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Essai fait dans labo :

1. Classes granulaires et analyse granulométrique  :


Introduction :
L'analyse granulométrique d'un sol consiste à déterminer la proportion des diverses classes
de Grosseur des particules. Il n'existe pas de méthode parfaite pour déterminer la
granulométrie; L’exactitude de la méthode dépend de la nature du sol et, plus précisément,
de la forme géométrique des particules et du pourcentage des matières organiques qu’elles
renferment.
L'étude granulométrique des particules permet de déterminer la surface spécifique (m2/g)
du sol, ce qui permet d'estimer sa capacité d'adsorption des métaux et des substances
organiques. Elle permet aussi d'estimer la quantité de matières en suspension et la quantité
de matières sédimentées lorsque des travaux de dragage sont effectués.
But de l’essai :
L’utilisation de ce permet de déterminer la distribution de la taille des particules des
échantillons de sols pour classifier ces sols sur la base des normes internationales.
Principe de l’essai
Méthode par tamis : Une portion d'échantillon est séchée et séparée par vibration sur une
série de tamis superposés. Par la suite, le contenu de chaque tamis est pesé et la fraction
d'échantillon recueillie par tamis est rapportée sur la quantité d'échantillon totale.

Tableaux : Définition des classes de dimensions en granularité


Matériel utilise :
*Balance
*Des tamis en métal en mm (10-8-6.3-5-4-2.5-1.25-0.8-0.63)

1/ensemble des tamis 2/balance


Mode opératoire :
*Monter la série de tamis en commençant par la base dans la séquence suivante : base,
tamis de 0.63mm, de 0.8mm, de 1.25mm, de 2.5mm, de 4mm, de 5mm, de 6.3mm, de 8mm,
de 10mm.
*Prélever 0.5kg (500g) de matériau « sol »
*Peser de 500 g d'échantillon sec, noter le poids et transférer l’échantillon dans le tamis de
10mm et fermer le couvercle.
*on secoue les tamis à la main, il y aura un passage selon le diamètre des tamis. ou utilise le
tamiseuse électrique.
*on enlève chaque tamis et on pèse le refus, au fur et à mesure en faisant un cumul sur le
tamis suivant.

1/ 2/

3/ 4/

Les calcule  :
*Ri=les masses des différents refus cumulés. Ms=masse totale
*Pourcentage de refus cumules…………………….……… (Ri/Ms)*100
*Pourcentage de tamisât correspondants …………….100-((Ri/Ms)*100)
*Coefficient d’uniformité…..Cu=D60/D10
Pour Cu<2 : granulométrique uniforme
Pour Cu>2 : granulométrique étalée
*coefficient de courbure……..Cc=D30²/(D10*D60)
Pour Cc<1 : mal gradué
Pour Cc>3 : bien gradué
Exemple :
Le résultat de l’analyse granulométrique est représenté sur le tableau suivant  :
Diamètre de tamis Le refus Pourcentage de tamisât
(mm) Masse partielle (mm) Masse cumule (g) Pourcentage de cumules(%)
cumulée (%)
10 0 0 0 100
8 33.8 33.8 6.76 93.24
6.3 62.7 96.5 19.30 80.70
5 78.5 175 35 65
4 54.5 229.5 45.9 54.1
2.5 68.4 297.9 59.58 40.42
1.25 72.9 370.8 74.16 25.84
0.8 32.7 403.5 80.70 19.30
0.63 12.7 416.2 83.24 16.76
Fond 82.7 498.9 99.78 0.22
À travers La courbe granulométrique nous trouvons :
Coefficient d’uniformité  : D60=4.80mm D10=0.45mm
Cu= D60/D10 = 4.8/0.45 = 10.67
Coefficient de courbure  : D30=1.3mm
Cc= D30²/ (D10*D60) = 1.3²/(4.8*0.45) = 0.78
Observation :
J’observe que Cu=10.67>2 on trouve que la courbe est granulométrique étalée.
J’observe que Cc=0.78<1 on trouve que le sol est sable mal gradué.
Conclusion :
 Les pourcentages des refus cumulés ou tamisât cumulés peuvent sont représentés
sous forme d'une courbe granulométrique en reportant les ouvertures des tamis en
abscisse sur une échelle logarithmique et les pourcentages en ordonnées sur une
échelle arithmétique.la courbe est tracée de manière continue et peut ne pas passer
par tous les points
 pour la méthode par tamis, la somme du solide contenu sur tous les tamis et dans la
base doit représenter entre 98% et 102% du poids de solide pesé initialement pour
l’essai.
2. Détermination des limites d'Atterberg Limite de liquidité à la coupelle - limite de
plasticité au rouleau :
But de l’essai :
Selon sa teneur en eau, un sol sensible à l'eau peut se présenter sous trois états :
 État solide
 État plastique
 État liquide
L'objectif de ce test est de déterminer les << Limites
d’Atterberg >> :
 Limite de Liquidité : Wl (frontière entre état
plastique et liquide).
 Limite de Plasticité : Wp (frontière entre état
solide et plastique).

Principe de l’essai :
Ces limites sont déterminées sur la fraction de sol passant à travers du tamis 4ooµm.
 Détermination de la teneur en eau Wl pour laquelle une rainure pratiquée dans une
coupelle se forme, suite à des chocs répétés pour un nombre des coups donnes
« cette limites de liquidité correspondent à un résistance à un cisaillement
conventionnelle ».
 Détermination de la teneur en eau Wp pour laquelle un rouleau de sol se fissure
« cette limites de plasticité correspondent à un résistance à la traction
conventionnelle ».
A partir des résultats obtenus, on détermine deux paramètres :
 Indice de plasticité Ip : qui définit l’étendus du domaine plastique du sol entre les
limites de liquidité et de plasticité. Ip: Wl – Wp

 Indice de consistance (Ic) : prend en compte la teneur en eau W du sol à l'état naturel pour la
fraction inférieur à 4oopm : Ic= (Wl-W)/Ip

W : teneur en eau à l'état naturel.


Ip : Indice de plasticité.

Wl : Limite de liquidité.

Wp : Limite de plasticité.

 L'indice de liquidité (Il) : Il= (W-Wp)/Ip

Matériel utilise :
 Pour la préparation du sol :
 Tamis à mailles carrées de 4oo µm d'ouverture.
 Bac de manutention.
 Dessiccateurs.
 Pour la détermination de Wl :
 Appareil de Casagrande avec ses accessoires.
 Pour la détermination de Wp :
 Une plaque lisse pour le malaxage du sol et la confection des rouleaux de sol.
 Une règle pour l'évaluation du diamètre du rouleau de sol.
 Pour la mesure du teneur en eau W :
 Une étuve de dessiccation pouvant être réglée à 105°C et 50°c.
 Une balance.
 Des spatules, récipients.
Mode opératoire :
 Préparation de l’échantillon
 Prendre un échantillon représentatif du sol et le mettre à imbiber dans un récipient
plein d'eau pendant 24 heures.
 Tamiser ce matériau imbibé par voie humide sur un tamis de 4oo µm, l'ensemble du
tamisât et des eaux de lavage étant en suite décanté pendant 12 heures.
 L'eau claire surnageant est siphonnée en prenant garde de ne pas entrainer de
particules solides fines, L’eau excédentaire étant évaporée à l'étuve à 50°C jusqu'à
obtenir un mortier mou.
 la détermination de Wl :
 Répartir avec la spatule, dans la
coupelle propre et sèche, une masse
d'environ 70g de pate. cette pate
étalée en plusieurs couches afin
d'éviter d'emprisonner des bulles
d'air, présente en fin d'opération un
aspect symétrique.

 Partager la pâte en deux, au moyen


de l’outil à rainurer, en le tenant
perpendiculairement à la surface de la coupelle et en présentant sa partie biseautée
face à la direction du mouvement.

 Fixer délicatement la coupelle sur le support métallique da L’appareil de Casagrande.


 Actionner la came de façon à soumettre la coupelle à une série de chocs à la cadence de 2
coups par seconde.
 Noter le nombre N de chocs nécessaires pour que les lèvres de la rainure se rejoignent sur un
longueur d’environ 1 cm.
 Prélever dans la coupelle, à l'aide d'une spatule, environ 5g de pate, de chaque côté des
lèvres de la rainure et au voisinage de L’endroit ou elles se sont refermées, afin d'en
déterminer la teneur en eau.
 Le prélèvement est placé dans un récipient de masse connue et pesé immédiatement avant
d'être introduit dans l'étuve pour dessiccation.
 L'opération complète est effectuée au moins quatre fois sur la même pate, mais avec une
teneur en eau différente à chaque fois.
 La limite de liquidité est déterminée à partir de la représentation graphique de la teneur en
eau W, mesurée à chaque essai, en fonction du logarithme du nombre des coups
correspondant. La limite de liquidité est la teneur en eau lue sur le graphique pour N = 25
coups. Elle s'exprime en pourcentage arrondi au nombre entier le plus proche.

 la détermination de Wp :
 Former Line boulette à partir de la pâte préparée.
 Rouler la boulette sur une plaque lisse, à la main, de façon à obtenir un rouleau qui est
aminci progressivement jusqu'à ce qu'il atteigne 3mm de diamètre.
 la limite de plasticité est obtenue lorsque, simultanément, le rouleau se fissure et que son
diamètre atteint 3mm ±0.5mm.
 Si aucune fissure n'apparaît, le rouleau est réintégré à la boulette. la pâte est malaxée tout
en étant séchée légèrement, éventuellement sous un flux d'air chaud à une température à
50°c.
 Reformer un nouveau rouleau.
 prélever une fois les fissures apparues, la partie centrale du rouleau et la placer dans un
récipient de masse connue, la peser immédiatement et l'introduire dans l'étuve, afin de
déterminer sa teneur en eau.
 Effectuer un deuxième essai sue une nouvelle boulette.

Conclusion :
Les tests d'Atterberg, faciles à effectuer, permettent de calculer des limites de plasticité et
de liquidité assez précises, et très importantes pour la détermination et classification du type
de sol selon l’indice de consistance :

 Ic > sol en état solide.


 0< Ic <1 sol en état plastique.
 Ic<0 sol en état liquide.
3. La teneur en eau par séchage en étuve :
But de l’essai :
Le test de la teneur en eau permet la détermination de la existante dans le sol naturel
(échantillon).
W= (Mw/Ms)*100
Mw: Masse de l’eau dans le sol (échantillon).
Ms: Masse des particules solides du sol (échantillon).
La teneur en eau est exprimée en pourcentage.
Matériel utilise :
 Echantillon du sol.
 Récipients.
 Four avec contrôle de températures (étuve).
 Balance.

Mode opératoire :
 Peser le récipient muni du couvercle (M1). Identifier le avec une étiquette.
 Placer L’échantillon à l'état naturel dans le récipient et peser l'ensemble (échantillon
+ récipient), (M2). De préférence garder le fermé afin de garder l'humidité de
l’échantillon.
 Places l'ensemble (échantillon + récipient) dans l’étuve avec température réglée à
110°c ±5°c une fois le récipient dans l'étuve n'oublier pas d’enlever le couvercle.
 Après 24h retirer le récipient avec le sol sec. Remettre le couvercle et peser (M3) en
utilisant la même balance.
 Déterminer la teneur en eau W exprimée en pourcentage.
 W= ((M2-M3) / (M3-M1))*100
M1= Masse du récipient.
M2= Masse du récipient + Masse du sol humide.
M3= Masse du récipient + Masse du sol sec.
Conclusion :
A partir de la teneur de l’eau calculé classé le sol : sol très humide ; sol humide ; sol sec.
4. Détermination des limites d’Atterberg Limite de liquidité- Méthode du cône de
pénétration :
Introduction :
La limite de liquidité au cône (WL) est la teneur en eau d'un sol remanié au point de
transition entre Les états liquide et plastique, exprimée en pourcentage.

Principe de l’essai :
L'essai de pénétration consiste à enfoncer dans le sol un pénétromètre à cône à l'aide d'un
train de tiges de fonçage, à une vitesse de pénétration constante. Pendant la pénétration,
des mesures de la résistance à la pénétration du cône, de la résistance totale à la
pénétration et/ou du frottement sur le manchon peuvent être enregistrées.

Matériel utilise :
 Matériel utilise pour la préparation de sol :
 Une étuve.
 Une balance.
 Spatules.
 Tamis a maille carrée de 0.4mm d'ouverture nominale.
 Une réserve d'eau déminéralisée.
Matériel pour réaliser l’essai
Figure : Pénétromètre à cône
Mode opératoire :
 Préparation de l’échantillon
 Prendre un échantillon représentatif du sol et le mettre à imbiber dans un récipient
plein d'eau pendant 24 heures.
 Tamiser ce matériau imbibé par voie humide sur un tamis de 4oo µm, l'ensemble du
tamisât et des eaux de lavage étant en suite décanté pendant 12 heures.
 L'eau claire surnageant est siphonnée en prenant garde de ne pas entrainer de
particules solides fines, L’eau excédentaire étant évaporée à l'étuve à 50°C.
 L’essai de pénétration
 Régler l'horizontalité du socle.
 assurer que la pointe du cône est propre et lisse.
 malaxer sur la plaque lisse, la totalité du tamisât précédemment préparer. afin d'obtenir une
pâte homogène et presque fluide.
 Remplir le récipient avec une partie de cette pate au moyen d'une spatule, en prenant soin
de ne pas emprisonner de bulles d'air.
 Mettre une place le récipient et ajuster la position de la pointe de cône approximativement
au centre de la surface du récipient.
 Repérer la position du cône.
 Libérer le cône et le laisser s'enfoncer dans le sol pendant 5s ±1s puis bloquer. Noter sa
nouvelle position.
 Enlever le cône.
 Effectuer un prélèvement de sol dans le récipient, dans la zone de la pénétration du cône"
cette prise d'essai est utilisée pour déterminer sa teneur en eau.
 L’opération complète est effectuée au moins quatre fois sur la même pate mais avec un
teneur en eau différente pour chaque essai.
Les résultats :
5. Essai gamma densimètre :

But de l’essai :

L'essai a pour but de déterminer la masse volumique moyenne des matériaux situés entre la
partie supérieure libre d'une couche et une cote donnée (Z) à l’aide d’un gamma densimètre.
Les mesures ainsi obtenues permettent de vérifier :

 La compacité des matériaux en place.


 Les teneurs en eau des matériaux et de vérifier si elles se trouvent dans la plage
correcte de mise en œuvre.

Principe de l’essai :
La mesure est fondée sur l’absorption par le matériau des photons gamma d’énergie
donnés, émis par une source enfoncée à la profondeur z dans la couche soumise à l’essai.
Matériel pour réaliser l’essai
 Gamma densimètre : « Troxler »
 La tige de Troxler est de hauteur 30cm.
 Les résultats qui donnent sont mesure à
profondeur de 27.5 cm et au niveau 0 (sur
la surface).

Mode opératoire :
 Réaliser perpendiculairement à la surface un trou à la profondeur Z+6cm au moins, à
l’aide d’une tige guidée ou d’une perceuse, au diamètre de la tige porte-source +3
mm au maximum.
 Vérifier l’état de surface de façon que la totalité de la surface d’appui de l’embase
soit en contact avec le matériau.
 Pour les profondeurs Z< 10 cm, les vides de surface doivent être comblés par du
sable fin.
 Cas des appareilles à bloc source amovible :
 Déterminer le taux de compactage C’ du bruit de fond
 La mesure de bruit de fond est effectuée chaque jour sur chaque site d’essai, la
source étant éloignée au moins de 10 m.
 Déterminer le taux de compactage C lorsque le conteneur est fixé sur l’embase et la
source descendue à la profondeur Z dans le matériau percé.
 Cas des appareilles à bloc source non amovible :
 Déterminer le taux de compactage Cs sur le bloc standard au moins une fois par jour
et sur chaque site d’essai.
 Déterminer le taux de compactage C lorsque la source est descendue à la profondeur
Z dans le matériau.
Expression des résultats :
La conduite des calculs est effectuée pour chaque emplacement ou point de mesure de la
façon suivante.
 Cas des appareilles à bloc source amovible :
Taux de comptage corrigé C1.
Déterminer ∆C à partir du temps mort θ.
Calculer C1=C+∆C-C’
Masse volumique humide :

μ' CaCO 3
W
ρh = ( A ln C1 + B) *
[ μ' eau∗( 100 )+ μ ap mat sec∗( 1−W
'
100 )
]

Masse volumique sèche :


ρd = ρh * 100/(100+W)
 Cas des appareilles à bloc source non amovible :
Masse volumique humide :

μ' CaCO 3
W
ρh = D * ( ln E/r – F ) *
( 100
[ μ' eau∗ )+ μ ap mat sec∗( 1−W
'
100 )
]

Masse volumique sèche :


ρd = ρh * 100/(100+W)
Analyse granulométrique par sédimentométrie
Principe de l’essai
Pour les grains plus fins. L’essai consiste à laisser une suspension de sol se déposer au fond
d’une éprouvette pleine d’eau. Plus les grains sont fins, plus la vitesse de décantation est
lente conformément à la loi de Navier Stokes sur la vitesse deb chute de billes sphériques
dans l’eau. La mesure de la densité de suspension à des intervalles de temps variables
permet de calculer la proportion des grains de chaque diamètre.
Matériel pour réaliser l’essai
Eprouvette graduée de 2 L
Thermomètre
Densimètre
Eprouvette témoin