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Auscultation et dispositif de suivi du barrage

Etant donné que le système d’auscultation en place, formé de piézomètres sur la crête, le
talus aval et au pied du barrage pourrait constituer une gêne pour les travaux de terrassement,
il est nécessaire de les démonter et de remplir les trous par un coulis de bentonite. Une fois le
confortement achevé, il est prévu la réalisation du système d’auscultation du barrage.

Suivi du niveau piézométrique dans la digue et sa fondation

Pour suivre le niveau piézométrique dans la digue et sa fondation, il sera installé de nouveaux
piézomètres en crête et au pied aval du barrage. Trois profils auscultés, composés d’un
piézomètre en crête, deux sur le talus aval et un au pied de la digue seront mis en place.

Suivi du niveau d’eau dans la retenue et sur l’évacuateur lors des déversements

Une batterie d’échelles limnimétriques, fabriquée en usine, dominant une hauteur de 10,00 m
sera fixée par élément de 2.00 m de hauteur sur le talus amont au droit de l’ouvrage de prise
de façon à ce qu’elle soit lisible de la crête de la digue

Réseau de mesure de déplacements

Il s’agit de mesures de déplacements horizontaux (par alignement) et verticaux – tassements -


(par nivellement) du barrage à sa surface au moyen de repères de nivellement topographiques
disposés sur le couronnement de la digue et le déversoir.

Ainsi, parmi les phénomènes à prendre en compte, on trouve notamment :

- le niveau de la retenue au moment de la mesure,

- la date de la mesure,

- la température extérieure,

- la pluviométrie,

- la température de l'eau,

- la cote de la retenue au cours des mois précédents,

- l'ensoleillement,

- les erreurs de mesures.


Les traitements statistiques existants prennent souvent en compte les deux premiers
paramètres, plus rarement la température. Les trois paramètres sont corrélés (saison et T° ou
saison et niveau de la re tenue), leur prise en compte simultanée peut donc introduire des biais
statistiques. Certains paramètres physiques (par exemple la pression interstitielle au sein d'un
noyau en terre) ne dépendent pas de la valeur instantanée de la cote de retenue mais de
l'histoire des variations de cote au cours des jours ou semaines précédant la mesure. La
méthode des effets retards permet de prendre en compte les variations de la cote dans les jours
ou les semaines précédant la mesure et de les intégrer dans le calcul de la mesure corrigée.

Pour pouvoir être analysées, les mesures effectuées sur un barrage doivent être rattachées à un
ou plusieurs phénomènes physiques définis. Par exemple, les mesures ci-dessous peuvent
correspondre à différents phénomènes :

- déplacements :

o déformation globale du barrage et de ses fondations sous la poussée hydrostatique


de la retenue, o tassements de construction pour les remblais meubles,

o glissement de la structure sur sa fondation,

o dilatation thermique de la structure,

o ouverture de joints ou de fissures,

- déformations internes :

o contraintes fortes dans la structure,

o gonflement du béton,

débits de fuite :

o détérioration d'un joint d'étanchéité ou d'un point singulier de l'étanchéité,

o perméabilité de l'écran d'étanchéité,

o milieu poreux ou fissuré,

- pressions :

o effets du voile d'étanchéité, évolution des perméabilités,

o migration des matériaux dans un barrage en terre,


o imperméabilisation du fond de la retenue par les sédiments.