Vous êtes sur la page 1sur 4

02/10 : Histoire de la pensée économique

Selon les sophistes on ne peut plus raisonner en terme de nature, on a donc un discours émancipateur.
On donne aux hommes l'ambition de construire leur institution politique et économique. La philosophie
platonitienne c'est un brusque retour en arrière. C'est le retour de vieilles mythologies que l'on retrouve
dans les lois et la république. Platon emprunte cela à la partie orientale (Iran, Irak actuel), une méfiance
par rapport à l'homme.On ne parlera donc plus de rapport de force mais de rapport naturel et à la
notion du "nomos" on va préférer celui de la "physis". A l'individualisme on va préférer une vision oliste
et autant les sophistes font un pas faire le modèle de societas autant Platon retourne vers le modèle de
l'universitas.

On se rend compte que chez les sophistes on a tout les éléments de notre modernité : 1er élément :
l'autonomie dans l'action (autonomie/hétéronomie) 2e élément : individialisme défendu par les
sophistes, 3e élément : le droit à la critique, 4e élément : importance de l'histoire. Il faudra attendre la
Renaissance pour qu'il y est un retour à ces valeurs défendues par les sophistes.

D'une part après la fin de l'expérience démocratique on ne parle plus bcp des sophistes (on brûle leurs
livres, on les met en procès...), d'autre part si l'héritage a été aussi peu important ajd de leurs écrits, les
gardiens du temple (monopôle de l'espace culturel au Moyen-Age)...

Thomas Hocks : critique de la vision platonicienne du monde

Platon et Aristote vont tenter de dévaloriser les sophistes notamment de façon imperturbable en faisant
référence à la physis (nature). La différence entre ces deux philosophes va être la suivante : chez Platon
le monde est corrompu (on ne peut trouver que des débris de cette nature originelle) alors que chez
Aristote la nature reigne en maître : "La nature ne fait rien en vaint, la démontrer ou la renier est
ridicule".

III- Platon : de la nature perdue à la raison calculatoire

Contrairement aux sophistes issus des milieux populaires on a affaire à qql qui est issue de l'aristocratie,
il voit ses intérêts attaqués par la démocratie. Platon se destine aux affaires publics mais le sort de
Socrate décidera qu'il serait plus intéressant pour lui d'être philosophe. Si Socrate a été condamné c'est
que Socrate avait des visions anti-démocratique. Lettre 6 de Platon : projet qui est avant tout, comment
gérer la cité et plus précisemment la cité Athénienne. On peut faire l'hypothèse que la religion est un
bon moyen pour Platon de faire passer ses idées.

Marx nous dit qu'il veut faire de la philosophie pour transformer le monde, il va se servir de l'économie.
Chez Platon ce n'est pas tant la transformation mais reformer le monde, il recherche un âge perdu. Par
rapport à cet âge perdu on retrouve deux grands thèmes naturalistes qui ne cessent de jaloner l'oeuvre
de Platon :

-1er thème : L'idée de corruption : corruption par une nature originelle, elle est dûe à l'action des
hommes, avec Platon l'homme joue un rôle de perturbateur.
-2e thème : l'idée de finalité, on la retrouve chez plusieurs grands penseurs naturalistes (Aristote, Marx).

Cette idée de corruption, de dégradation apparaît non pas tant comme une déperdition mais comme un
infraction au plan de Dieu. Platon parle d'un Dieu alors que dans la Grèce Antique on mobilisait plusieurs
dieux. C'est Socrate qui était à l'origine de ce changement de point de vue. Ce thème de la corruption
rejoint le thème de la finalité, si cette finalité divine ne s'accomplit pas c'est l'homme qui est ici coupable
de vouloir perturber le monde.

Chez Platon les hommes sont coupables de ne pas respecter le plan de Dieu, mais pas responsable. Le
christianisme ira bcp plus loin puisque les hommes sont coupables et responsables.

Similitudes entre les idées de Platon et la Bible, dans la Bible on mobilise des mythes que l'on retrouve
dans les lois de Platon. On retrouve également le concept de l'âme éternelle chez Platon.

Le plan de Dieu on le trouve dans le "Thimé", Dieu a exclu toutes imperfections, le bonheur de l'homme
va consister à prendre le modèle proposé par Dieu : le cosmos qui transparaît par la création divine.

L'homme est perturbant, chez Platon l'infraction au plan de Dieu c'est d'une part que peu d'hommes ont
l'esprit scientifique, les régimes politiques n'opposent que leur corruption face à la dégradation de ce
monde.

Comment peut-on être scientifique, quelle est la démarche à suivre ? Chez Platon on ne peut pas partir
de l'induction. Peu d'hommes peuvent avoir l'esprit de la comtemplation (cf : mythe de la caverne). Il y a
tout un jeu chez Platon entre le réel des apparences et le monde réel : différence entre l'être et le
paraître. On joue sur le double.

Quelle est la fonction de cela ? Fonction pratique pour Platon c'est une mise à l'écart de ces apparences.
Selon lui c'est toujours la même répétition.

Autre fonction de ce double : une fonction métaphysique, le réel est insatisfaisant il ne correspond pas à
nos attentes. Mais également une fonction fantasmée, le désir de se fixer sur un objet qui n'existe pas
réellement.

L'idée de nature est indémontrable, c'est une histoire de croyance.

Tout cela est un jeu sur la re-présentation : on ne peut rien attendre du présent, selon Platon l'homme
est incapable de création, le présent n'a aucun intérêt. Cette idée sera forte dans la philosophie
occidentale, Kant nous dit que l'homme est finit. Ce que nous dit Platon c'est que la réalité ne peut être
philosophique prise en compte que moyennant le recours à un principe extérieur à cette réalité. Cette
autre réalité c'est l'âme, le monde de l'idée, le monde de l'esprit. Cette idée de recours à un principe
extérieur à la réalité va expliquer la philosophie occidentale.

Politiquement : les philosophes doivent être à la tête de la gestion de la cité. Ils vont s'inspirer de cette
nature magique, providentielle et mathématique. Galilée dit "le monde est écrit en langage
mathématique", cela sera la même chose pour Platon. Comment faire passer le message? c'est pour le
bonheur : Aristote écrit pour le bonheur, Platon c'est pareil.

Platon essaye de résoudre le problème du bonheur, on trouve cette solution dans Protagoras. C'est quoi
le bonheur chez Platon ?

Selon Socrate le bonheur est d'avoir des choses utiles pour répondre à nos besoins. Le modèle
utilitariste : le bonheur c'est de savoir calculer ce qui est bon pour nous. Tout les espoirs naturalistes de
la justice reposent sur le calcul.

Comment gérer la cité : réponse dans la République, les philosophes doivent vivre en communauté,
disposer de loisirs et sont entretenus par les classes inférieures, et ils ne doivent pas être en contact
avec le travail, le commerce et la monnaie (choses impures)

Chez Platon et chez Aristote on peut être esclave par nature. Dans les lois il écrit : "il n'y a rien de sain
dans une âme d'esclave". Dans les lois, le projet c'est le communisme pour tout le monde, tous les
citoyens de la cité. Le projet est de généraliser l'amitié entre les citoyens. L'Etat intervient à bcp de
niveau : gestion des couples, Platon fixe l'âge au mariage : femme : 16 à 20 et hommes de 25 à 35 ans.
L'état se charge même de vous trouvez un conjoint en cas de divorce. La loi commande à croire aux
dieux. Autre aspect : interdiction de sortie du territoire avant 40 ans.

Pour ce qui est de l'économie elle est fortement contrôlée

IV - La nature, le politique et l'économique chez Aristote

Chez Aristote on ne se livre pas au jeu de la représentation, la nature est là dans toute son évidence,
c'est même ridicule de la démontrer. L'homme est plongé dans cette nature, comment Aristote voit-il le
monde. Différence entre le monde supralunaire et sublunaire (tout ce qui se passe entre la terre et la
lune), on passe de la perfection à l'imperfection. Dans le monde supralunaire c'est le monde des étangs
célestes, le mouvement de ces corps célestes est parfait et il y a une translation circulaire parfaite. Plus
on arrive vers le monde sublunaire plus les étangs sont soumis à des changements. Pourquoi cette
forme de fascination pour le monde supralunaire, tout se déroule de façon excellente, on retrouve
toujours les mêmes étoiles. Deux concepts combattus : idée d'accidents et idée d'hasard.

1ère idée : vision naturaliste du cosmos : on a une vision naturaliste du cosmos qui est tributaire de sa
vision politique, l'état devra reproduire cette hiérarchie de nature. 1er problème : quels sont les critères
de la justice, les critères de la justice sont les mêmes que chez Platon : la cité doit conduire les hommes
au bonheur. Remarque importante : chez Aristote il n'y a pas de différence entre bonheur public et
privé. C'est une des caractéristiques de ce modèle de l'universitas. Tout les individus sont des frères, pas
de séparation entre la sphère public et privé. Si on n'est pas des frères d'une même communauté on est
citoyen.

Chez Aristote on retrouve le calcul à la marge : il faut comme chez Platon agir selon la "droite raison"
toutes décisions réfléchies supposent donc le calcul. on calcule les plaisirs et les peines. Aristote dit qu'il
faut aller vers les plaisirs supérieurs : la réalisation de soi, l'autodétermination et le plaisir de la liberté.
Définition aristoténicienne de la libérté : se déprendre de la nécessité, comment se déprendre : pouvoir
ne pas travailler. Toute une partie de la population est exclue de ce projet, notamment en premier les
esclaves.

Comment Aristote définit l'économie : "l'économie c'est l'art de l'autorité sur ses enfants et plus
généralement sur la maison" donc l'économie pour Aristote est au départ la gestion du domaine. Il y a
une différence entre la gestion de l'oikos et la politique : "le politique est l'art du gouvernement de
plusieurs et l'économique celui de l'administration d'un seul". Ce que l'on peut dire c'est que le politique
chez Aristote prime sur l'économique

Vous aimerez peut-être aussi