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Chapitre 2 : Améliorer la capacité d’expression et de

communication
Introduction :
Communication : action de transmettre, d’échanger, de faire participer à…

Schéma du processus de la communication proposé par Claude SHANNON

Eléments du processus de la communication :


- L’émetteur : (expéditeur) celui qui transmet le message
- Le récepteur : (destinataire) celui qui reçoit le message
- Le message : ensembles des informations échangées (elles peuvent êtres : orales, visuelles,
écrites)
- le canal (vecteur de communication) : Les moyens (media ; hors media) par lequel le
message est transmis (message écrit, orale, visuelle, audio-visuelle)
- le message en retour (feed-back) : l’émetteur s’assure que le message a bien été reçu et
compris par le/les récepteurs soit par la reformulation du message par le récepteur, soit en
tenant compte des réactions des récepteurs.
- l’outil de communication : c’est le moyen qui permet la transmission du message (téléphone
; fax ; internet….)
- le codage : langage utilisé (symboles ; lettres ; signaux transmis par l’émetteur)
- le décodage : le destinataire doit maîtriser le code utilisé par l’émetteur pour comprendre
les informations transmises
- les parasites : tout ce qui peut perturber la communication (bruit, niveaux de langage,
message mal exprimé, canal de transmission…).

Moyens de communication :
- Affiche et support papier ;
- Supports médias : presse écrite, radio, télévision…etc ;
- Nouvelles technologies : site internet.

La communication scientifique
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Elle a pour but de transmettre ses connaissances aux autres spécialistes, aux apprenants
(Étudiants, doctorants…) et au grand public.
Le rôle du scientifique est de contribuer à faire progresser la connaissance collective. La
communication scientifique se situe donc aussi bien en amont qu’en aval de la recherche. En
amont, elle est nécessaire au scientifique pour démarrer sa recherche. Il l’utilise pour se situer
par rapport aux autres chercheurs. En aval, la communication intervient en tant que fruit de la
recherche. En effet, toute recherche scientifique ne s’achève que par le biais de sa
communication comme le dit DAY.
 Types de communication :
1- La communication scientifique orale :
La communication orale c’est d’abord une étude et ses résultats c'est-à-dire une question précise
et une réponse proposée. L’étude proposée doit répondre à une question claire et aboutir, à la
suite d’une démarche libre d’erreur, à une réponse intéressante.
Il faut inclure dans ce cas, une formulation claire de l’objectif et une description succincte des
méthodes d’étude.
a. Choix du message :
Dans la communication orale, le choix du message est très important et se fait en fonction du
public et du temps alloué à la présentation. L’exposé oral étant limité par le temps, le message
doit être clair et précis en résumant l’écrit tout en gardant les idées essentielles. La
communication orale peut se présenter sous plusieurs formes :
- Les conférences : Congrès national ou international, séminaire, colloque…etc ;
- Les réunions : qui s’établissent entre scientifiques ou chercheurs du même laboratoire
ou du même groupe de recherche ou encore entre des groupes de recherche ayant des
intérêts communs.
- D’autres types de communication orale peuvent se présenter tel que les discussions
entre chercheurs, les communications téléphoniques...
b. Etapes de préparation d’une communication orale :
Faire un plan clair de la présentation ; annoncé dans l’introduction, rappelé en cours d’exposé;
Répéter la communication ; en utilisant des phrases courtes ou moyennes, une introduction
accrochante, introduire les phrases de transition entre les différentes parties et conclure de
manière dynamique et brièvement.
Préparer les supports visuels
Maîtrise des conditions de communication qui couvre la familiarisation avec le lieu de la
présentation et la présentation elle-même.
c. Eléments de la présentation orale :
Le regard : Il est essentiel, et permet de maintenir l’attention de l’auditoire (public) et doit être
circulaire.
Le visage : Traduit nos émotions et rendent la parole plus attrayante. Le sourire est un signe
d’ouverture et disponibilité.
La voix : Elle se caractérise par :
Le volume : Niveau sonore de la voix, il faut l’adapter à la taille et l’espace où on se trouve.
Le débit : C’est la vitesse d’émission des mots : il ne faut parler très vite ni trop lent,
Les gestes : sont révélateurs de notre compétence à communiquer ; on distingue :
Les postures : ce sont les attitudes générales du corps. Les mouvements du corps
communiquent les sentiments et les émotions, ils jouent un rôle très important dans la
communication (le choix vestimentaire ; la coiffure ; la façon de s’asseoir ; de marcher…)
Le silence : les silences peuvent bien placés ou mal placés, bien interprétés ou mal interprétés.
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d. Règles pour un bon exposé oral :
- Ne pas être trop ambitieux ;
- Impossible de restituer plusieurs mois /années de travail en 20 ou 30minutes ;
- L’auditeur ne maîtrise pas le sujet ;
- Il faut toujours résumer ;
- Ne pas craindre de dire les choses évidentes ;
- Ne pas raconter ce que l’on a envie, mais ce que l’auditeur souhaite entendre et ce qu’il est
capable de comprendre ;
- Chercher le contact visuel avec l’auditoire.
2- La communication scientifique écrite :
La communication scientifique est basée sur l’écrit. En effet, même si on trouve des
communications orales, l’écrit s’impose toujours dans la communication scientifique puisqu’il
sert de preuve et c’est par son intermédiaire que le travail de recherche original est approuvé.
Alors une publication scientifique est un document (imprimé ou électronique) rédigé par des
chercheurs décrivant un travail original validé par les pairs.

• Classification des écrits scientifiques de AGOSTINI, de point de vue leur objectif :


- Ecrits scientifiques primaires
- Ecrits scientifiques didactiques
- Ecrits scientifiques de vulgarisation

• Classification de BENICHOUX qui divise la littérature scientifique en cinq catégories :


1-Journaux (revues) scientifiques
2-La littérature grise
3-La littérature interne
4-La littérature « utilitaire »
5-Ouvrages scientifiques ou monographies

 Les journaux (revues) scientifiques :


Définis par DEVILLARD comme suit « une publication en série, à parution régulière, doté d’un
titre déposé et composé d’une suite d’articles évalués par un comité de lecture en fonction des
critères scientifiques ».
Les différents types de publications qu’on peut trouver dans cette catégorie :
- Article scientifique ou document scientifique : C’est celui qui publie les résultats
originaux d’une recherche. Il est le moyen le plus commode et le plus utilisé entre les
différents membres d’une même communauté scientifique.
- Revue générale (Review paper) : composée d’articles qui ne contiennent pas les résultats
originaux d’une recherche.
- Rapport de conférence : Intervention(s) et discussions entre les scientifiques dans une
conférence (congrès, séminaire ou autre).
- Autres types (genres spécifiques):
- La controverse : réaction directe ou indirecte d’un spécialiste.
L’ensemble des éléments divergents ou contradictoires d’un débat.
- Le « survey » : Il livre u bilan critique de la science à un moment
donné.
- La biographie
 La littérature grise : Les documents de cette littérature sont caractérisés par des
structures variables qui n’obéissent pas à des normes préalablement établies. Ces

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documents circulent dans des canaux formels tels que bibliothèques spécialisés, centres
d’information.

 La structure et le style des écrits scientifiques :

 La structure de l’écrit scientifique :


La littérature scientifique se distingue par une structuration plus ou moins claire selon
la discipline, le type de l’écrit,…..etc. Cette structure est nécessaire pour l’écrit
scientifique est surtout pour les publications primaires c'est-à-dire les articles décrivant
les résultats originaux d’une recherche, elle aidera à la validation de la recherche par les
autres chercheurs y compris les membres du comité de rédaction de la revue. Tout
document scientifique peut se présenter du point de vue structurel sous deux formes :
La structure physique et logique.
La structure physique : les exigences de la structure physique différent selon le support
du texte (revue, ouvrage, thèse…) et la discipline.
Les éléments de la structure physique :
- La mise en page : page entière, en colonnes, marges,...
- Les caractères : police, typographie, ...
- La taille du document : format des pages (A4 ou autres), dimensions...
- Le volume du document : nombre de pages, nombre de mots ...
- D'autres éléments peuvent être utiles tel la présentation du texte sur une seule face de la feuille
ou en recto-verso, interligne (simple, double...)...
Spécificités physiques de l’écrit scientifique : chaque publication scientifique se
caractérise par une structure physique propre à elle.
Pour un article : L’article scientifique se caractérise par sa longueur par rapport aux autres
types d’articles.
Pour les mémoires et les thèses : Ils n’obéissent pas à des normes dans leur structure physique
mais se caractérisent par des spécificités physiques recommandées par les encadreurs ou
l’université elle-même.
Pour les ouvrages : La structure physique des monographies scientifiques est mal connue est
très peu normalisée.
La structure logique : La structure logique de ces documents se résume généralement
dans le plan ou la table des matières. Tout plan comporte deux parties : la 1 ère consiste à
définir le problème et la seconde vise à le résoudre.

 Le style de l’écrit scientifique :


"Le style c'est la manière d'utiliser les moyens d'expression du langage, pour communiquer avec
autrui, de façon personnelle propre à un auteur.
Le style peut avoir trois caractéristiques :
- Le style est le reflet de la vérité de l'auteur ;
- Le style est l'individualité ;
- Le style c'est la simplicité.
Les auteurs scientifiques sont souvent appelés à donner une importance à leur style d'écriture et
d'être le plus clairs possible.
Le style de l'écrit scientifique varie selon le type de l'écrit et dans un même document il varie
selon la partie ou le chapitre en question. En effet, le style de l'introduction à titre d'exemple est
souvent descriptif et ce dans le but de décrire les faits et de se situer par rapport aux autres
chercheurs. Dans la partie discussion ou interprétation domine le style argumentatif.

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