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TP N° 2 : Tissus de protection (revêtement)

L'épiderme est une assise continue de cellules qui recouvre les organes aériens et les protège contre
la dessication et les agressions extérieures tout en permettant de réguler les échanges gazeux avec
l'atmosphère. C'est un tissu vivant constitué d'une assise unique de cellules (non chlorophylliennes)
de revêtement jointives, de cellules stomatiques (chlorophylliennes) et parfois de poils.

Travail à faire :

1. Réaliser et schématiser une coupe transversale dans une feuille de Laurier-rose (faible
grossissement pour voir l'épiderme et fort grossissement pour le détail d'une crypte pilifère) ;

2. Observer et schématiser des cellules stomatiques de la face inférieure d'une feuille (blé, épinard,
ou autre), en prélevant un fragment de l'épiderme ou en utilisant le scotch et le vernis ou la colle ;

3. Observer et schématiser l'assise pilifère et le rhizoderme de la racine de Ficaire (lame préparée) ;

4. Repérer l'épiderme en observant une coupe transversale d'une tige (une lame préparée).
Voici maintenant un document qui vous permet de bien maîtriser ce sujet :

1. Les tissus de revêtement

1.1. L’épiderme

L’épiderme constitue la couche de cellules la plus externe recouvrant la plante entière en croissance
primaire (tige, racine, fleur, feuille, fruit).

Exceptionnellement, l’épiderme peut être multisérié (Cucurbitaceae, Moraceae).

La paroi externe de ces cellules est le plus souvent épaissie par un dépôt de la cutine associée avec
une matière cireuse de nature lipidique appelée la cuticule.

Divers types de cellules composent l’épiderme : la cellule épidermique, les cellules de garde des
stomates, les poils épidermiques et les hydathodes ou stomates aquifères.

Schéma d’un épiderme d’une feuille (coupe transversale)


1.1.1. La cellule épidermique

De forme allongée chez les Monocotylédones, elle est isodiamétrique ou lobée chez les
Dicotylédones.

Tout l’épiderme peut encore consister en cellules spécialisées. Ainsi, dans les graines et les écailles,
l’épiderme est uniquement composé d’une assise solide de sclérites (cellules scléreuses).

Les cellules épidermiques sont dans tous les cas, disposées de manière compacte (jointive), sans
autres espaces intercellulaires que ceux correspondant aux pores des stomates.

Dicotylédone Monocotylédone

1.1.2. Le stomate

Le stomate est une ouverture dans l’épiderme (ostiole) qui est bordée par deux cellules spécialisées
ou cellules de garde. En coupe transversale, on remarque que les cellules de garde ont des parois
irrégulièrement épaissies et qu’elles mettent en contact le milieu extérieur et une chambre sous-
stomatique. Une variation de pression osmotique donc de turgescence de la cellule produit
l’ouverture ou la fermeture du stomate.
Stomate vu du dessus
Cellules

Ostiol

Epiderme non-

Cellules de

Stomate vu en coupe
Cellules compagnes
Cuticule
Epiderme non-chlorophyllien
Ostiole
Cellules de garde
Chambre sous-stomatique
Parenchyme chlorophyllien
Méats aérifères

Schéma d’une cellule stomatique d'une feuille

1.1.3. Les poils

Ils peuvent se développer sur toute la plante, être persistants ou éphémères. Les poils sont fort
variables. Ils peuvent être unicellulaires, bi - ou pluricellulaires. Les poils pluricellulaires peuvent
être étoilés, dendroïdes, en candélabres, écailleux ou en bouquets. Ils servent de critère dans la
distinction des espèces, des genres et même parfois des familles.
1.1.4. Le stomate aquifère

Stomate aquifère est un simple orifice par lequel s’élimine de l’eau liquide. Elle provient
directement de l’extrémité du système vasculaire (xylème).

1.2. Le liège ou suber

Tissu de protection d’origine secondaire constitué de cellules mortes à parois imprégnées de


subérine.
Le suber ou liège (C mortes)

mis en place par un méristème secondaire (assise subro-phéllodermique).


Substances lipidique: subérine => imperméabilité => échanges stoppés =>
mort des C: rôle protecteur

rhytidome=écorce

lenticelles: structures qui permettent les échanges => mise en place d'un
parenchyme vivant qui fait pression contre le liège déjà en place => le liège
se désagrège => le tissu vivant est alors en contact avec l'ext => échanges
=> puis disparit° des lenticelles.

1.3. L’assise pilifère de la racine ou rhizoderme

Elle recouvre la région absorbante de la racine, c’est-à-dire la région épidermique développant les
poils absorbants. Ceux-ci sont généralement limités dans une région proche de l’apex. Ils sont
absents dans les régions apicales et dans les parties âgées. Ces poils sont initiés à partir des cellules
épidermiques.

Schéma l'assise pilifère ou rhizoderme de la racine de Ficaire

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