant l’échange
d’informations et la transmission des décisions.
• Ceci n’est rendu possible que par l’arrivée des nouvelles
techniques informatiques (système d’information, bases de
données partagées) dans les ateliers de production.
Positionnement des structures de pilotage
Unités de production
• Unité autonome de production
• Machines associées en ligne
• Cellule de production à Commande
centralisée
• Cellule à commande décentralisée et
coordonnée
• Cellule flexible à commande répartie et
hiérarchisée
Unité autonome de production

L'approche de la production en cellule est l'organisation du


processus complet d'un produit ou d'une famille de produits
en un seul groupe de collaborateurs et machines, appelé UAP
ou ilôt de production.
• Ces UAP sont organisées en forme de U afin de faciliter toutes
sortes d'opérations.
• Les pièces ou assemblage avancent 1 par 1, ou en petits lots.
• Les lots avancent sans s'entasser entre 2 opérations.
• Les réglages et changement d'outils rapides sont essentiels
aux UAP, puisque le temps de fabrication est plus court.
• Toutes les UAP sont concentrer sur la réduction des
gaspillages
Unité autonome de production

Avantages des UAP


• Augmentation des taux d'utilisation des machines de production
• Apparition d'un esprit d'équipe et élargissement des tâches
• Compromis entre disposition produit et disposition processus, avec
les avantages associés
• Distances de déplacement plus courtes et processus plus fluides
• Réduction des en-cours de fabrication
• Moins d'espace au sol requis
• Réduction des matières premières et des stocks de produits finis
• Réduction des coûts de main-d'oeuvre directe
• Sens aigu de la participation des salariés
• Réduction de l'investissement en machine et matière première.
Unité autonome de production
Machines autonomes
Chaque machine réalise une étape dans l’élaboration du produit. La
manutention entre machine, les chargements et déchargements
sont nombreux, coûteux et longs. Ils sont le plus souvent manuels.
Unité autonome de production
Machines associées en ligne
• Le produit passe automatiquement d’une machine à la suivante.
• Dans ce cas simple, c’est le transfert du produit lui-même qui assure
la liaison entre les machines.
Cellule de production à Commande
centralisée
La nécessité de coordonner l’action des machines
a d’abord conduit à centraliser leurs commandes,
ce qui par ailleurs a compliqué les interventions
locales de réglage et de dépannage.
Cellule à commande décentralisée et
coordonnée
• Un retour aux commandes décentralisées s’est
imposé, mais avec une coordination entre
machines ici assurée par liaisons inter niveaux
Cellule flexible à commande répartie
et hiérarchisée
• Le besoin de flexibilité conduit à prévoir des transferts libres de
produits de machine à machine : une machine donnée peut traiter
ou non le produit présenté.
• Les liaisons iso-niveau complètent les liaisons inter-niveaux qui
assurent la communication avec la supervision.